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CPU-Z sur une carte DOS Apple

J’ai profité du confinement et de la sortie de CPU-Z « vintage » pour ressortir mes cartes DOS pour mon Power Mac 6100.

J’ai deux cartes, identiques, une avec un CPU Intel (un Overdrive 486 DX2 à 66 MHz) et l’autre avec un CPU Cyrix (Cx486 DX2, à la même fréquence). Et j’ai un Windows 95 installé, donc j’en ai profité.

La partie « amusante » a été la recherche de barrettes de RAM qui acceptent de démarrer avec la carte DOS. Je voulais mettre 32 Mo pour la partie x86, et c’est… compliqué. J’ai testé une bonne partie de mes barrettes de 32 Mo et dans la majorité des cas, le Mac ne démarre même pas. Dans les autres cas, j’ai quand même un souci. Ma première carte est équipée d’un CPU Cyrix, et démarre avec une barrette de 32 Mo. La même carte, avec un CPU Intel, semble démarrer mais je n’obtiens pas d’image. La seule solution que j’ai trouvé, c’est de rester sur 16 Mo. La carte semble identique et la seule différence visible est le CPU.

Une des cartes

Pour CPU-Z, j’ai pris la version vintage, avec Windows 95 installé sur le PC. Je n’ai pas pu tester avec mon AMD à 133 MHz parce que bizarrement, il empêche le chargement de Windows 95 avec la carte Apple.







Il reconnaît bien les CPU, pas la carte mère, voit qu’il n’y a pas de cache de niveau 2, etc. De façon évidente, il ne lit pas les informations SPD (ça n’existe pas sur les barrettes en SIMM) et il ne reconnaît pas la carte graphique, donc je n’ai pas capturé l’image. On peut voir aussi que les deux 486 (un Cyrix, un Intel) ne sont pas reconnus de la même façon et que les performances dans le test sont un peu différentes. Ils offrent à peu près les mêmes performances sur le test sur les entiers, mais le Cyrix semble significativement plus performant sur la partie FPU (oui, à l’époque c’était le cas). Les deux sont un peu moins rapide qu’un « vrai » 486 DX2 à 66 MHz à cause de l’absence de cache L2 dans la carte d’Apple, je suppose.

Beelink GT-R : un autre MiniPC sous AMD Ryzen 5 R3550H

MAJ : Le Beelink GT-R est désormais annoncé en précommande pour une livraison a partir du 19 Août pour moins de 493€ en version 8 Go DDR4 + 256 Go SSD + 1 To HDD sur Gearbest.

La version Barebone est toujours annoncée à moins de 387€ chez GeekBuying avec une expédition à la même période.

Billet original : A la mi Juin, je vous expliquais qu’une nouvelle génération de MiniPC abordables et capables de remplacer une tour classique, allait débarquer. Qu’une révolution était en train de débuter. L’annonce du Minisforum Deskmini DMAF5 était un signe annonciateur de cette nouvelle génération de machines. Aujourd’hui, cette nouvelle gamme de solutions se confirme avec l’annonce du Beelink GT-R. 

On retrouve sur le Beelink GT-R un élément commun avec la machine de Minisforum, le Ryzen 5 R3550H. Un processeur signé AMD qui déploie quatre coeurs et huit threads. Le tout cadencé de 2.1 à 3.7 GHz et associé à un chipset Radeon Vega 8 à 1.2 GHz. Une solution robuste qui permet d’exécuter tous les programmes classiques d’un PC familial : bureautique, multimédia, retouche d’image, montage léger, conception et impression 3D et même jeu 2D et 3D. Ce Ryzen 5 n’est pas un monstre de performances mais il est largement suffisant pour de nombreux usages et pourra, par exemple, réaliser des montages vidéos FullHD et lancer des jeux 3D récents peu détaillés.

Beelink GT-R

Dans le Beelink GT-R, cette puce sera bien entourée. La marque va vendre son MiniPC sous plusieurs formats allant du barebone nu, sans mémoire ni stockage, jusqu’à des versions pré-équipées. L’engin proposera deux slots de mémoire vive DDR4, ce qui devrait lui permettre de piloter au moins 32 Go de mémoire vive. On pourra également profiter de deux slots au format M.2 2280. Le premier sera compatible PCIe NVMe et le second limité au SATA 3.0. Enfin, un emplacement 2.5 pouces pour un stockage SATA 3.0 supplémentaire sera également disponible. On pourra donc piloter 3 solutions de stockage différentes avec cet engin. 

Beelink GT-R

Le tout sera ventilé activement par une solution assez complète comprenant un système de caloduc en cuivre et un double ventilateur en extraction. Un système complet et assez classique qui pousse de l’air frais sur des ailettes vers lesquelles la chaleur a été transportée. On n’aura donc pas un engin fanless mais il est possible que les moyens employés par la marque permettent de profiter d’un engin relativement discret en terme de nuisances sonores. On note au passage que le système de refroidissement est placé au dessus du châssis et non pas en dessous de la carte mère, un point positif pour l’ensemble de la ventilation globale qui permettra de garder un processeur plus facilement au frais malgré ses 35 watts de TDP. 

Beelink GT-R

Le boitier du Beelink GT-R lui même participera à la dissipation de la  chaleur. Avec une coque en aluminium, il protégera bien l’ensemble de la machine tout en proposant une option originale pour un MiniPC de ce type. Au dessus du châssis, on retrouve un lecteur d’empreintes digitales qui pourra piloter un système d’authentification et de chiffrement. 

Beelink GT-R

La connectique est bonne avec en façade deux ports USB 3.0 type-A, un USB Type-C, un port jack audio combinant casque et micro, un double micro pour piloter une solution d’assistant personnel. Et, en plus du bouton de démarrage, un bouton reset. Je ne pense pas qu’il s’agisse d’une bonne solution de placer ce bouton qui ré-démarrera la machine à cet endroit. J’imagine que des erreurs de manipulation pourraient être faites et un placement à l’arrière pourrait être plus sécurisant que de placer ce type de bouton entre les ports USB et le bouton de démarrage. On pourra sans doute débrancher le connecteur de ce bouton assez facilement pour éviter tout ça.

Beelink GT-R
Sur la partie arrière du Beelink GT-R, on découvre de très belles choses avec une alimentation jack classique, deux ports réseau Ethernet Gigabit ce qui est une excellente nouvelle pour piloter deux réseaux distincts avec ce type d’engin, une double sortie vidéo HDMI2.0 et un Displayport 1.4. Les trois ports permettront d’afficher des contenus en UltraHD à 60 images par seconde et en HDR.

Beelink GT-R

Le port USB Type-C de façade étant également compatible DisplayPort, il sera possible de piloter quatre écrans en simultané avec l’engin. Un point qui pourrait intéresser certains métiers.

Enfin, quatre autres ports USB 3.0 sont présents pour un total de 6 au global. Parfait encore une fois pour remplacer une tour classique avec l’ensemble des accessoires traditionnels : De la webcam au clavier en passant par une imprimante et des manettes. Il manque peut être pour pinailler un lecteur de cartes mémoire SDXC qui n’aurait pas été désagréable mais on pourra en connecter un en USB 3.0 facilement. Le MiniPC propose évidemment un Wifi5 ainsi qu’un module Bluetooth 4.1 pour piloter des systèmes sans fil.

Beelink GT-R

Le Beelink GT-R fait tenir tout cela dans un châssis un peu plus grand que d’habitude avec 16.8 cm de large pour 12 cm de profondeur et 3.9 cm d’épaisseur. Cela reste très très compact et comme l’engin propose une fixation de type VESA, il sera possible de le fixer sur un meuble ou derrière un écran facilement. 

Le Beelink GT-R est annoncé comme 100% compatible Linux et Windows et si on ne connait pas encore sa date de commercialisation ni les prix demandés par la marque, je suis persuadé que ce type de machine va bouleverser le marché. Plus complète et plus efficace, elle ne remplacera pas un PC Expert spécialisé dans un usage mais sera parfaite pour un usage familial avec très peu de choses inaccessibles dans cette optique.

Voilà également pourquoi il ne faut pas se précipiter sur des offres comme celle du Minisforum Deskmini DMAF5 en financement participatif. Il est possible que cet engin soit une meilleure affaire au final et profite d’une commercialisation traditionnelle. Comme il est possible que d’autres constructeurs de ce type lancent leur propre version d’un MiniPC sous Ryzen 5 et fassent jouer la concurrence et les prix.

Source : Beelink

Beelink GT-R : un autre MiniPC sous AMD Ryzen 5 R3550H © MiniMachines.net. 2020.

Le double écran sous DOS… pour le debug

Il y a longtemps, j’étais tombé sur un truc marrant sur un forum : des captures de vieux jeux DOS avec un double écran. Certains vieux jeux proposent en effet d’afficher des données sur l’écran classique, mais aussi sur un écran MDA (monochrome). Et donc je me suis dit que j’allais essayer ça.

D’abord, comment ça marche ? En fait, c’est un truc issu des premiers PC. IBM proposait deux cartes graphiques pour le premier PC : une en couleur (CGA) et une en monochrome, en mode texte (MDA). Le mode MDA affichait 80 x 25 caractères à l’écran et il était parfaitement possible d’installer deux cartes en même temps : les zones mémoire ne sont pas les mêmes (B800:0000 en couleur, B000:0000 en monochrome). Vous trouverez une vidéo YouTube qui montre bien ça, et il y a même une commande DOS (mode) qui permet de passer de l’un à l’autre.

Maintenant, comment tester ? Avec DOSBox. Il existe deux solutions, sous Windows dans les deux cas. La première, c’est un petit programme qui va aller lire directement dans la mémoire de DOSBox et afficher le contenu dans une seconde fenêtre. Il est sur Github et il y a une version compilée . La seconde solution, c’est une version modifiée de DOSBox (documentée) qui peut afficher une fenêtre avec le second écran.

Du coup, c’est le moment de tester, et ça m’a pris un peu la tête. Premier truc à savoir, la version classique de DOSBox n’implémente pas mode, donc il faut passer par la version modifiée. Mais quand on tape mode mono, on passe sur l’écran MDA, quand on retape mode bw80, on revient sur l’écran standard.

mode mono envoie sur l’écran MDA


mode bw80 renvoie sur le VGA

J’ai d’abord testé avec des logiciels adaptés. Le premier est un debugger de chez Borland (Borland Turbo Assembler 5.0). Si vous le lancer avec l’argument -do, il affiche normalement le debugger dans l’écran MDA. Attention, ça ne fonctionne pas avec le premier programme. Ensuite, il y a Mah Jongg -V-G-A-. La documentation explique bien qu’il est possible d’utiliser deux écrans, et ça fonctionne assez bien. Selon la version du jeu, il faut parfois le lancer avec l’argument D. La version 3.1 marche bien et affiche des informations sur le second écran.

Avec un logiciel séparé


Avec une version modifiée


Le debugger de Borland passe sur le second écran

Ensuite, il y a les logiciels où ça doit fonctionner… mais ça ne fonctionne pas. En cherchant, je suis tombé sur Rise of the Triad: Dark War. L’exécutable indique que c’est prévu… mais ça ne marche pas. Il n’affiche rien.

L’exécutable indique que ça existe


Le jeu n’affiche rien

Puis il y a les jeux Westwood. Le post de forum d’origine montre des captures de Dune II, Command and Conquer et The Legend of Kyrandia, mais j’ai essayé les trois sans succès. Il y a même une vidéo pour Command and Conquer.

The Legend of Kyrandia


C&C


Dune II


The Legend of Kyrandia met un message quand on quitte

En fait, il faut visiblement activer un mode debug et personne n’explique comment le faire. J’ai donc cherché un peu, et je me suis rendu compte que Red Alert contenait aussi le même mode debug. Donc j’ai cherché un peu, trouvé la commande magique (c’est l’argument -XM au lancement) et testé avec une version bêta du jeu. Dans les versions commerciales, la commande est en effet désactivée, et seules quelques fonctions de debug restent actives. Et de fait, on peut voir pas mal d’infos pendant le jeu. Attention, ça ne fonctionne qu’avec le programme externe : avec la version DOSBox modifiée, il y a un souci de positionnement sur les données.

Ici, c’est bien rendu


Ici, il y a un problème d’alignement

Enfin, dans ce sujet de forum, encore, il y a quelques logiciels qui supportent ça (AutoCAD, Lotus 1-2-3, etc.) et aussi Mechwarrior 2, que j’ai essayé. Il affiche sur le second écran quelques informations sur l’IA.

Il y a quelques infos sur l’IA

Dans tous les cas, c’est assez intéressant de voir comment les développeurs faisaient pour gérer (un peu) les données dans les jeux. De ce que j’ai vu, c’était assez courant dans les jeux Westwood, mais ce n’est évidemment pas actif dans les versions commerciales, sauf en trichant.

La mystérieuse carte Apple avec un port parallèle

Dans mes recherches sur eBay, je tombe parfois sur des cartes bizarres. Et récemment, j’ai trouvé une carte notée 820-0964-A. C’est clairement une carte Apple, mais avec une connectique un peu particulière : un DB25 femelle et un DE-9 mâle. Soit un port parallèle et un port série. C’est plutôt inhabituel : les Mac n’ont pas de port parallèle et le port série est en mini DIN 8. Comme elle ne valait que quelques euros, je l’ai achetée pour tester.

La carte est en PCI, mais elle n’est pas reliée au bus, il sert uniquement visiblement pour l’alimentation. J’ai donc cherché… et trouvé. La carte est une « PC Serial and Parallel Card ». Si vous cherchez sa référence (820-0964-A), vous ne trouverez pas grand chose, mais en m’acharnant, j’ai dégoté son manuel. En réalité, c’est une carte qui doit être utilisée en couple avec une carte de compatibilité DOS. Avec une version PCI (il en existe plusieurs), il devient donc possible d’ajouter un port parallèle et un port série pour la partie DOS. Les deux connecteurs ne fonctionnent visiblement qu’avec les OS de Microsoft, la partie Mac ne voit a priori pas les connecteurs. Pour ceux qui avaient des imprimantes en port parallèle, c’était évidemment une bonne nouvelle : la majorité des imprimantes PC utilisaient ce connecteur plutôt que le port série des Mac. Pour le port série, un DE-9 est plus pratique avec le matériel PC, mais les cartes DOS peuvent utiliser le port série du Mac en cas de besoin, mais avec un adaptateur.

La carte


Série et parallèle


Apple, 1997

L’installation de la carte passe par un câble qui va de la carte DOS à la carte série. Il y a deux prises femelles, une par modèle de cartes DOS en PCI (7 et 12 pouces). On peut d’ailleurs voir les traces d’une troisième prise sur la carte série, peut-être pour une carte DOS jamais sortie. Il y a aussi un header sans connecteur, visiblement pour récupérer le connecteur série (ou brancher une seconde prise).

AMD Ryzen 4000 G-Series, les APU Zen 2 pour MiniPC en approche

J’ai tendance a regarder AMD comme un sapeur face à Intel. Vous savez ces militaires qui creusaient des galeries sous les défenses ennemies en pleine bataille ou en plein siège pour pouvoir effondrer un bout de muraille et s’engouffrer dans la brèche. Avec quelques unités d’élite et bien placées, Zen et Zen 2, la marque a déjà creusé quelques brèches dans l’immense Citadelle.

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Zen 2, la gamme de Ryzen 4xxx,  a déjà été déclinée tout au long de 2019 dans une gamme de bureau très complète. AMD la déploie sur 360° avec des Athlons en entrée de gamme, des Ryzen pour une large partie de machines de bureaux et des Threadripper sur le très haut de gamme et les serveurs. Mais cette équipe de processeurs, toute large qu’elle soit, ne correspond pas vraiment à tous les usages. A la différence des Zen 2 de portables ou des propositions d’Intel, il ne s’agit que de processeurs classiques, dénués de circuits graphiques intégrés. Ils nécessitaient donc forcément le recours à des circuits graphiques externes pour intégrer un PC.

AMD Ryzen 4000 G-Series

Cette nouvelle annonce de puces AMD Ryzen 4000 G-Series corrige le tir. Après avoir fourni des processeurs Ryzen 4000 à des constructeurs de portables pour avoir enfin un peu de visibilité sur le secteur, la marque envoie une autre équipe en direction des murs de son concurrent. Des puces AMD Renoir Zen 2 avec circuit graphique a destination des PC sédentaires. La mauvaise nouvelle étant que la marque ne vendra pas pour le moment ces APU aux simples particuliers.

AMD Ryzen 4000 G-Series

Inutile de vous précipiter chez votre vendeur préféré, ces nouveaux Ryzen 4000 G-Series sont pour le moment réservés aux fabricants qui les intégreront dans des PC de bureaux classiques ou des MiniPC. La totalité de sa production ira donc vers les OEM pour un début de vie commerciale probablement situé vers la rentrée scolaire. Point clé de cette décision, elle permet à AMD de rester discret sur les prix. Sans commercialisation grand public, ces AMD Renoir n’ont pas de tarif officiel communiqué par la marque. Les prix dépendront beaucoup des quantités achetées par les différents constructeurs.  Autre point important à comprendre, si AMD officialise les nouveaux processeurs, elle n’a rien à nous mettre sous la dent. Il faudra attendre les premières machines pour avoir un comparatif de performances des différentes puces annoncées. Probablement d’ici la fin du mois d’Août.

AMD Ryzen 4000 G-Series

Dans cette liste de “nouveaux” processeurs APU, on retrouve l’essentiel des capacités des solutions Renoir Zen 2 employées dans les portables sous AMD Ryzen 4000. Les puces G-Series mesurent toujours 156 mm² et sont montées sur un Socket AM4. Elles sont protégées par une plaque thermique adaptée à l’utilisation de solutions de dissipation de chaleur externes. Puisque les processeurs ne subissent ni la contrainte d’une épaisseur limitée, ni celle d’un travail sur batterie, leur consommation change également. AMD a augmenté leurs fréquences et leur TDP.

 COEURS/THREADSFREQ BASE/BOOSTCACHECOEURS RADEONTDP
AMD Ryzen 7 4700G8/163.6/4.4 GHz12 Mo865 W
AMD Ryzen 7 4700GE8/163.1/4.3 GHz12 Mo835 W
AMD Ryzen 5 4600G6/123.7/4.2 GHz11 Mo765 W
AMD Ryzen 5 4600GE6/123.3/4.2 GHz11 Mo735 W
AMD Ryzen 3 4300G4/83.8/4.0 GHz6 Mo665 W
AMD Ryzen 3 4300GE4/83.5/4.0 GHz6 Mo635 W

AMD Annonce une augmentation assez importante des performances par rapport à la génération précédente des mêmes puces pour un TDP équivalent. Tous les secteurs sont concernés, du programme créatif au jeu en passant par les usages classiques et les calculs lourds. Epaulées par un circuit Radeon, ces Ryzen 4000 G-Series se posent comme des outils capables de venir à bout de toutes les tâches.

AMD Ryzen 4000 G-Series

Autre élément clé à noter, les TDP sont MiniPC-compatibles. Et quand je dis Mini, je ne parle pas de solutions plus ou moins biscornues ou épaisses que certains revendeurs vont sans doute nous proposer. Ces processeurs sont parfaitement exploitables dans des formats très compacts, même en versions 65 watts. Si on en juge par le travail mené par Intel sur des solutions comme le NUC Hades Canyon par exemple, ces puces AMD Ryzen 4000 G-Series sont tout à fait capables de venir se loger dans des châssis très compacts.

Intel NUC Hades Canyon

Le Nuc Hades Canyon embarque un processeur pouvant aller jusqu’à 100 watts de TDP, en silence

L’exemple du NUC Hades Canyon est celui d’un excellent – et probablement coûteux – travail de développement. Mais c’est un travail qui pourrait payer à moyen et long terme pour une société voulant s’impliquer vers ce type de produit. Avec un Ryzen 4000 GE en 35 Wats de TDP, ce type de solution pourrait offrir des performances très correctes en 2D, vidéo et 3D dans un encombrement minimal. Des versions 65 watts comme les AMD Ryzen 7 4700G répondront probablement à toutes les attentes d’un PC familial moderne, la compacité en plus.

AMD Ryzen 4000 G-Series

Si un constructeur se plonge vraiment sur ce secteur, de Zotac à Acer en passant par Lenovo, Asus ou HP, il y a de quoi monter une gamme très intéressante de MiniPC performants, compacts et discrets en ventilation. Des engins de salon, des engins placés sous un téléviseur ou à intégrer dans un pièce à vivre du foyer sans la défigurer avec une grosse tour encombrante et bruyante.

AMD Ryzen 4000 G-Series

Avec ces nouveaux APU Ryzen en Zen 2, AMD propose des solutions convaincantes. Les versions 6 coeurs comme le Ryzen 5 4600G tient la comparaison avec les puces AMD précédentes en Zen+ en 8 coeurs. Les performances graphiques des circuits Radeon Vega devraient également proposer plus de puissance de calcul en 3D. L’idée étant de viser un marché classique où les utilisateurs visent une jouabilité fluide en 1080P sans rien d’extravagant ni en détails ni en fréquences.

AMD

AMD annonce également des Athlon qui reprennent les appellations d’Intel.

Une autre technique d’infiltration des cités assiégées a toujours été l’envoi d’espions déguisés en ennemis. On prend les plus braves et les plus agiles de ses soldats et on leur fait escalader les remparts en douce. De nuit et en toute discrétion, affublés des uniformes des assiégés, ils ont pour but d’ouvrir les portes ou de détruire des défenses imprenables. 

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AMD joue également à ce jeu avec ses nouveaux Athlons en reprenant les codes d’Intel : les modèles sont déclinés en Silver et en Gold au même titre que les Celeron de son concurrent. Pas moins de six nouveaux Athlon sont donc déclinés de la sorte. Ils devraient représenter l’entrée de gamme en APU de bureau sur cette génération de puces AMD Renoir.

 COEURS/THREADSFREQ BASE/BOOSTCACHECOEURS RADEONTDP
Athlon Gold 3150G4/43.5/3.9 GHz11 Mo365 W
Athlon Gold 3150GE4/43.3/3.8 GHz6 Mo335 W
Athlon Silver 3050G4/83.4 GHz6 Mo335 W
Athlon Gold PRO 3150G2/43.5/3.9 GHz6 Mo365 W
Athlon Gold PRO 3150GE4/43.3/3.8 GHz6 Mo335 W
Athlon Silver PRO 3125GE2/43.4 GHz5 Mo335 W

Des puces aux mêmes niveaux de TDP mais moins performantes sur de nombreux points, notamment parce que leurs circuits graphiques sont moins travaillés par AMD. Ils constitueront l’entrée de gamme de l’offre mais aussi à une vision plus industrielle. Les séries “Pro” engageant des fonctions de chiffrement et de gestion réseau plus complètes. Elles ne devraient pas apparaître dans les solutions grand public.

 

AMD Ryzen 4000 G-Series, les APU Zen 2 pour MiniPC en approche © MiniMachines.net. 2020.

Test : MSI Bravo 15, un ultraportable Ryzen 4000 “gaming”

Le MSI Bravo 15 A4DDR est 15,6 pouces sous processeur Ryzen 4000 que la marque destine aux joueurs. Si ce type de diagonale n’a pas eu le droit de cité sur Minimachines pendant très longtemps, elles ont aujourd’hui suffisamment évolué pour y trouver leur place. Tout simplement parce qu’avec les changements techniques récents du marché, leur encombrement est désormais équivalent aux 14 pouces datant du lancement du Blog en 2012.

MSI Bravo 15

Pour créer ce portable, MSI a fait des choix techniques lui permettant de réunir de belles performances dans un budget assez serré. Avec un ticket d’entrée à 899€, le MSI Bravo 15 se présente comme un ordinateur orienté jeu. Une appellation difficile à comprendre si on compare directement cet engin aux autres machines de ce marché, en particulier les modèles les plus haut de gamme qui font très peu de concessions.

MSI Bravo 15

Le logo de la marque sous l’écran moulé dans l’ABS

Comment MSI peut t-il faire un PC orienté jeu à ce tarif quand ses concurrents, et le reste de ses propres machines sur ce segment, se positionnent à 500, 700 voir 1000 euros de plus ? La réponse est en réalité assez simple. Premier élément technique, le châssis n’est pas uniquement constitué de métal, une partie de l’engin est en ABS contrairement à beaucoup de portables de ce type.

MSI Bravo 15

Si le dos de l’écran et le repose poignet comme le pourtour du clavier sont bien en aluminium brossé et anodisé en noir, le dessous de l’engin comme les bordures de l’affichage sont en matière plastique. Un choix qui permet de faire des économies à la marque sans signaler forcément une baisse de qualité globale pour cette machine.

MSI Bravo 15

Le dos de l’appareil est également en aluminium brossé et on constate très rapidement le problème que pose ce revêtement noir. C’est un vrai aimant à empreintes de doigts et même avec le recours à des solutions de nettoyage régulièrement, la surface perd souvent de sa superbe. Un traitement oléophobique aurait été un plus.

L’autre point clé qui explique ce tarif, l’emploi d’une solution 100% AMD en interne. Avec un processeur AMD Renoir Ryzen 4000 gravé en 7 nanomètres d’un côté et un circuit graphique Radeon RX 5500M de l’autre, MSI profite à plein de la politique de prix assez généreuse de la marque pour baisser le tarif global de l’engin.

MSI Bravo 15

Plusieurs versions sont prévues : En France, on retrouvera principalement deux gammes de processeurs. La première avec un AMD Ryzen 5 4600H et un circuit RX 5500M équipé de 4 Go de GDDR6. A l’opposé, on pourra également trouver un modèle Ryzen 7 4800H, toujours avec la même Radeon RX 5500M mais cette fois-ci avec 16 Go de mémoire vive et une licence de Windows 10 installée sur son SSD de 512 Go. Ce modèle haut de gamme sera proposé à 1299€ prix public.

Le modèle que MSI m’a expédié est une version un peu à mi chemin entre ces deux engins. Il est livré avec un RYZEN 5 4600H, 16 Go de DDR4, 512 Go de SSD et une licence préinstallée de Windows 10 version Famille. Il est vendu à 1199€ prix public. Un tarif abordable et proche des solutions ultrabooks classiques malgré la présence d’un moteur interne capable de se comporter plus que décemment en jeu.

MSI Bravo 15

Toutes ces machines sont construites de la même façon et les choix opérés par MSI sont identiques. Malgré sa finesse relative, le Bravo 15 mesure 2,3 cm d’épaisseur, l’engin permet d’accéder facilement à ses entrailles pour opérer quelques changements.

MSI Bravo 15

Il faudra retirer 12 vis, identiques et cruciformes, pour décrocher le châssis bas de la machine. Une opération évidemment délicate mais sans réelle difficulté. En écartant doucement la coque en plastique du reste du châssis, le capot bas se retire très facilement. Le remettre ne sera pas plus compliqué.

MSI Bravo 15

Une fois ouvert, l’engin révèle des capacités évolutives intéressantes : la mémoire vive est montée sur deux slots SoDIMM DDR4 classiques en double canal. On pourra donc acheter n’importe quel modèle de Bravo 15 et le faire évoluer jusqu’à 64 Go de DDR4. Je ne sais pas si une telle évolution serait utile mais un passage à 32 Go au gré d’une promotion peut toujours être apprécié. Le Bravo 15 est ici monté en 2 x 8 Go de DDR4. De la mémoire signée Samsung pour un total de 16 Go. 

MSI Bravo 15

La partie stockage peut également évoluer. On retrouve pas moins de 2 slots M.2 2280 disponibles sous l’engin. Le premier est compatible NVMe et SATA 3,0 tandis que le second n’acceptera que les SSD NVMe. Il sera donc là encore assez facile de faire évoluer votre machine dés l’achat ou dans la durée. Le SSD embarqué est un KIOXIA PCIe NVMe aux performances très correctes. Le SSD atteint 3560 MB/s en lecture et 3000 MB/s en écriture sous CrystalDiskMark, des débits excellents pour un engin de cette gamme.

MSI Bravo 15
La carte Wifi6 et Bluetooth 5,1 sera interchangeable puisque montée là aussi sur un port M.2. Il s’agit ici d’une Intel AX200NGW en Wifi6 qui devrait convenir à la majorité des utilisateurs. Il est d’ailleurs amusant de constater qu’Intel parvient à trouver sa place dans cet engin 100% AMD par l’entremise d’une solution Wifi 802.11ax. Cette carte fonctionne d’ailleurs très bien, connectée à un routeur Wifi6, le débit dépasse les 1300 MBits/s en reception d’un fichier de 100 Mo environ. En émission, on est plus proche des 1200 MBits/s soit des résultats très concluants pour ce type de solution.

MSI Bravo 15

La batterie est connectée via une nappe et pourra également être remplacée au besoin. Il s’agit d’un modèle MSI BTY-M6K en 3 cellules 11.4v et 52.4 Wh de 4500 mAh. Une solution assez classique chez le constructeur. 

Les résultats en autonomie sont assez… contrastés. Si en usage léger, c’est à dire en lecture de document, travail bureautique simple de saisie ou en consultation de documents PDF, la machine oscille entre 6H30 et 7H d’autonomie. Du moment où l’on lancera un jeu exigeant jusqu’au moment où la batterie rendra grâce, il ne s’écoulera pas plus de 50 minutes. Si on outrepasse tous les gardes fous logiciels que MSI a mis en place pour forcer l’engin à accepter de jouer en qualité de jeu élevée en mobilité, on tombe sous l’heure d’autonomie. Le MSI Bravo 15 est un ordinateur portable et performant mais cela ne signifie pas forcément qu’il pourra concilier la portabilité et la performance pendant la même période.

En usage plus classique, Wifi allumé, pour surfer, écouter de la musique, lancer des applications classiques, on tablera sur une autonomie située entre 5H et 5H20. Les exploitations plus lourdes ont une forte incidence sur la batterie. Ainsi, le logiciel de retouche d’images Affinity Photo utilisé hors secteur, fait tomber l’engin à des autonomies situées entre 3 et 3 heures 30. Ces solutions, exigeantes en performances, pâtissent de toutes façons assez fortement d’un usage mobile puisque les composants sont bridés par le système.

La batterie étant amovible, on pourra facilement la changer en cas de besoin dans le futur. Il suffira de la décoller du châssis et de la remplacer par un modèle neuf. Des batteries de ce type se trouvent assez facilement en ligne.

MSI Bravo 15

Vient la partie calcul de l’appareil et le détail des choix de MSI pour encaisser la chaleur émise par le duo processeur et circuit graphique. Un gros travail d’optimisation du refroidissement avec un système élaboré de caloducs prenant en charge les deux puces AMD. Le dispositif est classique dans son fonctionnement mais très largement optimisé pour une efficacité maximale. Les deux puces sont couvertes par trois circuits de refroidissement indépendants pour convoyer la chaleur qu’elles dégagent vers les ailettes de refroidissement. Ainsi le processeur Ryzen d’un côté et le circuit graphique Radeon de l’autre, bénéficient d’un système de prise en charge intensive.

MSI Bravo 15

Le ventilateur de gauche récupère la chaleur de trois caloducs qui transmettent leur watts à des ailettes placées de manière à évacuer la chaleur vers l’arrière de l’engin. Le ventilateur aspirant de l’air frais depuis le dessous du châssis pour qu’il soit repoussé au travers de ces ailettes.

MSI Bravo 15

De l’autre côté, le ventilateur droit distribue la chaleur à deux séries d’ailettes pour maximiser au mieux son efficacité. 

MSI Bravo 15

Ainsi le ventilateur repousse de l’air à gauche et derrière le Bravo 15, une disposition qui permet d’éviter que l’appareil chauffe trop et trop vite. 

MSI Bravo 15

Cette double aération et assez efficace même si elle ne parvient pas forcément toujours à conserver l’engin toute la fraîcheur à un confort parfait d’utilisation. Comme vous le lirez plus bas, la machine a tendance à chauffer de manière importante au niveau de son châssis. Néanmoins ces contre mesures de refroidissement et une bonne gestion logicielle font que le Bravo 15 n’entre jamais dans une phase nécessitant une baisse drastique de ses performances pour compenser le surchauffe des composants.

MSI Bravo 15

Il n’y a pas et il n’y aura jamais de miracles en matière d’émission de chaleur, le corollaire d’une machine plus fine est forcément un accroissement des difficultés en terme d’évacuation des watts qu’elle génère. La solution trouvée sur le Bravo 15 est efficace mais n’empêchera pas l’engin de chauffer et de faire du bruit.

MSI Bravo 15

A l’ouverture, on note immédiatement la qualité et la robustesse de la charnière du Bravo 15. La partie écran s’ouvre sans difficulté et ne bouge pas ensuite. la charnière est souple mais solide et permettra sans doute une utilisation confortable même en voyageant.

MSI Bravo 15

Une fois ouvert on découvre un écran FullHD de 15,6 pouces qui semble assez classique mais qui cache quelques petites surprises. D’abord l’implantation est bonne avec des bordures assez fines et une empreinte proche voir équivalente aux 14 pouces d’il y a quelques années. Le MSI Bravo 15 mesure 35,9 cm de large pour 25,4 cm de profondeur. Il fait 2,3 cm d’épaisseur pour un poids total de 1,8 Kg. Ce n’est donc pas l’engin le plus compact du marché mais il fait partie de cette nouvelle génération de portables qui proposent de très bonnes performances dans un encombrement acceptable.

L’écran est un FullHD de type IPS avec des angles très ouverts et un traitement anti reflets plutôt efficace, un ensemble de points positifs pour la machine mais c’est surtout la fréquence de rafraîchissement qui est à noter ici. La dalle est capable de monter à 120 Hz et profite d’une compatibilité complète avec la technologie AMD Radeon FreeSync Premium. Un ensemble qui permet donc d’afficher des jeux de manière très fluide et très agréable en 1920 x 1080 pixels.

C’est probablement cet écran qui a décidé la marque à classer le Bravo 15 comme un portable « Gaming ». Il faut dire que la justesse des couleurs de l’objet n’est pas formidable et qu’il serait difficile de le positionner comme un ultraportable créatif. Il est un peu trop rouge et cela donne un affichage typiquement orienté « multimédia ». Un écran qui pousse les contrastes pour flatter les jeux et la vidéo. Mais beaucoup moins efficace pour un travail graphique.

Cela n’affectera bien sûr que les utilisateurs ayant une réelle volonté de faire de la création vidéo et photo. Ceux ayant une vocation professionnelle, qui ne sont donc pas vraiment la cible de cette machine, pourront au pire avoir recours à un écran externe de plus grande diagonale. Un écran de toutes façons quasi indispensable pour une utilisation pro et qui corrigera évidemment le problème. La luminosité est moyenne, autour des 300 nits. On sent parfois la dalle un peu à la peine face à un environnement très lumineux. L’engin sera sans doute plus à l’aise en intérieur qu’en extérieur.

MSI Bravo 15

Le clavier est très correct mais malgré la dalle de 15,6 pouces de diagonale, MSI n’a pas réussi à glisser de pavé numérique dans son engin. C’est un choix qui peut se comprendre et qui arrange bien les lecteurs de Minimachines. Soit la marque intègre un écran 16″ dans un châssis d’ancien 15.6″ avec un pavé numérique. Soit elle réduit la voilure et propose une dalle 15.6″ dans un châssis d’ancien 14″ mais n’a plus la place pour ce pavé numérique… Le choix se porte donc vers la seconde solution pour plus  de compacité.

Ce clavier chiclet est rétroéclairé uniquement en rouge et reste tout le temps très lisible. A vrai dire, ce clavier est une bonne surprise puisqu’il propose une frappe immédiatement agréable. On retrouve vite ses marques avec un pianotement doux et une course de touches qui se déclenche de manière efficace.

MSI Bravo 15

Chaque lettre s’attrape sans problème et malgré une espacement assez faible de l’ensemble, on ne commet rapidement plus aucune faute de frappe. Certains regretteront le positionnement en « profondeur » du clavier qui se positionne sous la surface du repose poignet dans un léger renfoncement. Au final, les appréhensions vis à vis de ce choix sont surtout théoriques. En pratique, cela ne change pas grand-chose lors de la prise en mains.

MSI Bravo 15
Le Bravo 15 pourra servir à jouer donc mais proposera également un clavier suffisamment efficace pour tous les travaux d’écriture classiques. Un plus pas désagréable au quotidien qui continue à construire un positionnement finalement plus large que la simple machine Gaming présentée par la marque. L’ensemble est efficace, propose une course de touche sensible.  Petite interrogation cependant, les touches de F1 à F12 sont bien présentes mais MSI a choisi de ne pas en tirer totalement parti. Certaines ont des doubles fonctions pour piloter l’affichage ou désactiver le pavé tactile mais beaucoup ne proposent aucun raccourci. Dommage.

MSI Bravo 15

Le pavé tactile pose plus de soucis pour être apprivoisé, entièrement en plastique lui aussi, il fonctionne de manière très confortable mais demande un temps d’adaptation. Quand vous pressez le pavé tactile, au-delà d’un certain poids, celui-ci va s’enfoncer légèrement dans une course d’un demi millimètre. Mais ce mouvement ne déclenchera pas de clic. Il faudra d’abord ressentir une résistance puis appuyer encore un peu plus fort pour entendre le bouton du clic résonner. Là, une action se produira à l’écran. Cela n’a rien de grave mais demande une certaine gymnastique d’apprentissage.

MSI Bravo 15

La partie son est correcte même si, là encore, on sent quelques concessions techniques pour éviter de faire gonfler la note. MSI a beau ajouter des fonctions aux noms ronflants comme le Nahimic 3 Audio Enhancer, le son n’est pas exceptionnel.

MSI Bravo 15

Ça reste très correct mais le volume sonore est moyen, probablement parce que les enceintes sont dirigées vers le dessous de la machine. Une certaine spatialisation se fait entendre et dans l’absolu le traitement est suffisant pour tout type d’usages. Evidemment la qualité audio du Bravo 15 change du tout au tout en ayant recours au casque ou à un système audio extérieur.

MSI Bravo 15

On note cependant un bel effort d’intégration avec des enceintes montées sur une structure spécifique ayant pour rôle de rendre les enceintes indépendantes du reste du châssis grâce à des petits supports rouges qui absorbent les vibrations.

MSI Bravo 15

Le résultat ne se fait pas entendre spécifiquement mais évitera que toute la carcasse résonne quand un bruit sourd se fait entendre. On peut monter le son très fort et ne pas ressentir le moindre tremblement dans le châssis.

MSI Bravo 15

La webcam est tout ce qu’il y a de plus classique avec un enregistrement en 720P un poil sur-compressé et une nette tendance à cramer les parties claires. Par contre, le double micro fait un très bon travail de capture sonore. Pour avoir essayé la machine en conférence sur Zoom, l’ensemble des participants a constaté la même chose : une image juste correcte mais un très bon signal audio, net et détaillé.

MSI Bravo 15

La connectique est assez bonne avec sur la partie de droite un port jack audio stéréo combiné casque et micro, un ensemble de quatre ports USB 3.2 Gen1 constitué de deux paires en USB Type-A et deux autres paires en USB Type-C. Suit un port Ethernet Gigabit et pour finir un antivol Kensington Lock. Les prises sont intelligemment espacées pour être exploitées en parallèle.  A noter que les prises USB Type-C ne sont pas compatibles avec les fonctions annexes du format : Pas de sortie vidéo ou de charge au travers d’elles. Le positionnement est par contre assez bas sur le clavier ce qui pourra gêner des mouvements de souris autour de la machine.

MSI Bravo 15

Sur la partie gauche, on retrouve un port HDMI 2.0 plein format et la prise d’alimentation de la machine. Prise qui vient se placer sous l’ouïe de ventilation latérale, ce qui ne sera pas forcément toujours pratique puisque la machine va souffler en permanence de l’air sur le câble d’alimentation.

MSI Bravo 15

En parlant d’alimentation, celle-ci est assez imposante comme souvent avec ce type de machine. C’est une 19.5 volts pour 9.23 Ampères et 180 watts signée Chicony. Un modèle sobre et qui ne chauffe pas outre mesure.

MSI FULL LOAD

Branché au secteur, après une heure d’usage maximal avec les deux puces AMD exploitées au maximum, l’appareil chauffe sensiblement. Le processeur AMD Ryzen n’est pas le plus facile à dissiper puisqu’il atteint les 90°C en jeu. Le circuit graphique Radeon est, quant à lui, situé entre 79 et 80°C. Ce scénario est hypothétique, hormis en test, aucun programme ne demande autant à l’engin.

MSI Bravo 15

 

Le bruit généré est en rapport avec ces performances. Les ventilateurs tournent à plein et le bruit dépasse les 57 dB. Ce n’est pas insurmontable mais cela peut être usant à force. En mode jeu ou en usage lourd, il faudra recourir à un casque pour ne pas entendre cette ventilation permanente.

bravo15light

En usage léger, le portable propose des températures classiques pour un engin de ce type. Cela est parfaitement utilisable et agréable pour pianoter des textes ou surfer. L’engin est alors tout à fait agréable avec des températures qui n’excèdent pas les 30°C. Parfait pour le traitement de texte, le surf ou la vidéo conférence par exemple.

MSI Bravo 15

Le bruit généré est alors bien plus faible avec 30 à 31 dB, il faut coller son oreille au MSI Bravo 15 pour l’entendre à peine ronronner. Quand le chipset Radeon n’est d’ailleurs pas sollicité, il arrive que la ventilation s’arrête totalement ou qu’un seul ventilateur ne fonctionne.

BRAVO 15 LEGER

En usage de jeu, sous Tomb Raider en FullHD par exemple, le portable se comporte finalement assez bien. les températures relevées sont situées entre 29 et 47°C. On note un déplacement de la chaleur par rapport à un usage au maximum des possibilités de tous les composants. Cela est dû à une plus grosse exploitation du circuit graphique et non plus à un usage à 100% du processeur et du circuit Radeon en parallèle. Le clavier est tout de même assez chaud avec 38 et 39°C relevés sur sa surface. Le repose poignets reste plus sage.

MSI Bravo 15

La machine ventile sensiblement également avec un relevé pouvant atteindre presque les 50 dB mesurés. L’engin encaisse donc assez bien la température de ses composants même si les conséquences directes de cette exploitation grèvent un peu le confort proposé par la machine.

Au niveau du clavier, les touches H et J au centre, la température atteint les 38°C. Les touches de fonction en haut à gauche atteignent les 47 °C. Le repose poignet est bien plus sage mais encore assez chaud puisqu’il dépasse les 29°C. Les trois sorties d’air peuvent également rejeter un flux constant et assez désagréable de chaleur. C’est typique d’un engin dédié au jeu dans ce genre de situation, on perd en confort d’usage évidemment mais cela va de pair avec les performances délivrées. Puisque cet usage est lié à une utilisation sédentaire, le recours à un clavier USB et une souris compensera cette problématique.

Le contrepoint de cette montée en chaleur sera ressenti d’un point de vue performances, le MSI Bravo 15 propose un moteur robuste pour tous les usages classiques avec, en plus, de belles possibilités de jeu. 

Je ne suis pas un grand fan des benchmarks mais pour cette machine 100% AMD il me semblait justifier d’en proposer. On a du mal à voir ce que peut donner ce couple Ryzen 4600H et RX5500M ensemble aujourd’hui. 

MSI Bravo 15 R15

CineBench R15 donne 1810 points, là encore un score très correct par rapport au marché. Le duo de puces AMD propose un score largement comparable à une solution Core i7 et GeForce concurrente.

MSI Bravo 15 HANDBRAKE

Sous Handbrake, il ne faut que 5 minutes pour passer une séquence UltraHD de 10 minutes en FullHD. C’est encore une fois très performant. 

MSI Bravo 15 AFFINITY PHOTO

Une macro sous Affinity photo sur un fichier de test issu d’un Reflex Canon en JPG se fait relativement efficacement. Le processeur AMD est bien sollicité, la partie graphique beaucoup moins. D’un point de vue création en général, le MSI Bravo 15 est un engin spectaculaire pour son prix. Il parvient sans problèmes à piloter un logiciel de retouches comme Affinity Photo avec une très belle réactivité. Même lorsque l’on ouvre des fichiers très lourds issus d’appareils photos Reflex haut de gamme et sans compression. L’engin réagit vite, reste efficace et ne fait pas monter dans les tours sa ventilation dès qu’on le sollicite un peu.

En montage vidéo, la machine sait également parfaitement piloter un logiciel comme DaVinci Resolve. Venir à bout d’un montage FullHD ne pose aucun souci au Bravo 15. Ni en manipulation des fichiers, ni en gestion des effets en temps réel ni en rendu global de son montage. Taquiner de l’UltraHD est possible mais on sent rapidement les limites de l’équipement embarqué par MSI.

En terme de création 3D, que ce soit sous Fusion360 pour concevoir un objet ou sous un logiciel de gestion d’impression 3D comme Cura, le processeur comme le chipset graphique suivent la cadence. Toute la machine permet de travailler la 3D sans soucis avec une réactivité très satisfaisante.

MSI Bravo 15 3D MARK

Sous 3D Mark en FullHD, les résultats sont également très corrects. Les scores sont dans la moyenne haute pour ce niveau de tarif.

MSI Bravo 15 GTA VMSI Bravo 15 WITCHER 3

En mode sédentaire, les performances relevées sont bonnes pour ce niveau d’affichage FullHD en jeu 3D. Sur des jeux “anciens” comme GTA V et The Witcher III sortis en 2015, les scores sont excellents en medium et parfaitement jouables avec les détails élevés. 

MSI Bravo 15 FortniteMSI Bravo 15 TR

 

Sous Fortnite ou Rise of the Tomb Raider, on dépasse en moyenne les 100 images par seconde en 1080P avec les réglages moyens, le passage à des détails hauts ou très hauts sont excellents. Meilleurs que sur des jeux plus anciens probablement grâce à des optimisations de moteurs techniques. 

MSI Bravo 15 Dirt Rally 2MSI Bravo 15 ANNO 1800

Dirt Rally 2 et Anno 1800, tous deux sortis en 2019, donnent des résultats plus contrastés. Le premier est très bien pris en charge avec une fluidité très appréciée dans un jeu où les réflexes sont de mise. Dans le second, qui emploie beaucoup d’éléments graphiques mais également pas mal de calcul d’affichages d’éléments disparates et autonomes à l’écran, le passage à un niveau de détails élevé le fait tomber sous les 40 images par seconde.

MSI Bravo 15 Farcry 5MSI Bravo 15 JEDI

Far Cry 5 comme Jedi Fallen Order donnent des résultats très corrects et une jouabilité toujours sans faille. le titre Star Wars est très agréable en Medium comme en détails élevés avec une fluidité qui dure tout au long de la partie. Les rares baisses à 60 images par seconde se font au cours de scènes épiques de bataille mais ne gênent en rien la jouabilité du titre.

Cela fait bien de cet engin une solution de jeu satisfaisante même si, évidemment, elle ne sera pas au niveau d’un portable ultra haut de gamme. On sent l’engin très à l’aise en réglages de détails moyens, moins lorsque l’on va chercher des fonctions très avancées. Certaines, propres à Nvidia, ne sont d’ailleurs pas toujours accessibles. Sur les derniers titres testés, plus récents, le nombre d’images par seconde a tendance à baisser de manière plus importante, mais même pour ces ces jeux, si l’on sait se contenter d’un affichage FullHD en détails moyen, on retrouve une très bonne expérience.

Les versions Ryzen 4800H du Bravo 15, vendues quelques centaines d’euros plus chères, peuvent être une alternative  intéressante à pendre en compte pour manœuvrer plus de titres dans un futur plus lointain sans subir de baisse de fréquence d’images.

On sent dans tous les cas que le fait de proposer 16 Go de DDR4 donne également du souffle à cette machine qui est très à l’aise en multitâche. C’est très agréable en solution double écran HDMI où l’on peut jongler avec de nombreux programmes sans que les performances n’en pâtissent. Les performances sont homogènes et agréables au quotidien tout au long des journées d’utilisation. Je vous déconseille donc de choisir une version 8 Go si vous n’avez pas l’intention de la faire évoluer vers 16 Go ou plus à terme.

MSI Bravo 15

En multimédia enfin, je vous passe la partie bureautique qui est évidemment survolée par cet équipement, le MSI Bravo 15 se comporte admirablement avec une belle réactivité à l’usage. On peut naviguer dans des films UltraHD et en profiter pleinement sur un écran externe avec la sortie HDMI.

Ces très bons résultats se conjuguent avec un comportement à l’usage très agréable pour l’utilisateur. Le processeur parvient à proposer un bon niveau de performances en continu. MSI a semble t-il choisi de limiter d’emblée une partie des capacités de calcul de son moteur pour proposer une expérience de jeu stable. Au lieu de tirer le maximum de ses puces dans une course au nombre d’images par seconde inutile, la marque a préféré créer des profils d’utilisation. Ce qui permet au Bravo 15 de tenir une cadence moyenne dans la durée, sans surchauffe des composants ni Throttling. L’idée étant qu’en proposant un nombre d’images par seconde suffisant dès le début d’un jeu mais sans aller plus loin que nécessaire, le portable peut proposer une excellente tenue de ses performances sans entrer en surchauffe et sans baisser d’un coup ses performances pour se mettre en sauvegarde. Cela a également un impact positif sur les nuisances de la machine. La chaleur est contenue et après une grosse heure de jeu la partie la plus chaude de l’engin, sous le châssis, reste sous les 50 °C. 

MSI Bravo 15

Reste que l’on a parfois l’impression que l’expérience est… mitigée. D’un côté, la machine se comporte bien dans un usage FullHD avec des performances très correctes qui remplissent le cahier des charges d’un PC de ce type. De l’autre, on a l’impression très forte que le processeur est sous exploité dans le Bravo 15. Le choix d’une Radeon RX5500M ne lui permet pas de libérer tout son potentiel en tant que solution gaming. Mais était-ce vraiment là le but recherché par les ingénieurs de MSI ? Je n’en suis pas si sûr.

Le Bravo 15 est peut être effectivement un PC pour joueurs. Mais peut être pas dans la même vision que l’on en a d’habitude. Le budget annuel consacré au jeu PC n’est pas si élevé chez tout le monde. Les profils sont très différents et l’image que l’on se fait d’un “gamer” en examinant des PC portables très haut de gamme ne correspond que très mal à la réalité.

MSI Bravo 15

Cet ultraportable se positionne comme un engin jeu de 15,6 pouces compact et performant pour le « grand public ». MSI a compris que le marché du jeu PC était celui d’une génération entière et que les gens qui s’équipent aujourd’hui ont souvent un passé de joueur. Pas forcément des « Hardcore Gamer »… mais des joueurs qui aiment bien lancer une petite partie d’un titre récent dans de bonnes conditions. Autour de moi beaucoup de joueurs ne jouent en réalité qu’à 2 ou 3 titres par an : Un jeu de sport collectif type FIFA où ils retrouvent des amis, un jeu d’aventure comme Tomb Raider ou Assassin’s Creed dont ils achètent toutes les versions et un titre plus intemporel. Ils jouent mais ce n’est pas leur seul loisir.

MSI Bravo 15

Est-ce que tout le public de joueurs PC va forcément investir dans un portable à 1500, 2000 ou 2500€ ? Evidemment, non. Le schéma du PC portable gaming sans concessions colle finalement assez mal avec la réalité du marché. La majorité des joueurs va plutôt choisir de réduire la voilure. Abandonner les rêves de titres 3D récents en UltraHD tous détails à fond et se contenter d’une solution plus abordable mais qui saura afficher très correctement les derniers jeux du moment en FullHD.

Et c’est là que le MSI Bravo 15 entre en scène. L’engin est proposé de 899 à 1199€ et permet de travailler comme de faire tourner des jeux 3D en 1920 x 1080 de manière très satisfaisante. Il aurait pu être plus efficace, offrir de meilleures prestations en échange de quelques centaines d’euros de plus. Mais MSI vise cette expérience avec d’autres engins de sa gamme.

Pour toucher un vaste public, ce positionnement tarifaire est finalement une alternative intéressante. Parce que le Bravo 15 peut venir à bout de toutes les tâches du quotidien, parce qu’il est capable aussi bien de faire de la 3D que de la 2D ou de la vidéo, il se pose finalement comme un bon PC familial. Pas forcément la machine « Gaming » la plus intéressante du marché mais un choix raisonnable pour un public touche à tout.

Le modèle testé SANS OS – MSI Bravo 15 (A4DDR-049XFR)
AMD Ryzen 5 4600H – 16 Go DDR4 – SSD 512 Go – AMD Radeon RX 5500M – sans OS
Disponible à 1049.99€ chez TopAchat

 

Le modèle testé  MSI Bravo 15 (A4DDR-047FR)
AMD Ryzen 5 4600H – 16 Go DDR4 – SSD 512 Go – AMD Radeon RX 5500M + Windows 10
Disponible à 1199.99€ chez TopAchat

 

Le modèle haut de gamme MSI Bravo 15 (A4DDR-046FR)
AMD Ryzen 7 4800H – 16 Go DDR4 – SSD 512 Go – AMD Radeon RX 5500M + Windows 10
Disponible à 1299.99€ chez TopAchat

Test : MSI Bravo 15, un ultraportable Ryzen 4000 “gaming” © MiniMachines.net. 2020.

MSI P65 Creator : un portable impressionnant sous GeForce 2070 MaxQ

Le dilemme est le suivant. Soit je vous parle du MSI P65 Creator dans quelques semaines quand je rentrerai de vacances avec un test peut être plus poussé pour parler de tous les avantages de ce portable. Soit je vous en parle maintenant pour profiter de son prix promo. Cette machine haut de gamme est en effet proposée à 2099.99€ sur RueDuCommerce, un prix évidemment très élevé mais également très éloigné du tarif demandé à l’origine par la marque. Le prix public de cet engin est en effet de 2999.99€.

MSI P65 Cretor 8SF

Introduction

J’ai reçu cet engin en test il y a quelques jours et la machine est incroyable en terme de performances, de finition et de possibilités. Si je vous parle MSI P65 Creator aujourd’hui alors qu’il est tout de même loin de nos minimachines habituelles c’est parce qu’il est en promo, comme pas mal d’entre vous cherchent une machine pour préparer la rentrée, je me suis dit que c’était le bon moment pour me lâcher.

MSI P65 Cretor 8SF

Le MSI P65 Creator c’est quoi ? Et bien c’est d’abord une grosse claque de constater que cet engin est plus, bien plus, performant que la station de bureau que j’utilise au quotidien pour le blog. Station qui me sert à écrire mais aussi à illustrer, retoucher, développer des images. Qui me sert à jouer de temps en temps et que j’emploie également pour monter des vidéos. Ce portable 15.6″ est largement plus puissant que ma tour du quotidien.

MSI P65 Creator 8SF-250FR

Processeur : Intel Core i7-8750H six cœurs douze threads cadencé de 2.2 à 4.10 GHz 9 Mo de cache.
Chipset graphique interne : Intel Graphics UHD 630 cadencé de 350 à 1100 MHz 
Chipset graphique secondaire : NVIDIA GeForce RTX 2070 Max-Q 8 Go GDDR6
Mémoire vive : 32 Go DDR4 non évolutif
Stockage : 512 Go SSD M.2 NVMe “évolutif”
Affichage : 15.6 pouces 1920 x 1080 IPS larges angles 100% sRVB dalle matte 60 Hz à bordures fines
Réseaux: WiFi 802.11 a/b/g/n/ac, Bluetooth 5.0
Connectique : 3 port USB 3.1 Type-A, 1 port USB 3.1 type-C, 1 sortie casque 3.5 mm, 1 entrée micro 3.5 mm, une sortie HDMI 2.0 plein format, 1 sortie Mini DisplayPort, 1 Ethernet Gigabit, un port Antivol Kensington Lock
Audio : Double enceintes stéréo 2 watts, Nahimic Hi-Res Audio, prises jack plaquées or
Clavier : Chiclet AZERTY rétro éclairage blanc
Webcam : 720p + micro
Lecteur d’empreintes : intégré au pavé tactile
Batterie : Lithium Ion – 4 cellules – 82 Whr
Poids : 1.88 Kg
Encombrement : 35.77 x 1.79 x 24.77 cm
Système d’exploitation : Windows 10 Pro
Prix public : 2999.99€ promo à 2099.99€

 

MSI P65 Creator 8SF

Présentation

L’engin est livré dans une boite blanche comprenant un gros bloc d’alimentation, le câble secteur et la machine. Le tout est parfaitement emballé et l’ensemble respire d’emblée un haut niveau de qualité.

MSI P65 Creator 8SF

L’alimentation livrée est relativement compacte avec un bloc qui mesure 15 cm de long pour 7.5 cm de large et 3 cm d’épaisseur. Il propose un câble de 1.5 mètre souple qui alimente le portable avec une prise coudée.

MSI P65 Creator 8SFMSI P65 Creator 8SF

L’alimentation est signée Chicony, il s’agit d’un modèle qui délivre 230 watts en 19.5 volts en 11.8w. Elle est alimentée via une prise tripolaire très calssique. Le PC en lui même est construit de manière assez originale. La carte mère est enfermée dans un sandwich de deux morceaux d’aluminium qui viennent la protéger.

MSI P65 Creator 8SF

Cela lui confère d’emblée une solidité et une finition impressionnantes. Tout, ou presque, est réalisé dans ce métal. Le dos de l’écran comme le bas du châssis servent ainsi de sarcophage aux autres éléments. Seule la façade de la dalle 15.6″ est en ABS argenté. Cela permet à MSI de proposer une dalle aux bordures très fines mais n’empêche pas l’engin de proposer une résistance exemplaire.

MSI P65 Creator 8SF

A l’usage, l’ouverture ou la fermeture de la machine ne provoque pas de distorsion de l’écran qui reste toujours solidement accroché à une charnière ferme et souple. Ferme parce qu’elle ne bouge pas une fois ouverte suivant un angle précis. Souple parce que l’ouverture du capot peut se faire sans soucis d’une seule main, sans retenir le reste de la machine. Du reste un petit ergot placé au dessus de la webcam facilite cette opération. Le châssis métallique structure l’ensemble de la machine qui ne se déforme jamais, ni au centre de son clavier, ni ailleurs. Le seul endroit qui laisse sentir une légère souplesse, toute relative, se situe à côté du bouton de démarrage en haut de la partie centrale du PC, là où un jeu d’un demi millimètre se négocie en appuyant, vraiment, très fort.

MSI P65 Creator 8SF

Une série de minuscules trous percés dans l’aluminium, sous l’écran et au dessus du clavier, permet à l’engin de mieux s’aérer mais également de diffuser le son de ses haut parleurs médiums et aigus. Cet ensemble de métal et les dimensions de l’engin se ressentent sur son poids global. On est loin des portables 15.6″ d’il y a quelques années cependant. Avec 1.88 Kg sur la balance, le MSI reste un poids plume sur ce secteur, surtout au vu de ses performances. Sa largeur de 35.7 cm ne lui permet apparemment pas d’intégrer de pavé numérique, c’est comme toujours le prix à payer pour un engin moins large et plus facile à transporter.

MSI P65 Creator 8SF

Connectique

La connectique du 15.6″ est presque un sans fautes, c’est en tout cas un véritable allié pour cet engin au quotidien. Le gros point fort de celle-ci est sans doute la triple sortie écran qui permet de se sortir de toutes les situations. Avec ce dispositif et l’écran de la machine il est possible de s’installer un poste de travail triple écran très simplement. C’est clairement du luxe, c’est clairement peu portable, mais c’est un vrai bonheur de déployer une installation de ce type pour travailler avec cet engin. Notamment parce que les capacités de la machine incitent à des usages lourds et complexes, de l’édition vidéo à la retouche photo en passant par de la création 3D.

MSI P65 Creator 8SF

La prise HDMI 2.0 et le Mini Display Port font leur travail d’affichage UltraHD 60 Hz sans problème et la prise Thunderbolt 3.0 permet également de déporter un affichage UltraHD. Le tout fonctionne de manière ultra confortable pour proposer une connexion à la majorité des écrans modernes. Ces trois prises sont situées sur la tranche droite de l’appareil et assez bas sur la coque puisque des ouïes d’aération sont placées en haut de l’engin. Avec ce type d’installation, l’usage en mode sédentaire est donc rapidement un problème pour l’utilisation d’une souris si vous êtes droitier. La solution est alors souvent dans le rehaut du portable pour profiter d’un écran bien placé et le recours à un clavier et une souris en USB.

La présence d’un port USB Type-C Thunderbolt 3.0 est un apport excellent à l’usage. En branchant un seul câble lui même connecté à un hub dédié on peut transformer ce poste mobile en véritable station de travail sédentaire : L’appareil va alors pouvoir se recharger, se connecter au réseau filaire en Gigabit, piloter des périphériques USB et étendre son affichage. Un ajout parfait pour qui cherche une machine fonctionnant de poste à poste rapidement.

Sur le côté droit, on retrouve également le jack d’alimentation et un premier port USB 3.1 Type-A. La prise courbée en provenance du bloc d’alim permet de ne pas être dérangé par le câble qui circule directement vers l’arrière de l’engin. Pour la même raison d’encombrement de la zone d’utilisation d’une éventuelle souris, la prise USB située tout en bas à droite sera à réserver pour une nano clé USB.

MSI P65 Creator 8SF

De l’autre côté à gauche on retrouve trois autres ports avec un Ethernet Gigabit, deux USB 3.1 Type-A bien espacés et les deux prises audio 3.5 mm séparées qui permettent de brancher casque et micro. Ces prises sont plaquées or, même si je ne sais pas si cela apporte quoi que ce soit à la qualité du traitement audio de l’engin.

MSI P65 Creator 8SF

MSI n’a pas trouvé la place de glisser un lecteur de cartes SDXC dans l’appareil. Ce qui, selon moi, aurait été un vrai plus. Avec ses ressources graphiques importantes et son écran sRVB, ce portable est un terrain de jeu d’images et développer des photos avec est un vrai plaisir. Un ajout de ce type aurait pu intéresser un large public et même si le recours à une solution USB 3.1 est possible, avoir ce type de lecteur dans le châssis reste un vrai plus. MSI est conscient que son portable peut faire des envieux et propose donc une prise antivol type Kensington Lock taillée directement dans le châssis en aluminium.

MSI P65 Creator 8SF

Clavier et pavé tactile

Le clavier est un point fort du MSI P65 Creator, si il est de type chiclet, c’est dans une version haut de gamme de ce type de configuration. Il propose des touches très lisibles et au rétro éclairage blanc sur fond noir très efficace.

MSI P65 Creator 8SF

La course des touches est correcte et la rigidité de l’ensemble est un sans faute. Comme sur le MSI Bravo 15, la marque n’emploie pas toutes les touches fléchées pour créer un ensemble de raccourcis de fonctions. Certaines permettent d’activer le mode avion ou la mise en veille, de désactiver le pavé tactile ou de mettre l’écran en pause. Le reste de ces fonctions annexes sont déportées sur des combinaisons avec les touches fléchées et autres.

MSI P65 Creator 8SF

La frappe est un vrai régal et l’ensemble permet une excellente prise en main. On trouve ses repères immédiatement même si il m’a fallu un peu de temps pour m’habituer à la police choisie par la marque. La lisibilité n’est pas en cause mais l’ensemble à parfois recours  à des choix perturbants.

MSI P65 Creator 8SF

C’est surtout lié au fait que les raccourcis liés à la touche Alt Gr sont complexifiés par l’apparition d’une touche “<>” située tout de suite à droite de la barre espace. Attraper un symbole @ se transforme ainsi très souvent en un “<à” ce qui pose quelques soucis quand ce caractère fait partie de vos routines de mot de passe. Il faut donc se discipliner et penser à décaler son pouce gauche d’un cran après la barre espace pour attraper cette fameuses touche Alt Gr. Pour le reste, ce clavier est un véritable bonheur à l’emploi.

MSI P65 Creator 8SF

Le pavé tactile est large, très large, ce qui convient bien dans une situation de double écran par exemple. Pour présenter un projet avec un vidéo projecteur ou simplement pour naviguer rapidement sans relever sans cesse son doigt de sa surface. C’est également très agréable pour les divers gestes liées à l’utilisation de Windows. On peut poser sans problèmes tous ses doigts sur la surface et avoir encore de la place pour un glissement. Légèrement renfoncé dans le châssis, le pavé délimite la fin de sa course de manière évidente et on n’a pas besoin d’y jeter un oeil pour le manipuler. La glisse est juste parfaite pour avoir des gestes fluides et agréables.

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Les deux boutons sont accessibles en bas de la zone tactile. Il faut exercer une pression assez significative pour enfoncer le pavé jusqu’au clic mais le déclenchement est suffisamment bien marqué pour être évident. Le petit lecteur d’empreintes intégré fait très classiquement son travail.

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Affichage

L’écran du MSI P65 Creator est un 15.6″ FullHD équipé d’une très belle dalle IPS calibrée très finement. La marque annonce un traitement colorimétrique 100% sRGB et il est vrai que la dalle est d’une justesse impressionnante. Pour une fois, je peux en goûter tous les avantages en l’associant à mes écrans de travail habituels. avec les deux sorties HDMI et MiniDisplayPort pour une utilisation triple écran, je retrouve un confort parfait pour une utilisation graphique et multimédia.

La luminosité est excellente et sa gestion est agréable avec des niveaux de luminosité bas qui ne tirent pas le blanc de l’écran vers une teinte plus colorée. Si à la première utilisation l’écran est un peu teinté de rouge, l’utilitaire MSI Creator permet de régler cela en quelques clics pour retrouver un écran parfaitement calibré. 

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Sous un logiciel de retouche photo comme Affinity Photo, la qualité de l’affichage 15.6″ est un vrai bonheur. Le traitement d’images RAW issues d’un Reflex numérique est d’une justesse impressionnante et si l’ensemble du traitement est évidemment magnifié par la vitesse de traitement de l’ensemble, la justesse des couleurs se ressent immédiatement. A l’affichage d’une image sombre, aucune fuite de lumière n’est détectée et l’homogénéité globale de l’image reste toujours solide.

Je regrette juste parfois la profondeur du noir qui est peut être moins flatteuse que sur d’autres machines. C’est vraisemblablement dû au fait que l’engin est protégé par une dalle matte et non brillante. Cette différence est subtile et cela n’est pas vraiment dérangeant en usage graphique mais se ressent plus lors d’usages multimédia dans un environnement global très sombre.

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La dalle matte absorbe très bien les spots lumineux

Le point positif de cette dalle non brillante est une utilisation possible en zone très lumineuse. La luminosité est excellente et le traitement mat, sans être miraculeux bien sûr, permet une lecture agréable. Les angles de vue de la dalle IPS sont excellents, au bout des 178° promis par cette technologie, la lisibilité et la luminosité de l’ensemble restent parfaits. Même sur les angles haut et bas, cela permet une utilisation de la machine dans tous les cas de figures.

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Accessoires et son

Si la webcam du MSI P65 Creator est totalement quelconque, un simple modèle “720p” classique, la partie audio est plutôt bonne et l’ensemble propose un bon rendu global. Les constructeurs continuent de penser que les personnes exploitant ce type de périphériques préfèrent exploiter ceux de leurs smartphones bien plus évolués. Qu’il est préférable donc de limiter l’investissement dans ces postes. Peut être que la nouvelle génération de machines amènera une nouvelle tendance sur ce point précis, le confinement ayant montré l’intérêt de la visio-conférence sur PC pour beaucoup d’utilisateurs.

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La partie son est assez classique mais profite d’un excellent placement. Le rendu est très  correct même si on ressent parfois un manque assez net de basses en mobilité. La raison est assez simple, le dispositif de basses est situé sous l’engin et il a été pensé pour résonner contre un support. Si vous surélevez la machine pour la mettre en station debout ou sur un support ventilé par  exemple, les basses sonnent dans le “vide”. En usage classique sur un bureau, c’est beaucoup plus confortable et l’ensemble est alors moins métallique. Les médiums et les aigus sortent directement sous l’écran. Si l’ensemble manque évidemment de profondeur, on est sur une solution efficace et bien pensée. C’est souvent parfait pour un usage classique comme lecteur multimédia. Films et séries proposent des dialogues très compréhensibles et les jeux sont bien gérés. Mais les amoureux de musique feront sans doute appel à un casque audio ou une sortie sur des enceintes pour profiter au mieux de leurs albums préférés.

La gestion sonore proposée par le système Nahimic 3 de MSI propose un effet Surround “7.1” virtuel. Une solution de spatialisation surtout efficace pour un usage ludique. Elle fait relativement bien son travail avec une précision dans le positionnement audio parfois assez bluffante. Cela reste tout de même un système audio de portable classique. Largement perfectible avec un simple dispositif audio un peu plus évolué proposant plus d’espace pour embarquer des haut-parleurs plus imposants. 

Pour le reste, la sortie son fait un très bon travail technique, le jack n’émet aucun son parasite, pas de souffle ni de masse, le rendu peut être exploité sur un amplificateur sans soucis.

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Wifi et Bluetooth 

Le Wifi embarqué est un 802.11ac classique en 2×2 MIMO. Malheureusement, je pense que le châssis métallique doit quelque peu limiter son signal. En test pratique, connecté à un routeur Wifi6, l’appareil ne dépasse pas les 500 Mbit/s dans le meilleur des cas en réception et reste plafonné  à 639 Mbit/s en émission. C’est très bien mais beaucoup moins que d’autres appareils au même format wifi. La sortie de veille est immédiate avec une accroche réseau instantanée et la stabilité et excellente lorsque l’on déplace l’appareil, que ce soit en  2.5 ou en 5 GHz.

Le Bluetooth 5.0 fonctionne parfaitement avec une détection rapide et des fonctionnalités classiques pour ce type d’appareil.

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Performances

Le processeur embarqué est un Intel Core i7-8750H, une puce de génération Coffee Lake déployée sur 6 coeurs et 12 threads. Cette solution, cadencée de 2.2 à 4.1 GHz, embarque 9 Mo de mémoire cache et fonctionne dans un TDP de 45 watts. Un processeur qui offre à la machine une réactivité impressionnante sur tous les tableaux. Le circuit graphique intégré est un Intel UHD 630 cadencé de 350 à 1.1 Ghz. Il est performant en usage modéré et permet de ne pas réveiller la ventilation outre mesure pour tous les programmes classiques : traitement de texte, web, vidéo… La partie graphique de la puce Intel est a même de prendre en charge une majorité d’usages avec beaucoup de confort.

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Le MSI P65 Creator embarque 32 Go de mémoire vive DDR4 sur deux slots de mémoire vive en double canal, ce qui offre évidemment beaucoup de  souplesse à l’utilisation. Le portable réagit au doigt et à l’oeil à toutes les sollicitations. Peut importe le nombre d’onglets ouverts, peut importe le nombre de programme ouverts, l’engin encaisse encore et encore toutes les demandes. Avec un logiciel de retouche photo, un traitement de texte, une session Internet avec des dizaines d’onglets et des outils de veille divers en parallèle, la machine ne semble pas plus encombrée que cela. Toutes ces opérations se passent dans une fluidité parfaite et on peut ainsi naviguer de programme en programme sans aucun contre temps. 

La partie stockage est confiée à un SSD PCIe NVMe x2 de 512 Go signé Toshiba, un KBG30ZMV512G. Ce n’est clairement pas le SSD NVMe le plus rapide du marché mais il suffit à sa tâche. On aurait pu espérer un meilleur choix pour une machine de ce niveau de prix de la part de MSI mais cela reste un SSD parfaitement exploitable et on pourra recourir à une solution externe en USB 3.0 ou en Thunderbolt pour plus d’espace de stockage rapide. Petits bémols sur le conditionnement du stockage par contre, la configuration de l’engin semble avoir forcé MSI à placer les slots M.2 sous la carte mère. Il sont donc inaccessibles facilement pour l’utilisateur. Si, en théorie, on peut changer les 512 Go de base pour un stockage plus grand, en pratique, l’opération sera réservée à des utilisateurs aguerris. Le MSI P65 Creator propose la possibilité d’ajouter un second stockage interne en NVMe également avec exactement les mêmes contraintes techniques.

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Le point qui enfonce le clou d’un point de vue performances, c’est sans conteste le chipset graphique Nvidia RTX 2070 MaxQ. Un circuit qui embarque 8 Go de mémoire dédiée au format GDDR5 et propose une utilisation quasiment miraculeuse. Sous Handbrake, en exploitant NVenc comme moteur d’encodage, mon fichier de test en UltraHD de 10 minutes en H.265 passé en FullHD ne met que 2 minutes et 27 secondes a être traité.

En traitement photo c’est un allié absolument incroyable. Le circuit de Nvidia prend le relais des tâches les plus lourdes et accélère leur traitement. En montage vidéo, le duo processeur Intel et circuit graphique RTX font également des miracles. Non seulement les transitions classiques, les effets et la colorimétrie sont calculés de manière fluide en temps réel mais les vitesses de rendus exploitant NVenc sont absolument incroyables.

Trois fois la même vidéo. Le film original d’abord puis une version ralentie à 20% de sa vitesse originale sans modifications. La troisième partie montre le travail effectué par DaVinci Resolve Studio et ses effets Optical Flow et Speedwrap pour améliorer le ralentissement.

Sous DaVinci Resolve, j’ai pu effectuer des tâches prises en charge par la puce Nvidia RTX 2070 et ainsi mettre à l’épreuve des performances d’accélération graphiques spécifiques. Comme, par exemple, la réalisation d’un ralenti logiciel visible ci-dessus avec l’utilisation des effets Optical Flow et SpeedWarp de la version Studio du logiciel. Ces effets servent à compenser le changement du nombre d’image par seconde d’un clip vidéo que l’on veut ralentir artificiellement. C’est une fonction assez impressionnante et extrêmement gourmande en ressources puisque le programme doit inventer les images manquantes entre les images réelles. Ces calculs sont lourds et il est impossible d’avoir un rendu en temps réel du résultat. Pour vérifier que les réglages choisis sont les bons, il faut recourir à une exportation de sa vidéo sur un segment. Ce qui peut s’avérer extrêmement gourmand en temps de calcul.

Si l’exportation en FullHD du film d’origine comme le ralenti saccadé à 6 images seconde se font très rapidement avec un rendu à plus de 45 images par seconde, la seconde partie où le logiciel “invente” des images supplémentaires pour générer une vidéo fluide et agréable. Le rendu chute alors à  5.5 images par seconde. Même avec cette machine haut de gamme. Pour vous donner une idée, mon PC Core i7 de quatrième génération avec une GeForce GTX 1050 qui me sert au quotidien pour le blog met largement plus d’une seconde par image pour le même travail… Imaginez le temps nécessaire pour calculer une seule seconde de vidéo à 29 images par seconde dans ces conditions…

D’autres opérations sont accélérées par la puce graphique: Notamment le tracking d’objets pour flouter un élément ou en faire disparaitre un autre. Mais également l’analyse de visage. Une fonction qui permet de repérer un ou plusieurs visages dans une vidéo, de le suivre et de lui appliquer des filtres dédiés. Par exemple pour mieux l’éclairer ou le rendre plus lisible à l’image. C’est typiquement un outil qui va permettre de faire ressortir une émotion dans une scène d’anniversaire où la seule lumière des bougies est disponible pour éclairer un visage d’enfant. Ces fonctions spécifiques sont prises en charge de manière spectaculaire avec un traitement trois à cinq fois plus rapide que sur ma solution classique. La GeForce RTX 2070 MaxQ prenant en charge une majorité des calculs d’analyse et de traitement graphiques à elle seule.

handbrake

Les opérations plus classiques d’exportation en H.264 ou h.265 via le codec NVenc sont accélérées de manière incroyables par la partie graphique. C’est une vitesse de rendu qui permet de tâtonner et de concevoir, d’expérimenter et de produire sans avoir à se soucier d’un temps de traitement trop long. 

Affinity Photo

Les autres usages, que ce soit en 3D sous Blender ou Fusion 360, en impression 3D avec Cura ou sous un logiciel de retouche photo comme celui de Affinity, sont très bien pris en charge avec un traitement parfait de toutes les fonctions. Entre l’affichage, les rendus, le calcul d’une impression 3D ou la gestion de fichiers RAW, tout est parfaitement maitrisé par le trio processeur, mémoire vive et carte graphique. 

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Comme outil de travail, le MSI P65 Creator est un instrument redoutable et depuis une petite semaine que je l’emploie, je n’ai pas réussi à lui trouver de défaut d’un point de vue performances. Je n’ai pas encore exploré toutes ses possibilités, notamment en jeu, mais le tour que j’ai pu en faire me donne une impression à chaque fois plus surprenante de solidité d’usage et de capacités. Je n’ai pas vraiment eu le temps de jouer à vrai dire, mais j’ai pu lancer des tests variés pour vous donner une idée des possibilités offertes par la machine. En gros, la chose à retenir est la possibilité systématique d’obtenir un excellent rendu graphique sur Haut ou Ultra en FullHD dépassant quasiment toujours les 60 images par seconde. 

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J’ai lancé plusieurs titres mais je n’ai pas grand chose à dire en terme de ressenti faute de temps. Les titres sont tous très fluides et les scores obtenus excellents. J’aurais aimé avoir plus de temps pour vous évoquer le plaisir de découvrir, voir de  redécouvrir certains titres en mode ultra avec une fluidité que je n’avais pas connue en mode normal.

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Malheureusement mon calendrier en a décidé autrement et la peur de voir la promo disparaitre sur cet engin entre le moment où je commence à rédiger et le moment où je publie m’a empêché de m’appesantir trop sur chacun de ces jeux. Que dire ? Tout est fluide, tout est impressionnant. 

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Des jeux qui hoquettent en FullHD d’habitude sur mon PC sont gérés ici avec une maestria impressionnante. Un des titre les plus exigeants comme Anno 1800 qui demande à la fois beaucoup de ressources mémoire, beaucoup de capacité de calcul processeur et un excellent moteur graphique pour peu que votre partie sauvegardée soit bien avancée devient ultra-fluide en détail élevés. Ce qui rend le jeu presque magique à re-explorer.

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Les titres récents acceptent sans broncher  des traitements graphiques très élevés et montrent toute l’étendue de leur immersion. C’est très agréable et parfaitement jouable de bout en bout. Même si la machine est estampillée “Creator”, ce monstre de MSI se révèle être un vrai engin de jeu.

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Un cas un peu particulier me fera surement revenir sur un élément particulier de ce que propose cet engin et son système graphique GeForce RTX. Le  jeu Control propose en effet des effets particuliers comme le Raytracing en temps réel ou le recours au DLSS. Ce sera pour moi dans le futur un bon moyen de vous parler de ces technologies. Si la première est surtout graphique et pas forcément indispensable, elle ajoute de la profondeur dans les univers de jeux. La seconde par contre est un vrai sujet, le DLSS, je vous en ai déjà parlé, est à mon avis l ‘aube d’une vraie révolution dans l’industrie graphique du jeu vidéo.

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Bruit, chauffe et Throttle

Le MSI P65 Creator est un engin à la fois puissant et fin, le revers de la médaille de ce tour de force est que la machine doit extraire d’une manière ou d’une autre les watts dégagés par ses composants. Pas moins de 3 ventilateurs sont donc disposés dans son châssis qui est lui même percé de 4 ouïes d’aération. Deux sur les côtés, deux à l’arrière.

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L’aspiration est faite par la partie inférieure de la machine qui propose une très fine grille laissant passer de l’air frais. Décollé de son support par des pieds anti-dérapant, le 15.6″ propose ainsi une circulation intérieure classique avec circulation d’air frais pour absorber la chaleur transportée jusqu’aux ailettes en face des ouïes d’extraction. Ce circuit classique permet d’évacuer efficacement la chaleur.

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Le châssis en aluminium assure sa part de travail et la machine reste à des températures tout à fait convenables. L’engin ne met en marche sa ventilation à haut régime qu’aux moments de fortes demandes techniques. Lors de rendus graphiques lourds ou avec la combinaison de plusieurs filtres et traitement en temps réel en vidéo. Le recours à cette ventilation est également très rapide lors de sessions de jeu et on entend clairement le système monter en puissance.

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Cela se traduit par un bruit qui va crescendo pour atteindre un niveau assez important sans être assourdissant. Les trois ventilateurs fonctionnent de concert et s’adaptent en fonction des besoins de l’engin. Ainsi, après un démarrage classique sous Windows, la machine est quasi inaudible. Les  deux principaux ventilateurs ne tournant qu’à faible régime. Cela sera la norme pour toute la durée d’une session classique : bureautique et web ne demandent pas spécialement de recours à ces ventilateurs.

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Lorsque l’on lance une session de retouche photo, la machine ne réagit pas spécialement non plus. C’est l’accumulation d’ordres lourds qui vont forcer le recours à une ventilation importante. En jeu 3D, en rendu vidéo, lorsqu’on sollicite au maximum les performances de l’engin, on entend la ventilation monter en puissance. Et c’est en dernier recours que le troisième ventilateur, plus petit, se met en marche.  C’est ce dernier le plus dérangeant au final car c’est le plus aigu et le bruit qu’il génère passe par dessus celui des autres ventilateurs.

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En usage léger, la machine est remarquablement silencieuse

Vous pouvez forcer, par un système de profils, le MSI P65 Creator a ne pas aller puiser trop haut en ressources et, du coup, à ne pas mettre sa ventilation en marche outre mesure. Cela affectera le champ de performances maximal de l’engin mais ne sera en général pas du tout problématique.

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Sollicitée par des calculs lourds, l’engin se fait plus entendre

Le passage d’un mode à l’autre se fait au travers d’une interface proposée par MSI et c’est assez pratique pour pouvoir faire une session de travail au calme, dans le salon, sans avoir une ventilation qui se réveille d’un coup parce qu’une mise à jour de Windows se lance en arrière plan par exemple.

P65 Creator

Lancé à 100% de ses performances, l’engin Throttle. Ce n’est pas surprenant, cette capacité qu’ont les composants à diminuer leur vitesse pour ne pas rentrer en surchauffe est assez logique. Il faut tout de même faire la part des choses techniquement. D’abord, ce type de demande est finalement très rare, c’est typiquement le cas lors d’un calcul de rendu 3D ou une exportation vidéo. Monopoliser toutes les performances d’un engin de ce type n’est pas à la portée du premier logiciel venu. C’est ensuite rarement sur une longue période. L’engin peut être sollicité de cette manière et ne pas délivrer toutes ses performances en se limitant qu’à 80% de celles-ci… mais c’est au final assez rare.

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Enfin et surtout, ce n’est pas dérangeant ! Cette baisse de performances ne se sent pas en pratique. Notamment en jeu, le compte d’images par seconde est toujours excellent et si la machine baisse de capacités entre les premières secondes où on lance sa partie et quelques minutes plus tard, cela reste toujours pour proposer une excellente performance globale. Les mesures effectuées dans les tests ci-dessus montrent les capacités de l’engin en prenant compte de cette problématique.

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Températures relevées après un stress test de 30 minutes

D’un point de vue confort d’usage, les températures relevées sont parfois problématiques, surtout en utilisation hyper intensive. Dans les pires conditions, lors d’un stress test total poussant à la fois les performances de la partie graphique et du processeur, scénario hautement improbable hormis dans un usage théorique, la machine chauffe. Beaucoup. A noter toutefois qu’a la fin d’un rendu vidéo par exemple, on peut retrouver des températures qui redescendent rapidement à mesure que la ventilation fait son travail. 

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Après une session d’une heure de jeu 3D

En pratique, lors d’usages réels, le clavier est beaucoup plus tiède. Ce n’est pas équivalent à un clavier externe, évidemment, mais c’est en tout cas tout à fait exploitable. On peut donc jouer, faire de la retouche ou du montage, sans avoir de gène particulière à l’usage. J’ai néanmoins rapidement pris le pli d’utiliser ce portable de manière différente pour travailler. Branché à deux écrans externes avec un clavier et une souris pilotés en USB. Dans ce mode de fonctionnement le MSI P65 Creator propose évidemment le meilleur de lui même avec un excellent confort. C’est un modèle d’usage sédentaire qui colle bien avec ses capacités.

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En usage léger, surf, bureautique et vidéo

Car il ne faut pas se leurrer et on va y venir dans un instant, la machine n’assume pas bien ses compétences de calcul maximales en mobilité. La consommation demandée est trop importante pour pouvoir imaginer de profiter de toutes les capacités de l’engin hors secteur. Du coup, imaginer un usage sédentaire complet pour profiter aux mieux des performances des composants une fois de retour à son bureau est une évidence.

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En usage plus léger, c’est un portable comme un autre, il ne fait pas de bruit et ne chauffe pas. On peut donc pianoter sans soucis avec un engin discret et agréable, hyper réactif et rarement audible.

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Autonomie

La batterie embarquée est une 5380 mAh en 15.2 volts et 25 Wh. Un modèle qui occupe une bonne partie de l’espace disponible dans l’engin, sous la partie clavier. 

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Cette batterie est fixée au châssis avec un branchement amovible sur la carte mère. Il sera donc possible de la changer d’ici quelques années quand elle aura perdu en performances.

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Le MSI P65 Creator n’est pas un portable conçu pour proposer une autonomie spectaculaire hors secteur. L’engin n’assumera évidemment pas ses performances maximales très longtemps. Il faut une petite heure pour que la batterie alerte l’utilisateur qu’elle va rendre l’âme en jeu en mobilité. Cela donnera probablement un résultat identique si vous tentez de faire un rendu vidéo loin d’une prise. Si il est possible d’exploiter cette possibilité, l’engin n’est clairement pas fait pour cela.

En autonomie plus classique, avec un usage web sur plusieurs onglets, Wifi allumé et luminosité à 80%, l’engin atteint presque 6 heures d’usage. Un score identique à ce que propose le MSI P65 Creator 8SF en lecture vidéo avec wifi coupé, écran à 60% de luminosité et casque branché. C’est encore peu par rapport à des ultrabooks qui atteignent désormais 15 heures d’autonomie mais cela reste correct pour une machine offrant ces possibilités de calcul. Cela veut dire que l’on pourra travailler confortablement pendant un voyage en TGV ou regarder une série loin d’une prise de courant sans problème. Avec le gros avantage de se retrouver équipé d’un monstre de performances une fois arrivé à destination.

MSI P65 Creator 8SF

En usage très léger, c’est à dire en traitement de texte sans Wifi, l’engin peut atteindre les 8H30 d’utilisation. C’est correct, très correct pour une machine de ce calibre. Avec son poids de 1.88 Kg et son épaisseur limitée à 1.7 cm, le MSI P65 Creator reste un engin confortable et exploitable dans cette optique.

MSI P65 Creator 8SF

Conclusion

Le MSI P65 Creator dans cette version “8SF” est un engin étonnant. Il n’est pas dénué de défauts et a déjà été remplacé par une version plus récente, ce qui explique en bonne partie la réduction proposée par la marque aujourd’hui. A 2099€, j’ai bien conscience qu’il ne s’agit pas  d’un engin classique sur le Blog. Ses dimensions sont importantes même si il s’agit d’un engin qui reprend l’enveloppe des premiers 14″ croisés sur Blogeee et Minimachines… en moins épais. Mais son prix est élevé malgré tout. Si de nouveaux “P65 9xx” sont sortis ensuite avec un Core de neuvième génération, toujours avec 32 Go de mémoire vive et 1 To de stockage accompagné encore une fois  d’une GeForce RTX 2070 MaxQ, il ont été proposés à un tarif 1000€ plus élevé. MSI va sans doute proposer des versions de cet engin sous un Core de dixième génération, peut être avec plus de stockage et les machines qui en découleront seront sans doute plus intéressantes encore… Mais toujours aussi inabordables financièrement pour beaucoup.

A 2100€, j’ai bien conscience que ce petit monstre est hors de portée. Mais cela reste un excellent témoignage d’où en est arrivé le marché du portable. Une maîtrise impressionnante des capacités offertes par Intel et Nvidia permettant de tout faire avec un poste vraiment mobile. Rares seront les programmes que ce type d’engin ne saura pas gérer avec brio. Acheter un portable de ce type, capable de remplacer,  c’est ouvrir une porte vers tous les usages d’un PC moderne dans une totale mobilité. Et pour longtemps

Pour ma part, ce portable a réveillé mon envie d’évolution et je profiterai sûrement des vacances qui viennent pour mettre à jour ma station de tous les jours.

Portable créateur 15.6″ MSI P65 Creator 8SF i7-8750H 32/512Go RTX 2070 8Go

Portable 15.6″ FullHD IPS Bords minces – dalle mate – TrueColor – Core i7-8750H – 32 Go DDR4 – 512 Go SSD NVMe – GeForce RTX 2070 Max-Q 8Go GDDR6 – 1 HDMI – Mini DisplayPort – Thunderbolt 3 – Ethernet Gigabit – 3 x USB 3.1 – Entrée et sortie audio jack séparés – clavier AZERTY rétro éclairé blanc – Lecteur d’empreintes – Wifi5 + Bluetooth 5.0 – 8 heures d’autonomie – HiRes Audio – 357.7 x 17.9 x 247.7 mm – 1.88 Kg.

Vendu par RueDuCommerce
Stock : France

Dispo à 2099.99€

MSI P65 Creator : un portable impressionnant sous GeForce 2070 MaxQ © MiniMachines.net. 2020.

Tiger Lake, la 11e gen d’Intel se dévoile avec quelques surprises

Intel a donc détaillé sa toute nouvelle architecture Tiger Lake, celle qui anime ses puces Core de onzième génération. De nouveaux processeurs à destination des portables. Une annonce technique accompagnée d’une nouvelle évolutin du marketing  de la marque. Le Project Athena, lancé pour aligner les constructeurs autour de solutions Intel, est abandonné au profit d’une nouvelle formule . Un label “Evo” va venir reprendre le flambeau. 

Intel Evo

 

La naissance d’EVO

Le Project Athena, on s’en souvient, c’est un aiguillage mis en place par Intel pour influer sur le fonctionnement des constructeurs. La marque avait fait la même chose avec les ultrabooks avec beaucoup de succès. En gros, il s’agit d’une gare de triage, les ultraportables se présentent face à un physionomistes qui leur dit quelle voie prendre. Si les machines proposent une autonomie suffisante, des performances adaptées, une certaine épaisseur et une certaine connectique, alors ce sont des machines qui sont validées et peuvent entrer sur la voie “Project Athena”. Si elles sont trop épaisses, si elles n’ont pas la bonne autonomie ni les bons connecteurs, elles ne pourront pas s’y diriger.

Opportunément, et c’est ma foi très logique, la voie “Project Athena” était conditionnée à la présence d’un processeur Intel. L’emploi d’un processeur Intel Core à basse consommation pour obtenir l’autonomie demandée. La présence obligatoire d’un Thunderbolt 3.0 et autres détails techniques faisaient que le Project Athena était une voie réservée aux puces de la marque. Une manière de pousser les constructeurs à ne pas lorgner chez la concurrence Qualcomm et AMD.

EVO Tiger Lake

En contrepartie, Intel aidait au financement du marketing de votre machine, cofinançait vos campagnes de pub et vous prenait même sous son aile pour vous accompagner dans le développement optimal de votre PC à grand renfort d’ingénieurs. Et ça a marché. Du moins en partie. Parce que le grand public n’a jamais vraiment compris la démarche et que je n’ai vu nulle part de PC portable étaler sur sa boite ou sa carcasse qu’il faisait partie de la grande famille des PC Project Athena. trop complexe, trop difficile à mettre en avant, la partie grand public du projet lancé en 2019 n’a pas vraiment fonctionné. Du moins pas aussi bien que les rouleaux compresseurs publicitaires qui ont été les solutions “Centrino” ou “Ultrabook”.

Intel a donc décidé de transformer Project Athena en un nouveau label : Evo. Avec ce nouveau guide, Intel veut conserver la même philosophie et assure vouloir garantir aux clients un nouvel ensemble de KEI. Un acronyme pour Key Experience Indicators. Des points qui définissent en partie ce dont la machine sera capable. On pourrait croire que Evo revient au même que Project Athena mais il y a quelques subtiles différences. Le Label Evo ne s’arrêtera pas qu’à une demande théorique pour être attribué, il faudra passer par la case pratique pour être pris en compte.

EVO Tiger Lake

Si pour les Ultrabooks ou Athena, il suffisait que les constructeurs jurent sur la tête de leurs milliampères que leurs engins allaient tenir 16 heures en autonomie, avec le Label Evo il faudra mesurer ce résultat. Intel veut du concret, la marque s’étant sans doute rendu compte de l’énorme différence entre les annonces de certains constructeurs et la pratique. Les fameuses autonomies de laboratoire qui ne correspondent à rien en pratique. Facile de tenir 16 heures devant une machine déconnectée de tout réseau, avec une luminosité à 20%, en n’utilisant qu’un bloc note avec le vent dans le dos. C’est autre chose quand le client final se rend compte qu’il tourne plutôt à 8 heures d’autonomie une fois repassé en conditions réelles.

Intel veut tout mesurer et faire de son Label Evo un label de confiance. Un truc sur lequel on pourra compter pour acheter une machine sérieuse. Si des détails techniques sont donc toujours de la partie avec une finesse à atteindre, une certaine luminosité de la dalle ou des pré-requis en mémoire vive et en stockage…. Il faudra également montrer patte blanche en autonomie, en réactivité au retour de veille et autres. 

Tiger Lake PC

C’est également un moyen pratique de conditionner Evo à Intel et donc de conditionner des ventes équipées en processeurs Tiger Lake. Pour que le label soit validé, il faut bien sûr employer une puce Intel Core de onzième génération. C’est elle qui donnera certains précieux sésames pour valider des points importants comme du Wifi6 et du Thunderbolt 4… Evidemment, pour les constructeurs le challenge est plus difficile mais tous semblent avoir répondu à l’appel. Plus de 150 designs sont déjà en chantier, HP, Lenovo, Acer, Asus, Dynabook, MSI, LG, Razer, Samsung… toute la planète va sortir des machines qui auront droit à l’appellation Evo.

Mais plus que l’annonce d’Evo, c’est bien sa onzième génération de puces qu’Intel a mis en avant.

Tiger Lake

Intel Tiger Lake : 9 processeurs, du 10 nanomètres et un nouveau circuit graphique

Intel a le feu aux connecteurs. AMD a le vent en poupe avec des puces haut de gamme qui font l’actualité ces derniers mois. Assez pour que de nombreux constructeurs sortent de leur léthargie et se penchent, enfin, sur les nouveaux Ryzen en proposant des alternatives au “tout Core” que l’on a eu pendant des années.

Tiger Lake

La réaction d’Intel était donc attendue et, loin des débats stériles sur la finesse de gravure ou autre qui n’intéressent pas le grand public, elle est assez intéressante. Il faut bien comprendre qu’un acheteur de portable n’a aucune idée, en général, de la composition de sa machine. Il suffit d’aller traîner dans les rayons info d’un distributeur comme Darty, Fnac ou Boulanger pour s’en rendre compte. Au mieux, ils feront confiance à un ami qui les aura guidé vers une machine, au pire ils choisiront suivant les promos. L’offre et pléthorique, les technologies sont complexes et beaucoup beaucoup d’acheteurs se rattachent aux branches qu’ils peuvent encore trouver.

En général ce sont la marque du PC, la marque du processeur1, le nombre de “gigots” de mémoire vive et de “téo” de stockage. Le reste ? Cela passe souvent à l’As.

L’idée d’Intel avec Tiger Lake c’est de proposer une nouvelle donne. Un processeur parfaitement à l’aise avec les usages du quotidien. Une puce taillé non pas pour l’exceptionnel mais bien pour la pratique du PC. Une des phrases fortes de la présentation d’Intel est très facile à comprendre : Nous sommes les meilleurs dans tout ce que vous faites au quotidien avec votre PC. Voilà ce que dit en substance la marque au marché. Cela pourrait passer pour un aveu de faiblesse par rapport à AMD qui peut retourner cet aveu en disant : on est donc meilleurs sur les performances haut de gamme. Oui, mais Intel s’en fout. Intel vise la plus grosse part du gâteau.

Tiger Lake

Tiger Lake vise le grand public

Pour Intel, la cible de Tiger Lake c’est le PC d’entreprise et le PC familial. La machine non pas taillée pour exploser les scores de performances dans les tests mais une gamme d’ordinateurs ayant d’excellentes performances et de nombreux avantages annexes. Il va sans dire que ce discours est lié à la position d’Intel en ce moment. La marque ne tenait pas la même ligne quand elle écrasait la concurrence…

Tiger Lake

Les Tiger Lake que la marque a officialisés sont les modèles les moins gourmands en watts, ceux qui auraient été estampillés Y et U sur la génération précédente. Mais dans sa grande volonté d’être plus didactique, Intel a encore décidé de rebattre les cartes de ses appellations de processeurs. Désormais il faudra lire la référence de chaque puce en détail et jusqu’à la fin pour voir de quoi il s’agit. Un coup de bol que les Egyptiens ne se soient pas servis du même système pour écrire leurs hiéroglyphes, Champollion aurait probablement jeté l’éponge.

Tiger Lake

Si vous voyez un “02” en fin de référence, avant la lettre G, c’est que votre processeur Tiger Lake consomme de 7 à 15 watts. Logique. Si vous voyez un “5” c’est qu’il d’agit d’une puce fonctionnant de 12 à 25 watts de TDP. C’est évidemment peu lisible et il faudra encore et encore expliquer les références et ce qu’elles veulent dire pour que le public comprenne… ou pas. Si vous ne devez retenir qu’une chose, c’est que le ix en début de référence place le processeur en terme de performances. Les Core i3 sont moins rapides que les i5 et eux même sont moins véloces que les i7. Le 11 qui suit désigne la onzième génération Tiger Lake. Le reste, pas la peine de l’apprendre par  coeur, il faudra plus volontiers pianoter le nom de la puce dans votre moteur de recherche favori pour savoir exactement à quoi elle fait référence.

Tiger Lake

Ah et ne comptez plus sur les chiffres des Core i3, i5 ou i7 pour vous renseigner sur le nombre de coeurs et de threads dans les puces, c’est désormais le flou artistique. Le Core i3-1125G4 est un 4 coeurs et 8 Threads au même titre que le Core i7-1185G7. Subtil.

Tiger Lake

Un dernier détail, si vous voulez savoir d’un coup d’oeil si votre futur Tiger Lake est équipé d’un circuit graphique Intel Xe et non pas d’un UHD Graphics, fiez vous aux références Gx en fin de dénomination. Le G est pour Graphics. Si il s’agit d’un G4, il sera estampillé UHD Graphics.

Tiger Lake

Si c’est un G7 alors il s’appellera Intel Xe. En réalité, il s’agit du même moteur architectural Xe pour tous les circuits mais Intel préfère les différencier probablement pour des raisons marketing. Les modèles G4 ont 48 unités de calcul. Les G7 intégrés aux Core i5 ont 80 et les G7 de Core i7 en accumulent 96. Super facile.

RéférenceCores/ThreadsTDPFréquencesUnités GFXFréq GFXCacheRAM
i7-1185G74/812-28W3/4.8/4.3 GHz961.35 GHz12 MoDDR4-3200
LPDDR4x-4266
i7-1165G74/812-28W2.8/4.7/4.1 GHz961.3 GHz12 MoDDR4-3200
LPDDR4x-4266
i5-1135G74/812-28W2.4/4.2/3.8 GHz801.3 GHz8 MoDDR4-3200
LPDDR4x-4266
i3-1125G44/812-28W2/3.7/3.3 GHz481.25 GHz8 MoDDR4-3200
LPDDR4x-3733
i3-1115G42/412-28W3/4.1/4.1 GHz481.2 GHz6 MoDDR4-3200
LPDDR4x-3733
i7-1160G74/87-15W1.2/4.4/3.6 GHz961.1 GHz12 MoLPDDR4x-4266
i5-1130G74/87-15W1.1/4/3.4 GHz801.1 GHz8 MoLPDDR4x-4266
i3-1120G44/87-15W1.1/3.5/3 GHz481.1 GHz8 MoLPDDR4x-4266
i3-1110G42/47-15W1.8/6.9/3.9 GHz481.1 GHz6 MoLPDDR4x-4266

A noter que les Core i3-1120G4 et i3-1125G4 ne seront pas disponibles avant 2021

Tiger Lake

Le cache évolue également avec des puces proposant jusqu’à 12 Mo de mémoire intégrée. Les fréquences sont également en hausse et le travail réalisé par la marque sur cette gamme est assez impressionnant si on les juge par leurs faibles enveloppes thermiques. Gage de designs fins et d’autonomies record avec des engins ayant quand même de belles réserves de performances au besoin.

Versus

Il faut dire que les puces Intel Ice Lake de dixième génération avaient salement souffert de l’annonce des Ryzen Mobile 4000 d’AMD. Les puces Zen 2 du concurrents avaient mis à plat les Core et fait assez de bruit pour que les constructeurs s’y intéressent.

Versus

La partie sera désormais plus serrée avec des promesses d’Intel assez motivantes. Le fondeur estime que son processeur haut de gamme sur ce segment, le Core i7-1185G7 en 4C/8T et 28 Watts de TDP passerait devant un Ryzen 7 4800U en 8C/16T pour 25 watts de TDP dans de nombreuses applications : Surf, bureautique, retouche photo et montage vidéo. 

Versus

Pour le jeu enfin, les solutions Intel Tiger Lake devraient également sortir du lot. Avec des performances FullHD annoncées très intéressantes. La nouvelle solution par défaut d’Intel, son circuit Xe, proposerait des capacités de jeu 3D suffisantes pour de nombreux joueurs. Elles mettraient à l’amende des solution AMD comme les circuits Nvidia MX350 actuels. Ce qui expliquerait pourquoi Nvidia a annoncé son MX450 il y a peu. Les deux marques voulant probablement continuer à jouer au chat et à la souris.

Versus
Reste à connaitre l’étendue exacte de ces comparaisons, en l’absence de grille tarifaire et de tests indépendants pour comparer les solutions, il faut évidemment rester assez circonspect face à ces annonces. Cela reste néanmoins logique, Intel appuie désormais son moteur de base sur son architecture graphique Xe. Le processeur profite également d’une intéressante panoplie d’outils. De l’intelligence artificielle qui correspond à des usages concrets mais également du Wifi6, du PCI4 et du Thunderbolt 4.0. Autant d’éléments qui devraient permettre à Intel de travailler avec les plus grandes marques de PC pour proposer des engins suffisamment efficaces et rapides pour répondre aux attentes de la majorité des utilisateurs à défaut de combler les espoirs des plus experts et des marchés de niche.

11th Gen Intel

La gamme Tiger Lake annoncée ne vise ni les créateurs, ni les gamers ni ceux à la recherche des meilleures performances possibles mais ceux qui veulent un ordinateur portable fin et léger, proposant une grande autonomie et capable de répondre à tous les besoins classiques. Du jeu, de la bureautique, du web et de la création dans un engin fin et léger. 

EVO Tiger Lake

Tiger Lake et Evo, de redoutables armes marketing

Avec sa nouvelle solution Evo, Intel va estampiller les machines avec un nouveau sticker. Un phare dans la jungle des références actuelles. En proposant de ne l’attribuer qu’aux machines méritantes, le constructeur se pose en juge arbitre du marché. Une position assez enviable pour AMD qui n’a pas encore le poids de références ni la reconnaissance du grand public pour s’y essayer.

Intel Evo promet beaucoup de choses comme une autonomie minimale d’usage de 9 heures en FullHD avec des applications réelles et non pas des tests en conditions trop avantageuses pour les constructeurs. La sortie d’une mise en veille système inférieure à 1 seconde, la charge rapide des machines avec au moins 4 heures d’usage pour 30 minutes de branchement secteur. Autre point garanti par Evo, des performances qui restent efficaces même lorsque l’on est sur batteries ainsi que la présence de fonctions avancées comme le Wifi6 et le Thunderbolt 4.0.

11th Gen Intel Core mobile processors, built on Intel’s 10nm SuperFin process, introduce the all-new Willow Cove architecture, which includes new CPU and GPU optimization and capabilities, greater AI acceleration, the fastest connectivity and more. They w

A la différence du Project Lake de 2019 qu’il semblait dés le départ difficile à faire fructifier niveau ventes, le travail sur Evo est bien plus lisible. Intel va décliner des stickers et une grosse communication autour de son nouveau profil de machines.

Les constructeurs vont les mettre en avant en martelant le message de la promesse d’Intel. Evo sera vu comme une médaille délivrée uniquement aux portables méritants et les vendeurs comme ceux qui conseillent les machines pourront toujours guider les plus hésitants en leur disant de se focaliser sur les références présentant le sticker. Une manière de former le marché à sa mesure tout en assurant l’attribution des bons points aux élèves jouant le jeu.

Tiger Lake

Tiger Lake est une bonne nouvelle pour le marché PC, même si il faudra évidemment questionner ses performances et son positionnement tarifaire. Mais avec Evo, la onzième génération d’Intel ressemble bien à un phare dans l’offre PC. Un guide qui devrait permettre de faire des achats proposant au moins un niveau de performances et d’usages décent. Cela ne va probablement pas assagir les tarifs mais cela devrait éviter de subir les machines trop médiocres de certains constructeurs. 

Tiger Lake, la 11e gen d’Intel se dévoile avec quelques surprises © MiniMachines.net. 2020.

Honor MagicBook Pro : un 16 pouces vraiment magique ?

Mise à jour du 17/09/2020 : Le Honor MagicBook Pro est en promo grâce à un code exclusif. 779.99€ en version 16/512 Go.

Billet original du 10/09/2020 : 1000, 1200, 1500€… Le prix des ultrabooks 15.6″ est en général assez élevé dès que l’on vise un modèle ayant des compétences sérieuses et un équipement complet. Cet Honor MagicBook Pro fait figure d’ovni dans ce petit monde avec son positionnement tarifaire plus accessible et sa dalle de 16.1″ à bordures fines. A 799.90€, on découvre un engin original et très bien fini, parfait pour une utilisation multimédia ou comme machine familiale.

Honor MagicBook Pro

Avec presque 37 cm de large (36.9 cm), le Honor MagicBook Pro n’est pas le portable le moins encombrant du marché. Cela dit, c’est quasiment la taille de certains 15.6″ récents qui frôlent très souvent les 36 cm. Il mesure 23.4 cm de profondeur et 16.9 mm d’épaisseur. Un ensemble qui, avec 1.7 Kg sur la balance, offre un certain confort tant pour le transport qu’à l’usage. La coque entièrement métallique est un gage de solidité et de durabilité.

Les 16.1″ de diagonale ne sont pas foncièrement différents d’une solution 15.6″ pouces, les quelques centimètres d’affichage supplémentaires seront cependant précieux pour certains même si la définition de la dalle restera un sage FullHD. Le constructeur a choisi une dalle efficace, avec un ratio d’affichage de 90% par rapport au châssis et une colorimétrie maîtrisée. L’écran affiche un rapport de couleurs 100% sRGB et un contraste de 10000:1. De quoi satisfaire tous les appétits multimédia.

Honor MagicBook Pro

A l’intérieur de la machine, on retrouve un processeur Ryzen 5 4600H, la solution 6 coeurs et 12 threads cadencée de 2.1 à 4 GHz d’AMD. Une puce associée à un circuit graphique Radeon Vega 6 proposant de très bonnes performances pour des usages multimédia. Épaulée par 16 Go de mémoire vive DDR4 en double canal et associée à un SSD de 512 Go au format PCIe NVMe, la puce de 45 watts proposera un excellent niveau de performances pour tous types d’usages. L’ensemble est ventilé par un système comprenant des caloducs en cuivre qui transportent la chaleur des composants et un double ventilateur pour la chasser vers l’extérieur. Pour avoir fait pas mal joujou avec des solutions de ce type, ce système de ventilation particulier n’a quasiment que des avantages. Il permet de distribuer la chaleur de manière uniforme et efficace tout en évitant les nuisances sonores. Au contraire des solutions mono-ventilation, les deux moteurs peuvent tourner à des vitesses réduites et produire un flux d’air suffisant pour éliminer les watts produits. Le résultat se traduit par un fonctionnement beaucoup plus silencieux qu’une solution classique.

Honor MagicBook Pro

Avec 45 watts de TDP, le processeur ne devrait pas trop tirer sur les capacités de l’ultrabook. Le Honor MagicBook Pro annonce une dizaine d’heures d’autonomie en vidéo, probablement moins en usage réel, et une charge rapide de sa batterie 56 Wh. La marque annonce une batterie rechargée de moitié en une demie heure de connexion au secteur. Parfait pour ce type d’engin qu’on utilise souvent en “saut de puce” d’un poste à l’autre.

Honor MagicBook Pro

Le tour des connecteurs révèle une intégration assez complète mais assez déséquilibrée. On retrouve bien une sortie HDMI 2.0 classique et port USB 3.2 Gen 1 Type A sur la partie gauche accompagnés par un premier port USB Type-C1 qui servira pour recharger l’engin. Ces éléments sont accompagnés de deux autres port USB 3.2 Gen 1 Type-A. Un port jack audio combinant sortie casque et entrée micro est également présent. Cette connectique est suffisante, largement adaptée à ce type d’engin mais fournit un seul port, non identifié, de Type-C, me parait un peu léger sur cette machine. Un second port de ce type n’aurait pas été désagréable et j’aurais également aimé un lecteur de cartes SDXC, par exemple. Surtout au vu des capacités d’affichage de l’engin qui pourraient séduire des utilisateurs d’appareils photos Reflex.

Honor MagicBook Pro

Une finition sobre très appreciable

La connexion aux réseaux se fait au travers d’un Wifi5 et un Bluetooth 5.0, là encore on aurait apprécié un Wifi6 même si ce n’est pas encore un argument trop massif au vu des équipements en routeurs et en Box du marché français. 

Honor MagicBook Pro

D’un point de vue interfaces, on garde les éléments classiques de la marque avec toujours cette petite webcam cachée sous une touche du clavier qui viendra vous filmer par en dessous. On appréciera l’effort de la marque sur la confidentialité de ce dispositif qui empêche toute exploitation de la camera à votre insu.

Honor MagicBook Pro

Le lecteur d’empreintes digitales, intégré au châssis, est positionné directement sur le bouton de démarrage. Le pavé tactile est  large et grand, travaillé dans le même métal que le reste de l’engin.

Honor MagicBook Pro

Reste un bémol, un gros ou un petit suivant les utilisateurs, l’exploitation de l’espace destiné au clavier. J’entends déjà pester certains de mes lecteurs et s’effarer de voir que la marque n’a pas réussi à intégrer un pavé numérique dans un 16.1″. Outre le fait que la problématique est la même que pour un 15.9″ au vu des dimensions de la machine, je pense qu’il s’agit d’un choix volontaire de la marque. Techniquement, il y a la place d’ajouter ce pavé numérique, Honor a fait le choix d’intégrer une paire d’enceintes stéréo sur les côtés du clavier. Permettant ainsi au dispositif de proposer un espace sonore plus direct et plus immersif.

Honor MagicBook Pro

Une charnière à 180°

La cible de ce MagicBook Pro n’est, à mon avis, pas forcément un profil professionnel malgré son nom. L’engin est avant tout une bête taillée pour des usages multimédia. Le clavier de type chiclet a sans doute été jugé suffisant par la marque et plusieurs constructeurs m’ont confirmé qu’une bonne partie du public préférait ce type d’intégration plutôt que la présence de ces touches supplémentaires. Pourquoi pas, mais il serait temps de trouver une alternative aux demies touches fléchées haut et bas telle que celles que l’on peut voir en bas à droite du clavier.

Ryzen 4600H

Que penser au final de ce produit ? Il est dans la suite logique des précédentes évolutions du marché. Les 15.6″ sont devenus plus légers et moins encombrants,  aussi larges et profonds que de nombreux 13.3 et 14″. L’idée du MagicBook Pro est de partir de ce constat et de le transposer au format 15.6″ classique. Si de nombreux utilisateurs ont encore des 15.6″ d’ancienne génération, leur proposer un engin plus fin, plus léger et plus grand en terme d’affichage dans un encombrement identique n’est pas forcément une mauvaise idée.

Surtout à ce tarif. Le Ryzen 5 4600H est une puce performante et qui devrait suffire à la majorité des usages. Le chipset graphique Radeon Vega 6 qui l’accompagne est également très efficace et dans ce dispositif, avec 16 Go de mémoire vive et 512 Go de SSD rapide, cet engin devrait être une vraie petite bombe de réactivité  à l’usage sous Windows 10. Le reste de l’équipement est très bon, l’ensemble finement construit et l’engin est proposé à un prix attrayant. A 799.90€ pour sa sortie, il se trouve chez Boulanger en exclusivité ou directement au même prix dans la boutique Honor. Dans les deux cas, le prix du MagicBook Pro grimpera à 899.90€ à la fin de sa période de promo dans une dizaine de jours. L’offre est alléchante donc, elle ne correspondra sans doute pas à tout le monde mais la machine propose un excellent rapport qualité, performance et prix.

J’espère pouvoir tester cet engin dans un futur proche.

Voir l’offre sur MisterMatos

 

 

Honor MagicBook Pro : un 16 pouces vraiment magique ? © MiniMachines.net. 2020.

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