Collanews

🔒
❌ À propos de FreshRSS
Il y a de nouveaux articles disponibles, cliquez pour rafraîchir la page.
À partir d’avant-hierLe journal du lapin

Test : la manette SteelSeries Nimbus+ et le support SmartGrip

En mai, SteelSeries annonçait la 3ème itération de sa manette MFi, la Nimbus+. Grâce à votre aide sur Patreon et aux liens Amazon du blog, je me suis acheté cette dernière. Je possédais déjà la Stratus XL, la première manette au format classique de la marque.

Physiquement, il n’y a pas tellement d’évolution : la Nimbus+ ressemble à la Stratus XL, mais aussi à une manette de Xbox One. On a les branches classiques, les boutons, et deux sticks analogiques. SteelSeries a choisi la disposition de Sony plutôt que celle de Microsoft, avec deux sticks placés en bas, de façon symétrique, mais la structure reste la même. Pour les joueurs, la Nimbus+ amène quelques nouveautés. Premièrement, elle propose des boutons L3 et R3, c’est-à-dire des sticks cliquables. Deuxièmement, au lieu d’un seul bouton au centre, elle offre un bouton Home (qui va servir à allumer la manette), ainsi que deux boutons latéraux. Un qui sert de bouton start sous iOS, et un second, avec trois points, utiles dans certains jeux. Les boutons supplémentaires servent essentiellement dans un cas : avec le cloud gaming. Les jeux PC attendent la présence de ces boutons (qui sont bien présents sur les manettes de Xbox One et PlayStation 4) et c’est parfois un problème avec une manette purement MFi. Dans les jeux iOS, l’usage reste plus rare étant donné qu’une bonne partie des manettes ne les a pas. On peut aussi noter que la croix directionnelle est différente : celle de la Stratus XL est complète, avec les diagonales, et assez douces. La Nimbus+ se limite à une croix concave qui clique (physiquement et de façon audible) lors des pressions. La différence est marquée, mais c’est vraiment une question de feeling et c’est très subjectif.

La Nimbus + devant


La nouvelle croix


Du Lightning

Le second point qui va différencier la Nimbus+ de la Stratus XL de 2014, c’est la batterie. La Stratus XL utilise deux piles AA (ou un connecteur micro USB caché), la Nimbus+ a une batterie intégrée avec une autonomie annoncée de 50 heures. Elle se charge en Lightning, ce qui est pratique si vous avez des appareils iOS, mais le câble n’est pas dans la boîte. Vu le prix, c’est un peu radin.

On peut utiliser les boutons L3 et R3

Le support smartphone

La Nimbus+ arrive avec un support pour le smartphone, avec une conception un peu particulière. Il propose une pince classique pour le smartphone qui s’adapte bien aux iPhone récents, mais ne convient pas pour les anciens modèles, ou pour un iPhone SE de première génération. Le support se fixe sur la manette à travers deux tiges de métal qui rentrent dans deux trous de la manette. L’avantage, c’est que le support est compact. Le défaut, c’est qu’il n’y a pas de réglage de l’orientation du smartphone, et que les tiges peuvent bouger. Si c’est efficace dans un canapé ou pour jouer de façon fixe, ça risque franchement de bouger dans une voiture ou le métro, même si je vous déconseille franchement de faire ça. Enfin, avec un téléphone un peu lourd (genre iPhone 11), la manette est déséquilibrée vers l’arrière.

Le support inséré


Avec un iPhone 11

J’ai aussi le SmartGrip pour la Stratus XL, qui est aussi compatible Nimbus (la première) et Stratus Duo (la version Android). Cet accessoire optionnel (10 €) se fixe sur la manette avec une pince et des manipulations qui ne sont pas très intuitives. La pince pour le smartphone a deux avantages : elle permet d’orienter le smartphone avec des roues crantées, et s’adapte aux petits appareils, genre iPhone 5S ou SE. Par contre, le SmartGrip a un gros défaut sur la Stratus XL : il recouvre la trappe des piles, le bouton d’allumage et les boutons de connexion. Il faut donc enlever le support à chaque intervention, ce qui est vite énervant.

Le support externe SmartGrip


Une fois mis en place


Il cale bien un iPhone SE

Maintenant, il y a une question simple : est-ce qu’il s’agit d’une bonne manette ? Oui. Elle est bien construite, efficace, visiblement solide. Mais elle est surtout onéreuse. Elle vaut 80 €, et ce n’est pas la présence du support qui va changer les choses, surtout quand il n’y a pas de câble dans la boîte. Pour rappel, Apple prend en charge les manettes Xbox One et PlayStation 4 et même si la connexion est parfois plus compliquée (surtout si vous utilisez les manettes avec les consoles respectives), et elles valent entre 50 € et 60 € (parfois moins en promotion). Qui plus est, iOS 14 va prendre en charge les vibrations sur les manettes, et la Nimbus+ n’a pas cette fonction. Apple va aussi supporter certaines fonctions spécifiques des manettes, comme le trackpad et les lumières des manettes Sony.

Ce n’est pas un mauvais produit, mais c’est un produit onéreux et vraiment limité aux gens qui jouent sous iOS (et un peu macOS), ce qui réduit quand même pas mal le marché. Et du coup, il est possible de jouer à plusieurs (sans soucis de liaison) à Crossy Road Castle sur Apple TV. Et c’est amusant.

L’impression en IrDA et les vieux Mac

En rangeant, je me suis rendu compte que j’avais deux trucs que je n’avais jamais testé dans mon bordel mon labo mon bureau. Deux adaptateurs IrDA pour une imprimante en bus parallèle.

Avant même de parler de la réussite (de l’échec, en fait), un truc : ma seule imprimante en port parallèle est une Deskjet 340 portable, dont la cartouche est vide. J’ai acheté une cartouche sur eBay, mais elle était périmée depuis 18 ans (logique) et en mauvais état. Et donc elle ne fonctionne pas correctement : la partie qui sert à détecter la cartouche part en lambeaux, et elle n’est pas reconnue. J’attends un jour un kit pour transvaser l’encre (périmée) de la cartouche remplie vers la vide, mais ça ne change rien au fonctionnement de l’imprimante… en dehors du fait qu’elle ne dépose pas d’encre.

L’imprimante et son adaptateur

J’ai donc deux adaptateurs. Le premier est d’origine HP, spécifiquement pensé pour l’imprimante en question. Ce n’est pas le plus pratiques du monde, mais il est alimenté par le bus. En fait, le récepteur infrarouge est placé sur le bas de l’adaptateur, et même s’il tourne, il n’est pas toujours évident de placer l’émetteur (l’ordinateur) en face. Le second est un Psion, qui place le récepteur au boût d’un câble (bien) mais qui nécessite une alimentation : une pile 9 V. Avec lui, c’est vite vu : ce n’est visiblement pas de l’IrDA, il est pensé pour de vieux Psion et ne sert à rien avec un Mac.

L’adaptateur HP

Attention à un truc avec l’IrDA : si Apple a mis de l’infrarouge dans ses Mac portables (et même dans le premier iMac), ce n’est pas nécessairement de l’IrDA. Certains PowerBook (190, 5300 et 1400) sont uniquement IRTalk, un protocole qui permet de faire passer de l’AppleTalk dans les airs. D’autres supportent IRTalk et IrDA : PowerBook 2400, 3400c, G3 (Kanga), G3 (WallStreet) et G3 (PDQ). Enfin, certains ne supportent que l’IrDA : les PowerBook G3 Lombard et Pismo, les PowerBook G4 (les premières générations de Titanium) et les premiers iMac G3. Il existe aussi des adaptateurs IrDA en USB pour les machines non compatibles.

Un adaptateur USB qui fonctionne encore sous Catalina

En théorie, ça fonctionne, même si ça semble tout de même dépendre du protocole de l’imprimante. En pratique, je n’ai pas réussi. Les pilotes de l’imprimante ne proposent pas de connexion en IrDA, et je n’ai pas réussi à l’ajouter avec les outils de Mac OS 9. Avec Mac OS X, c’est vite réglé : que ce soit Tiger ou Catalina (oui, mon adaptateur IrDA en USB fonctionne avec Catalina), la norme n’est pas proposée. Si Mac OS 9 détecte bien l’imprimante en IrDA – ce n’est pas le cas de mon vieux PC sous Windows XP -, impossible d’imprimer. J’ai essayé pas mal de choses, mais sur ce site, je me mets quelques limites : si après quelques heures, je n’arrive à rien, je mets le projet de côté. Spécialement quand c’est une imprimante sans encre…

Mac OS X ne propose l’IrDA dans les imprimantes


Mac OS 9 voit l’imprimante


Même avec un pilote HP spécifique, rien à faire


La liaison plante

Gameboard EGB-10 : la manette pour les téléphones Sony Ericsson

Dans les produits un peu particuliers du début des années 2000, il y a les accessoires de jeu pour les téléphones. Comme cette manette pour certains téléphones Sony Ericsson.

L’EGB-10 utilise le connecteur standard de l’époque (disparu avec le K750i en 2005) mais n’est pas compatible avec tous les appareils. La manette se présente sous la forme d’un pad assez basique, avec une croix directionnelle ronde et peu précise, et quatre boutons. L’ordre et les couleurs ne sont évidemment pas standards. La manette se place derrière un téléphone, avec une pince amovible prévue pour fixer le téléphone. Dans mon cas, j’ai la fixation pour un Z600 (un modèle à clapet) mais il en existe visiblement pour des modèles moins larges, comme le T610. Le connecteur mâle est sur un câble assez rigide, pour gérer les téléphones un peu grand, et l’accessoire possède aussi une prise femelle pour la charge.

La manette


Un guide à l’arrière pour le câble


Avec un T610

Sur un T610, le menu de l’accessoire passe bizarrement en anglais. On peut faire plusieurs choses pour adapter le pad aux jeux. Un système de profil permet de changer l’assignement des boutons, ce qui est pratique pour les jeux qui utlisent le pavé numérique, comme Q*bert. On peut aussi définir le fonctionnement au branchement, entre le profil par défaut et le choix d’un profil.

Menus en anglais

Avec mon T68i, c’est encore plus simple : ça ne fonctionne pas. Un « Not Supported » apparaît au branchement. En pratique, le menu fonctionne, mais c’est tout.

Pas de T68i

J’ai essayé avec quelques jeux sur le T610, et ça marche assez bien. En fait, le pad remplace directement le joystick en général (dans les menus aussi) et on peut assigner les boutons et la croix à n’importe quelle fonction. Le plus compliqué, surtout en 2020, c’est de trouver des jeux qui passent sur les vieux téléphones en Java, en fait. J’avais quelques jeux dans l’appateil, et j’ai installé OutRoad, qui marche assez bien avec la manette.

Q*bert


OutRoad


Un jeu de golf en allemand

Ce n’est pas vraiment l’accessoire du siècle, les boutons sont un peu cheap, mais pour les jeux mobiles de l’époque, c’est tout de même mieux que les touches du clavier et le joystick.

❌