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À partir d’avant-hierMiniMachines.net

TEST : Anycubic Vyper : une excellente imprimante 3D

Mise à jour : La Anycubic Vyper est disponible à moins de 310€ en promo chez Geekbuying en suivant ce lien. Elle est également désormais en vente en France chez Amazon qui la propose en promotion à moins de 400€. Je suis toujours aussi satisfait de cet engin après 2 mois d’utilisation intensive.

Billet original du 23/08/2021 : La Anycubic Vyper est un pari assez intéressant de la part du constructeur. Car si il est connu pour ses imprimantes à résine, il l’est beaucoup moins en terme d’imprimantes à filament. Les technologies étant totalement différentes dans leur approche, Anycubic a encore tout à prouver sur ce marché.

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Ce n’est pourtant pas la première imprimante du genre proposée par le fabricant mais sur un secteur aussi concurrentiel, les précédentes avaient plus de mal à être visibles que les modèles à résine proposés par la marque. Ces derniers sont bien identifiés par les utilisateurs. Du coup, Anycubic a décidé de frapper un grand coup avec la Vyper. En proposant un produit complet, bien maitrisé et efficace tout en étant facile d’accès. Cela a évidemment un coût mais à plus ou moins 350€, on est encore dans une gamme de machines abordables. La marque aurait pu sans doute baisser le tarif de l’objet en rognant sur ses capacités, elle a préféré viser la qualité et les services au lieu de s’orienter vers le prix le plus bas possible.

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Il existe déjà des imprimantes 3D à des tarifs très très accessible avec lesquelles il est difficile de lutter aujourd’hui. Les solutions comme la Longer LK4 Pro, que l’on trouve régulièrement à moins de 150€ par exemple, sont imbattables question rapport qualité prix. Mais pour une bonne partie du public, l’impression 3D rime avec complexité. J’ai rencontré beaucoup d’utilisateurs qui ne veulent pas sauter le pas face à la complexité supposée de ces engins. Pour beaucoup, l’aventure de l’impression 3D parait insurmontable pour la simple et bonne raison que l’utilisation est souvent jugée encore trop compliquée, trop hasardeuse ou tout simplement trop chronophage. La Longer citée ci-dessus est, par exemple, une excellente imprimante mais peut être pas la plus simple à manœuvrer pour débuter l’impression 3D. Elle demandera de l’implication et du temps d’apprentissage.

Il existe à l’autre bout du spectre d’excellentes imprimantes 3D à la fiabilité reconnue comme les productions de Prusa, d’Ultimaker ou les solutions d’EmotionTech. Des imprimantes robustes et efficaces qui ne nécessitent que très peu de maintenance une fois correctement réglées. Le problème étant que leurs prix sont sans commune mesure avec les autres, elles coûtent en général assez cher.

Entre ces deux options ? Pas grand chose qui réussit à réunir, à mon sens, un bon équilibre de qualités pour un prix abordable. Et c’est cette cible que vise la Anycubic Vyper. Une solution qui propose un bon équilibre entre praticité, simplicité de montage, d’entretien et d’usage sans pour autant être trop onéreuse à l’achat.

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Les accessoires bien calés dans la mousse.

Déballage et montage

La Anycubic Vyper et livrée dans un imposant et solide carton très bien protégé de mousses diverses. A l’intérieur, on découvre un ensemble d’accessoires soigneusement enfermés dans des emplacements découpés : un bras support de bobine de filament, quelques vis, un ensemble d’accessoires (spatule, lecteur de cartes SD USB, carte SD, deux buses de rechange, du filament de test, des câbles USB et secteur, un écran et une documentation. 

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Sous un second étage de mousse, on découvre la potence qui porte la buse d’impression. Elle est pré-montée et assemblée. Un ensemble de câbles va de la buse vers la base et il faut donc faire attention en ôtant l’ensemble du carton. La mousse est coupée – on le voit ici en haut au centre – pour permettre de libérer la potence sans détacher le câble. J’ai donc soulevé l’ensemble, dégagé la mousse puis posé la potence contre le bord du carton.

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La structure basse de l’imprimante 3D est située au fond du colis, toujours bien entourée par des protections qui la couvrent de toutes parts. C’est l’élément le plus lourd de la machine. Pour dégager le reste, il « suffit » de soulever la structure et de pousser la mousse tout en tenant l’autre morceau. Une fois la base dégagée, on laisse faire la gravité et le carton finit par tomber. On porte alors l’imprimante en main.

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En posant la potence debout à côté de la base, on a fini de dégager l’ensemble et on peut commencer le montage. Mais, avant, on va faire un petit inventaire des composants.

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Dans cette structure basse pour commencer, un élément en plastique avec un bouton sert de tiroir où sont positionnés divers outils classiques du monde de l’impression 3D.

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Une petite pince coupante, indispensable pour couper le filament de vos impressions et qui va être utile pour le montage de la Anycubic Vyper, une tige pour déboucher la buse en cas de soucis dans un tube en acrylique, deux petites clés hexagonales pour démonter la buse et ajuster le plateau et des clés Allen de diverses tailles.

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On retrouve également l’écran couleur de 4.3″ de diagonale qu’il faudra assembler au châssis.

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Le bras qui porte le  filament qu’il faudra assembler dans le bon sens.

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Un petit guide de montage et un ensemble d’accessoires. Vis, spatule, câble USB, buses, serre-fils, clé USB de lecture de cartes SD, carte SD et un morceau de filament PLA pour test.

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Le montage est très simple puisque l’imprimante ne demandera qu’une seule opération un peu délicate pour être exploitable. L’assemblage de la potence sur la base n’est pas spécialement compliqué mais le poids des éléments fait qu’il peut être nécessaire de réaliser l’opération à deux. Il faut, bien sûr, monter la potence dans le bon sens, la buse doit être orientée du côté où le support du plateau est proéminent, côté où on retrouve également le tiroir. A droite, il y a 3 nappes et deux seulement à gauche.

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On repère ensuite les vis les plus longues avec leurs petites bagues, que l’on va insérer dans le bas du châssis avec la plus grosse clé Allen.

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 Je m’en suis sorti tout seul en basculant la base sur le côté pour positionner la potence bien en face de la base. Il est ensuite facile de venir fixer les vis dans leurs supports. Le serrage doit être ferme mais pas trop important. Il faut bien tenir la potence mais ne pas écraser le filetage des supports. On termine donc pas une pression un peu plus forte sans excès.

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Au passage, je vous  encourage à donner un petit tour de clé à chaque vis que vous verrez sur la machine. J’ai trouvé le montage un peu lâche… Resserrer l’ensemble ne fera pas de mal. Une fois les deux arbres bien arrimés, vous pouvez reposer la Vyper sur ses pattes.

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Reste l’écran à positionner en façade avec les trois vis restantes, ce qui n’est pas sorcier. On se servira de la seconde clé Allen pour venir visser les vis dans les trous pratiqués en façade et on enclenchera la nappe dans son support. Un détrompeur vous empêchera de monter cette dernière à l’envers.

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L’opération consistant à fixer le support de bras en l’enclenchant sur un des supports en métal ne prendra que quelques secondes et viendra le moment où il faudra fixer les 4 câbles restants.

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Rien de vraiment sorcier puisque chaque câble est identifié avec une petite étiquette et que les connecteurs sont munis de détrompeurs. Impossible de se rater puisqu’en réalité les longueurs de câbles n’autorisent pas un mauvais branchement.

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Sur la partie haute, il y a ensuite un câble noir à brancher. Là encore des détrompeurs empêchent toute erreur. Vous en profiterez pour faire le tour de tous les autres câbles et vérifier qu’ils soient bien enfoncés dans leurs supports.

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Le tube permettant au filament de circuler jusqu’à la buse doit également être mis en place mais, là encore, c’est d’une simplicité enfantine.

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On le positionne devant l’embout en cuivre avec une bague de plastique noir et on pousse tant qu’on peut pousser. Au bout de quelques centimètres, le tube se bloque. En quelques minutes, le tour et joué et… c’est tout pour la partie assemblage !

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Attention, par contre, à bien couper les serre-fils positionnés pour empêcher les mouvements des pièces de la Vyper pendant le transport. Vous devez en avoir 4 coupés sur votre bureau à la fin du montage : Buse, plateau et un pour chaque bras de la potence.

Il m’a fallu en tout et pour tout 20 minutes pour déballer assembler la Anycubic Vyper, j’en aurais probablement mis 5 de moins avec l’aide d’une personne pour la première phase. Un néophyte ne devrait pas mettre beaucoup plus de temps pour y arriver tant l’assemblage est simple et logique. Les progrès réalisés ces dernières années question montage sont ici parfaitement optimisés.

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La phase suivante concerne les réglages de base de l’imprimante. Pas de panique, rien de compliqué. Il faut juste vérifier que les courroies qui assurent la transmission des mouvements vers la buse d’impression soient correctement tendues. Pour se faire, Anycubic emploie une méthode très simple. Des petits trous indiquant le positionnement d’une clé Allen sont visibles sur la carrosserie de l’engin.

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On tourne dans le sens des aiguilles d’une montre avec l’avant dernière plus petite clé pour tendre la courroie. Dans l’autre pour la détendre. Une fois votre courroie bien réglée, elle ne doit pas balloter mais rester tendue, votre imprimante est prête à l’emploi.

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Sur mon modèle, une seule courroie avait besoin d’être tendue. Suivant les aléas de votre livraison, il est possible que vous n’en ayez aucune ou que toutes aient besoin d’un petit ajustement. Il est également possible que le plateau de la Vyper nécessite un réglage de ses roulements si vous sentez un petit frottement lorsque vous le manipulez ou si celui-ci présente un léger jeu. Là encore rien de sorcier, au dessus des roulements un petit écrou en métal doit juste être ajusté d’un quart ou d’un demi tour avec une des clés hexagonales pour offrir un mouvement parfaitement fluide et un plateau stable.

L’ensemble de ces opérations prendra moins d’une demie heure et reste à la portée de tout le monde.

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Mise en route

Dernière étape importante avant de mettre en marche l’imprimante, vérifier si celle-ci est bien connectée en 230 volts grâce au sélectionneur de courant rouge situé proche du connecteur d’alimentation. Normalement les produits à destination des pays européens doivent être positionnées avec un 230 V bien visible mais si ce n’est pas le cas, vous devrez le faire glisser vers la gauche jusqu’à bien lire cette mention.

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Une fois cela fait, vous pourrez brancher le câble secteur dans la prise tripolaire puis allumer l’imprimante. Votre écran de démarrage va s’illuminer. Après un petit temps d’attente et une animation sur l’affichage, l’imprimante est prête l’emploi.

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Je vous conseille de faire un petit tour dans les menus de l’engin et de les lire avant de lancer quelque opération que ce soit. Se familiariser avec l’interface est important pour prendre ses repères. Les menus sont lisibles et clairs, l’ergonomie générale est excellente mais l’ensemble de l’affichage est en Anglais. Si cela ne pose pas forcément de gros problèmes puisque les termes « system », « print » ou « prepare » ne sont pas des plus compliqués à traduire. Il faudra néanmoins peut être se munir d’un outil pour traduire certains éléments même si, en matière d’impression 3D, on apprend vite à jargonner dans un vocabulaire pratique.

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Ainsi les termes « Preheat » ou « Levelling » sont presque internationaux. On va « leveller » pour mettre à niveau l’imprimante et lancer un « Preheat » pour la préchauffer. Pas vraiment compliqué même si j’ai proposé à la marque mes services pour l’aider à traduire les menus en Français.

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Le « Levelling » est une opération importante et largement facilitée par cette imprimante. L’objectif de cette « mise à niveau » étant de positionner le plateau de manière à ce que la tête d’impression puisse déposer du filament fondu parfaitement à plat. Si le plateau est penché, la couche de matériau ne va pas pouvoir être déposée convenablement. Il faut impérativement que la buse soit parfaitement alignée au plateau.

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Normalement, cette opération est assez technique, il faut positionner la buse au plus proche du plateau et ajuster celui-ci pour qu’il vienne pratiquement coller la partie la plus basse de la buse qui délivre le filament fondu. Ce n’est pas toujours très simple et c’est surtout une opération qu’il faut répéter régulièrement pour être sûr de la qualité  de son impression.

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La buse vient « tâter » la hauteur du plateau automatiquement

Sur la Anycubic Vyper, cette opération est automatisée. L’imprimante va lancer un protocole de détection de la surface et, grâce à un petit capteur intégré à la buse, se positionner au mieux sur 16 points repartis sur le plateau pour assurer un nivelage de qualité. L’imprimante ne modifiera pas la hauteur du plateau mais adaptera le positionnement de la buse en hauteur pour compenser en temps réel les éventuelles disparités de niveau. Je vous conseille d’ailleurs, au passage, de faire une rapide vérification du niveau de l’endroit où vous poserez votre imprimante ainsi que de celle-ci avant toute opération. Histoire de partir sur des bases saines.

A noter que le début de l’opération de nivellement est assez déconcertant. Une phase de « Probing » dure quelques minutes sans que l’imprimante ne donne le moindre signe de vie. Prenez votre mal en patience, au bout d’un moment la machine s’anime et le « Levelling » démarre. Comptez entre 5 et 7 minutes pour terminer l’opération.

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On peut ensuite sortir un filament et le positionner sur le support. Si vous utilisez le filament livré avec l’imprimante, vérifiez qu’il soit bien sous vide et ne l’utilisez pas si ce n’est pas le cas. Les filaments sont sensibles à l’humidité et vieillissent. Dans tous les cas, faites attention à ne pas l’emmêler. Positionnez la bobine de manière à ce que le brin arrive par le dessus et faites le glisser vers le bloc noir situé en face. Il s’agit du détecteur de fin de filament qui arrêtera l’engin si votre impression 3D nécessite plus de matériau que ce qui était disponible.

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Traversez le puis venez insérer le filament dans l’extrudeur. Il s’agit du boitier translucide qui suit, on y rentre par un petit tube blanc et on ressort directement vers la buse. Un petit levier permet d’éloigner les roues qui vont entrainer le filament l’une de l’autre afin de pouvoir glisser le filament de votre choix. Quand vous sentez une résistance en poussant le filament que vous voyez descendre à travers le tube, c’est que vous êtes arrivés en bout de course et vous pouvez relâcher le levier.

Le menu de « préparation » de l’imprimante permet de gérer le filament de manière efficace à la fois pour le positionner parfaitement derrière la buse prêt à l’emploi mais également pour le retirer facilement. N’hésitez donc pas à utiliser celui-ci pour ces opérations, il est très efficace.

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La carte SD livrée contient un fichier à imprimer. Un exemple de ce que la Anycubic Vyper est capable de faire. Il est très important d’utiliser ce fichier comme témoin de bon fonctionnement de votre imprimante. Même si vous êtes impatient d’imprimer un objet personnel ou plus utile. Ce fichier est en effet parfaitement adapté à l’imprimante et a fait ses preuves chez le constructeur. Il vous montrera donc de quoi votre imprimante est capable et, dans le pire des cas, signalera un éventuel défaut technique de votre modèle. Si ce fichier s’imprime mal, alors cela veut dire qu’il y a soit un souci de réglage, soit un souci de montage, soit un souci matériel. Dans tous les cas, ne jetez pas le modèle imprimé même si il est inachevé ou défectueux. La simple vue de l’état de votre impression pourra permettre de vous guider pour résoudre votre problème.

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Votre impression s’est bien passée ? Merveilleux, votre Anycubic Vyper est prête

La suite de cette histoire, c’est à vous de l’écrire. Vous allez devoir dompter l’imprimante pour qu’elle vous délivre le meilleur de ce qu’elle peut faire. Ce ne sera pas forcément aussi simple qu’avec une imprimante papier classique mais les atouts de ce modèle sont nombreux. 

Avec un port USB et un lecteur de cartes SD, la solution peut travailler de manière autonome ou en étant branchée à un PC. Je vous conseille franchement de dédier une petite carte SD à son usage, elle n’a pas besoin d’être performante ni d’une grosse capacité. Une vielle carte de quelques giga-octets suffit. Vous écrirez dessus vos fichiers à imprimer et les appellerez ensuite via le menu de l’écran tactile. Cela évitera de laisser une machine allumée pendant les longues heures d’impression avec  tous les aléas liés à une mise à jour, un plantage ou autre. 

Pour le reste j’ai adoré la Anycubic Vyper qui propose de nombreux points agréables à l’usage : 

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Le plateau d’impression chauffant, par exemple, est couvert par une « feuille » métallique souple et aimantée. Elle se positionne sur la surface de l’imprimante et propose un « grain » adapté à l’accroche des filaments pour assurer une bonne tenue de votre objet pendant son impression. Mais une fois l’impression terminée, pas besoin de se battre avec une spatule pour la décrocher. On retire le plateau, on le plie et l’objet se décroche tout seul. C’est très pratique à l’usage.

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Le « grain » provoqué par le plateau

Attention toutefois à deux éléments. D’abord le plateau peut monter jusqu’à 110°C, ce qui n’est pas anodin. En fin d’impression le plateau est encore très chaud et il faut donc veiller à ne pas vous bruler. Enfin, la partie amovible est très texturée et si vous recherchez quelque chose de plus neutre et lisse dans la réalisation de vos objets, cela ne sera pas forcément parfait. Je vous conseille donc, dans ce cas là, de positionner un plaque de verre ou un miroir de 24.5 par 24.5 cm à la place du plateau magnétique. Il suffira de lancer un Levelling automatique pour que la Vyper s’ajuste à ce nouveau paramètre. Et ne pas oublier de le refaire en remettant le plateau d’origine.

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La buse est facile d’accès tout en étant protégée par un capot en plastique. Cela n’a l’air de rien mais si vous avez des enfants susceptibles de manipuler l’engin ou simplement de trainer dans son entourage, c’est un point très positif. Savoir que la buse qui est capable de monter à 260°C ne pourra pas être touchée facilement par de petites mains est un vrai bon point pour l’engin. Ce capot peut s’enlever et la buse être changée facilement avec la clé fournie.

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A côté de la buse, on découvre par ailleurs une petite LED blanche qui vient éclairer la zone d’impression. C’est un gadget pas désagréable puisque cela permet de bien voir si l’opération se déroule correctement. Cela n’empêche pas de sortir une petite lampe à LED de temps en temps mais évite d’avoir à le faire tout le temps pour juste vérifier que « tout va bien ».

Les enregistrements audio sont fait directement au dessus de l’imprimante, le bruit produit parait donc beaucoup plus fort que le bruit réellement provoqué par la machine.

Les Drivers TMC 2209 intégrés à l’imprimante sont également un gros plus. Il s’agit de composants qui guident les moteurs de la Vyper. Lui proposant un fonctionnement fluide et précis, sans à coup. Cela a deux énormes avantages : le premier étant dans la qualité des impressions produites. La finesse des mouvements a en effet tendance à lisser de manière spectaculaire les surfaces des objets imprimés. Certains effets de strie, de moiré ou de rayures, disparaissent totalement sur les imprimantes ainsi équipées. Cela évite de nombreux « rattrapages » à la peinture ou au papier de verre.

Les enregistrements audio sont faits directement au dessus de l’imprimante, le bruit produit parait donc beaucoup plus fort que le bruit réellement provoqué par la machine.

Mais, c’est également un atout d’un point de vue silence. La présence de ces drivers permet à la solution de mouvoir la buse sur ses axes sans générer de nuisances liées à des accélérations ou des mouvements latéraux ou diagonaux. Sur une imprimante classique, chacun de ces mouvements produit un son différent, ce qui donne une sorte de concert de bruits variés et répétitifs auxquels il est difficile de s’habituer. Sur les imprimantes équipées de ces drivers modernes, ces nuisances sont beaucoup moins audibles, voire carrément étouffées. Ce qui est un vrai point positif à l’usage.

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Les ventilateurs sous la machine.

Attention, cela ne veut pas dire que votre imprimante ne génèrera pas de bruit. Les ventilateurs choisis sont bruyants et leur nombre fait de l’imprimante un engin qui occasionnera une certaine fatigue auditive à l’usage. Mais, le bruit de la ventilation est continu, régulier et toujours sur le même note. Le genre de bruit que l’on peut facilement étouffer en positionnant l’imprimante dans un local comme un atelier ou un garage par exemple. En séparant le bruit de la ventilation par une simple porte et un mur, on le réduit drastiquement. Au contraire des bruits de mouvements variés liés au déplacement de la buse. En glissant l’imprimante dans une pièce ou un meuble dédié, vous pourrez donc fortement limiter sa nuisance sonore1

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Enfin, le bruit généré par la Anycubic Vyper étant lié aux ventilateurs de sa buse et de son alimentation, ils peuvent être combattus assez facilement. Avec un casque anti bruit passif qui étouffe très bien ce type d’ondes, avec un casque audio avec une réduction de bruit active. Ou… en changeant les ventilateurs pour des modèles plus discrets. Cela réclame un certain budget mais cela change en général complètement la donne. 

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Sur ma Vyper, on retrouve trois ventilateurs différents dans le châssis : un 80 x 80 x 10 en 24 Volts (Model YDH8015C24F) et deux 40 x 40 x 10 24V (Model YBH4010C24). Ce ne sont assurément pas les références les plus discrètes du marché. La tête d’impression embarque deux 40 x 40 x 10 24V (Model YDM4010C24). Attention, si les  formats sont identiques sur toutes les Vyper, les modèles peuvent varier.

Il existe des ventilateurs très efficaces et beaucoup plus silencieux chez Noctua par exemple mais cela demandera un budget supplémentaire. Vous pouvez également ajouter simplement une petite résistance en amont de l’alimentation de chaque ventilateur pour diminuer sa vitesse et donc son bruit. Attention toutefois à ne pas jouer avec ces paramètres sans prendre conscience que vos modifications annuleront toute garantie et que trop baisser la ventilation des composants peut avoir des effets fâcheux sur l’usage de l’imprimante. A réserver aux experts donc.

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Un détail TRES agréable à l’usage, est lié au fait que l’imprimante se met en stase après une impression. Quand votre objet est terminé, la buse coupe sa température et se positionne en hauteur. Le plateau arrête de chauffer également et très rapidement les ventilateurs s’arrêtent. Vous ne laissez pas l’imprimante continuer de consommer du courant et faire du bruit pour rien. Cela parait être un détail mais pour certains utilisateurs c’est un gros atout pour l’utilisation de ce type d’engin au quotidien. On peut arriver au même résultat sur d’autres imprimantes 3D mais cela demande des modifications importantes et un peu de bricolage électronique. 

J’ai testé les différents éléments proposés par l’imprimante en simulant deux pannes. La première en coupant le courant de la multiprise qui alimentait la Vyper pendant une impression. Puis en le réactivant quelques dizaines de minutes plus tard. L’écran de contrôle vous demande si vous voulez poursuivre là où en était votre objet 3D. Si vous répondez positivement, l’imprimante se remet en température et reprend là où elle en était. Cela ne fonctionne pas toujours parfaitement et laisse en général quelques traces sur l’objet mais rien que l’on ne puisse récupérer avec du papier de verre, de la peinture et un peu de patience.

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Deuxième option, très classique sur les imprimantes modernes, la reprise en fin de filament. L’unité qui détecte la fin du filament alerte l’imprimante qui se met en pause et vous signale en bip-bippant de manière irritante, qu’il y a un soucis qui demande votre attention. Le changement de filament se fait de manière aisée puisqu’il est accessible directement avant l’extrudeur. On appuie sur le petit levier, on tire et on récupère son bout de fil plastique en un tournemain. Une fois le  changement effectué avec une nouvelle bobine, l’imprimante se remet à température et reprend son travail.

Troisième possibilité offerte par la Vyper, une impression théorique à 100 mm/s… Qui fonctionne mais qui ne propose pas des résultats extraordinaires niveau qualité. On peut imprimer un prototype à cette vitesse mais on ne gagnera finalement pas énormément de temps par rapport à une impression 3D à 80 mm/s bien plus propre.

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Une imprimante assez jeune mais déjà une belle communauté

La Anycubic Vyper est récente, elle a été lancée cette année et la marque a eu une assez bonne idée pour établir une bonne base d’utilisateurs. D’abord elle en a envoyé  à différents testeurs spécialisés pour avoir des retours sur le produit. Cela lui a permis non seulement de la faire connaitre mais également de procéder immédiatement à des ajustements techniques et logiciels. Ensuite elle a proposé l’engin à un prix plus abordable pour son lancement. 3000 machines ont été ainsi précommandées en quelques heures au tarif de 299$ au lieu des 320$ actuellement. Là encore cela a commencé immédiatement a construire une belle communauté d’utilisateurs.

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Le résultat de cette campagne de communication a été d’attirer pas mal de regards et de commencer a créer des groupes autour de son usage. En quelques jours on a ainsi pu découvrir de nombreuses personnes proposant des fichiers de configuration optimisés pour Cura, le logiciel de préparation des impression 3D utilisé par Anycubic. Ces fichiers, partagés, commentés et testés ont permis de commencer a créer des profils adaptés à différents usages de l’imprimante. J’en ai testé plusieurs dont un particulièrement efficace proposé par le vidéaste Allemand Mpox et on commence a trouver des solutions parfaite pour un filament PLA générique. Anycubic livre un fichier de profil pour Cura sur la carte SD livrée avec la machine, celui-ci est fonctionnel mais peut ­être amélioré. 

Autre élément déjà fonctionnel, l’exploitation de la Vyper avec Octoprint, je ne me suis pas encore penché sur le sujet mais j’ai trouvé plusieurs guides pour piloter l’imprimante 3D avec une carte Raspberry Pi et cela semble parfaitement fonctionner. Celui de Sam Prentice ci dessus est par exemple assez complet et documenté.

En conclusion ?

J’adore la Anycubic Vyper ! J’ai déjà beaucoup (trop) d’imprimantes 3D et j’utilise en général la Alfawise U30 Pro qui me rend toujours de bons et loyaux services après plusieurs années d’usage. Je la combine souvent avec la Longer L4K Pro2 qui est le meilleur rapport qualité prix actuellement à mon sens en terme d’impression 3D. Mais j’avoue que si je me sers aujourd’hui sans soucis de ces imprimantes c’est parce que j’ai passé pas mal d’années à les dompter. Sans compter le temps passé a découvrir d’autres modèles auparavant.

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Du filament vert coule de ma Vyper à la toute première impression : il s’agit du test effectué par Anycubic sur chaque imprimante avant expédition. Très rapidement, le filament de test blanc le remplace.

J’avoue ne pas vouloir retrouver les erreurs de débutant que j’ai connu à mes débuts dans l’impression 3D. Les heures passées a attendre pour rien, les erreurs de code, de prise en main, les buses qui se bouchent ou les filaments qui se bloquent. Je lance volontiers une impression sur mes imprimantes classiques mais je dois avouer que je les délaisse un peu depuis que j’ai reçu la Vyper. Non pas par masochisme de recommencer a tâtonner pour trouver les meilleurs réglages mais bien parce que je suis content de ne plus avoir a réajuster régulièrement la hauteur du plateau de la machine.

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Je suis heureux de manipuler une carte SD que je peux insérer en façade dans un vrai lecteur de cartes à ressort. Ja n’ai pas a me battre avec une MicroSDXC a tenter de glisser derrière l’imprimante dans un slot sans retour. J’apprécie le double extrudeur qui ne patine pas, la facilité de réglage des courroies, le montage hyper simple et la manipulation de l’engin…

La Anycubic Vyper ne fait pas de compromis de qualité ou de services. La marque n’a pas tenté de proposer un produit abordable en rognant sur des options utile mais propose plutôt le schéma inverse. Celui d’une imprimante solide qui vous débarrasse d’une bonne partie des soucis liés à ce type de machine. L’impression 3D est ici plus proche de ce que l’on connait avec l’impression papier même si les défis ne sont pas les mêmes.

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Et j’avoue que j’apprécie beaucoup cela. Le fait que chaque euro investi dans l’engin soit vite rentabilisé en temps gagné. En migraine évitée et en vraie productivité. La Anycubic Vyper coche toutes les cases d’un bon modèle d’imprimante 3D conçue pour durer et être réellement utilisée. Pas un caprice duquel on va se lasser rapidement à cause de l’investissement en temps nécessaire pour être maitrisé.

Sa communauté grandit, ses utilisateurs semblent tous ravis et cela qu’il s’agisse de personnes expérimentées comme de parfait néophytes. Et pour cela, je trouve que la marque a réussi son pari.

La Anycubic Viper se négocie à 366.43€ frais de ports et taxes comprises chez Banggood depuis son stock Chinois.

Elle est également disponible directement chez Anycubic à 349$ HT en Asie mais vous devrez ajouter les taxes et 60$ de port soit 409$ ou 344€. Avec 20% de TVA en prime on arrive à 412€ TTC environ (et d’éventuels frais de dédouanement).

Vous pouvez enfin la commander Sur Amazon France à 409.99€ TTC.

TEST : Anycubic Vyper : une excellente imprimante 3D © MiniMachines.net. 2021.

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Et c’est une excellente démonstration à laquelle nous venons d’assister. 3DFX a été un des pionniers de l’industrie de la carte graphique en proposant, dans le sillage de Matrox, des solutions grand public pour accélérer les calculs d’images en 3D. 


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3DFX a eu un destin d’étoile filante. Celui d’une marque qui est née en 1994, a explosé très rapidement en 1996 avec sa fameuse carte Voodoo 1, connu un firmament impressionnant en étant quasiment le symbole matériel de l’arrivée de la 3D sur PC alors… et qui est tombée dans un oubli relatif au bout de quelques années. Doublé par des concurrents qui employaient d’autres technologies d’affichage au potentiel beaucoup plus fort, 3DFX a fini par se faire racheter en 2000 par Nvidia. Le constructeur l’a absorbé pour récupérer des brevets et a tué la marque en ne faisant plus jamais parler d’elle.

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J’ai gardé ma Voodoo 1 dans mon musée perso

Mais, en quelques années, 3DFX a eu le temps d’avoir un effet important sur nombre d’utilisateurs. Sa sortie coïncidant avec les premiers jeux 3D réellement impressionnants sur le marché PC, des titres comme POD par exemple.

POD et 3DFX Voodoo 1 : une grosse claque graphique à l’époque

Ces cartes ont marqué au fer rouge les esprits d’une bonne partie des utilisateurs de l’époque. Ce fût quelque chose de découvrir une troisième dimension sur son écran cathodique. De se rendre compte que le passage de la 2D à la 3D pouvait exister réellement de manière fluide dans le salon d’un particulier. Nous sortions d’une époque où pour avoir simplement un rendu 3D métallique à l’écran en temps réel, il fallait une station de calcul Silicon Graphic totalement inabordable.

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J’ai également gardé ma Voodoo 2 d’ailleurs

Et cette marque au fer rouge, cette empreinte sur les esprits des millions de personnes qui ont acheté des cartes 3DFX Voodoo, porte un nom très simple et très rentable : la nostalgie.

C’est de cette nostalgie dont se servent aujourd’hui les personnes derrière des marques comme Thomson ou Polaroid pour vendre un peu n’importe quoi. C’est cette nostalgie qui a poussé une boite lambda à négocier avec Nvidia le rachat de la marque 3DFX. Intellectuellement, la marque vaut toujours beaucoup même si technologiquement elle ne pèse plus rien du tout. Nvidia a donc revendu la marque 3DFX, c’est à dire le droit d’utiliser le nom 3DFX pour vendre des produits. Rien d’autre. Pas de brevets, pas d’accès à des technologies, pas de “jus de cerveau”, uniquement du marketing. 

Pourquoi racheter ce nom ? Parce qu’en le possédant aujourd’hui en 2021, on peut pondre quelques tweets malhabiles, copier coller des illustrations des années 2000 dedans, et faire parler de soi sur toute la planète sans aucun budget supplémentaire. Il suffit de promettre du vent pour que tous les moulins tournent à l’unisson. Certains ont été peu crédules et ont d’emblée flairé le problème. D’autres ont plongé dans la communication de la marque en sachant pertinemment que, quoi qu’il arrive, cela ferait toujours des clics en plus sur un site en pleine période creuse de ce drôle de mois d’Août. Surtout que, dans la foulée, il serait possible de proposer un second billet pour dire que finalement non, c’est pas vraiment le retour de 3DFx. Mais  que l’on parle en bien ou en mal de 3DFX, c’est toujours de la publicité bonne à prendre.

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3DFX reviendrait donc par la petite porte ?

Voilà ce que serait devenu 3DFX, un sticker. Un logo qu’un type, probablement quelqu’un avec un diplôme en marketing mais aucun début d’idée du fonctionnement d’un circuit graphique, va coller sur des produits noname. Un type dans un bureau quelque part qui va commander à une usine à l’autre bout du monde des solutions qu’il fera décorer d’un sticker sentant bon la fin des années 90. En espérant que le gogo de passage poussant son caddie en magasin ou en ligne sera intrigué par cette image surgie dans son présent comme un souvenir forcé.

Des enceintes 5.1, une télé, une tablette, un smartphone, des enceintes Bluetooth, des téléviseurs et une “Voodoo 6 PCI” qui sera probablement une carte graphique Nvidia en OEM avec un logo 3DFX posé dessus, voilà ce que proposera la marque dès cette année. 

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Et, dans le futur, ce ne sera pas plus brillant. 3DFX répartira ses “investissements” entre trois postes : 45% pour les smartphones, TV et autres trucs “smarts”. 45% pour les trucs Bluetooth et autres solutions “hardware”1. Et 10% sur les cartes graphiques.

Ces derniers 10% et la mention de l’arrivée d’une Voodoo 6 PCI ne sont pas à prendre comme des investissements en Recherche et Développement. Acheter des produits noname et poser une étiquette dessus, c’est considéré comme un investissement dans ces produits pour la marque. Et que dire du terme PCI et non pas PCIe ? On dirait que le responsable marketing a copié collé les éléments de communication des années 90 sans les comprendre. Bon, il a également écrit CEC à la place de CES pour parler du fameux Consumer Electronic Show qui a sa place début Janvier de chaque année à Las Vegas quand il n’est pas annulé pour cause de pandémie mondiale.  Ce qui n’est pas non plus un signe encourageant de compétence quand il s’agit de proposer un communiqué de presse censé avoir été lu et validé par toute la chaine de direction de la boite…

Enfin de quelle boite ? 3DFX a déjà disparu !

Le compte @3dfxofficial a été supprimé et les tweets en question ont disparu. Est-ce que tout cela n’aura été qu’une grosse blague potache ? Un coup d’essai pour voir si la marque avait du potentiel ? Est-ce que les proprios du compte et de la marque se sont rendus compte qu’ils étaient vraiment à côté de la plaque et qu’ils ont décidé de tout plaquer pour élever des chèvres ?  On le saura peut être dans quelques jours ou on ne le saura jamais. 

 

Que retenir de ce “3DFX revival” ?

Méfiez vous de la nostalgie. Ce n’est pas la première fois que je vous le dis mais c’est toujours bien de se répéter. Je suis le premier à succomber à cette sangsue venimeuse qu’est la nostalgie matérielle. J’adore les vieilles machines, j’ai bien gardé mes Voodoo ainsi que des dizaines de cartes graphiques depuis le début des années 90. Je vous ai bassiné pendant un an avec des vignettes de bons plans reprenant d’anciens PC Vintage.

Mais en terme d’investissement matériel, se laisser guider par une passion aussi complexe que la nostalgie est toujours dangereux. On a vu ce que donnaient les mini consoles Vintage sorties il y a quelques années par de grands constructeurs. On a vu ce que le propriétaire actuel d’Atari a fait de son ambition d’un retour dans le monde de la console avec la VCS. On voit régulièrement les étiquettes de marques prestigieuses en leur temps venir se coller sur les pires machines noname du marché

Et on se doute sur quoi les étiquettes 3DFX atterriront peut être. Plus le prix d’achat de l’enceinte Bluetooth ou du smartphone noname sera bas et le prix de vente au public sera haut, plus le rachat de la marque 3DFX sera rentable. Les nouveaux propriétaires ne sont pas nostalgiques ou philanthropes. Ils espèrent vraiment faire le maximum de profit en un minimum de temps en déployant le minimum de compétences.

On n’est bien sûr pas à l’abri d’une bonne surprise, d’une super petite enceinte Bluetooth noname dénichée par hasard mais une chose est sûre, ce ne sera pas fabriqué par 3DFX. Et on pourra sans doute trouver le même produit, moins cher, dans sa version noname qu’estampillé par 3DFX ou autre.

Le truc à retenir, donc, c’est de se méfier de ces marques ressurgies du passé, de garder un œil critique sur ces produits et de ne pas se laisser avoir comme un bleu parce qu’un drôle de logo vous masse le cervelet en vous rappelant de bons souvenirs.

3DFX mon cul © MiniMachines.net. 2021.

3DPrintColorizer : Imprimer en 3D et en couleur avec une imprimante classique

L’idée de 3dprintcolorizer est à la fois simple et complexe, il s’agit non pas de multiplier les filaments colorés pour imprimer chaque couche avec une couleur différente comme ce que propose certaines imprimantes 3D. Non, l’idée est d’utiliser une imprimante standard, ici une Creality Ender 3, et de lui ajouter une fonction de coloration d’un filament unique blanc ou transparent.

3dprintcolorizer laisse votre imprimante déposer une couche de filament basique et neutre, avant de changer de mode pour passer en coloration. La buse remonte chercher un marqueur pour le disposer dans un support accroché à côté de la partie impression. L’imprimante redescend ensuite pour aller colorer directement le filament imprimé dans la teinte voulue. Le résultat est une impression classique marquée étage par étage dans la coloration programmée en amont dans Cura.3DPrintColorizer

Le résultat n’est pas parfait mais c’est assez étonnant de simplicité et d’intelligence. Le nombre de couleurs peut être assez grand au vu du procédé employé et surtout on pourra changer de coloris facilement suivant les sujets à imprimer.

3DPrintColorizer

Les gros défauts de 3dprintcolorizer sont évidents. D’abord cela empêche tout traitement de surface de l’objet après impression. Pas de passage au papier de verre ou de lissage quelconque. Pas possible non plus de venir corriger des éléments facilement. D’autre part, cela double la durée d’impression d’un objet… ce qui pose la question de la pertinence même du processus. Aura t-on un résultat similaire plus rapidement en dessinant directement au feutre sur l’objet à la fin de l’impression ? Avec peut être plus de créativité et de possibilités en nombre de couleurs ? 

C’est en tout cas un projet assez impressionnant d’un point de vue code. Pas mal de soucis ont du être réglés pour proposer ce projet. Les codes de déplacements de l’imprimante doivent prendre en charge la collecte et la dépose du marqueur, le déplacement autour de l’objet pour venir dessiner dessus a dû être également un défi intéressant à relever. Je me demande si d’autres outils pourraient être imaginés avec le même processus. Pour, par exemple, poncer la surface imprimée directement après la pose avec un outil multifonction par exemple.

3DPrintColorizer

Le processus pour adapter votre imprimante 3D en mode 3dprintcolorizer est disponible sur Github. Des fichiers STL nécessaires pour imprimer les supports de marqueurs. La partie d’étalonnage et de réglage est détaillée ainsi que toute la solution logicielle basée sur une extension à Cura pour prendre en charge les couleurs.

Merci à ToitaGL pour le lien sur Reddit.

3DPrintColorizer : Imprimer en 3D et en couleur avec une imprimante classique © MiniMachines.net. 2021.

Inkplate 6Plus : un écran E-Ink tactile et wifi en approche

Troisième modèle à sortir depuis 2019, le Inkplate 6Plus reprend la même “mécanique” que les précédents en ajoutant quelques petits éléments supplémentaires. Ce modèle de 6 pouces de diagonale est parfait pour créer de multiples objets… Son affichage est original puisqu’il s’agit de la même dalle qu’un Kindle d’Amazon.

Inkplate 6PLUS

Et quand je dis la même dalle, c’est vraiment la même dalle. Les Inkplate utilisent des dalles de Kindle en bon état qu’ils recyclent. Beaucoup de liseuses peuvent terminer brusquement leur vie à la suite d’une chute ou d’un problème matériel sans que la dalle ne soit affectée. Au lieu de jeter le tout à la poubelle, la société récupère ces dalles et les intègre dans ses montages. Du coup, l’écran propose une diagonale de 6″ en 1024 x 758 pixels avec une surcouche tactile et même, pour cette nouvelle version, un système d’éclairage frontal intégré avec 64 niveaux de luminosité.

Inkplate 6PLUS

Les Inkplate 6Plus sont, comme les autres modèles précédents, construits autour d’une solution programmables ESP32. Un microcontrôleur qui va permettre de programmer l’affichage pour de multiples tâches. Un module Wifi4 et Bluetooth 4.0 BLE est également intégré et un lecteur de cartes permet de stocker des données. Une horloge permettra de garder l’appareil à jour et des GPIO sont présents pour ajouter des fonctions à l’ensemble. 

La solution propose une assez large possibilité d’usages. D’un appareil capable de diffuser des informations classiques comme la météo, des bulletins d’information, un suivi de réseaux sociaux ou autre, il est possible de proposer des usages bien plus larges. D’abord de créer sa propre liseuse maison, ce qui n’est pas si idiot même si on utilise une base de Kindle. La présence d’un ESP32 et de GPIO laisse entendre qu’il devrait être possible d’interagir avec la machine de manière différente du simple contrôle tactile. On peut, par exemple, imaginer des boutons différents, adaptés pour faire défiler les pages de manière plus facile pour certains métiers ou pour des personnes n’ayant pas une motricité fine. On peut même penser à coupler certaines actions à un ordre vocal.

D’autres usages viennent également à l’esprit : Un affichage numérique classique, qui permet de laisser un message, une information ou des consignes par exemple. De changer le prix d’un objet en vitrine facilement ou tout autre montage de ce type. Mais cela peut être aussi une solution pour afficher tout simplement des images ou des photos à la manière d’un cadre numérique.

Inkplate 6PLUS

Cette Inkplate 6Plus n’a pas encore de prix, elle va être proposée en financement participatif via Crowd Supply. Les deux autres modèles que sont la Inkplate 6 et la Inkplate 10 et qui ne sont ni tactiles, ni rétro éclairées, sont proposées respectivement à 99$ (+18$ de port en stock) et 139$ (+18$ de port en précommande) en 6 et 9.7 pouces

Inkplate 6Plus : un écran E-Ink tactile et wifi en approche © MiniMachines.net. 2021.

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