Collanews

🔒
❌ À propos de FreshRSS
Il y a de nouveaux articles disponibles, cliquez pour rafraîchir la page.
À partir d’avant-hierMiniMachines.net

Sequoia, un MiniPC sous Ryzen par Simply NUC

Par Pierre Lecourt

Simply NUC est un revendeur de MiniPC qui distribue aux US et en Angleterre. Aucun rapport avec Intel même si la marque NUC en elle même, Next Unit of Computing, est une marque appartenant à Intel. Le fait que ce distributeur distribue avant tout des machines d’Intel ne semblait pas poser de problèmes au fondeur. Cela pourrait changer.

2019-11-19 11_14_33-minimachines.net

Le dernier né de la marque est un MiniPC baptisé Sequoia, une solution qui reprend l’univers graphique du site très inspiré de celui d’Intel mais qui propose un processeur AMD Ryzen V1605B ou Ryzen V1807B. 

Beaucoup de points communs sur ces solutions qui sont orientées vers un usage professionnel : Industrie, affichage, kiosque et autres distributeurs même si on peut imaginer une utilisation classique de ce PC chez un particulier. Le seul souci sera peut être son rapport tarif / performance qui ne sera pas forcément à leur avantage.

La version Sequoia V6 sous AMD Ryzen V1605B  avec chipset graphique Radeon Vega 8 accompagné de 4 Go de DDR4 et de 128 Go de stockage sans système d’exploitation débute à 689$. Le Sequoia V8 sous AMD Ryzen V1807B et Radeon Vega 11 et toujours avec 4 Go de DDR4 et 128 Go de SSD mSATA sans OS démarre à 849$.

Des tarifs qui s’expliquent par des choix externes selon Simply NUC. Le fait que les Sequoia soient intégrés dans des châssis résistants et performants, capable de supporter un large éventail de températures allant jusqu’à 60°C ou une humidité de 95%. Une alimentation de 8 à 32 volts ou le fait qu’ils soient assemblés en Allemagne… Des points clés pour une utilisation industrielle mais qui auront peu d’intérêt pour un particulier. La marque annonce également un long listing de certifications indispensables pour certains professionnels, certifications qui ont évidemment un coût. Enfin, le distributeur assurera la mise à disposition de pièces détachées et d’un suivi de sa machine pendant 7 ans après sa mise en circulation sur le marché.

On comprend mieux le pourquoi de cette appellation Sequoia, cet arbre majestueux immense qui vit très longtemps, profondément enraciné dans le paysage. Une jolie métaphore pour des minimachines qui se veulent durables.

2019-11-19 11_14_25-minimachines.net

On retrouve beaucoup de points communs sur les deux versions du Sequoia évidemment. Leur châssis mesurent 11.64 cm de large pour 11.92 cm de profondeur et 4.65 cm d’épaisseur et ils pèsent 700 grammes. La connectique est très complète avec en façade un port USB 3.1 Type-A, deux ports d’antenne Wifi et divers emplacements configurables pour des extensions. Un lecteur de cartes MicroSDXC est également présent.

2019-11-19 11_14_16-minimachines.net

Sur la face arrière, deux sorties USB 3.1 Type-A, deux ports Ethernet Gigabit, deux ports Série RS, le bouton de démarrage, les divers entrées d’alimentation et deux sorties vidéo au format Mini DisplayPort. On note beaucoup d’éléments inhabituels sur la connectique. Il s’agit de solutions industrielles avec des fonctions d’accrochage renforcées pour éviter que les câbles se défassent lors de maintenance par exemple. C’est le cas pour l’alimentation ou les sorties vidéos.

Les engins proposent également des solutions Wifi5 intégrées et peuvent accueillir jusqu’à 32 Go de DDR4 sur 2 slots ainsi que plusieurs équipements internes. Un emplacement M.2 2242 pour du PCIe NVMe ou du mSATA est disponible. Un second emplacement M.2 2242 pourra servir à un stockage secondaire ou à une carte modem 4G.

Pour plus d’informations, vous pouvez aller faire un tour sur la page de Simply NUC

 

 

Sequoia, un MiniPC sous Ryzen par Simply NUC © MiniMachines.net. 2019

MSI Cubi 5 : Le Mini PC sous Intel Core Gen10 Comet Lake

Par Pierre Lecourt

Les MSI Cubi font partie du paysage informatique depuis quelques temps et l’arrivée de ce nouveau modèle se traduit surtout par un changement technique plus qu’un véritable changement physique des appareils. Les MSI Cubi 5 10M embarqueront des puces Intel de dixième génération pouvant aller jusqu’au Core i7 U.

2019-11-18 11_23_39-minimachines.net

On retrouvera donc un équipement assez semblable en terme de processeurs aux Intel NUC Frost Canyon pas encore officialisés par le fondeur. Le MSI Cubi 5 se positionnera donc sur le même segment pouvant profiter de et communiquer avec cette 10e génération “Comet Lake”.

2019-11-18 11_31_25-minimachines.net

Le design de l’engin est classique, le châssis est sombre et mat, il alterne des zone ajourées et des zones pleines. Son format fait immanquablement penser aux NUC eux même. Le design esthétique a légèrement évolué par rapport aux précédents modèles de Cubi sous Celeron… Le bouton situé au dessus de l’engin s’est sagement rangé en façade et ressemble comme deux gouttes d’eau à la proposition Intel.

Le MSI Cubi 5 mesure 12.4 cm de large comme de profondeur pour 5.37 cm de haut. Un peu plus grand qu’un NUC classique  qui mesure en général 11.5 x 11 cm de côtés et 5 cm de haut. On retrouvera, à l’intérieur, l’espace de stockage nécessaire à un SSD de type M.2 PCIe NVMe et un emplacement 2.5″ SATA 3 classique. La mémoire vive interne pourra grimper à 64 Go de DDR4 grâce à deux slots So-DIMM internes accessibles.

2019-11-18 09_32_27-minimachines.net

La connectique est assez complète puisqu’on retrouve en face avant un port USB 3.2 Gen 1 Type-C et un port USB 3.2 Gen 1 Type-A associés à deux ports jacks audio 3.5 mm séparés pour casque et micro. A noter également la présence d’une LED témoin d’activité pour le stockage en façade ainsi qu’une LED positionnée derrière le bouton de démarrage pour signaler le fonctionnement de la machine. MSI insiste sur le faible bruit généré par l’engin qui, même si il est ventilé, devrait rester très discret avec 23.6 dB en fonctionnement. 

 

2019-11-18 09_32_40-minimachines.net

Sur la partie arrière, on retrouve deux autres ports USB 3.2 Gen 1 Type-A et deux ports USB 2.0, un port Ethernet Gigabit, une sortie vidéo HDMI 1.4 et un DisplayPort 1.2. Le MSI Cubi 5 embarque également une carte Wifi qui pourra être en 802.11ac ou en 802.11ax suivant les options choisies. 

2019-11-18 11_24_48-minimachines.net

La machine sera livrée avec une option de KIT VESA pour la positionner derrière un écran, MSI insiste sur le fait de pouvoir piloter le démarrage de l’engin en déportant un bouton via un port dédié. Une attention particulièrement intéressante pour tous ceux qui veulent débarrasser leur bureau de leur Minimachine.

2019-11-18 11_25_20-minimachines.netMalheureusement, le petit accessoire pour faire cette manipulation est optionnel et ne sera pas fourni avec le MSI Cubi 5… Dommage, cette délicate attention serait pourtant appréciée même si la fabrication d’un câble proposant le même service devrait être facilement possible.

Pas d’informations sur le prix ou la disponibilité magasin en France, pour le moment.

Plus d’infos chez MSI

MSI Cubi 5 : Le Mini PC sous Intel Core Gen10 Comet Lake © MiniMachines.net. 2019

Jetson Xavier NX, un Compute Module Nvidia performant et ascétique

Par Pierre Lecourt

Nvidia lance une nouvelle solution Jetson, sa marque de produits de développement, avec le SoM Jetson Xavier NX. L’objet reprend l’interface Compute Module avec un format So-DIMM classique qui vient s’insérer sur une carte mère classique. Etant compatible à 100% avec le brochage des Jetson Nano, la solution, permettra aux possesseurs de solutions antérieures de faire évoluer leur propres montages. Un effort à saluer qui justifie totalement le choix de ce format par Nvidia.

2019-11-15 16_39_39-minimachines.net

A bord du Jetson Xavier NX, on retrouve le Xavier NX qui est une version intermédiaire entre le Nano distribué jusqu’alors par Nvidia et les solutions AGX Xavier bien plus performantes et en général livrées uniquement à l’industrie. Ce nouveau venu propose un mélange très intéressant des caractéristiques des deux technologies avec un format plus abordable à défaut d’être vraiment grand public d’un côté et les performances du modèle haut de gamme de l’autre. Tout le monde n’a pas forcément besoin d’un AGX Xavier qui vise plutôt les marchés comme l’automobile mais l’arrivée de Xavier NX permettra de pousser beaucoup plus loin les performances de nombreux montages.

2019-11-15 16_38_52-minimachines.net

Prévu pour le début d’année 2020 ce nouveau Compute Module sera facturé à un prix indicatif de 399$. Pourquoi indicatif ? Parce que Nvidia ne visera que les professionnels avec cette nouveauté, à priori. Cela se traduira donc par l’achat de samples encore plus chers directement auprès de Nvidia puis par des achats en volume une fois le prototype et l’intégration terminée. Mais je ne doute pas un instant que si une demande est faite par des particuliers, des fablabs, des petites entreprises ou des universités, il se développera un circuit de distribution sur mesures pour répondre à ces besoins. Quitte à ce qu’un grossiste achète en volume auprès de Nvidia pour les revendre dans la foulée… A un prix sensiblement plus élevé que les 399$ officiels.

2019-11-15 16_37_19-minimachines.net

Est-ce que la performance en vaut la chandelle ? Oui, la puce embarquée est un NVIDIA Carmel composé de six cœurs ARM v8.2 et proposant pas moins de 6 Mo de cache L2 et 4 Mo de cache L3. Il prend en charge le 64 bits et se positionne donc largement au dessus en terme de performance que le Jetson Nano et  ses 4 coeurs Cortex A57. Il embarquera sur la carte 16 Go de stockage eMMC 5.1 et 8 Go de DDR4L. La solution pourra piloter deux sorties vidéo mixant DisplayPort 1.4, eDP 1.4 et HDMI 2.0. 

2019-11-15 16_36_16-minimachines.net

La capacité de calcul sera assez impressionnante pour une solution de ce gabarit avec 21 TOPs annoncés grâce à deux accélérateurs Nvidia intégrés. On retrouvera un coeur graphique Volta avec 384 coeurs CUDA associés à 48 Tensor Cores. La consommation ne dépasse pas les 15 watts dans ce mode mais Nvidia prévoit également la possibilité de sous exploiter son Jetson Xavier NX. En baissant sa consommation à 10 watts, on retrouve 14 TOPs de calcul, de quoi piloter des solutions plus autonomes ou moins gourmandes.

A noter que l’apparition de ce nouveau module ne marque aucun changement dans la logique de programmation de l’ensemble qui est toujours sous JetPack SDK. De telle sorte qu’il restera parfaitement possible de travailler un projet sous Jetson Nano d’un côté puis, pour le rendre plus performant ou passer à une étape industrielle, le propulser facilement avec un Jetson Xavier NX.

Plus d’infos chez Nvidia 

Jetson Xavier NX, un Compute Module Nvidia performant et ascétique © MiniMachines.net. 2019

CastAway, une extension de smartphone pour du double écran ?

Par Pierre Lecourt

Vade retro Indiegogo, comme d’habitude ce genre de produit apparaît sur la page du célèbre système de financement participatif. Célèbre pour ses coups d’épée dans l’eau et dans votre portefeuille, ses campagnes bidons sans prototypes et ses financements de vacances d’escrocs doués en imagerie 3D. Vous voilà prévenus, si je parle de CastAway aujourd’hui c’est parce que le concept me séduit mais pas parce que l’objet – et le site qui le met en avant – ne m’inspirent particulièrement confiance.

2019-11-15 13_27_28-minimachines.net

Techniquement, CastAway est un écran décliné en deux diagonales et piloté par SoC ARM tout comme une tablette classique. Il s’agit d’une puce OP1 de six coeurs composée de 2 Cortex-A72 et  quatre Cortex-A53 dans une configuration classique en big.LITTLE. Le circuit graphique est un Mali-T864. L’objet proposera 4 Go de mémoire vive DDR3L et 32 Go de stockage eMMC. Il s’agit donc bien d’une tablette pure et dure qui peut travailler sans smartphone. Il embarque également deux capteurs photos avant et arrière, des enceintes stéréo, du Wifi5 et du Bluetooth 4.1 et fait tourner… Chromium OS, la version Open Source de ChromeOS.

La batterie est une 35 Whr mais aucune mention d’autonomie n’est donnée. L’engin se recharge avec un port USB Type-C Power Delivery, un lecteur de cartes MicroSDXC est également intégré ainsi qu’une prise jack audio 3.5 mm stéréo. Un stylet EMR est également prévu. Les boîtiers mesurent 14.6 x 8.5 x 1.5 cm pour le castAway One en 5.8″ et 16 x 9.4 x 1.5 cm pour le castAway One Plus en 6.3″.

Le principe de CastAway est de se connecter en Wifi à votre smartphone et d’interagir avec lui. Le système serait compatible avec les iPhone du 6 au 11 Pro seront compatibles ainsi que les Samsung Galaxy S7 et les Galaxy Note 7 et suivants. D’autres smartphones pourraient être concernés dans le futur. Un système baptisé MultiTask+ permet d’exécuter de multiples actions. On pourra, par exemple, pianoter du texte sur une clavier virtuel, l’utiliser comme pavé tactile ou autre. On pourra également profiter de l’écran pour regarder deux documents en même temps mais pas étendre une vidéo au travers des deux affichages. Cela peut s’avérer pratique pour lire des informations pendant qu’on rédige une réponse à un mail. Le gros point fort de la proposition étant que le CastAway proposerait une charnière fixe, semblable à celle d’un ordinateur portable, permettant de fixer les deux écrans l’un par rapport à l’autre sur 360°. Mais également de les séparer car ils sont attachés par des aimants puissants. On pourra donc utiliser l’un et l’autre de manière distincte pour pianoter facilement un texte par exemple. Tout cela sans forcément changer ses habitudes avec son smartphone classique.

2019-11-15 13_27_52-minimachines.net

CastAway est annoncé à partir de 117€ et jusqu’à 181€ pour les plus grands modèles avec une disponibilité pour le mois de Mai 2020… Un tarif qui semble très bas au vu du matériel embarqué et de la toute petite série demandée pour un produit aussi complexe. Entre la charnière sur mesure et l’agencement des composants, la fabrication de ce produit ne pourrait pas coûter aussi peu cher sans d’énormes quantités produites pour amortir son coût. Les 45 376€ demandés pour financer le produit apparaissent comme un peu dérisoires si on doit mettre l’ensemble des éléments de construction de l’engin dans la balance. A moins bien sûr que ce financement participatif soit une aide pour lancer le produit et que derrière cette campagne il y ait un autre financement de la société. CastAway est proposé en financement Flexible sur Indiegogo. La plateforme donnera donc l’argent récolté à la compagnie derrière le projet et prélèvera sa commission quoi qu’il arrive.

2019-11-15 13_38_09-minimachines.net

L’idée est sympathique et les usages sont intéressants. J’attend pour ma part de voir le produit en vrai, en action, loin des prototypes et de la 3D, pour y injecter le moindre cent.

CastAway, une extension de smartphone pour du double écran ? © MiniMachines.net. 2019

La densité au secours de la rentabilité, les Crucial BX500 passent à 2 To

Par Pierre Lecourt

La gamme BX500 de Crucial évolue donc vers un nouveau modèle de 2 To. La marque a lancé les modèles 120, 240 et 480 Go il  y a plusieurs mois maintenant avant d’ajouter un modèle 1 To à sa suite. Elle lance donc désormais un modèle offrant le double de capacité toujours dans un format 2.5″. 

2019-11-14 21_53_11-minimachines.net

Vendu 235€ par Crucial en direct, ce BX500 de 2 To est positionné sur un marché plus entrée de gamme que les MX500 de la marque. ce nouveau modèle est proposé dans le même format que les anciens. On rete sur un format de 7 mm d’épaisseur qui pourra être intégré dans tout type de machine avec des débits identiques. 540 Mo par seconde en lecture, 500 Mo en écriture. Bien moins que les modèles les plus haut de gamme du marché mais toujours une évolution significative face à un modèle mécanique. A noter d’ailleurs que Crucial poursuit son partenariat avec la marque Acronis pour proposer son logiciel de clonage de stockage True Image téléchargeable directement sur leur site.

Le prix très bien placé cache bien sur un tour de passe passe de la part de la marque. Le Crucial BX500 emploie toujours le système de cache du constructeur. Une partie du stockage est constitué de modules de stockage 3D NAND SLC qui servent de tampon avant de stocker les données vers des puces TLC moins performantes. Les données transitent donc d’abord vers cette mémoire SLC avant d’être dirigées vers un stockage plus lent. Pas de soucis en règle générale, cette méthode fonctionne bien et permet d’offrir de bonnes performances à un bon prix. Reste qu’en cas de saturation de la mémoire, lorsque les données à enregistrer dépassent le montant de ce cache, les performances ont tendance à revenir au niveau de ce que peut absorber un module TLC soit bien moins que les taux annoncés.

D’un point de vue endurance, le BX500 2 To se situe dans la logique de la gamme. Si le modèle BX500 1 To proposait 360 To de trafic, le modèle 2 To annonce le double avec 720 To. La garantie du constructeur ne bouge pas avec 3 ans de prise en charge.

2019-11-14 21_53_44-minimachines.net

Ces stockages sont très intéressants pour les derniers à utiliser encore des disques durs sur des solutions mobiles pour des raisons d’espace de stockage. Evidemment, le delta de prix n’est toujours pas à l’avantage du SSD. Avec des modèles de solutions mécaniques de 2 To 2.5″  que l’on trouve facilement sous les 100€ aujourd’hui, la raison économique fait toujours pencher la balance du côté du mécanique. Reste que le confort de vitesse et de silence proposé par le SSD peut faire pencher la balance si la capacité de stockage devient plus importante. L’argument du SSD trop petit tombe à l’eau.

La densité au secours de la rentabilité, les Crucial BX500 passent à 2 To © MiniMachines.net. 2019

Microsoft compte émuler le x86 64 bits sur Windows ARM

Par Pierre Lecourt

C’est une critique récurrente des solutions employant Windows 10 ARM. Le catalogue d’applications compatibles est limité aux produits 32 bits ce qui limite énormément les choix d’utilisateurs. Ceux qui veulent passer d’un Windows classique à un Windows ARM se voient limités dans leurs choix, beaucoup de leurs applications habituelles sont manquantes et c’est un vrai souci à l’usage.

Surface Pro X

Cela fait partie de la stratégie de Microsoft. Proposer un système identique dans l’interface entre les solutions classiques proposées par Intel et AMD et les versions ARM propulsées par des puces Qualcomm. Cette interface identique amène l’utilisateur à considérer l’usage de la machine comme équivalent sur les deux plateformes. En pratique donc, il n’en est rien puisque le système refusera toute installation d’application 64 bits. Ce qui peut amener à une certaine frustration1 de la part de l’utilisateur.

Microsoft envisage donc l’ajout de l’émulation x86 64 bits dès le premier semestre 2021 pour ses machines tournant sous Windows 10 ARM. Une mise à jour majeure du système devrait ajouter cette fonctionnalité  aux produits existants. Cette évolution enlèverait une grosse limitation des machines actuelles en libérant la totalité du catalogue d’applications de l’univers Windows sur ces engins.

Il faut bien entendu attendre la publication de cette évolution pour la juger sur pièces, les testeurs du programme Windows Insider devraient pouvoir mesurer ses capacités dès 2020. Mais on ne peut que difficilement s’empêcher de spéculer sur les performances de cette émulation. En 32 bits déjà, les nouvelles tablettes Microsoft Surface Pro X sont assez décevantes pour utiliser un mot doux et élégant. Lentes, très lentes, surtout au regard du prix demandé par Microsoft, elles proposent en émulation 32 bits les performances données par une solution équipée d’un Celeron Gemini Lake classique.

Surface Pro X

Le challenge est énorme pour le système d’exploitation, la technologie d’émulation utilisée par les puces ARM Snapdragon de Qualcomm est plus performante en x86 32 bits qu’en x86 64 bits ce qui, si le moteur n’est pas drastiquement amélioré, apportera un service encore plus lent en 64 bits qu’en 32 bits. Autrement dit un retour en arrière de performances de plusieurs années pour ces plateformes. Pas sur que le public soit ravi d’investir dans une solution aussi faible. 

Il y a bien sur la possibilité que Microsoft trouve une parade technique pour pousser les puces ARM dans leurs retranchements, je ne vois pas trop comment mais c’est envisageable. Même si il ne faut pas perdre de vue que le x86 n’attendra pas ARM sur ce segment. Intel et AMD continuent de développer leurs propres gammes de puces de plus en plus rapides et efficaces reprenant un à un tous les avantages prêtés aux processeurs ARM sur ce segment : Autonomie, tactile, stylet actif, 4G, performances et fonctions câblées comme la lecture vidéo de codecs exigeants en UltraHD. L’intérêt de la solution ARM sous Windows s’estompant alors peut à peu.

Source : Neowin

Microsoft compte émuler le x86 64 bits sur Windows ARM © MiniMachines.net. 2019

Trois nouvelles TinkerBoard pour Asus

Par Pierre Lecourt

Mise à jour du 14/11/2019 : Les cartes devraient être exposées pour la première fois à une conférence dédiée à l’Internet des Objets au Japon le 20 Novembre. On ne connait pour le moment toujours pas les prix ni les modes de  distribution de ces Tinker Edge.

Billet original du 3/06/2019 :  Lorsque Asus sortait sa première TinkerBoard en 2017, beaucoup décriaient la carte comme un coup de pub surfant sur la mode des Raspberry Pi. Une manière de dire que le constructeur Taïwanais allait abandonner ce marché rapidement. La sortie de la Tinker Board S l’année suivante a évidemment poussé à un peu plus de considération sur la gamme même si il ne s’agissait que d’une mise à jour.

On apprend aujourd’hui qu’Asus va proposer trois nouvelles cartes de développement dans cette gamme avec les Asus Tinker Edge R et Tinker Edge T ainsi que la CR1S-CM-A.

Asus Tinker Edge T

Asus Tinker Edge T

Contrairement aux précédents modèles sous SoC Rockchip RK3288, la Asus Tinker Edge T comme la CR1S-CM-A emploient un SoC NXP I.MX8M. Un quadruple coeurs ARM Cortex-A53 associé au module NPU Google Coral Edge TPU dédié à l’intelligence artificielle et au “machine learning”. Le circuit graphique est un GC7000 Lite. Vous noterez également l’apparition de “Edge” derrière Tinker Board. La marque propose ici une solution de Edge Computing. Ou du moins l’indique sans que l’on sache si des développements adaptés vont apparaître ou si il ne s’agit que d’une manière de ratisser un public plus large.

La Tinker Edge T proposera 1 Go de mémoire vive DDR4, 8 Go de stockage eMMC, un Wifi5, du Bluetooth 4.1 et un port Ethernet Gigabit. Elle proposera en outre un port USB-C, deux ports USB 3.0 Type-A, deux MIPI CSI 2 pour des caméras stéréo et les classiques 40 broches compatibles avec les systèmes Raspberry Pi. Elle mesurera 85 x 56 mm soit la taille classique des cartes Raspberry Pi “B”.

Asus CR1S-CM-A

Asus CR1S-CM-A

La Asus CR1S-CM-A est un peu plus évoluée avec la présence d’une prise en charge POE, un slot M.2 pour ajouter du stockage, un port SATA et toujours la présence du Coral Edge TPU de Google. Cette version est plus industrielle, elle serait parfaite, par exemple, pour construire un des panneaux de publicité LCD que l’on voit fleurir dans toutes les gares de France. Vous savez, ces panneaux qui cachent une caméra pour analyser qui vous êtes et votre réaction face à la publicité diffusée. Votre taille permettra de déterminer votre âge, votre sexe sera également noté. A partir de ces éléments de base, on pourra ajouter votre tempérament :  si vous souriez, si vous froncez les sourcil ou si vous êtes étonnés. C’est typiquement le genre de carte a même de diffuser des images et de récolter des données. Vous pourrez également vous en servir pour construire une base de données de pointage dans un service, créer un fichier d’utilisateurs ou tout plein de choses merveilleuses encore. 

Asus Tinker Edge RAsus Tinker Edge R

La Asus Tinker Edge R reste, quant à elle, associée à un SoC Rockchip, le RK3399Pro. Un six coeurs  composé de deux Cortex-A72 et quatre Cortex-A53 et toujours un NPU. Beaucoup plus musclée, elle proposera 4 Go de DDR4 et 2 Go dédiés uniquement à la gestion du circuit NPU pour l’IA. Son stockage grimpe à 16 Go d’eMMC et elle proposera un lecteur de cartes MicroSDXC. 

On retrouve une connectique classique de carte de développement avec un port HDMI, un port ethernet Gigabit, un module Wifi5, du Bluetooth 4.2, un port USB Type-C 3.1 et un second en Type-A, un jack audio 3.5 mm et toujours les classiques 40 broches. A noter cependant que la carte mesure 10 cm sur 7.2 cm ce qui en fait une solution incompatible avec les châssis de Raspberry Pi (85,60 mm × 53,98 mm).

Source : Heise via CNX Software et CNX

Trois nouvelles TinkerBoard pour Asus © MiniMachines.net. 2019

OVNI : 8Bitdo N30 ou la manette de la NES en souris sans fil

Par Pierre Lecourt

Si vous recherchez une quelconque ergonomie, un semblant de confort ou autre, cette nouvelle souris 8BitDo N30 n’est pas faire pour vous. Proposée pour 25$, elle propose surtout un look rétro à destination des joueurs et collectionneurs. Une solution qui accompagnera sans doute bien les machines d’arcade mais qui devrait être pénible à l’usage toute une journée.

2019-11-13 15_32_17-minimachines.net

La souris 8Bitdo N30 ressemble de loin à la manette de la NES, elle en a l’esprit avec ce design particulier de boutons rouges et ronds entourés d’un carré beige et enfermés dans un rectangle noir. Sur le côté on retrouve l’iconique croix directionnelle pour piloter les jeux sur la manette d’origine. Son usage ici pourra poser question mais les boutons seront évidemment utiles. Pas forcément précis mais pouvant lancer des fonctions classiques : Haut et bas de page, avant et arrière…

2019-11-13 15_32_08-minimachines.net

La souris cache également une fonction de scroll au travers d’une bande sensible invisible placée là où on retrouve habituellement les molettes. La souris propose un capteur optique de 1000 DPI très classique. A l’intérieur, on retrouvera une simple batterie AA qui devrait offrir entre 100 et 120 heures d’usage. Un bouton pour mettre en veille la souris est également visible. A noter qu’une prise USB permet également d’utiliser la souris en mode filaire.

2019-11-13 15_31_57-minimachines.net

Les premiers retours concernant la 8Bitdo N30 montrent que l’engin propose des boutons très semblables à ceux que proposaient les manettes NES. Même ressenti physique au toucher… mais que l’ensemble de l’ergonomie proposée est loin d’être au niveau du confort proposé par les dernières souris en date. La marque s’est appuyée sur le travail d’un designer Suédois qui avait sorti un concept du même type il y a plus de 10 ans.

Daniel Jansson est, semble t-il, ravi de s’être associé à la marque pour que son concept sorte finalement en magasin. 

2019-11-13 15_32_30-minimachines.net

Bref, un Objet en Vente Non Identifié de plus. Un produit qui accompagnera sans doute parfaitement bien une machine cachée derrière une borne d’arcade pour lancer divers programmes entre deux usages d’un paddle. Mais probablement jamais autre chose qu’un produit anti-ergonomique au long cours.

Source : 8BitDo et Engadget

OVNI : 8Bitdo N30 ou la manette de la NES en souris sans fil © MiniMachines.net. 2019

BMAX X14 : Un 14.1″ Gemini Lake Celeron N4100 à surveiller ? (Promo à 273€)

Par Pierre Lecourt

Mise à jour du 21/11/2019 : Le BMAX X14 est en promotion à 273.10€ avec un code.

Billet original du 13/11/2019 : Le BMAX X14 est un ultraportable en aluminium bien équipé et proposé à un prix intéressant. Pour moins de 320€ pièce, on retrouve un engin qui affiche correctement, ne prend pas trop de place, propose une belle dalle pour un encombrement réduit et embarque des composants suffisants pour tous les usages classiques d’un micro ordinateur : Bureautique, web et multimédia.

2019-11-13 13_31_53-minimachines.net

Le coeur de cette machine est un processeur Intel Celeron N4100, une puce que l’on connait bien puisqu’elle a été intégrée dans des dizaines de minimachines par le passé. Avec 4 cœurs, elle propose des fréquences allant de 1.1 à 2.4 GHz, 4 Mo de mémoire cache et un circuit graphique Intel UHD 600 performant. Le tout pour 6 watts de TDP ce qui permet une intégration facile dans des solutions de tout type. Ici le BMAX X14 ne mesure que 15 mm à son point le plus épais pour des dimensions compactes pour un 14.1″ : 32.3 cm de large et 21.7 cm de profondeur. Il pèse 1.4 Kg.

2019-11-13 13_31_10-minimachines.net

Associé à ce processeur, 8 Go de mémoire vive DDR4L non accessibles et 256 Go de stockage SSD montés sur un slot M.2. On pourra modifier ce stockage via une trappe visible sous l’engin. Cet ensemble N4100, 8Go, 256 Go est excellent pour une solution mobile de ce type. On pourra effectuer toutes les tâches classiques que permet cette combinaison : bureautique confortable, surf, multimédia avec streaming et vidéo locale jusqu’en UltraHD. Mais la solution est également assez musclée pour des travaux plus complexes.

2019-11-13 13_23_22-minimachines.net

Il sera possible de retoucher des images, de faire de la création 3D avec des outils comme Fusion360 ou de développer des photos numériques. Pas dans une optique professionnelle mais avec suffisamment de performances pour un outil de particulier en mobilité. Pour le jeu, cela restera évidemment limité à des jeux anciens ou indépendants. Il sera possible de lancer des titres récents très grand public mais en abaissant les détails et la définition du jeu. Bref, un engin adapté à un usage classique de particulier.

2019-11-13 13_29_58-minimachines.net

L’écran est un 14.1″ IPS en 1920 x 1080 classique, le BMAX X14 pourra donc afficher confortablement des films et séries en FullHD. Il est muni d’une paire d’enceintes stéréo situées sous l’écran. La dalle occupe 83% de la surface disponible, ce qui indique des bordures d’écran minimalistes. La marque indique qu’elles ne mesurent que 5 mm d’épaisseur en haut et sur les côtés.

2019-11-13 13_23_35-minimachines.net

La partie réseau comprend un module Wifi5 associée à un Bluetooth 5.0 et aucun port Ethernet part défaut. L’engin ne propose pas de prise de ce type. La connectique est limitée comme toujours sur ces machines extra fines. On retrouve donc un port USB 3.0 Type-A, un port USB type-C qui devrait permettre de sortir un signal, se connecter à un réseau filaire et de recharger l’engin, un port jack qui servira également à recharger sa batterie, une prise jack audio 3.5 mm stéréo et un lecteur de cartes MicroSDXC.

2019-11-13 13_25_58-minimachines.net

Le BMAX X14 propose également une webcam 2 mégapixels sous l’écran et un couple de micros pour de la visio conférence. Pas un placement idéal pour l’angle de la webcam mais il n’y avait pas la place au dessus de l’écran.

2019-11-13 13_26_07-minimachines.net

Son clavier est un QWERTY classique de type chiclet, il est rétro éclairé et occupe toute la surface disponible. Décliné sur 65 rangs de touches il propose des raccourcis de fonctions et des touches F. Le pavé tactile semble immense, il s’agit d’un 14.1″ de diagonale, et très profond. La touche de démarrage située en haut à droite ne propose pas de reconnaissance d’empreintes.

2019-11-13 13_25_47-minimachines.net

Petit bémol esthétique à mon goût, ce symbole de la marque, une sorte de masque de robot, est placé à l’arrière du BMAX X14 et semble profiter du rétro-éclairage de la dalle pour s’illuminer. Ce n’est pas franchement utile à mon goût. Je lui préfère de loin la sobriété d’une solution uniforme.

A moins de 320€ pièce, il me semble que ce BMAX X14 est assez intéressant. Il est livré avec un Windows 10 classique qu’on pourra passer en Français au démarrage. Reste que le clavier QWERTY devrait en détourner plusieurs malgré les qualités de cet engin. Il sera toujours possible de recourir à un système de stickers pour modifier les touches et éventuellement envisageable d’en déplacer physiquement pour retrouver un pseudo AZERTY1.

Je vais voir si je peux obtenir l’appareil pour un test. Car il y a une impasse sur la fiche technique du vendeur, celle de l’autonomie de l’engin. Une batterie Lithium Ion Polymer de 1000 mAh en 3.8 volts est intégrée mais aucune indication précise d’autonomie n’est mentionnée.  Difficile de voir si cela ne cache pas un piège quelconque sur l’usage de l’engin.

Découvrir le meilleur prix pour ce produit

 

 

 

BMAX X14 : Un 14.1″ Gemini Lake Celeron N4100 à surveiller ? (Promo à 273€) © MiniMachines.net. 2019

Teclast M16 : une tablette 4G 11.6″ sous Helio x27 bien équipée

Par Pierre Lecourt

2019-11-15 22_58_22-minimachines.net

Mise à jour du 15/11/2019 : La Teclast M16 semble souffrir dune maladie assez classique liée à un marketing trop optimiste. Celui d’une euphorie sur la diagonale de l’écran. A la publication, il n’y avait aucune photo réelle du produit mais uniquement celles proposées par la marque et reproduites ci-dessous. Aujourd’hui, une première image issue du labo photo d’un revendeur est apparue et reproduite ci-dessus. Elle montre une tablette aux bordures bien différentes de celles proposées par Photoshop les équipes de Teclast. Merci à Ismaël pour l’info.

Billet du 1211/2019 : La Teclast M16 est une 11.6″ classique d’un point de vue affichage. La dalle IPS affiche en 1920 x 1080 pixels de manière classique mais ses dimensions sont assez réduites : 27.7 cm de large pour 17.4 cm de haut et 8 mm d’épaisseur. Le fait que l’écran soit intégré dans un châssis aux bordures très fines explique pourquoi la tablette est si compacte.


2019-11-12 16_27_25-minimachines.net
A l’intérieur de la Teclast M16, on retrouve un Helio X27, une puce 10 coeurs que fabrique Mediatek. 2 coeurs Cortex-A72 cadencés à 2.76 GHz, 4 coeurs Cortex-A53 à 2 GHz et 4 autres toujours en Cortex-A53 à 1.6 GHz. Cette solution est associée à un circuit ARM Mali T880 MP4 pour la partie graphique. L’ensemble fait tourner un Android 8.0 Oreo.

2019-11-12 16_30_38-minimachines.net

Associé à cette puce, on découvre 4 Go de mémoire vive DDR3L et 128 Go de stockage eMMC non détaillé. Un lecteur de cartes MicroSDXC permettra d’ajouter plus de stockage si le besoin s’en fait sentir.

2019-11-12 16_31_09-minimachines.net

Parmi les points clés de cette offre, il y a les fonctions liées à la puce de Mediatek. Elle propose un circuit GPS mais également un modem 4G en plus d’un Wifi5 classique et d’un Buetooth 4.0. De telle sorte qu’il sera possible de se connecter partout et d’utiliser sa tablette aussi bien pour surfer, suivre son GPS et même passer des appels1. Teclast M16 propose un lecteur de SIM pour gérer deux lignes. Elle est compatible avec de nombreuses bandes2 et offrira donc de larges choix de connexion.

2019-11-12 16_27_33-minimachines.net

Sur la tranche de la tablette, on retrouve une connectique classique : Un port jack audio 3.5 mm mixte, un USB type-C, une alimentation jack 2.5 mm, une sortie MicroHDMI et le lecteur de cartes MicroSDXC et de SIM. Deux webcams sont également présentes avec une 2 mégapixels en façade et une 8 Mégapixels au dos. Un Pogoplug 4 broches est également présent pour se connecter au dock clavier servant également de couverture de protection à la tablette. Livré avec la Teclast M16, il est en QWERTY mais permettra une saisie plus facile de textes sur l’appareil.

2019-11-12 16_06_22-minimachines.net

Une paire d’enceintes est intégrée sur le haut de l’écran et une batterie 7500mAh devrait proposer une autonomie confortable. L’ensemble du châssis est en métal.

La Teclast M16 est lancée à 181.60€ par la marque.

Teclast M16 : une tablette 4G 11.6″ sous Helio x27 bien équipée © MiniMachines.net. 2019

Premières images du NUC Frost Canyon sous Comet Lake U

Par Pierre Lecourt

Les NUC Frost Canyon, on en a parlé à la fin de l’année 2018 quand on a découvert la feuille de route d’Intel jusqu’en 2020. A l’époque, la marque prévoyait une sortie pour la fin du troisième trimestre 2019.

2018-12-05 17_31_34-minimachines.net

On découvrait donc le un modèle de NUC Frost Canyon sous Core i5 baptisé NUC9i5FNH/K qui devait embarquer une puce pour le moment toujours inconnue et baptisée i5-9xxxU avec 4 cœurs et 8 threads développant un TDP de 25 watts.

2019-11-12 11_24_18-minimachines.net

Aujourd’hui, on apprend qu’un modèle de ces NUC Frost Canyon devrait être lancé en Chine le 12 Décembre avec une puce Intel de dixième génération Comet Lake U proposant 6 cœurs et 12 threads pour un TDP de 15 watts. Le design serait identique en terme de dimensions et de fonctionnalités avec, encore une fois, une déclinaison peu épaisse n’embarquant qu’un SSD au format carte M.2 et une version plus imposante avec un emplacement 2.5″ intégré supplémentaire. La mémoire vive devrait être composée de deux canaux de DDR4 pour un maximum de 64 Go embarqués. 

On devrait retrouver la même façade si ce n’est la disparition d’un port USB Type-A pour un USB Type-C. Un port jack mixte 3.5 mm est également présent et, comme d’habitude, un capteur infrarouge devrait également être intégré.

2019-11-12 11_23_58-minimachines.net

La sortie vidéo profitera du Thunderbolt 3 mais une prise HDMI 2.0a sera également de la partie sur la face arrière. La machine est censée proposer un Thunderbolt Type 3 qu’on retrouvera donc ici à côté de deux ports USB 3.0 et d’un Ethernet Gigabit. L’ensemble sera ventilé activement.

2019-11-12 12_19_55-minimachines.net

Edit : Les puces embarquées par les Frost Canyon sont désormais connues pour les trois machines prévues :

  • NUC10i7FN : Core i7-10710U 6 coeurs / 12 threads – 12 Mo de cache – 1.1 à 4.7 GHz – UHD 1.1 GHz – TDP 25W 
  • NUC10i5FN : Core i4-10210U 4 coeurs / 8 threads – 8 Mo de cache – 1.6 à 4.2 GHz – UHD 1.1 GHz – TDP 25W 
  • NUC10i3FN : Core i3-10110U 2 coeurs / 4 threads – 4 Mo de cache – 2.1 à 4.1 GHz – UHD 1.0 GHz – TDP 25W 

Source : Weixin.qq.com via Momomo_us et FanlessTech

Premières images du NUC Frost Canyon sous Comet Lake U © MiniMachines.net. 2019

Les bons Plans du 11.11

Par Pierre Lecourt

La Machine d’illustration est un HP-85

Les bons Plans du 11.11 © MiniMachines.net. 2019

Les Bons Plans du Week-End : 09-10/11/2019

Par Pierre Lecourt

La machine en illustration est un Toshiba T5200

Les Bons Plans du Week-End : 09-10/11/2019 © MiniMachines.net. 2019

Shuttle DS10U : Des miniPC fanless sous Intel Whiskey Lake

Par Pierre Lecourt

Je ne compte plus les années de bons et loyaux services de mon Shuttle XS35V, j’ai du l’acheter à la fin 2014. Depuis, il tourne comme une horloge, sans un bruit et sans broncher, comme un mini serveur fanless. La marque a quelque peu changé le design de ces machines et a fait évoluer son matériel mais les services rendus par ces engins sont à peu près les mêmes.

Shuttle DS10U

Le nouveau Shuttle DS10U reprend donc la recette de ces engins dépourvus de ventilation que l’on va glisser quelque part avant de pouvoir totalement les y oublier. Pas de bruit, pas d’encombrement, une belle connectique et des performances plus que correctes. Le boitier mesure 20 cm de profondeur pour 16.5 cm de hauteur et  3.95 cm de largeur. 1.3 litre en tout. Une vraie recette de minimachine qui se conjugue en plus avec une belle dose d’évolutivité et d’accessibilité.

Quatre puces distinctes seront proposées par la marque pour cette série Shuttle DS10U :

Le DS10U sous Celeron 4205U : 2 coeurs, 2 threads 1.8 GHz, 2 Mo de cache et circuit Intel UHD Graphics 610
Le DS10U3 sous Core i3-8145U : 2 coeurs, 4 threads 3.9 GHz, 4 Mo de cache et circuit Intel UHD Graphics 620
Le DS10U5 sous Core i5-8265U : 4 coeurs, 8 threads 3.9 GHz, 6 Mo de cache et circuit Intel UHD Graphics 620
Le DS10U7 sous Core i7-8565U : 4 coeurs, 8 threads 4.6 GHz, 8 Mo de cache et circuit Intel UHD Graphics 620

On retrouvera pour le Celeron 4205U un USB 3.1 Gen 1 à 5 Gbit/s et le Core des USB 3.1 Gen 2 à 10 Gbit/s. Toutes ces puces Whiskey Lake ont évidemment beaucoup de points communs dont un en particulier, celui de fonctionner dans un TDP de 15 watts. Prévues à la base pour équiper des machines portables, ces processeurs offrent une vraie gamme de performances aux différents modèles tout en proposant à la marque un unique système de dissipation passive.

2019-11-08 12_53_41-minimachines.net

Les possibilités d’usage de ces Shuttle DS10U sont très larges. Leur connectique est très complète avec sur la face avant deux ports USB 3.1, quatre ports USB 2.0, un lecteur de cartes SDXC, des pots jack audio 3.5 mm pour casque et micro ainsi que des LEDs témoin d’activité et un imposant bouton de démarrage. Ce bouton s’explique par la possibilité de fixer l’engin en VESA derrière un écran. Il faut pouvoir le manipuler facilement même sans le voir et  cette taille améliore donc le confort de l’utilisateur. 

2019-11-08 12_53_21-minimachines.net

Sur la face arrière, on retrouve une très large connectique également avec deux ports antenne pour piloter le Wifi5 et le Bluetooth 4.0 embarqués sur un support M.02 2230 en interne. Une paire de ports Ethernet Gigabit est également présente pour piloter deux réseaux distincts. On retrouve deux ports USB 3.1 supplémentaires, une sortie HDMI 2.0a,un DisplayPort 1.2 et un port VGA. Les puces pouvant prendre en charge 3 écrans, le Shuttle DS10U pourra gérer des affichages complexes. La marque a également ajouté un port COM pour des usages plus professionnels. On retrouve également une prise 4 broches pour allumer la machine à distance, faire un Reset ou alimenter un autre périphériques depuis le MiniPC en 5 volts. Il est possible de  choisir une configuration dépourvue de port VGA pour une solution à double port série. Le brochage nécessaire à un second COM est intégré à la carte mère.

2019-11-08 12_51_52-minimachines.net

A l’intérieur des Shuttle DS10U, on retrouve deux slots de mémoire vive DDR4 en double canal pour monter jusqu’à 32 Go. Le stockage se décomposera en plusieurs unités avec un support 2.5″ de 12.5 mm d’épaisseur  en SATA 3.0 ainsi qu’un emplacement M.2 prenant en charge à la fois les formats SATA et PCIe NVMe en 2242, 2260 et 2280. 

2019-11-08 12_52_08-minimachines.net

L’accès à ces composants se fera simplement en ôtant les deux panneaux maintenus par une simple vis. L’engin pourra être positionné à plat mais un maintien vertical semble le plus adapté à son fonctionnement fanless. Debout sur un support ou fixé en VESA il profitera d’une convection naturelle plus efficace.

Shuttle DS10U

Pas mal de points font de ces Shuttle DS10U des engins aux possibilités d’usages très large. La marque assure par exemple que ces engins peuvent tourner 24H/24 et 7J/7 mais également qu’il peuvent, en déplaçant un simple cavalier sur la carte mère, se mettre en marche dès qu’ils sont alimentés. De telle sorte qu’en cas de coupure de courant, les machines se remettent en route immédiatement à la reprise du service. On peut donc tout à fait imaginer en faire un serveur personnel compact et inaudible. L’engin peut également piloter diverses solutions externes professionnelles grâce à sa connectique variée. Les engins pourront également faire tourner des caisses ou se comporter en clients légers

2019-11-08 13_33_48-minimachines.net

Mais il est également possible de s’en servir comme d’un MiniPC classique pour des usages bureautique, multimédia et de loisir ou comme un PC de salon au vu de son côté inaudible et de ses possibilités en UltraHD.

Vendus en barebones, ces engins se négocient à des prix publics corrects au vu des configurations proposées. Le Shuttle DS10U sous Celeron est annoncé à 239€ HT, Le DS10U3 sous Core i3 à 448€ HT. Le DS10U5 sous Core i5 à 556€ HT et enfin le DS10U7 en Core i7 à 712€ HT. Pas les machines les moins chères du marché mais une construction robuste avec un vrai châssis en acier, un fonctionnement dépourvu de ventilation de qualité et des fonctions avancées bien pensées. Les machines sont compatibles avec Windows et Linux.

Source : Shuttle, Shuttle

Shuttle DS10U : Des miniPC fanless sous Intel Whiskey Lake © MiniMachines.net. 2019

L’étrange politique de suivi de Google ChromeOS

Par Pierre Lecourt

Prévues pour être mis à jour pendant 5 ans à l’origine, les machines sous ChromeOS sont passées à 6.5 années de manière globale dans un premier temps. Au bout de cette période, elles ne reçoivent plus de mise à jour… ce qui signifie leur arrêt de mort technique. Sans mises à jour, elles sont sujettes au risque d’une navigation dangereuse. 

Chromebook S345-14

Et ce sont des cibles particulièrement précieuses pour les pirates car des engins comme les Chromebooks sortent par lots de dizaines de milliers de pièces des usines des fabricants. De telle sorte que lorsque leur suivi de mise à jour s’arrête, ce sont autant de cibles potentielles, dans le même état logiciel, qui peuvent être attaquées. L’idée de sortir un outil d’attaque dédié devient donc rentable pour les machines les plus populaires. 

2019-11-08 10_41_01-minimachines.net

Depuis quelques temps les machines sous ChromeOS reçoivent des extensions de durée de mise à jour. Plus ou moins longues et concernant uniquement certains modèles uniquement, comme par exemple les 8 Années d’une série de machines sous SoC ARM Mediateck MT8173C par exemple. On sent qu’il s’agit là d’un problème économique pour Google. Gérer le suivi et la mise à jour pour autant de machines différentes semble problématique. On imagine l’armée de programmeurs nécessaire au développement et au suivi de ce type de solution. Chaque machine proposant une configuration particulière et recevant une extension de mise à jour transpirera sur les autres modèles employant le même “moteur” technique.

Et on sent que cette solution au “coup par coup” est en train de faire tâche d’huile. Comme si il suffisait qu’un constructeur demande à Google d’étendre la durée des mises à jour de ses machines pour que toutes celles utilisant le même coeur en profitent. On imagine donc que Google peut démarcher les constructeurs pour mutualiser cet effort et pousse ainsi les différentes marques à étendre le suivi de leurs engins. Ce qui permet notamment aux marques de garantir plus longtemps les services de leurs Chromebooks et Chromebox. Ou de respecter un cahier des charges imposé par un client institutionnel par exemple.

On vient d’apprendre que Google allait étendre le suivi de pas moins de 135 machines différentes. De manière assez aléatoire. Certaines machines auront droit à 6 mois d’extension de suivi supplémentaire, passant de 6.5 à 7 ans. D’autres auront une année ou deux de plus. Une liste détaillée est publiée par Google où les utilisateurs pourront découvrir la date retardée des mises à jour. Le site AndroidPolice tient également un listing des machines qu’il est bon de vérifier avant d’acheter un engin.

2019-11-08 10_41_30-minimachines.net

Reste que le couperet tombera un jour ou l’autre. Non pas que les machines cesseront de fonctionner le jour J mais qu’elles deviendront problématiques. Et cela n’a aucune espèce de rapport avec le prix ou la qualité du produit. Si votre engin pourra toujours fonctionner, il sera vulnérable qu’il ait coûté 250 ou 700€ pièce. Au vu de l’évolution des tarifs de ces engins ces dernières années, surtout sur le marché du Chromebook qui a largement débordé sur des modèles plus haut de gamme ces dernières années. Il n’est plus rare de croiser des machines à plus de 600 ou 700€ par exemple sur ce marché. Cette volonté de Google de dissocier le suivi des machines du système d’exploitation est donc assez problématique. Même si Google semble vouloir améliorer les choses en poussant ces extensions au fur et à mesure.

2019-11-08 11_12_55-minimachines.net

La solution de Google pour faire face à cette problématique a été assez simple même si elle n’est pas forcément rétroactive. Le moteur de recherche a annoncé en Mai dernier que toutes les machines mises en vente dès cette année seront forcément compatibles Linux. Proposer un suivi de ChromeOS aussi complet que possible et, après cette période, offrir aux utilisateurs d’utiliser par exemple une solution comme Debian, Ubuntu ou Fedora. L’autre solution proposée par Google est de lancer des outils Linux depuis une machine virtuelle. Cela demande un peu de connaissances techniques, et notamment savoir se servir du terminal, mais il est possible d’installer des programmes Linux sans problème depuis ChromeOS. On peut doc utiliser Thunderbird, Firefox ou LibreOffice sans problèmes.

Google pourrait se rapprocher de certaines distributions pour permettre aux utilisateurs de basculer d’un univers à l’autre tout en continuant d’exploiter ses services. Cela permettrait d’éviter une obsolescence logicielle d’appareils toujours fonctionnels à défaut de laisser ChromeOS en place et de risquer les données des clients qui ont fait confiance à la marque.

 

L’étrange politique de suivi de Google ChromeOS © MiniMachines.net. 2019

Microsoft Surface Pro X : L’irrésistible village mais sans la potion magique

Par Pierre Lecourt

Imaginez Asterix et Obelix dans une dimension parallèle, un village d’irréductibles Gaulois coincés dans une Gaule totalement occupée. Mais dans cette dimension alternative, il n’y aurait pas de potion magique. Le druide serait tout juste capable de proposer un breuvage permettant aux guerriers locaux de venir chatouiller les légions Romaines implantées à côté. 

2019-11-07 14_56_28-minimachines.net

C’est exactement ce qui arrive à la proposition Microsoft Surface Pro X. La tablette est très intéressante, magnifiquement réalisée et pourvue de nombreux éléments positifs. Mais quand il s’agit de regarder ce dont elle est capable, on se rend très vite compte que la promesse d’un niveau de performance équivalent aux propositions classiques x86 n’est pas tenue.

Microsoft s’acharne pourtant sur cette idée depuis 2013 quand la première Surface RT et sortie avec un SoC ARM à son bord. De nouveaux essais ont été menés par la marque et ses partenaires depuis mais la dernière promesse en date de Microsoft était assez alléchante. Grâce à un partenariat poussé entre la marque et Qualcomm, un nouveau SoC baptisé Snapdragon 8cx cadencé à 3 GHz  devait permettre de proposer une solution au niveau des puces Intel sur ce segment de l’ultra mobilité.

Parmi les points mis en avant, d’excellentes capacités de lecture vidéo, une autonomie exceptionnelle avec des scénarios de 20 heures d’usage avancé, un modem 4G intégré et des performances de calcul identiques malgré le recours à une émulation du x86 pour la majorité des programmes. Sur ces engagements, un seul semble tenu, celui d’un modem 4G LTE Snapdragon X24 intégré.

2019-11-07 14_56_41-minimachines.net

La performance de la puce Snapdragon est bien là, comme toujours, pour ce qui concerne les programmes adaptés à ARM et fournis par le Store de Microsoft. Ce qui pose trois soucis importants aux utilisateurs. D’abord il n’existe qu’une poignée de ces programmes, une liste minimaliste dans l’océan de possibilités offertes par l’écosystème de Windows en x86. Le recours à des programmes tiers sera donc un vrai besoin pour les utilisateurs. C’est le second souci de cette offre : Les propriétaires de licences logicielles classiques ne pourront pas les exploiter avec cette Surface Pro X. Il sera possible de lancer les programmes mais en acceptant de retrouver des performances d’ordinateur entrée de gamme. Le passage à l’émulation ne fait encore une fois aucun cadeau à la puce ARM. Troisième point, la solution ne fonctionne qu’au prix d’un enfermement encore plus fort dans l’univers de Microsoft. Pour fonctionner correctement, il faut passer par les choix imposés par le Windows Store. On ne choisit son éditeur de texte, son outil de lecture vidéo ou son navigateur qu’au travers du filtre Microsoft.

Le recours à des applications x86 qui tourneront via une émulation est donc obligatoire. Ce qui amène la très belle machine de Microsoft à un niveau de performances équivalent à un engin entrée de gamme sous processeur Intel. Les différentes vidéos déployées sur la toile sont impitoyables. Photoshop est, par exemple, catastrophique sur le test de The Verge ci dessus à 5’45. On voit non seulement un traitement lent, très lent face à une puce Intel Core classique mais surtout une navigation dans l’image en dessous du niveau d’un processeur Atom sorti en… 2015.

2019-11-07 14_56_54-minimachines.net

Le souci étant que le recours à des applications x86 32 bits est obligatoire pour bien des usages. Le navigateur Edge de Microsoft, Excel et Word de sa suite office, un outil comme Chrome ou l’application Spotify seront autant d’éléments qui emploieront cette émulation. Et cela ne concerne que les applications 32 bits, les outils logiciels 64 bits ne sont pas pris  en charge par l’émulateur. Adieu toute idée de jouabilité locale1 sur ces engins, à moins de développer une passion ultra conservatrice pour le démineur, la machine ne sera pas spécialement orientée pour le multimédia. Le Store de Microsoft a également l’assez mauvais goût de présenter des applications incompatibles avec la Microsoft Surface Pro X… ce qui n’est pas forcément la meilleure publicité pour l’engin dans un pays où on dispose de 14 jours pour renvoyer un appareil qui ne nous satisfait pas.

Mais ce n’est pas tout. La promesse d’une autonomie record n’est pas tenue. Quand Microsoft annonçait 20 d’heures d’usage et jusqu’à 13 heures en continu… il ne reste en réalité que 6 heures de travail avec l’engin. Il ne s’agit pas d’un benchmark, les outils de tests sont souvent très généreux avec les batteries en ne drainant que le minimum de leurs réserves dans un état second qui ne correspond pas à un usage réel. En réalité, les 10 heures ne peuvent s’obtenir qu’avec des mises en veille, et un rétro éclairage amoindri.

On se retrouve donc face à un engin qui fait moins bien, beaucoup moins bien, qu’une machine sous processeur x86. Ces dernières atteignent désormais les 10 à 12 heures de travail réel. Quand on multiplie ce défaut avec le temps pris par les calculs proposés, l’addition est très salée contre la Microsoft Surface Pro X. Avoir 6 heures de travail effectif sous un logiciel qui mettra deux à trois fois plus de temps à effectuer une tâche qu’un PC classique qui proposera le double d’autonomie. Ce n’est clairement pas un avantage.

Surtout au regard du prix demandé. L’engin de base, sous Snapdragon 8cx avec 8 Go de mémoire vive et 128 Go de stockage coûte tout de même la bagatelle de 1169€. Un tarif qui lui fait de l’ombre face aux propositions ultrabooks offrant plus de souplesse et de performances pour le même prix. Un tarif qui éclaire même la proposition iPad Pro d’Apple sous un nouveau jour. L’avenir d’Intel s’articule également de plus en plus dans une offre 4G avec des puces qui préparent largement le terrain et facilitent cette implantation. Un argument de moins pour Microsoft.

2019-11-07 14_58_45-minimachines.net

Le pire dans la réalité alternative de notre village Gaulois, c’est que c’est la notre. Ce qu’il s’est passé en Gaule pendant l’occupation Romaine et en l’absence de potion magique, c’est que les soldats Romains ont laissé les populations vivre tant bien que mal leur vie. Ils étaient bien incapables de devenir une police locale et d’imposer leur mode de vie. Et les Asterix et Obelix se sont fondus dans la masse des paysans Gaulois. C’est probablement le pire qu’il puisse arriver à la Microsoft Surface Pro X mais c’est son futur destin. La tablette est très belle, elle intéressera peut être un petit marché d’acheteurs mais il y a fort à parier qu’on la laisse tranquille et qu’elle disparaisse à court terme. Dans l’oubli et derrière la Surface Pro tout court… sous x86.

Est-ce que Microsoft finira par jeter l’éponge ? Est-ce que Windows évoluera avec assez de puissance pour pousser les éditeurs à proposer des applications sur mesure pour un marché de niche ? Est-ce que la marque va annoncer encore une fois l’arrivée d’une nouvelle nouvelle puce ARM Qualcomm capable de proposer enfin les performances qu’un utilisateur lambda attend d’une solution hybride ultraportable à plus de 1000€ ? Difficile à dire. On a l’impression que Microsoft ne compte pas s’arrêter là, même si au final on le sent de plus en plus seul sur son petit segment.

Images : Engadget et TheVerge

Microsoft Surface Pro X : L’irrésistible village mais sans la potion magique © MiniMachines.net. 2019

Intel stoppe la commercialisation des NUC Crimson Canyon

Par Pierre Lecourt

Le Core i3-8121U n’est pas une merveille en terme de performances. C’est un peu le soucis de la course aux nanomètres engagée par Intel ces dernières années. La puce produite est certes en 10 nanomètres mais les performances proposées ne sont pas spécialement exceptionnelles et le prix de revient doit être très élevé pour Intel. Intégrer ce processeur dans un nouveau NUC Crimson Canyon n’équilibrait donc pas la balance en sa faveur dès la commercialisation de l’engin.

2019-11-07 13_56_41-minimachines.net

Autre soucis pour Intel, la faiblesse de production de cette puce ne lui a pas permis été retenue dans beaucoup de machines. Ce qui a empêche d’avoir un repère de tests et d’avis sur ses performances pour envisager un achat. On apprend aujourd’hui qu’Intel abandonne ce NUC Crimson Canyon. La plate forme ne semble pas avoir rencontré le succès escompté.

Il s’agit d’un engin assez étrange avec ce Core i3 exotique à son lancement qui proposait un TDP de 15 watts et était associé à un circuit AMD Radeon 540x. Il proposait deux solutions de stockage avec un emplacement SATA 2.5″ et un M.2 PCie NVMe capable de gérer un SSD ou un circuit Intel Optane. 

La machine sera toujours livrable jusqu’en Février prochain mais je doute que les équipes d’Intel fasse de gros efforts pour pousser ce modèles auprès de leurs clients. Mieux encore, il sera possible d’annuler les commandes passées précédemment pour ce modèle jusqu’au 27 Décembre afin de ne pas stocker des engins difficiles à vendre. 

C’est tout le problème d’un début de technologie comme ce que propose ce Core i3-8121U. Son fonctionnement en 10 nanomètres n’apporte finalement pas grand chose de plus qu’un classique Core en 14 nanomètres. Surtout dans un format MiniPC. Pas de véritable gain à une économie d’énergie qui aurait pu améliorer l’autonomie d’un engin portable par exemple. Pas de vraie révolution non plus en terme de performances. Le recours à un circuit tiers signé AMD pour la partie graphique. Ce NUC ne partait clairement pas sous les meilleures auspices.

Source : Intel et Liliputing

Intel stoppe la commercialisation des NUC Crimson Canyon © MiniMachines.net. 2019

LattePanda Delta 432 : une version Celeron N4100 de la carte

Par Pierre Lecourt

Compatible avec Linux, les LattePanda Delta sont livrées avec une version de Windows 10 Pro et sont pensées pour piloter différentes interfaces. Leur conception globale est orientée vers la programmation et le pilotage d’autres éléments avec une intégration d’un module Arduino Leonardo directement sur leur surface.

2019-11-06 13_36_03-minimachines.net

Ces cartes ont du sens si, et uniquement si, vous comptez programmer avec. Si vous voulez utiliser leurs fonctions particulières. Sinon, au vu de leur tarif, on parle ici d’un modèle vendu 199€, autant acheter un MiniPC classique qui sera mieux équipé pour moins cher. 

2019-11-06 13_36_26-minimachines.net

La LattePanda Delta a de nombreux avantages qui lui sont propres : Outre l’intégration d’Arduino et l’offre assez riche en connecteurs avec 2 jeux de 50 GPIOs (prise en charge I2C, I2S, USB, TTL, UART, RTC), elle propose une connectique complète avec notamment la gestion native des écrans tactiles. On retrouve un eDP et un connecteur pour les solutions capacitives. La carte embarque également deux ports M.2 pour piloter diverses interfaces dont du SATA 3.0 ou des stockages PCIe NVMe. De quoi épauler les 32 maigres Go de stockage de base de l’engin en eMMC V5.0. 

2019-11-06 13_36_38-minimachines.net

La carte propose également un module Wifi5, du Bluetooth 5.0 et un Ethernet Gigabit. En plus de sa sortie eDP, elle gérera une sortie HDMI et un affichage USB Type-C DP. Enfin, elle propose trois ports USB 3.0, une prise jack audio 3.5 mm et un lecteur de cartes MicroSDXC. A noter que cette solution consommera très peu avec son processeur N4100, on pourra d’ailleurs l’alimenter via une batterie externe.

2019-11-06 13_36_50-minimachines.net

Livrée avec un système de ventilation sur mesures et son alimentation 45 Watts Power Delivery via USB Type-C, elle est également fournie avec une licence de Windows 10 Pro. La LattePanda Delta est clairement une carte atypique, à réserver à des projets spécifiques au vu de son tarif. Mais pour une intégration complète ou des projets pouvant profiter des fonctions Arduino, elle a beaucoup de sens.

Découvrez le meilleur prix de la Carte LattePanda Delta 432

LattePanda Delta 432 : une version Celeron N4100 de la carte © MiniMachines.net. 2019

Xiaomi Mi Watch : un prix a tomber pour le clone de l’Apple Watch

Par Pierre Lecourt

Dire que la Mi Watch s’inspire de la montre d’Apple est une évidence. On retrouve le même type d’écran tactile rectangulaire aux bords arrondis, une petite molette crantée et un bouton unique, dans un format allongé pour un appui plus facile. Tout cela définit le design même de la montre d’Apple. Le cadran mesure 44 mm de côté et pèse 44 grammes.

2019-11-06 11_51_34-minimachines.net

Mais les engins ont tout de même de grosses différences techniques, à commencer par le logiciel embarqué puisque Xiaomi a choisi d’intégrer le système d’exploitation Google Wear dans sa Mi Watch. Il s’agit d’une version classique adaptée à la montre grâce à un habillage sur mesures. On retrouvera donc toutes les fonctionnalités du système de Google et en particulier ses interactions complètes avec les smartphones.

2019-11-06 11_51_48-minimachines.net

L’écran de la Mi Watch mesure 1.78″ en 368 x 448 pixels et utilise une technologie d’affichage AMOLED pour un rendu très lisible. Un capteur de lumière ambiante permettra de régler la puissance de l’affichage pour économiser la batterie. Le ratio de densité de pixels monte à 326 par pouce ce qui donnera un affichage très fin. La batterie embarquée est une 570 mAh qui devrait offrir, selon Xiaomi, jusqu’à 36 heures d’utilisation entre deux recharges. Sous l’écran, sans surprises, on retrouve un SoC Qualcomm Snapdragon Wear 3100. Une puce qui équipe la plupart des solutions sous Google Wear et qui couvre l’ensemble des besoins du système de Google.

2019-11-06 11_48_25-minimachines.net
Il s’agit d’un quadruple coeur Cortex-A7 cadencé à 1.2 GHz associé à un co-processeur très peu gourmand baptisé QCC1110 qui prend en charge les éléments au long cours : Gestion de l’heure, du réveil de l’affichage, des alarmes et autres. C’est lui qui a permis aux montres de dernières génération de dépasser les 24 heures d’utilisation. Utilisant très peu d’énergie, il ne réveillera que les Cortex-A7 pour un véritable usage de la montre et non pas son quotidien.

2019-11-06 11_48_33-minimachines.net

Google Wear compte également sur le gigaoctet de mémoire vive que la montre embarque pour pouvoir gérer plusieurs actions en parallèle et l’ensemble propose 8 Go de mémoire de stockage pour glisser tout type d’applications mais également de la musique et autres données. La Mi Watch proposera enfin un modem Wifi4, du Bluetooth 4.2 BLE et du NFC. De quoi piloter un casque audio facilement mais également – peut être1 effectuer des paiements avec la montre. Evidemment, un module GPS est présent, il est fourni par le SoC de Qualcomm.

2019-11-06 11_53_40-minimachines.net

Enfin, la montre proposera une fonction eSIM pour pouvoir se connecter en 4G. Une bonne idée ? Difficile de le savoir pour le moment, cette technologie sera adaptée à chaque pays, aura donc besoin de bandes précises2 et surtout de partenariats. Son impact sur l’autonomie de l’ensemble pourrait être également assez fort. J’ai bien peur que les 36 heures annoncées soient liées à un usage très sobre de l’engin, l’autonomie sera forcément impactée par un usage 4G. Cela dit, pour certains usages, cela peut être utile. La montre offrira par exemple la possibilité de passer ou de recevoir des appels en faisant du sport sans avoir à transporter un smartphone. On pourra piocher dans un répertoire de contacts partagés et utiliser une oreillette Bluetooth pour communiquer.

2019-11-06 11_47_58-minimachines.net

D’un point de vue capteurs, on retrouvera outre le GPS+Glonass, un baromètre, un capteur cardiaque pour suivre son activité. Les fonctions habituelles de suivi du sommeil ou de podomètre seront proposées. Ainsi que la ribambelle d’autres fonctions plus ou moins sérieuses de cet écosystème : Pression sanguine, oxymétrie, stress, énergie du corps et autres. Des indicateurs à prendre avec les pincettes de rigueur car le suivi de ce type de fonction laisse souvent à désirer. Une indication comme la mesure de l’énergie du corps semble mélanger de la pseudo-science à l’ensemble ce qui n’est pas des plus rassurants pour la rigueur du tout.

2019-11-06 11_47_11-minimachines.net

La gestion des exercices devrait être bien gérée avec plus d’expérience autant du côté de Xiaomi que de Qualcomm et des périphériques Google Wear. La Mi Watch devrait prendre en charge de multiples activités : Marche, course, randonnée, triathlon, salle, vélo sur route et en salle, nage… La montre est certifiée IP68.

2019-11-06 11_46_40-minimachines.net

La Mi Watch utilisera Google Wear dans une version adaptée par Xiaomi. Un redesign de l’interface complet pour l’adapter au cadran avec en prime une version adaptée de MIUI. Cela offrira à Xiaomi la possibilité d’adresser deux magasins d’applications. Google Wear d’un côté et MIUI OS pour montre de l’autre. On peut donc s’attendre à des développements d’applications sur mesures également. Par défaut, la marque annonce des versions spécifiques des applications de base. Conçues pour leur légèreté en consommation et en espace de stockage : Un gestionnaire de tâches, un enregistreur audio et un système de prises de notes par exemple. La Mi Watch annonce également plus de 100 cadrans différents.

2019-11-06 11_49_08-minimachines.net

Annoncée à 1299 yuans pour la version locale de base, soit environ 170€, elle devrait d’abord être vendue en Chine pour le 11.11. Cette version premier prix se contentera d’un bracelet en silicone. Une version plus chère, avec un châssis en acier et un bracelet en métal sera disponible plus tard dans l’année à 1999 Yuans soit environ 260€. Ces modèles seront probablement proposés à l’international dans les mois qui viennent.

Xiaomi Mi Watch : un prix a tomber pour le clone de l’Apple Watch © MiniMachines.net. 2019

Gigabyte Aorus RTX 2080 Ti Gaming Box : un boitier Thunderbolt 3 musclé

Par Pierre Lecourt

Le Thunderbolt 3 faisait cette promesse d’une possibilité de piloter un boitier externe embarquant une carte PCI performante. Une promesse récurrente de la part de tous les acteurs permettant d’imaginer un monde où l’on utiliserait un portable endurant en mobilité et où on retrouverait des performances graphiques haut de gamme en mode sédentaire.

2019-11-05 15_05_31-minimachines.net

Le Gigabyte Aorus RTX 2080 Ti Gaming Box reprend donc ce concept mais, encore une fois, dans une vision très très haut de gamme. Le boitier noir propose donc une carte graphique de la marque avec à son bord un circuit Nvidia GeForce RTX 2080 Ti. Un circuit musclé aussi à l’aise en terme de 3D pour le jeu que pour la création graphique ou le montage vidéo. 

Avec 11 Go de mémoire vive GDDR6 dédiée; la carte tournant à 1545 MHz offrira cinq sorties vidéo avec une prise HDMI, trois DisplayPort et un USB Type-C permettant un affichage. Un port Thunderbolt 3 permettra de relier le boitier à son PC facilement et le boitier offrira en relais une série de ports supplémentaires : Un Ethernet Gigabit ainsi que trois ports USB 3.0.

2019-11-05 15_04_43-minimachines.net

L’idée est, comme d’habitude, de n’avoir qu’un seul port USB type-C Thunderbolt 3 à connecter à votre machine pour bénéficier d’une configuration complète. On se retrouvera ici avec un accès au réseau filaire, ses périphériques USB connectés et quatre écrans au maximum accélérés par la solution.

2019-11-05 15_05_49-minimachines.net

Le Gigabyte Aorus RTX 2080 Ti Gaming Box propose une solution refroidie par eau, un watercooling en circuit fermé est fourni avec la machine. Probablement pour éviter de transformer le boitier en soufflerie en usage intensif. Le boitier reste relativement compact au regard de l’encombrement classique d’une carte graphique de ce type. 30 cm de profondeur, 14 cm de large et 17.3 cm d’ haut. Il embarque sa propre alimentation 450 watts dédiée. Gigabyte le livre avec un boitier de transport.

2019-11-05 15_04_22-minimachines.net

Le boitier est sobre avec une coque noire mate assez classique. Un logo Aorus est dessiné dessus et la marque a jugé utile de proposer un jeu de LEDs RVB programmables en prime. Ces éléments pourront être masqués ou désactivés pour un usage plus sérieux. La marque s’adresse d’ailleurs en réalité autant aux joueurs qu’aux créateurs. Ce genre de petit joujou étant évidemment plus facilement acceptable comme un investissement de travail que comme un caprice de jeu. Le choix d’une carte graphique Nvidia permet à la marque de proposer un pilote “studio” pour améliorer la chaîne de productivité de l’ensemble.

2019-11-05 15_12_50-minimachines.net

Des grilles d’aération sur les côté du boitier peuvent s’extraire facilement pour les dépoussiérer.

Pas d’information sur la date de sortie ni sur le prix de cet engin, on imagine au vu des détails de fabrication et la qualité de la carte proposée, que cette solution Gigabyte Aorus RTX 2080 Ti Gaming Box ne sera pas donnée. Ce qui semble très logique et conforme à l’image que Gigabyte veut donner à sa gamme Aorus. Mais j’aimerais bien tout de même que les constructeurs s’intéressent un peu à des modèles plus accessibles en terme de tarif. 

Sources : Gigabyte, Tom’s Hardware, Videocardz et Liliputing

Gigabyte Aorus RTX 2080 Ti Gaming Box : un boitier Thunderbolt 3 musclé © MiniMachines.net. 2019

Les Bons Plans du jour : 04/11/2019

Par Pierre Lecourt

La machine d’illustration st un IBM 5155 qui fait tourner l’excellent Lonely Mountains: Downhill.

Les Bons Plans du jour : 04/11/2019 © MiniMachines.net. 2019

6 nouveaux processeurs Gemini Lake Refresh chez Intel

Par Pierre Lecourt

Le Celeron N4120 est parmi les plus intéressants de ces six nouveaux processeurs Intel développés sous architecture Gemini Lake Refresh. Rien de formidablement nouveau puisqu’on découvre des évolutions de puces déjà existantes, mais le fondeur a poussé son architecture un peu plus loin dans ses retranchements.

2019-11-04 16_02_19-minimachines.net

On commence par les Celeron N destinés, au départ, aux portables entrée de gamme mais que l’on retrouve également dans de nombreux MiniPC.

Le Celeron N4020 est un double coeur avec 4 Mo de mémoire cache et un Circuit Intel UHD 600 capable de pointer à 650 MHz. Il prendra en charge la DDR4 et sa fréquence pourra grimper à 2.8 GHz. La puce viendra se positionner sur le segment de l’actuel Gemini N4000 et visera des solutions entrée de gamme. 

Vient ensuite mon chouchou, le Celeron N4120 qui vient se positionner à la place de l’actuel N4100. Si le processeur actuel est déjà une solution très performante pour les usages du quotidien, on peut espérer que ce Gemini Lake Refresh lui redonne encore un peu de piment. Il s’agit d’un 4 coeurs et 4 threads fontionnant de 1.1 à 2.6 GHz avec 4 Mo de mémoire cache et la prise en charge de la DDR4-2400 sur deux canaux. Son circuit graphique Intel UHD 600 atteindra 700 MHz. La formule ne change pas énormément face au N4100 avec une augmentation de sa fréquence de 200 MHz seulement. 

Le Pentium Silver N5030 reste dans la même lignée avec une fréquence maximale de 3.1 GHz et toujours 4 coeurs et 4 threads. Sa fréquence graphique passe à 750 MHz avec un Intel UHD 605 comme circuit d’affichage. Il vient à la suite de l’actuel N5000.

2019-11-04 16_02_30-minimachines.net

Puis  viennent les séries J destinées aux machines de bureau plus classiques. 

Le Celeron J4025 est un double coeur et double thread qui grimpera à 2.9 GHz avec là encore 4 Mo de cache. Son circuit graphique est toujours un UHD 600 à 700 MHz et il prendra en charge la DDR4. 

Le Celeron J4125 passe à 4 coeurs et 4 Threads avec toujours 4 coeurs et 4 Mo de cache. Sa fréquence est de 2.7 Ghz au maximum et son circuit UHD 600 grimpe à 750 MHz.

Le Pentium Silver J5040 passe à 3.2 GHz max toujours sur 4 coeurs et 4 threads avec 4 Mo de mémoire cache et un circuit graphique UHD 605 à 800 MHz.

Il s’agit bien d’une optimisation des designs existants. Gemini Lake Refresh n’est pas une révolution technique. Cela reste tout de même une bonne nouvelle car avec ces puces, Intel confirme son intention de continuer à produire des solutions destinées à des machines abordables. Cette catégorie promet le même TDP que les solutions qu’elle remplace. Un Celeron N4120 tournera également à 6 Watts  de TDP. La consommation sera donc identique aux machines sous Celeron N4100. Cela suppose que les machines dissipées passivement en N4100 pourront accueillir sans problème un N4120. Les ajouts comme la prise en charge native d’un Wifi5, la décompression HEVC 10 bits ou VP9 sont bien évidemment toujours présents.

6 nouveaux processeurs Gemini Lake Refresh chez Intel © MiniMachines.net. 2019

Kodlix GK45 : un MiniPC Gemini Lake évolutif

Par Pierre Lecourt

Le Kodlix GK45 est un MiniPC classique avec un encombrement minimal : 13.6 cm de large pour 12 de côté et 4.6 cm d’épaisseur. Dans cet espace, la marque a réussi à intégrer pas moins de trois éléments de stockage amovibles mais également une très bonne connectique.

2019-11-04 13_44_31-minimachines.net

Le Kodlix GK45 propose un processeur Intel Celeron  Gemini Lake J4105. Une puce quadruple coeurs cadencée de 1.5 à 2.5 GHz avec 4 Mo de mémoire cache qui tourne sur un TDP stable de 10 watts. Un circuit qui embarque également un Intel UHD 600 cadencé de 250 à 750 MHz pour sa partie graphique. Avec 12 Unités d’exécution, cette solution sait piloter jusqu’à 3 écrans en UltraHD, ce qui la positionne pour de nombreux usages. Il n’est malheureusement pas fanless contrairement au précédent modèle de la marque. Mais avec 10 watts à dissiper on peut espérer un engin relativement silencieux.

Kodlix en a pris conscience en intégrant trois sorties d’affichage sur sa machine. Le Kodlix GK45 propose ainsi un port HDMI 2.0, un Mini DisplayPort et un port USB Type-C prenant en charge l’affichage. Les trois sorties pourront piloter un écran en UltraHD à 60 images par seconde pour un usage très complet en tri écran si désiré. Bien évidemment, l’engin peut également se contenter d’afficher sur un téléviseur ou de piloter deux moniteurs dans une station bureautique plus classique. Mais pour de la programmation ou du travail sur de l’image, piloter trois affichages distincts peut être intéressant.

La mémoire vive n’est pas énorme, 4 Go de DDR4 seulement et elle est soudée à la carte mère. C’est dommage de ne pas avoir intégré plus de mémoire ou essayé de glisser un slot So-Dimm dans l’engin. Passer à 8 Go aurait offert beaucoup plus de confort pour certains usages même si les 4 Go sont suffisants pour la plupart des tâches que l’on attribuera au Celeron embarqué.

2019-11-04 13_03_22-minimachines.net

Le Kodlix GK45 propose également un double port Ethernet Gigabit pour piloter deux réseaux indépendamment. De quoi par exemple se connecter à internet d’un côté et piloter un réseau local indépendamment de l’autre. La face arrière montre également la présence d’un Antivol type Kensington Lock pour éviter que le petit boitier disparaisse ainsi que l’arrivée de l’alimentation jack en 12 volts et 3 ampères.

2019-11-04 13_03_33-minimachines.net

Sur la face avant, on retrouve trois ports USB 3.0 type-A, celui en jaune semble fournir une fonction de charge qui permettra d’alimenter un appareil même lorsque le PC sera éteint. Un détail pratique pour recharger un smartphone ou autre appareil via l’USB de la machine. On retrouve également un microphone en face avant, un bouton reset et le bouton de démarrage de l’engin. Pas de port jack sur ce Kodlix GK45 ? Si, le port jack audio 3.5 mm est présent sur le côté droit de l’appareil à côté d’un lecteur de cartes MicroSDXC.

2019-11-04 13_04_02-minimachines.net

Mais un des points forts de ce MiniPC vient de la possibilité qu’il offre d’accéder à ses multiples solutions de stockage. Livré avec un SSD M.2 2242 de 64 Go, il permet également l’ajout d’une unité M.2 2280 et d’un stockage 2.5″ SATA classique. Les deux emplacements étant accessibles via une trappe située sous l’engin. On pourra donc largement étendre le stockage de la solution pour des usages variés. On imagine aisément l’intérêt d’un engin de ce type sous un téléviseur avec la possibilité de se connecter à deux réseaux différents : Un NAS d’un côté et Internet de l’autre. Un stockage conséquent pour des contenus locaux, une sortie HDMI UltraHD HDCP pour l’écran. Un Wifi5 est également présent ainsi qu’un Bluetooth 5.0 pour piloter des enceintes Bluetooth ou divers appareils type télécommande ou clavier.

Rien de révolutionnaire donc dans ce Kodlix GK45 mais une machine bien construite pour des usages variés qui iront du multimédia au travail bureautique complet. Le Celeron J4105 est un bon processeur qui ne vous offrira pas de grandes possibilités de jeu mais qui propose de belles performances pour des usages classiques : Traitement de teste, retouche photo non pro, streaming, vidéo, surf et autres devraient être confortables.

A 216€ en importation, le Kodlix GK45 représente également un investissement de base minimal pour des usages de présentation. Un poste de ce type conviendra sans doute parfaitement pour piloter 3 affichages dans une vitrine ou un scénario utilisateur, usager et présentation par exemple.

Découvrir le meilleur prix pour le Kodlix GK45

 

Si le triple écran ne vous intéresse pas, pas plus que le double port Ethernet Gigabit. Le Beelink Gemini X45 peut être également une bonne alternative. il embarque le même processeur Celeron mais avec 8 Go de DDR4 et 128 Go de stockage sur SSD 2242 mSATA avec toujours la possibilité d’ajouter un second stockage 2.5″ SATA. On le trouve en général à moins de 180€.

Découvrir le meilleur prix pour le Beelink Gemini X45

Kodlix GK45 : un MiniPC Gemini Lake évolutif © MiniMachines.net. 2019

Huawei MatePad Pro : une nouvelle tablette et un nouveau design

Par Pierre Lecourt

La Huawei MediaPad M7 présentée en image changerait en réalité de nom pour une nouvelle appellation “Huawei MatePad Pro” selon Evan Blass. Il s’agirait donc d’une nouvelle gamme de tablettes chez le fabricant, sans que l’on sache pour le moment si cette nouvelle venue remplace totalement la gamme de MediaPad ou si il s’agit d’une nouvelle offre. Au vu des dénominations des produits, il est possible que Huawei conserve une branche grand public et une branche professionnelle.

2019-11-04 11_18_53-minimachines.net

Source : 91Mobiles

On découvre une tablette assez classique dans l’aspect au premier abord, la Huawei MatePad Pro cache en réalité des nouveautés assez subtiles avec notamment une camera qui perce la surface de l’écran d ‘un petit rond noir. Une technologie employée par les fabricants de smartphones qui a transpiré ici dans le monde des tablettes. Cette évolution n’est pas anodine car elle permet, comme pour les smartphones ces dernières années, de proposer une occupation de la surface plus grande pour l’écran. en clair, sortir la camera des bordures de l’appareil propose un plus grand affichage.

Et on découvre en effet des bordures moins larges sur cette Huawei MatePad Pro. Elles existent toujours, puisque la prise en main de l’objet nécessite de poser un doigt au minimum pour pincer efficacement l’objet et éviter qu’il ne tombe, mais elles semblent limitées au minimum.

On ne sait pas encore beaucoup de choses sur les entrailles de la machine, la Huawei MatePad Pro est censée embarquer un SoC Kirin 990 de la marque. La puce la plus haut de gamme de son catalogue avec un ensemble de composants très performants : deux coeurs Cortex-A76 hauts en fréquences, deux autres Cortex-A76 situés un peu plus bas en fréquence et quatre coeurs Cortex-A55. Les trois groupes s’activant suivant les besoins de calculs pour ménager la batterie au maximum. La partie graphique emploie un Mali-G76 d’ARM mais constituée de 16 blocs de calcul. Particularité de la Kirin 990, elle embarque en son sein un modem 5G ce qu ferait de la tablette Huawei MatePad Pro une solution 5G si la marque le décide. Elle pourrait évidemment également fonctionner en 4G.

Associée à cette puce maison, Huawei embarquera jusqu’à 8 Go de mémoire vive et 256 Go de stockage. La tablette semble également accepter les stylets actifs puisque les images de la tablette montrent un accessoire de ce type. La tablette proposera enfin un dock clavier magnétique servant également, comme d’habitude, d’étui de protection à l’engin.

Pas de date de sortie pour le moment, il est probable que l’objet soit proposé l’année prochaine après une présentation au CES. Pas de prix non plus évidemment, je doute qu’on soit dans une gamme de produit low-cost.

Huawei MatePad Pro : une nouvelle tablette et un nouveau design © MiniMachines.net. 2019

Intel lance les Celeron 5205U et Pentium 6405U Comet Lake

Par Pierre Lecourt

La dixième génération de processeur Intel Core “Comet Lake” à basse consommation pour portable et MiniPC est sortie voilà déjà deux mois. Il est temps pour Intel de compléter sa gamme avec des solutions classiques pour des machines plus abordables. Les Celeron 5205U et Pentium Gold 6405U débarquent donc avec des spécifications revues à la baisse mais construits sur la même architecture de base.

  COEURS/THREADS CACHE TDPs FREQ BASE/MAX FREQ MAX
Tous coeurs
FREQ GFX
i7-10710U 6/12 12Mo 15/25W 1.1/4.7GHz 3.9GHz 1.15GHz
i7-10510U 4/8 8Mo 15/25W 1.8/4.9GHz 4.3GHz 1.15GHz
i5-10210U 4/8 6Mo 15/25W 1.6/4.2GHz 3.9GHz 1.1GHz
i3-10110U 2/4 4Mo 15/25W 2.1/4.1GHz 3.7GHz 1.05GHz
Pentium 6405U 2/4 2Mo 15W 2.4GHz 2.4GHz 950MHz
Celeron 5205U 2/2 2Mo 15W 1.9GHz 1.9GHz 900MHz

Le Celeron 5205U est une solution entrée de gamme fonctionnant sur 15 watts de TDP. Une architecture que l’o pourra donc retrouver dans des machines portables mais également dans différentes solutions de MiniPC variées. La puce propose 2 coeurs sans hyperthreading cadencés à 1.9 GHz et 2 Mo de mémoire cache. Elle est associée à un circuit Intel UHD. Bref une solution entrée de gamme pour des machines basiques classiques avec un prix indicatif de 107$ donné par Intel.

Le Pentium Gold 6405U propose un peu plus de muscles dans la même enveloppe thermique de 15 watts puisque, s’il s’agit encore une fois d’un double coeur, il est également capable d’hyperthreading. Sa mémoire cache reste à 2 Mo mais sa fréquence grimpe à 2.4 GHz. Il est annoncé à 161$ par la marque. 

A noter que les deux puces n’ont plus de limitations de mémoire comme les autres Celeron et Pentium auparavant, toutes deux peuvent contrôler jusqu’à 64 Go de DDR4 ou de DDR3. On retrouve les avancées liées au circuit graphique UHD avec des prises en charge 4096 x 2304 sur trois ports, un prise en charge de DirectX 12, de l’OpenGL 4.5, des instructions de décodage Clear Vdeo et du QuickSync. Les puces ne pourront par contre pas gérer les supports Optane par exemple.

2019-09-04 11_29_06-minimachines.net

Les ECS Liva Z3 promettent des puces Intel Comet Lake en 2020

Ces nouveaux Celeron 5205U et Pentium Gold 6405U visent des marchés entrée de gamme : Machines de salon dédiées à la bureautique ou au multimédia, portables entrée de gamme… Evidemment, le prix indicatif d’Intel n’aura probablement rien à voir avec le prix de commercialisation réel de la machine finale.

Intel lance les Celeron 5205U et Pentium 6405U Comet Lake © MiniMachines.net. 2019

Razer Hammerhead, un casque Audio True Wireless sans latence

Par Pierre Lecourt

Tout pour jouer sur smartphone ? Razer est en train de dévoiler toute la panoplie du jouer sur mobile. En plus de sa manette Junglecat, la marque lance une paire d’oreillettes Bluetooth. Les Razer Hammerhead vous promettent non pas de vous écraser le crane mais une connexion audio facile et surtout très vive pour suivre vos jeux sans latence.

2019-10-31 17_09_59-minimachines.net

Créer des avancées techniques c’est également le meilleur moyen de créer – et vendre – des solutions pour régler les problèmes qu’elles génèrent. Les nouvelles générations de smartphones ont décidé de se passer de prises jack audio 3.5 mm pour des raisons plus ou moins valables. Si les premiers smartphones proposant ce type de design promettaient en échange une bonne résistance à l’eau, les dernières ont juste conservé le design sans fil mais ont oublié de proposer toute contrepartie. 

2019-10-31 17_09_37-minimachines.net

Le résultat est en tout cas assez identique pour l’utilisateur final. Les nouvelles générations de smartphones n’ont plus ce fameux port jack. Port qui permettait de brancher n’importe quel type de casque sans aucun soucis. Des appareils peu chers, faciles a utiliser, peu gourmands en énergie et sans aucune latence entre l’émission et la restitution du son.

Au contraire, les solutions Bluetooth ont apporté pas mal de soucis techniques. Le premier est dans l’utilisation du Bluetooth qui a un impact direct sur l’autonomie de votre smartphone. Le second, toujours lié au Bluetooth, est dans la latence proposée par le traitement du signal. Ainsi, un bon nombre de casques Bluetooth proposent un décalage important entre l’émission du son et la réception de celui-ci. Si cela peut se compenser en terme de vidéo avec un décalage du son depuis votre lecteur, ce n’est pas le cas pour le jeu vidéo. 

2019-10-31 17_09_29-minimachines.net

Razer promet donc une solution avec ses oreillettes Hammerhead. Des modèles dont la marque assure une latence audio invisible quand vous jouez ou regardez une vidéo en Bluetooth. La marque assure utiliser un Bluetooth 5.0 spécialement optimisé pour baisser la latence au minimum. Cette promesse a un prix, 119.99€

Les Razer Hammerhead promettent également une résistance à l’eau et à la sueur IPX4, 3 heures d’autonomie par recharge et permettent d’être rechargées 4 fois via leur boitier de stockage. Boitier qui se rechargera lui même grâce à une connexion USB Type-C. Le reste des options est très classique avec un microphone intégré pour passer des appels ou réveiller un assistant vocal ainsi que des zones tactiles pour piloter la musique ou décrocher un appel.

Razer Hammerhead, un casque Audio True Wireless sans latence © MiniMachines.net. 2019

SiFive U8, des processeurs RISC-V au niveau des ARM Cortex-A72

Par Pierre Lecourt

Anandtech détaille une nouvelle gamme de SoC RISC-V de la société SiFive. Des solutions qui se positionnent sur un marché compliqué où règnent en maîtres deux architectures différentes avec d’un côté le x86 d’Intel et AMD et de l’autre ARM.

RISC-V est une technologie assez ancienne désormais mais qui n’a jamais eu les bonnes grâces des constructeurs pour les machines grand public. Il faut dire que si la solution est très souple et capable de choses impressionnante, elle bénéficie des efforts de moins d’acteurs et de moins de moyens que les propositions x86 et ARM. Ce qui s’explique par la plus faible performance de ses puces. 

2019-10-31 12_31_54-minimachines.net

Aujourd’hui, SiFive annonce une nouvelle gamme de SoC RISC-V avec les U8 qui devraient se positionner au niveau des puces ARM Cortex-A72 pour les plus performantes d’entre elles. Pour parvenir à ce résultat, SiFive utilise une technologie superscalaire et une architecture prédictive OoO (Out of Order). La marque annonce en particulier deux solutions avec le SiFive U84 qui se positionne sur ce segment de performances avec un excellent rendement énergétique et un second modèle de SoC baptisé SiFive U87 qui semble construit pour calcul vectoriel.

2019-10-31 12_36_22-minimachines.net

Le SiFive U84 est un SoC gravé en 7 nanomètres qui offre plus de trois fois la performance du précédent SiFive U74 gravé en 16 nanomètres. Il est plus rapide en fréquence et consomme également moins d’énergie. La marque annonce qu’il lui est possible de créer des puces combinant jusqu’à 9 coeurs fonctionnant ensemble ou indépendamment tout en mélangeant ses puces de séries U7 et U9 dans une combinaison très semblable à ce que propose ARM avec ses diverses technologies big.LITTLE. Même si on ne voit pas trop l’intérêt – mis à part un éventuel gain financier – a utiliser des coeurs U7 si ceux-ci sont plus gourmands en courant et moins performants.

2019-10-31 12_32_14-minimachines.net

La marque met en avant la très grande efficacité de son cheptel face à des solutions ARM. Face au Cortex-A72, le SiFive U84 offrirait 1.5 fois plus de performance par watt tout en mettant en avant la miniaturisation de sa puce qui serait deux fois plus petite que celle d’ARM. Reste a savoir qui pourrait vraiment tirer parti de cette offre ? Des particuliers ne seront probablement pas très intéressé par un objet qui rivalise avec un Cortex-A72 qui commence déjà à tirer la langue sur certains usages grand public. SiFive proposera sans doute cette technologie à des professionnels pour des intégrations à très basse consommation mais également dans des solutions de calcul très spécialisées.

La grande force de l’offre SiFive est sans doute liée à sa plateforme RISC-V qui lui permet de construire pour ses clients des solutions véritablement sur mesures pour correspondre à diverses attentes de tailles, de performances et de consommation. Le tout dans une logique de licence que la société propose et qu’elle sait également intégrer depuis d’autres sources. SiFive propose par exemple diverses intégrations externe qu’elle peut intégrer à ses propres constructions. Solutions de sécurité, de programmation, d’IA, ou d’interfaces signées par Nvidia, Mobivell ou Rambus pour n’en citer que quelques unes.

2019-10-31 12_44_45-minimachines.net

La marque propose diverses cartes de développement destinées a prendre en main ses puces et a maîtriser la technologie RISC-V.

Source : Anandtech

SiFive U8, des processeurs RISC-V au niveau des ARM Cortex-A72 © MiniMachines.net. 2019

Razer Junglecat : des Joy-con pour smartphones Android

Par Pierre Lecourt

119.99€, pas moins, c’est le prix annoncé pour les Junglecat de Razer. Pas donné pour un contrôleur Bluetooth dédié au bizarre monde du jeu sur mobile même si l’objet a finalement plus d’usages que  cette simple destination.

2019-10-30 20_32_44-minimachines.net

L’idée est toujours la même, on coince l’écran de son smartphone entre les deux moitiés des manettes Junglecat pour retrouver une disposition équivalente à celle d’une Switch. L’utilisateur visualise son jeu au centre et tient l’engin de part et d’autre de l’écran à l’horizontale avec une interface boutons, mini-joysticks, gâchettes et croix directionnelle.

Razer annonce une très belle autonomie pour l’objet avec 100 heures d’usage après une seule recharge, la connexion effectuée en Bluetooth LE permettant de ne pas trop tirer sur la batterie. La recharge se fera via une interface USB Type-C standard, ce qui permettra de recharger les Junglecat en mobilité avec une simple batterie. 

2019-10-30 20_32_19-minimachines.net

A noter que l’objet est livré avec des châssis pour adapter les Junglecat parfaitement à votre smartphone. Aux US trois châssis en plastique seront livrés par défaut : Celui du smartphone Razerphone 2, un pour le Samsung Galaxy Note 9 et un dernier adapté au Galaxy S10+. Les autres pays auront un châssis adapté au Huawei P30 Pro à la place du Note 9. Une allergie à Huawei aux US explique peut être cette approche. Dans tous les cas, il devrait être possible assez rapidement de trouver des supports à imprimer en 3D pour adapter les joysticks à d’autres appareils.

2019-10-30 20_27_53-minimachines.net

A noter que les deux moitiés peuvent également se connecter l’une à l’autre pour être utilisées ensemble comme un joystick distant de la machine à manipuler. Dans cette configuration, il sera possible de connecter Junglecat à un MiniPC, une TV-Box ou un smartphone connecté à un plus grand écran.
A noter enfin que le dispositif n’est pas compatible avec iOS et donc ne pourra pas piloter un iPhone, ou un iPad.

De nombreux appareils de ce type semblent en préparation chez d’autres constructeurs, toujours en Bluetooth mais pas forcément avec la même finition ni la même autonomie.

Razer Junglecat : des Joy-con pour smartphones Android © MiniMachines.net. 2019

Shadow propose de nouvelles offres et valide le concept de minimachine

Par Pierre Lecourt

Shadow évolue, l’offre d’ordinateur déporté en streaming de Blade a été retravaillée avec une large évolution de gamme et en services. Ce nouvel équilibre va porter l’offre à de nouveaux usages et pourrait surtout intéresser de plus en plus de monde.

Le cofondateur de Blade Emmanuel Freund, a hier matin dévoilé de nouvelles offres pour Shadow. Dans un contexte assez compliqué avec la mise sur orbite des offres de streaming de Sony, Microsoft et Google, la marque se pose en challenger avec une approche différente. Là où les concurrents visent un système de micropaiement et de services pur, Blade envisage la location d’une machine dédiée dont vous serez le seul maître à bord.

Shadow ce n’est pas juste un tour de robinet pour ouvrir un tuyau vous délivrant du contenu comme Stadia par exemple. C’est la prise en charge d’un stockage distant unique et d’un matériel spécifique vous permettant de profiter de toute la puissance d’une machine dédiée. Le calcul pour Blade est assez simple, en facturant un peu tous les mois ses clients, il peut acheter en volume des produits et une infrastructure qu’il se remboursera sur la durée. Pour le client final, payer un peu chaque mois reste rentable puisqu’il évite une dépense massive pour profiter d’un PC orienté jeu et n’a pas à subir l’obsolescence du matériel loué.

2019-10-30 18_16_25-minimachines.net

L’exemple le plus parlant est sans doute l’offre Shadow Boost à 12.99€ par mois. Un montant suffisant pour retrouver un PC permettant de jouer en FullHD. Blade promet un PC quadruple coeur cadencé à 3.4 GHz, 12 Go de mémoire vive et 256 Go de stockage. Le tout associé à une puce graphique Nvidia GeForce GTX 1080. Pas un foudre de guerre face aux standards actuels du haut de gamme mais pour 12.99€ par mois de quoi lancer très correctement des jeux en 1920 x 1080 pixels.
Si on fait les calculs de base de cette offre, les 12.99€ par mois avec engagement annuel se transforment en 155.88 € par an. Un montant qui correspond approximent à l’achat d’une carte Nvidia GeForce GTX 1650 de base seule.

Pour un joueur occasionnel, qui ne va pas faire du jeu vidéo sa passion principale, cette proposition est parfaitement viable. En se connectant grâce à une application Android ou un PC de petit gabarit relié à une télévision ou un écran classique,  il retrouvera des performances tout à fait honorables pour jouer sans pour autant avoir à investir dans une configuration très onéreuse.

Le grand changement de cette offre vient de ce tarif de base, les précédents contrats de Shadow demandaient 30€ mensuels pour accéder au service. Malgré ce prix élevé plus de 70 000 personnes avaient signé chez Blade. Preuve de l’intérêt de l’offre.

En sabrant son prix de départ, même si cela se traduit par une évolution à la baisse de la qualité de celle-ci en terme de rendu, la marque semble avoir écouté les besoins du marché. Blade passe ici d’une phase de tests et de lancement à un programme plus ambitieux de commercialisation. L’offre à 12.99€ va sûrement trouver une clientèle même si elle limite le rendu à du 1080P. Parce que cela correspond à un public qui peut être intéressé par du cloud gaming et que ce type de format colle bien avec l’offre globale des FAI Français. L’offre peut également se conjuguer avec une mensualisation qui augmente son tarif de 2€. 

D’autres offres sont prévues avec un contrat mensuel Shadow Ultra à 24.99€. Cette solution toujours basée sur un engagement d’une année proposera plus de muscles avec une GeForce RTX 2080 et un processeur équivalent à un 4 cœurs cadencés à 4 GHz associés à 16 Go de mémoire vive et 512 Go de stockage. On passera ici à l’UltraHD si la connexion Internet suit niveau débit. Le tarif grimpe à 29,99 € par mois si l’on veut rester sans engagement. 300€ tout de même tous les ans, c’est beaucoup mais c’est là encore loin du prix des composants à l’achat.

Enfin, un abonnement Shadow Infinite qui pousse la solution dans ses retranchement avec du matériel très haut de gamme pour du jeu UltraHD sans compromis. On découvre alors une Nvidia Titan RTX, l’équivalent d’un processeur six coeurs à  4 GHz, 32 Go de mémoire vive et 1 To de stockage. On passe alors à 39.99€ par mois sur une année d’engagement ou 44,99 € mensuels. On grimpe à 480€ par an donc.

2019-10-30 18_17_44-minimachines.net

Si les prix semblent élevés c’est parce que la facture ne concerne ici qu’une location et non pas l’achat d’un produit. Il faut bien être conscient de la problématique à laquelle fait face un joueur PC. Les offres ici présentées, les cartes graphiques mentionnées, n’ont de sens que dans la  création de machines homogènes permettant de délivrer tout leur potentiel. On peut toujours acheter une GeForce RTX et la poser sur son bureau sans que l’on puisse en profiter. Pour qu’elle ait du sens, il faut un ensemble complet qui coûte encore et toujours assez cher : Processeur, carte mère, mémoire vive, stockage, boitier, alimentation… Sans même parler de la facture d’électricité.

L’intérêt de l’offre Blade pour un particulier se situe sur la frange qui existe entre la rentabilité d’un achat dans la durée et l’évolution proposée par un service de location. Si dans deux ans l’offre à 12.99€ est toujours basée sur le même matériel, il est possible que les clients se désintéressent de l’offre Mais si Shadow poursuit son offre en apportant de nouveaux services et en suivant l’évolution du marché, la pertinence du service restera intacte. L’acheteur d’une carte graphique voulant évoluer se confrontera à l’obsolescence de son matériel et au prix toujours renouvelé d’un modèle de remplacement. Pire, il pourra se retrouver coincé par une évolution réclamant des changements plus profonds dans son matériel.

2019-10-30 18_18_03-minimachines.net

Attention, je ne dis pas que ces offres sont parfaites et correspondent à tous types de joueurs. Certains seront sans doute réticents face à une offre qu’ils ne peuvent tout simplement pas contrôler physiquement. D’autres rebutés par les aléas liés à leur fournisseur d’accès. Mais pour toute une catégorie de joueurs, cette solution a beaucoup de sens. Certains qui ne jouent que rarement, pour des périodes données comme les vacances ou qui veulent tout simplement pas acheter un PC pour un jeu en particulier, trouveront tout à fait pertinent ce type d’offre. 

Blade promet 50 000 nouveaux comptes en suivant ces offres, la marque ne livrera pourtant rien avant Février 2020. Les utilisateurs actuels pourront par contre bénéficier d’offre établies sur ces nouvelles plateformes en avance même si la communication sur ce point n’a pas été très claire.

2019-10-30 18_20_22-minimachines.net

Blade fait également évoluer ses interfaces Android et iOS

Blade n’a pas chômé d’un point de vue développement, la marque propose un nouvel écosystème pour les appareils Android et Apple. La marque a choisi de repenser son offre sur ces dispositifs pour se débarrasser de l’interface Windows inutile. L’inspiration des “launchers” de jeux comme Steam Big Picture est évidente avec la présentation des applications à lancer sous forme de tuiles facilement manipulables. 

Une manette suffira à lancer son titre sur ce type d’interface, ce qui permettra d’exploiter une TV-Box Android pour jouer mais également une tablette ou un smartphone reliés sur un grand écran. Il est également parfaitement possible de profiter de l’offre sur un PC classique. On pourra donc profiter d’une minimachine dénuée de carte  graphique dédiée pour travailler et basculer sur sa machine dans le cloud chez Blade pour jouer.

Le meilleur des deux mondes pour qui bénéficie d’une connexion suffisante. Pas de bruit, pas d’encombrement, pas  de grosse facture électrique et un PC puissant à la demande dans son salon.

Shadow se présente comme une boite à outil VR

Blade annonce une compatibilité VR totale, quelle que soit votre solution de diffusion. Tous les casques et toutes les technologies seront exploitables avec sa solution. L’idée est de prendre un titre ne tournant que sur une plateforme précise et de le diffuser via Shadow sur celle que vous possédez. Cette approche universelle est très pertinente puisque les éditeurs se jouent une guerre sans merci sur les titres VR de leur catalogue. Réservant leurs offres pour des périodes plus ou moins longue à l’exclusivité d’un catalogue. Avec le couteau Suisse Shadow, un titre dédié à une plateforme pourrait fonctionner sur le casque d’une autre. Ce type de service justifiant à lui seul l’investissent dans un abonnement chez Blade tant les prix des différents équipements VR restent élevés.

Avec ces évolutions, la marque sort quelques jockers intéressants pour jouer la délicate partie du Streaming qui s’annonce. Avec des concurrents comme Sony, Microsoft, Apple et Google, la bataille ne fait que commencer et l’acteur Français n’a que sa matière grise à mettre dans la balance face ces autres acteurs qui peuvent faire marcher la planche à billets de manière quasi illimitée. L’approche de Shadow est différente, la marque se focalise sur une location de matériel et non pas l’ouverture ou la fermeture d’un tuyau. Le client reste maître à bord de ses contenus et de l’usage qu’il fera de son PC. Cette différence permet à la marque de proposer des fantaisies utiles comme la gestion des casques VR tout en laissant un large choix d’usages de ses machines.

Reste à savoir si l’obligation financière qui en découle, celle de fournir une infrastructure finalement assez lourde à ses clients, pourra résister au raz de marée marketing de ses concurrents.

Shadow propose de nouvelles offres et valide le concept de minimachine © MiniMachines.net. 2019

❌