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À partir d’avant-hierHardware

Passer un Yamaha APD-1 du 110 V au 230 V : peut-être possible

Alors, attention : je n’ai pas testé cette astuce, pour une bonne raison : je n’ai qu’un démodulateur AC3-RF et je ne me sens pas de le démonter entièrement pour tester. Mais si vous êtes motivés, il est visiblement possible de forcer un modèle japonais (qui est 110 V / 50-60 Hz) en modèle européen (230 V / 50 Hz).

Le démodulateur AC3-RF le plus courant est l’APD-1 de chez Yamaha. Il existe en plusieurs versions, en fonction du pays : 110 V / 50-60 Hz pour le Japon (oui, le Japon utilise du 50 Hz et du 60 Hz, selon les régions), 110 V / 50 Hz pour les Etats-Unis, 230 V / 50 Hz pour l’Europe, etc. Mais de ce que j’ai compris, en interne ils sont identiques. Certains modèles ont un sélecteur pour choisir la tension – l’appareil ne détecte pas automatiquement comme les équipements modernes -, mais il est a priori possible de passer un. modèle japonais (comme le mien) en modèle européen.

Pas de sélecteur

De ce que je comprends du manuel, et c’est ce que le post explique, BR et BE sont reliés pour du 110 V, RE et BE pour du 230 V. Sur le mien, il y a bien un pont entre BR et BE, et donc il suffirait de le couper et de relier BE et RE pour passer en 230 V. Je ne l’ai pas fait parce que je n’ai que ce modèle là, et que je ne me sens pas de bidouiller. Plus le fait que l’appareil a de toute façon une prise japonaise, donc je devrais quand même passer par un adaptateur. Actuellement, j’ai juste un convertisseur de tension pour ce genre d’appareils, et le démodulateur consomme peu donc ce n’est pas un souci.

Le manuel (inversé)


La documentation du sélecteur


Mon décodeur du du haut


On voit bien le pont entre BE et BR

Si quelqu’un veut tenter, ça m’intéresse. Et si un de vous a un modèle européen, ça m’intéresse de voir comment est câblé le sélecteur. Attention, si vous cassez votre matériel, ce ne sera pas de ma faute. J’explique ce que le manuel semble indiquer, mais je ne suis pas certain à 100 %. Et si vous le faites et que ça fonctionne, ça m’intéresse.

Le Power Mac « surprise » que j’avais raté

Je vais vous raconter une anecdote sur un Mac que j’ai récupéré il y a longtemps, et dans lequel j’avais raté une petite surprise intéressante.

Il y a un moment, j’avais acheté un Pioneer MPC GX1 au Japon. C’est basiquement un Power Mac 6100 dans un boîtier différent. J’avais noté l’absence de cache de niveau 2, et quand je l’avais reçu, j’avais enlevé la carte vidéo (une carte AV) et son coude pour le connecteur PDS. Comme le 6100 est un format pizza box, il y a des riser pour les cartes d’extension. J’avais bien noté que le riser était différent de celui que j’avais, mais c’est tout.

Plusieurs mois plus tard, je tombe sur un blog sur une personne qui aime les pizza box (je vous invite à aller lire si vous aimez les vieux ordinateurs). Et dans le post sur le Power Mac 6100, je me suis rendu compte d’une chose : le riser avec son radiateur du GX1 n’était pas un riser. C’est une carte d’extension avec un processeur G3. Mind Blown.

La carte

J’ai donc profité du confinement pour installer la carte dans mon Power Mac 6100. La carte contient un PowerPC 750 (G3) avec 512 ko de cache de niveau 2. Je ne connaissais pas le modèle avant de l’installer, c’est un CPU à 215 MHz (ça dépend un peu du Mac) avec une mémoire cache à la moitié de la fréquence (107 MHz). Dans un Power Mac 6100 sur un bus à 33 MHz, le CPU est significativement bridé, tant par la mémoire que le bus. Pour rappel, dans les Power Mac G3, il fonctionne avec un bus dont la fréquence varie de 66 à 100 MHz selon les modèles, avec de la SDRAM à 66 ou 100 MHz.

Du PDS


Le G3, dans le coin, est très petit

L’installation nécessite plusieurs choses. Physiquement, il faut enlever la mémoire cache du PowerPC 601 pour éviter de la faire chauffer – ce qui explique l’absence de la barrette dans le Pioneer -. Le format de la carte empêche aussi l’installation d’une carte DOS, qui a besoin d’un riser différent. Pour la partie logicielle, il y a quelques utilitaires pour afficher les données sur le CPU, et une extension à installer. Bonne nouvelle, le CPU vient de chez Newer Tech et OWC a encore les pilotes en ligne en 2020.


215 MHz


512 ko de cache à 107 MHz

J’ai fait quelques benchs pour vérifier ce que ça donne. La base est un G3 à 300 MHz dans un Power Mac G3, donc avec une carte mère bien plus adaptée. En entier, on a ~50 % des performances d’un G3 à 300 MHz pour ~70 % de sa fréquence : la carte mère limite énormément. En FPU, c’est corrélé à la fréquence. On voit surtout le gain par rapport au PowerPC 601 à 66 MHz : le CPU est 4,2x plus rapide (pour seulement 3,2x la fréquence). Les gains sur l’architecture, même avec une carte mère bien limitée, sont donc importants. Et il existe des cartes avec un G3 encore plus rapide (333 MHz sur ce type de carte mère).

Le G3


Le 601 d’origine

Malgré tout, je vais rester sur mon PowerPC 601, pour une raison simple : j’utilise régulièrement la carte DOS. Mais j’installerais peut-être le G3 dans le Pioneer.

Deux Power Mac récupérés… avec des surprises

Il y a quelques semaines, j’ai récupéré deux Power Mac (merci l’association WDA). Et le contenu était intéressant : comme assez souvent, les machines n’avaient pas été formatées.

Le premier est un G3 Bleu, un peu sale. La machine n’avait plus de RAM, mais j’ai beaucoup de SDRAM en stock même si ce modèle de G3 est un peu tatillon. La machine n’a rien de spécial : sous Mac OS 9 avec un disque dur de 6 Go, elle est animée par un G3 à 300 MHz et une carte graphique ATi Rage 128. Pas de décompression DVD, pas de carte en plus, rien de remarquable. Pas de modem 56K, un lecteur de CD-ROM 24x, la version avec le contrôleur IDE buggé, du classique de l’époque donc. Comme d’habitude, la batterie était vide, mais elle n’a pas explosé/coulé.

L’intérieur


Vraiment pas propre


Le chip buggé. Si la référence est PCI646U2, l’Ultra DMA risque de corrompre les données.

Question contenu, quelques trucs marrants. Le disque dur n’avait pas été vidé et j’ai trouvé des extraits audio de pubs, des castings, de la documentation, etc. La machine n’avait visiblement plus été utilisées depuis une grosse quinzaine d’années. Dans les trucs plus étonnants, une photo de la poitrine d’une personne, à la racine du disque dur. Un jour, je vous ferrais un post #NSFW sur le sujet.

Le second est un G4, un modèle Digital Audio. Nettement plus propre, il réserve quelques surprises. D’abord, une carte inutile : visiblement, elle servait à connecter le Mac à un boîtier externe pour du stockage (je crois) qui n’était pas avec. Ensuite, deux disques durs de 40 Go et 30 Go. On peut voir l’énorme radiateur des G4 de l’époque (un simple modèle à 533 MHz), une pile qui est toujours chargée (étonnant), un modem 56K, mais pas de carte AirPort. Ce modèle, comme son nom l’indique, dispose d’un amplificateur intégré : on peut brancher les enceintes boules des iMac, celles dotées d’une prise jack 2,5 mm propriétaire. La carte graphique est un classique de l’époque : une GeForce 2 MX 32 Mo en AGP, avec de l’ADC. Globalement, c’est la config’ d’un G4 Cube mais en plus gros… et en bruyant. J’ai aussi récupéré un graveur de DVD d’époque, un Pioneer plus récent que le Mac.

La carte un peu mystère


La prise pour les enceintes boules d’iMac


L’énorme radiateur du G4

Question contenu, même chose. Rien d’effacé, rien de bien amusant si vous cherchez des gens nus, mais des fichiers de travail. Le Mac servait a priori de station de montage pour des publicités dans la première moitié des années 2000 (jusque ~2009) et il contenait pas mal de vidéos de publicités et des fichiers de montage pour le logiciel Avid. Bien évidemment, tout a été effacé depuis, en général je regarde rapidement le contenu avant de tout effacer et de réinstaller.

En pratique, les deux machines vont être upgradées (RAM, SSD, etc.) et devraient servir pour les tests, surtout que je n’avais pas de G4 en tour.

Une ExpressCard USB en puce NEC dans un MacBook Pro

En rangeant mon matériel, je suis retombé sur mes cartes ExpressCard, et je me suis rappelé que je devais écrire un truc sur la meilleure façon d’ajouter de l’USB 3.0 à un vieux MacBook Pro.

Trouver une carte ExpressCard avec de l’USB n’est pas un problème, ce n’est pas très cher. Mais macOS a un petit défaut : le support est un peu limité. J’avais expliqué il y a longtemps qu’une carte équipée d’une puce FL1100 (Fresco) marchait nativement sous Mac OS X, parce que c’est la puce qu’Apple utilisait dans le Mac Pro 2013 et aussi dans pas mal de dock Thunderbolt. Le problème, c’est que les cartes ExpressCard ont parfois d’autres contrôleurs et que c’est un peu compliqué de connaître la puce avant de recevoir la carte. Et même quand c’est indiqué, parfois vous pouvez recevoir une autre. Sur cette carte, la fiche technique n’indique rien, mais la carte l’indique explicitement sur la photo.

Une carte en FL1000 qui plante le Mac

A la maison, j’ai trois cartes : une à base de FL1100 qui marche, une à base de FL1000 qui plante littéralement le Mac, et une (vieille) carte à base de NEC UPD720202 qui est reconnue mais sans pilotes. Pendant quelques années, des constructeurs proposaient des pilotes pour ces cartes (Sonnet, LaCie, etc.), mais qui limitaient les cartes compatibles à celles de la marque. Depuis – merci les hackintosh – il existe des pilotes assez universels. Et je suis tombé sur un site qui en testait un.

Une carte en FL1100

Le pilote marche a priori de Yosemite (10.10) à au moins Mojave, mais en pratique les Mac avec ExpressCard supporte au mieux High Sierra. Il faut installer le pilote et ensuite passer par un utilitaire qui va corriger les autorisations (j’aime bien Kext Utility). Avec le pilote, ma vieille carte fonctionne sous Mac OS X (El Capitan sur un MacBook Pro de 2009). Je vous mets le pilote en ligne au cas où le lien disparaîtrait.

Une carte en NEC

Performances et alimentation

D’abord, les performances. La puce NEC est ancienne (c’est en gros le premier contrôleur USB 3.0 du marché) et est bridée par le PCI-Express 1.1 du MacBook Pro de 2009 (250 Mo/s au maximum). Avec un SSD externe qui dépasse facilement 250 Mo/s sur un Mac standard, j’atteins ~155 Mo/s en lecture et ~125 Mo/s en écriture. C’est très nettement au dessus de l’USB, mais assez bas dans l’absolu. La carte en FL1100, elle, monte à ~185 Mo/s et ~170 Mo/s dans les mêmes conditions. C’est plus rapide que l’USB 2.0, plus rapide que le FireWire 800, mais assez loin des 5 Gb/s de l’USB 3.0, donc.

Avant


Après


Avec la carte NEC


Avec la carte en FL1100

Ensuite, l’alimentation. Les cartes récupèrent généralement l’alimentation sur le bus USB 2.0 interne, qui offre 500 mA. C’est trop peu pour beaucoup de périphériques USB 3.0, la norme attend 900 mA. Une clé USB devrait passer, un disque dur ou un SSD, non. Si votre carte a une prise d’alimentation externe, vous pouvez essayer de brancher une alimentation dédiée (par exemple celle d’un hub USB) ou de récupérer l’énergie sur les ports USB du Mac avec un câble adapté, mais la solution la plus efficace reste un hub USB 3.0 alimenté. Il ne réduira pas les performances et fournira l’énergie manquante.

Si vous avez un vieux Mac et que vous voulez profiter de disques durs rapides, c’est donc une solution valable. Ce n’est pas idéal, les performances sont limitées et la mise en place peut être compliquée avec des hubs USB, mais c’est fonctionnel.

Un indicateur d’activité en télétravail en période de confinement

L’idée est simple et efficace, un petit tableau avec 2 LEDs témoins indiquent l’état de votre situation en télétravail. Placé à un endroit stratégique dans la maison, il permet de voir ce que vous faites. Ici, il indique que papa est en pleine réunion et qu’il porte un casque. Inutile donc de hurler pour qu’il vienne voir le merveilleux coloriage que vous venez de réaliser. Il ne vous entendra pas. Mais peut être que ses collègues vous remarqueront si vous criez vraiment assez fort.

DAD
Ce petit tableau peut bien sûr être adapté à plusieurs personnes, comporter plus ou moins de LEDs d’état et être dérivé vers d’autres usages que le télétravail : Du type “Il faut mettre la table” avec une LED clignotante et un petit buzzer irritant ou un “Devoirs en cours” sur la porte d’un enfant.

Adafruit Feather HUZZAH ESP8266

Pour mener à bien ce projet, Steve Forde a utilisé un circuit Adafruit HUZZAH ESP8266 mais on peut imaginer le montage avec beaucoup d’autres solutions Arduino ou ESP32. Le pilotage des LEDs se fait par l’envoi de messages Telegram via ce script. Ce n’est pas parfait pour le moment, notamment parce que c’est la carte qui alimente la LED et elle reste donc inutilement en activité tout le temps. L’autre souci vient du fait qu’il est obligatoire d’envoyer un message Telegram spécifique pour activer ou désactiver les LEDs.

Il serait plus simple d’avoir une interface physique à manipuler pour allumer les LEDs à distance. Si jamais quelqu’un1 veut se pencher sur un tel code et le partager, je pense qu’un développement pas à pas aurait beaucoup de succès. Si votre propre télétravail vous laisse du temps, n’hésitez pas a me contacter.

Un indicateur d’activité en télétravail en période de confinement © MiniMachines.net. 2020.

Utiliser une manette 8BitDo sous iOS 13

Avec iOS 13, Apple a ajouté le support des manettes Xbox One et PlayStation 4 dans son OS. Mais uniquement celle des deux grands constructeurs : celles des autres fabricants sont exclues de façon articifielle. Vraiment ? Il existe une astuce pour utiliser une manette 8BitDo (et sûrement d’autres) sous iOS 13. Testé et approuvé.

Je parle des manettes 8BitDo parce qu’elles sont de bonne qualité en général et qu’elles se trouvent assez facilement. La SF30, qui reprend le feeling général d’une manette de Super NES mais avec des ajouts modernes, vaut une quarantaine d’euros. Ce n’est pas tellement moins qu’une manette de Xbox One ou de PlayStation 4, mais on peut préférer la prise en main (ou en avoir une). J’ai testé avec une vieille N30 Pro, qui n’est plus supportée par le fabricant, mais ça passe de la même façon avec d’autres.

Ma vieille manette et un iPad

La première chose à faire va être d’aller lire le manuel de la manette 8BitDo et de mettre à jour le firmware. Il va en effet falloir vérifier comment démarrer la manette dans différents modes. 8BitDo, pour une compatibilité maximale, triche en effet un peu : en mode Mac, la manette envoie des commandes HID, en mode iCade (j’en reparlerais), elle propose une émulation clavier, en mode Xbox, des commandes Xinput, etc. Selon les cas, il faudra passer en mode Xbox (sur ma manette, je dois presser X et le bouton power en l’allumant) ou en mode Mac. Le problème vient de la façon dont iOS filtre artificiellement les manettes sur le nom du périphérique… Avec ma manette, ça marche en mode Xbox.

Au lieu de jumeler la manette dans le menu Bluetooth, il faut se rendre dans Accessibilité -> Contrôle de sélection (pas besoin de l’activer) -> Boutons -> Appareils Bluetooth…. Ensuite, il suffit de choisir la manette, qui devrait apparaître. La compatibilité varie un peu : les versions récentes de chez 8BitDo s’affichent comme des manettes de PlayStation 4 (donc sous le nom Wireless Controller) en mode Mac, ce qui fonctionne. La mienne pas, mais en mode Xbox, elle a le nom 8Bitdo NES30 Pro(x) et ça marche. Je vous conseille de tester d’abord le mode Mac, ensuite le XBox si ça ne passe pas.




Une fois que c’est réglé là-bas et que la manette est connectée, elle devrait être utilisable comme une manette compatible MFi dans les jeux. Sur mon iPad, un logiciel de test voit la manette, et je peux jouer à Crossy Road Castle (j’aime beaucoup). Et Castlevania : Symphony of the Night, qui ne marche pas avec ma manette MFi filaire, accepte la manette avec cette astuce sur mon iPhone.

La manette est bien vue


Et je peux jouer !

Je ne garantis pas que ça fonctionne avec toutes les manettes Bluetooth, mais si vous n’avez pas de manettes compatibles officiellement, l’astuce fonctionne encore sous iOS 13.3. A noter que tout ça vient des limitations arbitraires d’Apple : d’un point de vue technique, iOS 13 bride juste sur le nom de l’appareil (et peut-être l’adresse MAC) dans la recherche. Mais en théorie, n’importe quelle manette HID ou Xinput fonctionne. Business is business.

L’USB 3.0 de l’iPad Pro de 2015

L’iPad Pro de 2015, dans sa version 12,9 pouces, propose une fonction intéressante : c’est le premier appareil avec une prise Lightning compatible USB 3.0.

Sur les iPad précédents, ainsi que sur l’iPad Pro 9,7 pouces de la même génération (sorti quelques mois plus tard), le Lightning se limite à l’USB 2.0. Le point technique assez particulier, c’est que le SoC d’Apple (A9X) ne gère pas l’USB 3.0, contrairement aux versions suivantes. On trouve donc dans l’iPad un contrôleur USB 3.0 en PCI-Express, un Fresco FL1100. C’est la même puce que dans les anciennes stations Thunderbolt ainsi que dans le Mac Pro de 2013. C’est un contrôleur assez standard, capable d’atteindre des performances correctes même si une intégration dans un SoC ou un chipset améliore souvent les choses.

Attention, l’USB 3.0 dans les appareils iOS en Lightning reste limité. Vous n’en profiterez pas avec les câbles de liaison vers un ordinateur, d’abord. Les câbles Lightning vers USB classique sont uniquement USB 2.0, et avec l’iPad Pro, le Lightning vers USB-C est dans le même cas. Je n’ai pas pu tester avec des appareils plus récents (iPhone XR, XS, 11, etc.) ni avec un iPad Pro de seconde génération (les 10,5 pouces), mais c’est a priori le cas aussi. Si vous avez une capture pour me contredire, ça m’intéresse.

480 Mb/s (USB 2.0) en Lightning vers USB-C

En fait, ça fonctionne uniquement avec les périphériques compatibles avec l’USB 3.0 du Lightning, soit deux produits chez Apple. Il en existe sûrement des compatibles chez d’autres constructeurs, mais je n’ai pas testé.

Premièrement, et je n’en ai pas sous la main, l’adaptateur Lightning vers carte SD. Il existe deux versions : l’USB 2.0 (A1441, courte) et l’USB 3.0 (A1595, plus long). Il y a une comparaison là.

Ensuite, testé ici, l’adaptateur Lightning vers USB. Il existe aussi deux versions, qui se différencient facilement. La première, A1440, propose uniquement un port USB (2.0) femelle. C’est la version de base, et elle pose pas mal de soucis avec les clés USB, disques durs, etc. En effet, le connecteur fournit assez peu d’énergie et donc vous aurez souvent un message indiquant que ça ne fonctionne pas. La solution passe par un hub USB alimenté, mais ce n’est pas très pratique.

Les deux adaptateurs


Le premier


Le second

La seconde porte un marquage (à la limite de l’illisible chez moi) avec le nom A1619. l’adaptateur se reconnaît facilement : il possède une prise Lightning femelle en plus de l’USB femelle. Il fonctionne en USB 3.0 et va avoir le même comportement que le premier si vous ne branchez pas l’ensemble à un chargeur : un message d’erreur.

Parfois en anglais, parfois en français, les joies d’iOS

Et les performances ?

J’ai placé un gros fichiers (1,26 Go) sur une clé USB raîde et je l’ai transféré sur l’iPad, dans trois cas : avec l’adaptateur USB 2.0 sur un iPad Pro 12,9 pouces, avec l’adaptateur USB 3.0 sur le même iPad et avec l’adaptateur USB 3.0 sur l’iPad Pro 9,7 pouces. Dans le premier cas, il faut 1 minutes et 25 secondes (~15 Mo/s, pas très rapide). Dans le second cas, il faut seulement ~9 secondes pour le même transfert, soit ~139 Mo/s. C’est plutôt rapide. Et avec l’iPad Pro 9,7 pouces (USB 2.0), on reste… en USB 2.0. Donc 1 minutes et 23 secondes (~15 Mo/s). Le gain est donc substantiel.

Les clés USB apparaissent dans l’application Fichiers

En pratique, il faut prendre en compte qu’il faut rester près d’une prise, et que la version USB 3.0 est un peu plus onéreuse : la version USB 2.0 vaut ~35 €, la version USB 3.0 vaut officiellement 45 € (mais souvent 40 €).

Techworks Power3D : « la » 3dfx pour Mac

Récemment, j’ai trouvé une carte graphique intéressante sur eBay, la première 3dfx pour Mac, la Techworks Power3D.

C’est une carte particulière, parce qu’il ne s’agit pas tout à fait d’une carte « Mac ». Je m’explique. Il existe bien des cartes spécifiquement destinées aux Mac, comme la Banshee, ou une Voodoo 2 de chez Microconversion. Mais techniquement, la première, la Power3D de chez Techworks, est une carte « PC ». Elle reprend le design de base des Voodoo 1, sans mémoire supplémentaire. Elle ne diffère pas vraiment d’une autre carte. Mais alors, en quoi est-elle « Mac » ?


En fait, Techworks a développé des pilotes pour Mac, ce qui permettait d’utiliser le Glide (l’API de 3dfx) sous Mac OS, ainsi que l’API Rave. Mais les pilotes fonctionnaient avec toutes les Voodoo Graphics, tant que le design reste le même que les cartes standards. Le second point vient du bundle : la démo de Quake, Mechwarrior 2 en version Rave, Actua VR Soccer et Weekend Warrior (je n’ai malheureusement pas les disques). Enfin, la carte était livrée avec des adaptateurs pour brancher les écrans Apple, que qu’à l’époque les Mac utilisaient généralement une prise DA15 (15 broches, deux rangées) et les PC du DE15 (15 broches, trois rangées).

L’adaptateur et ses deux prises

La mienne est uniquement arrivée avec un câble pass through qui offre d’un côté une prise DA15 (Apple) et de l’autre une prise DE15 (PC). La DA15 part de la carte du Mac, l’autre entre dans la Voodoo. Ensuite, il suffisait de brancher l’écran sur la Voodoo. Certaines photos du bundle montrent deux adaptateurs, je n’en ai pas d’autres, mais un DE15 (PC) vers DA15 (Apple) était dans la boîte selon le manuel, pour brancher l’écran du Mac sur la carte. Ironiquement, j’ai testé la Voodoo en question mais avec un câble « PC » : mon Power Mac G3 utilise une carte graphique qui a une prise DE15. Techworks proposait d’ailleurs à ses clients d’acheter le câble en question.



Le manuel

Il n’y a pas grand chose à dire que la carte elle-même : elle fonctionne comme une 3dfx avec les jeux compatibles (je vous mets une capture de Tomb Raider). Pour information, d’ailleurs, les cartes PC (et cette carte « Mac ») fonctionnent indifféremment dans les deux environnements parce qu’il n’y a pas de BIOS, d’Open Firmware, etc. Il n’y a donc pas besoin de développer du code spécifique pour les cartes, ce qui explique qu’elles fonctionnent sur tous les OS. Les cartes qui intègrent de la 2D (Banshee, Voodoo 3, Voodoo 4/5), elles, nécessitent un firmware spécifique, qui n’est pas le même sur les PC et les Mac. Un point intéressant de cette approche, que j’ai déjà évoqué et dont je reparlerais, c’est qu’il est possible d’utiliser la 3dfx dans un émulateur. VirtualPC et RealPC le proposent : ils émulent le CPU x86 mais envoient les commandes de la 3dfx… à la 3dfx. Cette solution permet d’obtenir une sorte de 3dfx virtualisée et de bonnes performances en 3D avec un émulateur… ce qui n’est pas réellement possible en 2020 avec les logiciels de virtualisation par exemple.


Il existe visiblement plusieurs versions de la carte, la boîte vue là n’est pas la même que la mienne. Au passage, techworks a bien sorti une Power3D 2, basée sur la Voodoo 2, mais pour PC. Il faut bien dire qu’avec la Voodoo 2, 3dfx avait proposé des pilotes génériques pour Mac.

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