Collanews

🔒
❌ À propos de FreshRSS
Il y a de nouveaux articles disponibles, cliquez pour rafraîchir la page.
Hier — 6 avril 2020Hardware

Test : le joystick Gravis MouseStick II en ADB

Par Pierre Dandumont

J’ai déjà parlé du Gravis MouseStick, un joystick pour Mac pas très fiable. Et j’ai enfin un MouseStick II, une version bien plus pratique.

Première différence, la connexion. Le premier se connectait avec une prise mini DIN à un boîtier (le GMPU), lui-même relié en ADB au Mac. le MouseStick II, lui, se connecte directement en ADB, avec un câble qui inclut une prise femelle pour chaîner. Si les deux joystick se ressemblent, ils diffèrent tout de même : la forme du bâton n’est pas la même et la v2 intègre trois boutons sur le stick : une gachette et deux boutons sur le haut. Le premier, lui, n’en a qu’un. Sur le côté, on trouve toujours deux boutons.

La comparaison


Le stick, un peu différent


L’ADB femelle


Le nouveau modèle

J’ai reçu le joystick en boîte avec sa disquette… qui ne fonctionnait pas. Mais on trouve encore les pilotes sur le site de Griffin (et c’est la même version que la disquette).

La boîte


Le manuel français


Le programme en lui-même est assez basique, mais propose pas mal de presets pour des jeux Mac. Il suffit de choisir le jeu et de glisser son nom vers le joystick pour qu’il s’adapte. Au lieu d’émuler une souris – le fonctionnement de base – il passe sur une émulation de clavier avec les touches adaptées au jeu que vous avez choisi. J’ai testé avec Prince of Persia, et ça fonctionne plutôt bien.


Il faut glisser le nom du jeu sur le joystick


Quelques réglages


Prince of Persia

Connecté sur un Mac avec un iMate, il est reconnu comme une souris directement (contrairement à son prédécesseur). Le bâton bouge la souris, mais avec une amplitude assez faible et un retour au centre automatique. On reste dans une surface d’à peu près 512 pixels de côtés, avec un peu de dérive. Pour les boutons, il en a cinq, mais ils réagissent tous de la même façon : ils activent le bouton principal de la souris.

Sous macOS


En gros, une zone de ~512 pixels de côtés

Il est confortable, visiblement plus fiable que son prédécesseur, et de toute façon plus simple à brancher. Pour ceux qui aiment les jeux sur les vieux Mac, c’est donc un choix assez valable.

Let’s Play Apple Pippin : Gadget : Invention, Travel & Adventure

Par Pierre Dandumont

Comme je suis confiné, j’en profite pour tester quelques jeux Pippin en vidéo, ce que j’avais fait il y a un moment. Cette semaine, Gadget : Invention, Travel & Adventure.

Je sais que c’est assez artisanal, le montage vidéo (et le stream), ce n’est pas mon truc. Mais je pense que c’est intéressant d’avoir des images des jeux Pippin. Pour info, j’utilise OBS avec une carte d’acquisition (un Elgato Cam Link) avec un adaptateur VGA vers HDMI. J’ai monté ça rapidement, et a qualité est quand même meilleure que dans les vieux tests ou je faisais l’acquisition en S-Video.

Gadget, donc, est un jeu Pippin de chez Synergy. Cette version ne fonctionne que sur la Pippin et demande une extension mémoire de 2 Mo, mais il existe des portages sur pas mal de plateformes, de Windows à Mac OS en passant par la PlayStation, les ordinateurs FM Towns ou même iOS (ça ne semble plus disponible). Ca ressemble un peu à Myst dans l’idée, avec des environnements en 3D précalculée assez vide. On démarre dans une chambre d’hôtel, et il y a assez peu d’indices. Sur Pippin, l’interface n’est pas extraordinaire, rien n’indique qu’un objet est utilisable, c’est sombre, avec une ambiance malaisante, notamment quand les personnages en 3D des années nonante apparaissent. Dans l’ensemble, ça semble tout de même pas mal si on aime ce genre.

Désolé pour les décalages dans le son, j’ai un souci que je ne comprend pas au montage.


À partir d’avant-hierHardware

Les lecteurs sont sympas : un Flight Control System de chez Thrustmaster

Par Pierre Dandumont

Il y a quelques mois, Michel m’a proposé un petit cadeau : un Thrustmaster Flight Control System en ADB. Je l’ai donc reçu (merci) et essayé. Et c’est plutôt sympathique.

En fait, j’ai même reçu un Flight Control System (FCS) mais aussi un WCS (Weapons Control System). La connexion est assez classique : le joystick se connecte en ADB, avec une prise en Y (il est donc possibles de chaîner un clavier et une souris) et le WCS se connecte sur le joystick avec un connecteur DA-15.

Le kit


Une prise DA-15 pour la manette de gaz


L’ADB en Y

Le joystick propose les axes classiques, quatre boutons et un hat switch (je ne connais pas le nom en français). Le WCS possède une manette de gaz et pas mal d’autres boutons. C’est plutôt complet, bien construit, ça semble solide (et vu l’âge, ça l’est).

Le stick


Le WCS


Sa prise


Le hat

La partie logicielle est intéressante. D’abord, j’ai cherché pendant un moment les pilotes (ThrustWare 2.0) pour finalement les trouver… chez ThrustMaster. Directement sur le FTP de la marque. Ce n’est pas référencé, mais ça fonctionne. Attention, les pilotes en question imposent de désactiver Apple Guide dans les extensions. J’ai testé sous Mac OS 9 et tout fonctionne.

Ensuite, il y a un support direct dans les GameSprockets. C’est une série d’API Apple qu’on peut comparer vaguement à DirectX à l’époque, avec des commandes standardisées pour les périphériques, la vidéo, etc. Et le FCS (ainsi que le WCS) est dans la liste.

Enfin, le joystick ne fonctionne pas comme une souris ou un clavier en ADB. Il utilise un protocole spécifique qui nécessite des pilotes. Ça ne pose pas de soucis sous Mac OS 9 (et avant) mais sous Mac OS X avec un adaptateur ADB, c’est évidemment un problème. Il existe deux solutions dont je reparlerais : un pilote pour les vieux Mac OS X et un second, open source, pour des versions un peu plus récentes. Je vais tenter de le compiler en 64 bits pour les Mac modernes, mais il demande une version de Xcode un peu ancienne, donc ça prend du temps de mettre tout en place.

J’ai testé avec quelques jeux, et ça marche plutôt bien. Tomb Raider ou Nanosaur reconnaissent directement le FCS comme un joystick, et on peut régler (très) facilement la liaison entre les fonctions et les boutons. C’est un plaisir sur ce point, surtout quand on vient de joystick moins complets.

L’interface du pilote


Dans Nanosaur


Tomb Raider voit directement le joystick (les erreurs viennent de la capture)


On peut assigner facilement des fonctions aux boutons (les erreurs viennent de la capture)

C’est donc un excellent joystick pour les machines sous Mac OS, au moins si vous avez de l’ADB. Merci Michel !

Adidas GMR : Du Google Jacquard dans des chaussures de foot

Par Pierre Lecourt

Les Adidas GMR sont des semelles connectées avec la technologie Google Jacquard. L’idée n’est pas de proposer un suivi de votre activité sportive mais de mélanger votre activité physique avec des activités ludiques liées au jeu vidéo. Et ce n’est pas idiot.

Vendue dans toutes les boutiques de la marque, la semelle propose un emplacement pour y glisser une “puce” amovible. Elle ne sera pas inconfortable dans la  chaussure de foot dans laquelle vous la glisserez ensuite et ce système permettra de changer de chaussures ou de semelle sans avoir à racheter l’ensemble.

Une fois en place, l’Adidas GMR mesurera vos gestes : A l’intérieur de la puce, on retrouve un accéléromètre et un gyroscope qui vont mesurer vos mouvements avant de les transmettre à une puce qui enverra à son tour les mesures à votre smartphone. Une application – gratuite – prendra le relais pour mesurer vos mouvements et les identifier. Le système est censé ne retenir que ce qui sera lié au football et non pas le reste de vos activités. L’application prendra en compte le nombre de frappes, leur vitesse, vos mouvements sur le terrain ainsi que votre propre vitesse en course et la distance parcourue sur le terrain. Le système pourra même estimer la vitesse de frappe de vos balles. Comme les semelles Adidas GMR sont prévues pour s’intégrer à des chaussures de foot à crampons, on imagine qu’il sera difficile de compter les distances parcourues derrière un chariot de supermarché. à priori les crampons sont surtout utiles sur une pelouse.

Adidas GMR

A quoi cela va t-il servir ? Et bien pour une fois cela ne servira pas a mesurer votre activité sportive. L’idée d’Adidas est de récupérer ces données pour les intégrer dans un jeu FIFA mobile. Il y aura des défis du genre : Parcourir telle distance dans un match ou atteindre un certains nombre de tirs puissants dans la semaine. L’idée est bonne et mélanger la dimension physique du foot  pour débloquer des contenus dans un jeu de foot peut être motivante et intéressante.

Adidas GMR

Malheureusement le résultat de vos efforts n’apportera que de maigres fruits. Adidas parle de contenus exclusifs dans son application Fifa Mobile et de l’évolution de ses scores d’équipe… Avec comme but avoué “de te vanter de ta position au classement général”. Alors je sais que Pierre de Coubertin n’était pas une brute au foot et que l’esprit de compétition y règne en maître mais je trouve que la récompense est bien maigre par rapport à l’investissement demandé. Non pas le prix global de l’objet qui est vendu tout de même 34.95€. Mais bien le fait d’acheter le produit, de le glisser dans ses godasses avant d’aller jouer et de synchroniser le tout avec son téléphone. Pour gagner quoi ? Trois maillots et 30 points de classement dans un jeu mobile ? C’est maigre. 

Adidas GMR

Il y aurait eu tant à faire avec une telle idée de base… Sortir des statistiques pour créer un joueur à votre image. Puis créer des équipes avec différents autres joueurs équipés de cette solution pour concevoir un tournoi “amateur” dans le jeu. Des joueurs basés sur vos statistiques d’endurance, de puissance de tir et de dribble et autres. Retranscrire ce que la semelle analyse en statistiques virtuelles et vous offrir de jouer votre propre personnage dans des championnats. Les matches de ces équipes se seraient additionnés pour déterminer un vainqueur aux points.

Je trouve l’investissement du joueur énorme pour juste avoir le droit de se “vanter” de sa position dans le jeu et ne même pas en profiter pour… jouer. Peut être dans une prochaine version ?

Adidas GMR : Du Google Jacquard dans des chaussures de foot © MiniMachines.net. 2020.

L’USB 3.0 de l’iPad Pro de 2015

Par Pierre Dandumont

L’iPad Pro de 2015, dans sa version 12,9 pouces, propose une fonction intéressante : c’est le premier appareil avec une prise Lightning compatible USB 3.0.

Sur les iPad précédents, ainsi que sur l’iPad Pro 9,7 pouces de la même génération (sorti quelques mois plus tard), le Lightning se limite à l’USB 2.0. Le point technique assez particulier, c’est que le SoC d’Apple (A9X) ne gère pas l’USB 3.0, contrairement aux versions suivantes. On trouve donc dans l’iPad un contrôleur USB 3.0 en PCI-Express, un Fresco FL1100. C’est la même puce que dans les anciennes stations Thunderbolt ainsi que dans le Mac Pro de 2013. C’est un contrôleur assez standard, capable d’atteindre des performances correctes même si une intégration dans un SoC ou un chipset améliore souvent les choses.

Attention, l’USB 3.0 dans les appareils iOS en Lightning reste limité. Vous n’en profiterez pas avec les câbles de liaison vers un ordinateur, d’abord. Les câbles Lightning vers USB classique sont uniquement USB 2.0, et avec l’iPad Pro, le Lightning vers USB-C est dans le même cas. Je n’ai pas pu tester avec des appareils plus récents (iPhone XR, XS, 11, etc.) ni avec un iPad Pro de seconde génération (les 10,5 pouces), mais c’est a priori le cas aussi. Si vous avez une capture pour me contredire, ça m’intéresse.

480 Mb/s (USB 2.0) en Lightning vers USB-C

En fait, ça fonctionne uniquement avec les périphériques compatibles avec l’USB 3.0 du Lightning, soit deux produits chez Apple. Il en existe sûrement des compatibles chez d’autres constructeurs, mais je n’ai pas testé.

Premièrement, et je n’en ai pas sous la main, l’adaptateur Lightning vers carte SD. Il existe deux versions : l’USB 2.0 (A1441, courte) et l’USB 3.0 (A1595, plus long). Il y a une comparaison là.

Ensuite, testé ici, l’adaptateur Lightning vers USB. Il existe aussi deux versions, qui se différencient facilement. La première, A1440, propose uniquement un port USB (2.0) femelle. C’est la version de base, et elle pose pas mal de soucis avec les clés USB, disques durs, etc. En effet, le connecteur fournit assez peu d’énergie et donc vous aurez souvent un message indiquant que ça ne fonctionne pas. La solution passe par un hub USB alimenté, mais ce n’est pas très pratique.

Les deux adaptateurs


Le premier


Le second

La seconde porte un marquage (à la limite de l’illisible chez moi) avec le nom A1619. l’adaptateur se reconnaît facilement : il possède une prise Lightning femelle en plus de l’USB femelle. Il fonctionne en USB 3.0 et va avoir le même comportement que le premier si vous ne branchez pas l’ensemble à un chargeur : un message d’erreur.

Parfois en anglais, parfois en français, les joies d’iOS

Et les performances ?

J’ai placé un gros fichiers (1,26 Go) sur une clé USB raîde et je l’ai transféré sur l’iPad, dans trois cas : avec l’adaptateur USB 2.0 sur un iPad Pro 12,9 pouces, avec l’adaptateur USB 3.0 sur le même iPad et avec l’adaptateur USB 3.0 sur l’iPad Pro 9,7 pouces. Dans le premier cas, il faut 1 minutes et 25 secondes (~15 Mo/s, pas très rapide). Dans le second cas, il faut seulement ~9 secondes pour le même transfert, soit ~139 Mo/s. C’est plutôt rapide. Et avec l’iPad Pro 9,7 pouces (USB 2.0), on reste… en USB 2.0. Donc 1 minutes et 23 secondes (~15 Mo/s). Le gain est donc substantiel.

Les clés USB apparaissent dans l’application Fichiers

En pratique, il faut prendre en compte qu’il faut rester près d’une prise, et que la version USB 3.0 est un peu plus onéreuse : la version USB 2.0 vaut ~35 €, la version USB 3.0 vaut officiellement 45 € (mais souvent 40 €).

La compatibilité du Smart Connector de l’iPad

Par Pierre Dandumont

A la maison, nous avons deux iPad. Un modèle Pro 9,7 pouces et un autre Pro, mais un 12,9 pouces. Et récemment, j’ai essayé un truc : brancher le clavier Smart Keyboard du 9,7 pouces sur le 12,9 pouces.

Alors, je ne sais pas trop si c’est prévu, mais ça fonctionne. Mais ce n’est évidemment pas très pratique. Le clavier du 9,7 pouces est très étroit, nettement plus que la tablette en 12,9 pouces. Et on perd évidemment le côté protection, comme le montre la photo. Mais iPadOS voit bien un clavier physique, il fonctionne, rien à dire sur ce point. Je suppose que le Smart Keyboard pour les iPad de ~10 pouces (7, Air 3, Pro) fonctionne aussi de la même façon, même s’il est trop grand pour l’iPad de 9,7 pouces et trop petit pour le 12,9 pouces…

Le clavier fonctionne, mais ce n’est pas très large


Ca ne protège pas beaucoup

(presque) 10 ans d’iPad

Par Pierre Dandumont

Il y a environ 10 ans, j’achetais mon premier iPad. Je environ 10 ans parce que si l’annonce date du 27 janvier 2010, la tablette est sortie le 3 avril 2010 aux Etats-Unis et le 28 mai 2010 en France.

Je fais ce billet en partie à cause de celui de Guillaume, parce que je n’ai pas exactement le même ressenti, tout en ayant le même avis.

Mon iPad mini

En 10 ans, j’en suis à mon troisième iPad : j’ai eu le premier, en version 3G (une erreur), le troisième (Retina), et un iPad Pro 9,7 pouces. Ma compagne a aussi un iPad Pro, mais la version 12,9 pouces, et j’ai un modèle un peu particulier dans un tiroir. Pour moi, c’est devenu une machine indispensable : l’iPad a trouvé sa place dans mon canapé, aux toilettes, dans le train quand je vais travailler. C’est un outil formidable pour la consultation, la lecture, les vidéos et la majorité de mes usages. Et depuis quelques versions, c’est une machine très pérenne, que je recommande sans soucis aux gens. Ce n’était pas franchement le cas du premier, qui a très rapidement montré ses limites et qui n’a eu que peu de mises à jour, ni de l’iPad Retina qui a montré ses limites dès le départ. C’est assez visible dans mes factures : j’ai acheté l’iPad Retina moins de deux ans après le premier iPad (mars 2012), et le troisième iPad environ 4 ans plus tard (juillet 2016, je l’utilise toujours et je ne compte pas changer). Mais l’iPad Retina, à la fin, était à la limite de l’inutilisable : c’est un modèle franchement lent et lourd.

Le premier, sur son dock


L’arrière a mal vieilli

Malgré tout, l’iPad n’a jamais remplacé mon Mac. J’ai essayé, avec des claviers et des solutions diverses et variées, mais sans jamais réussir. Ce n’est pas agréable, ce n’est pas pratique, même en changeant ma façon de travailler. C’est même ça le problème : changer mes habitudes – clavier, souris, trackpad, grand écran – ne me gêne pas dans l’absolu si c’est pour améliorer ma façon de travailler. Mais avec l’iPad, ce n’est pas le cas : pour pleins de choses, je dois changer mes habitudes pour aller vers un truc moins efficace. La gestion du multitâche ou le déplacement dans un texte, vu que je tape pas mal pour le travail et ce blog, sont deux choses horribles. Sur Mac, la gestion des fenêtres, le passage d’un logiciel à une autre ou la gestion des fichiers est assez simple. Pas sur l’iPad. Pour tout dire, j’ai même désactivé les fonctions sur mon iPad Pro. Je me retrouve trop souvent à ouvrir une seconde fenêtre sans le vouloir, à chercher comment fermer, à pester parce que ça fonctionne mal. Et c’est le problème : ça fonctionne mal. On peut se forcer à le faire, mais c’est assez horrible. Même chose pour le texte, le simple fait de se promener dans un texte est compliqué, même avec un bon clavier. Le fait qu’iOS change des trucs basiques comme la loupe pour se promener dans le texte d’une version à une autre, ça m’énerve. Même la gestion des fichiers avec iPadOS 13 est franchement perfectible.

L’iPad Retina


La housse en cuir rouge a (très) mal vieilli

Apple veut aller quelque part, c’est évident, mais les 10 années d’iPad me font penser qu’ils ne savent pas nécessairement où. En l’état, le simple fait qu’on se pose encore la question « Est-il possible de travailler sur iPad ? » montre bien le problème. Et je sais que des gens travaillent sur iPad, utilisent la tablette 100 % du temps et trouvent ça bien. Je le comprends d’ailleurs, il y a pas mal de cas ou c’est plus agréable et même très efficace. Mais il y a aussi énormément de cas très courant ou l’iPad amène une perte d’efficacité. Rien que le fameux support des souris est une grosse blague : c’est une fonction d’accessibilité qui a le mérite d’exister, mais qui ne permet pas réellement d’utiliser une souris, vu que le paradigme reste celui du doigt.

Chez moi, l’iPad ne risque pas de remplacer le Mac, en tout cas pas avant des années. Il a trouvé sa place, je ne compte pas l’abandonner et une partie de ce que je faisais sur Mac se fait sur mon iPad, mais pas tout. En réalité, même pour la consultation, il m’arrive très régulièrement de passer de l’iPad au Mac parce que je veux faire un truc que l’interface d’iPadOS rend lourd et compliqué dans Safari, alors que c’est deux clics sur le Mac.

Le dernier avec son clavier

Maintenant, mon avis reste biaisé : j’utilise des ordinateurs (l’iPad rentre dans cette catégorie pour moi) depuis une bonne trentaine d’années, j’ai connu MS-DOS, les premières interfaces graphiques. J’ai des habitudes datées – et je le sais – et donc j’ai parfois du mal avec iPadOS. Pour des utilisateurs qui découvrent l’informatique, pour des gens qui font essentiellement de la consultation, qui n’ont pas l’habitude d’autres façons de faire, je pense sincèrement que l’iPad est un bon produit. Mais ce n’est pas totalement pour moi.

Et vous, vous en pensez quoi ? Je demande rarement de commenter, mais ça m’intéresse.

Un pavé numérique avec trackball pour Mac… et inutilisable sur un Mac moderne

Par Pierre Dandumont

Dans ma longue liste des trucs en ADB, j’ai un périphérique qui semble intéressant : un pavé numérique avec un trackball intégré. Mais comme le trackball testé l’année dernière, c’est inutilisable sur un Mac moderne.

Commençons par le trackball, donc. Il est physiquement identique au modèle dont je parle plus haut, avec une bille bleue et deux boutons. Et surtout, il a le même problème : le bouton de droite est le classique « clic gauche forcé » (une pression active le clic gauche et le garde enfoncé) et le clic gauche… envoie deux clics. Avec mon adaptateur ADB vers USB, il détecte un clic gauche et un clic droit enfoncé. Pas très pratique, et même inutilisable sur un Mac moderne (et sûrement sur une station NeXT). Ça ne devait pas poser de soucis à l’époque parce que Mac OS ne gérait pas le clic droit avant la version 10.

Le pavé numérique, lui, est mécanique. Il propose les touches classiques (chiffres, Enter, +, -, etc.) avec en plus une touche tabulation. Une touche shift en bas du pavé fait office de touche Fn : elle active une second fonction. Ne vous fiez pas aux inscriptions undo, cut ou paste, le pavé envoie juste des commandes F1, F2, etc.

On voit bien les touches pressées

Sur un Mac portable des années 90, ça pouvait être pas mal : certains préféraient le trackball au trackpad, le pavé numérique simplifiait évidemment la frappe des chiffres, et la prise ADB dispose d’un connecteur femelle pour chaîner l’accessoire avec un autre périphérique. C’est une solution courante, que certains préfèrent à un câble amovible et des prises sur le périphérique lui-même.

La double prise

C’est dommage que la partie trackball ne soit pas utilisable sur les appareils modernes, malheureusement.

Une souris ADB… en bois

Par Pierre Dandumont

Quand je vois une souris ou un périphérique ADB, je ne résiste pas toujours. Et la Sanwa Supply MA-408MAC m’a tapé dans l’oeil : cette souris ADB est en bois.

Assez massive, elle tient bien en main. Le bois semble de bonne qualité, et c’est plutôt joli. La souris propose une prise ADB, et deux boutons. Il ne faut évidemment pas s’emballer : comme dans pas mal de souris de ce type, il ne s’agit pas d’un vrai second bouton. Le bouton de droite n’est en effet qu’un pis-aller : son activation bloque le clic comme si le bouton de gauche était enfoncé. Une seconde pression le libère. C’est assez courant dans les souris ADB et pratique pour du glisser/déposer, mais c’est tout. Pour le reste, la souris est un peu lente sur un ordinateur moderne, la faute à une sensibilité généralement faible dans les systèmes avec une boule. Ce n’est pas horrible de lenteur comme certains modèles, (elle est a priori « 400 dpi ») mais ça reste compliqué si vous avez un écran en haute définition : c’est plutôt pensé pour du 640 x 480 ou du 800 x 600 que pour du 2 560 x 1 440.




Le cache est en plastique…


La boîte

Un pavé numérique qui fait office de calculatrice… en ADB

Par Pierre Dandumont

Il y a longtemps, j’avais reçu avec un Mac un pavé numérique. Et je ne l’ai remarqué quen rangeant un peu, il possède une fonction calculatrice assez intelligente.

J’ai eu un peu de mal à trouver le modèle exact, mais en cherchant avec le FCC ID (FTR9602), je suis remonté à la société à l’origine du produit, puis à une vieille page : il s’agit donc d’un Calculator Keypad KP9602 dans sa variante M9 (Macintosh), de chez Parex. Ce pavé numérique ADB propose donc une calculatrice et un câble ADB assez long, mais – malheureusement – pas de second port ADB ni de connecteur amovible. Il vise donc essentiellement les PowerBook et ne permet pas de chaîner une souris. Sur un Mac de bureau, vous ne pourrez souvent pas le brancher étant donné que les Mac n’ont qu’un seul ADB.

Le pavé

Les touches sont classiques pour un pavé numérique, avec évidemment les chiffres et les opérations, mais aussi une touche esc, un retour arrière, des flèches, une touche ⌘ accessible via une touche de fonction, etc.

La partie calculatrice affiche l’heure en mode pavé numérique

La partie calculatrice s’active avec une touche dédiée, et des touches de fonction permettent de gérer les opérations classiques, une mise en mémoire, etc. C’est un peu compliqué à cause des nombreuses indications sur les touches, mais avec un peu d’entrainement (et sûrement le manuel que je ne possède pas), ça doit être plus évident (j’espère). L’écran à cristaux liquide est lisible, et une touche send permet d’envoyer le résultat d’une opération à l’ordinateur. C’est assez intéressant pour ceux qui font beaucoup de calcul : ça évite de recopier la réponse.

La touche Send envoie la réponse dans le Mac

Dans les trucs à noter, le fait que par défaut l’écran affiche un compteur. Je suppose qu’il est possible de régler l’heure et sûrement une alarme, mais je n’ai pas trouvé comment sans le manuel. L’autre point intéressant, c’est que la calculatrice fonctionne par défaut sur des piles (4 piles boutons LR44) mais qu’elles ne sont nécessaires que pour un usage autonome. Une fois relié à un Mac, le pavé numérique peut alimenter la calculatrice avec le bus ADB. Attention, le bouton pour éteindre la calculatrice se trouve à côté des piles et il est petit.

Quatre piles dans un format un peu atypique et un interrupteur bien caché

❌