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Asus ROG Flow X13 : un ultraportable gaming avec une RTX 3080 à la patte

L’idée du Asus Rog Flow X13, c’est de retrouver les performances d’un usage adaptées à l’endroit où l’on se trouve. Partir tous les jours à l’école avec son cartable rempli d’un gros dictionnaire et d’une encyclopédie, même si on ne va pas s’en servir dans la journée, cela ne semble pas une bonne idée. Il vaut mieux les laisser à la maison et s’en servir chez soi sans avoir à se casser le dos toute la semaine. Cela n’empêche pas d’emporter d’éventuelles notes de pages importantes au cas où.

Un ultraportable de 13.4 pouces qui embarque un processeur AMD 35 watts pouvant aller jusqu’au Ryzen 9 5880HS et un circuit GeForce GTX 1650 avec 4 Go de GDDR6. Le tout est accompagné par un maximum de 32 Go de DDR4 et un stockage de 1 To en PCIe NVMe. L’écran 13.4″ sera décliné en 1920 x 1200 pixels grâce à une dalle IPS tactile en 120 Hz ou en 3840 x 2400 pixels tactile en 120 Hz.

ROG Flow X13

Le Rog Flow X13 propose une paire d’enceintes stéréo 1 watt, une webcam ultra-classique en 720p, du Wifi6 et du Bluetooth 5.1 et une batterie 62 Whr épaulée par un chargeur 100 watts. Asus ne donne pas d’autonomie à l’engin mais assure que sa batterie se rechargera à 60% en 39 minutes de connexion.

ROG Flow X13

La marque indique également que pour parvenir à contraindre tous ces composants dans un si petit gabarit, elle a mis au point un nouveau système de dissipation avec trois dissipateurs et trois ventilateurs distincts. Une solution baptisée Arc Flow qui génère 15% de débit d’air supplémentaire sans augmenter le bruit du système par rapport à la précédente génération de machines de la marque dans cette gamme.

ROG Flow X13

Go with the ROG Flow x13

La GTX 1650 de Nvidia n’est pas vraiment une carte graphique de dernière génération mais offre déjà de quoi s’amuser en mobilité. Surtout sur un ultraportable de cette taille avec une épaisseur de 15.8 mm et un poids de 1.3 Kilo. C’est même assez inespéré d’avoir autant de performances dans un si petit engin capable de se transformer en tablette 13.4″ grâce à une charnière 360°.

ROG Flow X13

Mais le point clé de cette offre vient du fait qu’elle se combine avec un dock optionnel, et j’espère que ce n’est qu’une première étape vers une généralisation de ce type d’offre. Le Rog Flow X13 peut se connecter grâce à une interface propriétaire1 à un dock qui embarque un circuit graphique Nvidia GeForce RTX 3080. Un dock construit sur mesures pour rester “compact” et “discret”. Beaucoup de guillemets dans cette dernière phrase car l’objet mesure tout de même 20.8 cm de large pour 15.5 cm de haut et 2.9 cm d’épaisseur. Il pèse presque 1 kilo. C’est l’encombrement de certains MiniPC mais c’est également beaucoup moins que les docks de cartes graphiques habituels.

Ce dernier jouera donc 2 rôles : celui d’une carte graphique ultrapuissante qui donnera tout son potentiel à la machine en mode sédentaire. Avec un duo Ryzen 9 5880HS et une RTX 3080, très peu de tâches seront inaccessibles au Rog Flow X13. Mais c’est également un dock “classique” qui étendra la connectique de l’ultraportable.

ROG Flow X13

Le 13.4″ est livré avec une assez belle connectique compte tenu de l’espace disponible. Il propose une sortie HDMI 2.0b, un port USB 3.2 Gen.2 Type-A, deux ports USB 3.2 Gen2 Type-C , un jack audio combo et un connecteur “ROG XG Mobile interface” pour se connecter au dock.

Le dock lui même rajoute un HDMI 2.0a, un DisplayPort 1.4, quatre ports USB 3.2 Gen1 Type-A, un Ethernet Gigabit et un lecteur de cartes SDXC. De telle sorte que lorsque l’on se retrouve à son bureau, on connecte son Rog Flow X13 à son dock et on se retrouve instantanément avec une configuration complète comportant un ou deux écrans supplémentaires, la machine peut en gérer quatre, un clavier et une souris si besoin, un accès à un réseau Ethernet et autant d’autres solutions de bureau classique que nécessaire. La présence d’un lecteur de cartes SDXC n’est pas désagréable et l’absence de jack audio pour se connecter à un système d’enceintes plus large peut être compensé soit en exploitant une carte son USB, soit en exploitant la sortie audio qui transite par le HDMI.

Le dock est alimenté par une grosse prise tripolaire et chargera donc votre ultraportable quand il sera connecté dessus. Je suis très enthousiasmé par l’idée de ce dispositif dont je rêve depuis longtemps. Cela réunit le meilleur des deux mondes sans trop d’effets secondaires désagréables. Le Rog Flow X13 peut se suffire à lui même avec une belle réserve naturelle de performances en solo. Une fois posé sur un bureau il développe alors tout son potentiel tout en évitant de batailler avec des tonnes de câbles. C’est exactement ce qui convient à mon sens à la majorité des utilisateurs.

ROG Flow X13

Reste quelques éléments problématiques. Eléments qui vont souvent de pair avec les solutions innovantes comme celles-ci. Le premier vient du tarif demandé par Asus. Ce n’est pas illogique mais c’est toujours difficile à accepter. Le prix du bundle avec le dock RTX 3080 en version FullHD 120 Hz 16 Go / 1 To est de 3199$ HT. Ce qui ne manquera pas de faire recracher quelques cafés en finissant ce billet. C’est cher mais ce genre de machine-concepts sont toujours chères.

ROG Flow X13

L’autre souci vient du dock et de son format propriétaire. Asus a probablement une bonne raison de développer sa “ROG XG Mobile interface” au lieu d’employer un Thunderbolt 3 ou 4… Mais je pense que cette raison n’est pas bonne. Je pense que Asus ne veut pas que des machines non Asus puissent profiter de cet excellent petit dock si jamais il était vendu à part. Le fait de passer par une interface de ce type oblige les clients potentiels à s’intéresser à l’ensemble. 

Mais, dans le futur, je pense que ce type de connecteur propriétaire n’aura pas sa place dans nos machines. Succès ou non pour le Rog Flow X13, je pense que ce type d’interface déportée est clairement l’avenir. Cela prend en compte les usages réels en mobilité et en mode sédentaire et évite d’avoir à se trimballer un monstre toute la journée sans sacrifier les capacités de sa machine ou devoir investir dans deux engins différents.

Pour autant, recourir à un connecteur de ce type pose immédiatement deux soucis à l’acheteur potentiel : Quid de sa durée de vie face à un Thunderbolt ? Si la prochaine génération d’Asus s’assagit et change de vision ? C’est toujours un problème de s’enfermer dans un connecteur exotique pour un materiel de ce type. Autre souci, comment vont réagir les concurrents d’Asus qui seront ses premiers clients de ce Rog Flow X13… Un engin qu’ils vont décortiquer avant d’en tirer des leçons pour fabriquer leurs versions de ce produit. Et le résultat semble évident, comment fera le grand public si Gigabyte, Dell, MSI, Lenovo, Acer et HP développent tous leur connecteur maison ?

Thunderbolt 3

Je pense sincèrement que le “dockisme” est un format d’avenir pour les PC. Mais si une jungle de câbles se dresse devant les acheteurs avec autant de formats propriétaires que de constructeurs, ils ne saisiront même pas leur machette pour tenter de la traverser, ils la contourneront.

Pour assurer les ventes de son Rog Flow X13, Asus limite donc son dock à une solution propriétaire. Ils ont probablement raison à court terme. Je serais le premier client d’un dock de ce type en Thunderbolt. Mais à moyen et long terme je pense qu’il existe déjà un marché de clients interessés par ce type de dock en Thunderbolt 3 ou 4. Un marché plus important que l’on ne croit et qui va durer. Asus vend déjà des cartes graphiques pour des PC de bureau, un temps viendra certainement où cela sera également rentable pour eux de proposer des cartes graphiques en dock pour ordinateurs portables… Mais uniquement via du Thunderbolt.

Asus ROG Flow X13 : un ultraportable gaming avec une RTX 3080 à la patte © MiniMachines.net. 2021.

Smell iX16 : un capteur d’odeurs pour Raspberry Pi et Arduino

Développé par la société Allemande SmartNanotubes Technologies, le Smell iX16 est un capteur d’odeurs au même titre qu’il existe des capteurs de fumée ou de divers gaz. Ce Smell iX16 est conçu pour fonctionner avec une solution programmable comme un Raspberry Pi qui lui donnera des possibilités élaborées. Il peut également travailler avec une solution de Microcontrôleur comme un Arduino, un smartphone ou un ordinateur classique.

Les capteurs du Smell iX16

Ce “nez” est assez fin, assez pour prendre en compte différents parfums industriels : l’ammoniaque, le monoxyde d’hydrogène, la phosphine, le dioxyde de Carbone, l’éthanol ou l’acétone pour n’en citer que quelques uns. Mais surtout, il peut parfaitement identifier des odeurs plus “naturelles” que l’on va retrouver dans une cuisine comme le chocolat, le vin, la vodka, le thé, le café, la viande, la banane ou le poisson. De quoi construire des scénarios rocambolesques avec un Raspberry Pi. Après tout, la webcam a été inventée par un duo d’universitaires à Cambridge en 1991 avec en tête l’idée d’éviter de se déplacer si la cafetière du département informatique était vide. Avec le Smell iX16, ils auraient pu également détecter l’arrivée de café frais…

Smell iX16

Probablement autant à visée industrielle que pour l’IoT, ce nez d’appoint aura tout son intérêt dans des zones où certaines odeurs n’ont pas lieu d’être. Dans des chaines d’emballage automatisées pour détecter la fuite d’un produit. Dans des lieux dangereux à la recherche de parfums indésirables signalant un futur danger. C’est à mon sens une excellente solution couplée avec un système capable de piloter efficacement une intelligence artificielle comme les cartes de développement Jetson de Nvidia. On imagine un tel nez dans le suivi de certaines activités mais également pour détecter des choses normalement parfaitement indétectables : odeurs de moisissure ou de fermentation. Détection de parfums suspects ou, au contraire, de fragrances agréables. Détecter la présence de parfums signalant une pollution de l’air due à des matériaux de construction indécelable par nos narines ou le tout début du cycle de pollinisation d’une fleur par exemple. 

Smell Inspector

Le Smell Inspector servira à alimenter la base de données de la marque.

Smell Inspector

A l’intérieur, des capteurs Smell iX16

Le Smell iX16 est censé sortir le mois prochain en février sur Kickstarter, ce qui aura un double effet positif pour son développement. D’abord parce que cela permettra de finaliser la fabrication de l’objet, ensuite parce que cela permettra, à terme, de collecter des centaines de parfums différents pour sa base de données. La société cherche en effet un millier de participants qui recevront un capteur et un kit de développement leur permettant d’accéder à l’Intelligence Artificielle du dispositif ainsi qu’un accès à une base de données.

Attention, l’objet ne sera pas donné. Le prix public du produit est annoncé à 389€ et devrait être proposé à 249€ lors de sa campagne de financement participatif. Une broutille pour un projet industriel mais un investissement un peu plus douloureux si vos ne comptez que développer un listing des aliments présents dans votre frigo !

Smell iX16

Aucun tarif n’a été annoncé mais les usages potentiels pourraient être intéressants à suivre suivant les capacités réelles de l’objet. SmartNanotubes Technologies promet que sa solution est plus sensible, plus compacte et moins gourmande qu’un capteur de gaz classique. Elle pourrait également s’avérer peu onéreuse à produire si elle était fabriquée à grande échelle.

Smell iX16 : un capteur d’odeurs pour Raspberry Pi et Arduino © MiniMachines.net. 2021.

Razer Blade 15 2021 : une belle ligne de machines gaming

Les Razer Blade 15 sont des ordinateurs portables qui visent un public de joueurs avant tout, même si leur design s’est considérablement assagi ces dernières années. Déclinés en deux familles baptisées “Base” et “Advanced”, ils embarquent des écrans aux capacités impressionnantes et de nouvelles options de circuits graphiques.

Razer Blade 15 2021

Très légèrement plus compacts que les modèles précédents, ces nouveaux Razer Blade 15 proposent des dalles différentes suivant les versions. La gamme “Base” se décline désormais en 4 modèles qui font une sorte de grand écart technique.

Razer Blade 15

Si tous emploient le même processeur Intel Core i7-10750H Comet Lake, les capacités des différents modèles en terme d’affichage varient énormément. Les dalles et les circuit graphiques changent. Du modèle de base en FullHD 120 Hz avec une GeForce GTX 1660 Ti au modèle haut de gamme en QHD 125 Hz avec un écran 100% DCI-P3 une GeForce RTX 3070 il y a un monde d’écart.

Razer Blade 15

La marque en profite pour jouer les très bons élèves avec toutes les bonnes pratiques dans le genre. La mémoire vive livrée est limitée à 16 Go de DDR4-2933 MHz mais elle pourra évoluer à chaque fois vers 64 Go. Même chose pour le stockage. Si Razer propose un SSD de 256 à 512 Go en M.2 PCIe NVMe, elle propose toujours un slot libre et vide, prêt à accueillir un module supplémentaire.

Razer Blade 15

De quoi assurer à l’engin une évolutivité partielle mais largement suffisante pour garantir la pérennité de la machine le temps de rendre son circuit graphique obsolète pour son objectif premier. Le Razer Blade 15 est cher mais il vous tiendra compagnie pour un moment même sur des pratiques de jeux exigeantes.

Razer Blade 15

Ces bonnes intentions ne s’arrêtent pas là et on découvre ainsi des choix positifs sur la partie connectique de l’engin. On retrouve du Thunderbolt 3.0 et un port USB 3.2 Gen2 Type-C supplémentaire, deux ports USB 3.1 Gen1 Type-A, une sortie vidéo HDMI 2.1 et un port Ethernet Gigabit. Une webcam 720p complète cet équipement dans un châssis de 35.5 cm de large pour 23.5 cm de profondeur et 19.9 mm d’épaisseur.

Razer Blade 15 2021

Les Razer Blade 15 Base seront mis en vente en Janvier à partir de 1799.99€.

Razer Blade 15

Les modèles “Advanced” reprennent la même bonne recette avec un boitier toutefois plus fin et des équipements plus évolués. Le châssis mesure toujours 35.5 cm de large pour 23.5 cm de profondeur mais ne fait plus que 16.99 mm d’épaisseur. A l’intérieur, on découvre un processeur Intel Core i7-10875 8 coeurs accompagnés par des GeForce RTX 3070 et 3080 pouvant embarquer jusqu’à 16 Go de mémoire dédiée.

Razer Blade 15 2021

Les écrans varient là encore avec plusieurs options en FullHD ou QHHD voire en UltraHD avec une solution OLED 100% DCI-P3 pour le Razer Balde 15 Advanced le plus cher de la gamme. Le stockage de base grimpe à 1To avec, là encore, un slot M.2 PCIe NVMe de libre. La mémoire de base sera déclinée en 16 ou 32 Go sans que la marque indique cette fois si elle pourra évoluer ? Peut être que les 3 mm sacrifiés en épaisseur empêchent Razer de proposer cette option.

Razer Blade 15

D’autres petits détails évoluent avec un clavier à rétro éclairage RGB touche par touche contre un modèle par zone sur la version “Base”. La connectique est très semblable mais quelques détails diffèrent. On reste en Thunderbolt 3.0, Razer paye le fait de rester en Core de 10e génération, mais celui-ci est compatible Power Charge 3.0 et pourra encaisser des chargeurs 20 volts et un lecteur de cartes SDXC UHS-III apparait. Autre détail technique, la webcam de base en 720P est accompagnée par un modèle infrarouge pour la reconnaissance faciale. Le Wifi passe d’un module Wifi6 classique pour le Base à un 6E pour le Advanced, de son côté le Bluetooth passe du 5.0 au 5.2. Chose étonnante par contre, le Razer Blade 15 Advanced fait l’impasse sur le port Ethernet Gigabit !?

Razer Blade 15 2021

Ce modèle Advanced du Razer Blade 15 devrait débuter à 2399.99€… pour finir à 3399.99€ ! Les engins sont annoncés en pré-commande sur le site Français de la marque.

Ci dessous le petit récapitulatif de l’ensemble des engins.

Razer Blade 15

Razer Blade 15

Razer Blade 15 2021 : une belle ligne de machines gaming © MiniMachines.net. 2021.

Legion Slim 7 : Lenovo prend du galon

Le Lenovo Legion Slim 7 est un 15.6″ à bordures fines  qui reste sous les 2 kilos malgré un matériel embarqué réellement impressionnant. Avec un duo composé d’un processeur AMD Ryzen 5900H et un circuit graphique Nvidia GeForce RTX 3060, cet engin devrait être commercialisé en France dès le mois de Mars 2021 avec un prix de base de 1299€.

Legion Slim 7

Malgré cet équipement haut de gamme, le Legion Slim 7 ne dépassera pas la barre des 1.9 kilo et mesurera 1.77 cm d’épaisseur. Des éléments qui expliquent le choix du nom de cette version également déclinée en un modèle plus standard, comprenez plus épais, mais en version 16″. Deux choix de dalles 15.6″ Dolby Vision seront disponibles. Un classique FullHD 1920 x 1080 pixels IPS avec un taux de rafraichissement 165 Hz et une colorimétrie 100% sRGB. Et une version 3840 x 2160 pixels, toujours en IPS, en 60 Hz avec une certification 100% Adobe RGB.

Legion Slim 7

Pour épauler le processeur et son circuit graphique, le Lenovo Legion Slim 7 embarquera un maximum de 32 Go de mémoire vive DDR4-3200 et jusqu’à 2 To de stockage SSD au format PCIe NVMe. Des équipements haut de gamme  donc qui devraient permettre à l’engin d’aller chatouiller n’importe quel type de jeu dans d’excellentes conditions. Mais, comme le châssis réussi l’exploit de rester assez sobre, il devrait également être possible d’employer cette machine comme un engin de travail créatif complet.

Legion Slim 7

La connectique est assez complète avec  deux ports USB 3.1 Gen 2 Type-C, deux autres USB 3.2 Gen 2 Type-A, un jack audio combinant sortie casque et entrée micro et un lecteur de cartes SDXC. A noter que les prises USB Type-C, le lecteur SDXC et la sortie audio seront disponible sur les côtés de l’appareil. Le reste des ports se retrouvent sur la tranche arrière de la machine. Un choix qui permettra d’éviter d’encombrer les côtés du Legion Slim 7. Pas de port Ethernet ? Pas de sortie HDMI ? Non, même si il n’est pas impossible que la marque glisse un adaptateur avec le produit. Une solution Wifi6 et Bluetooth 5.1 sera intégrée pour communiquer en ligne mais rien ne permettra d’utiliser par défaut un écran externe. Des choix qui peuvent se comprendre mais qui ne colle pas vraiment à la cible visée par ce modèle. 

Legion Slim 7

Le clavier abrite un lecteur d’empreintes digitales et la webcam livrée propose le même œilleton de confidentialité que surs les Thinkpads pro de la marque. La coque en aluminium sera déclinée en noir ou en gris sombre. Le clavier rétro éclairé en blanc uniforme par défaut pourra accueillir le une option de rétroéclairage RDGB qui augmentera considérablement votre aptitude en jeu d’après le docteur Coué.

Le choix d’intégration du Legion Slim 7 est toujours aussi étrange, avec cette charnière placée en avant par rapport au reste du châssis. Mais cela peut s’expliquer de plusieurs manières. D’abord la marque peut intégrer des mâchoires très solides, arrimées fermement en amont et en aval de leur axe. Ensuite, cela dégage la soufflerie loin de l’écran ce qui a deux effets positifs. Le premier étant d’éviter de voir la chaleur s’accumuler au pied de l’écran comme cela se rencontre avec certains designs ou la ventilation est forcée directement à cet endroit. Ensuite, et cela m’a surpris lors de mes premières utilisations de ce type de design, cette disposition éloigne le bruit généré par la ventilation de l’utilisateur. L’écran sert alors de bouclier entre les deux.

On le voit assez mal sur les photos proposées par Lenovo mais l’engin embarque un clavier intéressant avec des touches fléchées bien séparées et dimensionnées, un vrai pavé numérique et un très large et profond pavé tactile.

L’ensemble sera alimenté par une batterie 71 Whr et pourra être rechargé au choix par un bloc secteur classique de 230 watts ou via un chargeur 95 Watts en USB Type-C. Pas sur que pour ce second choix il soit possible d’utiliser la machine au maximum de ses capacités tout en la rechargeant. Plus compact, ce chargeur USB sera probablement destiné a voyager avec l’engin pour le remettre d’aplomb la nuit.

Legion Slim 7 : Lenovo prend du galon © MiniMachines.net. 2021.

Asus ROG Zephyrus G14 2021 : Ryzen 9 5900HS et GeForce RTX dans un 14″

La gamme Zephyrus de chez ROG Asus n’est pas spécialement connue pour sa demie mesure. Les engins qu’elle présente ne font pas vraiment dans le compromis et encore une fois ce ROG Zephyrus G14 met les petits plats dans les grands pour séduire une frange limitée d’utilisateurs. Pas que la majorité ne soit pas séduite par la proposition, simplement qu’elle n’a généralement pas les moyens de s’offrir ces petits caprices technologiques1

En 2020, le G14 proposait déjà un couple Ryzen 4000HS et un circuit graphique Nvidia RTX de génération précédente. La version 2021 reprend la même recette mais passe évidemment aux puces nouvellement annoncées. On retrouvera donc une solution à base de Ryzen 9 5900HS combinée à une GeForce RTX 3060. L’engin restera relativement léger avec 1.58 Kilo pour la version de base et pourra grimper à 1.7 Kilo si vous choisissez une option de décoration supplémentaire.

ROG Zephyrus G14 2021

Au dos de l’engin, on retrouvera en effet le système d’illumination “AniMe Matrix” de la marque qui permet de programmer des LED pour décorer votre appareil. Asus ne propose pas encore d’aileron, de jantes ou de mâchoires de freins chromées mais cela ne saurait tarder.

ROG Zephyrus G14 2021

Disponible au premier trimestre 2021, cet engin sera proposé en deux définitions d’écran IPS avec un modèle en 1920 x 1080 144 Hz et un autre en 2560 x 1440 plus en 120 Hz. A l’intérieur on retrouvera jusqu’à 32 Go de mémoire vive DDR4-3200 et proposera une solution de stockage M.2 PCIe 3.0 NVMe qui sera déclinée en plusieurs variantes.

ROG Zephyrus G14 2021

Outre l’écran, Asus assurera un bon rendu sonore avec un système stéréo évolué composé de deux enceintes 2.5 Watts en charge des mediums et des basses, couplées avec un petit tweeter 0.7W pour les aigus. Ces enceintes auront droit à une sortie directe, orientée sur le dessus du châssis, pour proposer une meilleure immersion à l’utilisateur.

A noter le gros travail d’intégration du clavier de la part d’Asus. Les touches fléchées sont pour une fois correctement calibrées, séparées du reste du châssis pour être réellement exploitables. Asus profite du débord ainsi créé pour sur dimensionner légèrement sa touche espace. L’ensemble est bien évidemment rétro éclairé mais on n’a droit à aucun gadget supplémentaire comme un lecteur d’empreintes digitales par exemple.

ROG Zephyrus G14 2021

La connectique proposera un port HDMI 2.0b, un port USB 3.2 Gen 2 Type-C qui fournira à la fois du Power Delivery et du DisplayPort pour permettre à la machine un triple affichage. Un port USB 3.2 Gen 2 Type-C classique et deux ports USB 3.2 Gen 1 Type-A seront également présents. Un jack 3.5 mm audio stéréo combo sera disponible pour épauler la solution d’enceintes et de micro de la machine. La batterie intégrée sera une 76 Whr sans qu’aucune autonomie précises ne soit annoncée pour l’engin. La marque indiquant juste que la machine pourra atteindre 10 heures d’usage sans préciser lequel.

ROG Zephyrus G14 2021

Les raffinements classiques des machines haut de gamme seront évidemment présents avec du Wifi6 et du Bluetooth 5.1. On note la présence de nombreux évents d’aération qui travaillent en conjonction avec la charnière de la marque. Celle-ci se déploie en soulevant légèrement le châssis bas. Cela permet de mieux positionner le clavier mais également d’aspirer de l’air frais sous la machine avant de le faire circuler puis de l’expédier vers les côtés et l’arrière de l’engin.

Une déclinaison 15.6″ Zephyrus G15 sera également disponible avec presque les mêmes spécifications technique puisque la puce Ryzen 9 5900HS sera la même mais le circuit graphique pourra grimper jusqu’au GeForce RTX 3080. Ce modèle proposera une option d’écran 2560 x 1440 pixels 165 Hz, quatre enceintes 2 watts et deux tweeters 2 watts pour une gestion du son en Dolby Atmos.

Zephyrus G15

Quelques petites nuances techniques comme la présence d’un port Ethernet Gigabit et d’un lecteur de cartes MicroSDXC seront également a signaler. La taille du pavé tactile évolue largement avec des dimensions gigantesques par rapport au G14. Le clavier est par contre étonnamment plus sage, plus discret également avec une frappe silencieuse. Asus ne profite pas de la plus grande diagonale pour proposer un pavé numérique mais surtout les touches fléchées reviennent trop sagement s’encastrer dans la ligne du clavier. Le tout donne une impression d’étroitesse qui est un peu dommage pour ce type d’engin, surtout avec le modèle G14 sous les yeux. Le G15 proposera une batterie plus performante avec 90 Whr et 13 heures d’autonomie.

Asus ROG Zephyrus G14 2021 : Ryzen 9 5900HS et GeForce RTX dans un 14″ © MiniMachines.net. 2021.

Acer Aspire 7 A715-42G : un mariage en Ryzen 5000 et Nvidia

Annoncé a partir de 899€, le Aspire 7 A715-42G mélangeront un processeur AMD Ryzen série 5000 et un circuit graphique GeForce GTX 1650 de Nvidia. Un mélange  qui pourrait proposer un niveau de performances intéressant pour un prix abordable.

Acer Aspire 7 A715-42G

Ce 15.6″ s’empâte un peu avec un poids de 2.15 Kilos qui le place sur un segment grand public mais l’extrait des ultraportable. On reste sur une solution ultra-classique avec une définition FullHD et une dalle IPS. La mémoire vive pourra atteindre 32 Go au maximum en DDR4 et le stockage sera confié à un SSD qui pourra être livré en 1 To de base. Malheureusement, là encore, pas de détails précis sur les équipements. La sortie au second trimestre de la machine empêchant probablement la marque de faire trop de promesses.

Acer Aspire 7 A715-42G

La connectique semble classique avec à droite un port jack audio combo, un USB 2.0 Type-A et un jack d’alimentation. A gauche, on retrouvera deux ports USB 3.1 Type-A, un USB Type-C, un Ethernet Gigabit et un HDMI. L’engin promet également un Wifi6, une webcam et des bordures… pas trop épaisses.

Acer Aspire 7 A715-42G

Acer indique un ratio affichage / encombrement de 81.61% ce qui est réduit par rapport à un engin classique mais qui reste très en dessous de solutions concurrentes qui dépassent les 90% Les bordures haute et basse restent franchement visibles et si Acer en profite pour glisser une webcam et des micros, cela reste un design assez pataud.

Acer Aspire 7 A715-42G

A la décharge de cet Aspire 7 A715-42G, la marque indique avoir travaillé la qualité de l’affichage avec des technologies permettant d’ajuster de manière dynamique le gamma et la saturation des couleurs pour un meilleur rendu à l’écran. Je suis curieux de voir ce que cela donne et surtout de comprendre ce que Acer veut dire en indiquant que cela décharge le processeur AMD de certains de ses calculs.

Acer Aspire 7 A715-42G : un mariage en Ryzen 5000 et Nvidia © MiniMachines.net. 2021.

Acer Aspire 5 A515-45 : un 15.6″ sous AMD Ryzen 5000

Annoncé à partir de 699€, cet Acer Aspire 5 A515-45 proposera jusqu’à 24 Go de mémoire vive. Un chiffre qui indique probablement un montant minimal de 8 Go de RAM soudée à la carte mère et un slot d’extension de libre pouvant accueillir une barrette de 16 Go supplémentaire. Le stockage sera disponible en PCIe NVMe jusqu’à 1 To au format M.2 tout en laissant une baie d’extension 2.5″ SATA accessible. Le portable pourra être occupé par défaut d’un disque mécanique de 2 To au maximum.

Acer Aspire 5 A515

On ne connait pas encore tous les détails de cet Aspire 5 A515-45, les modèles de puces AMD choisies par exemple. On sait qu’il sera équipé dans la gamme AMD Ryzen 5000 et de circuits graphique Radeon RX 640 mais pas de point précis des puces choisies pour le moment. Au vu du prix annoncé, l’engin devrait probablement commencer sa gamme avec les références les plus basses.

Acer Aspire 5 A515

L’objet mesurera 17.95 mm d’épaisseur et proposera un encombrement réduit avec des bordures latérales fines. On peut donc s’attendre à un 15.6″ compact en largeur qui affichera en FullHD grâce à une dalle IPS. La coque sera réalisée en aluminium mais le poids global de la machine n’a pas été dévoilé. En profondeur, le Aspire 5 A515 ne sera pas aussi court que possible, les bordures haute et basse de l’objet étant assez imposantes.

Acer Aspire 5 A515

On retrouvera une connectique complète avec à gauche un port USB Type-C, deux USB 3.0, une sortie HDMI, un Ethernet et une prise jack d’alimentation. A droite, on retrouvera un USB 2.0, un port jack combo et un Kensington Lock. La machine livrera du Wifi6 et probablement un Bluetooth 54.0 ou 5.1. Une webcam est visible et sera accompagnée de micros. Le clavier semble très complet avec un pavé numérique large mais moins profond que certaines autres références de la marque. Il est pourvu d’un capteur d’empreintes.

Acer Aspire 5 A515-45 : un 15.6″ sous AMD Ryzen 5000 © MiniMachines.net. 2021.

AMD Ryzen 5000 Mobile : du sang neuf pour les portables

L’architecture Zen 3 débarque enfin sur les portables avec la sortie officielle des AMD Ryzen 5000 Mobile. Deux nouvelles gammes de puces sont ainsi annoncées et, contrairement à beaucoup d’années passées, une vraie gamme de machines semble suivre ce mouvement. Pas moins de 150 designs sont déjà prévus sur le marché pour l’année 2021. Un chiffre qui sonne comme une revanche aves des années de disette pour la marque en terme de collaborations.

On retrouve une segmentation classique de machines avec d’un côté des solutions haut de gamme a destination de PC de jeu et de stations de travail et de l’autre des solutions moins gourmandes qui viseront les ultrabooks.

Ryzen 5000 Mobile

La série Ryzen 5000 H visera la première catégorie de machines. Ces puces gravées en 7 nanomètres embarqueront la troisième génération de puces Zen. Au menu on retrouve deux promesses importantes : plus de performances et une meilleure autonomie. 

 Coeurs / ThreadsFréquencesCacheTDP
Ryzen 9 5980HX8 / 163.3 / 4.8 GHz20 Mo45+W
Ryzen 9 5980HS8 / 163 / 4.8 GHz20 Mo35W
Ryzen 9 5900HX8 / 163.3 / 4.6 GHz20 Mo45+W
Ryzen 9 5900HS8 / 163 / 4.6 GHz20 Mo35W
Ryzen 7 5800H8 / 163.2 / 4.4 GHz20 Mo45W
Ryzen 7 5800HS8 / 162.8 / 4.4 GHz20 Mo35W
Ryzen 5 5600H6 / 123.3 / 4.2 GHz19 Mo45W
Ryzen 5 5600HS6 / 123 / 4.2 GHz19 Mo35W

Le très haut de gamme sera composé de deux puces avec les Ryzen 9 5980HX et Ryzen 9 5980HS. Des modèles qui embarqueront 8 cœurs et proposeront 16 threads associées à 20 Mo de mémoire cache. La première tournera de 3.3 à 4.8 GHz avec un TDP annoncé de 45+W. La seconde ne dépassera pas les 35 Watts mais restera plus sagement à 3 GHz en fréquence de base pour atteindre les même 4.8 GHz en mode Turbo. La grosse différence entre ces deux Ryzen 9 se situera dans la possibilité offerte au modèle HX de subir les outrages d’un overclocking intensif. Détail qui explique le “+” dans le nombre de Watts de son TDP. Augmenter les fréquences de la puce ayant un impact sur sa consommation et sa chauffe.

Ryzen 5000 Mobile

Les Ryzen 9 5900HX et HS fonctionnent de la même manière mais en atteignant des fréquences moindres. Puis viennent les Ryzen 7 5800H et Ryzen 5 5600H. Ces derniers sont moins bien lotis avec deux cœurs et 4 threads en moins mais également moins de cache pour les mêmes consommations.

AMR Ryzen 5000 Mobile

Ces processeurs visent le marché des créateurs avec une promesse de performances en usages mono ou multi coeurs. AMD Avance que ses Ryzen 9 5980HS – non overclockés donc – se positionneraient devant un Intel Core i9-10980HK dans la même catégorie de consommation. Le Ryzen 9 5900HX serait quand à lui plus rapide que le Core i9-10980HK avec 14% de performances en plus en jeu sur un seul coeur  et 37% de mieux en multi. Des chiffres qui feraient de ces solutions de véritables petites usines à pixels, attaquant même les performances des solutions de bureau d’il y a tout juste deux ans.  

Ryzen 5000 Mobile

Le marché des PC Gaming comme celui des machines destinées aux créateurs ayant le vent en poupe, la marque s’est clairement positionné sur ces objectifs pour séduire. Elle sait probablement que de nombreux acheteurs sur ces segments sont plus experts que d’autres ou, tout au moins, qu’ils se renseignent avant leur achat. Ils sont donc plus susceptible de tomber sous le charme de ses performances et moins sujet au marketing des enseignes que les autres.

 COEURS / THREADSFRÉQUENCESCACHETDP
Ryzen 7 5800U (ZEN3)8 / 161.9 / 4.4 GHz20 Mo15 W
Ryzen 5 5600U (ZEN3)6 / 122.3 / 4.2 GHz12 Mo15 W
Ryzen 7 5700U (ZEN2)8 / 161.8 / 4.3 GHz19 Mo15 W
Ryzen 5 5500U (ZEN2)6 / 122.1 / 4 GHz11 Mo15 W
Ryzen 3 5300U (ZEN2)4 / 82.6 / 3.8 GHz6 Mo15 W

La seconde gamme de processeurs Ryzen 5000 Mobile sera la série U. Des puces plus sages qui viseront le segment des machines multimédia ultrafines habituelles. Conçues pour rester sagement dans une enveloppe thermique de 15 watts, elles développent jusqu’à 8 coeurs et 16 Threads et démarrent directement dans une solution 4 coeurs et 8 threads. Les fréquences varient assez fortement suivant les modèles et, surtout, la mémoire cache passe de 6 à 20 Mo en fonction des puces.

Ryzen 5000 Mobile

A noter, point important, AMD établit sous la même appellation Ryzen 5000U deux générations d’architectures. Les Ryzen 7 5800U et Ryzen 5 5600U sont les seules à bénéficier de coeurs Zen 3 tandis que les autres sont encore sous Zen 2. La même génération que les Ryzen 4000U mais pas forcément la même lithographie. AMD indique par ailleurs que ces puces seront plus efficaces que les précédentes génération mais ne détaille pas dans quelle mesure.

Ryzen 5000 Mobile

On peut se doute, devant les chiffres annoncés en matière d’autonomie, que les tâches les plus légères seront gérées en ne demandant que très peu d’énergie au processeur. Il faut évidemment garder la tâte froide et attendre des tests plus poussés autour de cette autonomie mais les promesses de la marque sont énormes. Avec 17.5 heures d’autonomie annoncée en usage classique et jusqu’à 21 heures en vidéo, cela parait très prometteur pour un portable. Bien entendu on ne connait pas les autres postes de ces mesures : sur quel portable et dans quelles conditions ces autonomies sont calculées. Mais on peut espérer un gain significatif d’autonomie pour les futures machines.

Ryzen 5000 Mobile

Ce qu’il y a d’intéressant dans cette annonce des Ryzen 5000 Mobile, c’est plus l’emballage de la conférence que les produits eux même. On sait depuis un moment que les puces d’AMD font jeu égal aux solutions d’Intel. Qu’il s’agit d’une affaire de choix et que, suivant ses usages, on pourra préférer une marque à l’autre.
Ce que je trouve vraiment intéressant, c’est l’impact de la conférence qui passe à un niveau supérieur. Les constructeurs répondent présent à ses offres et savoir que 150 machines sont prévues avec ces nouveaux processeur signifie bien que différents fabricants de portables ont compris que la demande de machines sous puces AMD explosait.

Ryzen 5000 Mobile

Et ce n’est pas étonnant qu’AMD s’en réjouisse. Contrairement à ce que l’on croit souvent, le marché des constructeurs est un des moins facile a faire bouger. Il faut souvent qu’un des plus gros poisson tente quelque chose de nouveau et récolte un certain succès pour voir le reste du banc bouger dans la même direction. Mais une fois que les choses commencent a bouger, cela va très vite. Les habitudes sont très ancrées et tout le monde a peur de prendre la mauvaise décision et de voir ses ventes sombrer en cas d’erreur. Le chemin parcouru par AMD pour remonter la pente a été énorme et son acceptation comme solution concurrente d’Intel a été une longue bataille qui semble en passe d’être gagnée. Des machines AMD présentées en fin de catalogue comme des solutions “low-cost” moins bien pourvues en mémoire vive et en stockage, voire avec une définition d’affichage bas de gamme lors de la sortie de la première génération de puces Zen mobiles, on est parvenu aujourd’hui à un catalogue d’engin haut de gamme équivalent aux solutions d’Intel.

Ryzen 5000 Mobile

On passe également de deux puces “H” lors de l’annonce des AMD 4000 à 8 nouvelles références Ryzen 5000 H. AMD laisse également tomber les Athlon Silver 3050U et Athlon Gold 3150U que je n’ai jamais vu en pratique dans aucune machine. La marque présente encore une fois 5 puces AMD Ryzen 5000U mais en faisant évoluer leur architecture.

Enfin, AMD annonce 150 machines déjà en chantier pour 2021 sur tous les secteurs quand la marque mettait en avant 100 solutions à la même période en 2020 pour la présentation des series 4000. Cette évolution est importante et on imagine que les différents constructeurs sont à l’affût derrière AMD pour proposer des ultraportables et des configurations plus musclées innovantes et performantes. C’est une excellente nouvelle pour le grand public qui va pouvoir profiter des performances des nouveaux Ryzen et découvrir en même temps les réactions techniques d’Intel. Ce retour à une compétition entre les deux marques est très positif car avec ces nouvelles séries, Intel peut vraiment s’inquiéter de l’arrivée d’AMD sur le segment des ultraportables. 

AMD Ryzen 5000 Mobile : du sang neuf pour les portables © MiniMachines.net. 2021.

Lenovo Thinkpad X12 : l’influence des Microsoft Surface

Les Thinkpad X12 ont beau porter la griffe de Lenovo, on y retrouve les briques principales de l’ADN des Surface de Microsoft. Tablette à clavier détachable, format 12.3″ qui affiche en 3:2 et prise en charge d’un stylet actif. Cette influence est logique, elle n’est pas qu’une volonté de copie de la part de Lenovo mais correspond aux ajustement opérés par Microsoft en tant que développeur de Windows pour Microsoft en tant que créateur des Surface.

ThinkPad X12

Proposées outre atlantique à partir de 1149$, les ThinkPad X12 sont avant tout des tablettes avec béquille intégrée dans leur coque. Leur écran 12.3″ en 1920 x 1280 pixels vient s’ajuster à la hauteur du 3:2 repopularisé par les Surface. Une définition inhabituelle, avec quelques pixels en plus en hauteur, afin de correspondre à des usages bureautiques avancés comme à la consultation de documents ou le surf. La dalle proposera une luminosité maximale de 400 cd/m² et sera protégée par un verre Gorilla Glass 5 de Corning.

ThinkPad X12

Mais, parce que les Thinkpad restent des Thinkpad, Lenovo a ajouté quelques petits détails dans la proposition globale. Ainsi le clavier détachable et rétroéclairé qui vient se greffer à la tablette propose des touches Chiclets légèrement arrondies en dessous ainsi que le fameux petit Trackpoint rouge qui permet de piloter facilement le curseur de ces machines quand on manque d’espace pour utiliser le pavé tactile. La marque livre également un stylet actif qui viendra prendre place au côté du clavier dans une petite boucle prévue à cet effet. Deux webcams seront disponibles, une 8 mégapixels sur la partie arrière et une 5 mégapixels en face avant avec un obturateur de confidentialité et installée avec un module infrarouge pour de la reconnaissance faciale proposée par Windows 10. A noter que si vous utilisez la ThinkPad X12 avec son dock clavier, un capteur  d’empreintes sera également à votre disposition pour le même usage d’identification.

ThinkPad X12

A l’intérieur des ThinkPad X12, des puces Intel Tiger Lake vPro donc mais aussi jusqu’à 16 Go de LPDDR4x et un stockage pouvant atteindre 1 To de SSD PCIe NVMe. Je doute qu’il soit forcément très facile de tenter une mise à jour de ce dernier composant même si elle devrait être proposée sous la forme d’un slot M2 2242. 

ThinkPad X12

La connectique propose du Thunderbolt 4.0 et un second port Type-C au format USB 3.2. Un port jack audio 3.5 mm combo est également disponible ainsi qu’un lecteur de cartes SIM pour les versions équipées en modem 4G.  Les tablettes profiteront évidemment d’un modem Wifi6 et d’un Bluetooth 5.1 mais également d’un module NFC.

ThinkPad X12

La batterie embarquée est une 42 Wh, un chiffre impressionnant sur ce type d’engin. Surtout avec un poids global de 760 grammes. Le recours à un châssis en magnésium permettant d’alléger en partie le dispositif. Equipée de son dock clavier, son poids atteint 1.1 Kg ce qui reste très léger. La tablette mesure 28.33 cm de large pour 20.35 cm de haut et 8.8 mm d’épaisseur nue. 14.5 mm habillée de sa protection clavier.

Lenovo Thinkpad X12 : l’influence des Microsoft Surface © MiniMachines.net. 2021.

Intel lance les processeurs Tiger Lake Core H35 avec un TDP de 35 watts

Les Core H35 se déclinent donc avec 3 nouvelles puces chez Intel, destinées aux ordinateurs portables ultrafins. Des machines qui viseront des profils pas forcément aussi fins que les modèles embarquant des Tiger Lake Y et Tiger Lake U mais plutôt un mélange entre performances et portabilité avec des solutions embarquant des circuits graphiques externes en plus de leur chipset graphique Intel Xe. Intel indique que ces processeurs pourront entrer dans des machines de 14 et 15″ de 18 mm d’épaisseur. 

Core H35

Une indication qui semble designer les Core H35 comme l’équipement standard de machines à la fois performantes et portables. Un scénario qu’Intel qualifie de “nouveau segment” sur le marché actuel. Difficile de voir cela comme une nouveauté mais plutôt comme l’évolution logique de ces dernières années. On imagine assez bien ce que pourrait donner un ultraportable un peu plus épais qu’une solution actuelle. Avec un processeur plus performant mais capable d’une belle autonomie et l’ajout d’un circuit graphique supplémentaire signé AMD ou Nvidia.

C’est le scénario que j’appelle de mes vœux depuis fort longtemps. N’étant pas spécialement intéressé par une finesse extrême qui n’apporte pas grand chose de positif à l’usage si ce n’est de frimer inutilement. Un portable un peu plus épais, un peu plus musclé quand le besoin s’en fait sentir, permet d’embarquer une meilleure batterie et une connectique digne de ce nom. Son épaisseur supplémentaire ne signifiant pas forcément une évolution démesurée de son poids et n’ayant à peu près aucun impact réel à l’usage. Je me fiche bien de savoir que mon ultraportable mesure 15 ou 18 mm une fois dans ma besace ou posé sur mon bureau. Surtout si je n’ai pas à trimballer un hub USB Type-C en plus pour m’en servir.

Core H35

Trois puces Core H35 sont d’ores et déjà annoncées avec :

Le Core i5-11300H, un quadruple coeur et octuple thread cadencé de 12 à 35 watts de 4 à 4.4 GHz avec 8 Mo de mémoire cache et un circuit Intel Xe avec 80 EU.

Le Core i7-11370H, toujours en quatre coeurs et huit threads et toujours de 12 à 35 watts mais avec 12 Mo de cache et des fréquences de 4.3 à 4.8 GHz et un Intel Xe avec 96 EU.

Enfin, le Core i7-11375H construit de la même façon mais avec 28 à 35 watts de TDP et des fréquences allant de 4.3 à 5 GHz pour 12 Mo de cache. Son Intel Xe embarquant 96 EU également.

Intel promet une évolution de performances de l’ordre de 15% par rapport aux solutions Comet Lake-H et de 40% par rapport à un processeur Tiger Lake-U fonctionnant en 15 watts. Gravés en 10 nanomètres, ces modèles proposent surtout un bond en avant d’un point de vue graphique par rapport à l’ancienne génération. L’Intel Xe doublant les capacités des circuits Intel intégrés au Comet Lake-H de même calibre.

Core H35

On retrouvera évidemment toute la panoplie de services liées à l’architecture d’Intel avec une intégration du Wifi6/6E, du Thunderbolt 4.0, du PCIe Gen 4 X4 et l’exploitation possible de mémoire vive DDR4-3200 et LPDFDR4-4266. Ces machines sont promises pour fonctionner nativement, sans l’ajout d’un circuit graphique externe, en proposant des performances graphiques intéressantes. Intel évoque plusieurs titres tournant à 70 images par seconde en FullHD sur ce type de plateforme Core H35.

Core H35

Comme d’habitude, Intel liste un nombre de marques déjà sur les rangs pour proposer des solutions sous Core H35 : Asus, Acer, HP, Lenovo, MSI… Pas moins de 50 références devraient débarquer cette année avec cette architecture dont beaucoup de mises à jour techniques de solutions actuellement sous Comet Lake-H.

Plus tard dans l’année, Intel annoncera de nouvelles références avec un TDP maximal de 45 watts et des solutions en 8 coeurs et 16 threads. Une des puces de cette nouvelle génération gravée en 10 nanomètres est promise pour fonctionner à 5 GHz sur tous ses cœurs en même temps.

Intel lance les processeurs Tiger Lake Core H35 avec un TDP de 35 watts © MiniMachines.net. 2021.

Honor décline son MagicBook Pro 16 pouces sous processeur Intel

Nouveau MagicBook Pro qui ressemble beaucoup au précédent modèle. On reste sur un 16.1″ à bordures très fines proposant un encombrement équivalent aux 15.6″ d’il y a quelques années. La grosse différence technique est invisible à l’oeil nu puisque Honor glisse du côté Intel avec une puce Core i5-10210U à la place des AMD Ryzen.

MagicBook Pro

Cette solution quadruple coeur et octuple thread cadencée de 1.6 à 4.2 GHz tourne avec un TDP de 25 Watts et embarque 6 Mo de mémoire cache. Elle propose un  circuit graphique Intel UHD qui semble ne pas satisfaire totalement le constructeur puisqu’il glisse dans la machine un circuit graphique Nvidia GeForce MX350 supplémentaire. Un bon point en terme d’usage puisqu’il permettra à l’engin de rester totalement autonome sur sa mémoire vive et donc de ne pas partager les 16 Go embarqués. Le stockage pourra grimper à 512 Go de SSD.

L’écran reste un FullHD IPS avec une compatibilité 100% sRGB et l’autonomie moyenne est toujours assez bonne avec 11 heures annoncées grâce à une batterie 56 Wh. La marque reste fidèle à ses habitudes en proposant une webcam sous une touche du clavier.

Rien de vraiment exotique ou nouveau, l’engin semble avoir déjà eu une vie en Chine depuis l’été 2020 et déborde maintenant à l’international. Avec un prix de base de 1000$ environ, ce n’est pas franchement une machine révolutionnaire ni un engin qui bougera les foules. A moins, bien sûr, que Honor joue sur la corde sensible de son tarif… Mais sans Huawei avec lequel la marque devait se distancer, cette stratégie risque d’être plus compliquée.

Honor décline son MagicBook Pro 16 pouces sous processeur Intel © MiniMachines.net. 2021.

Zotac Magnus One, Core i7-10700 et RTX 3070 dans un mini boitier

Ce qu’il y a de bien avec le Zotac Magnus One, c’est que la marque parvient comme souvent à proposer un excellent ratio entre l’espace occupé et les services proposés. Ce nouveau PC n’est pas le plus compact du marché mais il déploie beaucoup de performances, de connectique et de possibilités.

Zotac Magnus One

Destiné autant aux joueurs qu’aux créateurs, le Zotac Magnus One ou Zotac ECM73070C, propose un processeur Core i7-10700, une solution proposant huit coeurs et seize threads fonctionnant de 2.9 à 4.8 Ghz avec 16 Mo de mémoire cache. Une solution parmi les plus performantes d’Intel dans sa gamme de processeurs au TDP de 65 watts. Elle est ici associée à un circuit graphique Nvidia GeForce RTX 3070 pour des performances graphiques haut de gamme.

L’engin ne mesure que 24.9 cm de haut sur 26.55 cm de profondeur et 12.6 cm de profondeur et parvient a embarquer une carte graphique Zotac Gaming GeForce RTX 3070 8GB GDDR6 256-bit. Il sera donc possible de la faire évoluer d’ici quelques années au besoin. Le reste de la machine pouvant accueillir jusqu’à 64 Go de DDR4 sur deux slots SoDIMM et trois unités de stockages indépendantes.

Zotac Magnus One

Le Zotac Magnus One propose deux slots M.2. Le premier en NVMe PCie X4 et en SATA au format 2242/2280 et le second en M.2 2242/2280/22110 en PCIe X4 NVMe également tout en apportant une compatibilité Optane au besoin. Un troisième stockage, sous la forme d’une baie 2.5″ SATA 3.0, sera également accessible. Un lecteur de cartes SDXC est également visible sur la face avant de l’appareil.

Zotac Magnus One

La partie graphique proposera sa connectique en plus des fonctions de base de la machine. Ainsi, un premier port HDMI 1.4 sera lié à la carte mère de la machine tandis qu’un port HDMI 2.1 et trois DisplayPort 1.4a seront dépendants de la carte RTX. L’ensemble pourra piloter 4 écrans en même temps. Le reste de la connectique comprend quatre ports USB 3.1 et trois ports USB 3.0 Type-A. Un port USB 3.0 Type-C est également intégré. Le petit boitier propose également deux ports Ethernet. Le premier en gigabit et le seconde en 2.5 Gb pour des débits encore plus rapides. Le module Wifi6 est signé Intel, il s’agit d’un AX1650 qui fournira également du Bluetooth 5.0.

Zotac Magnus One

Pour prendre en charge cet ensemble assez gourmand, Zotac intègre une alimentation de 500 watts 80+ Platinum. Difficile de voir exactement comment la solution se comportera à l’usage. Si elle sera discrète ou bruyante. C’est en tout cas un véritable concentré de performances assez impressionnant dans son genre. Pas de tarif pour le moment mais la fiche technique du Barebone est déjà présentée sur le site de la marque.

Zotac Magnus One, Core i7-10700 et RTX 3070 dans un mini boitier © MiniMachines.net. 2021.

Ecureuils et squelettes : (re)découvrez les meilleurs personnages et créatures de 2020

Par : Shadows

Nous poursuivons notre exploration des projets en lice pour les Genie Awards, remise de prix qui aura lieu le 27 janvier dans le cadre du Paris Images Digital Summit. Comme chaque année, le jury a sélectionné dans différentes catégories le meilleur de la création numérique française.

Place cette fois aux créatures et personnages, aves trois projets retenus :

  • Jean-françois Fontaine (VFX director) – Selim Mondzie (superviseur 3D) / Machine Molle
    Flatbush Zombies – After Life
    (clip vidéo) réalisé par Arnaud Bresson

Machine Molle nous propose ici un clip dans lequel les squelettes des membres du groupe Flatbush Zombies sont visibles en transparence. Un concept qui évoque certains projets pionniers des effets visuels, comme le fameux Total Recall de 1990 : l’occasion du même coup d’admirer à quel point les effets ont pu gagner en finesse, contrôle et fluidité.

Si Machine Molle ne semble pas avoir publié de breakdown, on trouvera sur le site du studio quelques images des coulisses du tournage.

  • Guillaume Ho (Superviseur VFX), Guillaume Dadaglio (Superviseur CG), Nicolas Huguet (Producteur VFX) / Mikros
    MPC Vittel – L’Ecureuil
    réalisé par Vincent Lobelle

Le second projet retenu provient d’une série de spots destinés à promouvoir une célèbre marque d’eau minérale. Mikros MPC Advertising avait mis en scène insectes, batraciens ou encore un écureuil : c’est ce dernier spot qui a retenu l’attention du jury. Le voici, suivi d’un making-of de l’ensemble du projet (on pourra découvrir les spots en intégralité ici) :

  • Harry Bardak et Jérémie Moncomble (Superviseurs personnage) / Unit Image
    Far Cry 6 – Trailer

Enfin, le troisième projet retenu est la magistrale bande-annonce du jeu Far Cry 6 fabriquée au sein de Unit Image. Un choix qui se comprend évidemment, au vu des humains photoréalistes et expressifs qui sont mis en scène.

N’hésitez pas à commenter cette sélection en commentaire, en donnant votre pronostic sur le meilleur de ces trois projets, ou en indiquant quelles créatures et personnages numériques vous ont marqué en 2020.

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De Perrier à McDonald’s, voici les meilleurs VFX publicitaires made in France de 2020

Par : Shadows

A l’occasion du Paris Images Digital Summit, une remise de prix (les Genie Awards) sera organisée le mercredi 27 janvier au soir.

L’objectif : « honorer les talents de la création numérique française », au travers d’une série de catégories, dont la publicité. Voici donc les spots dont les effets visuels sont les plus notables pour l’année écoulée, d’après le jury qui a établi la sélection des Genie Awards. Chacun des trois projets a droit à son making-of ou breakdown, pour notre plus grand plaisir :

  • Arnaud Leviez (Superviseur VFX) – François Schmidt (Post-Producteur VFX) / Digital District : Mc Donald’s – Livres réalisé par Reynald Gresset (La Pac)
  • Arnaud Leviez et Thomas Marqué (Superviseurs VFX) – François Schmidt (Producteur VFX) / Digital District : Surf Rider Foundation Europe – The Drop réalisé par Paul Mignot x V.E.R.S.E
  • Franck Lambertz et Stéphane Pivron (Superviseurs VFX), Fabrice Damolini (Producteur VFX) / Mikros
    MPC HEAT by PERRIER
    réalisé par Cary Joji Fukunaga

Pour rappel, il est possible de s’inscrire au Paris Images Digital Summit pour assister à la remise des prix en ligne et en direct, gratuitement, le 27 janvier.

D’ici là, n’hésitez pas à nous donner votre avis sur cette sélection en commentaires : quel est votre pronostic entre ces trois projets, et pensez-vous qu’un autre spot sorti l’an passé aurait mérité une place sur la liste ?

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Le Face Engine de Mac Guff, plus efficace qu’une crème antirides

Par : Shadows

A l’approche du Paris Images Digital Summit, nous apprenons que la technologie Face Engine de Mac Guff est nommée dans la catégorie meilleure innovation.

Si vous avez regardé la série Le Bureau des Légendes, sur Canal+ (ou La Une si vous nous lisez depuis la Belgique), vous avez pu voir à l’oeuvre cette avancée : Mac Guff s’en est servi pour rajeunir le casting de la série, comme on peut le voir ci-dessous dans ces extraits de l’épisode 6 de la 5ème saison.
Ce type de retouche est évidemment particulièrement difficile : il faut obtenir un résultat crédible, éviter de tomber dans les extrêmes (teint cireux, peau trop lisse), et bien évidemment conserver la performance des acteurs.

Pour revenir sur la remise de prix, Mac Guff sera en concurrence avec deux autres avancées :

  • Le système de production virtuelle Big Sun du studio Bizaroïd, sur lequel nous vous avions proposé une interview ;
  • Le système nodal Golaem Layout développé par l’équipe du simulateur de foules Golaem, qui permet de manipuler les personnages facilement.

La soirée de remise des prix est fixée au mercredi 27 janvier, et sera visible en ligne et en direct, gratuitement (mais sur inscription).

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Gear Roundup: Our Top Picks of 2020

There’s no doubt that 2020 was been one hell of a year. With a pandemic completely shutting down nightlife and wrecking the music industry as we know it, 2020 took quite an unexpected turn that left many DJs, producers, and music lovers scratching their heads a bit. But not all was lost this year –– a […]

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LG va intégrer GeForce Now et Stadia sur ses TV WebOS 6.0

Il suffira d’une manette connectée à votre téléviseur LG sous WebOS 6.0 pour que vous puissiez jouer à des jeux PC gourmands§. Voilà ce que la marque a annoncé lors de sa présentation des nouveautés télé au CES 2021.

Les services de cloud Gaming Google Stadia et GeForce Now devraient apparaitre sur la totalité de la gamme connectée LG sous WebOS 6.0 au cours de l’année. La marque va commencer par un déploiement en Amérique du Nord ou l’application sera disponible  avant de la proposer en Europe. La France comme la Belgique auront donc droit au service a priori avant la fin du premier semestre. Pour jouer, outre l’accès payant à un abonnement au service voulu, il faudra que votre téléviseur identifie une manette. Elle pourra être Filaire, en USB, Bluetooth ou Wifi, et servira de point de départ à la reconnaissance de vos mouvements dans vos jeux.

WebOS 6.0

C’est un mouvement important de la part de LG qui en fait à la fois un atout commercial pour ses ventes futures mais également un argument massue pour les deux services concernés. Chez LG on va pouvoir mettre en avant la totalité des catalogue Nvidia GeForce Now et Google Stadia sur ses futurs téléviseurs. Des services à forte valeur ajoutée, a portée de clic, comme le sont aujourd’hui Netflix ou Disney+.

Chez Google et Nvidia, cela renforce l’image de services de référence. Les solutions de Cloud gaming les plus accessibles de la planète avec un marché potentiel qui va s’enrichir des ventes de postes compatibles. On  ne sait pas si les téléviseurs plus anciens, sous WebOS 5.0, pourront bénéficier de la fonctionnalité. Pour que la machine soit compatible, il faut qu’elle prenne en charge les codecs de décompression vidéo utilisés par les différentes services. Mais dans tous les cas, cela poussera non seulement les constructeurs de téléviseurs concurrents a proposer le même type de service mais servira également a convaincre développeurs, studio et éditeurs récalcitrant a proposer leurs titres sur ces plateformes de Cloud Gaming..

LG va intégrer GeForce Now et Stadia sur ses TV WebOS 6.0 © MiniMachines.net. 2021.

ECS Liva Q1A : deux MiniPC Linux sous SoC Rockchip en approche

Toujours aussi compact, les deux nouveaux MiniPC ECS Liva Q1A et Q1A Plus se présentent sous SoC ARM. Le premier embarquera un Rockchip RK3288, une solution Quadruple coeur Cortex-A17 cadencé  à 1.6 GHz. Le  second, le Plus, sous SoC Rockchip RK3399, un six coeurs composé de deux Cortex-A72 à 1.8GHz et quatre Cortex-A53 à 1.4GHz.

ECS Liva Q1A

Cela fait une assez belle différence avec les modèles ECS Q1D et Q1L sortis en Septembre dernier sous Celeron 3350 et Pentium N4200. Des modèles annoncés lors du CES 2020 en Janvier de l’année dernière mais qui ont mis pas mal de temps à sortir. Trop à mon avis car les puces Intel Gemini Lake embarquées étaient alors déjà quelques peu défraîchies. 

Revenir 4 mois plus tard pour annoncer des nouveaux modèles sous SoC Rockchip est donc un contre pied assez étonnant. Là où la plupart des constructeurs se tournent vers des solutions AMD Ryzen, les ECS Liva Q1A se tournent vers des puces ARM. Le fait qu’elles soient limitée à 2 Go de DDR3L et livrées avec 32 Go de eMMC par défaut semble signer des solutions passées. Il sera possible de passer les eMMC en 64 Go et d’ajouter une carte MicroSDXC 128 Go max en option mais, tout de même, cela fait plus penser à des MiniPC de 2016-2017 qu’à une machine de 2021. Le marché visé est particulier, probablement assez fermé et professionnel pour ces deux machines. La marque les présente comme des solutions d’affichage plus que des machines destinées aux particuliers. Il faudra voir leur positionnement tarifaire et leur comportement à l’usage car je ne suis même pas sûr de la pertinence de cette proposition.

ECS Liva Q1A

On retrouvera une connectique assez complète avec une sortie HDMI 2.0 CEC, un port Ethernet Gigabit, et trois ports USB 2.0 type-A accompagnés par un MicroUSB pour le ECS Liva Q1A. Le ECS Liva Q1A Plus proposera un DisplayPort 1.2 et un port USB 3.2 Gen.2 à la place d’un des trois ports USB 2.0. Les deux engins mesureront 7.4 cm de côté pour3.46 cm de haut. Ils seront alimentés par un bloc 12V 2A et tourneront sous Android 8.1 ou Ubuntu 18.04…

Derniers points, pas à l’avantage des deux machines, ils proposeront un module Bluetooth 4.0 et du Wifi4… Bienvenue en 2021 !

 

ECS Liva Q1A : deux MiniPC Linux sous SoC Rockchip en approche © MiniMachines.net. 2021.

Un écran 14″ OLED pour le Lenovo Yoga Slim 7i Pro

On manque encore d’informations sur le Yoga Slim 7i Pro de Lenovo, pas de prix ni même de date de sortie pour ce nouveau modèle qui attend même encore sa certification Intel EVO pour le moment. Cela n’empêche pas le constructeur de présenter très fièrement cet engin au CES 2021 avec un point fort très mis en avant : la présence d’un écran OLED.

Lenovo Yoga Slim 7i Pro

Le Yoga Slim 7i Pro est un 14″ qui affichera grâce à une dalle OLED Samsung 90Hz pouvant atteindre 2880 x 1800 pixels. Avec cette définition et ce taux de rafraichissement, ce portable 16:10 offrira une grande qualité d’affichage pour des utilisations variées mais probablement très orientées autour de l’image. La dalle est en effet certifiée comme 100% DCI-P3 et 125% sRGB pour une bonne correspondance chromatique dans une chaine de production d’image. Lenovo propose en outre une gestion HDR de l’image et même un mode Dolby Vision.

Lenovo Yoga Slim 7i Pro

Avec une gamme de puces Intel Tiger Lake allant jusqu’au Core i7, des circuits graphiques intégrés Iris Xe et une option pour une puces Nvidia GeForce MX450 supplémentaire, ces Yoga Slim 7i Pr proposeront jusqu’à 16 Go de mémoire vive et 1 To de SSD PCIe NVMe. 

Lenovo Yoga Slim 7i Pro

La connectique est assez riche avec deux ports USB Type-C Thunderbolt 4.0 prenant en charge le Power Delivery 3.0, l’affichage DisplayPort 1.4 et l’USB 4.0 mais également un port USB3.2 Gen2 Type-A et une prise jack combo. Le Yoga Slim 7i Pro embarquera une solution audio Harman Kardon compatible Dolby Atmos et proposera à la fois une webcam calssique et un module infrarouge pour la reconnaissance de visage et un double micro pour la vidéo conférence et le contrôles d’éventuels assistants virtuels.

Lenovo Yoga Slim 7i Pro

Le clavier semble très confortable avec un large pavé tactile, une distribution de touches chiclets Accufeel de la marque et, comme souvent, des touches fléchées sacrifiées.

L’engin mesure 31.2 cm de large pour 22 cm de profondeur et 1.7 cm d’épaisseur. Il embarque une batterie 61 Wh et pèse 1.45 Kg. Le Yoga Slim 7i Pro n’a malheureusement pas dévoilé son autonomie moyenne pour le moment. A suivre donc même si je doute de l’approche grand public du concept. Sachant que beaucoup d’acheteurs auront du mal a sauter le pas du prix demandé pour un tel  affichage.

Un écran 14″ OLED pour le Lenovo Yoga Slim 7i Pro © MiniMachines.net. 2021.

HP Elite X2 G8 : un 13 pouces très proche de la Surface

Orientée vers le monde pro, le HP Elite X2 G8 est très clairement une Surface-Like. On retrouve le concept de béquille et de clavier détachable sur un format tablette qui affiche en 3:2. Si HP a réussi a en faire un produit original c’est surtout grâce au choix des processeurs embarqués.

HP Elite X2 G8

Attendus pour le mois d’Avril, les HP Elite X2 G8 proposeront les puces Intel Core de onzième génération Tiger lake en Core i3, Core i5 et Core i7. Des puces qui devraient proposer, avec leurs circuits graphiques Intel Xe intégré, des performances remarquables sous Windows 10 pour ce type de périphérique. On retrouvera de 8 à 16 Go de mémoire vive LPDDR4X soudés à la carte mère et un stockage PCIe NVMe pouvant atteindre 2 To. Ces tablettes pourront même embarquer une option de cache Intel Optane pour des performances en débit encore plus impressionnantes.

HP Elite X2 G8

L’affichage 13 pouces sera décliné en deux versions : Un 1920 x 1080 très classique mais également une solution 3000 x 2000 pixels. Tactile, l’écran prendra en charge un stylet actif en plus de sa dalle capacitive standard. L’idée est bien d’avoir une tablette sur laquelle on greffe un clavier pour faciliter la saisie.

HP Elite X2 G8

Le clavier est adapté à la forme 3:2 de l’affichage pour venir le protéger en déplacement. Il proposera un pavé tactile étonnement ramassé face aux  solutions concurrentes qui ont tendance à s’étaler en largeur comme en profondeur le plus possible. Le reste du dispositif est classique avec un rétro éclairage complet et une connexion par POGO plug. Les touches fléchées haut et bas ont manifestement eu des problèmes de croissance. Probablement un manque de soupe.

HP Elite X2 G8HP Elite X2 G8

On retrouvera les petits bonus liés à la présence d’un processeur Intel Tiger Lake et le HP Elite X2 G8 proposera ainsi trois ports USB Type-C, deux au format ThunderBolt 4.0, un troisième plus classique en USB 3.1 Gen2. Un port jack audio combinant casque et micro sera également présent… Ce qui constituera la totalité de la connectique de la machine. Pas de sortie HDMI ou de port USB Type-A à bord. Le recours à un hub USB Type-C sera donc, parfois, nécessaire.

L’engin proposera un Modem Wifi6, du Bluetooth 5.0 et même un modem 5G en option. a noter que HP a intégré à son module Bluetooth une fonction de localisation signée Tile pour retrouver votre machine à partir d’u autre appareil Bluetooth comme votre smartphone. Une webcam 2 mégapixel sera présente en façade avec un module de reconnaissance faciale avec Windows Hello. Une seconde camera, à l’arrière de la tablette, filmera ou prendra des clichés en 8 mégapixels.

HP Elite X2 G8

HP annonce diverses options comme la présence d’un lecteur d’empreintes ainsi qu’un écran SureView de la marque. Ces affichages particuliers où il est possible d’activer une fonction qui limite drastiquement l’angle d’ouverture de la dalle pour que vos voisins ne puissent pas loucher sur vos données. Le constructeur annonce que le HP Elite X2 G8 pourra recharger sa batterie 47 Whr de moitié en une demie heure. Sans pour autant préciser l’autonomie moyenne de l’engin. Lapartie audio est confiée au partenaire classique de la marque : Bang & Olufsen.

Pas d’infos sur le prix, il faudra attendre le mois d’avril pour faire plus ample connaissance avec sa mise sur le marché. Un délai assez grand pour que d’autres constructeurs rejoignent la marque sur ce segment.

HP Elite X2 G8 : un 13 pouces très proche de la Surface © MiniMachines.net. 2021.

HP Elite Folio : un portable original sous Windows et Snapdragon 8cx

Le HP Elite Folio est un engin très original avec une approche technique complexe au service de vrais usages. Transformable en tablette tactile mais également exploitable comme une sorte de lutrin moderne ou comme portable plus classique, il propose une multitude de positionnements différents. Pour autant, c’est un engin qui mélange le monde de Windows avec celui d’ARM en embarquant un SoC Qualcomm Snapdragon 8Cx.

HP Elite folio

Je n’ai rien contre ce mélange, dans l’absolu le duo est intéressant avec un SoC à très basse consommation qui proposera des fonctions avancées comme de la 5G et une autonomie extraordinaire. Mon soucis vient du fait que les puces ARM n’offrent pour le moment que des performances médiocres sur les applications x86 émulées par Windows. Performances très en retrait de celles des puces classiques d’Intel ou d’AMD.

HP Elite folio

Mais commençons par le design du HP Elite Folio

Sous ses airs sages de machine ultrafin, le portable hybride cache un élément aussi discret qu’important. une charnière double qui permet à son écran de pivoter en son centre et donc de s’avancer sur le clavier pour venir se coller au pavé tactile. Cette première position permettra de profiter au mieux de cet écran 13.5 pouces FullHD tactile capacitif mais également de prendre des notes ou de dessiner sur la surface grâce au stylet actif livré et intégré dans la partie haute du châssis.

HP Elite folio

C’est une très bonne idée de design avec des possibilités assez vastes d’usage : du portable standard pour de la saisie de texte  à la chaine à la tablette une fois l’écran totalement aplati sur le clavier en passant par la solution graphique ou multimédia. L’ensemble, avec ce stylet Wacom réputé pour la qualité de sa prise en charge, proposera donc des modes intéressants. On a déjà vu des solutions de ce type par le passé avec les Acer Aspire R13 et R14 présentés à l’IFA 2014… Des engins qui n’ont pas vraiment eu le succès escompté malgré des tarifs assez accessibles.

HP Elite folio

HP reprend donc le flambeau mais propose des fonctionnalités avancées comme la détection de l’utilisation du stylet. Une fois sorti de son espace, celui-ci sera capable de lancer votre application favorite. Une bonne idée pour une prise de note rapide. On imagine le portable en position classique et don utilisateur qui ôte son stylet, rabat l’écran et positionne son HP Elite folio en tablette format portrait pour commencer a gribouiller. Idem avec le positionnement de l’écran vers l’avant où on pourra dessiner facilement une fois vote logiciel de création d’image favori automatiquement chargé en plein écran. L’affichage est un FullHD classique, HP n’a pas voulu monter de dalle plus haute définition sur cette machine.

HP Elite folioHP Elite folio

La connectique est assez maigre avec deux ports USB 3.2 Type-C et un lecteur de cartes MicroSDXC en plus du lecteur de cartes SIM pour piloter le module 5G embarqué. Pas de sortie vidéo standard ni de port USB Type-A pour brancher une bête clé USB. L’éventuelle souris de votre choix devra être Bluetooth ou compter sur un HUB USB Type-C pour fonctionner. 

HP Elite folio

Une excellente équipe technique sur le papier

A l’intérieur du HP Elite Folio, 16 Go de mémoire vive LPDDR4X et jusqu’à 512 Go de stockage PCIe NVMe. je doute que cet équipement soit  facilement accessible à l’utilisateur au vu de la finesse de l’engin. Le SoC embarqué est un Snapdragon 8Cx de Qualcomm. Une solution ARM donc qui apportera à la machine jusqu’à 24 heures d’autonomie et une charge rapide. Qualcomm promet de remettre la batterie sur pied à 90% en 1H30 de connexion au secteur. Ajoutez à cela la possibilité de se connecter en 4 ou 5G en plus de son Wifi6 et d’un module Bluetooth 5.0 et vous obtenez un engin vraiment très intéressant en théorie.

Mais c’est également un SoC qui ne sera réellement rapide et efficace qu’avec les applications issues du Windows Store. Les programmes classiques du monde Windows, pensés pour les solutions Intel et AMD en x86 auront droit à une émulation qui pour le moment n’est pas, c’est un euphémisme, vraiment pas exceptionnelle.

HP Elite folio

On se retrouve en général avec des performances équivalentes a ce que proposent des Celeron ou Pentium entrée de gamme. Ce qui ne serait pas un mal si les machines étaient vendues aux positions tarifaires d’un engin sous Celeron ou Pentium. A savoir une fourchette de prix assez basse. Mais malheureusement les engins sous Snapdragon de ce type ont la tendance inverse. Celle qui consiste a considérer leurs capacités comme des éléments haut de gamme et a coller à cette vision sur le tarif global de la machine. Autant j’imagine que beaucoup de monde serait d’accord avec l’idée d’avoir les performances d’un PC entrée de gamme avec un prix qui collerait à ce positionnement, autant il semblerait que les utilisateurs n’aient pas envie d’attendre leur processeur quand ils déboursent une certaines somme dans leur PC.

HP Elite folio

Une certaine somme

On ne connait pas le prix de cet engin, il sera annoncé en Février peut avant sa sortie effective. Et c’est à mon avis là tout le nœud du problème des machines Windows sous ARM actuellement. Je mettrais le fil de ma souris à couper que cet engin ne sera pas abordable. Le HP Elite Folio, avec son stylet Wacom, son écran ultrafin et les éléments techniques de sa charnière, sera positionné comme un engin haut de gamme.

Il sera donc plus cher qu’un portable sous Pentium, probablement plus cher que de l’entrée de gamme en processeur Core ou Ryzen. Ce qui a du sens au regard des capacités de la machine et de ses fonctionnalités. Le problème sera qu’il accusera une certaine lenteur, dans les applications émulées évidemment, qui rendra son utilisation compliquée.

Je sais que beaucoup espèrent que l’arrivée d’Apple et de ses puces ARM M1 fassent évoluer le marché actuel des solutions natives sur cette plateforme. C’est déjà le cas et on voit des éditeurs se pencher à nouveau sur la question avec ce marché qui éclot grâce aux Macs. Mais c’est également un danger pour la solution Microsoft/Qualcomm car les machines d’Apple sont… abordables ! Les Mac Mini, les Macbook Air et  MacBook Pro 13″ de première génération sous Apple M1 sont étonnamment efficace pour leur prix. Avec une émulation très réussie de leur côté des puces Intel et de bonnes performances sur tous les segments. 

Le problème de ce HP Elite Folio est donc double. D’un côté son positionnement tarifaire le placera probablement dans le haut de gamme, là où l’on peut espérer un engin réellement rapide et efficace au quotidien. Moins sympathique dans ses possibilités techniques, moins autonome et sûrement sans 5G mais vraiment plus performant. De l’autre il fera face à une offre Apple déjà très aboutie sur le segment des engins ARM.

Cela risque donc d’être compliqué pour HP de positionner cette nouveauté. Du moins, pour le moment.

HP Elite Folio : un portable original sous Windows et Snapdragon 8cx © MiniMachines.net. 2021.

HP Envy 14 : Tiger Lake et GTX 1650 au menu de ce 14 pouces

Annoncé à 999$ par la marque au CES 2021, le HP Envy 14 est une nouveauté intéressante sur le marché. La gamme Envy est assez large chez le constructeur mais elle propose quelques pépites remarquables. Les choix faits par HP ici sont intéressants… à condition de ne pas se tromper de machine.

HP Envy 14

Le duo processeur Intel Core Tiger Lake associé à un circuit graphique GeForce GTX 1650 Ti peut provoquer un mini court circuit dans le cerveau de certains. Ceux qui vont se dire qu’on en est à quelques générations de puces graphiques plus tard et considérer que le choix de cette puce Nvidia Turing est dépassée. Seulement il ne s’agit pas ici d’un portable de jeu avec des LEDs partout et la promesse facile d’être le meilleur. C’est un ordinateur grand public classique avec un design sobre et un circuit graphique conçu pour épauler efficacement un processeur Core performant.

HP Envy 14

Il proposera un Core i5-1135G7 – et peut être plus tard des variantes Core i7 au même TDP – associé à 16 Go de mémoire vive – soudée – et 256 Go de stockage en PCIe NVMe. Sans que l’on sache pour le moment si cet élément sera facilement accessible pour une éventuelle mise à jour. 

HP Envy 14HP Envy 14

L’écran 14 pouces affichera dans un classique FullHD avec des bordures qui semblent relativement fines. La webcam et le micro de l’engin sont quelconques mais HP propose un système d’œilleton pour oblitérer la première et une touche pour désactiver le second. La connectique du HP Envy 14 comprend deux ports USB 3.1 Gen1 Type-A, un Thunderbolt 4.0 au format USB Type-C, un port jack audio combinant casque et micro, un lecteur de cartes MicroSDXC et une sortie HDMI 2.0. 

HP Envy 14

Le HP Envy 14 proposera un clavier type chiclet avec rétro éclairage, un large pavé tactile et une finition assez réussie. La marque le positionne comme une solution dédiée aux créateurs. Comprendre par là un engin capable de prendre en charge de la retouche de photos numériques RAW ou de monter des séquences vidéos sans trop de soucis. On a des détails sur sa gestion colorimétrique, le HP Envy 14 annonce un Delta E inférieur à 2 ce qui est remarquable,  et la marque détaille un écran 100% sRGB.

Loin du portable Gamer, la solution déployée ici est surtout un engin grand public désireux de fabriquer des choses avec sa machine : il pourra piloter des programmes 3D, 2D et vidéo mais évidemment offrira également la possibilité de jouer. Si le tarif est contenu, et malgré une mémoire vive non évolutive, cela fait de cet engin une solution homogène et aux possibilités assez vastes. Un engin à surveiller à mon avis car elle promet de correspondre à beaucoup de besoins.

Reste un détail qui me chagrine, surtout quand on annonce que son HP Envy 14 est une machine de créateurs… Pourquoi choisir un lecteur de cartes MicroSDXC ? Les appareils photo numériques tel que celui que l’on voit dans la dernière image embarquent tous un lecteur de carte SDXC non ? Pourquoi se contenter d’un lecteur de cartes MicroSDXC quand on pourrait physiquement embarquer un lecteur SDXC plus adapté aux usages annoncés ?

HP Envy 14 : Tiger Lake et GTX 1650 au menu de ce 14 pouces © MiniMachines.net. 2021.

Lenovo Tab P11 : une tablette Android 11″ sous Snapdragon 662

Mise à jour : Nouvelle baisse de prix à 265.05€ pour les soldes, voir en bas du billet.

Le marché tablette Android reste compliqué avec des produits entrée de gamme qui portent bien leur nom, des grandes marques qui se frottent sans complexes aux prix des solutions Apple et une myriade de modèles noname plus ou moins bien finis avec des versions d’Android dépassées. Et voilà que Lenovo annonce la Tab P11. Une tablette particulière mais aux caractéristiques intéressantes pour un prix relativement abordable.

La Lenovo Tab P11 est un modèle de grande diagonale, 11 pouces, ce qui ne séduira pas tout le monde. L’idée de la petite tablette facile a déplacer de pièce en pièce est un peu perdu. Mais les amoureux de lecture, de films et de séries comme les fans de bande dessinée numérique y verront un allié intéressant. Lenovo reprend en partie les éléments de sa Tab P11 Pro plus évoluée mais également bien plus chère, sortie en Septembre dernier.

Lenovo Tab P11

Le coeur de la tablette est un Snapdragon 662 de Qualcomm associé à 4 ou 6 Go de mémoire vive et de 64 à 128 Go de stockage. Un trio efficace mais clairement milieu de gamme puisqu’on retrouve ce type de solution sur des smartphones grand public aujourd’hui. Le trio devrait pour autant permettre tous les usages classiques d’une tablette moderne : jeu, multimédia et surf sans aucune difficulté. La présence d’un lecteur de cartes MicroSDXC certifié comme compatible avec des cartes de 1 To étant un point fort pour ce dernier emploi.

Lenovo Tab P11

Le système embarqué promet d’être très peu altéré par rapport à la solution Android 10 de base, Lenovo ne rajoutant que quelques options destinées à mieux piloter l’objet. Notamment la gestion Dolby Atmos de ses 4 enceintes, vrai point positif pour la lecture de vidéos sur cet écran de grande diagonale. Mais également pour prendre en compte des spécificités de connexion avec le modem 4G que la marque embarquera à bord en option. La tablette est parée pour des usages extérieurs.

Lenovo Tab P11

La Lenovo Tab P11 proposera 2 webcams avec une solution 8 mégapixels en façade qui proposera un système de détection de visages pour débloquer le système et un modèle 13 mégapixels au dos. Ce dernier prendra des clichés, des vidéos et servira également à “scanner” des documents qui resteront très lisibles sur son écran haute définition. Un stylet actif permettra de prendre des notes, ce dernier sera proposé en option. Le Precision Pen 2 proposant 4096 niveaux de pression avec une autonomie annoncée de 200 heures.

Lenovo Tab P11

Autres options, un clavier proposant à la fois une meilleure saisie et un pavé tactile mais jouant également le rôle de protection d’écran. Un dos magnétique permettant d’obtenir une béquille et enfin, un dock permettant de profiter de l’écran debout pendant qu’il se rechargera via un connecteur POGO. La tablette proposera un port USB Type-C pour être chargée de manière autonome.

Lenovo Tab P11

Malheureusement, ce port ne sera qu’à la norme USB 2.0 et ne proposera donc ni charge rapide de 7500 mAh de batterie, ni de fonctions supplémentaires. Proposée de 229 à 279$ suivant les options, elle devrait apparaitre ce mois-ci aux US et dans la foulée en Europe. Un très bon modèle pour ce prix à mon sens, reste qu’il faut avoir l’usage d’une si grande diagonale. Cela peut être une excellente solution familiale.

Mathieu me signale que la tablette est déjà lancée sur le magasin Lenovo direct, elle y est proposée à 265.50€ grâce à un code promo pour la version 4/128 Go.

Lenovo Tab P11 : une tablette Android 11″ sous Snapdragon 662 © MiniMachines.net. 2021.

Acer Chromebook Spin S14 : du Ryzen dans votre Chrome ?

Le Chromebook Spin 514 (CP514-1H) et sa version déclinée Entreprise (CP514-1WH), devraient sortir dès le mois de Mars avec un équipement assez haut de gamme pour ce type d’engin. On retrouve en effet des puces AMD Ryzen 3000C intégrées dans des machines aux châssis capables de se retourner en format tablette et disposant d’un écran 14 pouces tactile.

Chromebook Spin 514

Le Chromebook Spin 514 pourra donc parfaitement prendre en charge les applications et jeux Android disponibles même si l’interface physique ne sera pas de tout repos en mode tablette. Avec 1.57 cm d’épaisseur et 1.44 Kilo, l’objet ne sera pas aussi agréable en main dans ce format qu’une solution tablette classique mais vous aurez tout de même la possibilité de jouer ou d’utiliser les applications de votre quotidien sans problèmes.

Chromebook Spin 514

Mais il ne servira pas qu’à cet usage… doté d’un grand clavier classique, rétro éclairé en option, et d’un pavé tactile large et profond, l’engin apportera également toutes les possibilité Cloud et locaux d’un Chromebook moderne. Traitement de texte, tableur, surf, multimédia et autres utilisations où le format Chromebook excelle.

Chromebook Spin 514

La grosse différence entre ce modèle et les machines habituelles de la marque vient de la présence non pas d’une puce Celeron ou Pentium pour cette gamme de prix mais de solutions AMD Ryzen 5 3500C et Ryzen 7 3700C. Des puces performantes et proposant un circuit graphique AMD Radeon également très impressionnantes pour ce type de machine. 

Chromebook Spin 514

Avec de 4 à 16 Go de mémoire vive embarquée en DDR4 et de 128 Go en eMMC à 256 Go PCIe NVMe en stockage, les engins devraient offrir une excellente panoplie d’usages. Autant avec les applications Android que pour répondre aux besoins de ChromeOS. L’affichage 14 pouces sera un classique 1920 x 1080 pixels avecun ratio dalle/écran de 78% grâce à des bordures de 6.1 mm. La couche tactile sera protégée par une dalle de verre Gorilla Glass de Corning.

Chromebook Spin 514

On retrouve une connectique assez complète avec deux ports USB 3.2 Gen1 Type-C, un port USB 3.2 Gen1 Type-A, une sortie vidéo HDMI optionnelle, un port jack 3.5 mm combo et un lecteur de cartes MicroSDXC. La sortie USB Type-C prend en charge l’affichage vidéo DisplayPort et l’alimentation en PowerDelivery. Un dispositif classique d’enceintes stéréo sera intégré ainsi qu’un duo de microphone et de Webcam “HD”. Bémol en 2021, le Chromebook Spin 514 ne sera connectée qu’en Wifi5 et Bluetooth 5.0. Un peu dommage de ne pas voir ici un module Wifi6.

Chromebook Spin 514

Acer insiste sur la robustesse de son Chromebook avec une certification US. L’engin a été testé pour résister aux chocs avec un châssis renforcé capable de résister à une chute de bureau ou de vos mains. Le Chromebook Spin 514 doit pouvoir encaisser un choc depuis une hauteur de 1.22 m et vous devriez même pouvoir vous asseoir dessus par inadvertance sans le casser si vous pesez moins de 60 kilos.

Acer Chromebook Spin S14 : du Ryzen dans votre Chrome ? © MiniMachines.net. 2021.

Lenovo Ideapad 5 Pro : une gamme de machines proposant Ryzen et Core

Si le modèle 14″ est un classique chez le constructeur, le Lenovo Ideapad 5 Pro 16″ est une vraie nouveauté. Cet engin, aux dimensions d’un 15.6″ d’ancienne génération, proposera la gamme de processeurs AMD Ryzen H associé à un circuit graphique NVIDIA GeForce RTX. Il proposera en outre une dalle IPS en 120 Hz. 

Lenovo IdeaPad 5 Pro

Cette dalle affichera en “2.5K” avec un ration 16:10 et une luminosité de 350 nits. Le Lenovo Ideapad Pro 5 embarquera jusqu’à 32 Go de mémoire vive et 1 To de SSD PCIe NVMe. On pourra compter sur un Wifi6 et du Bluetooth 5.1 pour ses connexions ainsi que sur une solution Infrarouge évoluée dans son système de webcam.

Pourquoi évoluée ? Parce qu’en plus de la gestion de la reconnaissance faciale traditionnelle de ce type de capteur, Lenovo indique que la solution couplée à une IA permettra de déterminer si vous regardez ou non votre écran. Et a partir de là enclencher les actions que vous souhaitez comme bloquer la lecture d’une vidéo ou éteindre l’écran au bout d’un certain temps.

Lenovo IdeaPad 5 Pro

Cette construction de base sera également disponible sous processeur Intel Tiger Lake toujours accompagnée d’une solution RTX de Nvidia. Un choix qui semble cette fois-ci parfaitement assumé par Lenovo qui ne propose pas une version “au rabais” sous processeur Ryzen mais bien deux machines équivalentes en laissant le choix aux acheteurs. A noter que seule la version Ryzen du Lenovo Ideapad 5 Pro 16″ sera disponible aux US. Le modèle sortira là bas en Mai à partir de 1149$ mais, à priori, pas la version Intel. Les modèles 16″ sous Intel auront droit à une connectique Thunderbolt 4 absente des solutions AMD.

Lenovo IdeaPad 5 ProLenovo IdeaPad 5 Pro

Double USB Type-C, HDMI, jack 3.6mm, Lecteur de cartes SDXC et double USB Type-A

Les versions 14″ seront proposés avec les mêmes options processeur mais 16 Go de mémoire vive et toujours 1 To de stockage. Leur écran passera en 90 Hz dans une plus haute définition encore avec un “2.8K” annoncé et une luminosité de 400 nits. Le choix de leur extension graphique externe sera également quelque peu différent puisque les engins n’embarqueront plus de circuit graphique RTX mais un bien plus sage MX450. Leur batterie sera de 56.5 Wh.

Lenovo Ideapad 5 Pro

Les deux gammes d’engins, Intel ou AMD, se démarqueront par leur appellation : les Lenovo IdeaPad 5i Pro seront les versions équipées de puces Intel. Les Lenovo Ideapad 5 Pro tout court seront les modèles AMD. Cela n’a l’air de rien mais depuis toujours, c’est Intel qui a la machine de base, la “norme” et AMD qui subit l’altération de ce nom pour des variantes.

Lenovo Ideapad 5 Pro : une gamme de machines proposant Ryzen et Core © MiniMachines.net. 2021.

Lavie Mini, le 8 pouces surprise de ce début d’année

Les constructeurs les plus importants du marché PC ont abandonné le format netbook depuis des années. Les dalles inférieures au 11.6″ n’ont plus le droit de cité dans leur catalogue. Ce Lavie Mini apparait donc comme une vraie surprise pour ce début d’année 2021.

Lavie Mini

Pensé comme un ordinateur convertible, l’objet condense énormément d’éléments positifs dans une diagonale de 8″ tactile. Les efforts des grands constructeurs sur le marché netbooks s’étaient arrêtés rapidement, laissant leurs machines sortir en boucle avec des composants totalement dépassés par les demandes du grand public. Puces anémiques, trop faible mémoire et stockage, définition d’écran inadaptée aux usages… Un ensemble qui ne permettait pas de suivre l’évolution logique du marché et a conduit à la désaffection du format.

En 2021, le Lavie Mini prouve qu’il est possible de repenser de fond en comble un ordinateur de petit gabarit. Avec une diagonale de 8 pouces tactile, cet engin propose plus d’usages que la majorité des machines du marché. Jouant sur son format pour offrir des accessoires et fonctions inaccessibles à d’autres engins. Si vous suivez le marché depuis quelques années, l’appellation Lavie devrait vous parler. C’est une des gammes de machines de NEC depuis fort longtemps et on parlait déjà des NEC Lavie Y en 2012 sur ce blog. C’est d’ailleurs NEC qui signe cette machine… mais c’est Lenovo qui le présente et qui va le commercialiser. La raison en est simple, les deux sociétés ont formé une joint-venture au Japon pour développer de concert des solutions. Je soupçonne d’ailleurs assez fort que cet engin sorte sous la marque NEC sur l’île avant d’être distribué sous celle du constructeur Chinois à l’international.

L’écran 8 pouces du Lavie Mini affiche un solide 1920 x 1200 pixels, une définition élevée qu’il faudra probablement compenser par un zoom de l’affichage mais qui permettra de lire nativement des contenus FullHD et d’afficher des pages web ou des programmes dans d’excellentes conditions. L’écran est tactile, capacitif, ce qui permettra une prise en main en tablette puisque le Lavie Mini propose une charnière rotative à 360° pour pouvoir coller dos à dos ses châssis. La dalle est lumineuse avec 400 nits et il s’agit évidemment d’une technologie IPS pour proposer les meilleurs angles possibles.

A l’intérieur de l’engin, on retrouvera un processeur Intel Tiger Lake pouvant atteindre le Core i7-1180G7. une puce très performante, peu gourmande et qui embarque un circuit graphique Intel Xe. 16 Go de mémoire, soudés à la carte mère et non évolutifs, seront disponibles dans la version la plus musclée de cet engin. Il s’agit de LPDDR4x-4266 en double canal. Le stockage pourra, quant à lui, atteindre 256 Go de SSD sans que l’on sache de quel type de SSD il s’agit ni si il sera accessible pour une évolution.  Cet ensemble proposera un niveau de performances et d’usage élevé, capable de mener à bien toutes les tâches d’un ordinateur portable classique. On pourra aussi bien jouer que travailler, écrire un mémoire ou répondre à ses mails. Retoucher des images ou monter un film. Rien de ce que fait un portable classique aujourd’hui ne sera inaccessible au Lavie Mini.

Mais le point clé de cette offre est dans la diversité de ses usages par rapport à son format. La marque identifie ainsi 4 usages possibles : Celui d’un portable pour commencer. Avec un vrai clavier sur 7 rangs de touches, le Lavie Mini propose une véritable solution de saisie. Certes il sera un peu étroit, l’engin mesurant tout juste 20 cm de large pour presque 15 cm de profondeur. Mais il sera très complet.

Lavie Mini

 

NEC a fait des choix intéressants sur ce poste avec des touches rondes et non pas carrées. Je n’ai aucune idée de la pertinence de cette option pour le moment, la marque dispose d’un excellent cabinet de recherche et développement en ergonomie et ce dispositif doit probablement avoir passé des tests avant d’être validé pour une sortie. Pour avoir testé des claviers à touches rondes par le passé sur un format de bureau standard, je n’avais pas trouvé d’intérêt à ce choix. Mais sur un petit gabarit de ce type, l’affaire peut être totalement différente. Je remarque que cela permet à NEC de positionner beaucoup de touches sur l’engin.

Outre le traditionnel jeu de touches de lettres, on retrouve les touches F1 à F12 doublées de fonctions multimédia complètes. En dessous, le Lavie Mini propose des touches qui ont tendance à disparaitre sur certains portables de plus grandes diagonales comme les touches Pause, PrintScreen ou ScrollLock mais également des accès directs aux signes classiques. Viennent ensuite les touches des nombres partagées, là encore, avec les signes habituels. Ces 3 premières rangées devraient offrir un large champ d’usages qui devraient plaire aussi bien aux programmeurs en herbe qu’aux écrivains ou aux matheux. Il est possible de tout pianoter, ici, dans un confort qui semble plus lié à une domestication du format du clavier qu’à un jonglage de raccourcis et autres combinaisons de touches.

Mieux encore pour la frappe, certaines touches ont été légèrement rabotées au lieu d’être supprimées. C’est le cas des <> en bas à droite du clavier. Leur cercle est mangé par l’autre touche en miroir mais elles restent lisibles et exploitables. Les touches fléchées sont bien là, sans sacrifice de leur taille et on retrouve les éléments classiques dans de bonnes proportions. La touche Shift, la touche Tab, le Capslock et la touche entrée sont bien proportionnées. Les touches Windows, Control, fonction, Alt et autres sont également présentes. Deux touches couvertes d’idéogrammes font irruption sur le clavier, probablement pour piloter les systèmes de combinaisons de touches liées aux langages asiatiques. Il est probable qu’elles soient recyclées pour d’autres usages chez nous. L’ensemble bénéficie d’un rétro-éclairage complet.

Lavie Mini

Ce clavier me semble bien proportionné et exploitable pour autre chose que de simples mails. Il offre dans tous les cas une excellente visibilité et un ensemble de fonction très complet. On pourra pester sur la taille un peu courte de la barre espace mais sur un engin de ce gabarit cela ne me parait pas choquant outre mesure.

Evidemment, pour parvenir à ce résultat, NEC a du faire quelques sacrifices. Le plus important est sans doute la disparition pure et simple du pavé tactile. Le Lavie Mini embarque donc à la place une solution de capteur optique entouré de deux boutons de clic. Est-ce un problème ? J’ai longtemps cru que oui et, après avoir testé d’autres engins proposant le même genre de solution, je suis revenu à un autre avis. C’est surtout une question d’habitude.

Si vous  êtes un aficionados des larges pavés tactiles, profonds et cliquables. Ce type de dispositif est un grand recul. Mais si vous prenez le temps d’essayer ce type de solution, vous serez surpris de la précision et la rapidité de son utilisation. La qualité de ces dispositifs optiques a largement évolué et désormais ils ne nécessitent que quelques faibles mouvements pour vous mener précisément de l’autre côté de votre écran. La marque n’avait pas vraiment d’autres choix. Intégrer un pavé tactile digne de ce nom aurait mangé 2 rangées de touches au dessus. Pour un service médiocre au demeurant face aux solutions actuelles. En combinant ce type de dispositif avec l’écran tactile, l’engin propose la moins pire des solutions que l’on pourra améliorer facilement avec une simple souris.

La connectique est maigre, l’engin propose deux ports USB 3.1 Gen2 Type-C seulement, pas de port USB Type-A à bord malgré une épaisseur de 1.7 cm. Il faudra donc soit trouver un hub pour brancher une souris filaire, soit acheter un modèle Bluetooth puisque le Lavie Mini est Bluetooth 5.0. Le Wifi embarqué est de type 802.11ax et proposera donc de bons débits pour éviter, là encore, d’avoir recours systématiquement à un Hub pour de l’Ethernet. on regrette cependant le choix de ne pas embarquer de Thunderbolt dans l’engin.

Au dessus de l’écran on découvre une webcam accompagnée d’un module infrarouge pour la reconnaissance faciale. Une option bienvenue qui n’excuse cependant pas la taille des bordures d’écran de la machine. NEC aurait eu la place de glisser un écran un peu plus large encore tout en laissant assez de marge pour une saisie confortable en mode tablette. A l’intérieur de la machine, deux enceintes 1.5 watt proposeront un son stéréo classique.

Mais ce n’est pas tout, le Lavie Mini réserve d’autres surprises

Lavie Mini

Le petit portable proposera un accessoire de jeu permettant de glisser la machine en format tablette dans un support pour retrouver une interface de console. A droite, un mini-joystick et les 4 boutons habituels ABXY. A gauche, un autre Mini-Joystick et une croix directionnelle. Des gâchettes doubles seront également présentes sur les côtés de la machine. On retrouve un esprit très Nintendo Switch pour jouer plus aisément. La tablette pesant 576 grammes – on ne connait pas le poids de l’accessoire – la jouabilité semble bonne.

Lavie Mini

Un dock sera également disponible pour proposer plus de connectique et un usage sédentaire complet. Celui-ci s’utilisera également en repliant la machine en mode tablette. Il proposera alors un support pour l’utiliser comme écran tout en offrant la connectique nécessaire à un usage classique. Une sortie HDMI pour piloter un affichage externe. Deux ports USB 3.1 Type-A et deux autres ports USB Type-C. De telle sorte qu’il sera possible de positionner le Lavie Mini sur son stand pour la recharger d’une part mais également la connecter à un ensemble classique de souris/clavier, écran plus grand et tout l’attirail d’accessoires que vous souhaitez.

Parfait ? Je ne sais pas, mais c’est clairement une annonce rafraichissante tant en terme de format que d’usages. La machine est complète, intelligemment construite et pense à beaucoup de détails généralement passés à la trappe par les grands constructeurs. Reste qu’on ne connait ni l’autonomie ni le prix de cet engin. Ni même si il sortira réellement à l’international, en Europe ou en France. Il faut espérer que si car si le Lavie Mini n’est pas pensé pour séduire tout le monde, il a assez d’atouts, comme les UMPC en leur temps, pour créer un vrai marché. C’est en tout cas une piste à suivre pour la marque comme pour ses concurrents.

Lavie Mini, le 8 pouces surprise de ce début d’année © MiniMachines.net. 2021.

Dell Optiplex Ultra 2021 : le retour du PC invisible

Avec ces deux nouveaux Dell Optiplex Ultra, le constructeur indique clairement sa volonté de poursuivre cette gamme de machines dans le même esprit mais avec une mise à jour technique pour coller à l’actualité des disponibilités techniques.

Dell Optiplex Ultra

Les nouveaux modèles devraient être disponibles en Janvier et embarqueront des puces assez variées avec des Celeron pour l’entrée de gamme et Core i7 de onzième génération pour le haut de gamme. Avec toujours la limitation de l’espace et du refroidissement disponibles.

Dell Optiplex Ultra

Le Dell Optiplex 7090 Ultra pourra donc proposer trois types de puces Tiger Lake avec des Core i3-1115G4, Core i5-1145G7 et Core i7-1185G7 en 28 watts de TDP. Plus accessible, le Dell Optiplex 3090 Ultra proposera un Celeron 6305, ainsi que des Core i3-1115G4 et Core i5-1145G7 limités à 15 watts de TDP.

Dell Optiplex Ultra

Tout l’intérêt de ces modèles réside dans leur capacité à évoluer. Les pieds qui supportent les écrans se comportent comme des docks pour accueillir les machines en elle-même. Celles-ci, sortes de carte-mères en hauteur peu épaisses, proposent la panoplie de composants d’un ordinateur portable classique : slots so-dimm, emplacements de stockage et connectique. De telle manière que l’on puisse faire évoluer la machine assez simplement en ajoutant de la mémoire ou un SSD facilement.

Dell Optiplex Ultra

Point fort de la solution, son accroche VESA. Le pied fourni par Dell permet de connecter l’ensemble à n’importe quel type d’écran compatible VESA. Ceux de Dell bien sûr mais également tout ceux proposant cette compatibilité. La connexion entre l’unité centrale et l’écran se faisant soit au travers d’une connectique Thunderbolt, soit via un câble DisplayPort classique.

Dell Optiplex Ultra

Mais on pourra également ôter la partie logique tout entière, le bloc qui sert de PC à l’écran, pour la faire évoluer. Remplacer un PC sous Celeron acheté en 2021 par une solution Core i5 quelques années plus tard. Faire évoluer un poste vers un autre ou permettre un remplacement simple et rapide d’un modèle en panne par une solution équivalente en quelques minutes. Cette possibilité de faire évoluer la machine simplement et facilement tout en conservant la même base est excellente. Le fait de ne pas voir le PC lui même mais uniquement l’écran est également très positif.

Sans compter que ces OptiPlex Ultra proposent une excellente évolutivité.  Les machines acceptent jusqu’à 64 Go de DDR4-3200, accueillent un emplacement PCIe NVMe et une baie d’extension 2.5 pouces.

Dell Optiplex Ultra

La connectique est assez riche avec un port USB 3.2 Gen2 Type-A, un port Thunderbolt 4.0, un port jack audio combo positionnés sur le ôté de l’appareil pour être facilement accessibles à l’utilisateur. Sur la partie inférieure de l’engin on retrouvera deux autres ports USB 3.2 Gen 2 Type-A, un USB 3.2 Gen2 Type-C, un Displayport 1.4 et un Ethernet Gigabit. L’alimentation se fera via un jack et un bloc externe de type portable. 

Dell Optiplex Ultra

Les machines embarquent un modem Wifi 5 ou 6 suivant les options retenues avec du Bluetooth 5.0 ou 5.1. elles sont livrés avec des souris et claviers sans fil.

Les prix Européens ne sont pas connus mais les tarifs en dollars indiquent un entrée de gamme à 659$ pour la gamme Dell Optiplex 3090 Ultra et 769$ pour les Dell Optiplex 7090 Ultra.

Dell Optiplex Ultra 2021 : le retour du PC invisible © MiniMachines.net. 2021.

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