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À partir d’avant-hierLe journal du lapin

Un pavé numérique qui fait office de calculatrice… en ADB

Par Pierre Dandumont

Il y a longtemps, j’avais reçu avec un Mac un pavé numérique. Et je ne l’ai remarqué quen rangeant un peu, il possède une fonction calculatrice assez intelligente.

J’ai eu un peu de mal à trouver le modèle exact, mais en cherchant avec le FCC ID (FTR9602), je suis remonté à la société à l’origine du produit, puis à une vieille page : il s’agit donc d’un Calculator Keypad KP9602 dans sa variante M9 (Macintosh), de chez Parex. Ce pavé numérique ADB propose donc une calculatrice et un câble ADB assez long, mais – malheureusement – pas de second port ADB ni de connecteur amovible. Il vise donc essentiellement les PowerBook et ne permet pas de chaîner une souris. Sur un Mac de bureau, vous ne pourrez souvent pas le brancher étant donné que les Mac n’ont qu’un seul ADB.

Le pavé

Les touches sont classiques pour un pavé numérique, avec évidemment les chiffres et les opérations, mais aussi une touche esc, un retour arrière, des flèches, une touche ⌘ accessible via une touche de fonction, etc.

La partie calculatrice affiche l’heure en mode pavé numérique

La partie calculatrice s’active avec une touche dédiée, et des touches de fonction permettent de gérer les opérations classiques, une mise en mémoire, etc. C’est un peu compliqué à cause des nombreuses indications sur les touches, mais avec un peu d’entrainement (et sûrement le manuel que je ne possède pas), ça doit être plus évident (j’espère). L’écran à cristaux liquide est lisible, et une touche send permet d’envoyer le résultat d’une opération à l’ordinateur. C’est assez intéressant pour ceux qui font beaucoup de calcul : ça évite de recopier la réponse.

La touche Send envoie la réponse dans le Mac

Dans les trucs à noter, le fait que par défaut l’écran affiche un compteur. Je suppose qu’il est possible de régler l’heure et sûrement une alarme, mais je n’ai pas trouvé comment sans le manuel. L’autre point intéressant, c’est que la calculatrice fonctionne par défaut sur des piles (4 piles boutons LR44) mais qu’elles ne sont nécessaires que pour un usage autonome. Une fois relié à un Mac, le pavé numérique peut alimenter la calculatrice avec le bus ADB. Attention, le bouton pour éteindre la calculatrice se trouve à côté des piles et il est petit.

Quatre piles dans un format un peu atypique et un interrupteur bien caché

Test du FireCuda Gaming Dock de Seagate : Thunderbolt 3, SSD et HDD externe

Par Pierre Dandumont

Fin 2019, Seagate a annoncé un appareil un peu particulier : le FireCuda Gaming Dock. Ce boîtier combine en effet plusieurs fonctions : il fait office de station d’accueil Thunderbolt 3 (ou USB-C), de disques dur externe (4 To) mais aussi de SSD externe (en option). Le tout avec un soupçon de gaming, avec des LED. Petit bémol, c’est assez cher : 430 € (prix public) pour une capacité de 4 To.

Le boîtier est assez gros, vu qu’il contient un disque dur, mais la connectique est assez large. En pratique, une bonne partie des composants ne tire pas parti du Thunderbolt, mais du contrôleur USB interne de la puce Intel. Le disque dur interne (un modèle 3,5 pouces) est interfacé en USB, tout comme les prises audio (un codec basique, 16 bits/48 kHz) et l’Ethernet (une puce Realtek USB, la 8153). Le HDD, a priori un modèle 7 200 tpm moderne (je ne l’ai pas ouvert, c’est un prêt), atteint ~250 Mo/s, ce qui demeure plutôt pas mal. Truc à savoir, il arrive formaté en NTFS et Seagate indique qu’il faut le reformater sur Mac. Bonne nouvelle, et c’est plutôt rare, les prises USB (type A) sont compatible 10 Gb/s. Pour ceux qui veulent brancher un écran, il dispose d’une sortie DisplayPort plein format, à la norme 1.4. Attention, c’est une norme assez théorique, qui va dépendre de votre Mac : pour travailler en DisplayPort 1.4, il faut un Mac avec un contrôleur Titan Ridge. On le retrouve dans quelques MacBook Pro de 2018 et 2019 et c’est tout. Sur les 2017 et avant, c’est uniquement du DisplayPort 1.2.

Le dock


Les prises


A l’avant

En réalité, le seul composant qui tire parti du Thunderbolt 3 demeure l’emplacement PCI-Express M.2, qui accepte les SSD à ce format. Méfiez-vous, il n’est pas hybride : il faut brancher un SSD PCI-Express (NVMe ou AHCI) mais pas un modèle M.2 SATA. L’installation est simple : la partie éclairée se détache (elle est juste aimantée) et un emplacement M.2 avec un petit dissipateur apparaît.

L’emplacement NVMe


Un SSD NVMe


Pas de soucis : le SSD peut atteindre le maximum du Thunderbolt 3

Enfin, s’il permet techniquement de charger un Mac (ou un PC portable), c’est assez léger : seulement 15 W. Vous devrez garder votre chargeur avec ce dock : ça ne suffit vraiment pas pour alimenter un MacBook Pro, et même un simple MacBook ne chargera pas s’il est allumé.

Pas de charge sur MacBook

Triple interface

Le dock utilise le contrôleur Titan Ridge, qui a l’avantage de fonctionner en USB(-C) ou en Thunderbolt, alors que les anciens contrôleurs ne géraient que le Thunderbolt. Pour être plus clair, alors qu’un dock Thunderbolt 3 de première génération ne fonctionne que sur un ordinateur avec du Thunderbolt 3, le Seagate (et ceux en Titan Ridge) fonctionnent aussi sur de l’USB.

J’ai testé le Gaming Dock sur un MacBook Pro 2017 (en Thunderbolt 3), sur un MacBook 2017 (en USB-C uniquement) et sur un MacBook Air 2012 (avec un câble USB-A). Ça fonctionne dans les trois cas, mais avec quelques différences. Forcément, la sortie vidéo ne fonctionne pas avec un câble USB-A vers USB-C. Et si vous branchez le boîtier en USB (et pas en Thunderbolt), le SSD NVMe n’apparaît pas. Il fonctionne aussi en Thunderbolt 1 ou 2 avec l’adaptateur Apple, mais avec quelques limites sur les performances et sur les normes vidéo.

Le FireCuda Gaming Dock est un bon produit, mais il a quelques défauts. Premièrement, le câble Thunderbolt 3 livré reste assez court – c’est la norme qui veut ça – et le bloc d’alimentation est assez gros. Deuxièmement, le boîtier fait du bruit : il est ventilé (et il se déclenche de temps en temps, surtout si vous mettez un objet dessus), et on entend le disque dur. Troisièmement, la capacité reste un peu limitée, 4 To en 2020, ce n’est pas extraordinaire, surtout sans possibilités de changer le disque dur. Enfin, mais je pinaille, le fait que le disque dur et l’Ethernet passent par de l’USB augmente un peu la charge du CPU : les dock avec des connexions sur des contrôleurs PCI-Express sont plus efficaces sur ce point. Enfin, là aussi je pinaille, une sortie HDMI aurait été un plus.

Le logiciel fourni


Vive les couleurs

Mais il a aussi de nombreux avantages. D’abord, il propose pas mal de prises : du DisplayPort 1.4, cinq prises USB 3.0, de l’Ethernet 1000, un port Thunderbolt 3 pour le chaînage et même deux prises audio. En plus, il ajoute le disque dur (il n’est malheureusement pas prévu de le changer), un emplacement NVMe rapide et des LED (si on aime les LED). Le surcoût par rapport à un dock Thunderbolt 3 standard est assez faible, et la compatibilité USB-C (et même USB-A) reste assez pratique.

Les petites lumières

C’est la mode, le Gaming Dock a des LED. La partie droite s’allume et – de loin – ressemble un peu à un grille-pain. Deux bonnes nouvelles : on peut éteindre les loupiotes et il existe un logiciel pour Mac. On peut définir la couleur, mais aussi ajouter des effets (pulsations, cycles, etc.). On peut éteindre les LED quand le Mac est en veille, éteindre tout court, etc. C’est un peu gadget, mais pourquoi pas (ma moitié a voulu me le voler).

Philips Living White : compatibles Hue et HomeKit

Par Pierre Dandumont

Il y a de nombreuses années, j’expliquais que les Living White de Philips, des ampoules basse consommation, fonctionnaient sur un pont Hue. A l’occasion d’un déménagement, j’en ai profité pour (re)tester.

Les Living White dont des ampoules basse consommation, donc au mercure. Elles s’allument moins rapidement que des LED, consomment plus (20 W selon mes mesures) mais éclairent un peu plus (1 200 lumens annoncés). J’avais des ampoules de ce type quand les Hue coûtaient vraiment très cher, en B22 (baïonnette, mon ancien appartement était équipé). A l’époque, ce n’était pas dans le plan marketing de Philips, mais elles utilisaient déjà le ZigBee comme les actuelles.

Une ampoule Living White en B22


Un adaptateur B22 cheap. N’achetez pas ça

L’ajout est un peu compliqué, en fait. Elles n’ont pas de numéro de série visible, je ne connais pas la méthode de reset (s’il y en a une) mais iConnectHue (7 €) et sûrement d’autres logiciels permettent de connecter les lampes. Il faut en fait passer par la technique TouchLink. Elle nécessite d’approcher la lampe du pont (moins de 30 cm) et de faire une détection précise. Une fois que la lampe est ajoutée par iConnectHue, elle apparaît dans l’application Hue… et dans HomeKit. C’est plutôt une bonne nouvelle : les ampoules d’autres marques ne le font pas.

La méthode


L’ampoule détectée


Et dans HomeKit

Les Living White ne permettent que le réglage de la luminosité (comme des ampoules Hue basiques) et il est possible que Philips décide un jour de ne plus les supporter, mais pour le moment ça fonctionne. Bien évidemment, les avantages des ampoules en question sont moins évidents en 2019. J’avais payé ~40 € pour trois ampoules B22 en 2014 (7,5 £ pièce), à une époque ou une Hue Lux, moins efficace, valait ce prix là. En 2019, on trouve des Hue standards à 20 € en temps normal, et pour un peu moins en promotion.

3M Videodisc, les « LaserDisc Surprise »

Par Pierre Dandumont

Régulièrement, je vois passer des LaserDisc avec un pochette un peu bizarre, qui porte le nom « 3M Videodisc ». Et en cherchant un peu, je me suis rendu compte qu’il s’agit de « LaserDisc Surprise ». Je m’explique.

Pendant longtemps, le LaserDisc a été utilisé comme source principale dans pas mal d’endroits pour de la vidéo de qualité. Le rendu reste nettement meilleur que les VHS, et les disques valaient moins cher que les les cassettes. De plus, le LaserDisc a l’avantage de ne normalement pas s’user avec le temps (oublions le rot). Du coup, on trouve assez régulièrement des disques custom, visiblement produit en petite quantité. Ce ne sont pas des LaserDisc enregistrables, mais simplement des disques classiques produits pour un usage précis. Ils fonctionnent dans des lecteurs standards et on en trouve par exemple sur eBay actuellement (et là aussi). Si vous avez de la chance, une étiquette indique le contenu de façon explicite (c’est le cas des deux que je possède). Dans le cas contraire, il va falloir essayer de les lire.

La pochette classique


Vu sur eBay


Vu sur eBay


Vu sur eBay (de la musique)

J’ai donc deux disques. Le premier contient des trucs institutionnels/business sans grand intérêt, sur deux faces. Le second est plus intéressant : il s’agit des vidéos qui étaient diffusées dans les magasins de Disney. L’étiquette donne la date : Noël 1993. La vidéo est d’assez bonne qualité, et il s’agit essentiellement d’extraits de films Disney avec un peu de karaoké, des gens en costume et même une partie sous-titrée. Ça dure une heure (c’est du CLV) et je n’ai évidemment pas pu le mettre sur YouTube, mais Vimeo semble plus souple sur les droits…

Pas très intéressant


Intéressant


Des sous-titres CC

Petite particularité, le LaserDisc ne propose qu’une seule face. La seconde est visiblement en plastique ou recouverte d’un vernis opaque (je ne sais pas trop). La structure semble montrer qu’il n’y a pas de dead side ici.

La face lisible


Et l’autre

En tout cas, c’est toujours amusant de découvrir ce que contiennent les disques de ce type. Et de temps en temps, on trouve même des choses plus étonnantes, comme des vidéos présentées dans des attractions ou des « pré-show », les vidéos passées sur des écrans dans les files d’attente dans les parcs.

Encore un « nouveau » jeu Pippin, sur les voitures de Subaru

Par Pierre Dandumont

Depuis un moment maintenant, j’essaye de faire un « Full Set » Pippin (au moins en version japonaise). Si je trouve assez régulièrement de nouveaux titres, un problème survient : la liste augmente. Parce que de temps en temps, je trouve des images (ou des disques) absents des listes habituelles.

Vous trouverez une liste assez exhaustive des disques sur cette page, et cette autre page liste pas mal de choses qui ne sont pas sorties commercialement.

Cette fois, il s’agit d’un disque liés aux voitures de Subaru. Je n’ai pour le moment qu’une image. Il s’agit sûrement d’un disque évoqué dans cette page, qui explique sur Subaru a utilisé des Pippin dans ses concessions pour présenter les véhicules. Vu le titre, il parle évidemment de la Subaru Legacy.

Une photo du disque

Mais comme il est visiblement possible d’en trouver, ma quête du Full Set s’éloigne encore un peu plus.

Apple confond encore Gb et Go

Par Pierre Dandumont

Un truc qui m’énerve quand ça vient de gens (ou de sociétés) qui travaillent dans l’informatique, c’est la confusion entre Go, GB et Gb. Et même Apple, dans son OS, fait parfois l’erreur.

Pour résumer : un b (minuscule) est un bit, soit la valeur de base en informatique (1 ou 0). Un B (majuscule) est un byte, c’est-à-dire un groupement de bits. Un byte vaut généralement 8 bits (depuis un moment), même s’il existe quelques (vieilles) machines ou ce n’est pas le cas. Un octet (o) est la traduction française du byte. L’octet fait 8 bits et vaut 1 byte, parce qu’au moment de franciser le mot, les ordinateurs utilisaient tous a priori une valeur de 8 bits.

Pour résumer : 1 Go = 1 GB = 8 Gb. Je vous passe la partie sur les Gio, Gib et GiB, vous devez juste savoir que dans le système international, 1 kb (k minuscule) vaut 1 000 b (et pas 1 024). macOS (depuis Snow Leopard) compte et affiche correctement, contrairement à Windows.

Pour ajouter à la confusion, on utilise généralement le byte ou l’octet pour le stockage (donc un SSD de 512 GB ou Go par exemple) mais le bit pour mesurer les débits. Dans le cas d’un SSD, on a donc une interface à 6 Gb/s (SATA) par exemple. Même chose, je vous passe les détails sur la conversion Gb vers Go dans ce cas-là, mais dans certains cas il ne suffit pas de diviser par 8. Dans le cas du SATA, 6 Gb/s deviennent 600 Mo/s.

Apple et les valeurs

Dans le cas d’Apple, les informations système affichent assez régulièrement des valeurs fausses. Pendant longtemps, c’était le cas dans les informations sur le Thunderbolt (la norme fonctionne à 10, 20 ou 40 Gb/s, certains OS affichent 10, 20 ou 40 Go/s), et c’est toujours le cas pour Mojave dans un cas précis. Si vous allez vérifier le débit d’un périphérique USB 3.1 « Gen. 2 », macOS Mojave annonce Jusqu’à 10 Go/s et pas Jusqu’à 10 Gb/s. C’est corrigé dans macOS Catalina de ce que j’ai vu, d’ailleurs, et pour les autres valeurs de l’USB (12, 480, 5, etc.), il affiche bien des Mb et des Gb/s.

Sous Mojave : WRONG


Dans les fichiers, il y a bien l’erreur


En 2014, l’erreur existait pour le Thunderbolt

Mon projet de NAS rapide sous macOS (partie 4)

Par Pierre Dandumont

Depuis un moment maintenant, j’utilise un vieux Mac Pro (2006) en tant que NAS, avec une carte 10 Gb/s et plusieurs disques en RAID. j’en avais parlé , et . J’ai profité d’un peu de temps pour le mettre à jour.

A la base, je voulais juste mettre une carte Wi-Fi pour régler un petit bug. Je mets le Mac en veille et je le réveille par Bonjour Sleep Proxy, mais ça ne fonctionne que si j’utilise une des prises Ethernet de la machine. Le problème, c’est qu’au réveil la liaison s’effectue sur cette prise et pas sur la prise 10 Gb/s, même en modifiant l’ordre des interfaces correctement. J’espérais – à tort – qu’intégrer une carte Wi-Fi réglerait le problème. Mais comme j’ai dû ouvrir une bonne partie du Mac pour installer la carte, ai profité pour faire la mise à jour des CPU.

J’en avais parlé dans le premier sujet, le Mac Pro utilise des Xeon 5150 (Woodcrest) avec un TDP de 65 W et une fréquence de 2,66 GHz. En charge, ce qui reste assez rare dans mon cas, la machine consomme donc environ 200 W. Comme Gilles, j’ai décidé de réduire (un peu) la consommation, en installant des Xeon 5148. Il s’agit de deux modèles Woodcrest LV avec une fréquence un peu plus basse (2,33 GHz), le même nombre de coeurs mais (surtout) un TDP de 40 W. A l’époque, la différence venait essentiellement de la tension : 1,5 V au max sur les CPU d’origine, 1,25 V sur les autres. Bonne nouvelle, le Mac démarre avec les nouveaux CPU, et l’horloge ne bouge pas (ils ont le même TDP). Pour mon usage, le gain en consommation est intéressant (je perds un bon 40 W en charge) et la perte de performances reste assez faible. Il faut bien prendre en compte que le Mac est en veille l’énorme majorité du temps, donc consomme assez peu dans l’absolu. Le seul problème, finalement, c’est que la mise à jour a pris quand même pas mal de temps, vu qu’il faut démonter beaucoup de choses avant d’accéder aux CPU…

L’ancien CPU


2,66 GHz


Deux CPU bien propres


2,33 GHz


Mac OS X reconnaît les puces


Pas de soucis

Comment gérer un écran 6K ? Le cas de l’Apple Pro Display XDR

Par Pierre Dandumont

Le nouvel écran d’Apple interpelle, tant par son prix que sa définition. Mais aussi par les technologies utilisées pour le relier à un Mac. La compatibilité est plutôt limitée, et il y a de bonnes raisons techniques derrière. Je vais essayer de résumer le tout. Je ne suis pas certain à 100 % des informations, je n’ai pas l’écran ni les Mac adaptés, mais je suis parti de données techniques assez factuelles, donc ça devrait être correct.

Attention, ça va être technique.

6K pour l’écran Apple (et 5500 € sans pieds)

Je vais commencer par la norme DisplayPort. Elle fonctionne avec ce qu’on appelle des lignes (comme en PCI-Express), entre une et quatre dans une prise classique. Dans une prise classique, on utilise quatre lignes. Dans de rares cas, comme avec les adaptateurs USB-C qui sortent de la vidéo et de l’USB, on se limite à deux lignes. Ensuite, il y a le mode de transfert, qui porte le nom de HBR (High Bit Rate). Le HBR1 (vieux, DisplayPort 1.1) est à 2,7 Gb/s par ligne, le HBR2 (Displayport 1.2) à 5,4 Gb/s par ligne et le HBR3 (DisplayPort 1.3) à 8,1 Gb/s par ligne. En plus de ces modes, il existe aussi une compression (DSC) qui permet de réduire la bande passante nécessaire en compressant « sans pertes visuelles visibles » (je vais y revenir). Pour résumer, avec quatre lignes (la valeur classique), on a 8,6 Gb/s en HBR1 (une partie de la bande passante sert à l’encodage), ~17,3 Gb/s en HBR2 et ~25,9 Gb/s en HBR3.

Premier truc lié, il faut que le GPU supporte les technologies. Tous les Mac modernes (depuis le Thunderbolt 2) supportent le HBR2. Le HBR3, plus récent, ne fonctionne que sur les cartes AMD à base de Polaris (Radeon RX 500), Vega ou Navi (5000). Le DSC, lui, ne fonctionne que sur les cartes à base de Navi, donc actuellement (janvier 2020) sur le MacBook Pro 16 pouces et certains GPU du Mac Pro (la Radeon Pro W5700X, pas encore en vente). Si vous avez une carte Intel, la question ne se pose pas : il n’y a pas de support du HBR3 actuellement dans les Mac (il faut attendre Ice Lake).

Cette carte graphique à plus de 6000 € ne supporte pas le DSC

Maintenant, le Thunderbolt. La première version transporte 8 lignes HBR1. La seconde version 8 lignes HBR2. La troisième version, elle, reste à 8 lignes HBR2 dans la majorité des cas. Attention, ça va devenir compliqué : il existe plusieurs contrôleurs Thunderbolt 3, et ils n’ont pas les mêmes fonctions. Le contrôleur original porte le nom d’Alpine Ridge et se retrouve dans la majorité des Mac depuis les MacBook Pro 2016. Le Titan Ridge, lui, gère le HBR3 (5 lignes) mais ne se retrouve que dans quelques Mac : les MacBook Pro 2018 (et plus), les iMac (2019) et le Mac Pro. Les Mac mini (2018), MacBook Pro (13 pouces) et MacBook Air (2018) ont aussi un Titan Ridge mais le GPU Intel ne supporte pas le HBR3. En pratique, ça fonctionne aussi avec un eGPU BlackMagic, qui possède un contrôleur Titan Ridge et un GPU compatible HBR3 (mais pas DSC). Vous trouverez pleins de détails dans ce sujet.

Troisième étape, la définition. On l’a vu, le DisplayPort offre une bande passante assez large. Pour se donner une idée, un écran 1080p 60 Hz demande 3,2 Gb/s, un écran 1440p monte à 5,6 Gb/s et un écran 4K60 monte à 12,5 Gb/s. Les deux premiers marchent donc en HBR1, mais pas le troisième. Un écran 5K, toujours à 60 Hz, demande ~22,2 Gb/s, et un écran 6K comme celui d’Apple demande ~33 Gb/s (un peu plus à cause du HDR, mais je ne sais pas comment le calculer).

Pour transmettre autant de données, il n’y a en pratique que deux solutions : le mode HBR3 à travers du Thunderbolt 3 (5 lignes, ~40 Gb/s) ou la compression. Même huit lignes HBR2 ne suffisent pas.

Enfin, dernier point un peu compliqué, le mode de transfert. Quand un moniteur demande plus de lignes que ce que propose une prise classique (par exemple un écran 5K en HBR2), il existe différentes façon d’utiliser les lignes supplémentaires. Le premier mode, abandonné depuis pas mal d’années, porte le nom de MST (Multi Stream Display). Il a été implémenté sur les premiers écrans 4K, et montre deux écrans au système. La carte graphique voit deux écrans et l’OS doit ensuire reconstruire l’image. C’est plus ou moins efficace (moins que plus) et se retrouver avec une demi dalle active n’est pas exceptionnel (j’ai un écran de ce type au boulot). Ensuite, il y a les écrans SST (le fonctionnement classique). Puis les Dual Link SST. Comme en DVI, ils utilisent plusieurs lignes, mais ne montrent qu’un seul écran au système. Le Dual Link SST peut fonctionner en interne (cas des iMac 5K), en externe avec deux câbles (Dell ou HP font ça avec les écrans 5K) ou avec un seul câble Thunderbolt, comme les écrans 5K LG ou le 6K Apple.

Dans la pratique

De ce que j’ai vu, l’écran Pro Display XDR fonctionne de deux façons. Soit en Dual Link SST avec cinq lignes HBR3, soit en SST avec quatre lignes HBR2 et de la compression. Le premier cas va être celui de la majorité des Mac compatibles : iMac 2019, MacBook Pro 15 pouces 2018, Mac Pro 2019 et eGPU BlackMagic. Dans ce mode, il ne reste pas assez de bande passante pour de l’USB rapide, et les ports USB-C derrière l’écran sont limités à l’USB 2.0.

Le second cas ne se retrouve que sur le MacBook Pro 16 pouces et éventuellement sur le Mac Pro 2019 avec une carte Navi (Radeon Pro W5700X, pas encore sortie). Il compresse l’image, et permet donc de garder de la bande passante pour de l’USB 3.0 (5 Gb/s).

Du coup, pourquoi l’iMac Pro ne peut-il pas gérer l’écran 6K en 6K ? Parce que son contrôleur Thunderbolt est un Alpine Ridge qui ne supporte pas le HBR3 (même si la carte graphique le supporte) et que la carte graphique ne prend pas en charge la compression DSC.

Pas de 6K pour l’iMac Pro

Si Apple se décide à mettre des processeurs Ice Lake (la 10e génération en 10 nm d’Intel) dans ses machines, le Mac mini, le MacBook Air ou les MacBook Pro 13 pouces pourraient profiter de l’écran : le GPU de ces processeurs prend en charge le HBR3 et le DSC.

Maintenant, les eGPU. Les cartes qui ne supportent que le HBR3 (Polaris ou Vega) ne peuvent pas gérer l’écran d’Apple en 6K, sauf dans le cas particulier du modèle de BlackMagic qui intègre le Thunderbolt 3 directement. De ce que j’ai vu, il fonctionne en USB-C ou en Thunderbolt 2 et 3 sans Titan Ridge (même si la documentation ne l’indique pas explicitement) avec quelques limites. En théorie, un eGPU avec une carte Navi (Radeon RX 5000) et un adaptateur DisplayPort vers USB-C devrait le faire fonctionner en 6K, mais je ne suis pas certain. Dans tous les cas, le fait que l’écran ne propose que de l’USB-C (ou du Thunderbolt 3) en entrée risque de poser des soucis avec un eGPU : l’USB-C n’existe pas dans les cartes AMD actuellement.

La compression

La question à 5 500 € (sans pieds) : est-ce que la compression a un impact visible ? L’association VESA présente cette compression comme avec pertes, mais sans pertes visuelles et sans latence. la compression théorique se situe entre un facteur 2 et un facteur 3, donc c’est plutôt efficace. Je dois avouer que je suis un peu dubitatif tout de même et que je n’ai pas trouvé de comparaison ni de test. Les moniteurs qui utilisent le DSC restent rares (il y a un écran 8K chez Dell, par exemple) et la comparaison directe n’est pas évidente : on a rarement le choix. En fait, l’écran Apple est potentiellement le meilleur client pour la comparaison vu qu’il fonctionne avec ou sans DSC.

L’écran 8K de Dell

Dernier point, l’écran 8K de Dell. Vu qu’il utilise du DSC et du HBR3 avec deux prises DisplayPort, il devrait (noter le conditionnel) fonctionner sur un MacBook Pro 16 pouces ou sur un Mac pro avec une (future) Radeon Pro W5700X. Mais vu la tendance habituelle d’Apple pour brider les écrans, je ne suis pas certain. En fait, on peut même supposer que l’atypique « 6K » d’Apple a été choisi parce qu’il permet justement de connecter un écran en Thunderbolt 3 sans passer par la compression.

L’accélération vidéo dans HandBrake

Par Pierre Dandumont

J’utilise HandBrake depuis des années pour (re)compresser des vidéos ou passer d’un format un peu atypique à quelque chose de plus standards, et je me suis rendu compte récemment que depuis la version 1.2, HandBrake peut utiliser l’accélération vidéo sous macOS.

L’encodage chez Apple passe parce une technologie appelée VideoToolbox. Il y a assez peu d’options dans HandBrake (et sous macOS), et la technologie est supportée depuis pas mal de temps. Pour le HEVC (H.265), ça doit marcher sur tous les Mac sortis après 2015. Le principal problème de VideoToolbox va être « Qui encode ? ». La question n’est absolument pas triviale, les Mac intègrent plusieurs encodeurs différents.

Premièrement, il y a les fonctions des GPU Intel, disponibles sur les Mac avec un IGP (les portables, quelques iMac, les Mac mini, etc.). La technologie porte le nom de QuickSync et permet d’encoder plus ou moins bien en H.264 ou en H.265 sur les appareils récents. Sur d’autres Mac, c’est le GPU dédié qui prend la main, généralement à base d’AMD. Et en fonction de la carte graphique, les résultats varient. Enfin, sur les Mac avec une puce Apple T2, l’encodage (et le décodage) passent par cette dernière (et c’est a priori plus rapide, mon Mac n’a pas de T2).

Attention, l’encodage sur le GPU peut être moins bon que sur le CPU. Les encodeurs ont des fonctions fixes et la qualité diminue, un bon encodeur CPU évite les erreurs, compressent mieux et offre un résultat meilleur, mais généralement bien plus lent. Mais pour un usage grand public basique, genre regarder un film sur l’Apple TV, l’encodeur GPU suffit généralement. Il va manger quelques détails, mais il va aller 5 à 10x plus vite, ce qui n’est pas négligeable. L’encodeur Apple, on va le voir, a un défaut gênant pour HandBrake : il demande un bitrate précis (le débit). Avec le x264 ou le x265, on peut définir une qualité à obtenir, et l’encodeur va se débrouiller en fonction de la scène. Avec l’encodeur Apple, il faut définir une valeur de débit, et c’est tout. En pratique, on a donc des fichiers plus gros par défaut, et il faut tester pour atteindre le bon rapport débi/qualité (pas très pratique).

Avec HandBrake, une fois la vidéo choisie et les paramètres définis, il faut se rendre dans l’onglet Vidéo et modifier l’Encodeur vidéo. Par défaut, HandBrake va souvent proposer le x264, un encodeur logiciel efficace. Il suffit de passer sur un encodeur VideoToolbox pour activer l’accélération. Attention, surtout avec l’encodeur H.265, le résultat n’est visiblement pas toujours parfait, mais je n’ai pas eu de soucis.

HandBrake


Deux options VideoToolbox

Quelques tests

Je suis parti d’une vidéo d’une dizaine de minutes en 1080p (Big Buck Bunny) et j’ai testé plusieurs cas de figures. La machine est un MacBook Pro 2017, avec un CPU quatre coeurs (Core i7 7700HQ), une Radeon Pro 560 et un eGPU à base de Radeon Vega 64.

L’encodage en H.264 (x264) utilise le CPU pour encoder, et le processeur reste aux alentours de 2,9 GHz en permanence (entre sa fréquence de base, 2,8 GHz, et son Turbo à 3,4 Ghz). Il encode en 7 minutes et 23 secondes (~32 fps) pour un fichier final de 278 Mo.

L’encodage en H.264 par VideoToolbox utilise le GPU (l’Intel, j’y reviens). Le CPU reste utilisé pour pas mal de tâches, mais l’encodage prend seulement 2 minutes et 18 secondes (~104 fps). Petit défaut, le fichier final est plus gros : 459 Mo. Je n’ai pas remarqué de dégradations visuelles flagrantes. Pour la taille du fichier, c’est normal : l’encodeur Apple a peu d’options, et HandBrake sélectionne un bitrate fixe (6 Mb/s) avec ce dernier, contre un réglage de qualité sur l’encodeur software (RF 22).

Le second essai a été d’encoder de la même façon, mais en débranchant le eGPU. Le résultat ne bouge pas : 2 minutes et 17 secondes. C’est bien l’IGP Intel qui encode en H.264. Le dernier essai (uniquement avec l’IGP) confirme bien que c’est l’IGP qui encode : le GPU ne s’active pas, le temps ne bouge pas.

L’encodage en H.265 (x265) avec les mêmes réglages (RF 22) utilise le processeur. Il prend nettement plus de temps (14 minutes et 33 secondes, ~16 fps). Le fichier est un peu plus petit qu’en H.264 (243 Mo). Je suppose qu’il y a des réglages plus efficaces, ceci dit.

L’encodage en H.265 par VideoToolbox utilise le GPU, et plus spécifiquement dans mon cas l’eGPU (une Radeon RX Vega 64). C’est un peu tendu à voir, mais l’augmentation de la température montre bien que c’est cette carte précise qui encode. Il faut 2 minutes et 21 secondes (~101 fps) pour un fichier de 472 Mo. C’est aussi logique : HandBrake ne permet qu’un bitrate fixe.

On voit que la Vega 64 travaille un peu

Le seconde essai, là aussi, passe par le débranchement du eGPU. L’encodage s’effectue ici sur l’IGP Intel (on peut le voir avec Moniteur d’activité) mais une partie passe aussi par le GPU dédié (Radeon Pro 560 dans mon Mac). Vu l’occupation, je peut supposer que le décodage s’effectue sur le GPU et l’encodage sur l’IGP. Malgré tout, c’est nettement moins rapide : 5 minutes 19 secondes (~45 fps). Le troisième essai confirme : il faut le même temps et macOS force l’activation du GPU.

Ici, Radeon et Intel HD travaillent de concert


L’encodage force bien le GPU

Conclusion

L’encodage H.264 s’effectue visiblement uniquement via QuickSync, et rapidement. Pour le H.265 (HEVC), ça va dépendre de votre Mac, mais un eGPU peut donner un gros gain. Le jour ou j’ai une machine sans GPU ou une autre avec une puce T2 sous la main, j’effectuerais d’autres tests.

Un Fusion Drive externe en APFS, avec un dock Thunderbolt 3

Par Pierre Dandumont

Il y a quelques jours, je testais le Seagate FireCuda Gaming Dock, qui combine un disque dur externe et un SSD en Thunderbolt, avec la même connexion. Et je me suis posé une question : et si je faisais un Fusion Drive ?

Le Fusion Drive, pour rappel, est une technologie Apple utilisée dans les iMac et les Mac mini, qui permet de combiner un SSD et un HDD. le SSD stocke l’OS et les données souvent utilisées, le reste est déplacé automatiquement sur le HDD. Pour l’utilisateur, c’est normalement transparent, il ne voit qu’un seul volume et le système s’occupe en arrière-plan des transferts. C’est plus efficace que les équivalents Windows, essentiellement parce que l’OS peut être placé directement dessus et que la gestion dépend directement de macOS et pas d’un pilote ou d’un logiciel ajouté.

Faire un Fusion Drive externe est souvent une mauvaise idée parce que les boîtiers qui offrent deux volumes (un SSD et un HDD) sont rares. Et le Fusion Drive, comme le RAID 0, n’apprécie pas qu’un des deux périphériques soit absent. S’il est donc possible de le faire en USB avec deux boîtiers externes, c’est dangereux. Avec le FireCuda Gaming Dock, et si vous le branchez en Thunderbolt 3, vous aurez le SSD et le HDD sur la même connexion, avec en bonus un SSD rapide.

En HFS

Il existe deux méthodes pour faire un Fusion Drive. La première, l’originale, passe par un partitionnement en GPT et Core Storage. Il faut sortir le Terminal, et c’est documenté chez Apple.

Première chose, un petit diskutil list qui va liste les périphériques. Il faut noter les valeurs /dev/diskxx du SSD et du HDD. Je vous conseille de vérifier deux fois. Pendant la rédaction de ce post, j’ai effacé un disque dur de sauvegarde.

La commande va créer un volume Core Storage avec le SSD et le HDD.

diskutil cs create FusionDrive /dev/disk11 /dev/disk12

Maintenant, il faut utiliser la commande diskutil cs list et noter la valeur Logical Volume Group (ici 61B206D1-5393-4644-B797-D8260F166959).

Puis il faut créer un volume, en remplaçant logicalvolumegroup par la valeur trouvée juste avant.

diskutil cs createVolume logicalvolumegroup jhfs+ FusionDrive 100%

Et voilà, vous avez obtenu un Fusion Drive externe. Dans mon cas, il faut 4,25 To : le disque dur de 4 To et le SSD NVMe de 256 Go.

En APFS

Depuis Mojave, il est possible de créer un volume Fusion Drive en APFS, le récent système de fichiers d’Apple. Ce n’est pas forcément une bonne idée, APFS est très lent avec les HDD, mais c’est possible et j’ai utilisé ce tutorial.

Il faut commencer de la même façon, avec un diskutil list, et bien noter les identifiants.

Ensuite, la commande suivante va permettre de créer le Fusion Drive. Il faut bien indiquer le périphérique principal (le SSD) et le secondaire (le disque dur). Si vous voulez faire un Fusion Drive de SSD, placez le plus rapide en premier.

diskutil apfs createContainer -main /dev/disk10 -secondary /dev/disk11

Refaites un diskutil list, et cherchez la valeur liée au volume synthesized.

Avec cette valeur, il faut taper cette commande.

diskutil apfs addVolume /dev/disk13 APFS "Fusion Drive"

Et voilà, le volume Fusion Drive est monté.

Ça donne quoi ?

Dans les deux cas, le système va s’arranger pour écrire d’abord sur le SSD, puis sur le HDD. C’est un peu compliqué de montrer des benchmark, vu que l’OS fait sa popote interne : si vous faites un test d’écriture, il va d’abord mettre 4 Go en cache sur le SSD puis généralement passer sur le HDD, mais ensuite les données seront déplacée sur le SSD. Fusion Drive est vraiment pensé pour être utilisé pour l’OS, qui sera forcément sur le SSD, alors que le reste des données de l’utilisateur passeront du SSD au HDD (ou le contraire) en fonction de votre usage. L’intérêt avec le Gaming Dock est surtout de proposer un espace combiné qui sera rapide dans les usages du quotidien. Pour une sauvegarde Time Machine, ça peut notamment accélérer un peu les transferts au départ, et le système déplacera ensuite les données vers le HDD.

La présentation de l’Apple Watch Hermès

Par Pierre Dandumont

Récemment, jai trouvé sur eBay un petit livret intéressant : celui livré lors de la présentation de l’Apple Watch Hermès en 2015. Il présente quelques conversations entre Jony Ive et Pierre-Alexis Dumas ainsi que des photos des modèles exclusifs de la marque.

Je l’ai numérisé, ce qui permet de voir le dégradé orange à l’intérieur. J’ai aussi numérisé le signet, mais c’est un peu compliqué de montrer l’effet de relief. Le texte est intéressant quand on s’intéresse au processus de création. J’ai mis le booklet complet , je ne publie ici que les pages avec du texte en français (il y a la version anglaise).

Si jamais quelqu’un possède le bracelet orange et ne l’utilise pas, ça m’intéresse.

Tunin’Glue et l’entrée audio de la Pippin

Par Pierre Dandumont

Quand j’avais testé le jeu Tunin’ Glue, j’avais raté un truc : il peut utiliser l’entrée audio de la console. La Pippin, et c’est quelque chose d’atypique dans les consoles, dispose en effet d’une entrée audio à travers deux prises RCA à l’arrière. Tunin’ Glue est a priori le seul qui utilise cette fonction (je crois).

Je suis tombé sur cette particularité en regardant deux threads sur Twitter, avec deux personnes qui utilisent un synthétiseur maison et Tunin’ Glue. Après quelques essais, j’ai fait une petite vidéo qui montre ce que ça donne.

Pour le contexte, j’ai branché une carte son USB avec des sorties RCA vers la console. Tunin’ Glue a une interface un peu particulière, qui n’utilise que les boutons de la manette (pas le trackball), et j’ai donc dû faire quelques essais avant de comprendre (une traduction à la volée du manuel a aussi aidé). Dans la vidéo, que je commente un peu, j’enregistre d’abord – en aveugle – mon extrait audio, avant de lancer un enregistrement en local avec des sons préenregistrés. La seconde partie de la vidéo (la fin) consiste simplement à rejouer les quelques sons, dont le sample. Je suppose qu’avec de l’entraînement et une traduction du manuel (entièrement en japonais), il doit être possible de faire des choses intéressantes, mais je ne suis pas du tout musicien…

Le manuel explique comment faire

Je vous mets une image d’Evan Amos pour montrer les entrées RCA.

Les entrées RCA (à droite)

Un prototype de carte mère de MacBook Pro

Par Pierre Dandumont

Vu sur eBay, un prototype de carte mère de MacBook Pro 17 pouces, dans sa version 2007. Le vendeur la propose pour 200 $.

En dehors de la couleur verte inhabituelle (même si le rouge est plus courant pour les prototypes), la carte intègre quelques connecteurs de debug. La photo ne permet pas de vérifier le modèle de GPU, mais la taille et la marque (Nvidia) ne laissent pas trop de doutes sur le fait qu’il s’agit du G84 (GeForce 8600M) de la version finale. Vu la fréquence, le CPU est a priori un Core 2 Duo T7700, un modèle avec deux coeurs à 2,4 GHz. Pour le reste, rien de spécial.




DxO One : l’appareil photo externe pour iPhone

Par Pierre Dandumont

Cette année, la FNAC a mis en solde un appareil intéressant : le DxO One. Il était proposé 100 € (loin des ~650€ du lancement en 2015) et offre des fonctions finalement intéressantes. Petite prise en main.

Le DxO One est un appareil photo (très) compact, qui se branche sur un iPhone en Lightning. Il intègre un capteur Sony de 20 mégapixels, équivalent à celui du Sony RX100 M3, un bon appareil compact. L’objectif fixe a une ouverture de 32 mm (équivalent 35 mm) et il film en 1080p. L’appareil n’a pas d’écran dans le senn classique du terme, mais un simple minuscule écran OLED monochrome qui permet vaguement de voir le cadrage et faire le point. Il dispose de son propre espace de stockage (une microSD de 8 Go fournie, incapable de dépasser 10 Mo/s) et fonctionne de façon indépendante.

L’appareil


Le port Lightning


Sur un iPhone SE

Le DxO One ressemble un peu aux appareils photo des téléphones du début des années 2000 mais il reste indépendant. La connexion à l’iPhone passe par un connecteur Lightning rétractable, et la charge (et la connexion à un Mac) par un connecteur microUSB femelle.

Je l’ai testé avec un iPhone SE, qui a un appareil photo nettement moins bon, mais je ne suis pas certain qu’il soit vraiment intéressant avec un iPhone moderne, bardé de capteurs et de possibilités de traitements. L’interface de l’application est assez complète, on peut cadrer, faire le point, gérer les photos déjà prises, etc. L’app’ offre pas mal de latitudes pour les réglages, comme un « vrai » appareil photo : ISO (jusqu’à 12 800), ouverture, vitesse, etc. L’appareil enregistre de trois façons : en JPEG, avec possibilité de copier le résultat dans la mémoire de l’iPhone, en RAW DNG – que macOS supporte depuis pas mal d’années – et en Super RAW, une fonction qui permet de combiner plusieurs photos.

L’interface


Quelques réglages

A l’usage, c’est assez efficace. Je ne suis pas un grand photographe, et l’iPhone me suffit généralement, mais cet article explique bien un des avantages : c’est assez ludique. L’appareil est vraiment petit et donc il rentre dans une poche de pantalon sans soucis. Si le meilleur appareil est celui qu’on a sur soi, il est même meilleur que l’iPhone, parce qu’il est plus petit, plus rapide, etc. J’ai un peu retrouvé les sensations de mon premier appareil numérique, un Sony U10 : très compact, sans viseur réellement utilisable.

En pratique, DxO, avant d’arrêter tout, a quand même proposé quelques options en plus au fil du temps, comme la possibilité de commander l’appareil en Wi-Fi. C’est assez objectivement peu efficace : il ne se connecte pas toujours à mon réseau Wi-Fi et le Wi-Fi Direct est tout sauf pratique avec un smartphone, mais ça a le mérite d’exister : plus besoin de connecter l’appareil pour viser, ce qui permet des cadrages atypiques.

Le DxO One souffre d’un temps d’enregistrement assez long en général, et je vous conseille tout de même de mettre une microSD moderne pour réduire un peu les temps d’enregistrement, même si ça reste un problème dès qu’on fait quelques photos rapidement.

La qualité d’image

Alors, la balance des blancs et la qualité des images est meilleure que celle de mon iPhone SE, mais ce n’est pas vraiment étonnant. Typiquement, l’iPhone dérive vers le vert/bleu dans ma tente photo, et pas le DxO One. Trois possibilités existent pour les images : le JPEG en sortie de boîtier, correct, le RAW en DNG, la conversion en JPEG (ou autre) par macOS et le développement RAW par le logiciel DxO. On peut déjà noter deux différences : le cadrage. La sortie de boîtier et le développement coupe légèrement l’image, avec des corrections liées à l’objectif – après tout, c’est un peu la marque de fabrique de DxO -, mais le développement RAW est visiblement meilleur, avec une correction plus poussée des défauts. Cette correction a un prix : ça prend beaucoup de temps. Le logiciels n’utilise que le CPU, et nécessite plusieurs dizaines de secondes sur un MacBook Pro 4 coeurs. La conversion Apple fait le boulot, mais sans plus : elle ne corrige pas en fonction de l’objectif, par exemple. En gros, si vous avez un catalogueur et que vous faites de la retouche, le RAW en DNG semble le meilleur choix, sauf si vous avez le temps de tout traiter avec le logiciel. Le reste du temps, le JPEG en sortie de boîtier est pas mal. La gestion du bruit, avec le traitement, est assez bonne et le développement offre un résultat plutpot bon pour la taille de l’appareil.

Le DNG ouvert par macOS


En sortie de boîtier


Corrigé par le logiciel


Le DNG


Le JPEG sortie de boîtier


Le JPEG corrigé


L’Ecosse, en DNG ouvert par macOS


Le même, corrigé (45 secondes sur un Core i7 4 coeurs)

Je n’ai pas tellement testé la possibilité de filmer : c’est du 1080p en H.264 propre, mais sans réglages et sans avantages particuliers.

Pour conclure, à 100 € (ou moins en occasion), il peut avoir de l’intérêt et offre des fonctions intéressantes. C’est loin d’être parfait et il y a des défauts qui peuvent vraiment gêner, mais comme appareil d’appoint pour un smartphone c’est finalement assez efficace.

L’Easter Egg de la ROM vidéo du Macintosh SE/30

Par Pierre Dandumont

La saviez-vous : la ROM de la partie vidéo du Macintosh SE/30 contient un Easter Egg : des crédits sur les développeurs.

Je l’avais vu passer dans ce document, mais comme je n’ai pas de Macintosh SE/30, je n’avais pas vérifié. Mais je suis tombé sur un site qui contient une copie de la ROM en question. Ca demande un peu de mise en forme pour être visible, donc je vous propose le texte.

Mac SE/30 Engineering

Hall of Fame

Video Software by David Fung
CPU Software by Bob Herold and the original cast of System

Software

A/UX buddies were Rick Daley and Eryk Vershen
SQA Team led by Steve Yaste
SCM releases by Wanshu Kuo

Hardware by Jim Stockdale

Ralph Pastor kept it all running

Project Manager (and Chinese character) was H.L. Cheung
Project team led by Mike DeLaCruz
Project sanity by Donna Keyes

Au passage, il existe des méthodes pour afficher le même contenu en jouant avec un éditeur de texte pour aller dans une zone précise de la mémoire, mais je n’ai pas de SE/30.

La prise SATA cachée des Xserve (et un GPU MXM)

Par Pierre Dandumont

En regardant un sujet sur les Xserve sur les forums de MacRumors, je suis tombé sur un sujet amusant : certains s’amusent à mettre des GPU MXM dans le Xserve 2009, et la carte mère contient même un connecteur SATA caché.

Je commence par le MXM, parce que c’est le plus simple. Sur le Xserve 2009 (3,1), le GPU – une GeForce GT120 – est en MXM, et donc il est possible de remplacer la carte par une plus rapide. Visiblement, ça passe avec des cartes Nvidia, mais logiquement sans affichage dans l’EFI (et donc au démarrage). Mais visiblement, on peut aussi installer des cartes d’iMac directement, qui sont plus rapides que la GeForce et prennent en charge l’EFI et la sortie vidéo. La seule contrainte, c’est que le connecteur MXM du Xserve est lent : il n’utilise que deux lignes PCI-Express 1.1. C’est au niveau des premiers eGPU en PCI-Express et ça limite pas mal les performances tout de même.

La seconde partie intéressante, c’est le SATA. Le Xserve propose trois emplacements pour des disques, un connecteur pour un SSD SATA en 1,8 pouce (le même que les MacBook Air de l’époque) et un connecteur pour un lecteur optique (aussi en SATA). Mais un lecteur a découvert que la carte mère propose directement les traces d’une prise SATA classique. Il a donc soudé les composants nécessaires pour installer une prise. Et je trouve que ça, c’est de la bidouille de haut vol.

La flèche noire montre les traces


La prise installée

Bon, même avec un GPU (un peu) plus rapide et du SATA accessible, un Xserve ne devient pas une machine adaptée à un usage grand public, mais ça reste intéressant de voir ce que certains arrivent à faire.

Les secrets de la touche option (alt, ou ⌥)

Par Pierre Dandumont

Ça fait beaucoup trop longtemps que je devais en parler. Guillaume Gète, une référence depuis des années dans le monde Mac francophone, a sorti un petit livre sur la touche option (alt).

Pour ceux qui l’ignorent, la touche option (alt ou ⌥) sert dans pa mal de cas à proposer une action alternative. Le livret de Guillaume propose 70 exemples, mais il y en a sûrement pas mal d’autres encore, parfois invisibles et peu documentés. Ca va de choses évidentes, comme presser alt pendant un déplacement de fichiers pour le dupliquer au lieu de le déplacer, à l’affichage d’informations supplémentaires dans le menu AirPort Wi-Fi. Et en pressant alt et une touche de raccourcis multimédias, saviez-vous que les préférences correspondantes apparaissent ?

Je suis certain qu’en lisant ce petit livret, vous apprendrez des choses qui vous aideront à mieux maîtriser macOS. Merci Guillaume !

LogicKeyboard, les claviers Apple pour les pros du raccourci

Par Pierre Dandumont

Pendant les soldes, LDLC a mis en vente un truc un peu particulier : un kit LogicKeyboard pour les anciens claviers Apple (et pour Logic Pro 8). Un truc qui devait traîner derrière une armoire, vu que le clavier en question n’est plus en vente depuis 2007. Vu le prix, et avec un code promo (SNOW10), j’en ai acheté un.

La société danoise LogicKeyboard est spécialisée dans les claviers personnalisés pour les logiciels professionnels, de Logic Pro X à Final Cut X en passant par Premiere, Photoshop, etc. Si vous n’avez jamais vu ce genre de claviers, ils intègrent des touches colorées avec les raccourcis indiqués directement. Dans un contexte professionnel, et avec des logiciels qui font énormément appel à des raccourcis, le gain en productivité est assez important.

Avant


Après

Pouir l’exemple, je suis allé voir ce que la société propose pour Logic Pro X. On trouve donc des skins, c’est-à-dire des caches à placer sur les claviers classiques (MacBook Pro après 2016, MacBook Pro avant 2016 – 2012 à 2015, je suppose – et Magic Keyboard avec pavé numérique. Mais la société vend aussi des claviers complets. Il peut s’agit de claviers compatibles avec les Mac (avec des touches adaptées à macOS) ou tout simplement des claviers Apple modifiés en usine. Pour Logic Pro X, la société vend un ancien clavier Apple aluminium pour 140 €. Dans les années 2000, la société vendait aussi des touches en kit, quand il était possible de les enlever facilement. Le passage sur un format à ciseaux à évidemment sonné le glas de cette possibilité.

Un clavier Apple modifié

Le kit

Le kit nécessite un clavier Apple Keyboard (le blanc, sorti en 2003, référence A1048). Le kit, adapté à l’AZERTY (agencement ISO), comprend toutes les touches nécessaires et un outil pour échanger facilement les keycap. La qualité des pièces est correcte, même si le plastique semble subjectivement meilleur sur le clavier Apple. Les touches n’ont pas exactement le même marquage (la police utilisée est différente) et les lettres sont plus petites pour afficher les raccourcis. Le changement de touches est assez rapide, en quelques dizaines de minutes, vous devriez arriver à changer toutes les touches. La seule partie énervante vient des grandes touches, il faut enlever les barres de métal internes pour les placer dans les nouvelles touches.

Le kit


Les touches


Enlever une touche


Petite comparaison


Le résultat


Le résultat

Je n’ai pas trouvé le prix du kit à l’origine, mais c’était a priori intéressant si vous possédez déjà le clavier Apple.

Windows ou Pippin ? Action Designer: Ultraman Tiga

Par Pierre Dandumont

Cette semaine, je (re)teste un jeu Pippin… mais sur PC. Une partie des titres de la console d’Apple et Bandai fonctionne en effet sur les trois plateformes. Il s’agit ici d’Action Designer: Ultraman Tiga.

Ce titre fonctionne sur Pippin, sur Mac, mais aussi sous Windows. Mais c’est un peu compliqué.

J’en avais parlé il y a un moment, le jeu fonctionne donc sous Windows, mais demande deux choses : un Windows en japonais (idéalement) et un affichage en 256 couleurs. Pour le premier point, on peut éventuellement s’en passer, mais pas le second. Et c’est compliqué. J’ai tenté d’installer Windows 3.1 en japonais avec un pilote vidéo, mais sans succès. Que ce soit VMWare Fusion, Parallels, Qemu ou même Virtual PC (dans une machine virtuelle), l’installation se passe (plus ou moins) bien mais le passage en 256 couleurs ne réussit pas. C’est visiblement lié aux fonctions spécifiques des versions japonaises nécessaires pour afficher les kanjis. J’essayerais un jour sur du vrai matériel, mais en attendant j’ai tenté sur une machine virtuelle Windows 3.1 en anglais.

Le message indique qu’il veut un écran en 256 couleurs

Généralement, je teste les jeux Pippin sur une vraie machine (Mac ou Pippin), mais ici c’est donc une machine virtuelle Windows 3.1 en anglais.

Sous Windows, le jeu accepte les définitions élevées (ma machine virtuelle est en 1 024 x 768 et 256 couleurs) et il permet de sauver en BMP (Windows oblige) et pas en PICT, le format des Mac. Attention tout de même, la zone de « jeux » reste en 640 x 480. L’interface reste la même, avec simplement des menus à la Windows. Comme mon OS n’est pas en japonais, on a surtout un Gloubi-boulga de caractères dans les menus du jeux, que ce soit ceux de la barre de menu ou ceux du jeu lui-même.

A propos


Le jeu



Les menus sur un OS en anglais



Le jeu sauve en BMP


Ca s’ouvre avec Paint


L’image sauvée

Si jamais j’arrive à installer un Windows 3.1 ou 95 en japonais, je mettrais à jour.

Jouer à Doom sur un lecteur Blu-ray, c’est possible

Par Pierre Dandumont

Récemment, je suis tombé sur un projet intéressant : Blu-Play. Le site explique comment lancer des jeux sur des Blu-ray et il existe même un portage de Doom qui fonctionne sur une console, un lecteur de Blu-ray ou VLC.

L’idée est simple : utiliser les fonctions Java des menus des Blu-ray pour lancer de vrais programmes. Selon les créateurs, ça fonctionne sur les consoles équipées en Blu-ray (PlayStation 3, PlayStation 4, Xbox One), sur les lecteurs de salon et les logiciels de lecture pour PC, de VLC à PowerDVD. La liste est assez longue. Sur le site, ils expliquent comment coder des programmes, les pièges à éviter, les commandes disponibles (une console avec une manette fonctionnera évidemment mieux).

La partie intéressante, évidemment, ce sont les quelques logiciels disponibles. Ils fournissent des jeux et une personne a même porté Doom. Il faut télécharger l’ISO (ou les fichiers) et les graver. Comme j’ai un graveur de Blu-ray (un UJ-260), j’ai juste acheté quelques BD-RE (réinscriptibles). Si vous avez une Xbox One, on peut aussi graver sur un DVD. Astuce pour Doom : j’ai juste utilisé Burn pour graver un « DVD » en UDF et ça passe sur les lecteurs de Blu-ray (et bizarrement pas sur mes PlayStation). A noter que Doom est open source.

Dans VLC


Dans VLC

Maintenant, les tests.

Doom sur des lecteurs Blu-ray

J’ai d’abord testé sur un Sony BDP-S490 européen, mon lecteur de secours. La croix de la télécommande permet le déplacement, l’avance rapide permet de tirer, c’est jouable. Il faut 87 secondes pour charger le jeu. Dans le jeu « Ukko’s Journey », c’est fluide, avec entre 45 et 55 fps. Ensuite, avec un BDP-S370 américain, qui sert pour les Blu-ray zonés. Il est plus ancien et ça se voit : le jeu tourne à moins de 15 fps. C’est assez flagrant avec Doom, le jeu est plus lent et charge plus lentement (117 secondes). Vient ensuite le cas de mon Samsung, un vieux BD-ES5000. Ukko fonctionne lentement (vers 15 fps) et le jeu ne semble pas recevoir les commandes rapides, je suppose que ça vient de la télécommande. Avec Doom, c’est pire : il faut des plombes pour lancer le jeu (165 secondes), et il réagit mal. La touche pour avancer reste enfoncée, par exemple.

Doom sur des consoles

Etape suivante, sur des consoles. D’abord, une PlayStation 3 sortie de son carton. C’est un modèle fat (pas la première, la 40 Go). Assez bizarrement, Doom ne se lance pas, mais bien le second disque. Ukko fonctionne à plus de 60 fps la majorité du temps. Sur une PlayStation 4 Slim, même problème : Doom ne se lance pas, et Ukko est rapide (plus de 200 fps).

PS3


PS4

Doom avec VLC

Alors, VLC est un peu particulier, parce que je n’ai pas trouvé comment modifier les commandes facilement. Ukko tourne bien (et rapidement : plus de 100 fps) alors que Doom se charge mais je ne peux pas jouer. Les commandes répondent uniquement dans les menus et je ne sais pas comment retourner en arrière, par exemple. Disons que le jeu se lance, en tout cas.

J’ai fait une vidéo avec tous les exemples pour montrer ce que ça donne. La première montre juste le résultat de Doom sur un lecteur Sony, la seconde tous les résultats.

Dans tous les cas, c’est assez amusant de voir ce qu’il est possible de faire avec une machine virtuelle Java. Et ça montre aussi que les performances demeurent extrêmement variables.

Deux vieilles icônes (et comment les extraire)

Par Pierre Dandumont

Récemment, je suis tombé sur un post sur un forum qui montrait des icônes un peu particulières, issues de bêta ou de sources de vieux OS. J’aurais pu m’arrêter là et mettre les icônes ici, mais j’ai cherché comment les extraire.

Commençons par une icône de Copland. Il s’agit d’une icône de Finder avec des lunettes de soleil, et le seul indice était que l’image se trouve dans StartUpTestLib. Une fois le fichier trouvé dans mes archives, j’ai cherché comment extraire l’image.

L’icône

Première étape, extraire les ressources. Il n’y a pas de ResEdit pour Mac OS X, mais Rezilla fonctionne bien. Il est possible de voir les ressources et même l’icône en question. Mais impossible d’extraire l’image. Après quelques errements, je découvre qu’un glisser/déposer de l’image sur le bureau donne un fichier Extrait d’image (Picture Clipping en anglais), que le Finder ouvre… mais sans possibilités d’exportation.

Rezilla


L’éditeur


« Extrait d’image »

La solution viendra de Super User. Techniquement, il s’agit d’un fichier XML avec l’image intégrée dans le XML, mais c’est un peu compliqué à extraire vu que le XML est compressé. La solution la plus simple consiste à ouvrir un document TextEdit, glisser le fichier dans la fenetre et sauver le tout. On se retrouve avec un paquet qu’il faut ouvrir avec un clic secondaire (Afficher le contenu du paquet) pour trouver une image en TIFF. C’est un peu laborieux, mais ça fonctionne.

L’image NeXT

L’icône

Pour l’image NeXT, j’avais une piste vu que le post de forum indiquait qu’elle se trouvait dans les sources de Darwin 0.1. Le post indiquait \boot\ppc\SecondaryLoader\logo.c mais c’est \boot\ppc\SecondaryLoader\icon.c.

Le fichier C

Première étape, ouvrir le code C et ne garder que les données brutes. Je fais ça de façon artisanale avec un simple chercher/remplacer. Ensuite, je colle le tout dans éditeur hexadécimal pour obtenir le fichier brut.

L’ouverture passe par Graphic Converter. Si vous essayez d’ouvrir un fichier inconnu, il propose une option Try RAW import. Ensuite, il faut jouer. Ca nécessite un peu d’expérience, mais l’idée va être d’essayer de deviner le type d’image (niveau de gris pour une icône NeXT) et la taille de l’image en pixel. En jouant sur la taille, on peut généralement commencer à voir l’image, parfois déformée, et ensuite il faut essayer de trouver la bonne taille. Ici du 96 x 96 en 8 bits, niveaux de gris. Après, il n’y a plus qu’à sauver l’image.

Dans Graphic Converter


L’import au hasard


Avec les bonnes valeurs

Le FX77, l’appareil photo Bluetooth (partie 3) : avec un PC

Par Pierre Dandumont

J’ai trouvé il y a quelques mois un appareil photo Bluetooth, le Sony DSC-FX77. Et après des essais avec un téléphone et un PDA, j’ai tenté sur un PC.

Je ne compte pas réécrire les articles, mais pour résumer le FX77 utilise des profils Bluetooth rares, et ne passe pas par les mêmes méthodes que les autres appareils. Après pas mal de recherches, j’ai découvert que la stack Bluetooth a de l’importance, et que BlueSoleil (IVT) gère ce qui est nécessaire. J’ai donc acheté un dongle normalement fourni avec le pilote en question (la stack est une sorte d’intermédiaire entre un pilote et un logiciel de contrôle). Pas de chance, il est arrivé avec un pilote Widcomm (Broadcom). J’ai donc sorti mes vieux adaptateurs Bluetooth, une vieille version d’évaluation de BlueSoleil (qui est payant) et une machine virtuelle Windows XP. En théorie, ça marche aussi avec des adaptateurs Bluetooth Sony Vaio, mais c’est rare et donc (très) cher.

La stack WidComm tente le FTP over Bluetooth

BlueSoleil

Alors, BlueSoleil, c’est… compliqué. Le programme est assez moche, peu pratique et la traduction française est affreuse. Vraiment. Mais il a l’avantage de fonctionner avec le profil BiP (Basic Imaging Profile) et il prend donc en charge l’appareil photo.

Petite collection de dongles

Premièrement, le mode Remote. Une toute petite fenêtre s’affiche sur le PC, avec un retour vidéo équivalent à ce qu’affiche l’écran de l’appareil. La prise de photo active l’appareil et – contrairement au Clié – transfère l’image vers le PC. Elle est en définition native (~4 millions de pixels) et le transfert prend beaucoup de temps (45 secondes). Donc après chaque photo, le programme est bloqué pendant un certain temps.

L’interface


Le résultat (mon bureau est sale)

Deuxièmement, le transfert de photos. Alors, je n’ai pas réussi à envoyer de photos à l’appareil (alors que ça fonctionne avec le T610 et le Clié), mais ça vient peut-être de la version d’évaluation de BlueSoleil. Par contre, la réception fonctionne bien et l’image arrive aussi dans sa définition native, l’appareil ne redimensionne donc pas. Cette méthode de transfert n’a pas tellement d’intérêt : c’est extrêmement lent, la portée est assez faible, et sortir la carte mémoire marche aussi bien en réalité.

Le transfert de fichier n’est pas très clair.

C’est a priori le dernier article sur le sujet, sauf si je trouve un jour un programme qui le fait sur Mac, mais c’est assez peu probable.

Une carte mère PVT d’iBook

Par Pierre Dandumont

écemment, j’ai récupéré un truc intéressant : un prototype d’iBook. Enfin, plus exactement une carte mère PVT dans un iBook défectueux : le connecteur d’alimentation était mort.

Dans les iBook, les cartes mères « PVT » (Production Verification Test) sont assez courantes. Même chez PowerBookMedic, la carte d’illustration est de ce type.

La carte mère

On peut tout de même voir une inscription PVT, un CPU IBM « Confidential » et les prises classiques des iBook. Il y a un connecteur assez large au bout de la carte dont je ne connais pas l’usage, et des traces pour de la mémoire. Un sujet sur MacRumors s’intéresse à ces dernières, vu qu’elles pourraient permettre d’installer plus de RAM. Un iBook (l’original) dispose de 32 Mo sur la carte + un emplacement SO-DIMM, les derniers (comme ici) possèdent 64 Mo en interne. Mais avec quatre emplacements en interne, il est théoriquement possible de passer à 512 Mo (et donc 1 Go au total).

PVT


IBM Confidential


Les emplacements RAM vides


Le connecteur mystère

Malheureusement le disque dur ne contenait rien d’intéressant.

Lancer une vidéo au démarrage de Mac OS

Par Pierre Dandumont

Sous Mac OS 9 (et avant), si vous avez installé QuickTime 1.5 (au moins), une petite astuce permet de charger une vidéo au démarrage.

C’est assez simple : il faut placer une vidéo lisible par QuickTime (attention, avec les vieux OS, il vaut mieux vérifier avant) dans le dossier système (System Folder en anglais), avec le nom Startup Movie. L’espace et les majuscules sont obligatoires, attention. Ensuite, au redémarrage, la vidéo démarrera quand Mac OS charge QuickTime. Méfiez-vous : si la vidéo est au mauvais format, ça risque de planter Mac OS au démarrage. Ici j’utilise une vieille présentation d’une borne AirPort.

Si la vidéo pose des soucis

macOS Catalina et le HDR

Par Pierre Dandumont

Avec macOS Catalina, Apple active en théorie la prise en charge du HDR dans l’OS. Mais assez bizarrement, je n’ai pas réussi à le faire.

Pour faire simple et rapide, le HDR nécessite d’envoyer des métadonnées à l’écran, qui va les interpéréter. La lecture d’une vidéo encodée avec du HDR nécessite donc un support de l’OS (pour passer dans le bon mode), de la carte graphique (pour transmettre les données) et de l’écran, pour interpréter. Sous Windows 10 avec une version à jour de l’OS, ça ne pose généralement pas de soucis : l’activation du HDR se voit assez facilement, et l’écran lui-même passe en HDR. Dans les effets visibles, il devient impossible de régler la luminosité et l’image devient terne.

Mais chez Apple, ce n’est pas si simple. Sur la page dédiée à Catalina, on trouve cette note : « Contenus 4K, 4K HDR, 4K Dolby Vision, Dolby Atmos et HDR10 disponibles sur tous les modèles de Mac introduits en 2018 ou ultérieurement disposant d’écrans à résolution 4K. » (le texte est le même en anglais). La limitation aux machines de 2018 et plus est un peu étonnante de prime abord, mais a une logique chez Apple : la gestion des DRM pour les vidéos en 4K (et a priori le HDCP 2.2) passe par la puce T2. Dans le monde PC, les lecteurs se basent généralement sur l’implémentation Intel dans les puces de la génération Kaby Lake (Core de 7e génération) mais avec un défaut rédhibitoire : ça nécessite d’utiliser la puce Intel. Le problème, c’est que les iMac, le Mac Pro ou même les MacBook Pro avec un GPU dédié n’utilisent pas le GPU Intel pour la sortie vidéo. Mais Apple a visiblement fait un pack : pour décoder du HDR, même sans DRM, il faut passer par le décodage matériel d’une puce T2. Pas par le décodage matériel d’une carte Intel ou AMD.

Dans la pratique, j’ai testé avec deux écrans PC qui sont HDR (et compatibles HDR sous Windows) sans succès. Impossible d’activer la fonction sur mon MacBook Pro de 2017, avec ou sans le eGPU (Vega 64). QuickTime voit bien du HDR10 sur une vidéo de test, mais l’écran reste en SDR.

QuickTime voit bien le HDR10

A noter aussi que la page sur les contenus Apple semble assez restrictive : elle indique que le HDR fonctionne sur l’écran interne de l’iMac Pro et sur le Mac Pro, le MacBook Pro 16 pouces ou le MacBook Pro 15 pouces 2018 avec un écran XDR. Elle n’indique pas, contrairement à la page de Catalina, que ça fonctionne sur un Mac de 2018 (aka en T2) avec un écran compatible. Du coup, si quelqu’un a de quoi tester, ça m’intéresse : il faut un Mac en T2, un écran ou un téléviseur HDR et une vidéo de test (ou un abonnement AppleTV+, qui diffuse en 4K/HDR).

Un prototype de Pippin sur Yahoo Auction

Par Pierre Dandumont

Sur Yahoo Auction, ma source principale pour les jeux Pippin (les japonais utilisent beaucoup plus Yahoo que eBay), j’ai vu passer une Pippin de développement.

Cette version arrivait dans une boîte noire, avec quelques différences subtiles par rapport à la version classique. Comme ma version, elle possède sûrement une ROM de développement qui permet de booter sur un disque dur. Dans les différences notables visuellement, on peut noter l’absence de marquage sur l’arrière – la mienne en a -, avec une zone vide à la place du nom de la console. Sur la face avant, et on le voit bien sur les photos, les logos PowerPC et Atmark sont simplement collés (c’était le cas sur la mienne) alors que les versions standards ont des logos gravés dans le plastique. On peut aussi noter, même si la photo est un peu petite, un modem différent de celui de la version finale. Enfin, les CD et la documentation, eux, semblent standards. La console a été proposé à 25 000 ¥ (et est partie à 46 000 ¥).

La boîte noire, le modem dans le coin


C’est bien un prototype


On voit bien que les logos sur les côtés sont des autocollants.


Une zone blanche au lieu du nom de la console

Un prototype de PowerBook 180 gris clair sur eBay

Par Pierre Dandumont

Henry Plain vend un PowerBook 180 assez intéressant sur eBay : un modèle DVT avec une coque claire. Le prix ? ~7 500 $.

Parfois appelé « PowerBook 10e anniversaire » sans raisons, il possède une coque gris clair, un trackball et un clavier gris foncé, une charnière foncée (elle a peut-être été remplacée, c’est le point faible de ces machines), la coque du bas est foncée et la structure de l’écran est noire à l’avant avec gris clair à l’arrière. Le PowerBook fonctionne, même si l’écran donne une drôle de couleur (c’est peut-être la balance des blancs).




macOS Catalina protège encore mieux l’EFI (à vos risques et périls)

Par Pierre Dandumont

Avec Catalina, Apple a introduit une nouvelle possibilité pour protéger l’EFI. Il est maintenant possible de bloquer la solution « de dernier recours » d’Apple. Je m’explique.

Le mot de passe EFI (ou Open Firmware; il y a longtemps) permet notamment d’empêcher de démarrer un Mac sur un autre disque que celui choisi par défaut. Mais à une époque, ce mot de passe sautait assez facilement, en enlevant la RAM (oui…) ou en flashant la puce contenant l’EFI quand elle était accessible (ce qui n’est plus le cas). Mais une faille venait aussi d’Apple, même si je comprends parfaitement la raison de son existence. Pour faire simple, AppleCare peut effacer le mot de passe EFI à distance, avec une méthode assez précise. Elle nécessite de démarrer d’une façon très particulière (il faut presser shift + control + option + command + S) pour récupérer un code à envoyer à Apple, qui en retour envoie un fichier SCBO qui va permettre de démarrer le Mac et effacer le mot de passe.

Si ça vous intéresse, le fonctionnement exacte de ce SCBO est expliqué en détail là, mais en simplifiant il contient du code exécuté par l’EFI (et signé par Apple) qui va effacer le mot de passe. En théorie, seul Apple peut générer le fichier en question, mais on trouve visiblement des gens qui peuvent le faire. L’auteur de l’article explique que les chances qu’un générateur existe sont faibles, et que les vendeurs ont potentiellement accès aux outils d’Apple directement, mais ça ne change rien au problème : il reste potentiellement possible de débloquer un Mac de cette façon.

Avec Catalina, il existe dont une nouvelle option qui permet de désactiver cette option.

sudo firmwarepasswd -disable-reset-capability

La commande ne fonctionne que si vous avez mis un mot de passe (logique) et elle a un défaut : si vous perdez le mot de passe, vous n’aurez plus la solution de dernier recours d’Apple. En réalité, il reste parfois des solutions physiques : (re)flasher la puce sur les modèles avec une puce accessible ou utiliser une MattCard par exemple. Mais ça ne fonctionne que sur les Mac un peu anciens : les modèles avec une puce T2 protègent bien mieux l’EFI. Donc si vous avez un Mac moderne, cette option empêchera a priori toute récupération ou effacement du mot de passe, c’est important de s’en rendre compte. Et on peut penser que « ça n’arrive qu’aux autres », mais ce n’est pas réellement le cas : on peut oublier un mot de passe, mettre une protection dans la précipitation parce qu’un Mac a été volé, etc., et se retrouver très bête. La méthode d’Apple, si elle induit effectivement une faille de sécurité, sert aussi de filet de sécurité.

Les améliorations audio des Mac en puce T2

Par Pierre Dandumont

Depuis l’arrivée de la puce T2 dans les Mac, une partie des fonctions traditionnellement liées aux composants Intel passent sur la puce d’Apple. Et dans les Mac avec une puce T2, l’audio est dans le cas, avec une amélioration intéressante : on peut utiliser un casque et les haut-parleurs simultanément.

Sur un Mac « classique », c’est l’un ou l’autre. Soit vous avez un casque branché, et il prend la main, soit vous utilisez les haut-parleurs.

Avec un modèle en T2 (ici, un MacBook Pro 2019), c’est différent. Les deux sorties sont indépendantes. Par défaut, vous ne verrez évidemment que les haut-parleurs, mais si vous branchez des enceintes ou un casque sur la prise jack – elle existe encore dans les Mac -, les deux apparaissent. Ce comportement induit deux choses intéressantes : on peut émettre les sons de l’interface sur les haut-parleurs (par exemple) en écoutant de la musique au casque, ou – plus pratique – passer sur les haut-parleurs tout en laissant un casque branché. C’est surtout utile sur les iMac… qui ne sont pas passés à la puce T2 (sauf l’iMac Pro).

Sur un Mac en T1


Un seul choix possible


Sur un Mac en T2, deux sorties


Deux choix possibles

Et avec des logiciels spécifiques (comme Audio Hijack) il est même possible de router le son vers une sortie spécifique. Par exemple uniquement envoyer le son de Musique vers un casque et le reste vers les haut-parleur.

L’accélération vidéo dans HandBrake (avec une puce T2)

Par Pierre Dandumont

Récemment, je parlais d’HandBrake et de la possibilité d’utiliser le GPU pour compresser de la vidéo. Depuis, j’ai pu faire quelques tests avec un modèle en T2.

Petit résumé : VideoToolbox est l’API « boîte noire » d’Apple qui permet de compresser et décompresser de la vidéo. En fonction de l’équipement de votre Mac, elle va effectuer les calculs sur le CPU, une carte additionnelle (l’Afterburner des Mac Pro), une puce Apple ou les moteurs de compression et décompression des GPU.

Un modèle avec une puce T2

Dans mes premiers tests, l’encodage H.264 s’effectuait toujours sur l’IGP Intel (même avec des GPU dédiés) et l’encodage H.265 en partie sur l’IGP et un GPU dédié. Mais l’ajout d’un eGPU rapide (une Radeon Vega 64) offre de bien meilleures performances. Depuis, j’ai testé avec un Mac doté d’un puce T2, un MacBook Pro 13 pouces de 2019. Il dispose d’un IGP Intel (l’Iris Plus Graphics 645) et une puce Apple T2. L’IGP Intel offre plus d’unités que l’Intel HD Graphics 630 de mon MacBook Pro – 48 contre 24 – et 128 Mo d’eDRAM, mais le moteur vidéo est normalement le même.

Pour le H.264, l’encodage s’effectue en 2 minutes et 5 secondes (~115 fps). C’est plus rapide que sur mon MacBook Pro, mais de façon marginale et ça vient peu-être de l’eDRAM. C’est l’IGP qui encode et c’est assez visible dans le Moniteur d’activités.

On voit bien l’usage de l’IGP

Pour le H.265, c’est différent. Il faut 2 minutes et 2 secondes (117 fps) et c’est la puce T2 qui encode. L’IGP ne fait rien, le CPU travaille avec HandBrake, mais c’est pour les filtres. En comparaison, le MacBook Pro encode à 45 fps avec l’aide d’une Radeon RX 560 et à 101 fps avec une coûteuse et bruyante Radeon Vega 64. C’est rapide, avec une consommation sans commune mesure.

Assez bizarrement, donc, l’encodage H.264 ne passe pas par la puce T2 (c’est pourtant a priori possible, iOS le fait) et sur certaines machines – genre le Mac Pro et certains MacBook Pro -, il passe par un GPU dédié. C’est évidemment le cas sur toutes les machines qui ne possèdent pas d’IGP Intel (Mac Pro, iMac, etc.).

Reste que cet exemple montre bien l’intérêt des puces d’Apple, qui vont à mon avis remplacer peu à peu les composants « Intel » dans nos Mac.

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