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Archos change de PDG, Loic Poirier part chez Remade

Par Pierre Lecourt

Archos, anagramme de Crohas, n’avait pas changé de nom à la reprise de la société par Loic Poirier en 2013. Mais, 7 ans plus tard, ce dernier semble quitter le  navire et partir chez Remade. Une société spécialisée dans le reconditionnement de smartphones elle même reprise par une entreprise Britannique en début d’année.
Archos Jukebox 6000

Le Jukebox 6000, le tout premier lecteur de musique électronique

Que va t-il advenir d’Archos ? non pas que je soit persuadé que l’entreprise dépende d’un homme, c’est toujours une aventure d’équipe. Mais le fait que Loïc Poirier parte à un autre poste dans une autre entreprise ne laisse pas présager du meilleur pour l’entreprise.

Vingroup, conglomérat Vietnamien d’entreprises, devait devenir partenaire d’Archos en 2019 et lui apporter les capitaux nécessaires à une relance technique et marketing de la marque. Mais l’affaire ne s’est finalement pas faite et l’entreprise française a continué de nager en eaux troubles depuis cette annonce miraculeuse l’année dernière. Ses chiffres techniques sont au plus bas. Pas de nouveautés, plus d’innovations, une décentralisation des équipes en Asie, une présence invisible en Europe… On ne sent pas vraiment comment la société pourrait rebondir.

Loïc Poirier

Le départ de Loïc Poirier vers de nouveaux horizons pourrait être annonciateur de futures mauvaises nouvelles pour l’entreprise. Aucune annonce officielle n’a cependant été faite, le changement n’est visible que sur sa page Linkedin.

La Archos Play Tab qui devait sortir à la rentrée des classes 2019 ne semble pas avoir pu trouver son chemin en magasin. Je n’ai vu aucune disponibilité pour cette tablette de jeu grand format annoncée à 249€. Dommage car l’idée était bonne et je reste persuadé qu’un large public de joueurs aurait trouvé une excellente base de développement pour ce type d’engin.

Alors, que va devenir Archos dans les prochains mois ? Ses affaires se portent mal et on ne voit pas trop comment la marque pourrait s’en sortir sans une arrivée d’argent frais. Est-ce que la marque va rejoindre le cheptel d’autres grands noms exploités pour vendre des produits noname en Europe ? Les Technicolor, Thomson, Polaroid et autres qui ne servent que de costume à la vente de produits noname pour réaliser une meilleure marge ? C’est possible et je pense même probable. A cette heure, à moins d’un miracle, je ne vois pas trop comment sauver le soldat Archos.

Archos change de PDG, Loic Poirier part chez Remade © MiniMachines.net. 2020.

Comment vendre de la merde en ligne en une magnifique leçon

Par Pierre Lecourt

Comment vendre un produit pourri facilement sur internet ? C’est pas si facile en réalité. Il y a toujours la possibilité de faire un très joli site et de raconter une “belle” histoire. Mais cela demande du savoir faire, d’investir un minimum en compétences, en argent et en temps. Et puis surtout il faut également faire connaitre ce site ce qui n’est pas des plus simple. 

2020-01-22 12_44_52-minimachines.netLes jolies pages bidons des vendeurs en Dropshipping

L’escroc en puissance a souvent plus vite fait d’acheter des campagnes de pub, de vendre un produit bidon pendant quelques semaines ou quelques mois et de passer à autre chose. S’il doit vraiment investir beaucoup de temps et de savoir faire… autant vendre un meilleur produit. Et le faire durer longtemps, ce sera plus rentable.

Proposer un mauvais produit très rentable sur une plateforme de e-commerce, une “Marketplace”, semble être une alternative intéressante. On profite de la notoriété d’un site comme Amazon ou la Fnac pour vendre ses produits bidons. On paye certes quelques frais mais qui sont largement compensés par la visibilité naturelle de ces sites.

Seul souci, les produits sont alors notés par les internautes qui les reçoivent. Dès lors les produits vraiment mauvais, ceux qui ne fonctionnent pas correctement ou simplement inutiles, se font rapidement descendre en flèche. Les internautes mécontents jouant alors le rôle de juges. Cela empêche d’autres internautes de se faire avoir et permet de “passer ses nerfs” en découvrant que l’on a été abusé par une description un peu trop enthousiaste.

Un gros malin a cependant trouvé la parade. En mettant les juges que sont les internautes dans sa poche. Cette vidéo du “LockpickingLawyer”1 vient d’être publiée et montre comment un vendeur de produits bas de gamme a réussi à contourner le système. C’est à la fois efficace et probablement très rémunérateur.

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Le produit s’achète sans négociation entre 4.9 et 8.9$ en Chine…

La combine est assez simple. La première phase consiste à trouver un produit qui “présente  bien” et qui doit être le moins cher possible. Si il concerne une catégorie de produits peu concurrentiels sur la marketplace que vous visez, c’est encore mieux. Ici, il s’agit d’un petit coffret à clés que l’on va placer à l’extérieur de la maison pour avoir sous la main de quoi ouvrir la porte principale en cas d’oubli. C’est donc un produit sensible puisqu’il permettra à un voleur qui l’identifie de pénétrer facilement chez vous.

Ce petit coffret est livré avec un mécanisme à code qui vient bloquer une barre de métal qui empêche son ouverture. Comme vous pouvez le voir dans la vidéo, un simple bout de métal suffit à faire pression sur la barre et permet de sentir la bonne combinaison même sans la connaitre. On pourra donc ouvrir ce coffret avec un minimum de doigté ou d’entrainement préalable.

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Mais la serrure n’est pas le plus important ici. Ce qui est vraiment grave c’est la méthode employée par le vendeur pour continuer à proposer ce produit très entrée de gamme sur un secteur aussi sensible. Que ferait un internaute moyen qui aurait déboursé 22$ pour un produit de ce type normalement ? En considérant que c’est plus ou moins le même genre de matériel qu’il aurait pu trouver en grande surface ? Soit il laisse un avis moyen et deux ou trois étoiles sur la plateforme pour informer les autres internautes. Soit il demande un remboursement du produit. Il peut également faire les deux. Dans tous les cas, cela met rapidement fin aux ventes d’un produit médiocre.

La parade est donc de proposer une ristourne importante pour le produit sous la forme d’un bon d’achat ou d’un remboursement via PayPal. Un bon d’achat de 10$ est ainsi proposé par le vendeur sous la forme d’une carte glissée dans chaque boitier. L’acheteur qui découvre le produit, le prend en main et l’ouvre, à la bonne surprise de voir que son achat à 22$ va être quasiment remboursé de moitié immédiatement.

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Seulement, il y a quelques conditions pour bénéficier de cette offre, juste ce qu’il faut pour anéantir tout le  système de notation d’Amazon.
Afin de recevoir ce bon d’achat de 10$, il faut :
– Donner une note de 5 étoiles au produit avec un commentaire positif.
– Envoyer un email à une adresse “bidon” (@outlook.com)

Cet email doit comprendre une capture d’écran ou un lien vers votre commentaire, votre numéro de commande et indiquer si vous préférez un remboursement via Paypal ou un bon d’achat.

Il est bien précisé qu’il est absolument interdit de mentionner le fait que votre avis et votre note sont commandités en échange d’une rémunération. Si vous le faites vous ne recevrez pas vos 10$. C’est logique puisque cela va contre la politique des plateformes que de payer pour une notation des produits.

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Et voilà ! Le nombre d’internautes qui vont mordre à l’hameçon et demander les 10$ explose, votre produit devient rapidement le mieux noté de sa catégorie puis le plus vendu. Vous arrivez en haut de page et, comme vous n’êtes pas le moins cher, passez pour le produit le plus sérieux et la meilleure affaire sur le site. Le bilan des opérations est très bon pour le vendeur. Son produit ne doit coûter que 3 ou 4 $, la mise en place et la gestion est entièrement réalisée par Amazon. Les commandes affluent et même si vous remboursez 10$ par commande, il vous reste à chaque fois une marge confortable à ne rien faire.

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Notez que la carte est neutre, sans rapport avec le produit lui même. Il est possible que cette méthode touche des dizaines de produits différents et que de nombreux internautes se mettent à noter des matériels médiocres de cette manière pour se faire rembourser en partie. Vous pouvez donc changer de produit, relancer l’opération et continuer à gagner de l’argent avec des matériels qui, vendus dans des conditions normales, ne pourraient pas partir au prix demandé.

Ici, la publicité nécessaire à la visibilité du produit est payée par les internautes avec… leur propre argent. On touche, en quelque sorte, au sublime.

Comment vendre de la merde en ligne en une magnifique leçon © MiniMachines.net. 2020.

Fin du blocus partiel au Wuhan, l’impact du Coronavirus sur la tech

Par Pierre Lecourt

La “reprise” au Wuhan ne se fait pas sans heurts, tout le personnel n’a pas pu retrouver le chemin du travail et beaucoup d’entreprises fonctionnent encore en sous régime. Les pièces détachées nécessaires au fonctionnement des entreprises ont du mal à circuler, des mesures drastiques concernant le personnel ont cours et beaucoup de procédures ralentissent le rythme habituel du pays.

First day of work, after the #covid19 quarantine! Let’s see how it goes. Temperature taking and registration, govt wants to keep track of everyone. pic.twitter.com/lkFMbua9s7

— Khadas (@khadas_official) February 17, 2020

Beaucoup d’entreprises ont d’ores et déjà annoncé un impact très significatif du virus sur leur chiffre d’affaire au premier trimestre. Dans la fabrication et l’assemblage, bien entendu, mais également dans la conception de produits électroniques. Ce qui impactera des sociétés Chinoises mais également beaucoup de compagnies Taiwanaises. La règle pour beaucoup de sociétés dans le monde des semi conducteurs est de travailler au maximum en flux tendu, le fait que cette crise brise le rythme de production décale d’autant leur mode de fonctionnement et va avoir des répercussions pendant une très longue période.

Les principaux impacts se feront ressentir du côté des ordinateurs portables. Ces derniers étant très majoritairement assemblés en Chine à partir de composants fabriqués en Chine et à Taiwan, ils seront parmi les plus touchés par la mise en quarantaine. Des sociétés d’assemblage comme Compal, Winstron ou Quanta ont bloqué la totalité de leurs fabrications pendant plus d’une semaine. Si les deux entreprises ont repris leurs activité, ce n’est toutefois pas au régime classique. alors qu’il faudrait rattraper un retard déjà énorme en augmentant la production, la plupart des unités de productions sont en large sous-régime. De 20 à 30% de la production prévue il y a 10 à 15 jours commence tout juste à sortir des sites d’assemblage. Une bonne partie de celle-ci ne trouve pas moyen de livrer ce qui est produit.

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Autre souci, un pourcentage important du personnel ne peut pas encore retrouver le chemin des sites de production, il reste confiné sur les différents lieux de vacances. L’épidémie étant advenue au pire moment pour la société chinoise avec un large déplacement de population dans le pays pour le nouvel an. Certains cherchent donc à embaucher de nouvelles têtes, ce qui signifie une période de formation préalable. Un certain retour à la normale devrait avoir lieu à la fin du mois lors des dernières levées de quarantaine mais pendant ce mois de Févier très peu des machines prévues seront sorties des entreprises du secteur. Entreprises qui assemblent des millions de machines chaque années pour une grande partie des marques internationales.

D’autres sociétés, plus robotisées et demandeuses de moins de personnel sont moins impactées en terme de main d’oeuvre en ce moment mais elles rencontrent d’autres soucis. Les usines de fabrication de composants, par exemple, sont toutes aussi coincées. D’abord le fonctionnement à flux tendu fait qu’ils n’ont plus de demande. Pas de portable à construire et moins de cartes à assembler équivaut à la mise au chômage technique des robots d’assemblage. Les problèmes d’approvisionnement en composants et matières premières commencent à se faire sentir. Leur carnet de commandes est en nette baisse avec des assembleurs qui ne peuvent rien assembler. Le résultat de ces mouvements se fera sentir plus tard dans l’année, probablement majoritairement au seconde trimestre, mais cela aura indéniablement un impact dans la durée.

Sur le secteur des smartphones et des tablettes le problème est identique. Suivant les constructeurs et les contrats, la fabrication des smartphones requiert plus ou moins de main d’oeuvre. Le haut de gamme a souvent recours à une fabrication très robotisée tandis que l’entrée de gamme ou les séries courtes font appel à des armées de personnels répétant des tâches simples. Les deux ne seront donc pas touchés de la même manière. Les produits les moins chers vont souffrir des soucis de recrutement et de pénurie de pièces détachées. Le haut de gamme aura surtout des soucis d’approvisionnement. Certains fournisseurs prévoient déjà que le retour à la normale ne se fera pas avant le second trimestre et qu’en attendant, c’est bien le bout du monde si ils peuvent fournir la moitié de leur production du début d’année. Sachant qu’en prime, même si ils ne partagent pas tous les mêmes composants, les grandes marques seront servies avant les plus petites. Si un fabricant de mémoire doit mettre une partie de son personnel sur ses machines, il visera les produits les plus rémunérateurs. Ceux qui équipent les produits haut de gamme de grande marque, avant les autres. D’abord parce que c’est plus rentable et ensuite parce que les contrats liés à la fourniture de ces produits peuvent passer chez un concurrent…

Des marques comme Xiaomi ou Huawei annoncent déjà des baisses de production de plus de 15% sur leurs smartphones. Apple pourrait voir sa production d’iPhone et d’iPad baisser de 10% puisque Foxconn est dans l’impasse sur une partie de son personnel.

Sur d’autres segments comme les composants de PC, la mémoire vive, les cartes mères ou cartes filles, les filières sont également affectées. Un secteur très marqué semble être celui des écrans LCD. La méthode chinoise d’implantation des usines souffre en ce moment de leur solution logique de regroupement. Les trois principaux fabricants d’écrans chinois sont tous réunis dans la même zone du Wuhan, la zone mise en quarantaine à cause du virus. Les entreprises tournent donc en large sous régime et la production est minimale. Les autres sociétés situées hors de cette zone sont également affectées car beaucoup de pièces détachées arrivent d’abord à Wuhan ou sont fabriquées sur place. Ainsi, même si la mise en quarantaine ne les concernait pas, elles sont également en pénurie de composants. Certaines ont décidé de repousser les vacances du 10 au 17 suivant les recommandations de l’état même si elles n’étaient pas forcées de le faire.

De secousses sont donc à craindre en terme de prix et de disponibilités sur toute cette fin de premier trimestre et probablement jusqu’à la fin du second et peut être même au troisième. Face à une production en berne, les prix vont probablement augmenter en sortie d’usine, ce qui impactera logiquement toute la chaîne.

Le drame de ce Coronavirus est avant tout humain avec de nombreux décès sur place mais pour beaucoup de mes contacts, ce premier drame est amplifié par la double peine subie par les populations locales. Des gens qui vont perdre leur travail, des investisseurs qui fuient la zone, des actionnaires papillonnant vers d’autres horizons… Des situations locales très compliquées, surtout au Wuhan et un bout du tunnel que personne ne voit encore très clairement. Certains me parlent d’une double peine avec un problème de santé immédiat mais également un problème économique qui risque de faire beaucoup de dégâts dans la durée. La hausse des tarifs semble bien dérisoire à côté de ces préoccupations, pourtant c’est probablement ce qui nous impactera le plus dans les mois à venir en France comme en Europe.

Fin du blocus partiel au Wuhan, l’impact du Coronavirus sur la tech © MiniMachines.net. 2020.

3DEXPERIENCE World 2020, vers une rationalisation du processus de conception

Par Mélanie R.

3DEXPERIENCE World 2020, organisé par Dassault Systèmes, vient de fermer ses portes hier soir. Auparavant connu sous le nom de SOLIDWORKS World, l’événement a été renommé pour refléter tout l’écosystème proposé par la gamme de solutions de Dassault Systèmes. Cette […]

Activision Blizzard retire son catalogue de l’offre GeForce Now

Par Pierre Lecourt

Cela fait des années que Activision Blizzard est partenaire de Nvidia pour le développement et le beta test de GeForce Now. Des années de travail en partenariat avec une optimisation main dans la main des titres de l’éditeur pour qu’ils tournent en streaming sur cette solution. Pourtant, une semaine après l’ouverture commerciale officielle du service, le catalogue complet en est retiré.

Blizzard

En clair, cela veut dire que si vous avez acheté un jeu signé Activision Blizzard, vous ne pourrez pas le faire tourner en streaming sur l’offre GeForce Now. Le service sera techniquement capable de le faire tourner, ce n’est pas un problème technique, mais le jeu ne sera pas reconnu par le système et ne voudra pas  se lancer en streaming. Nvidia précise qu’actuellement une liste de 1500 jeux compatibles avec le système fonctionnent mais, pour des raisons de droits des titres comme Starcraft 2, Overwatch ou Call of Duty, ne seront plus exécutables au travers de cette plateforme.

Tout cela ressemble franchement au début d’un bras de fer entre l’éditeur et Nvidia au sujet du fonctionnement de ce service ou peut être un moyen pour Activision Blizzard de faire valoir certains points. Je ne pense pas qu’il y ait de volonté financière puisque, pour rappel, l’utilisation de GeForce Now ne dispense pas de payer une licence de chaque jeu. Qu’un titre comme World of Warcraft soit acheté en boutique physique ou en ligne sur Battle.net, il faudra bien l’acheter pour y jouer sur le système de Nvidia. Les royalties seront donc versées à l’éditeur quoi qu’il advienne.

En privant Nvidia de ses titres, Activision Blizzard perd donc en pratique des clients potentiels. Des gens qui comptent sur une solution GeForce Now pour lancer de temps en temps une partie au gré des sorties de DLC par exemple. Une fois la licence vendue, on pourrait penser que les développeurs se fichent un peu de savoir comment le joueur va jouer.

Google Stadia

Mais en ce moment les éditeurs ont une carte à jouer auprès d’autres instances que Nvidia. Avec les lancements des services Google Stadia et l’arrivée prochaine du xCloud de Microsoft. Avec la montée des offres comme l’Epic Game Store en concurrent de Steam… Les éditeurs ont peut être compris qu’ils étaient en position de force dans ce nouveau schéma de distribution de jeux. De quoi renégocier les parts des distributeurs, de quoi proposer des exclusivités à un service en échange de plus de retombées, de visibilité ou de partenariats.

Reste à savoir ce qu’en pensera le public… Car ce genre d’annonce pourrait tout simplement saborder les ambitions des services de streaming de jeu. Imaginez que vous ayez souscrit un mois à GeForce Now pour rejouer à World of Warcraft par exemple. Si, sans prévenir, le titre disparaît de l’offre, quelle sera votre regard sur ce type de service ? Exactement le même que sur celui d’un site comme Netflix ou Amazon Prime Video qui fait sauter une série de son catalogue alors que vous étiez en train de la suivre. Beaucoup restent tout de même accrochés à leur abonnement à un service comme Netflix car le contenu est énorme… Mais également parce que l’habitude a été prise d’utiliser ce genre de solution.

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Mais si l’industrie démarre l’offre de streaming de jeu avec une valse d’éditeurs et la disparition pure et simple de catalogues complets de jeux… pas sûr que les clients potentiels y voient un très bon signe. Non seulement pour le GeForce Now de Nvidia, mais également pour tous les autres services de ce type. Personne n’a envie de s’abonner à trois ou quatre services de ce genre pour être sûr de pouvoir jouer à tous ses jeux. Le public veut des engagements, pouvoir avoir confiance en ces offres. Qui va prendre l’option Google Stadia si le Microsoft xCloud peut financer une exclusivité du jour au lendemain ? Qui fera confiance à ce xCloud si Nvidia assure une distribution de catalogue avec ses ventes de cartes graphiques ?

Le risque le plus évident est que cette guerre fasse plus de victimes que de gagnants… en brisant net tout début de confiance dans ces services. 

 

Activision Blizzard retire son catalogue de l’offre GeForce Now © MiniMachines.net. 2020.

Y.SPOT, nouveau lieu d’innovation collaboratif du CEA, intègre l’impression 3D

Par Alex M.

Basé à Grenoble, Y.SPOT est un nouvel espace dédié à l’innovation collaborative inauguré le 31 janvier dernier par le CEA. Ce lieu, inspiré notamment du fameux Media Lab de l’Université du MIT, est le premier du genre à voir le […]

Les tendances de la fabrication additive en 2020 : 3D Hubs donne ses prévisions

Par Mélanie R.

Le service de fabrication en ligne 3D Hubs vient de publier un rapport sur les tendances de la fabrication additive pour 2020, s’appuyant sur différentes études réalisées ces dernières années sur le marché et les données de ses clients. Le […]

L’huile de friture usagée de McDonald’s transformée en résine d’impression 3D

Par Mélanie R.

Il se passe des choses innovantes à l’Université de Toronto : une équipe de chercheurs a récupéré de l’huile de friture usagée dans un McDonald’s du coin et l’a transformée en résine d’impression 3D biodégradable haute résolution. Pour un litre […]

Le Boeing 777X effectue son premier vol avec plus de 300 pièces imprimées en 3D

Par Mélanie R.

Le Boeing 777X a effectué son premier vol long courrier samedi dernier avec succès, le plaçant dans les plus grands bimoteurs du marché aéronautique. Ce qui est particulièrement intéressant avec ce nouvel avion du géant américain est que ses deux […]

Les expéditions de PC en croissance en 2019, une première depuis 6 ans

Par Pierre Lecourt

Décroître d’année en année pendant une si longue période est évidemment un très mauvais signe et si les chiffres montrent un léger regain de croissance en 2019, il ne comble évidemment pas le creux formé par la baisse consécutive des expéditions de PC sur cette longue période. C’est tout de même une assez bonne nouvelle car elle pourrait marquer le retour à un plateau d’utilisateurs.

PC

Depuis 2011 donc, les expéditions de PC s’érodent. Les marques font sortir de moins en moins de machines de leurs usines et en vendent encore moins. Chez IDC, on signale donc qu’en 2019 le marché a connu une augmentation de ces expéditions de 2.7%. Chez Gartner, c’est un peu moins glorieux avec 0.6% seulement. Cette différence s’explique par le fait que les deux analystes ne considèrent pas les PC de la même manière. 

Chez IDC par exemple, les Chromebooks sont des PC alors que Gartner refuse de les intégrer dans cette catégorie. Par contre IDC considère que les tablettes ne sont pas des PC alors que Gartner prend bien en compte les solutions type Microsoft Surface… Une manière étrange de considérer le marché mais qui a l’énorme avantage de produire des chiffres différents. Chiffres qui vont justifier l’existence de ces deux firmes sur le même marché analysant des données fournies directement par les constructeurs…

Mais à 0.6 ou 2.7%, on reste tout de même sur un marché en croissance. Avec comme probable explication le coup de semonce de Microsoft sur la fin du support de Windows 7. Une motivation notable pour les professionnels afin qu’ils changent leurs plus vieilles machines. Un élément qui devrait avoir encore un certain impact sur les ventes pendant les mois qui vont venir.

En 2019 donc, les principaux fabricants de la planète ont expédié environ 260 millions de machines, cela semble beaucoup mais c’est relativement peu face aux chiffres de 2011. On est passé de 364 Millions de machines expédiées à cette époque à 100 millions de moins en 2019. Attention cependant, l’embellie de 2011 était exceptionnelle, en 2009 le marché saturait à 296 millions de machines, 30 millions de plus “seulement” qu’aujourd’hui. L’érosion constatée est donc très liée au fait que 2011 ait été une année record.

Gartner

Un élément ne change pas trop par contre, le trio de tête est toujours le même avec Lenovo, HP et Dell qui assurent à eux seuls une bonne partie des machines vendues sur la planète. Selon Gartner, Lenovo assure même une jolie progression avec une hausse de 8.1% de ses expéditions. HP de 3% et Dell de 5.2%. Logique que ces trois là profitent le plus des effets de la fin du support de Windows 7 puisque ce sont les marques les plus achetées en entreprises. Apple a clairement connu un léger déclin en 2019 avec -0.9% quand à Acer et Asus, ils baissent tous les deux de 6% par rapport à 2018. Chiffres qu’il faut prendre toutefois avec des pincettes car Acer, par exemple, est très présent sur le marché Chromebook non pris en compte par Gartner.

IDC

Selon IDC, les chiffres sont proches avec toutefois une érosion moins marquée chez Acer qui passe à -4.6% seulement et des variantes pour les autres constructeurs.

Difficile de voir comment va se passer l’année 2020. Il est possible que l’impact de la fin du support de Windows 7 se fasse encore ressentir sur le premier trimestre. Pour le reste, il faudra attendre de voir si la sortie de nouveautés pourra redonner un peu de vitamines aux constructeurs.

Les expéditions de PC en croissance en 2019, une première depuis 6 ans © MiniMachines.net. 2020.

Net Insight AB’s Sye Business Divested To Amazon

Par Andres Benetar

  Net Insight AB has closed the transaction to divest Sye, its consumer streaming business, to Amazon (NASDAQ:AMZN) for approximately SEK 350 million in cash. The transaction is effective from today and will remain effective this April at the 2020 NAB Show.     Last December, Net Insight AB signed an agreement to divest the ...

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ALSIMA ouvre son capital social pour conquérir le marché de l’impression 3D français

Par Mélanie R.

L’entreprise française ALSIMA recherche des investisseurs dans le but de réaliser une levée de fonds de 650 000 euros (montage mixte capital-dette) afin d’accélérer sa croissance. Fondée par 3 associés en 2015, la jeune pousse a pris un tournant stratégique […]

What the Big Five Personality Traits can tell you about what kind of DJ you are

Par Matthew Takata
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What type of DJ you are might highly relate to your personality. Learn the five personality traits and what they have to do with your DJ life

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BAE Systems et Renishaw, partenaires pour développer la fabrication additive aérospatiale

Par Mélanie R.

BAE Systems, un spécialiste anglais des secteurs de l’aérospatial et de la défense, vient de signer un protocole d’entente avec le fabricant Renishaw afin de concevoir les pièces finies de ses avions de combat. L’objectif à terme est d’améliorer l’ensemble […]

La nouvelle startup nantaise BatiPrint3D imprimera en 3D les logements de demain

Par Mélanie R.

En 2017, trois chercheurs de l’Université de Nantes se lançaient dans un projet fou : imprimer en 3D les murs d’un logement social afin qu’il soit habité l’année suivante. Et ils l’ont fait : depuis juillet 2018, une famille vit […]

L’université d’Exeter s’équipe de l’EOS P 810 afin d’optimiser les matériaux PAEK de Victrex

Par Mélanie R.

En 2018, le fabricant allemand EOS nous présentait une nouvelle machine de frittage de poudre dédiée au matériau HT-23, un polymère composite intégrant à la fois du PEKK et de la fibre de carbone pour répondre aux exigences de l’aérospatial, […]

Les chimistes BASF et DSM s’équipent de solutions d’impression 3D SLS chez Prodways

Par Mélanie R.

Le fabricant français Prodways confirme son rapprochement avec deux groupes chimistes internationaux, BASF et DSM, en les équipant de plusieurs imprimantes 3D industrielles, plus particulièrement des machines de frittage de poudre. Ces solutions seront principalement employées à des fins de […]

La fabrication additive au CES 2020 : quelles sont les nouveautés ?

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PrintLab, une plate-forme pour initier les enseignants et les élèves à l’impression 3D

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Pourquoi combiner l’intelligence artificielle et l’impression 3D ?

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Gros boom des hearables, les oreillettes “intelligentes”

Par Pierre Lecourt

Le marché des wearable1 vient de connaitre un nouveau record. Après les premières envolées dues aux montre connectées, voici que le marché connaîtrait un rebondissement grâce aux… casque intra auriculaires et autres solutions audio connectées dites “intelligentes”. L’occasion d’inventer un nouveau mot : Hearables.

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Alors le gros de l’intelligence de ces objets est à chercher assez loin, IDC convoque une nouvelle catégorie de produits baptisée “Hearables” pour désigner les casques et intra-auriculaires avec des fonctions avancées. Du type annulation de bruit mais aussi pilotage d’applications ou gestion d’assistants vocaux. En gros, tous les bidules pour écouter de la musique avec du Bluetooth viennent d’intégrer cette catégorie.

L’estimation des expéditions de ces Wearable passe ainsi à 84.5 millions d’unités pour le troisième trimestre 2019. Presque deux fois le total expédié l’année dernière à la même période. Apparemment, le reste des éléments n’a pas beaucoup changé, on reste sur des volumes comparables en terme de montre connectées, de trackers d’activité et autres lunettes connectées. C’est bien l’ajout de la nouvelle catégorie qui crée cette “croissance”. Sachant qu’il s’agit d’un vase communicant, cela fait autant de casques en moins vendus sur un autre marché… à moins que IDC ne considère qu’un casque “hearable” soit aussi un casque comme les autres et les englobe également ailleurs.

Cela permet tout de même à l’analyste de dégager une formidable croissance de 242% sur un an pour ce marché. De quoi écrire de belles histoires de mode et d’engouement dans les journaux si on ne prend pas la peine d’analyser d’où vient ce bond fulgurant. Car ces hearables, ces casques Bluetooth et autres appareils assistants compatibles, existent depuis quelques années maintenant.

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Le trio de tête est intéressant avec un Apple qui s’octroie 35% de parts de marché : son catalogue de montres s’est d’un coup enrichi des casques Beats et de ses AirPods ce qui explique cet embellissement. Xiaomi est second avec sa stratégie de faibles marges et de marché énorme avec 14.6% de parts. Samsung est derrière avec 9.8% dû en grande partie à son écosystème de montres. Huawei (8.4%) et FitBit (4.1%)  ferment la marche.

C’est beau quand le marché invente sa propre et rassurante croissance. Avec son petit vocabulaire qui va bien : Hearables

Gros boom des hearables, les oreillettes “intelligentes” © MiniMachines.net. 2019

Fieldmade et UrbanAlps impriment en 3D des clés sécurisées à la demande

Par Mélanie R.

Souvenez-vous de UrbanAlps, cette jeune pousse suisse à l’origine d’une clé imprimée en 3D métal, cachant des fonctions de sécurité à l’intérieur de son mécanisme pour rendre impossible sa numérisation et ainsi la protéger. Elle vient d’annoncer une collaboration avec […]

La première pièce de sécurité imprimée en 3D dans un métro allemand

Par Mélanie R.

Le réseau allemand Mobility Goes Additive (MGA), dont l’objectif est d’explorer l’adoption de la fabrication additive dans la mobilité, vient d’approuver la première pièce de sécurité imprimée en 3D pour le secteur ferroviaire. Il s’agit d’un bras de liaison de […]

La fabrication additive industrielle connaîtra une croissance considérable en 2020

Par Mélanie R.

Dans une étude menée par Essentium en mars, on avait remarqué que les utilisateurs de la fabrication additive commençaient à investir dans l’impression 3D destinée à la production de masse. Le rapport reposait sur une enquête en ligne auprès de […]

Le gouvernement français veut faciliter l’impression 3D de pièces détachées

Par Mélanie R.

La commission du développement durable de l’Assemblée nationale vient d’adopter un amendement relatif au projet de loi « anti-gaspillage pour une économie circulaire », amendement qui touche au secteur de l’impression 3D. Celui-ci devrait en effet obliger les fabricants de meubles à […]

3D Hubs et Fillauer Composites conçoivent un pied prothétique en fibres de carbone

Par Mélanie R.

Basé aux Pays-Bas, 3D Hubs est une plate-forme de fabrication en ligne, un des leaders du marché d’ailleurs, qui bénéficie d’un réseau mondial de partenaires pour répondre aux besoins de ses clients en matière de production. Pour être plus précis, […]

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