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Laval Virtual 2021 : une édition atypique mais passionnante

Par : Shadows

Peinture fraîche, herbe naissante : l’Espace Mayenne de Laval, grand bâtiment qui venait à peine d’être achevé, accueillait début juillet le volet physique de Laval Virtual 202. Cette édition était en effet hybride, avec la possibilité pour les personnes ne pouvant se déplacer (en particulier depuis l’international) d’assister à un volet en ligne.
Après une édition 100% virtuelle en 2020, nous avons fait le choix de couvrir physiquement le salon pour 2021. Nous vous dévoilons donc aujourd’hui notre compte-rendu de l’évènement : nous avons préféré attendre le mois de septembre pour vous le dévoiler, afin d’éviter qu’il ne soit invisibilisé par l’été et les congés associés.

Comme toujours, n’hésitez pas à lire cet article au gré de vos envies quitte à sauter certaines sections pour aller droit au but :

  • Page 1, la grande tendance de cette année, les solutions de salons/réunions/évènements virtuels ou hybrides ;
  • Page 2, les entreprises et startups ;
  • Page 3, la recherche ;
  • Page 4, un focus sur la session XR Talents in Africa, avec des entreprises et initiatives africaines ;
  • Page 5, enfin, notre bilan et quelques photos supplémentaires.

Les salons virtuels : une tendance, des offres multiples

Commençons avec une des grosses tendances de cette édition 2021 : les systèmes de salons ou réunions dématérialisés. Nous avons pu croiser différents acteurs de ce marché, chacun ayant un positionnement spécifique.

Si l’essor du concept est évidemment lié à la pandémie, les avantages de la virtualisation sont multiples : des coûts largement inférieurs, une logistique simplifiée pour l’équipe organisatrice comme pour les personnes qui participent. Envisager ce genre de solution, même hors d’un cadre de crise sanitaire, n’a donc rien d’absurde dans l’absolu, au contraire. Ce genre d’approche peut aussi servir, par exemple pour un salon comme Laval Virtual, à prolonger, décliner l’évènement principal en proposant des rendez-vous au fil des mois, et donc à fidéliser un public, fédérer un secteur.

Komodal, une startup née de Laval Virtual

Komodal, est une des sociétés présentes sur ce marché. La société est née de l’expérience de Laval Virtual en la matière et est une filiale du salon. Elle se propose d’aider les évènements, entreprises ayant des besoins de collaboration à distance et cible B2B, évènements professionnels, en jouant le rôle d’opérateur qui mettra en place une solution adaptée aux besoins de chaque client.

Si Laval Virtual s’appuie sur la technologie Virbela pour se dématérialiser totalement ou en partie, Komodal n’a pas vocation à rester fixée sur une solution technique spécifique, au contraire : l’entreprise s’appuie aussi sur des solutions comme FrameVR, mais également sur certaines entreprises évoquées plus bas.
Concrètement, des paramètres comme le nombre de personnes attendues en simultané, le type de public, des contraintes diverses (certains secteurs comme la banque sont frileux à l’idée de laisser leurs employés installer des logiciels tiers) permettent de définir spécifiquement le besoin et donc la solution qui pourra aller de l’outil web léger à l’application standalone capable d’héberger des milliers de personnes.

Même si elle se lançait officiellement sur le salon, Komodal a déjà géré environ 120 évènements outre Laval Virtual : salon nautique, rentrée scolaire d’une école de management à Grenoble, conférences de presse, campus virtuels font partie de ces cas concrets.

Bien entendu, Komodal n’a pas vocation à se concentrer uniquement sur le virtuel : à l’image de Laval Virtual 2021, de nombreux évènements vont adopter une approche hybrique, et Komodal gère également ce type de situation.

My-Virtual-Convention, par SYNTHES’3D

La société SYNTHES’3D, historiquement centrée sur l’animation 3D, s’est lancée en 2013 dans l’évènementiel virtuel. Pas de 3D lourde ici, mais une solution légère et personnalisable, My-Virtual-Convention.

Là où Virbela propose une approche ludique, My-Virtual-Convention va droit à l’essentiel, mais sans négliger l’esthétique : des stands virtuels, de la planification de rendez-vous, du chat, l’accent est mis sur la productivité. L’entreprise nous explique que certains clients ont précisément besoin de ce type d’approche, lorsque le but d’un salon est avant tout de multiplier les contacts et les échanges d’informations en un minimum de temps.
SYNTHES’3D propose un service complet avec hébergement et personnalisation visuelle de l’expérience.

Une video de démonstration est disponible sur Vimeo.

Buga World : réunions et team building dans un univers stylisé

A l’opposée de l’approche My-Virtual-Convention, Buga mise sur le ludique avec un système de monde virtuel stylisé, quelque part entre un univers de dessin animé et un jeu Nintendo.

S’appuyant sur WebGL, Buga World fonctionne directement dans un navigateur web, avec jusqu’à 150 personnes connectées en simultané. Le concept ne vise donc pas les gros évènements mais se présente plutôt comme une alternative à Zoom pour les réunions, tout en promettant de rendre ludique le team building. On peut aussi employer le système comme une salle de pause virtuelle.

Buga a pensé au RGPD et intègre directement les notions associées dans son système de gestion ; enfin, le Buga World est disponible par abonnement ou ponctuellement, pour de l’évènementiel de petite/moyenne ampleur.

Aptero : des salles 3D pour vos évènements

Aptero, de son côté, propose un catalogue de salles 3D à destination de l’évènementiel mais aussi de la vente, de la formation ou de l’éducation. Basée à Cergy, l’entreprise mise sur la personnalisation avec une offre qui s’adapte aux besoins du client et au nombre de personnes présentes en simultané.

La solution est évidemment compatible VR mais fonctionne aussi sur ordinateur, téléphone ou tablette, dans un simple navigateur web. Avatars et son spatialisé sont de la partie.
En l’absence d’application standalone dédiée et afin de garder des performances acceptables dans un navigateur web, les salles gèrent jusqu’à 50 personnes : au-delà, il est cependant posible de mettre en place plusieurs espaces en parallèle.
Enfin, la solution peut s’intégrer dans un site tiers via iFrame.

Aptero est proposé sous forme d’abonnement annuel.

Holoffice : collaborez en VR

Dernier exemple de ce panorama volontairement non exhaustif (les solutions de collaboration et évènementiel en VR/3D/web se comptent désormais par centaines à travers le monde) : Holoffice.
Cette solution permet une collaboration distante en réalité virtuelle, hébergée au choix sur le cloud de Holoffice ou sur celui de l’entreprise cliente.

En termes d’usages, Holoffice cible notamment la communication externe, les réunions entre chefs de projets/managers qui avec le distanciel ne se croisent plus physiquement.
D’où des fonctions adaptées à ces usages, comme une gestion fine de l’audio : son spatialisé, possibilité de créer des bulles de conversation entre collègues, d’activer un mode qui transforme vos échanges en chuchotements pour les personnes en dehors de la conversation, etc. Autant de fonctions qui sont évidemment très pertinentes.

A chaque besoin, son offre

Solutions ludiques ou au contraire volontairement sobres, univers 3D complexes avec application dédiée ou optimisés pour être déployés via le web quelle que soit la configuration, possibilité de faire appel à une entité qui organise les détails pour vous : comme le montre ce petit aperçu, conforté par les autres solutions que nous avons pu découvrir sur place, le marché des salons et réunions dématérialisées est particulièrement segmenté.
Chaque client peut ainsi trouver un produit qui répond à son besoin spécifique, en fonction du public et de la taille de l’évènement. Il sera d’ailleurs très utile, pour les salons, entreprises qui cherchent une solution de ce type, de bien définir les besoins en amont et de ne pas hésiter à tester de multiples offres.

Quel avenir ?

Au vu de l’explosion de l’offre, on peut toutefois penser que le marché subira une contraction dans les mois ou années à venir : il est probable que de nombreuses solutions disparaissent, au profit des entreprises qui sauront trouver le meilleur positionnement pour chaque segment.

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Virtualis – la startup française de VR thérapeutique

Par : A-Renaud
laval virtual virtualis

Virtualis est un logiciel destiné aux professionnels de la santé fonctionnant avec l’Oculus Rift qui permet de traiter les vertiges et des troubles de l’équilibre, mais aussi d’apprendre à vaincre ses peurs.

Mise à jour 15/10/2020 : Depuis notre rencontre au Laval Virtual 2015, Virtualis a beaucoup évolué. Elle équipe aujourd’hui plus de 450 structures dans 24 pays différents et plus de 100 000 patients ont déjà été traités avec ses solutions.

La startup a diversifié son offre. Elle propose une solution complète de rééducation fonctionnelle, PhysioVR, Cette solution repose notamment la thérapie miroir en VR pour la prise en charge des victimes d’AVC, des amputés ou de l’algodystrophie.

Différents modules sont proposées pour les diverses parties du corps et troubles spécifiques. En 2018, ce pack logiciel a remporté le trophée Rééduca Innov’.

La firme propose aussi une offre spécifiquement adaptée aux troubles de l’équilibre, VertigesVR, également récompensée en 2016 par le trophée Rééduca Innov’. Cette solution fruit de 10 ans de R&D permet notamment de remédier aux problèmes de vertiges, de mal des transports ou de syndrome du défilement. Elle a aussi reçu le prix de l’innovation Kiné 3.0 en 2017.

En 2020, Virtualis a lancé Motion VR : une plateforme de posturographie dynamique combinant la réalité virtuelle et différentes technologies de pointe. Cet appareil all-in-one permet de multiples applications, et aide à l’optimisation de l’espace dans un cabinet ou un centre grâce à son encombrement minimal. L’entretien et la maintenance sont également aisées.

A l’aide de cet équipement, il est possible de réaliser des bilans complet ou encore des exercices ludiques de rééducation progressive en VR. L’appareil regroupe deux plateformes de force avec 4 capteurs par pied, une répartition des appuis, des mouvements à 360 degrés contrôlés et quantifiables, et différents programmes de réalité virtuelle immersifs.

Virtual compte parmi les pionniers d’une industrie qui s’est beaucoup développé en quelques années. Aujourd’hui, il existe de nombreuses startups et entreprises dans le domaine de la VR au service de la santé

Article original du 10 avril 2015 :

La réalité virtuelle est surtout connue pour son application vidéoludique, mais certaines personnes s’en servent pour soigner les gens. C’est le cas de Franck Assaban, directeur général de Virtualis, une startup de 3 personnes, qui a développé un logiciel pour Oculus Rift qui permet de traiter les vertiges et les troubles de l’équilibre. “À la base, je suis kinésithérapeute spécialisé dans la rééducation des vertiges et des troubles de l’équilibre. On utilise du matériel qui donne de bons résultats, mais qui est extrêmement couteux. L’idée c’était donc d’avoir les mêmes résultats, mais avec moins de contraintes. On a fait différentes recherches et on est tombé sur l’Oculus Rift” explique-t-il.

Reproduire ce que l’on sait faire

Grâce au casque de réalité virtuelle, Franck et son équipe ont donc pu reproduire les effets du matériel utilisé jusqu’alors par les professionnels. “Le principe, ça a été de reproduire l’optocinétique : c’est normalement une boule à facette lumineuse qui projette des points donnant l’impression que la pièce est en rotation pour avoir l’impression d’être soi-même en mouvement. C’est complexe et il y a beaucoup de contraintes. Avec l’Oculus, on reproduit une sphère qui va bouger et le patient est obligé de suivre les points lumineux. Tout est paramétrable, programmable. On a une efficacité augmentée, des coûts réduits et une installation très facile” poursuit-il avant d’ajouter “je m’en sers tout le temps d’ailleurs. Ma boule à facette est tombée en panne je ne l’ai jamais réparée”. En effet, une boule optocinétique coûte environ 5 000 euros tandis que Virtualis sera vendu, casque compris, pour 2 500 euros.

Une vocation à élargir le champ des possibilités

En plus, le logiciel permet d’inclure énormément d’autres applications en mettant l’accent sur les phobies et notamment la peur du vide. Encore une fois, Franck Assaban est très confiant sur l’efficacité de son produit. “Par exemple, pour la peur du vide j’utilise une application qui simule un saut à l’élastique et en fait le patient peut « voir » ses pieds au bord du vide. Très progressivement j’arrivais à le faire avancer. Mais ça ne m’intéresse pas qu’il réussisse dans le jeu sans retour dans la réalité. Donc je lui demande de se mettre en difficulté progressivement et qu’il me dise s’il y a une corrélation. Et j’ai un patient comme ça qui n’était pas bien au premier étage et maintenant il arrive à monter au cinquième. Il y a donc des résultats !”

Virtualis a réussi à séduire plus de 45 établissements, qui utilisent actuellement ses solutions pour traiter les maux de milliers de patients.

Pour l’heure, Virtualis est en phase de bêta-test auprès de plusieurs professionnels. Néanmoins, il a fort à parier que le système envahira bientôt les cabinets de nos médecins spécialisés.

Cet article Virtualis – la startup française de VR thérapeutique a été publié sur Réalité-Virtuelle.com.

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