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À partir d’avant-hierHardware

Nvidia lance les GeForce MX330 et MX350

C’est la réponse très logique de Nvidia aux évolutions récentes du marché des processeurs. Le lancement – aussi discret soit t-il – des GeForce MX330 et MX350 permet de conserver l’avantage face aux solutions intégrées d’Intel. 

GeForce MX330

Les deux puces sont issues de l’architecture Pascal de Nvidia et prennent la suite des séries MX200 de l’année dernière. Cette mise à jour pourra donc être qualifiée de “mineure” puisque Nvidia n’a pas vraiment cherché à profiter de ses dernières avancées en terme de processeur graphique. Cette génération d’architecture date de 2016 et semble loin des solutions Turing les plus récentes.

Il faut comprendre l’enjeu pour Nvidia. Les séries MX330 et MX350 ne sont pas des circuits destinés à produire des machines haut  de gamme. Ce sont des solutions quasiment diplomatiques pour la marque. Ils ne servent qu’a tenir en laisse l’appétit d’Intel sur ce marché de l’entrée de gamme. Créer un distinguo commercial entre une solution 100% Intel  et une solution “Nvidia Inside” pour les marques. Les performances entre les solutions de chipsets graphiques embarqués Intel et les puces  Nvidia MX sont parfois assez proches en terme de performances. Mais la présence du logo Nvidia et de l’appellation GeForce ont quelque chose de rassurant auprès du grand public. 

Nvidia n’a donc pas besoin de proposer quelque chose de réellement beaucoup plus performant que le modèle précédent. Bouger un peu les curseurs suffit à remonter la barre assez haut pour contrer les nouvelles propositions d’Intel. Ce jeu de chat et de la souris entre les puces n’a aucun intérêt à aller trop vite pour Nvidia. La marque doit maintenir son offre sur un segment situé entre les chipsets intégrés aux processeurs et ses propres circuits dédiés plus haut de gamme à destination des portables.

GeForce MX350

Les MX330 et MX350 fonctionneront avec un TDP de de 25 watts et pourront donc être intégrés dans des engins assez fins. Les solutions pourront se contenter de 2 Go de GDDR5 seulement, ce qui les rendra accessibles. Enfin, elles prendront en charge la technologie Optimus de Nvidia pour basculer automatiquement de la solution graphique Intel à l’emploi de leurs propres composants suivant les besoins de l’utilisateur.

La version GeForce MX330 est une mise à jour du MX230 de l’année dernière. Avec 384 coeurs CUDA contre 256 pour le précédent modèle. Le nombre d’unités de texture passe de 16 à 24 et les fréquences évoluent également quelque peu. On passe d’une fréquence de base de 1519 MHz à 1531… et d’une fréquence de Boost de 1582 à 1594 MHz. On ne peut pas dire que l’offre révolutionne la précédente, il s’agit juste d’un léger coup d’accélérateur. Nvidia la situe comme deux fois plus rapide que ce que propose une puce Intel Ice Lake.

Le GeForce MX350 est plus ambitieux, il se rapproche des solutions entrée de gamme des GeForce classiques sans être toutefois à leur niveau. Le nombre de coeur CUDA passe à 640. 32 unités de textures sont présentes et les fréquences oscillent de 1354 à 1468 MHz. Cette puce compte 3.3 milliards de transistors. Pour rappel, les MX230, MX250 et MX330 ne dépassent pas les 2 milliards de transistors. La puce se distingue également par sa taille puisqu’elle est significativement plus imposante que les précédentes. Elle ne proposera toutefois pas beaucoup plus de performances que la MX330 avec une estimation de 2.5 fois plus que ce que propose la même solution Intel Ice Lake.

Cela ne veut pas dire que les performances seront faibles, les solutions présentées ici devraient permettre de retrouver une jouabilité 3D en FullHD convenable et, bien sur, la possibilité de profiter d’un excellent support de décodage vidéo en plus des améliorations de calcul apportées par les cœurs CUDA au sein de nombreux logiciels de création. Les premiers tests situent le MX350 au dessus d’une GeForce GTX 960M. Un score respectable pour une solution située dans un TDP de 25 watts.

On imagine que le prochain mouvement de Nvidia sera conçu pour répondre aux promesses d’Intel et de ses futurs circuits graphiques Xe DG1 intégrés à Tiger Lake. Plus hautes seront les performances de la solution Intel, plus les futurs GeForce MX seront puissants. La marque a encore suffisamment de réserve pour proposer des modèles de puces situés dans cet entre deux du circuit intégré aux solutions Intel et ses puces plus haut de gamme. Il lui suffira de changer d’architecture, choisir une solution Turing par exemple, pour proposer un niveau de performances toujours adapté aux évolutions de la concurrence.

Source : Nvidia

Nvidia lance les GeForce MX330 et MX350 © MiniMachines.net. 2020.

Rotary Cellphone : Enfin un téléphone original (DIY)

L’idée de base du Rotary Cellphone, c’est l’envie de bricoler un truc. A la lecture de son petit pitch d’intro, je reconnais mes propres envies dans le genre. On a des composants sous la main, on croise une publication en ligne, un alignement de planètes se met en place dans son cerveau et paf, il se dessine une idée sortie de nulle part. On assemble tout ce que l’on peut au petit bonheur en étant soit même étonné que cela puisse marcher. Au final, on injecte beaucoup plus de temps et d’énergie que prévu et cela fonctionne. Cela ne sert souvent pas à grand chose mais cela fonctionne.

Rotary Cellphone

Le Rotary Cellphone est un peu plus que cela. C’est un téléphone à part entière mais qui emploie un cadran rotatif comme les vieux appareils du dernier millénaire au lieu d’une interface tactile. Une idée farfelue quand la plupart des solutions sédentaires emploient elles-même un système de chiffres à boutons mais qui devient complètement hors du temps quand on pense que cet objet est un téléphone portable.

Rotary Cellphone

Le premier prototype

Justine Haupt défend son idée en expliquant que les smartphone tactiles classiques sont ennuyeux, qu’ils volent trop de temps et que la plupart des gens ne comprennent absolument pas comment ils fonctionnent. Sans compter qu’ils n’ont aucun contrôle dessus. Ce qui est absolument vrai. L’ingénieure utilisait d’ailleurs un flip-phone basique avant d’utiliser ce modèle maison. Un bon moyen de ne pas se polluer l’esprit avec des  notifications inutiles.

Rotary Cellphone

Un autre prototype

Bref, le Rotary Cellphone est un téléphone qui ne propose pas de fonctions extravagantes, juste le passage d’appel et un petit écran à encre numérique pour avoir des informations supplémentaires. Les numéros classiques sont à numéroter avec le petit cadran rotatif. Les numéros les plus importants sont à appeler via des boutons physiques. On peut donc facilement joindre un proche ou son travail en programmant les touches disposées sur l’appareil pour numéroter automatiquement sa ligne.

Rotary Cellphone

Plusieurs éléments sont intéressants dans sa réalisation. Le premier est qu’il s’agit d’un design complètement partagé. Tous les éléments nécessaires à la réalisation de ce projet sont proposés : Les fichiers de design, les schémas électroniques, le code, les éléments à imprimer mais également des indications concernant la fabrication, tout est disponible en ligne.

Rotary Cellphone

Un autre prototype avec écran à encre numérique : “Live free or die”. J’espère qu’elle a changé de numéro !

Rotary CellphoneRotary CellphoneRotary Cellphone

La version finale passe à un écran à encre numérique souple de 2.13″ qui se positionne à l’arrière de l’appareil. Il permet de voir les appels manqués et d’autres informations sur la partie arrière du Rotary Cellphone. Le dos pourra afficher d’autres informations. Le coeur de l’appareil est un récepteur Fona 3G de Adafruit qui permet de passer ses appels et de recevoir des SMS mais également de profiter d’éventuels ajouts de services via internet en 3G.

Rotary Cellphone

Au final l’objet est à la fois original et élégamment construit. Il permet de passer des appels simplement tout en ayant le temps de réfléchir à deux fois avant leur pertinence. Le temps de faire défiler le cadran pour un numéro US et leurs 10 chiffres…

Bref, j’adore.

 

 

Rotary Cellphone : Enfin un téléphone original (DIY) © MiniMachines.net. 2020.

Fin du blocus partiel au Wuhan, l’impact du Coronavirus sur la tech

La “reprise” au Wuhan ne se fait pas sans heurts, tout le personnel n’a pas pu retrouver le chemin du travail et beaucoup d’entreprises fonctionnent encore en sous régime. Les pièces détachées nécessaires au fonctionnement des entreprises ont du mal à circuler, des mesures drastiques concernant le personnel ont cours et beaucoup de procédures ralentissent le rythme habituel du pays.

First day of work, after the #covid19 quarantine! Let’s see how it goes. Temperature taking and registration, govt wants to keep track of everyone. pic.twitter.com/lkFMbua9s7

— Khadas (@khadas_official) February 17, 2020

Beaucoup d’entreprises ont d’ores et déjà annoncé un impact très significatif du virus sur leur chiffre d’affaire au premier trimestre. Dans la fabrication et l’assemblage, bien entendu, mais également dans la conception de produits électroniques. Ce qui impactera des sociétés Chinoises mais également beaucoup de compagnies Taiwanaises. La règle pour beaucoup de sociétés dans le monde des semi conducteurs est de travailler au maximum en flux tendu, le fait que cette crise brise le rythme de production décale d’autant leur mode de fonctionnement et va avoir des répercussions pendant une très longue période.

Les principaux impacts se feront ressentir du côté des ordinateurs portables. Ces derniers étant très majoritairement assemblés en Chine à partir de composants fabriqués en Chine et à Taiwan, ils seront parmi les plus touchés par la mise en quarantaine. Des sociétés d’assemblage comme Compal, Winstron ou Quanta ont bloqué la totalité de leurs fabrications pendant plus d’une semaine. Si les deux entreprises ont repris leurs activité, ce n’est toutefois pas au régime classique. alors qu’il faudrait rattraper un retard déjà énorme en augmentant la production, la plupart des unités de productions sont en large sous-régime. De 20 à 30% de la production prévue il y a 10 à 15 jours commence tout juste à sortir des sites d’assemblage. Une bonne partie de celle-ci ne trouve pas moyen de livrer ce qui est produit.

vide

Autre souci, un pourcentage important du personnel ne peut pas encore retrouver le chemin des sites de production, il reste confiné sur les différents lieux de vacances. L’épidémie étant advenue au pire moment pour la société chinoise avec un large déplacement de population dans le pays pour le nouvel an. Certains cherchent donc à embaucher de nouvelles têtes, ce qui signifie une période de formation préalable. Un certain retour à la normale devrait avoir lieu à la fin du mois lors des dernières levées de quarantaine mais pendant ce mois de Févier très peu des machines prévues seront sorties des entreprises du secteur. Entreprises qui assemblent des millions de machines chaque années pour une grande partie des marques internationales.

D’autres sociétés, plus robotisées et demandeuses de moins de personnel sont moins impactées en terme de main d’oeuvre en ce moment mais elles rencontrent d’autres soucis. Les usines de fabrication de composants, par exemple, sont toutes aussi coincées. D’abord le fonctionnement à flux tendu fait qu’ils n’ont plus de demande. Pas de portable à construire et moins de cartes à assembler équivaut à la mise au chômage technique des robots d’assemblage. Les problèmes d’approvisionnement en composants et matières premières commencent à se faire sentir. Leur carnet de commandes est en nette baisse avec des assembleurs qui ne peuvent rien assembler. Le résultat de ces mouvements se fera sentir plus tard dans l’année, probablement majoritairement au seconde trimestre, mais cela aura indéniablement un impact dans la durée.

Sur le secteur des smartphones et des tablettes le problème est identique. Suivant les constructeurs et les contrats, la fabrication des smartphones requiert plus ou moins de main d’oeuvre. Le haut de gamme a souvent recours à une fabrication très robotisée tandis que l’entrée de gamme ou les séries courtes font appel à des armées de personnels répétant des tâches simples. Les deux ne seront donc pas touchés de la même manière. Les produits les moins chers vont souffrir des soucis de recrutement et de pénurie de pièces détachées. Le haut de gamme aura surtout des soucis d’approvisionnement. Certains fournisseurs prévoient déjà que le retour à la normale ne se fera pas avant le second trimestre et qu’en attendant, c’est bien le bout du monde si ils peuvent fournir la moitié de leur production du début d’année. Sachant qu’en prime, même si ils ne partagent pas tous les mêmes composants, les grandes marques seront servies avant les plus petites. Si un fabricant de mémoire doit mettre une partie de son personnel sur ses machines, il visera les produits les plus rémunérateurs. Ceux qui équipent les produits haut de gamme de grande marque, avant les autres. D’abord parce que c’est plus rentable et ensuite parce que les contrats liés à la fourniture de ces produits peuvent passer chez un concurrent…

Des marques comme Xiaomi ou Huawei annoncent déjà des baisses de production de plus de 15% sur leurs smartphones. Apple pourrait voir sa production d’iPhone et d’iPad baisser de 10% puisque Foxconn est dans l’impasse sur une partie de son personnel.

Sur d’autres segments comme les composants de PC, la mémoire vive, les cartes mères ou cartes filles, les filières sont également affectées. Un secteur très marqué semble être celui des écrans LCD. La méthode chinoise d’implantation des usines souffre en ce moment de leur solution logique de regroupement. Les trois principaux fabricants d’écrans chinois sont tous réunis dans la même zone du Wuhan, la zone mise en quarantaine à cause du virus. Les entreprises tournent donc en large sous régime et la production est minimale. Les autres sociétés situées hors de cette zone sont également affectées car beaucoup de pièces détachées arrivent d’abord à Wuhan ou sont fabriquées sur place. Ainsi, même si la mise en quarantaine ne les concernait pas, elles sont également en pénurie de composants. Certaines ont décidé de repousser les vacances du 10 au 17 suivant les recommandations de l’état même si elles n’étaient pas forcées de le faire.

De secousses sont donc à craindre en terme de prix et de disponibilités sur toute cette fin de premier trimestre et probablement jusqu’à la fin du second et peut être même au troisième. Face à une production en berne, les prix vont probablement augmenter en sortie d’usine, ce qui impactera logiquement toute la chaîne.

Le drame de ce Coronavirus est avant tout humain avec de nombreux décès sur place mais pour beaucoup de mes contacts, ce premier drame est amplifié par la double peine subie par les populations locales. Des gens qui vont perdre leur travail, des investisseurs qui fuient la zone, des actionnaires papillonnant vers d’autres horizons… Des situations locales très compliquées, surtout au Wuhan et un bout du tunnel que personne ne voit encore très clairement. Certains me parlent d’une double peine avec un problème de santé immédiat mais également un problème économique qui risque de faire beaucoup de dégâts dans la durée. La hausse des tarifs semble bien dérisoire à côté de ces préoccupations, pourtant c’est probablement ce qui nous impactera le plus dans les mois à venir en France comme en Europe.

Fin du blocus partiel au Wuhan, l’impact du Coronavirus sur la tech © MiniMachines.net. 2020.

Compal Flex Book : un concept de machine à écran souple

Le Compal Flex Book propose un écran de 13.3″ de diagonale en mode portrait. Plié en deux grâce à une dalle souple, il se divise en deux affichages qui se superposent pour se transformer en un format de portable traditionnel. L’écran du bas joue le rôle de clavier tandis que celui du haut reste un écran classique. 

Flex Book

Le Flex book pourra bien entendu s’ouvrir totalement et se transformer alors en écran 13.3″ classique ou en tablette de grand format. Un clavier amovible est pensé pour se positionner sur l’écran du bas afin de retrouver une interface physique plus agréable que le tactile tout en permettant de piloter l’écran 13.3″ une fois déployé et positionné en face.

L’écran souple saurait prendre en compte à la fois le tactile capacitif calssique mais également les stylets actifs. Un détail intéressant pour ceux qui cherchent une solution à la fois compacte en mode portable mais également capable de proposer une belle surface pour dessiner en mode tablette. Telle qu’elle est présentée, la solution aurait beaucoup d’avantages.

Flex Book

Outre ces usages classiques de tablette et de pseudo-netbook, l’engin serait également capable de se comporter comme un livre et saurait afficher sur deux écrans séparés. Cela ferait du Flex Book un bon candidat pour un portage de Windows 10X… si le portable sort un jour. Ce qui n’est franchement pas gagné.

Flex Book

Beaucoup d’éléments me laissent à croire que ce type de produit est difficile à assumer pour Compal et encore plus pour ses partenaires. Ce type de produit est difficile à envisager comme un modèle confortable, commercialement parlant. L’engin coûtera cher, très cher à produire et à garantir dans la durée. Ce type d’écran souple avec une couche tactile et une prise en charge de stylet actif est peu produit. Mais c’est également peu valorisant pour une marque de passer par un ODM comme Compal pour ce genre de machine. Si un constructeur sort ce genre d’engin , vendu fort cher en général, c’est pour mettre l’accent sur les technologies qu’il maîtrise. Une manière de mettre en avant son savoir faire en tant que concepteur et constructeur. Passer par une société tierce pourra avoir du sens mais uniquement au moment où le prix se sera considérablement assagi pour ce type de machine. Quand ce type de dispositif deviendra plus commun, plus banal… ce qui n’est pas encore pour tout de suite.

Sources : Liliputing et IF Design

Compal Flex Book : un concept de machine à écran souple © MiniMachines.net. 2020.

Un écran 10.3″ HDMI à encre électronique… bien trop cher

Combien de fois on m’a contacté pour me demander une référence d’affichage de cette diagonale en encre électronique ? Depuis les premiers netbook 10″ ce sont des centaines de mails dans le genre que j’ai pu recevoir. Des utilisateurs qui cherchaient a remplacer un écran, neuf ou hors service, par une solution plus souple et moins fatigante pour leurs yeux. 

Il y a bien eu un creux dans cette demande à une époque mais avec l’apparition et la démocratisation des cartes type Raspberry Pi, ce type de mail est reparti encore plus fort qu’à l’époque de la bidouille massive des netbooks. Il ne se passe pas quinze jour sans que je reçoive un email pour guider dans l’achat d’un écran de ce type. L’idée étant la plupart du temps de construire un engin portable avec une belle surface d’affichage tout en ayant la possibilité d’installer le système de son choix dessus. Si il ne s’agissait que d’afficher des documents, une simple liseuse ferait sans doute l’affaire. Mais la volonté des utilisateurs va souvent bien au delà.

Cet écran Waveshare EINK-DISP-103, quand il a débarqué dans mon fil de veille m’a donc instantanément mis l’eau à la bouche. Belle diagonale de 10.3″ en 1872 x 1404 pixels, soit une résolution de 225 DPI et une gestion de 16 niveaux de gris. Une base exceptionnelle pour de nombreux usages qui iraient de la lecture de document à l’affichage de données n’ayant pas besoin d’un énorme rafraîchissement.

Waveshare

Le clou de cette offre c’est l’entrée Mini HDMI qui sert a alimenter l’écran. Pas de port LVDS ou autre solution propriétaire, le Waveshare EINK-DISP-103 embarque sa propre carte de gestion de signal et il sera donc possible de l’utiliser avec n’importe quelle source compatible. Carte de développement, PC, netbook, portable ou autre, tout ce qui dispose d’une sortie HDMI pourra se connecter immédiatement à l’engin. On imagine déjà les bidouilles réalisables avec ce type de format 10″ et une Raspberry Pi. Des netbooks-like. L’objet a besoin d’une alimentation 5 volts et 3 ampères même si elle peut se contenter d’une arrivée en 1.5 ampère. La connectique d’alimentation est une prise MicroUSB.

Waveshare EINK-DISP-103Le châssis de l’écran est percé pour pouvoir glisser un stylo qui servira de béquille.

Le EINK-DISP-103 mesure 23.8 cm de large pour 18.7 cm de haut et 8.9 mm d’épaisseur. Le châssis est réalisé en aluminium usiné ce qui devrait permettre un assemblage robuste dans trop d’efforts.

Waveshare EINK-DISP-103

D’un point de vue fonctionnement, l’écran propose 3 modes différents accessible via une touche dédiée. Le Mode A2+ propose un rendu en mode de diffusion utilisant les algorithmes de Floyd-Steinberg qui permettent un affichage plus rapide en simulant des niveaux de gris. 

Le mode GC16 propose la totalité des 16 niveaux de gris natif de la dalle ce qui permet des affichages plus précis et réaliste. I lest a conseiller pour de la consultation d’images comme des photos ou des cartes. Le bémol étant que le rafraîchissement proposé est plus lent. Enfin le mode A2 qui n’utilise que du noir et du blanc mais qui permet d’afficher avec un rafraîchissement de 5 images par seconde. Une solution idéale pour piloter les données d’une station météo ou l’état d’un serveur.

Parfait pour une foule de projets ? Oui, l’objet est vraiment séduisant jusqu’à ce que l’on arrive au tarif demandé pour l’obtenir. Le EINK-DISP-103 est proposé à 539.99$ en précommande. Un tarif bien trop élevé pour donner envie a qui que ce soit de bricoler le moindre projet avec. Dommage, il y a un marché pour un affichage de ce type sur le segment DIY. Mias dans une version au tarif beaucoup plus sage.

Source : CNX Software

Un écran 10.3″ HDMI à encre électronique… bien trop cher © MiniMachines.net. 2020.

Les MiniPC Brix de Gigabyte passent aux puces Comet Lake-U

Gigabyte poursuit son chemin sur la longue route Darwinienne des minimachines avec pas moins de quatre nouveaux MiniPC Brix équipés de puces Intel Comet Lake-U dans cette nouvelle édition 2020. 

MiniPC Brix
On retrouve donc les Brix BRi3H-10110, Brix BRi5H-10210, Brix BRi7H-10510 et pour finir le Brix BRi7H-10710. Quatre modèles de même format qui ne se distinguent réellement que par la puce embarquée dans chacun d’eux. Le nom de chaque modèle est suffisamment évocateur pour que l’on comprenne a quel type de processeur on a affaire. Core i3, i5 et deux modèles d’i7. 
L’entrée de gamme proposera donc un Core i3-10110U puis suivront les Core i5-10210U et Core i7-10510U pour finir par le Core i7-10710U. Autant de puces partageant le même TDP de 15 watts pour fonctionner.

MiniPC Brix

Vendus comme des barebones, c’est à dire a équipé de mémoire vive comme de stockage, ces MiniPC Brix proposent deux slots de mémoire vive SoDIMM DDR4 pour un maximum de 64 Go. Le choix d’une unique baie d’extension 2.5″ SATA 3 est par conte étonnant pour le stockage. Les petits boîtiers ne proposeront pas de possibilité d’ajout d’un SSD au format M.2. Pas de PCIe NVMe ni même de SATA. Le seul slot disponible au format est un M.2 2230 qui sera peuplé de la carte Wifi5 et Bluetooth embarquée.

Tous les boîtiers mesurent 11.95 cm de large comme de côté pour 4.68 cm d’épaisseur. Ces engins sont conçus pour être accrochés en mode VESA derrière un écran de PC ou un téléviseur. 

MiniPC Brix

La connectique est assez complète avec en façade trois ports USB 3.2 Gen 2 type-A et un USB 3.2 Gen 2 Type-C ainsi qu’n port jack  audio 3.5 mm combinant entrée micro et sortie casque. 

A l’arrière on retrouve deux ports HDMI 2.0, deux ports USB 3.2 Gen 2, un port Ethernet Gigabit et l’arrivée d’alimentation des Brix. Sur le côté on retrouve un port série RS232 et un antivol Kensington lock.

MiniPC Brix

Les nouveaux MiniPC Brix 2020 sont donc très standards… peut être trop ? Je ne vois pas bien ce que cette nouvelle génération de Brix apporte de neuf au marché. Les compétences sont là, les engins auront de belles possibilités de calcul et l’arrivée de ces puces de dixième génération devrait apporter plus de capacités aux stations. Cependant la concurrence propose des capacités identiques avec des machines de même gabarit. On ne connait pas encore le prix de ces engins mais je doute que la marque se batte vraiment sur les tarifs proposés. On devrait donc avoir un concurrent supplémentaire dans la liste des choix disponibles sur le marché. Mais un concurrent pas spécialement visible dans la ligne. 

MiniPC Brix

Le marché est quelque peu ronronnant alors qu’il comporte beaucoup d’acteurs. Il faudrait peut être chercher a proposer des fonctionnalités nouvelles, des évolutions intéressantes ou des nouveautés pour tenter d’y exister en 2020. Il est probable que Gigabyte joue ici la sécurité, et c’est peut être le meilleur choix a faire en ce début d’année. Un MiniPC capable de s’adresser aussi bien au marché des particuliers qu’à celui des professionnels. 

Mais à moyen terme il va falloir innover, proposer des machines plus complètes ou plus évolutives, des engins capables de se démarquer des autres pour continuer a exister sur ce créneau.

Source : Gigabyte et AndroidPC

Les MiniPC Brix de Gigabyte passent aux puces Comet Lake-U © MiniMachines.net. 2020.

Zorin OS dévoile le dernier secret du HP DM1

Hervé a fait évoluer sa machine dans le temps. Le disque dur mécanique de 5400 tours des débuts a cédé sa place à un SSD plus véloce. La mémoire vive a également été améliorée et le bon vieil AMD E-350, malgré son âge continuait à rendre service. Et puis… Et puis il a été question de Windows 10…

HP_Pavilion_DM1_3130sf_004Et là malgré tous ses efforts, Hervé a pris conscience que l’engin ne pourrait pas tenir la distance d’un Windows 10 récent. Trop lent, trop pénible. Pour avoir voulu faire de même avec une machine du même ordre, le processeur graphique Radeon devient poussif, la mémoire vive boostée ne permet plus de compenser les besoins du système et l’ensemble devient inexploitable.

HP_Pavilion_DM1_3130sf_073

Il fût un temps où l’on pouvait mettre à jour ses machines facilement

Que faire alors ? Hervé a fait comme beaucoup, il a été piocher dans le grand bouillon de culture du monde Linux pour trouver le système le plus adapté en 2020 pour un portable grand cru. Son choix s’est porté sur Zorin OS qu’il qualifie de “beau, stable et complet” dès son installation. Un système “parfait pour l’utilisateur Windows Lambda”. 

J’avoue ne pas bien connaitre Zorin OS mais la description qu’il m’en a faite me donne envie de réveiller quelques netbooks-zombies qui dorment sur mes étagères. Histoire de voir ce qu’ils ont encore dans le ventre avec cette formule de docteur Frankenstein. Le plus incroyable donc, c’est que pour une raison inconnue, Hervé décide de poser son HP DM1 sur la tranche après cette installation toute fraîche. Et là, surprise, il découvre ceci.

Cette machine de 2011, sans que cela ne soit indiqué nulle part, propose en interne un accéléromètre pour déterminer le sens de l’affichage de l’écran. HP n’en a pas parlé1 et les systèmes d’alors n’en tiraient pas parti sans qu’une implantation logicielle spécifique ne soit mise en place par le constructeur.

Il existait à la même époque des engins ayant un accéléromètre installé sur ce même secteur de machines, mais cela n’avait aucun sens d’en intégrer un dans un HP DM1 de 11.6″ de diagonale pour 1.6 Kg. Le plus étonnant, au final, c’est bien que ce soit le travail de développeurs bénévoles de systèmes Linux qui finisse par faire sortir cette information. C’est parce que Zorin OS a intégré un pilote générique de gestion des accéléromètres que l’engin a pu détecter son état et transmettre l’information au système.

Un détail pas si anodin si vous cherchez un système stable et efficace pour remplacer un Windows 7 qui vous aurait – malencontreusement – lâché.

Maj : Ricardo Stalmanu indique en commentaire que cette implantation cachée est une particularité des machines HP qui leur sert à détecter les chutes et à parquer les têtes de lecture des disques durs. 

Vous pouvez télécharger Zorin OS en suivant ce lien

Zorin OS dévoile le dernier secret du HP DM1 © MiniMachines.net. 2020.

Comment vendre de la merde en ligne en une magnifique leçon

Comment vendre un produit pourri facilement sur internet ? C’est pas si facile en réalité. Il y a toujours la possibilité de faire un très joli site et de raconter une “belle” histoire. Mais cela demande du savoir faire, d’investir un minimum en compétences, en argent et en temps. Et puis surtout il faut également faire connaitre ce site ce qui n’est pas des plus simple. 

2020-01-22 12_44_52-minimachines.netLes jolies pages bidons des vendeurs en Dropshipping

L’escroc en puissance a souvent plus vite fait d’acheter des campagnes de pub, de vendre un produit bidon pendant quelques semaines ou quelques mois et de passer à autre chose. S’il doit vraiment investir beaucoup de temps et de savoir faire… autant vendre un meilleur produit. Et le faire durer longtemps, ce sera plus rentable.

Proposer un mauvais produit très rentable sur une plateforme de e-commerce, une “Marketplace”, semble être une alternative intéressante. On profite de la notoriété d’un site comme Amazon ou la Fnac pour vendre ses produits bidons. On paye certes quelques frais mais qui sont largement compensés par la visibilité naturelle de ces sites.

Seul souci, les produits sont alors notés par les internautes qui les reçoivent. Dès lors les produits vraiment mauvais, ceux qui ne fonctionnent pas correctement ou simplement inutiles, se font rapidement descendre en flèche. Les internautes mécontents jouant alors le rôle de juges. Cela empêche d’autres internautes de se faire avoir et permet de “passer ses nerfs” en découvrant que l’on a été abusé par une description un peu trop enthousiaste.

Un gros malin a cependant trouvé la parade. En mettant les juges que sont les internautes dans sa poche. Cette vidéo du “LockpickingLawyer”1 vient d’être publiée et montre comment un vendeur de produits bas de gamme a réussi à contourner le système. C’est à la fois efficace et probablement très rémunérateur.

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Le produit s’achète sans négociation entre 4.9 et 8.9$ en Chine…

La combine est assez simple. La première phase consiste à trouver un produit qui “présente  bien” et qui doit être le moins cher possible. Si il concerne une catégorie de produits peu concurrentiels sur la marketplace que vous visez, c’est encore mieux. Ici, il s’agit d’un petit coffret à clés que l’on va placer à l’extérieur de la maison pour avoir sous la main de quoi ouvrir la porte principale en cas d’oubli. C’est donc un produit sensible puisqu’il permettra à un voleur qui l’identifie de pénétrer facilement chez vous.

Ce petit coffret est livré avec un mécanisme à code qui vient bloquer une barre de métal qui empêche son ouverture. Comme vous pouvez le voir dans la vidéo, un simple bout de métal suffit à faire pression sur la barre et permet de sentir la bonne combinaison même sans la connaitre. On pourra donc ouvrir ce coffret avec un minimum de doigté ou d’entrainement préalable.

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Mais la serrure n’est pas le plus important ici. Ce qui est vraiment grave c’est la méthode employée par le vendeur pour continuer à proposer ce produit très entrée de gamme sur un secteur aussi sensible. Que ferait un internaute moyen qui aurait déboursé 22$ pour un produit de ce type normalement ? En considérant que c’est plus ou moins le même genre de matériel qu’il aurait pu trouver en grande surface ? Soit il laisse un avis moyen et deux ou trois étoiles sur la plateforme pour informer les autres internautes. Soit il demande un remboursement du produit. Il peut également faire les deux. Dans tous les cas, cela met rapidement fin aux ventes d’un produit médiocre.

La parade est donc de proposer une ristourne importante pour le produit sous la forme d’un bon d’achat ou d’un remboursement via PayPal. Un bon d’achat de 10$ est ainsi proposé par le vendeur sous la forme d’une carte glissée dans chaque boitier. L’acheteur qui découvre le produit, le prend en main et l’ouvre, à la bonne surprise de voir que son achat à 22$ va être quasiment remboursé de moitié immédiatement.

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Seulement, il y a quelques conditions pour bénéficier de cette offre, juste ce qu’il faut pour anéantir tout le  système de notation d’Amazon.
Afin de recevoir ce bon d’achat de 10$, il faut :
– Donner une note de 5 étoiles au produit avec un commentaire positif.
– Envoyer un email à une adresse “bidon” (@outlook.com)

Cet email doit comprendre une capture d’écran ou un lien vers votre commentaire, votre numéro de commande et indiquer si vous préférez un remboursement via Paypal ou un bon d’achat.

Il est bien précisé qu’il est absolument interdit de mentionner le fait que votre avis et votre note sont commandités en échange d’une rémunération. Si vous le faites vous ne recevrez pas vos 10$. C’est logique puisque cela va contre la politique des plateformes que de payer pour une notation des produits.

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Et voilà ! Le nombre d’internautes qui vont mordre à l’hameçon et demander les 10$ explose, votre produit devient rapidement le mieux noté de sa catégorie puis le plus vendu. Vous arrivez en haut de page et, comme vous n’êtes pas le moins cher, passez pour le produit le plus sérieux et la meilleure affaire sur le site. Le bilan des opérations est très bon pour le vendeur. Son produit ne doit coûter que 3 ou 4 $, la mise en place et la gestion est entièrement réalisée par Amazon. Les commandes affluent et même si vous remboursez 10$ par commande, il vous reste à chaque fois une marge confortable à ne rien faire.

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Notez que la carte est neutre, sans rapport avec le produit lui même. Il est possible que cette méthode touche des dizaines de produits différents et que de nombreux internautes se mettent à noter des matériels médiocres de cette manière pour se faire rembourser en partie. Vous pouvez donc changer de produit, relancer l’opération et continuer à gagner de l’argent avec des matériels qui, vendus dans des conditions normales, ne pourraient pas partir au prix demandé.

Ici, la publicité nécessaire à la visibilité du produit est payée par les internautes avec… leur propre argent. On touche, en quelque sorte, au sublime.

Comment vendre de la merde en ligne en une magnifique leçon © MiniMachines.net. 2020.

Compal Armer : un prototype de portable double écran pour graphiste

Comment vendre des machines ? Comment vendre à nouveau des PC ? La réponse est sous le nez des constructeurs depuis tant et tant d’années que je suis toujours étonné de voir à quel point ils sont aveugles. Le Compal Armer est peut être le début d’un soulèvement de paupière de ce côté là avec une orientation d’usage vraiment très spécialisée.

portable lambda

N’importe quel PC commercial vendu aujourd’hui est capable de faire le B-A-BA que l’on demande à un PC : Surfer sur internet, réaliser un CV, faire sa compta, lire un film… Que votre machine coûte 300 ou 1000€ ne changera pas grand chose au service rendu. On l’a vu avec la hausse des expéditions de PC à la toute fin de l’année 2019, c’est la disparition du support de Windows 7 qui a forcé le marché à se renouveler. Sinon quel intérêt de racheter un PC portable pour des usages basiques en 2020 ? Par rapport à une machine déjà existante ? Découvrir un engin plus léger ? Plus fin ? Plus confortable à l’usage ? C’est probablement vrai. Les machines d’aujourd’hui sont plus agréables esthétiquement parlant. Elles proposent un meilleure ratio encombrement écran et un poids beaucoup agréable au quotidien. Les PC de bureau n’ont pas spécialement évolué sur ce point et se contentent souvent d’être soit plus rapides, soit moins encombrants1.

Le souci du marché actuel, c’est que la totalité des constructeurs se concentre sur des machines classiques. Des solutions qui n’ont pour elles que de permettre de mettre à jour des PC qui tombent en panne ou qui deviennent obsolètes logiciellement à cause d’une décision comme celle de Microsoft. L’intérêt de passer d’un PC sous Core i3 de 2010 à un PC sous Core i3 en 2020 n’est pas très clair pour l’utilisateur moyen. Il aura plus d’intérêt à acheter un nouvel écran, à faire évoluer la mémoire et remplacer un disque dur par un SSD qu’à changer toute sa machine.

L'attaque des clones

Pire, tous ces constructeurs qui se battent pour le même gros gâteau qu’est le PC classique ne trouvent rien de mieux que de proposer des copies de copies. Des engins qui techniquement se ressemblent absolument tous et qui, quand ils présentent une nouveauté technique, se font rapidement rattraper par les concurrents. Les exemples des charnières 360° ou des bordures fines sont suffisamment éclairants sur ce point. Pas besoin de changer de machine, pas de nécessité de le faire. On passe son tour. On attend le suivant. Pendant ce temps-là, tout le monde sert la même soupe technique. On y piochera par un coup du sort en cas d’obligation de changement ou au gré des bonnes affaires que l’on peut croiser.

ASUS RoG Huracan G21

Reste deux secteurs en croissance et, devinez quoi, ce sont des secteurs spécialisés. L’industrie a d’abord découvert que vendre des machines de jeux avait du sens. Les gammes Alienware de Dell ou Republic Of Gamer de Asus ont, par exemple, fait leur apparition et attiré pas mal de public. Même topo chez Gigabyte avec ses Aorus ou Acer avec les Predator. Tout le monde a embrayé bien sur et on a eu des solutions chez HP ou Lenovo aussi bien que chez MSI ou autres. Avec ces machines très orientées jeu, le public avait une raison de mettre à jour sa machine. Ce secteur a logiquement été le premier à s’intéresser à son public car ce dernier est très sensible à l’argument de la performance. Un nouveau processeur ? Une nouvelle carte graphique ? Une technologie d’affichage innovante, ces éléments suffisent à “ringardiser” la série précédente. Quoi de mieux pour pousser le marché à s’auto renouveler.

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Ont suivi les machines de “créateurs”. Des engins pensés pour assumer des performances lourdes avec un maximum de stabilité. On a vu apparaître des solutions de plus en plus grand public et la quasi totalité des constructeurs s’orienter vers ce marché lui aussi en nette croissance. 

Point commun entre ces deux types d’engins ? Leur spécialisation. 

Qu’est ce qui pourrait motiver un musicien, un graphiste, un vidéaste, un photographe ou autre à acheter un PC ? A  choisir la marque X plutôt que la marque Y ? La spécialisation de leurs machines. Alors ok, le marché est plus petit. On ne vise plus qu’une seule part du gros gâteau. Mais, en contrepartie, le premier à tenter ce nouveau segment bénéficiera d’une meilleure visibilité. Imaginez un portable avec un vrai lecteur de cartes mémoire aux performances garanties, un écran extrêmement bien calibré et un système de jupe adaptable comme pare-soleil. Si le matériel interne suit, cet engin intéressera sans doute beaucoup les photographes. Qu’ils soient amateurs ou professionnels. D’autant que cette machine saura mener à bien l’ensemble des autres opérations que l’on demande à un PC.

BlackMagic

Une interface de contrôle vidéo signée BlackMagic

Même histoire avec un PC livré en proposant de multiples entrées et sorties audio pour un musicien ou un podcasteur. Idem avec une machine proposant une “Jog Wheel” ultra plate à la place d’un pavé numérique pour un monteur vidéo etc etc…

Cela n’empêche pas pour le constructeur de se baser sur le même matériel au niveau des composants de base. La carte mère, le processeur, la mémoire et le stockage peuvent être identiques. Il faut juste prévoir un port spécialisé permettant de recevoir  une carte son d’un côté, une solution graphique dédiée à la vidéo ou la photo de l’autre et bien entendu proposer des coques capables d’accepter chaque connectique spécialisée.

Je reste persuadé que l’avenir du marché info sera basé sur les capacités techniques spécifiques de chaque engin. La poussée de solutions comme les Chromebooks montre bien que la plupart des utilisateurs n’ont plus besoin d’un niveau de performances élevé pour leur usage quotidien. Des solutions de streaming de données pour le jeu vont également réduire le besoin d’un PC haut de gamme personnel. Pour peu que les offres de calcul déportés pour le rendu 3D, le montage vidéo et autre se démocratisent à leur tour, les fabricants vont devoir repenser toute leur approche du matériel.

Compal Armer

Ce nouveau prototype de Compal va totalement dans ce sens. Le Compal Armer est pour le moment une pure fiction mais il présenterait un réel intérêt à l’usage pour un graphiste en déplacement. L’idée de base est de proposer un portable de 13″ au format classique avec un écran tactile proposant une prise en charge de stylet actif et un clavier traditionnel. 

L’engin pourra donc répondre à tous les besoins d’un utilisateur classique. On ne connait pas exactement quels composants la marque prévoit à l’intérieur de ce type de produit mais on peut se douter qu’il s’agira d’une solution largement capable de faire tourner les outils du quotidien si elle est assez puissante pour lancer des logiciels de retouche d’images.

Ce qui différencie le Compal Armer des autres machines à écran tactile, c’est la présence d’une seconde zone d’affichage tactile qui se place devant le clavier. Une zone qui prendra la place du pavé tactile pour permettre un usage classique mais qui proposera également de quoi piloter des applications dédiées. La charnière particulière du dispositif fait en sorte que l’écran du haut puisse venir coiffer le clavier pour  se poser devant le second écran.

Compal Armer

Pour du montage vidéo, pour de la retouche d’images ou du dessin, pour de la musique ou autre, ce type de dispositif proposera une interface compacte et confortable. L’absence de clavier étant compensée par l’organisation de raccourcis précis sur le deuxième affichage. Palettes, brosses, outils divers pourraient prendre place pour un graphiste. Boutons, potentiomètres et autres interfaces virtuelles seraient appréciées par un musicien. Molette de défilement, raccourcis de montages et autres seraient utiles à un monteur vidéo.

Compal Armer

Je ne suis pas spécialement fan des solutions double écran en règle générale mais même dans un usage normal, ce système pourrait avoir un intérêt en intégrant des notifications ou des informations dédiées comme un calendrier ou autre directement sur le repose poignet.

Encore une fois, il ne s’agit d’un concept, Le Compal Armer fait partie du bouillonnement d’idées que le fabricant ODM a proposé à l’IF Design cette année. Sans que l’on sache si un partenaire de la marque s’y intéressera un jour ni même si l’engin est réellement réalisable. Dans tous les cas, il semble urgent que les constructeurs lèvent un peu le nez de leurs formules de PC classiques pour se poser la question de machines plus originales. Plus spécialisées, moins grand public peut-être mais capables de trouver plus sûrement un public.

Compal Armer : un prototype de portable double écran pour graphiste © MiniMachines.net. 2020.

Asus rajeunit les composants de son VivoStick

Vous vous souvenez des Asus VivoStick ? Des MicroPC sous la forme d’une clé qui se branche via une prise HDMI directement au dos d’un écran. Ces machines ont eu leur heure de gloire il y a quelques années mais ont depuis quasiment disparu des offres constructeur. Intel a abandonné ses Compute Stick et MeLE ne donne pas de suite à ses PC Stick

VivoStick

Reste un survivant donc, le VivoStick TS10-B174D qui passe d’un Windows 10 classique à une version Pro. Un indice suffisamment clair sur la destination de cet engin. Ce type de solution a simplement disparu des offres classiques de la marque mais doit continuer de trouver un public professionnel pour des usages en tant que client léger par exemple. Des PC que l’on associe simplement à un clavier, un lecteur de code barre et un écran pour devenir des machines que vous pourrez croiser dans les  allées d’une grande surface de bricolage par exemple.

VivoStick
Pas besoin de performances folles donc et le nouveau modèle conserve logiquement le même processeur Intel Atom x5-Z8350, une solution surtout choisie pour son excellent rapport performances consommation. La puce lancée en 2016 a un SDP de 2 watts  qui convient très bien à ce type de format.

Le nouveau VivoStick aura donc droit à 4 Go de mémoire vive et 64 Go de stockage eMMC. Suffisamment pour piloter plus confortablement une application au sein de Windows 10 Pro. On garde les mêmes fonctionnalités que le précédent modèle avec un Wifi5, du Bluetooth 4.0, des ports USB 3.0 et USB 2.0, un port jack audio 3.5 mm et un port MicroUSB pour alimenter le tout.

VivoStick

Le nouveau modèle d’Asus est, pour le moment, prévu pour une sortie à la fin du mois au Japon. Aucune info sur une éventuelle sortie en Europe. Je ne suis de toutes façons pas persuadé que le marché soit si large que cela. A moins qu’une nouvelle puce reprenne le flambeau des Atom Cherry Trail avec des TDP très bas et un tarif abordable, il n’y a pas de raison que le marché se replonge dans ce type de format.

Sources :  AnandTechHermitage AkihabaraKakaku et Lilipting

Asus rajeunit les composants de son VivoStick © MiniMachines.net. 2020.

Le Fuffee Mug utilise la chaleur pour alimenter un écran qui sert à rien

Un mug avec un écran à encre électronique, voilà ce qu’il manquait à toute une génération d’utilisateurs. Ceux en manque de maximes débiles et  qui n’ont pas la chance de traîner sur Linkedin tous les matins pour déguster la laborieuse prose des génies qui y partagent leurs fabuleuses leçons de vie.

Le Fuffee Mug n’a qu’un intérêt, celui d’embarquer une technologie permettant de récupérer une partie de la chaleur dégagée par la boisson qu’il contient pour afficher des données sur son écran à encre numérique. A vrai dire rien de vraiment nouveau, on sait faire cela depuis un bon moment. Jean-Charles Peltier a découvert comment récupérer du courant à partir d’une source chaude en… 1834.

FU

Seulement JC n’avait pas l’esprit start-up et n’a donc pas eu le bonne idée de fabriquer un Mug qui pourrait afficher en gros “N’engueulez pas le pas Patron, la patronne s’en charge” directement sur un Fuffee. L’objet surfe sur une vague verte en insistant largement sur le fait qu’il est “battery-free”. Mon mug actuel l’est tout autant, il contient plus, est moins lourd et n’a aucune chance de se transformer un jour en un nouveau support de publicité.

Le pitch de la marque est assez clair “En exploitant l’énergie thermique d’un café, Fuffee devient un mug et une plateforme sociale sans piles qui vous permettra de coopérer avec diverses marques et services. Vous ressentirez quelque chose de différent à chaque fois  que vous boirez votre Fuffee”.1

FU

Dire que l’on est un produit vert en ajoutant une électronique inutile à un objet aussi simple qu’un Mug me parait un peu compliqué quand même. Mais si c’est pour gâcher mon café en m’apostrophant avec une publicité débile sur un énième nouveau support… Avec un message relayé en Bluetooth via mon smartphone qui pourrait tout aussi bien l’afficher lui même ? Ça c’est clairement une incitation au crime.

FU FU FU !

Je trouve cependant l’idée de base excellente et on peut imaginer des usages à cette relation chaleur – énergie pour un affichage à encre numérique. Nul besoin d’une source de chaleur permanente puisque l’écran continuera à afficher ses données même si la température redescend. Pour une station météo, un affichage d’informations importantes ayant une durée de vie assez longue, ce type d’interface est à réfléchir. On pourrait même imaginer un système de récupération de chaleur directement intégré à nos ordinateurs – qui en génèrent pas mal – pour afficher des données de cette manière.

Le Fuffee Mug est lancé à 69$, combien coûterait le même produit sans le mug pour des usages plus intelligents ?

Le Fuffee Mug utilise la chaleur pour alimenter un écran qui sert à rien © MiniMachines.net. 2020.

Lenovo Smart Frame : un tableau 21.5″ IPS pour décorer vos murs

Avec 21.5″ de diagonale, le Lenovo Smart Frame peut afficher des images grand format à la fois en mode portrait ou en mode paysage. Piloté par un SoC Mediatek MTK 8187S, le cadre propose une image IPS de 21.5″ en 1920 x 1080 pixels. On est loin d’un affichage UltraHD mais tout de même largement au dessus de ce que proposaient les cadres photo-numériques de l’époque.

L’idée est donc d’afficher des images issues de votre smartphone facilement avec une application de partage qui enverra vos données via Bluetooth. Le Lenovo Smart Frame propose un module Bluetooth 5.0 et un Wifi5 pour se connecter facilement. Il embarque également un micro1 et une paire d’enceintes stéréo deux fois deux watts. On imagine que la solution devrait pouvoir afficher également des vidéos.

L’objet a été assez travaillé avec des angles uniformes de 85°, une protection anti-reflets et un système de capteur de lumière ambiante pour s’adapter à la luminosité de son environnement. Un accéléromètre permet de détecter le positionnement de l’écran pour adapter l’affichage.

Lenovo Smart Frame

L’alimentation est assurée par un Pogo Plug qui transmet le courant depuis un adaptateur mural. Une bonne idée qui permet d’effectuer sans soucis les rotations du cadre directement contre le mur. Le système livré, qui permet une fixation simplifiée grâce à un niveau à bulle intégré, est livré avec un adaptateur secteur. A noter le petit détail d’un système bloquant le câble d’alimentation dans le support pour éviter qu’il ne soit retiré par erreur. Le cadre lui même dispose d’une prise jack compatible pour être employé sans support en le posant sur une béquille ou sur un meuble.

Lenovo Smart Frame

Le cadre du dispositif pourra également être facilement remplacé pour une autre finition. Enfin, un détecteur de gestes en façade permettra de changer d’image en glissant sa main devant le cadre.

Lenovo Smart Frame

Le prix aux US devrait être de 399€ pour une disponibilité en Août 2020. Pas encore d’information précise pour l’Europe. L’objet est bien construit et la finition pour une fois agréable. Contrairement aux cadres photo numériques qui proposaient à la fois une mauvaise image et des fonctions souvent très médiocres, ce Lenovo Smart Frame semble avoir été plus réfléchi et enchâssé avec plus de goût. C’est typiquement le genre de produit qui trouverait sa place auprès de parents éloignés ou qui permettrait de partager des images facilement avec toute la famille.

Lenovo Smart Frame
Reste que pour ce tarif et un peu d’huile de coude, il doit être possible de construire une solution de même type sur  une base de Raspberry Pi associé à un écran IPS standard de même diagonale. Avec un bon cadre classique, on doit pouvoir arriver à une solution aussi efficace et probablement beaucoup moins chère. Un cadre photo qui pourra en prime afficher des informations supplémentaires sans intégrer un microphone dans son châssis.

Lenovo Smart Frame : un tableau 21.5″ IPS pour décorer vos murs © MiniMachines.net. 2020.

Du changement chez Archos ? Loic Poirier regarde ailleurs

Mise à jour du 24/02/2020 : Je me suis peut être un peu emballé avec ce billet. Si Loic Poirier a mis a jour son profil Linkedin pour indiquer une nouveau poste chez Remade, il reste à la tête d’Archos. Il a remis à jour son profil ce matin pour affirmer sa présence à la tête du groupe. Cela m’aura permis de glaner pas mal d’informations sur la société et les mouvements qui ont eu lieu ce mois de Janvier. J’espère pouvoir publier quelque chose de plus consistant dans les jours a venir.

Linkedin
Le profil de Loic Poirier mis à jour le 24/02/2020 sur Linkedin

Billet du 22/02/2020 : Archos, anagramme de Crohas, n’avait pas changé de nom à la reprise de la société par Loic Poirier en 2013. Mais, 7 ans plus tard, ce dernier semble quitter le  navire et partir chez Remade. Une société spécialisée dans le reconditionnement de smartphones, elle même reprise par une entreprise Britannique en début d’année.
Archos Jukebox 6000

Le Jukebox 6000, le tout premier lecteur de musique électronique

Que va t-il advenir d’Archos ? non pas que je soit persuadé que l’entreprise dépende d’un homme, c’est toujours une aventure d’équipe. Mais le fait que Loïc Poirier parte à un autre poste dans une autre entreprise ne laisse pas présager du meilleur pour l’entreprise.

Vingroup, conglomérat Vietnamien d’entreprises, devait devenir partenaire d’Archos en 2019 et lui apporter les capitaux nécessaires à une relance technique et marketing de la marque. Mais l’affaire ne s’est finalement pas faite et l’entreprise française a continué de nager en eaux troubles depuis cette annonce miraculeuse l’année dernière. Ses chiffres techniques sont au plus bas. Pas de nouveautés, plus d’innovations, une décentralisation des équipes en Asie, une présence invisible en Europe… On ne sent pas vraiment comment la société pourrait rebondir.

Loïc Poirier

Le départ de Loïc Poirier vers de nouveaux horizons pourrait être annonciateur de futures mauvaises nouvelles pour l’entreprise. Aucune annonce officielle n’a cependant été faite, le changement n’est visible que sur sa page Linkedin.

La Archos Play Tab qui devait sortir à la rentrée des classes 2019 ne semble pas avoir pu trouver son chemin en magasin. Je n’ai vu aucune disponibilité pour cette tablette de jeu grand format annoncée à 249€. Dommage car l’idée était bonne et je reste persuadé qu’un large public de joueurs aurait trouvé une excellente base de développement pour ce type d’engin.

Alors, que va devenir Archos dans les prochains mois ? Ses affaires se portent mal et on ne voit pas trop comment la marque pourrait s’en sortir sans une arrivée d’argent frais. Est-ce que la marque va rejoindre le cheptel d’autres grands noms exploités pour vendre des produits noname en Europe ? Les Technicolor, Thomson, Polaroid et autres qui ne servent que de costume à la vente de produits noname pour réaliser une meilleure marge ? C’est possible et je pense même probable. A cette heure, à moins d’un miracle, je ne vois pas trop comment sauver le soldat Archos.

Du changement chez Archos ? Loic Poirier regarde ailleurs © MiniMachines.net. 2020.

Un très joli concept de boiter pour Raspberry Pi

On retrouve un système classique de châssis de base en acier qui enferme la carte et un support qui vient coiffer l’ensemble. Cette seconde partie est réalisée en cuivre pur.

Tadej Logar

Le toit du boitier est composé de fines ailettes en cuivre afin d’augmenter l’échange de chaleur du métal avec l’air ambiant. Réalisé d’un seul bloc, ce gros bloc vient également se poser sur le SoC Broadcom de la carte pour transmettre directement les watts qu’il génère directement au métal. 

On imagine un raccord réalisé en pâte thermique entre la puce et le cuivre. L’ensemble est bien proportionné et permettrait à une solution sous Raspberry Pi de fonctionner totalement passivement malgré de fortes demandes. A vrai dire, les Raspberry Pi 3 n’ont pas forcément besoin de tant d’égards pour fonctionner sans ventilation, un dissipateur classique fonctionne déjà très bien. Ce genre de concept aurait plus de sens sur une solution Raspberry Pi 4.

Tadej Logar

Cela reste néanmoins un concept, comme le souligne FanlessTech, la densité des ailettes semble être plus esthétique que pratique et elle serait surement contre productive. Autre problématique, ce type de design en cuivre aurait un coût important. Non seulement à cause de la quantité de matériau et de son prix mais également parce que la création de ce type de forme en métal demande des compétences, du temps et un matériel particulier. 

Bref, il y a de bonnes chances que ce concept reste un concept même si le recours à du cuivre serait probablement une bonne idée pour ce type de solution aujourd’hui.

Source : Tadej Logar

Un très joli concept de boiter pour Raspberry Pi © MiniMachines.net. 2020.

Shuttle NC03B, un MiniPC spécialisé dans la capture vidéo

Le Shuttle NC03B est un MiniPC d’allure assez classique et de format ultra compact. Avec un encombrement d’un litre seulement, il ressemble aux propositions classiques de la concurrence. Il propose cependant une fonction inhabituelle, un port HDMI en entrée qui permettra de capturer un signal audio vidéo depuis une source extérieure.

Ce Shuttle NC03B est avant tout un MiniPC complet avec son équipement classique. La marque est partie sur des puces Intel Core i5-7200U et i7-7500U Kaby Lake au TDP de 15 watts et proposant un circuit graphique Intel HD 620. La mémoire vive est répartie sur deux slots SoDimm DDR4 avec 8 Go installés par défaut en double canal mais pouvant logiquement évoluer vers 32 Go au besoin.

Le stockage de base est un SSD 128 Go au format M.2 PCIe NVMe mais une baie d’extension SATA3 2.5″ est également intégrée pour ajouter plus d’espace de stockage. Un élément important puisque le Shuttle XPC Streaming Box est prévu pour encoder des vidéos H.264 en 1080P à la cadence de 60 images par seconde au maximum. Un flux qui demandera évidemment beaucoup d’espace de stockage.

NC03B

La connectique est assez large avec en façade deux ports USB 3.1 Gen1, le premier au format USB Type-A classique et le second en USB Type-C. Ce panneau avant propose également 2 LEDs témoins d’activité du disque et d’allumage et le bouton de démarrage de l’engin.

NC03B

Sur la face arrière, on retrouvera un port d’entrée HDMI qui permettra de capturer le signal vidéo et audio d’une source externe. Une sortie au même format, un DisplayPort, deux ports USB 2.0, un Ethernet Gigabit et un port jack audio 3.5 mm stéréo combo. A noter que la partie audio est isolée pour que la gestion en capture ne soit pas sujette à des parasitages électriques du reste de la machine.

Le boitier du Shuttle NC03B mesure 14.2 cm de large comme de profondeur et 4.2 cm d’épaisseur. Il est fourni avec un adaptateur VESA pour une accroche facile derrière un écran ou un meuble. La machine est livrée par défaut sous Windows 10 Home avec OBS de Streamlab pré-installé.

Pas encore de tarif pour cette machine, sa fiche produit n’est pas non plus mise en avant sur le site du fabricant

Shuttle NC03B, un MiniPC spécialisé dans la capture vidéo © MiniMachines.net. 2020.

Lenovo Xiaoxin Air 14 : Un 14″ sous GeForce MX350

Le nouveau Lenovo Xiaoxin Air 14 n’a rien d’extravagant, il s’agit d’une solution 14″ FullHD 100% sRGB aux bordures fines comme on en croise depuis quelques  années sur le marché chinois. Il propose néanmoins des caractéristiques tout à fait intéressantes de par son équipement interne et les choix qui sont proposés par le constructeur.

Le processeur embarqué pourra monter dans la gamme Intel Ice Lake du Core i5-1035G1 jusqu’au Core i7-1065G7, une solution 4 coeurs et 8 threads cadencée de 1.3 à 3.9 GHz. Les puces proposeront un circuit graphique Intel Iris Plus pour 15 watts de TDP. Mais le constructeur a décidé de glisser dans le Lenovo Xiaoxin Air 14 un circuit graphique secondaire avec le nouveau GeForce MX350 et ses 4 Go de mémoire vive dédiée.

Lenovo Xiaoxin Air 14

L’engin accueillira 16 Go de DDR4 qui sera partagée avec son circuit graphique. Pour tous les usages du circuit Intel Iris, c’est  cette mémoire que le système exploitera. Par contre, lors de l’utilisation du chipset graphique Nvidia, toute la mémoire vive sera allouée au système puisque le GeForce MX350 utilisera ses propres Gigaoctets dédiés. Le circuit MX350 est construit autour de l’architecture Pascal et vient tout juste d’apparaître sur les pages de Nvidia.

Lenovo Xiaoxin Air 14

Le stockage sera confié à un SSD de 512 Go. La batterie embarquée est une 56.5 Whr qui devrait offrir jusqu’à 13.5 heures d’autonomie. La connectique est assez intéressante sur un engin de ce type. Lenovo n’a, par exemple, pas fait l’erreur de proposer un lecteur de cartes MicroSD mais bien un lecteur SDXC classique qui permettra de lire les deux formats facilement. Deux ports USB 3.1 Gen.1 Type-A seront disponibles avec un système de charge même PC éteint pour l’un des deux. Un port USB Type-C avec Power Delivery permettra de faire transiter données et énergie pour recharger le Lenovo Xiaoxin Air 14 facilement. Une sortie HDMI est également disponible ainsi qu’un port jack stéréo 3.5 mm combo. Rien d’exceptionnel mais la connectique suffisante pour un 14″ vraiment mobile.

Lenovo Xiaoxin Air 14

L’engin est réalisé dans une coque en aluminium qui lui offre un poids de 1.39 Kilo. Son clavier est rétro éclairé et sa webcam peut s’oblitérer avec un œilleton coulissant. Le clavier semble très correct et, si il n’occupe pas la totalité de la surface disponible,1 il laisse sur les bords l’espace nécessaire à l’implantation de deux enceintes stéréo qui déboucheront donc directement face à l’utilisateur. La solution est d’ailleurs estampillée Dolby dans son traitement sonore. Le pavé tactile semble profond et assez large et un détecteur d’empreintes digitales est de la partie.

Lenovo Xiaoxin Air 14
Le Lenovo Xiaoxin Air 14 devrait être disponible à la fin du mois en Chine pour un prix de départ de 5099 Yuans soit 670€ en version Core i5 16/512 Go et 5899 yuans soit 770€ en core i7 16/512 Go . Le design de cette machine est similaire à de nombreux produits de la marque déjà présent à son catalogue Européen.

Un Ideapad devrait donc logiquement rapidement proposer le même materiel… A une date totalement inconnue. Le calendrier reste profondément troublé pour le moment et on ne sait pas du tout quand la distribution reviendra à la normale.

Sources : Gizmochina et Liliputing

Lenovo Xiaoxin Air 14 : Un 14″ sous GeForce MX350 © MiniMachines.net. 2020.

MatePad Pro, la nouvelle tablette 10.8″ de Huawei

L’écran de la Huawei MatePad Pro en dit long sur l’ambition de la marque sur ce modèle. Avec une technologie sAMOLED, cette dalle de 10.8″ en 2560 x 1600 pixels offrira une image riche et belle, bien contrastée et agréable à regarder. Cet écran est associé à un ensemble d’accessoires qui ouvrent la porte à beaucoup d’usages et… à une évidente comparaison.

MatePad Pro

Dock clavier et stylet actif, la MatePad Pro se place face à la solution iPad Pro d’Apple en terme de fonctionnalités. Avec un petit truc en plus, une option 5G. Des versions Wifi5 et 4G seront bien disponibles mais il y aura la possibilité de commander la tablette en version 5G. Un détail qui semble au départ un gros avantage mais qu’il faut évidemment rapporter aux possibilités actuelles de ce format. Pour le moment, en France et dans le reste de l’Europe comme dans la plupart des pays du monde, la 5G n’est qu’une promesse.

MatePad Pro

Le marché de la tablette Android étant actuellement en berne avec peu de machines et une production qui s’oriente surtout sur l’entrée de gamme, la MatePad Pro sort évidemment assez bien son épingle du jeu. Le duo tablette 10.8″ et clavier physique fonctionnera à la manière d’un netbook moderne sous Android. Avec la possibilité de retrouver des performances élevées sur ce type de système grâce à un équipement moderne.

MatePad Pro

Le système est piloté par un SoC Kirin 990. Un SoC combinant 2 coeurs Cortex-A76 à 2.86 GHz, 2 coeurs Cortex-A76 à 2.36 GHz et 4 coeurs Cortex-A55 à 1.95 GHz en plus d’un chipset Mali-G76MP12 à 600MHz. 

Cette puce sera épaulée par 6 Go de mémoire vive de base et jusqu’à 512 Go de stockage. Un module Bluetooth 5.1 sera également de la partie ainsi qu’un ensemble GPS / Glonass.

MatePad Pro

Le reste de l’équipement de la MatePad Pro est intéressant. On retrouve, par exemple, un système de chargement classique et rapide via port USB 3.1 Type-C en 40 Watts mais également une solution sans fil en 27 Watts. Ce système étant à la fois capable de capter de l’énergie mais également d’en émettre. On pourra donc recharger un smartphone compatible sans fil avec sa tablette. La batterie 7250 mAh pousse le poids de l’engin à 460 grammes, ce qui est très appréciable pour un engin de ce gabarit. La tablette mesure 24.6 cm de large pour 15.29 cm de haut et 7.2 mm d’épaisseur. 

MatePad Pro

Deux webcams seront embarquées avec un module frontal de 8 MP et un second au dos de la tablette en 13 MP et quatre haut-parleurs semblent être disposés pour permettre de spatialiser le son. Pas de prise casque sur l’appareil, il faudra utiliser un adaptateur USB type-C pour brancher son jack préféré.

MatePad Pro

Reste un détail, et pas des moindres, la tablette ne sera pas livrée avec un accès au Google Play Store et n’aura pas droit aux applications de Google par défaut : Pas de Gmail, pas de Maps, pas de Drive ni même d’accès à l’application Youtube. Un vrai souci pour certains utilisateurs qui ne se satisferont pas des solutions mises en place par Huawei pour contrer cette restriction liée aux soucis entre la marque Chinoise et le gouvernement US. Le fabricant proposera son propre magasin d’applications et il ne vous faudra que quelques clics pour installer vous mêmes les services Android manquants, mais cela reste une grosse épine dans le pied de cette MatePad Pro.

Les prix varieront suivant les offres avec une disponibilité annoncée pour le moment pour le mois de Juin.

Pour les versions MatePad Pro Wifi on aura :

6 Go / 128 Go : 549€

8 Go / 256 Go : 649€

8 Go / 256 Go + stylet et pochette : 749€

Pour les versions MatePad Pro 4G :

6 Go / 128 Go : 599€

8 Go / 256 Go : 699€

Pour les versions MatePad Pro 5G :

8 Go / 256 Go : 799€

8 Go / 512 Go : 949€

Les accessoires seront vendus également séparément. La pochette de protection sera commercialisée 39€, le clavier sera proposé à 129€, le stylet à 99€ et la protection Folio à 39€.

Sources : Anandtech

MatePad Pro, la nouvelle tablette 10.8″ de Huawei © MiniMachines.net. 2020.

HiGole F11APL : Un MiniPC original sous Celeron N3450

On se souvient des machines de ce type avec leur format hybride entre le MiniPC et la tablette notamment avec les engins proposés par la marque Pipo depuis 2015. L’idée de ces engins étant de proposer à la fois le côté pratique d’une solution autonome pilotée par un écran tactile et la connectique bien plus large d’un PC sédentaire.

HiGole F11APL

Le HiGole F11APL est une construction matérielle assez classique d’un point de vue composants. On retrouve un processeur Celeron N3450 Apollo Lake, un quadruple coeurs proposant 2 Mo de cache et 6 watts de TDP. Cette puce est d’ailleurs dissipée de manière 100% passive par la machine, ce qui évitera à l’engin de faire du bruit. La mémoire vive est de 4 Go et un eMMC de 64 Go embarquera le système d’exploitation. Windows 10. Un emplacement M.2 pour ajouter un SSD au format SATA 3.0 est également disponible sur la carte mère. Enfin, un lecteur de cartes MicroSD est également présent.

HiGole F11APL

Très classique et pas franchement affolant niveau vitesse, ce dispositif aura la particularité de piloter un écran tactile de 11.6″ IPS 1920 x 1280 pixels avec 5 points de contact capacitif. Cet affichage est positionné en diagonale, au dessus des composants. A la manière d’un pupitre, cette solution permet en général de piloter divers instruments. On peut très bien l’associer à une chaîne Hifi ou un téléviseur pour lancer des contenus multimédia. Certains s’en servent comme PC de caisse et j’en ai même vu dans des solutions industrielles. On peut également en profiter comme d’un double affichage puisque la solution propose une sortie HDMI classique. Mais c’est clairement des usages particuliers qui sont visés avec le HiGole F11APL. Le pilotage de machines externes, tout type de machines à en croire la lourde connectique spécialisée déployée au dos de l’appareil. 

HiGole F11APL

On retrouve donc en plus de la sortie vidéo HDMI 1.4, une prise audio 3,5 mm, deux ports USB 2.0, deux autres en USB 3.0 et pas moins de quatre ports COM : trois au format RS232 et un en RS485. De quoi piloter machines outils, tiroirs de caisse ou autres. Mais également des outils plus courants désormais comme les imprimantes 3D et autres graveuses laser. Voire des machines d’un autre niveau comme des CNC ou autres machines outils friandes de solutions comme les ports série. A noter la présence d’options intéressantes comme le Wake On Lan permettant d’activer la machine à distance via le réseau, mais aussi la possibilité de programmer son réveil à heures fixes. Il sera ainsi possible de concevoir un système totalement autonome qui se réveillera à heures fixes pour lancer une impression 3D à distance, par exemple. Une solution pour éviter totalement la gène liée au bruit de ces solutions. 

HiGole F11APL

Le HiGole F11APL propose une connectique réseau avec un port Ethernet Gigabit en plus de son Wifi5 pour piloter ces usages. Proposé à 199€ avec une disponibilité prévue pour la fin du mois de Mars, l’engin devrait apparaître sous peu sur la page de la marque.

Source : AndroidPC

HiGole F11APL : Un MiniPC original sous Celeron N3450 © MiniMachines.net. 2020.

Huawei Matebook 13 2020 : un reboot efficace

Construit en alliage d’aluminium et respectant les lignes imposées par les machine modernes, le Matebook 13 2020 est une mise à jour matérielle du modèle précédent. On retrouve un design très inspiré d’Apple et de ses MacBooks de dernière génération et un châssis qui reste compact. 28.6 cm de large pour 21.1 cm de profondeur et 1.49 cm d’épaisseur pour ce bébé de 1.3 Kg.

Matebook 13 2020

A l’intérieur de ce châssis, la vraie différence vient de la présence d’une puce Intel de dixième génération, des puces Comet Lake-U  Core i5-10210U ou Core i7-10510U accompagnées d’un chipset graphique externe NVIDIA GeForce MX250. La marque n’aura pas recours à une solution MX330 ou MX350 tout juste disponibles. La mémoire vive oscillera entre 8 et 16 Go de mémoire DDR3 cadencée à 2133 MHz. Le stockage pourra, quant à lui, grimper jusqu’à 512 Go de SSD au format M.2 PCIe NVMe. 

Matebook 13 2020

La connectique est classique pour ce type de machine qui se veut ultra moderne. C’est à dire nulle. On retrouve deux ports USB 3.1 Type-C. Le premier permettra de recharger sa batterie et permettra le transfert de données tandis que le second sera uniquement capable de communiquer. On retrouve également un port jack audio 3.5 mm combo. C’est tout et c’est maigre car il faudra obligatoirement passer par la case accessoires pour se connecter à un écran ou un réseau. Glisser une simple carte SD est ici, encore une fois, impossible et c’est vraiment une pitié pour les usages en mobilité.

Matebook 13 2020

L’autonomie du Matebook 13 2020 est pourtant bonne avec une annonce de lecture vidéo pouvant tenir presque 12 heures sur batterie, de quoi voyager en long courrier jusque l’autre côté de la planète. La batterie est une 41,7 Wh et on ne connait pas ses performances dans un usage mixte global, probablement quelque chose entre 8 et 9 heures suivant les options activées. La solution processeur et chipset graphique ne permettant pas vraiment de jouer aux derniers jeux 3D en date dans de bonnes conditions, on restera sur un usage plus classique.

Matebook 13 2020

Le gros morceau de bravoure de ce Matebook 13 2020 vient de son affichage, la dalle 13 pouces affiche en IPS évidemment mais également en 3:2. Un écran adapté aux usages bureautiques et de programmation comme à la lecture avec une définition de 2160 pixels de large par 1440 pixels de haut. On grimpe à 200 points par pouce de densité et comme l’écran est calibré pour couvrir 100% de la colorimétrie sRGB, on aura également une bonne base pour travailler de l’image. Le rétro éclairage assurera une luminosité de 300 nits.

Pas de date précise pour la commercialisation en France, pas plus que de tarif. Le calendrier des constructeurs est fortement bousculé par l’épidémie de Coronavirus et l’annonce de ce Matebook 13 2020 qui devait avoir lieu pendant le MWC a été annulée à cause du virus. La reprise plus ou moins partielle de la fabrication locale donnera une meilleure visibilité au calendrier des livraisons. Quant au tarif, suivant la rapidité de la reprise, il y aura autant de gens qui voudront vider leurs stocks sur certains postes que d’autres ne pouvant pas fournir de composants. Difficile donc de se hasarder à estimer le prix des machines sur le marché dans les mois à venir.

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AMD lance deux nouveaux processeur Ryzen Embedded

Ces puces sont clairement conçues pour équiper des matériels industriels ou des solutions embarquées et non pas des machines sur-mesure pour particuliers. On les retrouve sur des cartes mères industrielles et des solutions grand public sans réelle vocation de mise à jour. 


Ryzen Embedded
Les deux nouveaux processeurs ne sont pas des évolutions en performances des précédents mais plutôt ce que l’on appelle des “réponses aux demandes industrielles”. Une manière élégante de proposer des puces moins performantes que les précédentes mais également moins chères. 

L’AMD Ryzen Embedded R1102G est un double coeurs et double threads cadencé de 1.2 à 2.6 GHz pour un TDP de 6 watts. Cette puce pourra prendre en charge 2 affichages simultanés au lieu de trois pour les autres modèles de cette gamme. Elle ne gérera que 4 lignes PCI contre 8 pour les autres Ryzen Embedded. Le modèle 8 watts de TDP ne prendra en charge que la mémoire sur un canal mais saura piloter de la mémoire avec correction d’erreurs.

Le Ryzen Embedded R1305G propose toujours deux coeurs mais quatre threads pour des fréquences légèrement supérieures allant de 1.5 GHz à 2.8 GHz. Il est également un peu plus gourmand en énergie avec 8 à 10 watts de TDP. Cette puce ne saura pas piloter de mémoire ECC.

En comparaison, le Ryzen Embedded R1505G précédemment sorti était également un double coeurs et quatre threads fonctionnant de 2.4 à 3.3 GHz pour un TDP de 12 à 25 Watts.

Les nouveaux venus sont donc moins performants et moins gourmands en énergie, ils seront également plus simples à dissiper et probablement moins chers. Ces puces auront pour vocation d’équiper des équipements industriels ou la vitesse d’exécution n’est pas spécialement importante. Beaucoup de machines outils emploient des ordinateurs modernes en exploitant qu’un très faible pourcentage de leurs capacités. La majorité de leurs besoins en calcul étant surtout lié à la gestion de leur système d’exploitation plus qu’au pilotage de leurs outils de production.

Plus d’infos chez AMD

AMD lance deux nouveaux processeur Ryzen Embedded © MiniMachines.net. 2020.

RG-CT7800 : un MiniPC sous processeur Zhaoxin KX-U6780A

Cette minimachine de la société de réseau Chinoise Ruijie Networks s’appelle le RG-CT7800. Il ressemble à une solution classique à mi chemin entre l’offre Intel NUC et les proposition d’Asus en matière de MiniPC. En interne, il cache une petite surprise puisqu’il embarque un processeur Zhaoxin KX-U6780A. Une solution conçue et développée en Asie, compatible x86 et capable aussi bien de faire tourner un Windows classique qu’une solution Linux.

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Cette puce a un défaut majeur, elle est largement moins performante que celles proposées par ses concurrents. Les processeurs Zhaoxin ne sont pas au niveau des propositions d’Intel ou d’AMD sur le marché. Mais ils ont l’avantage pour un pays comme la Chine d’offrir une alternative à ces deux solutions. Un point important puisque le gouvernement US mène la guerre aux fabricants Chinois en leur interdisant certains accès aux technologies d’entreprises américaines. On peut voir dans ces processeurs Zhaoxin une solution de repli en cas de blocage commercial de l’administration Trump. La solution employée ici est donc née d’une volonté gouvernementale.

Zhaoxin

Un partenariat entre Zhaoxin et l’entreprise VIA Technologie ainsi que le gouvernement de Shanghai. Si les performances sont en berne, les efforts déployés sont importants et les puces continuent d’évoluer rapidement année après année. Je doute que le but de ces solutions soit de concevoir des processeurs aussi puissants que ceux proposés par AMD ou Intel, arriver à un niveau suffisant pour faire tourner très correctement un PC classique sera sans doute leur cheval de bataille. L’objectif de ce type de solution étant de pouvoir équiper son armée, son administration et tous les postes clé d’un Pays sans compter sur le commerce international et ses règles. En cas de refus de l’administration US de laisser la Chine employer des puces Intel ou AMD, le gouvernement aura une solution de recours.

Ruijie Networks

Il est probable que le gouvernement Chinois fasse pression sur les fabricants locaux pour qu’ils emploient ces puces dans leurs machines, d’où la naissance de ces MiniPC RG-CT7800. Le fait qu’il emploie un processeur KX-U6780A permet de rentabiliser son long et coûteux développement même si il n’est pas au niveau d’un Core ix ou d’un Ryzen. Il s’agit d’une puce gravée en 16 nanomètres et fonctionnant sur 8 coeurs cadencés à 2.7 GHz. La puce propose 8Mo de mémoire cache L2 développe 70 watts de TDP et sait gérer un assez grand nombre de fonctions modernes : Mémoire double canal, PCIe 3.0, USB 3.1 et même une prise en charge du DirectX 11. 

Le MiniPC propose donc un niveau très correct de performances dans un châssis assez compact. 2.4 litres d’encombrement qui permettent de loger 8 Go de mémoire vive et 256 Go de SSD. L’engin fait tourner UOS, pour Unity OS, un système d’exploitation GNU/Linux créé sur mesures. Il est probable que ce MiniPC n’intéressera aucun Européen, à moins d’être collectionneur, et on peut se poser légitimement la question de l’ajout de systèmes de surveillance directement dans chaque puce qui serviront de porte dérobée au gouvernement Chinois. D’un autre côté, on peut se poser la même question au sujet des processeurs Intel et AMD pour une autre agence de gouvernement.

Sources : Tom’s Hardware et Liliputing

RG-CT7800 : un MiniPC sous processeur Zhaoxin KX-U6780A © MiniMachines.net. 2020.

35$ : Le Raspberry Pi 4 2Go baisse officiellement de tarif

Aujourd’hui la fondation Raspberry Pi annonce une baisse de tarif pour une de ces cartes et une seule. La version 2 Go de la Pi 4 passe ainsi de 45$ à 35$ et se négociera donc au même prix que la version 1 Go. Oui, les versions 1 Go et 2 Go seront proposées au même tarif officiel par la fondation. La version 4 Go de la carte restera quand à elle à 55$.

Raspberry Pi 4

Cela peut paraître étonnant au vu de nos habitudes, comment et pourquoi un modèle de 2 Go peut t-il être proposé au même tarif qu’un modèle 1 Go ? La raison de ce changement s’explique simplement parce que l’écart de prix d’achat entre un module de 1 Go et un module de 2 Go de mémoire vive tel que ceux utilisés par la fondation n’a pas vraiment de différence de prix. Comme l’objectif de Raspberry Pi n’est pas de se faire de l’argent, la solution trouvée est de proposer les cartes à leur prix de revient.

Raspberry Pi 4

C’est ce que la fondation a toujours fait en augmentant les capacités de ses cartes, en ajoutant plus de performances et de fonctionnalités, en basculant d’un SoC 32 bits à un autre en 64 bits, sans jamais changer le prix de base de sa solution qui est resté à 35$. Une société commerciale aurait vu ici l’opportunité d’augmenter largement sa marge en conservant cet écart de 10$. 

Cela crée une situation assez spéciale et je me doute du résultat au final, les modèles 1 Go du Pi 4 ne seront plus commandés que par dépit ou pour des situations précises. Quand les modèles 2 Go ne seront plus disponibles par exemple ou parce que des industriels auront besoin de ce modèle spécifique pour supporter au mieux leur logiciel.  Quand les utilisateurs ne pourront pas attendre et que seules les versions 1 Go seront disponibles… La production de Pi 4 s’orientera donc naturellement vers plus de versions 2 Go puisque la demande sera en augmentation et a terme on devrait voir quasiment disparaitre la carte dans sa version de base chez les commerçants grand public.

A moins que ? A moins que cela soit le pire moment pour  faire ce changement chez Raspberry Pi. L’épidémie de coronavirus commençant a avoir un impact fort sur diverses productions en Chine comme dans tout le reste de l’Asie, il est possible que la production de mémoire vive finisse par en pâtir. Une raréfaction de la production amènerait immanquablement une hausse de prix et donc un retour en arrière pour les cartes.

Pour tout savoir sur la Raspberry Pi 4 : Un ordinateur presque comme les autres.

 

35$ : Le Raspberry Pi 4 2Go baisse officiellement de tarif © MiniMachines.net. 2020.

Citroën va sortir une minimachine

Je ne suis pas  très voiture, je ne le suis même pas du tout. Je me déplace très peu sur 4 roues1 pour les petits trajets et je préfère de loin les vélos et les trottinettes plutôt que les bagnoles. Mais l’apparition dans mon fil d’actu de la Citroën Ami a fait tout de même un petit déclic.

Citroën Ami

Parce que c’est une minimachine et parce qu’elle semble rentrer dans les mêmes problématiques que les trottinettes électriques, parce que cet engin est vendu comme la remplaçante parfaite de la bonne vieille voiture thermique pour la ville. Parce qu’elle est également présentée comme une solution low-cost. Tout cela a fait vibrer bien fort mes petites antennes intérieures et poussé à m’interroger sur la question.

Citroën 2CVLa 2CV de Citroën

La Citroën Ami est une minuscule voiture électrique, parmi les plus compactes du marché, qui se conduit simplement, sans permis. Elle vise des citadins ou des personnes faisant des trajets courts comme c’est le cas de la majorité des habitants en ville. Beaucoup de gens avouent ne pas vouloir aller travailler en vélo face aux intempéries ou de peur d’arriver sales et fatigués. Cette voiturette pourrait donc largement leur convenir malgré ses faiblesses.

Citroën Ami

Avec les limitations d’un véhicule sans permis, elle ne brillera pas par ses performances : propulsée par un moteur électrique 6 kW elle sera limitée à 45 Km/h, avec une autonomie de 70 Km maximum, se rechargeant en 3 heures, la Citroën Ami ne propose pas mieux que les voiturettes classiques. La grosse différence vient de son moteur électrique et de son design assez réussi. Au lieu de faire pouf pouf pouf dans une côte avec un engin aux allures discutables, le propriétaire d’un tel véhicule glissera sur la chaussée avec une engin à l’aspect plutôt malin.

Citroën Ami

Une solution 4 roues qui pourra se garer facilement n’importe où avec ses 2.41 mètres de long et ses 1.39 m de large. Elle ne pourra pas prendre l’autoroute mais se faufilera parfaitement en ville. Dans tous les trajets urbains, ses deux places seront suffisantes pour éviter de sortir un véhicule de 2 tonnes mû par un moteur thermique bruyant et polluant.

Avec un intérieur sobre et une couleur unique, la Citroën Ami sera très accessible. Le groupe veut la commercialiser pour… 20€ par mois. Une somme qui correspond au prix d’un abonnement téléphonique entrée de gamme. Cela fonctionnera grâce à un premier apport de 3544€ duquel on pourra déduire 900€ de prime écologique puis suivra un contrat de location sur 48 mois pour un montant total. Il sera également possible d’acheter la voiturette pour 6900€ moins 900€ de bonus écologique en France. Enfin, la voiture pourra être louée à la minute avec des offres partenaires : Un abonnement mensuel de 9.99€ et ensuite une prestation facturée 0.26€ la minute. Les commandes débuteront fin Mars pour une livraison en Juin.

Citroën Ami

Cela correspond à de nouveaux usages, de nouveaux besoins. Les voiturettes de ce type ont certainement un grand avenir en ville en proposant un mode de déplacement autonome tout en évitant les problématiques liées aux 2 roues : A savoir un toit, un habitacle chauffé et confortable. La commande d’une Citroën Ami se fera en ligne et le véhicule pourra même vous être livré chez vous. Des centres d’essais seront disponibles, itinérants ils arriveront surement sur les parkings de zones commerciales pour vous faire goûter à la conduite du véhicule.

Citroën Ami

Je trouve l’idée très intéressante sur le papier. Au moment de renouveler son véhicule on pourrait très bien hésiter entre ce type de solution plus écolo d’un point de vue Co2 qu’une petite voiture thermique. Presque 40% des français ont au moins deux voitures, en remplacer une, la petite, par ce type de solution serait un vrai bonus pour la pollution des villes. La plupart des trajets urbains ne font qu’une poignée de kilomètres et la densité de la circulation est telle que les 45 Km/h proposé par la Citroën Ami ne sont qu’une utopie dans les grandes villes.

Le fait de pouvoir recharger sa voiture électrique avec une prise classique en 3 heures me parait également parfait. Une simple rallonge suffira a remettre sa batterie d’aplomb. Aller faire ses courses, chercher un enfant à l’école ou l’emmener à une activité, se rendre au travail ou aller à un rendez-vous un peu chargé… tous ces déplacements pourraient se faire avec la Citroën Ami.

Citroën Ami

Reste que cela me pose également pas mal de questions. Notamment sur le fait que ce véhicule et ses probables concurrentes chez d’autres constructeurs, pourraient non pas remplacer des véhicules thermiques mais venir encombrer le parc automobile en plus des voitures classiques. Bon nombre d’habitants des grandes villes ont purement et simplement abandonné la voiture et préfèrent au besoin utiliser le vélo, les transports en commun ou prendre un taxi si le besoin s’en fait sentir. Avec ce type de solution, la tentation de reprendre une voiture pourrait être grande et au lieu d’amoindrir le problème, la solution pourrait l’empirer. 

Citroën Ami

La question de la sécurité se pose également, à 20€ par mois la voiturette pourrait faire mouche auprès de nombreux nouveaux conducteurs. Puisque la Citroën Ami peut se conduire à partir de 14 ans après obtention du BSR, cela jetterait pas mal de nouveaux conducteurs sur la route. Des conducteurs qui devraient survivre en ville avec un véhicule très bas (1.52 m) et très léger (485 kilos). Probablement aussi invisible aux poids lourds qu’un piéton ou un vélo… Des véhicules qui seraient très vite bousculés face à un 4×4 ou un camion mais qui, avec leur demie tonne et leurs 45 Km/h, seraient mortels en cas de collision avec un piéton ou un 2 roues…

Enfin, quelle gestion est prévue en aval de cette annonce pour gérer les déchets liés à la vie de ce type d’engin ? Le recyclage des batteries est une question particulièrement importante pour évaluer la qualité écologique de l’offre. Si tout le Co2 économisé pendant la durée de vie de la voiture se perds ensuite dans une filière de traitement de cette batterie… cela n’a pas vraiment de sens.

 

Citroën va sortir une minimachine © MiniMachines.net. 2020.

Les MiniPC ECS Liva Z2 vont passer aux Gemini Lake Refresh

Les nouveaux ECS Liva Z2, Z2V et Z2L sont annoncés en plusieurs versions. Avec un maximum de 8 Go de mémoire vive en double canal sur deux slots pour les ECS Liva Z2 et Z2V, ce sont pour une fois de vraies minimachines évolutives que la marque va proposer.

ECS Liva Z2

Les ECS Liva Z2L (pour Light ?) plus classiques seront limités à 4 Go de mémoire DDR4 soudée, ces modèles là ne pourront pas évoluer de la même manière. Toutes ces solutions devraient proposer un large choix de processeurs Intel. Le stockage sera composé d’un module eMMC de 32 ou 64 Go mais également d’une baie SATA 3.0 2.5″ pour ajouter un SSD ou un disque mécanique.

ECS Liva Z2

A bord de ces solutions, on retrouvera la gamme Gemini Lake avec des Celeron N4000 et N4100 mais également le Pentium N5000. Mais ces engins seront également livrés sous Celeron N4020, N4120 ainsi que le Pentium N5030 de la nouvelle gamme Gemini Lake Refresh

La connectique sera quasiment identique sur tous les modèles avec tout  ce qu’il faut à un MiniPC de ce type : un port USB 3.1 Gen1 Type-C, trois ports USB 3.1 Gen1 Type-A et deux ports USB 2.0. Un Ethernet Gigabit sera également présent ainsi qu’une prise jack 3.5 mm stéréo combinant entrée micro et sortie casque. Un port antivol Kensington lock sera de la partie.

ECS Liva Z2

Petite différence entre les versions au niveau des sorties vidéos : Les ECS Liva Z2 et Z2V auront droit à deux ports HDMI dont un en 2.0. La version plus légère ECS Liva Z2L sera, quant à elle, livrée en HDMI et VGA. Un module Wifi5 et Bluetooth 4.2 monté sur un slot M.2 2230 sera disponible et les châssis abriteront un petit microphone intégré. De quoi construire des solutions simples, efficaces et facilement exploitables sans ventilation mais grâce à une dissipation thermique passive. Le Puces Gemini Lake Refresh ayant la bonne idée de rester avec les mêmes TDP de 6 watts, il devrait être possible d’envisager des solutions inaudibles.

Source : FanlessTech

Les MiniPC ECS Liva Z2 vont passer aux Gemini Lake Refresh © MiniMachines.net. 2020.

Kodlix GK45 : un MiniPC Gemini Lake évolutif

Mise à jour du 28/02/2020 : Le Kodlix GK45 évolue avec une nouvelle version proposant désormais une base de 128 Go de stockage au lieu de 64 Go. Cerise sur le gâteau, son prix baisse en passant de 218€ pour l’ancien meilleur prix de la version 64 Go à 213€ pour la version 128 Go d’aujourd’hui. L’occasion de vous faire redécouvrir ce miniPC complet et évolutif puisqu’il propose un slot M.2 SATA 3.0 2280 et une baie 2.5″ pour ajouter deux stockages supplémentaires mais également un double port Ethernet gigabit pour piloter 2 réseaux.

Billet d’origine du 04/11/2019 :Le Kodlix GK45 est un MiniPC classique avec un encombrement minimal : 13.6 cm de large pour 12 de côté et 4.6 cm d’épaisseur. Dans cet espace, la marque a réussi à intégrer pas moins de trois éléments de stockage amovibles mais également une très bonne connectique.

 

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Le Kodlix GK45 propose un processeur Intel Celeron  Gemini Lake J4105. Une puce quadruple coeurs cadencée de 1.5 à 2.5 GHz avec 4 Mo de mémoire cache qui tourne sur un TDP stable de 10 watts. Un circuit qui embarque également un Intel UHD 600 cadencé de 250 à 750 MHz pour sa partie graphique. Avec 12 Unités d’exécution, cette solution sait piloter jusqu’à 3 écrans en UltraHD, ce qui la positionne pour de nombreux usages. Il n’est malheureusement pas fanless contrairement au précédent modèle de la marque. Mais avec 10 watts à dissiper on peut espérer un engin relativement silencieux.

Kodlix en a pris conscience en intégrant trois sorties d’affichage sur sa machine. Le Kodlix GK45 propose ainsi un port HDMI 2.0, un Mini DisplayPort et un port USB Type-C prenant en charge l’affichage. Les trois sorties pourront piloter un écran en UltraHD à 60 images par seconde pour un usage très complet en tri écran si désiré. Bien évidemment, l’engin peut également se contenter d’afficher sur un téléviseur ou de piloter deux moniteurs dans une station bureautique plus classique. Mais pour de la programmation ou du travail sur de l’image, piloter trois affichages distincts peut être intéressant.

La mémoire vive n’est pas énorme, 4 Go de DDR4 seulement et elle est soudée à la carte mère. C’est dommage de ne pas avoir intégré plus de mémoire ou essayé de glisser un slot So-Dimm dans l’engin. Passer à 8 Go aurait offert beaucoup plus de confort pour certains usages même si les 4 Go sont suffisants pour la plupart des tâches que l’on attribuera au Celeron embarqué.

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Le Kodlix GK45 propose également un double port Ethernet Gigabit pour piloter deux réseaux indépendamment. De quoi par exemple se connecter à internet d’un côté et piloter un réseau local indépendamment de l’autre. La face arrière montre également la présence d’un Antivol type Kensington Lock pour éviter que le petit boitier disparaisse ainsi que l’arrivée de l’alimentation jack en 12 volts et 3 ampères.

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Sur la face avant, on retrouve trois ports USB 3.0 type-A, celui en jaune semble fournir une fonction de charge qui permettra d’alimenter un appareil même lorsque le PC sera éteint. Un détail pratique pour recharger un smartphone ou autre appareil via l’USB de la machine. On retrouve également un microphone en face avant, un bouton reset et le bouton de démarrage de l’engin. Pas de port jack sur ce Kodlix GK45 ? Si, le port jack audio 3.5 mm est présent sur le côté droit de l’appareil à côté d’un lecteur de cartes MicroSDXC.

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Mais un des points forts de ce MiniPC vient de la possibilité qu’il offre d’accéder à ses multiples solutions de stockage. Livré avec un SSD M.2 2242 de 64 Go, il permet également l’ajout d’une unité M.2 2280 et d’un stockage 2.5″ SATA classique. Les deux emplacements étant accessibles via une trappe située sous l’engin. On pourra donc largement étendre le stockage de la solution pour des usages variés. On imagine aisément l’intérêt d’un engin de ce type sous un téléviseur avec la possibilité de se connecter à deux réseaux différents : Un NAS d’un côté et Internet de l’autre. Un stockage conséquent pour des contenus locaux, une sortie HDMI UltraHD HDCP pour l’écran. Un Wifi5 est également présent ainsi qu’un Bluetooth 5.0 pour piloter des enceintes Bluetooth ou divers appareils type télécommande ou clavier.

Rien de révolutionnaire donc dans ce Kodlix GK45 mais une machine bien construite pour des usages variés qui iront du multimédia au travail bureautique complet. Le Celeron J4105 est un bon processeur qui ne vous offrira pas de grandes possibilités de jeu mais qui propose de belles performances pour des usages classiques : Traitement de teste, retouche photo non pro, streaming, vidéo, surf et autres devraient être confortables.

A 216€ en importation, le Kodlix GK45 représente également un investissement de base minimal pour des usages de présentation. Un poste de ce type conviendra sans doute parfaitement pour piloter 3 affichages dans une vitrine ou un scénario utilisateur, usager et présentation par exemple.

Découvrir le meilleur prix pour le Kodlix GK45

Kodlix GK45 : un MiniPC Gemini Lake évolutif © MiniMachines.net. 2020.

Trottinettes 2020 : Kugoo ES2

La trottinette Kugoo ES2 est une solution plus haut de gamme que la proposition de base qui est la Kirin S1. La volonté affichée de la marque est de rivaliser avec les offres de Xiaomi et de Ninebot comme sa… ES2. 

Kugoo ES2

Vendue à 330€ prix public mais que l’on peut trouver pour moins de 300€ en importation, la Kugoo ES2 est un assemblage de composants hérités des différents véhicules de marque ayant bien fonctionné sur le marché.  La ligne globale est assez élégante et la construction est robuste. Le choix ici a été fait de rester sur un engin assez compact ce qui pourrait être un parti pris intéressant si cette compacité n’était pas gâchée par un poids un peu trop élevé. Avec 1.12 m de hauteur, l’engin est en effet un peu juste pour un adulte mais plus adapté à un jeune.

Kugoo ES2

Le guidon est bas, un poil trop bas pour une personne dépassant le mètre 80, elle aura tendance à avoir les hanches au niveau du guidon, ce qui ne sera pas forcément toujours confortable. Autre problème, l’engin est parmi les plus lourds de sa catégorie. Quand une M365 de Xiaomi pèse 12.5 Kg et une Xiaomi Pro M365 assume 14.2 Kg, la Kugoo ES2 affiche 16 Kg sur la balance ! Un poids lourd qui est certes rassurant une fois la trottinette lancée mais pas vraiment pratique pour une manipulation par un adolescent.

Kugoo ES2

Performances

La Kugoo ES2 embarque un moteur 350 watts proposant une accélération progressive assez agréable. L’engin se comporte de manière très linéaire et en engageant la manette, on n’est jamais surpris par un à-coup du moteur. Le poids de la machine doit sûrement limiter sa nervosité. Cela en fait un engin de balade reposant. Par contre, même sur le plat, l’accélération fonctionne toujours en courbe. On grimpe vite de 0 à 15-16 Km/h puis on a plus de mal à atteindre les 20-21 et, enfin, il faut plusieurs bons mètres supplémentaires pour finir par décrocher un 24-25 Km/h. C’est parfait pour un usage en ville dense où il faut constamment jouer du frein et de l’accélérateur. Cela correspond bien également à un usage où vous devrez avaler un bon kilomètre de piste cyclable plate et déserte. Mais on manque parfois de tonus pour atteindre le maximum de vitesse possible avec la trottinette malgré un espace dégagé entre deux stop… faute de longueur de piste. 

Dans les côtes cependant, on appréciera la robustesse du couple du moteur qui parvient a grimper des degrés importants. Pas très vite, certes, mais jamais en descendant à une vitesse où l’on jugera plus prudent de poser pied à terre. Pour peu que l’on ait un peu d’élan, grimper des pentes de 10/12° laisse toujours l’engin atteindre les 10-12 Km/h. Là encore, cela dépendra de la charge de la machine, elle est censée encaisser 100 Kg. Un utilisateur de 45 Kg n’aura évidemment pas le même impact sur ses performances qu’un autre de 95 Kg.

Kugoo ES2

Autonomie

La Kugoo ES2 embarque une batterie de même niveau qu’une Xiaomi M365, un modèle de 7800 mAh. Je suppose que cette batterie est construite avec plus d’éléments que sa concurrente cependant. Un deck plus large et plus long, un poids global plus élevé, laissent entendre que la marque a choisi d’augmenter le nombre de composants pour arriver à ce niveau. On pourrait imaginer que son autonomie serait au moins aussi élevée que sa célèbre concurrente mais au final ce n’est pas vraiment le cas. La Kugoo ES2 propose une vingtaine de kilomètres entre deux recharges avant que la batterie n’arrive à 15% de sa capacité. A noter d’ailleurs que sa nervosité est bien moins bonne en fin de course. On a alors du mal a dépasser les 18-20 Km/h quand la batterie se décharge trop et atteint une autonomie de 17-18 km.

La recharge se fait via un bloc externe classique qui se connecte directement à la trottinette qui, au passage, n’indique aucun indice IP. Pourquoi au passage ? Parce que le connecteur jack de la trottinette est nu, sans aucune protection.  On voit clairement le petit port sous la machine directement au contact de l’environnement. Rouler sous la pluie ne sera donc pas forcément conseillé à moins de trouver une parade pour boucher ce connecteur. Un capuchon plastique est censé être livré mais Antoine qui m’a fait essayer sa trottinette pour ce test n’en a pas reçu… Sa technique ? Il moule régulièrement un bouchon en coulant de la colle chaude de pistocolle directement sur le jack. Avec un petit morceau de gaffer par dessus. Pas idéal mais fonctionnel… Vous éviterez donc tout nettoyage à grandes eaux !

Kugoo ES2

Confort, conduite et ergonomie

D’un point de vue confort, la trottinette mise sur son poids et l’espace de son deck pour séduire. Une fois dessus, lancé à une vitesse moyenne de 20 Km/h, il est vrai que la sensation de conduite est assez plaisante. Malgré sa petite taille – et comparée à beaucoup d’autres modèles –  on a un peu l’impression de conduire un paquebot. Tellement que la sensation de vitesse n’est jamais vraiment là. Cela a un côté rassurant mais n’est pas toujours très satisfaisant.

Kugoo ES2

D’un point de vue confort, tant que la route est plane et lisse, tout va bien. L’engin est fait pour rouler sur des pistes cyclables bien dégagées. Un petit amortisseur est présent en bas de la potence mais il n’arrive pas vraiment à libérer bras et jambes du relief de la route. Si un passage de pavés sera acceptable, si la Kugoo ES2 pourra sans problème encaisser des ruptures de dalles de ciment ou des plaques d’égout, je ne vous conseille pas vraiment de sortir en forêt avec cet engin. La machine a du mal à gérer un sol couvert de gravillons et vous fera regretter rapidement le choix d’un terrain accidenté. La taille des roues n’est pas à remettre en cause, il s’agit de modèles 8.5″ classiques. Mais la gomme dure employée, même si elle est percée de petites alvéoles censées encaisser une partie des chocs, a un effet très sauvage sur vos lombaires. Que vous soyez léger ou lourd la sentence sera la même et toute ballade détente sur un sol trop sauvage vous le rappellera immédiatement.

Kugoo ES2

Le guidon propose un panneau de bord très lisible qui vous indiquera en permanence votre vitesse, l’autonomie de la batterie sera également lisible via quatre petites barre de niveau, le mode de vitesse choisi pour rouler ainsi que l’activation des phares et du Bluetooth auront droit à des indicateurs dédiés. Les modes de vitesse sont au nombre de trois même si en pratique ils ne servent pas à grand chose au vu du comportement global de l’engin. On pourra néanmoins limiter la vitesse maximale de la machine à 10, 20 ou 25 Km/h en cas de besoin.

Sur la droite, on retrouve la gâchette d’accélération qui permet de lancer la trottinette, il faudra au préalable lui imprimer un petit mouvement pour que le moteur réagisse. Histoire de ne pas voir partir la machine en appuyant par mégarde sur l’accélérateur1. Une poignée classique commande le frein à disque situé à l’arrière de la machine. Ce dernier est assez efficace mais a tendance à bloquer la roue. Les amateurs de dérapages et de chutes seront ravis, les autres devront apprendre à manier le dosage nécessaire pour ne pas encombrer les urgences. 

Kugoo ES2

Le secret pour bien freiner ? Combiner ce freinage à disque avec le frein magnétiques situé sur la gauche du guidon. Accessible via une autre gâchette, il propose un freinage progressif qui influe directement sur le moteur. On utilisera donc prioritairement ce frein pour ralentir progressivement sa vitesse au lieu d’écraser comme une brute la poignée du disque au dernier moment. En utilisant les deux freins en même temps la distance de freinage peut descendre à 5 ou 6 mètres depuis une trottinette lancée à 23 Km/h sur du plat.

Kugoo ES2

Le phare à LEDs avant est plutôt lumineux et efficace, il éclaire suffisamment devant vous pour être visible de loin. Sa luminosité au sol est également bonne pour éviter les obstacles. Deux LEDs qui se positionnent vers le bas et vers l’avant sont intégrées pour proposer un très bon éclairage. La LED arrière est, par contre, assez peu visible, située sur le bas du garde boue, elle ne sera simplement pas vue d’une voiture qui vous colle. Deux séries de petites LEDs bleues sont disposées sous le deck , elles resteront allumées en permanence sans servir à grand chose au final.

Kugoo ES2

Fonctionnalités annexes

Sur l’avant de l’engin, en haut de la potence, un port USB est visible. Connecté à la batterie, il permet de recharger n’importe quel appareil. Cela peut être pratique si vous voulez accrocher une camera à votre guidon ou si vous roulez avec un smartphone pour faire GPS. Malheureusement, l’engin n’est pas livré avec un système pour accrocher son téléphone ce qui aurait été un plus. Une petite sonnette est disponible, accessible avec le pouce de la main gauche. Malheureusement, elle est toujours aussi faible et inutile pour prévenir les automobilistes, elle ne servira qu’a avertir de votre arrivée les piétons et autres usagers de la piste cyclable.

Kugoo ES2

La Kugoo ES2 propose un mode croisière qui permet de ne pas garder le doigt sur la manette des gaz en permanence. Une fois une vitesse stable atteinte, un maintien pendant quelques secondes suffit a enclencher ce mode. une nouvelle accélération ou un coup de frein et il se désengagera automatiquement. L’application dédiée permet de piloter les fonctions habituelles comme la mise en marche du mode croisière, la lecture des statistiques, l’état de la machine et propose également un système de navigation au travers de Google Maps. Autant utiliser des applications indépendantes souvent plus justes et plus pratiques.

Kugoo ES2

A noter que les poignées du guidon se vissent simplement dans la potence et peuvent donc être enlevées en cas de besoin. Cela peut s’avérer pratique dans un coffre de voiture ou pour ranger la trottinette debout dans un placard par exemple. Le pliage de l’engin se fait par un levier en bas de la potence, bien construit et solide, il permet de le replier de manière efficace. Evidemment cela ne gommera pas  son poids et si l’objet prend moins de place une fois plié il n’en reste pas moins délicat à manipuler dans cette position. Si encore Kugoo avait réussi a équilibrer la répartition du poids de la machine mais elle est vraiment entraînée vers l’arrière ce qui oblige a prendre l’engin par le bas de la potence dans une position qui n’est pas des plus confortable. La traditionnelle petite béquille est présente.

Vous l’aurez sûrement remarqué, la Kugoo ES2 ressemble énormément à la Mega Motion M5 également listée dans ces pages. Il s’agit probablement de la même base mais utilisée différemment. La Kugoo propose une batterie de 7800 mAh et un moteur de 350 watts avec une potence de 112 cm. La Mega Motion M5 mesure 118 cm de haut avec une batterie 7500 mAh et un moteur de 300 watts. Les deux n’ont pas le même poids non plus avec 16 Kg pour la Kugoo et 15 pour la Mega Motion. Comme beaucoup d’autres choses, le marché Chinois de la trottinette est fait d’offre et de demande et les marques piochent dans les catalogue et options de fabricants noname. Les choix ici se sont portés sur quelques détails pour différencier les engins.

Kugoo ES2

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Disponibilité et tarif de ka Kugoo ES2

La Kugoo ES2 et disponible chez Geekbuying à 323€ avec le code GKB226S depuis un entrepôt Allemand ou à 319.99€ chez CDiscount via un vendeur tiers Chinois disposant d’un entrepôt en Allemagne. On la trouve également chez un vendeur tiers sur Amazon France à 338.99€. Enfin elle est vendue à la Fnac via un autre vendeur tiers chinois avec un stock allemand au prix intéressant de 289.99€

Un grand Merci à Antoine qui m’a laissé essayer sa machine pendant quelques heures et confié ses impressions, je regrette de n’avoir pas pu emporter de quoi faire des photos de sa machine en action. Lui ne regrette pas son achat car il correspond à son usage et semble ravi de se balader avec dans Paris. Attention cependant, Antoine à la chance d’avoir un garage en rez de chaussée de son logement avec une prise électrique pour recharger l’engin, il n’a pas d’escaliers a monter avec la trottinette. Comme il me l’expliquait lui même, si il avait eu a la porter tous les soirs et tous les matins, cela aurait été une autre histoire.

Trottinettes 2020 : Kugoo ES2 © MiniMachines.net. 2020.

Trottinettes 2020 : Mega Motion M5

La trottinette Mega Motion M5 est un modèle milieu de gamme assez classique. Elle se situe sur le même secteur que des modèles connus comme la M365 de Xiaomi avec qui elle a beaucoup de points communs dans le design et dans les fonctionnalités.

Disponible en blanc et en noir, elle est également commercialisée en deux versions différentes. La première qui pourra aller jusqu’à 30 Km/h et qui sera donc interdite sur la voie publique chez nous. La seconde limitée à 25 Km/h qui aura le droit de cité dans notre beau pays. Ce détail n’est pas à prendre à la légère, avec un véhicule capable d’atteindre les 30 Km/h votre assureur ne vous couvrira pas, les forces de l’ordres pourront également vous verbaliser à hauteur d’une amende de 4e catégorie – 1500€ tout de même – et confisquer votre engin. 

Mega Motion M5

Performances

La Mega Motion M5 limite donc sa vitesse de pointe à 25 Km/h logiciellement, son moteur 300 watts offre 3 vitesses différentes, un mode éco limité à 10 Km/h, un mode croisière à 20 Km/h et un mode sport qui ne dépassera pas les 25 Km/h. La version Internationale de l’appareil pourra quant à elle grimper jusqu’à 30 Km/h. Je vous conseille ardemment d’ailleurs d’imprimer la fiche technique du constructeur ou du vendeur stipulant cette vitesse maximum et de la garder sur vous. En cas de contrôle – et ils sont de plus en plus nombreux – vous pourrez toujours montrer ce document pour indiquer la vitesse maximale de l’engin.

La Mega Motion M5 est censée pouvoir gérer un poids de 100 Kg maximum et assumer des pentes de 15° en montée. On reste évidemment dans des chiffres théoriques puisque ces deux performances ne sont pas compatibles entre elles. Je doute que la machine puisse foncer sur une pente un peu raide avec 100 Kg sur son plateau, il faut donc composer ces chiffres en fonction de l’usage et de l’utilisateur. 

Mega Motion M5

Autonomie

La Mega Motion M5 reste dans une autonomie standard de 25 Km. Toujours cette idée d’une solution à la fois loisir mais également orientée vers un transport quotidien. Ce type d’autonomie permet des trajets maison-gare-boulot ou de rejoindre directement son travail par un jeu de pistes cyclables. Pour rappel, le Code de la route autorise désormais les utilisateurs de ce type d’engin à rouler en ville sur pistes cyclable ou sur le bord de la chaussée si il n’y en a pas. Il est interdit de rouler hors agglomération avec un EDPM.

Avec une batterie 7500 mAh de 36 volts qui demande entre 4 et 6 heures pour une recharge complète, l’engin correspond donc bien à un cycle confortable de 20 Km par jour. De quoi laisser sa voiture au garage dès que le beau temps sera là.

Mega Motion M5

Confort, conduite et ergonomie

Cette trottinette électrique propose les classiques roues de 8.5″ de diamètre que l’on connait bien sur le marché puisqu’elles équipent la majorité des modèles actuels. Des roues pleines avec des alvéoles destinées a attendrir la dureté de la gomme sur les reliefs. Ne vous attendez pas au confort de pneus classiques avec une chambre à air, la conduite ne sera pas aussi souple et agréable malgré la présence d’un petit amortisseur sur la base de la potence. Ce genre d’engin nécessite un certain relâchement musculaire pour une conduite confortable. Une bonne anticipation de la route est en général le meilleur moyen d’éviter une conduite trop dure, éviter certains obstacles, ne pas surestimer le diamètre des roues et gérer en douceur les trottoirs. Si la Mega Motion M5 n’aura aucun risque de crevaison, il faudra compenser en adoptant une bonne conduite pour éviter de se tasser les lombaires

Le poids de la trottinette est élevé, 15 bons kilos tout de même, ce qui ne facilitera pas son transport dans des escaliers ou autre. Cela ne rend pas la trottinette incompatible avec un bus ou un train, elle rentrera même dans le coffre d’une voiture si le besoin s’en fait sentir, mais il est difficile d’imaginer un changement de station de métro avec 5 minutes de marche en tenant cet engin à bout de bras.

Mega Motion M5

La bascule du guidon se fait de manière classique vers l’arrière, un petit loquet situé à l’avant du plateau permet d’enclencher le mouvement. On remarque que, contrairement aux solutions où la cassure se fait sur la potence, toute la partie avant bascule pour un positionnement du guidon quasiment parallèle au plateau. Cela permet de prendre moins de place mais on ne peut plus profiter de la béquille une fois l’engin plié.

Mega Motion M5

Le freinage est assuré par un système complet. Un frein avant magnétique qui agit sur le moteur pour le ralentir rapidement et qui s’active grâce à une molette située à gauche du guidon et un système de frein à disque à l’arrière piloté par une poignée de vélo classique. L’accélération se fera via une molette située à droite sur le guidon. On retrouve un compteur de vitesse au centre, une jauge de batterie 4 niveaux, une indication de mode de vitesse et l’activation du Bluetooth via une icône. La LED avant s’active simplement en appuyant sur le bouton de démarrage. Une LED arrière s’illuminera pour signaler votre présence sur la route et vous rendre plus visible à moyenne distance. A noter que comme beaucoup d’autres modèles, cette trottinette nécessite une poussée préalable pour commencer à avancer. Cela évite les départs intempestifs en cas d’appui sur la gâchette de gaz.

Mega Motion M5

Fonctionnalités annexes

La présence d’une connectivité Bluetooth ne permet pas grand chose de plus que ce qu’offrent, par défaut, les fonctions du guidon. On pourra changer de mode ou allumer les phares ce qui est naturellement possible avec le bouton de base de l’engin. Je suppose que la présence d’une application Android et iOS est surtout nécessaire pour la mettre à jour et assurer, par exemple, la bascule du mode de vitesse international à 30 Km/h vers le modèle 25 KM/h. La Mega Motion M5 est estampillée IPX4, ce qui la rend résistante aux éclaboussures et donc à la pluie. L’engin ne résistera pas, par contre, à un nettoyage au jet d’eau ou à l’immersion… Il faudra privilégier un stockage au sec.

Une sonnette est disponible sur la partie gauche du guidon pour avertir d’autres usagers de votre présence, surtout utile pour les piétons qui s’égarent sur les pistes cyclables. Deux bandes de LEDs bleues sont présentes sous les côtés de l’engin, probablement pour signaler sa présence même si je ne suis pas sûr de l’énorme efficacité de ce genre de dispositif souvent invisible pour un conducteur de voiture. Enfin, un port USB est présent pour recharger un appareil depuis la trottinette. L’idée étant d’ajouter un adaptateur au guidon pour y positionner un smartphone comme GPS. 

Vous l’aurez sûrement remarqué, la Mega Motion M5 ressemble énormément à la Kugoo ES2 également présente dans ces pages. Il s’agit probablement de la même base mais utilisée différemment. La Kugoo propose une batterie de 7800 mAh et un moteur de 350 watts avec une potence de 112 cm. La Mega Motion M5 mesure 118 cm de haut avec une batterie 7500 mAh et un moteur de 300 watts. Les deux n’ont pas le même poids non plus avec 16 Kg pour la Kugoo et 15 pour la Mega Motion. Comme beaucoup d’autres choses le marché Chinois de la trottinette est fait d’offres et de demandes et les marques piochent dans les catalogue et options de fabricants noname. Les choix ici se sont portés sur quelques détails pour différencier les engins.

 

Disponibilité et tarif de la Mega Motion M5

La Mega Motion M5 est vendue en France chez Amazon à 359€ mais attention apparemment dans une version 30 Km/h. Celle-ci n’a donc pas le droit de circuler en France sur la voie publique. Je n’ai aucune idée de la présence d’une fonctionnalité pour limiter sa vitesse via l’application proposée.

Une version limitée à 25 Km/h est également disponible en importation chez Gearbest à 352.47€ avec le code Y44A6A88F8DEB001

A noter que ce billet a été écrit sans que je puisse essayer cette trottinette. Il sera donc modifié si l’occasion se présente.

Trottinettes 2020 : Mega Motion M5 © MiniMachines.net. 2020.

Trottinettes 2020 : Kugoo Kirin S1

La Kugoo Kirin S1 est la toute dernière trottinette électrique apparue dans la gamme de cette marque. Kugoo est une griffe Chinoise très productive qui agrège en fait des productions de différents constructeurs noname et les distribue. Ce modèle fait donc suite à de nombreux autres qui ont été lancés ces dernières années dans le sillage des productions Ninebot et Xiaomi.

La Kugoo Kirin S1 est une des solution les plus légère de cette marque qui cherche toujours un compromis entre fonctionnalités, performances et tarif. Un modèle conçu pour la ville et les petits trajets. Pensée pour rester portable dans un escalier afin de pouvoir prendre le bus ou le train, elle se positionne cependant sur un segment très entrée de gamme.

Kugoo Kirin S1

Performances

La Kugoo Kirin S1 se plie aux exigences du marché actuel en limitant ses performances pour coller aux législations les plus communément répandues. Sa vitesse est ainsi bloquée à un maximum de 25 Km/h. Le maximum demandé par beaucoup de pays. Son moteur est un modèle brushless de 350 watts, ce qui est étonnant pour un engin entrée de gamme face à des concurrentes souvent équipées de solutions 250/300 watts1.

La fiche technique indique que cette solution saura gérer des pentes de 15° en montée et supporter un poids maximal de 100 kilos. Cette vitesse et cette puissance sont bien entendu notés à titre indicatif, ils dépendront du poids de l’utilisateur et de beaucoup d’autres facteurs. Les 100 Kg étant la charge maximale supportée par l’engin, ce qui ne veut pas dire qu’un utilisateur de ce poids parviendra a grimper une côté de 15° ou qu’il accélérera à 25 Km/h en quelques mètres. Les 350 watts annoncés ne veulent pas non plus dire grand chose, s’agit t-il de sa puissance nominale ou de celle en crête ? 

Kugoo Kirin S1

Autonomie

La Kugoo Kirin S1 propose une autonomie de 25 Km, traduisez 20 vrais kilomètres à l’usage. Une distance qui semble toujours assez faible mais qui correspond bien à une solution de transport quotidien. On pourra rejoindre son travail en ville ou rouler jusqu’à un transport en commun pour finir son voyage et démarrer de sa station d’arrivée puis finir en deux roues jusqu’au boulot sans soucis. En imaginant 4 x 5 Km par jour, la solution aura sûrement encore un peu de réserve pour assurer un petit détour. Evidemment, il sera nécessaire de la recharger chaque soir et la batterie mettra entre 4 et 6 heures pour se regonfler à bloc.

Kugoo Kirin S1

Confort, conduite et ergonomie

Les roues sont des 8″ et sont donc légèrement plus petites que celles des trottinettes habituelles qui sont en général de 8.5″. Cette plus petite circonférence aura un impact sur le confort de la conduite. Elles pardonneront moins les obstacles et défauts de la route que ce que proposeront les modèles de plus grande taille. Cet engin est donc a réserver à des chemins très encadrés : Pistes cyclables et chaussée, ce n’est pas un modèle qui proposera beaucoup de confort en “hors piste”. 

Les pneus sont en gomme dure ajourés de trous pour améliorer leur amortissement. Ce genre de dispositif en nid d’abeilles reste néanmoins rude à la conduite. On ressentira sans doute assez fortement le relief de la route et cela malgré le petit amortisseur situé à la base du guidon. Cela ne signifie pas un inconfort permanent mais traverser une chaussée abîmée, croiser une plaque d’égout ou une zone pavée ne se fera pas sans heurts avec des roues aussi petites.

Kugoo Kirin S1

La trottinette pèse 11.9 Kg et se plie facilement en basculant le guidon vers l’arrière tout en appuyant sur un petit levier à la base de sa potence. C’est un des point fort de cette offre, elle est parmi les plus légère du marché. Comme on peut facilement la plier, cela la rend pratique pour sauter dans un bus ou la glisser dans un coffre de voiture. Sa béquille permettra de garder l’engin debout mais une fois pliée, la roue basculant sur la zone avant, il faudra laisser reposer son châssis sur le sol.

Un double système de freins est intégré avec une solution mécanique classique à l’avant et un modèle à pied à l’arrière. En pressant sur le garde boue, on ralentira donc progressivement. Cela fonctionne mais ce n’est pas l’idéal pour décélérer rapidement. La marque indique de 4 à 5 mètres de distance de freinage ce qui me parait franchement difficile a croire pour une solution de ce type. 

Kugoo Kirin S1

La Kugoo Kirin S1 est capable d’aller à 3 allures différentes : Un mode éco bridera l’engin à 10 Km/h. Le mode classique poussera à 20 Km/h et le mode sport à 25 Km/h, la limite légale en France. Au vu du mode de freinage, le mode classique à 20 Km/h semble être un bon compromis d’usage. Les 25 Km/h étant a réserver aux tronçons de piste les plus dégagés. Un phare LED s’active à l’avant tandis qu’une LED rouge est visible au dessus du garde boue de la roue arrière. A noter que l’engin ne propose pas de sonnette ou de klaxon, il faudra donc impérativement acheter un avertisseur sonore pour pouvoir rouler en France dès le mois de Juillet

Kugoo Kirin S1

Fonctionnalités annexes

Une application est disponible sur Android et iOS pour gérer la trottinette. Elle permettra de connaitre l’état de sa batterie et ses statistiques d’usage. Mais également de piloter des fonctionnalités annexes comme la vitesse d’accélération, la durée avant la mise en marche du mode croisière ainsi que le positionnement de l’engin au travers du GPS de votre smartphone et de l’application Google Maps. Un système d’alarme pourra enfin être enclenché mais il ne fera que sonner sans empêcher la trottinette de rouler.

Kugoo Kirin S1
La marque ne précise pas d’indice IP pour ce modèle ce qui laisse a penser qu’elle sera sensible à l’eau et à la poussière. Impossible donc de la laisser dehors mais également de rouler avec par temps pluvieux.

Kugoo Kirin S1

Le petite LED avant ne semble pas très grande, probablement plus là pour signaler la présence du conducteur aux autres usagers que pour parfaitement éclairer la route. La trottinette est plus faite pour rouler le jour que la nuit. Si une LED arrière est présente et s’active d’ailleurs lors du freinage, elle ne sera pas non plus forcément suffisante pour un voyage de nuit.

Disponibilité et tarif de la Kugoo Kirin S1

La Kugoo Kirin S1 est disponible en importation à 271.99€ chez Geekbuying avec le code GKB372S, plusieurs cadeaux seront ajoutés à votre commande (gants, antivol, sac et support de gourde). C’est un premier prix intéressant mais qui ne doit pas faire oublier la cible de cette solution : Des usagers légers pouvant rouler sur un parcours simple et bien entretenu. C’est typiquement une trottinette pratique pour un adolescent un peu éloigné du collège qui dispose d’une piste cyclable bien identifiée et d’un abri surveillé où garer son engin. Cela peut également permettre de faire un trajet de temps en temps jusqu’à un transport en commun un peu éloigné et vous accompagner ensuite jusqu’au travail. Si vous comptez faire plus que cela avec une trottinette électrique, penchez vous sur du plus haut de gamme.

Trottinettes 2020 : Kugoo Kirin S1 © MiniMachines.net. 2020.

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