Collanews

🔒
❌ À propos de FreshRSS
Il y a de nouveaux articles disponibles, cliquez pour rafraîchir la page.
À partir d’avant-hierLe journal du lapin

La touche Play des Mac et macOS Big Sur

Depuis la sortie de macOS High Sierra, un truc m’énerve : le fonctionnement de la touche Play du clavier (ou de la Touch Bar, mais c’est la même chose). Et la méthode que j’utilisais depuis High Sierra fonctionne encore.

Le comportement de macOS depuis High Sierra est un peu particulier : la touche Play va prendre en charge le dernier lecteur. Ça peut être Musique (iTunes), un programme, une page ouverte sur YouTube, etc. Dans l’absolu le comportement ne me gêne pas, mais ça m’a toujours semblé un peu aléatoire : parfois, la touche va lancer une vidéo YouTube au lieu de couper Musique. Dans la pratique, j’utilise Musique pour écouter de la musique… et j’aime que la touche Play commande Musique.

Le programme

Le programme que j’utilisais à l’époque (High Sierra Media Key Enabler) a changé de nom (il s’appelle Mac Media Key Forwarder) mais l’idée reste la même. Il intercepte les pressions et passe le tout sur Musique (iTunes) ou Spotify. Le programme est open source et il fonctionne encore sous macOS Big Sur, même si son auteur a abandonné le développement. Attention, il faut bien donner les bonnes autorisations au logiciel (comme souvent sous macOS).

Dans Préférences Système -> Sécurité et confidentialité -> Confidentialité, il faut bien cocher le programme dans les sections Automatisation et Accessibilité.


Par défaut, la version téléchargée est compilée pour les CPU x86, mais il est possible de compiler manuellement en ARM64 sans soucis. Pour le moment, je ne distribue pas le programme, mais vous pouvez le faire facilement : il suffit littéralement de pousser sur un bouton. Si vous n’avez pas Xcode (ou pas envie de le faire) la version x86 devrait fonctionner sans soucis avec Rosetta 2.

Il faut quand même noter que Big Sur propose un truc qui règle à moitié le problème : le widget A l’écoute (Préférences Système -> Dock et barre des menus). Ce petit bouton Play dans la barre des menus permet d’afficher la liste des applications et pages contrôlables, et les boutons correspondants.

Partager un disque de sauvegarde Time Machine avec Big Sur

Avec macOS Big Sur, Apple a changé le fonctionnement des sauvegardes Time Machine. Et cette nouvelle manière de faire modifie un peu la façon de gérer un disque de sauvegarder, avec un fonctionnement qui peut être perturbant pour ceux qui utilisent un ordinateur depuis longtemps.

Depuis Leopard, le fonctionnement de Time Machine dépendait du système de fichiers HFS+, et un disque dur formaté correctement suffisait pour une sauvegarde. Avec cette méthode, un disque dur utilisé pour des sauvegardes pouvait être utilisé pour stocker d’autres données, même si ce n’était pas nécessairement une bonne idée. Avec macOS Big Sur, le fonctionnement change dans certains cas. Ars Technica l’explique bien, il existe en effet deux possibilités. Premièrement, vous avez déjà une sauvegarde, faites sous un ancien OS. Dans ce cas, rien ne change : tout reste en HFS+, le disque dur peut être utilisé pour la sauvegarde… et autre chose. Deuxièmement, vous démarrez une sauvegarde. Dans ce cas, macOS Big Sur va formater le disque dur en APFS, dans une version adaptée à la sauvegarde. Et la partition utilisée pour la sauvegarde ne peut être utilisée que pour la sauvegarde.

Le disque est en lecture seule

Dans certains cas, c’est un problème : vous avez peut-être envie d’utiliser le disque dur pour d’autres données. La première solution qui vient à l’esprit est évidemment de partitionner, mais c’est une solution très « old tech », très années ’80, qui a le défaut de devoir fixer des valeurs pour les sauvegardes et pour les autres données. En réalité, Apple a pensé au problème, mais le fonctionnement peut être perturbant. En APFS, un périphérique doit être vu comme un conteneur, un espace partagé, qui contient des volumes. Dans le cas de la sauvegarde, la partition (qui n’est en pas réellement une, donc) est un volume qui peut utiliser l’espace du conteneur. Et il est donc possible d’ajouter un second volume (ou un troisième, etc.) qui va servir pour les données de l’utilisateur. Le sujet est bien expliqué par Guillaume Gete.

Donc au lieu de partitionner le disque en deux espaces distincts, avec chacun son espace libre, macOS Big Sur permet de définir deux volumes (un pour les sauvegardes et un pour les données) qui se partagent le même espace. C’est perturbant dans le sens ou le volume a une capacité de x Go (mettons 1 To) mais que l’espace libre va dépendre du second volume. Donc même si vous avez 100 Go de données, l’espace libre ne sera pas nécessairement de 900 Go. Ce fonctionnement offre plus de souplesse, c’est évident, mais amène d’autres contraintes : si – dans notre cas – les données de sauvegarde prennent beaucoup d’espace, le volume dédiée aux données va se réduire lui aussi.

Mais revenons au disque dur de sauvegarde. Si vous avez lancé une sauvegarde en APFS (qui est plus rapide que le HFS+, d’ailleurs), il suffit de se rendre dans l’Utilitaire de disque, de sélectionner le volume de sauvegarde et de simplement ajouter un volume avec le +. macOS prévient bien que l’espace est partagé, et il est obligatoirement formaté en APFS (donc incompatible avec pas mal d’OS). L’ajout ne prend que quelques secondes.

On peut ajouter un volume (dans la barre du haut)


Il est obligatoirement en APFS

Une fois que c’est fait, les données renvoyées par l’OS peuvent surprendre. L’espace utilisé indiqué est celui réellement pris par les données dans le volume, alors que l’espace total est celui du conteneur. Quand à l’espace disponible, il s’agit de l’espace disponible dans le conteneur (donc en prenant compte les données des autres volumes). Sur la capture, il y a donc 1 Mo utilisés dans un volume de 1 To, mais seulement 233 Go de libre.

Les valeurs semblent incohérentes


On voit bien les différences

Mac ou Pippin ? Mobile Suit Gundam: White Base – The 13th Independent Force

Cette semaine, je (re)teste un jeu Pippin… mais sur Mac. Une partie des titres de la console d’Apple et Bandai fonctionne en effet sur les deux plateformes. Il s’agit ici de Mobile Suit Gundam: White Base – The 13th Independent Force.

La version Mac est identique à la version Pippin, comme souvent. On a un joli menu pour quitter le jeu, une grosse icône pour lancer le jeu sur le CD (en réalité, un ensemble d’icônes bien placées), une image en 640 x 480 avec un overscan faible (576 * 416). Comme pour la version Pippin, c’est en japonais, donc je n’ai pas réellement joué. Il faut noter que le jeu fonctionne proprement sur un OS en anglais (ce n’est pas toujours le cas s’il y a des textes japonais) et que la manette n’est pas reconnue. J’ai été un peu étonné : le manuel semble indiquer qu’elle fonctionne sur Macintosh. Il y a peut-être un souci de pilotes, ceci dit.


Comme d’hab, une petite image dans mon écran en 1 920 x 1 200




La boîte semble indiquer que la manette marche sur Mac


Le manuel aussi

Quelques images d’un prototype d’AirPower

Giulio Zompetti a partagé récemment quelques images d’un prototype d’AirPower, le chargeur Qi qu’Apple n’a jamais sorti.

Le produit n’est pas vraiment fini, mais on peut voir qu’il gère (beuaocup) de bobines, qu’il est animé par un FPGA Altera (les rumeurs parlaient d’une puce A11) et qu’il a un peu de mal avec un iPhone.


Le FPGA



Oups


Un petit accès


Ça donne quoi, un PC Windows 10 ARM ?

J’ai testé récemment Windows 10 ARM sur un Mac M1, j’ai testé la Surface Pro X pour Canard PC Hardware, et je me suis posé une question : ça donne quoi sur un PC Windows 10 ARM plus classique ?

Sur un Mac mini M1 avec Parallels, il y a quelques limites. Avec la Surface Pro X, ça marche de façon moyenne, et la tablette est surtout très onéreuse (on arrive vite à 1 500 ou 1 600 € avec le clavier). Et donc j’ai cherché quelque chose de plus abordable. Et une société « française » a une solution, le Thomson Neo Z3. Mon modèle, le Z3-13Q835-4T64, est en fin de vie, vaut environ 400 € neuf (honnêtement, je l’ai trouvé juste après Noël, même pas déballé, pour moins de la moitié). Thomson doit le remplacer par une version plus rapide cet hiver (à base de Snapdragon 850), mais je ne l’ai pas encore vu en magasin.

Une machine assez convaincante… avant l’allumage

Physiquement, c’est un ultraportable 13,3 pouces assez classique. Il est à moitié en métal (en gros, la coque de l’écran et celle du bas sont en métal, la partie clavier est en plastique), l’écran Full HD est tout à fait correct (même s’il est très brillant), tout comme la webcam 720p. La connectique est assez complète : une prise barrel pour l’alimentation (en 12 V), une prise USB-C compatible vidéo (DisplayPort) qui peut servir pour la charge, une prise USB 3.0 classique, un lecteur de cartes microSD, une prise jack et un emplacement nano SIM pour le modem 4G intégré. Le trackpad fonctionne globalement bien, et le clavier est un peu peu mou mais utilisable. Il a tout de même un petit défaut : une touche Entrée sur une seule rangée, à la manière des claviers américains. Il est bien AZERTY, mais ce point est vite énervant quand on a l’habitude de presser le haut de la touche. Le PC est un peu lourd pour son gabarit (1,5 kg) mais rien d’horrible. C’est en partie lié aux composants, mais la machine à l’avantage d’être passive, et ne chauffe pas trop (moins de 30°C). De plus, l’autonomie est correcte en vidéo : 8h50 heures avec une vidéo YouTube en boucle (sous Edge) avec la luminosité à 50 %. Physiquement, j’ai juste noté un truc bizarre : si j’essaye de le charger avec le bloc de mon MacBook Pro en USB-C, le trackpad se désactive. C’est visiblement lié à la mise à la terre et ça n’arrive pas avec le chargeur d’origine (ni un 18 W Apple).

L’écran est brillant


Barrel et USB-C


(nano)SIM, jack, microSD et USB



L’intérieur, avec une batterie correcte (38 Wh) et pas mal de vide.

Franchement, pour un PC portable à 400 €, c’est plutôt bien.

La partie interne

En interne, c’est malheureusement compliqué. Vu le prix, il utilise la première génération de SoC dédiée à Windows 10 ARM, autrement dit un Snapdragon 835. C’est un SoC de smartphone qui date de 2016 avec une architecture hybride. On a d’un côté quatre coeurs Kryo 280 Gold (en gros, des Cortex A73) à 2,35 GHz (max) et de l’autre quatre coeurs Kryo 280 Silver, des Cortex A53. Pour se donner une idée, les coeurs rapides sont de la génération qui suit le Cortex A72 des Raspberry Pi 4, les coeurs lents sont les mêmes que le Raspberry Pi 3. La machine a 4 Go de RAM LPDDR4X (bus 64 bits), du Bluetooth 5 et du Wi-Fi 11ac. Si vous voulez une comparaison qui fait mal, les coeurs basse consommation du M1 offrent des performances très nettement plus élevée (au niveau d’un Cortex A76).

Au moins, ça ne chauffe pas

Le stockage de base est de 64 Go sur mon modèle, avec un module UFS. Ce n’est pas vraiment un SSD, mais c’est mieux qu’une carte SD interne. Il lit assez rapidement (vers 900 Mo/s) et écrit assez lentement (moins de 200 Mo/s). Avant de parler du CPU, un mot sur le reste. L’USB 3.0 est lent (~160 Mo/s en lecture, ~280 Mo/s en écriture) et la partie graphique assez correcte en théorie. L’Adreno 540 doit atteindre environ 700 Gflops (soit nettement plus qu’un Intel HD 630, par exemple) mais les pilotes sont assez buggés et 3DMark affiche surtout des artefacts. Et avec 128 Mo de mémoire par défaut, pas mal de choses ne fonctionnent pas.

De biens beaux artefacts


Le “SSD”


L’USB, franchement lent

Mais le problème, c’est le CPU. Par défaut, c’est fucking lent (désolé pour la grossièreté). Mais vraiment. La majorité des applications, même basique, réagit lentement. On clique sur une application, et il ne se passe rien. Puis après quelques secondes, ça arrive. Et là, je parle des applications natives (Edge, ce que fournit Windows 10, etc.). Avec les applications émulées, c’est encore pire. Avec les applications natives, on est au niveau des PC portables à base d’Intel trucmont (en gros, les Atom modernes), en émulation, on a l’impression de retrouver un Pentium 4 d’il y a 20 ans. Si vous voulez, il y a le score Geekbench en natif et en émulation x86-64.

Pour vous donner une idée, un bon CPU moderne dépasse les 600 en single core


Idem ici

Le problème Windows 10

Le second souci, c’est Windows 10 ARM (non, pas juste Windows 10, bande de trolls). La machine est au départ sous Windows 10 S, mais ce n’est pas réellement un problème : il faut 30 secondes pour repasser en Windows 10 classique (pour information, Windows 10 S ne lance que les applications du Store Microsoft, mais c’est artificiel). Par défaut, il est surtout arrivé sous Windows 10 1904 (avril 2019) et s’est mis à jour en 1909 (septembre 2019)… et c’est tout. Pour rappel, la version déployée en masse est la 20H2 (automne 2020). Je n’ai pas pu forcer la version récente (il indique une erreur) et j’ai dû passer par le canal dev de Windows Insider (en gros, une bêta). Par ce biais, il a d’abord installé la version 2004 (printemps 2020), en bêta. Et un deuxième passage a permis d’installer la bêta de décembre 2020, qui ajoute la prise en charge du x86-64. Au passage, si jamais la page Windows Insider ne trouve pas de mise à jour, il faut aller activer le partage de diagnostics avec Microsoft dans les options.

Pas de MAJ

Parce que par défaut, j’en ai déjà parlé, Windows 10 ARM exécute les applications ARM (32 et 64 bits, ici) et x86 (32 bits). Ce qui fait qu’avec une installation de base, énormément d’applications Windows ne se lancent pas du tout. Il faut la bêta pour pouvoir utiliser l’émulateur x86-64. La bonne nouvelle, c’est qu’il fonctionne avec les Snapdragon 835. La mauvaise, c’est que c’est toujours aussi lent.

Avant la bêta, pas de x86-64

Un PC portable ambigu (et à éviter

La conclusion sur le Thomson Neo Z3 est la même que celle de la Surface Pro X, dans un sens. Physiquement, c’est plutôt bien pour le prix. Et à l’usage, c’est bien trop lent pour être agréable. Il n’est pas dénué totalement d’intérêt, mais dans la majorité des cas les performances risquent de rendre la machine énervante, même pour du basique. Disons que pour remplacer une tablette en déplacement, c’est vaguement passable : c’est assez autonome, silencieux et la 4G intégrée peut servir. Mais il vaut mieux ne pas aimer le multitâche et se contenter de quelques onglets avec Edge (à la limite Firefox, disponible en natif)… et c’est tout. Même pour du traitement de texte, c’est assez pataud. C’est un peu dommage, mais le fait est que Windows 10 ARM a deux défauts : l’absence d’applications natives (mais là, on va tourner en rond) mais surtout l’absence de processeurs assez rapides. Et sur ce point, il n’y a pas de solutions.

Cette feuille était collée sur l’écran

Pour terminer, Thomson a annoncé une version à base de Snapdragon 850 pour à peu près le même prix pour décembre, mais il n’est pas disponible à ma connaissance. Et le CPU un peu plus rapide ne change rien au problème, parce qu’il est moins lent, en réalité. Mais ça reste très loin d’un bon Core i5 moderne ou (a fortiori) d’un Apple M1.

SCMS-T, le DRM inutile en Bluetooth

En cherchant des infos sur les codecs en Bluetooth, je suis tombé sur un truc bizarre : une sorte de DRM intégré dans les périphériques audio Bluetooth, mais qui a très peu d’effet. Le SCMS-T.

Le SCMS (Serial Copy Management System) est un flag présent dans les flux numériques (par exemple les CD) qui empêche théoriquement la copie. J’en avais parlé il y a longtemps, c’est essentiellement utilisé sur les DAT ou les MiniDisc (par exemple) pour empêcher la copie numérique. Et chez Creative, j’ai découvert que la technologie est déployée en Bluetooth, sous le nom SCMS-T. Mais là aussi… elle ne sert pratiquement à rien.

Le principe semble être le même que le HDCP, en théorie il faut que les appareils soient compatibles SCMS-T pour que l’audio fonctionne. Mais c’est visiblement très théorique, de ce que j’ai pu tester. Pour essayer, j’ai sorti un vieux casque Bluetooth (Sony DR-BT22) qui a la particularité de pouvoir désactiver le SCMS-T. En pratique, c’est assez simple : 99 % des appareils Bluetooth sont compatibles, et pour trouver un appareil qui ne l’est pas, il faut vraiment aller chercher des antiquités.

Le casque propose de désactiver le SCMS-T (et il supporte le codec MP3)

Maintenant, il se passe quoi quand on désactive le SCMS-T ? Dans la majorité des cas… rien. J’ai testé avec macOS (Big Sur), iOS (14), un smartphone sous Android (10) et un PC sous Windows 10 et ça marche. En fait, la majorité des stacks (le pilote, au sens large) ne réagit pas en l’absence de SCMS-T. Il y a quelques cas où la technologie est obligatoire tout de même, notamment avec la stack Bluetooth de Toshiba. Elle était utilisée sur les PC portables de la marque, et elle nécessitait un périphérique compatible par défaut (on trouve quelques traces de ce problème sur de vieux forums, avec des réponses d’un certain… Dandu). Dans les trucs plus récents, la stack CSR Harmony (utilisée, par exemple, par ce dongle) peut être configurée pour l’imposer, même si ce n’est pas obligatoire. On trouve aussi des traces de la technologie dans les pilotes Bluetooth Intel.

Petit test

Pour vérifier ce que ça donnait, j’ai donc désactivé le SCMS-T sur le casque Bluetooth, et installé le pilote CSR. Au départ, il désactive SCMS-T par défaut, et il est possible de l’activer. On peut aussi ensuite le faire dans les pilote, avec un avertissement.


Ensuite, le SCMS-T ne semble pas bloquer : j’ai pu jumeler le casque et envoyer de l’audio dessus… mais uniquement avec le profil HFP, donc avec une qualité sonore (très) dégradée.


En fait, l’absence de SCMS-T (ici, donc avec l’option activée côté PC et désactivée côté casque) bloque la liaison A2DP, c’est-à-dire l’audio de qualité. La première capture montre le message d’erreur en cas de tentative de connexion, et ce n’est pas très explicite. La seconde capture montre le résultat quand on active le SCMS-T côté casque.

Une erreur pas très explicite


Une fois activé, ça marche

Du coup, le SCMS-T rejoint la longue liste des DRM inutiles, qui peuvent juste ennuyer les gens dans de très rares cas. Mais la protection elle-même n’empêche pas réellement de copier du contenu. Et de toute façon, vu la dégradation de l’audio en Bluetooth, il n’y a aucune raison de vouloir récupérer le flux nativement.

Installer manuellement une app’ iOS sur un Mac M1

Si vous avez un Mac M1 (ou un DTK), vous avez peut-être envie d’installer une application iOS qui n’est pas disponible sur le Mac App Store. Et il y a différentes solutions pour ça.

La solution de base avec un Mac M1 (pas le DTK, un peu particulier) est évidemment de passer par le Mac App Store. Si vous faites une recherche, il vous proposera les applications pour Mac (le choix par défaut, normalement le plus adapté) mais aussi les applications pour iPhone et iPad. Par ce biais, il n’y a rien de particulier à faire, tout va s’installer.

Le Mac App Store propose des applications iOS

Passer outre les limites d’Apple

Premier problème, certains développeur ne veulent pas que leurs applications soient lancées sur un Mac. Leurs raisons peuvent êtres bonnes, mais si vous voulez vraiment passer outre, il y a des solutions simples. J’ai essayé avec iMobie M1 App Checker, et ça fonctionne bien. Le programme est gratuit et permet de télécharger l’IPA (le fichier d’installation) d’une applications iOS.

Une fois lancé, il faut choisir iPhone App, se connecter à votre compte Apple (je ne garantis pas que le logiciel ne va pas récupérer les données, ils indiquent que non) et chercher une app’. Par exemple Instagram. Il devrait vous proposer l’application, et la possibilité de télécharger le fichier IPA.

Une fois que c’est fait, il apparaîtra dans la bibliothèque et vous pourrez le sauvegarder.

Deux applications indisponibles

Avec un Mac M1, il suffit ensuite de lancer l’IPA pour l’installer l’application et c’est terminé.

Installation en cours

Instagram… sur Mac

Cette solution marche globalement bien, mais il y a quelques défauts. D’abord, certaines applications n’apparaissent pas, par exemple celles supprimées de l’App Store ou celles qui sont payantes (si j’ai bien compris). Ensuite, certaines ne fonctionnent pas, soit parce qu’il y a vraiment un souci de compatibilité, soit – comme pour Netflix – parce que l’application a été pensée pour planter sur un Mac M1.

Une solution plus compliquée, mais plus efficace

Cette solution passe par un programme payant (iMazing) qui va permettre de récupérer les applications directement sur votre appareil iOS (si vous en avez un). Du coup, ça fonctionne avec les applications payantes ou disparues de l’App Store tant que vous pouvez la télécharger sur l’appareil. La première étape consiste à connecter l’appareil au Mac (en Lightning ou en USB-C).

Dans iMazing, choisissez Continuer l’essai.

Dans la barre de gauche, choisissez l’appareil iOS, puis en bas à gauche, l’option qui permet d’accéder aux applications. Vous devrez aller faire un tour dans les options de macOS pour donner l’accès.

Dans la colonne de droite, choisissez Gérer les apps.

Ensuite, allez dans l’onglet Bibliothèque.

Maintenant, sélectionnez une application et cliquez sur l’icône de téléchargement. L’application va se connecter chez Apple et télécharger l’application. Ensuite, il suffit de faire un clic droit et de choisir Exporter .IPA. La suite est la même que plus haut : il suffit d’installer l’IPA.

Doom est un mauvais exemple, vu les contrôles

Il existe sûrement d’autres méthodes, mais les deux présentées ici sont (assez) simples et devraient permettre de récupérer la majorité des applications.

Restaurer l’ancienne barre de menu dans le Finder de macOS Big Sur

Avec macOS Big Sur, Apple a changé les barres de menus, notamment dans le Finder. Mais une commande permet de revenir à l’affichage de la version précédente de l’OS.

La nouvelle mise en page combine le nom de la fenêtre et les boutons sur une seule ligne, ce qui pose des soucis sur les petites fenêtres : on se retrouve assez vite avec des menus déroulants par exemple. Pour régler ce problème dans le Finder, il suffit de taper les deux commandes suivantes. La seconde relance le Finder, donc attention si vous avez des transferts en cours.

defaults write com.apple.Finder NSWindowSupportsAutomaticInlineTitle -bool false
killall Finder

La commande change la valeur uniquement pour le Finder. Si vous voulez le faire pour toutes les applications (comme Mail par exemple), remplacez simplement com.apple.Finder par -g.

Pour revenir au comportement de base de l’OS, supprimez la valeur avec les deux commandes suivantes.

defaults delete com.apple.Finder NSWindowSupportsAutomaticInlineTitle
killall Finder

Je préfère la supprimer plutôt que de la passer à true, ça évite les soucis dans le futur si Apple change le nom d’une variable.

Avant (Big Sur)


Après (apparence Catalina)

La carte Aquantia qui m’a fait passer au Mac M1

J’en ai déjà parlé plusieurs fois, j’ai un souci avec les cartes Ethernet à base d’Aquantia. Sur ma machine, impossible d’utiliser AirPlay 2 correctement.

Je vais mettre un peu de contexte : ça fait un moment que j’utilise de l’Ethernet 10 Gb/s chez moi, mais avec des cartes qui nécessitent des pilotes. C’est franchement un problème dans l’absolu : les pilotes pour les cartes Tehuti sont instables, ceux pour les cartes Intel viennent de chez Small Tree et les cartes sont onéreuses (même si on peut hacker une carte Intel). La solution la plus simple reste une carte à base d’Aquantia, étant donné que les pilotes sont intégrés à macOS, mais j’avais un souci (en fait deux, je vais y venir). Le premier, c’est un souci avec AirPlay 2 : impossible d’obtenir du son en AirPlay 2. Ça n’arrive qu’avec ce type de carte, je ne suis pas le seul touché, et je n’ai absolument pas trouvé de solution. Le HomePod apparaît, mais impossible d’envoyer le son : rien ne sort.

Sonnet a sorti récemment un firmware pour ma carte qui corrige des problèmes liés à l’AVB (un protocole qui est lié à mon souci) mais ça n’a rien changé, et j’ai perdu un après-midi à brancher un PC sous Windows pour effectuer la mise à jour, qui ne peut pas être lancée sous macOS. Et en branchant la même carte (dans le même boîtier Thunderbolt) à mon Mac mini M1, je me suis rendu compte que ça marchait.

La carte MSI ne fonctionne pas… sur mon Mac.

Le second problème est un peu lié : j’ai une seconde carte à base d’Aquantia, un modèle MSI fourni avec une carte mère. Et la carte n’est pas reconnue sur mon MacBook Pro. Alors qu’elle utilise la même puce que la Sonnet, rien : macOS ne charge pas les pilotes. C’est un peu énervant, parce qu’elle fonctionne dans le Mac mini M1 (et sur mon MacBook Air de test). J’ai fait les manipulations classiques pour essayer de revenir à zéro, mais impossible : la carte est vue mais le pilote ne se charge pas. Tout ce que je peux déduire, c’est que mon Mac a une installation bidouillée, modifiée, anciennes et pleines de trucs qui ne devraient pas être là. Et que ça bloque.

La carte n’est pas reconnue sous macOS sur mon Mac

Du coup, j’en ai eu marre : en attendant un MacBook Pro M1X ou M2, j’ai remplacé mon MacBook Pro 15 pouces par le Mac mini M1. Il faut être honnête, je perds certaines choses : le Touch ID, la possibilité de gérer un second écran en plus de mon modèle 5K, des ports USB rapides. Je perd aussi de la RAM (le mini a 8 Go, le MacBook Pro 16 Go), du stockage et un eGPU rapide. Et la possibilité de lancer Windows 10. Mais au moins, ma carte réseau fonctionne et je suis parti sur un système propre. Mais si c’est pour réinstaller un OS, en profitant des vacances et d’une période plus calme, autant le faire sur une nouvelle machine.

Au passage, j’ai tenté de flasher les cartes avec le firmware Apple en profitant d’un bug de macOS High Sierra, sans succès. Pour faire simple, la version 10.13.3 flashait par erreur les cartes avec le firmware Apple, mais je n’ai pas réussi à reproduire ça avec un vrai Mac et vu les retours, le « problème » ne se pose que sur les Hackintosh…

J’essayerais de faire un retour sur mon passage sur le Mac M1 plus tard, mais de toute façon je garde le MacBook Pro sous Big Sur, parce que je dois de temps en temps me déplacer avec ma machine, et j’ai aussi parfois besoin de Windows, dans sa variante x86.

Let’s Play Apple Pippin : Mobile Suit Gundam: White Base – The 13th Independent Force

Comme nous sommes plus ou moins confinés, j’en profite pour tester quelques jeux Pippin en vidéo, ce que j’avais fait il y a un moment. Cette semaine, Mobile Suit Gundam: White Base – The 13th Independent Force.

Ce titre m’a donné un peu de fil à retordre. Je ne sais pas exactement pourquoi, mais le disque (original) démarre de façon aléatoire sur ma Pippin avec une ROM 1.3, mais à chaque fois sur un modèle avec une ROM 1.2. La console est un peu modifiée (extension RAM, lecteur CD plus rapide, etc.) mais habituellement ça n’a pas d’impact.

Il s’agit d’un jeu de stratégie en tour par tour, entièrement en japonais. Vous le verrez dans la vidéo, je n’ai pas réussi à effectuer des mouvements, l’interface et le manuel étant en japonais (que je ne parle pas). Visuellement, les vidéos d’introduction sont sympathiques, et le jeu remplit (presque) l’écran. Il utilise la manette en plus du trackball, on peut donc utiliser la croix directionnelle et les boutons. Le fait est que ma vidéo est vraiment basique : je n’ai rien compris (et pas la patience d’essayer de comprendre).

Dans les autres trucs à dire, il y a le fait qu’il s’agit d’un jeu en Big Box, ce qui reste assez rare sur la console.






Dans la vidéo, je vous le dit directement : les six premières minutes, il y a l’intro, ensuite ~2 minutes ou j’essaye de faire des trucs.

Petit test du DTK, le premier Mac ARM de 2020

En juin, quand Apple a annoncé le passage sur ses propres processeurs, la société a aussi proposé une machine un peu particulière aux développeurs : le Mac mini DTK, alias Developer Transition Kit. Petit test.

Le DTK, c’est quoi ? Une machine de test, dans la même veine que le Power Mac G5 équipé d’un Pentium 4, sorti en 2005. Mais si le DTK 2020 reste un bricolage, comme en 2005, la machine reste tout de même bien plus aboutie.

Petit résumé (vous trouverez pas mal d’infos dans le Canard PC Hardware 46, d’ailleurs). Extérieurement, c’est un Mac mini gris sidéral, avec la même connectique (à première vue) que le Mac mini M1 : deux USB “A”, deux USB-C, du HDMI, de l’Ethernet et une prise jack combo. Le nom de code est ADP3,2, ce qui implique un ADP3,1 (je suppose). Pour mémoire, le DTK 2005 était l’ADP2,1, et il existe au moins deux ADP1,1. Le DTK 2005 faisait très bricolage en interne mais aussi en externe, avec des prises bouchées. Le DTK 2020 est bien plus propre, la seule concession à son héritage d’iPad Pro est l’absence de Thunderbolt.

En interne, on trouve un SoC A12Z, doté de huit coeurs (comme le M1) et un GPU maison. Le CPU contient quatre coeurs basse consommation (Tempest) à 1,5 GHz et quatre coeurs rapides (Vortex) à 2,5 GHz. Le tout est accompagné de mémoire LPDDR4X, visiblement de la -3733. Les performances sont déjà assez bonnes, même si les coeurs Tempest sont comparativement plus lents que les Icestorm du M1. Les fréquences sont plus basses qu’avec le M1, comme la consommation : on est vers 0,6 W pour les coeurs Tempest (ce qui est très bas) et seulement 7,2 W pour les coeurs Vortex. Le SoC lui-même a donc un TDP assez bas : il consomme à peu près deux fois moins que le M1. Avec Rosetta, les coeurs Tempest ne sont pas utilisés et les coeurs Vortex tournent un peu moins vite (vers 2,4 GHz).

On voit bien les différences

Avant de continuer, il faut souligner un truc : Apple a fourni la version finale de macOS Big Sur pour le DTK 2020. On peut techniquement l’utiliser comme un Mac classique, mais avec quelques limites. C’est assez différent du DTK 2005, qui n’avait officiellement reçu que des bêta de Mac OS X Tiger, et aucune version finale (10.4.3 au maximum).

A l’usage, le DTK 2020 fonctionne donc comme un Mac classique, du moins si vous avez des applications natives – de plus en plus nombreuses -. En effet, avec Rosetta 2, c’est une autre paire de manches. En fait, pas mal de logiciels Intel ne se lancent tout simplement pas sur l’A12Z, pour des raisons purement techniques : les SoC ARM Apple travaillent par défaut avec des pages de 16 ko (la subdivision de la mémoire, en gros) et les CPU Intel avec des pages de 4 ko. Rosetta 2 peut dans certains cas effectuer la transition (avec une perte de performances) mais dans d’autres, ça plante littéralement. Sur le M1, le problème est réglé par une prise en charge matérielle. L’autre point qui bloque vient de la virtualisation : le SoC ne la prend pas en charge. Les bêta de Parallels ou Docker ne fonctionnent tout simplement pas sur le DTK 2020.

Vous verrez ça parfois


Les applications iOS

macOS Big Sur permet de lancer les applications iOS sur un Mac M1. Sur le DTK 2020, c'est un peu plus compliqué. Dans le Mac App Store, les applications n'apparaissent tout simplement pas : Apple ne le permet pas. Sur un Mac M1, il propose les applications iOS en second choix. La solution la plus simple passe par iMazing et un appareil iOS. Il faut simplement télécharger l’application depuis un appareil iOS et utiliser le logiciel pour transférer l’IPA du périphérique au Mac. J’ai tenté avec 3DMark depuis un iPad Pro. Vous pouvez aussi trouver des IPA sur le Web, et les (re)signer, mais c’est un peu plus compliqué et moins… légal (mais possible). Je publierais un tuto un jour pour le faire sur un Mac M1, aussi. Au passage, il s’identifie – comme un Mac M1 – comme un iPad8,6, soit un iPad Pro de la génération précédente.

Sur DTK


Sur Mac M1


iMazing permet d’extraire l’IPA


Sur le Mac M1


Sur le DTK 2020

Des interfaces lentes… comme le Mac mini M1

Pour la partie interne, on est un peu dans la même veine que le Mac mini M1. L’Ethernet (interfacé en PCI-Express en interne) fonctionne bien, et le Wi-Fi (11ac, 5) est correct, sans plus. C’est du 2×2 comme sur tous les Mac mini. Les ports USB sont lents par rapport à des puces Intel : vers 350 Mo/s en USB 3.0, vers 800 Mo/s en USB 3.2 Gen. 2. C’est nettement sous les plateformes Intel, au même niveau que le M1. Il n’a pas de Thunderbolt, donc je n’ai évidemment pas pu tester ce point. Le SSD interne (512 Go) est nettement plus lent que sur le M1 : environ 1,2 Go/s. On peut noter énormément de capteurs et des températures plutôt faibles, avec un ventilateur qui n’accélère jamais.


Le SSD, moyen


Un gros tas de capteurs

Question 3D, c’est un peu compliqué. En fait, mes jeux de tests ne se lancent majoritairement pas sur le DTK 2020, mais le GPU (qui utilise la même architecture) est nettement moins rapide que le M1. Le fait est que pour le moment, les jeux utilisent encore majoritairement Rosetta 2, ce qui réduit un peu les possibilités. Disons qu’un Total War Warhammer (I) fonctionne pas trop mal.

30 fps en 1080p

Quel avenir pour le DTK 2020 ?

La question de son avenir est intéressante. Officiellement, Apple le prêtait pour un an, pour 500 $. Pour le moment, la société n’a rien indiqué sur son futur, mais le DTK 2005 (à l’époque) avait été remplacé par un iMac. Deux choix semblent possibles : un remplacement par un Mac mini M1 gratuitement ou un bon d’achat de 500 $. Le premier point semble moins probable : un Mac mini avec 512 Go de stockage et 16 Go de RAM vaut 1 100 $. De même, si pour le moment le DTK 2020 reçoit les mises à jour de macOS, rien ne dit que ça va continuer. Et même si Apple décidait de le laisser aux développeurs, il a un peu trop de limites pour rester vraiment intéressant, comme expliqué plus haut. Il est d’ailleurs possibles qu’Apple en profite pour désactiver les machines à terme, la restauration est un peu particulière sur ce modèle.

Bonne année

Bon, j’ai évidemment un peu hésité avant de souhaiter une bonne année, vu ce qu’il s’est passé en 2020 (et vu ce qui nous attend en 2021). Mais je vous souhaites quand même d’avoir passé de bonnes fêtes, et j’espère que tout va bien pour vous.


Comme chaque année, un petit bilan : ce site, c’est 1,2 million de pages vues (environ 3 500 par jour), à peu près 1 post par jour, des tests, des essais, pleins de trucs rétros amusants (j’espère, mais moi ça m’amuse). Sur le coup, 2020 est un désastre sur pleins de points, mais dans le monde de la technologie, les évolutions sont intéressantes. Bon, comme expliqué dans Canard PC Hardware, il y a pleins de nouveautés, mais beaucoup de choses sont malheureusement indisponibles. Dans mon cas, je suis assez content de voir que les puces ARM – en général – arrivent enfin en masse dans le grand public, et celles d’Apple marchent vraiment très bien.

Pour le reste, j’ai quelques trucs en préparation pour la suite (je ne suis pas encore lassé par ce site 🤓) et je suis en train de trier quelques trucs dans les archives, et c’est assez amusant à relire. Il y a quelques projets prévus, mais je n’ai pas encore trouvé le temps de tout terminer, donc on en parlera en temps voulu.

Pour le reste, merci de venir ici régulièrement, merci à ceux qui participent sur Patreon (dont je ne m’occupe pas assez, désolé) et merci à ceux qui m’aident. Et bonne année 2021 (on espère).

macOS Big Sur, Mail et la corbeille manquante

Quand j’ai installé macOS Big Sur, un truc m’a un peu perturbé : la présentation des messages et des boîtes dans Mail.

Par défaut, Mail va afficher des favoris qui regroupent les boîtes si vous en avez plusieurs, mais va séparer les brouillons, les corbeilles, les messages indésirables. C’est juste un artifice d’affichage, les messages sont bien envoyés dans les différentes corbeilles si vous avez plusieurs comptes, mais c’est un changement qui peut énerver. Heureusement, il est simple d’ajouter des favoris pour les éléments en question… quand on sait ou chercher.

En fait, il faut passer la souris sur le mot Favoris dans Mail. Un (+) apparaît, suivi d’une flèche vers le bas . Il faut bien évidemment cliquer sur le (+).

Dans le menu qui apparaît, il suffit ensuite de choisir Toute la corbeille (ou Tous les messages indésirables, etc.).

Cette section va regrouper les différentes corbeilles au même endroit, comme avec les anciens OS. Je n’ai pas trouvé comment renommer ce favori, ni comment améliorer le contraste des badges, mais au moins, j’ai toutes les corbeilles au même endroit…

Changer l’icône d’un partage pour macOS Big Sur

Avec macOS Big Sur, j’ai un petit bug cosmétique dans le Finder : un partage réseau sans icône. Je ne sais pas si c’est lié à un bug, mais ça m’embêtait. Donc j’ai corrigé ça.

Je m’explique. J’ai plusieurs Raspberry Pi qui partagent des données en AFP, et qui s’identifient (via Netatalk/Avahi) comme des Mac. Mais avec macOS Big Sur, il y a un souci : un partage envoie l’identifiant Xserve, qui n’a pas d’icône dans la barre latérale, comme la capture le montre.

VoPi a une icône absente

Je ne sais pas si c’est un bug, un oubli, etc. Mais ça ne va pas. Si vous avez un partage Netatalk, il suffit en fait de modifier l’identifiant.

sudo nano /etc/avahi/services/afpd.service

J’avais les lignes suivantes :

<service>
<type>_device-info._tcp</type>
<port>0</port>
<txt-record>model=Xserve</txt-record>
</service>

Que j’ai remplacé par ceci.

<service>
<type>_device-info._tcp</type>
<port>0</port>
<txt-record>model=MacPro7,1@ECOLOR=226,226,224</txt-record>
</service>

Vous trouverez la liste des valeurs en fouillant dans le fichier /System/Library/CoreServices/CoreTypes.bundle/Contents/Info.plist et les icônes dans /System/Library/CoreServices/CoreTypes.bundle/Contents/Resources. Ici, j’ai choisi MacPro7,1@ECOLOR=226,226,224, qui correspond au Mac Pro en rack. Il en existe d’autres, selon ce que vous voulez comme icône. Il faut prendre la valeur string liée à UTTypeTagSpecification dans le fichier (il y en a pas mal).

Une jolie icône de Mac Pro

Un prototype d’Apple Pro Keyboard coloré (vert) sur eBay

Vu sur eBay, un prototype d’Apple Pro Keyboard coloré, vendu pour 500 €. Cette fois, il était vert.

L’Apple Pro Keyboard date du début des années 2000 et n’est sorti qu’avec des touches noires et une coque transparente. Mais on voit de temps en temps des versions colorées, qui partent à des prix indécents. J’avais montré un modèle vert il y a quelques années, et un modèle bleu plus récemment.

Ici, c’est un modèle vert avec deux ports USB, en QWERTY.


Une vieille souris haptique de chez Logitech… qui ne marche pas sous macOS

Il y a quelques mois, j’ai trouvé un produit marrant : la iFeel de chez Logitech, une souris à retour de force (haptique). Et j’ai tenté de la faire fonctionner sous macOS.

La iFeel est une souris haptique, c’est-à-dire qu’elle intègre un petit moteur qui va faire vibrer la souris en fonction du contexte. Ce n’est pas un one shot de la part de Logitech : elle utilise la technologie d’Immersion, intégrée dans Mac OS X avec Jaguar, et donc j’espérais qu’elle fonctionne comme un joystick à retour de force.

La souris, en USB

Ce n’est pas le cas, comme l’explique bien le site iFeelPixel, les souris utilisent une version spécifique de l’API, TouchSense. J’ai bien tenté de modifier les fichiers ImmersionForceFeedback.kext et LogitechForceFeedback.kext (ils contiennent tous les deux les identifiants des périphériques) mais sans succès : une fois que c’est fait, la souris n’est plus fonctionnelle comme souris, mais ne réagit pas en Force Feedback. En réalité, ça doit fonctionner avec un modèle précis, la Logitech Wingman Force-Feedback Mouse : dixit iFeelPixel elle fonctionne soit comme une souris, soit comme un joystick.

Et sous Windows ?

Sur ce site, vous trouverez pas mal de pilotes, et iFeelPixel en propose aussi, spécifiquement pour la souris de Logitech, d’ailleurs. J’ai testé sous Windows XP avec une machine virtuelle à travers VMWare Fusion. Attention, la détection des souris et clavier dans une machine virtuelle est compliquée : par défaut, c’est bloqué. Avec VMWare Fusion, il faut ajouter deux lignes dans le fichier de configuration VMX de la machine virtuelle.

usb.generic.allowHID = "TRUE"
usb.generic.allowLastHID = "TRUE"

Pourquoi bloquer ? Pour éviter que le système hôte perde l’accès aux périphériques de saisie. Donc attention avec cette commande : il est possible de connecter une souris (clavier, manette, etc.) directement à la machine virtuelle, mais il faut bien faire attention de ne pas connecter la « souris » du Mac.

Quelques réglages


Il y a différents profils

Avec cette commande et le pack de pilotes de iFeelPixel, la souris est reconnue et vibre dans certains cas. Par exemple, sous Windows XP, elle va générer des vibrations dans le menu Démarrer, pour essayer d’indiquer la navigation dans les différents items. La souris a une bonne vingtaine d’années, donc c’est assez rudimentaire : on est très loin des effets haptiques des appareils Apple modernes, c’est essentiellement un moteur de vibration basique, comme dans les manettes. Mais ça ne marche pas si mal : on ressent (enfin, on entend) bien les mouvements, c’est assez discret pour ne pas être gênant, mais assez présent pour être ressenti. Il y a des effets quand on approche de la croix dd fermeture, dans certains logiciels, tout est réglable, etc. Ça n’a pas grand intérêt en pratique, mais on peut trouver ça amusant.

Mac ou Pippin ? SD Ultraman’s Challenge! Maze Island

Cette semaine, je (re)teste un jeu Pippin… mais sur Mac. Une partie des titres de la console d’Apple et Bandai fonctionne en effet sur les deux plateformes. Il s’agit ici de SD Ultraman’s Challenge! Maze Island.

Ce titre fonctionne sur Mac en plus de la Pippin. Il affiche comme d’habitude du 640 x 480, avec un cadre blanc si vous avez un moniteur avec une définition plus élevée. C’est un des rares jeux Pippin qui peut utiliser une manette de Pippin version ADB sur Mac. Le jeu détecte visiblement sa présence : quand elle est branchée, elle sert à déplacer le personnage (mais bizarrement pas à se promener dans les menus) et rien d’autre ne le déplace. Sans la manette, Ultraman bouge avec les flèches du clavier, comme attendu. Pour le reste, la version Mac semble identique à la version Pippin. Au passage, il fonctionne parfaitement sur un OS en anglais, même si le jeu est en japonais.

On a un fond blanc




La télécommande pour Apple TV de chez Salt : petit test

L’Apple TV est un produit plutôt apprécié, mais dans les reproches réguliers, il y a la télécommande. Celle d’Apple, avec sa forme plate et son pavé tactile, fait rarement consensus : on aime ou on déteste. Et chez les opérateurs qui proposent le boîtier d’Apple, une solution a émergé : une télécommande plus classique.

La télécommande en question est le modèle de Salt, un opérateur suisse qui appartient à Xavier Niel (oui, celui de Free). Elle est fabriquée par TW Electronics, qui fournit aussi Monaco Telecom et Eir, deux opérateurs … qui dépendent aussi de Xavier Niel. La même télécommande est aussi vendue par Function, si vous n’êtes pas chez un des opérateurs (ou si vous n’avez pas un accès). Elle vaut dans tous les cas une trentaine de dollars/euros/francs, à comparer aux 65 € de la télécommande Apple ou aux 25 € de l’ancienne télécommande Apple.

Quelques télécommandes

La télécommande reprend un format assez classique, qui tient bien en main : elle est assez longue et épaisse. D’un point de vue pratique, on a quelque chose d’assez différents de la télécommande Siri : pas de pavé tactile, pas de micro, des piles au lieu de la batterie interne. Elle communique en infrarouge et pas en Bluetooth, aussi. D’un point de vue physique, c’est moyen, sans plus : c’est très plastique, les boutons sont recouverts de plastique à effet « peau de pêche » avec un contact physique assez moyen. Ce n’est pas honteux, mais on est loin de la réponse franche et des matériaux de la télécommande Apple.

Deux piles

Question commandes, c’est un peu particulier. Le bouton en haut à droite sert à allumer et éteindre le téléviseur, et est configuré par défaut pour les téléviseurs Samsung. Une pression longue met l’Apple TV en veille, ce qui – si vous avez activé le CEC – met aussi le téléviseur en veille. Le bouton Menu fait la même chose que celui de l’Apple TV. Les flèches servent à se déplacer dans l’interface (celle vers le bas affiche les options en cours de lecture). Pour ceux qui n’aiment pas le pavé tactile, ça le remplace sans soucis. Les touches de volume contrôlent le volume, mais pas comme la télécommande Apple : par défaut, encore une fois, ils sont réglés sur les codes Samsung, et une manipulation expliquée dans le manuel permet de passer sur d’autres codes. Les deux boutons P permettent de changer de chaîne… dans les interfaces des opérateurs. Dans les autres applications, ça dépend. Il faut tester au cas par cas. La touche Mute coupe le son (là aussi, en version Samsung). Ensuite, on trouve l’avance et le retour rapide, la touche Play/Pause, le Stop et deux touches pour passer d’un programme à un autre. Là aussi, le fonctionnement va dépendre de l’application, YouTube passe à la vidéo suivante par exemple.

La télécommande

C’est globalement efficace, même si certaines touches ne sont pas fonctionnelles dans tous les cas. Si vous utilisez l’Apple TV pour de la vidéo sur abonnement, vous aurez peut-être des surprises. Elle a été pensée pour les applications des opérateurs, et ça se voit.

Quelques petits soucis… et les Mac

Lors de mon premier essai, elle ne fonctionnait pas. L’Apple TV réagissait (la LED s’allumait) mais sans action. En cherchant, j’ai découvert le problème : techniquement, elle fonctionne comme une télécommande Apple infrarouge. Et comme j’utilise un iPod Hi-Fi sous mon téléviseur, j’avais jumelé l’Apple TV avec une vieille télécommande. J’ai donc dû déjumeler la télécommande pour pouvoir l’utiliser, un cas de figure que les créateurs n’ont pas prévu. Au passage, du coup, elle fonctionne sur Mac et sur tous les appareils Apple compatibles avec la télécommande (iPod, iPod Hi-Fi, etc.). Tous les boutons ne marchent pas, mais si vous avez un Mac avec un récepteur (ou un récepteur dédié), ça marche.

N’oubliea pas les anciennes télécommandes

La télécommande est correcte, mais je ne trouve pas que ce soit un produit vraiment utile dans mon cas. D’abord, parce que j’utilise Siri et que j’aime bien le pavé tactile. Ensuite parce que c’est un peu cher : l’Apple TV fonctionne bien avec les vieilles télécommandes Apple (vous en avez peut-être une dans une carton) et il est possible de programmer une vieille télécommande avec l’Apple TV. Après, si vous êtes allergiques au pavé tactile ou au format très fin et compact de celle d’Apple, c’est une alternative correcte, spécialement si vous avez un téléviseur Samsung.

Joyeux Noël

Comme chaque année, je vous souhaite un joyeux Noël. J’espère que vous avez eu de beaux cadeaux, que tout se passe bien pour vous. On se revoit demain.

Installer le Microsoft Store sous Windows 10 ARM sur Mac M1

J’en parlais hier, il est possible d’installer Windows 10 ARM sur un Mac M1 avec la preview de Parallels Desktop. Mais un problème se pose : le Microsoft Store ne fonctionne pas. Et il y a une solution.

Par défaut, le Microsoft Store ne se lance pas sur un Mac M1 avec Windows 10 ARM. Vous verrez peut-être apparaître furtivement l’interface… et c’est tout. Ce n’est pas lié à Parallels ou au fait d’utiliser une bêta de Windows 10 ARM, mais à un souci plus profond. Le SoC Apple M1 utilise en effet le jeu d’instructions 64 bits d’ARM… et c’est tout. Il ne prend absolument pas en charge le code 32 bits. Et malheureusement, le Microsoft Store (et pas mal d’applications natives sous Windows 10 ARM) est compilé en 32 bits.

La solution consiste à (ré)installer une version compatible avec l’OS. Le lien juste avant explique comment le faire pour les applications du Store en général, je vous explique comment le faire pour le Store lui-même. Attention tout de même : il existe quatre possibilités pour les applications sous Windows 10 (ARM 32 bits, ARM 64 bits, x86 32 bits et x86 64 bits) mais Windows 10 ARM sur un Mac M1 n’en gère que deux. Par défaut, en effet, vous ne pourrez pas lancer les applications ARM 32 bits (à cause du CPU) ni les applications x86 6 bits (à cause de l’OS). Une bêta de Windows 10 ARM avec la compatibilité x86 64 bits existe, mais elle est instable.

Le tuto

Allez dans Settings -> Update & Security -> For developers et cochez la case Developer Mode.

Dans la barre de recherche, cherchez PowerShell et lancez-le en tant qu’administrateur.

Tapez cette commande. Attention, elle va supprimer toutes les applications du Store, même celles installées par défaut (qui ne fonctionnent de toute façon pas).

Get-AppXPackage | Remove-AppxPackage

Là, ça devient compliqué. Premièrement, vous allez devoir aller récupérer le binaire d’installation du Microsoft Store. Il va falloir passer par cette adresse : store.rg-adguard.net. Dans le champ, copiez cette adresse.

https://www.microsoft.com/en-us/p/microsoft-store/9wzdncrfjbmp

Le site vous proposera une liste de fichiers, il faut prendre le plus récent, avec une extension .appxbundle.

Une fois le fichier téléchargé, renommez-le en .zip et décompressez-le. Dans le dossier, vous trouverez différents fichiers .appx, avec différentes valeurs dans le nom. La version ARM 32 bits contient ARM, la x86 32 bits x86, etc. Le plus simple est d’installer la version x86 32 bits, donc faites un clic droit sur le fichier (WinStore_12011.1001.1.0_x86.appx dans mon cas) en pressant la touche majuscule. Dans le menu, choisissez Copy as path.

Retournez dans le PowerShell et tapez la commande suivante.

Add-AppxPackage -Path "le_chemin_copié_vers_le_appx"

Maintenant, il suffit d’attendre, le Microsoft Store va se réinstaller, en version 32 bits.

Le problème du 32 bits

Maintenant, on arrive au problème principal. Même avec un Microsoft Store qui se lance, il y a de fortes chances que les programmes que vous allez installer ne fonctionnent pas. En fait, de base, le Store risque d’installer la version ARM 32 bits, qui ne fonctionne donc pas. Là aussi, il faut quelques manipulations pour forcer la bonne version. Prenons l’exemple de VLC, installé via le Store, qui ne se lance pas.

Comme précédemment, lancez le PowerShell en tant qu’administrateur. La commande suivante va lister les applications installées, et ouvrir la liste dans le Notepad.

Get-AppxPackage -allusers > ~/apps.txt;start ~/apps.txt

Maintenant, continuons avec VLC, il faut désinstaller la version installée, en utilisant le nom de l’application (VideoLAN.VLC dans notre cas, c’est dans le fichier généré juste avant).

Get-AppxPackage VideoLAN.VLC | Remove-AppxPackage -AllUsers

Ensuite, il faut trouver l’adresse de la page de VLC sur le Microsoft Store (Google est votre ami) et l’insérer sur ce site, comme précédemment.

La manipulation va être la même que pour le Microsoft Store : il faut récupérer le .appxbundle le plus récent, le décompresser, et installer manuellement la bonne version. Dans le cas de VLC, le problème est le même que pour le Microsoft Store : il n’y a pas de version ARM 64 bits. La solution consiste donc à forcer la version x86 32 bits ou la version x86 64 bits, si vous avez la bonne version de Windows 10 ARM.

Add-AppxPackage -Path "chemin_vers_VLC.Universal_3.2.1.0_x64.appx"

Une fois que c’est fait, VLC se lance en émulation x86 64 bits.

Vous n’aurez pas besoin de faire ça avec tous les logiciels : certains ne proposent que du x86 32 bits, ou pas d’ARM (ou tout simplement de l’ARM 64 bits). iTunes, par exemple, passe en x86 64 bits.

Espérons tout de même qu’une solution plus simple émergera à terme…

Windows 10 ARM sur M1 avec Parallels Desktop

Parallels Desktop en version ARM (pour M1) est disponible dans une version de test, et j’en ai profité pour la tester sur un Mac mini M1, avec Windows 10 ARM.

Avant de commencer, un mot sur Windows 10 ARM. je vais faire court, mais il y a un bon article chez MacG sur le sujet (et dans le Canard PC Hardware 46, aussi). Windows 10 ARM, donc, est un portage de Windows 10 pour les puces compatibles ARMv8 (ARM 64 bits). L’OS n’a que peu d’intérêt dans l’absolu, il faut bien le dire : par défaut, il exécute seulement les applications ARM (64 bits et 32 bits) et x86 (32 bits) en émulation, lentement. Une version de test (je vais y venir) ajoute le x86-64, mais c’est une bêta.

Le principal problème de Windows 10 ARM vient des performances, il faut bien le dire. Sur les « vrais » PC ARM, c’est lent avec des logiciels natifs, très lents avec du x86 (32 bits). Ca dépend un peu des machines, évidemment, mais les Snapdragon 835 sont à la limite de l’inutilisable, les Snapdragon 850 vaguement utilisables en natif, les Snapdragon 865 (et Microsoft SQ1/SQ2) corrects en natif. En émulation, ça va de horrible (Snapdragon 835) à médiocre. Il n’y a pas beaucoup de logiciels natifs, et la compatibilité est mimitée sur la 3D.

CPU-Z en 32 bits sur Surface Pro X


Le même sur un Mac mini M1

Dans une optique « Apple », Windows 10 ARM ne règle pas grand chose, en fait. Pour ceux qui veulent Windows pour jouer, c’est complètement mort : l’émulation couplée à la virtualisation (qui se limite à DirectX 11) rend le tout inutilisable, sauf pour de très vieux jeux. Et de toute façon, les Mac M1 actuels sont un peu légers pour les jeux vidéo dans l’absolu. Pour les applications plus professionelles, c’est vaguement passable mais pour le moment l’émulation est limitée officiellement au x86 (32 bits) et ça limite quand même bien la compatibilité. Et les performances en émulation restent faibles, c’est pataud.

Parallels Desktop pour M1

Pour le moment, la preview est fermée, mais il suffit de demander un accès chez Parallels. Cette version ne fonctionne que sur les Mac M1 et il peut y avoir des bugs. Le plus simple pour installer Windows 10 ARM est de partir sur cette image disque, proposée par Microsoft. Elle doit normalement être utilisée sur une plateforme officiellement supportée, mais ça passe. Il suffit de l’avoir sur le SSD et Parallels va proposer de l’utiliser (c’est mon cas) et régler l’OS correctement, notamment avec les outils de la société. Une fois que c’est fait, ça fonctionne assez bien, on peut partager des périphériques USB, glisser des fichiers de macOS à Windows, etc.

Les outils Parallels

C’est une Preview, donc c’est assez instable quand même. Le système a planté chez moi, de façon assez forte. Pour tout dire, j’ai dû réinstaller l’OS.

Oups

Par défaut, Parallels utilise 2 coeurs pour Windows 10, et 3 Go de RAM. C’est peu, et ça limite encore un peu plus les performances en émulation. On peut évidemment monter à 8 coeurs et 8 Go de RAM (sur un machine avec 8 Go) mais ça réduit les performances sous macOS. Et il ne faut pas oublier que le M1 est fondamentalement un CPU avec quatre coeurs (rapides) et quatre coeurs basse consommation. Passer de quatre à huit coeurs n’a pas un impact énorme en pratique en émulation.

La création de la machine virtuelle


On peut choisir le nombre de coeurs (et la RAM)

Limites et x86-64

Dans les limites actuelles, il y a de l’accélération 3D, mais elle est limitée à DirectX 11. Typiquement, le seul test de 3D Mark compatible ARM attend DirectX 12. Ca fonctionne à peu près en émulation, mais ça réduit un peu le nombre de jeux compatibles. Dans les autres trucs très relous, impossible de lancer le Microsoft Store, il plante direct. C’est du coup un peu compliqué d’avoir des applications ARM, vu qu’une partie est distribuée par ce biais. Le second souci, inhérent aux CPU d’Apple, c’est la compatibilité ARM 32 bits, absentes. C’est un souci parce qu’une partie des applications ARM natives sous Windows est encore compilée en 32 bits et pas en 64 bits (le problème du Store vient de là), et le M1 ne supporte pas ça (et ne le supportera pas, ce n’est pas un souci lié à la virtualisation, mais au CPU lui-même). J’expliquerais demain comment installer le Store, même si l’intérêt reste faible en pratique.

Windows 10 ARM avec x86-64

Pour le x86-64, il y a une solution récente. Attention, ça rend l’OS encore plus instable. Il faut passer dans le Dev Channel (et faire partie du programme Windows Insider) pour installer la version 21277. Elle prend en charge les applications x86-64, ce qui améliore un peu la compatibilité, mais ça reste lent et pataud dans la majorité des cas, il faut bien le dire. Disons que c’est suffisant pour des applications professionnelles pas trop lourdes.

Une bêta


Une bêta


Mise à jour en cours

Pour le moment, je reste assez dubitatif. Windows 10 ARM sur Mac M1 fonctionne à peu près, mais c’est plus ou moins inutilisable pour les jeux, un peu lent en émulation, et peu utile en pratique, en tout cas pour moi. Après, je suis dans un cas particulier, mais j’ai un PC pour les applications classiques (sous Windows 10) et la virtualisation me sert essentiellement pour de vieux OS… ce que le Mac M1 ne peut pas faire. Et il faut prendre en compte l’aspect financier : il faut payer Parallels (quand il sortira) qui vaut 80 €, et une licence de Windows 10. Ce point n’est pas très clair : Microsoft ne vend pas officiellement la version ARM, mais une clé Windows 10 classique semble être capable d’activer l’OS (donc il faut compter une centaine d’euros officiellement).

Quelques essais

J’en ai profité pour lancer quelques tests, dont une partie de ceux que j’avais fait sur la Surface Pro X pour Canard PC Hardware. Et si en natif, c’est correct (on reste un peu en deçà des performances sous macOS, mais c’est rapide tout de même), en émulation x86… c’est lent. Très lent. Au mieux au niveau d’un Pentium ou d’un Athlon récent, des puces d’entrée de gamme considérées comme lentes (et vendue une soixantaine d’euros). Et au pire nettement derrière, ça dépend un peu des cas. C’est poussif, pataud, comme sur un PC bas de gamme. Et je parle des résultats quand je mets quatre coeurs et 8 Go de RAM pour Windows, ce qui rend macOS peu utilisable en même temps que Windows. Si on garde les valeurs recommandées par Parallels (deux coeurs, 3 Go de RAM), c’est encore pire et n’importe quel PC à 200 ou 300 € sera plus efficace.

En natif avec 4 coeurs


La même chose en émulation x86-64


L’émulation x86-64 reste très lente


La 3D est possible, mais en DirectX 11 (et c’est assez lent)

Par contre, c’est nettement plus rapide que la Surface Pro X de Microsoft en natif (facilement deux fois) et l’émulation x86 s’approche des performances de la Surface Pro X en natif, ce qui montre surtout une chose : Microsoft a un problème.

C’est aussi assez instable, j’ai eu quelques applications qui plantaient, mais comme j’utilise une version bêta de Parallels avec un OS lui aussi en bêta, c’est pardonnable. Et on peut espérer que quand une version finale sortira, ce point sera réglé.

Vous verrez ça souvent

Tous ce que j’ai pu tester me conforte dans mon idée (après, je peux me tromper sur les usages) : Windows 10 ARM n’est pas une solution pour pallier l’absence de Windows 10 sur les Mac M1. Sauf si les besoins sont (très) légers, comme par exemple une application métier très spécifique, les performances en émulation sont bien trop faibles. On est au mieux au niveau d’un PC bas de gamme que je ne recommanderais pas dans Canard PC Hardware. Personnellement, je conseillerais même de partir sur un PC en plus d’un Mac si vous avez vraiment besoin de Windows (ou partir sur un PC tout court, en fait) plutôt que de vous infliger ça.

(ne pas) envoyer du DV vers un magnétoscope D-VHS

J’en ai déjà parlé, mais de temps en temps, je me plante. J’essaye un truc et ça ne fonctionne pas. Pas du tout. Ici, je dois parler d’un sujet qui traînait depuis un moment dans mes brouillons : l’enregistrement sur un magnétoscope D-VHS.

Le transfert d’une cassette D-VHS (une VHS qui contient du numérique) vers un Mac ne pose pas de soucis. Apple proposait des outils, et c’est essentiellement du transfert de données en FireWire, ce qui demande peu de puissance. Mais je voulais tester dans l’autre sens : envoyer des données depuis un Mac vers un magnétoscope D-VHS.

Je n’ai pas trouvé de programme vraiment adapté pour envoyer directement du MPEG2 (je ne suis même pas certain à 100 % que ce soit possible), mais en théorie un programme Apple permet de le faire, en passant en DV. Il s’agit de SimpleVideoOut, un logiciel open source. Il est possible de le compiler, mais un binaire est fourni avec les sources. Le programme nécessite Mac OS X 10.5 (à jour), QuickTime 7 (vous aurez besoin de l’installer sur certaines versions de Mac OS X) et évidemment d’une prise FireWire. L’exécutable ne fonctionne pas sous Catalina, il est compilé en 32 bits uniquement, et de toute façon QuickTime 7 n’existe plus.

En entrée, il a besoin de fichiers contenant du DV, et les magnétoscopes D-VHS acceptent normalement ce codec (c’est a priori le cas du mien). Le DV, pour information, est un format de compression assez ancien qui offre une bonne qualité d’image en SD. En schématisant un peu, il compresse chaque image séparément en JPEG, avec une valeur fixe (5:1) et enregistre l’audio sans compression. Le codec, utilisé dans les caméras DV, marche bien mais nécessite pas mal d’espace disque. Si vous n’avez pas de vidéos en .dv (et c’est probablement le cas), QuickTime 7 permet d’exporter facilement en DV, mais pas rapidement.

Vu que le titre l’indique, vous vous doutez bien que ça ne fonctionne pas. Je peux lancer le programme (j’ai testé de Leopard à Mojave), sélectionner mes fichiers .dv… mais j’obtiens un message d’erreur. Il indique qu’il ne peut pas accéder au matériel, et en cherchant un peu, j’ai trouvé quelques personnes qui avaient le même problème. Visiblement, c’est lié à la version de QuickTime 7 (il faut une version antérieure à la 7.6) , mais je n’ai pas eu le courage de réinstaller Leopard sur une vieille machine pour vérifier. Au passage, le magnétoscope reconnaît bien un Macintosh sur l’entrée DV, donc le problème ne vient pas de là.

Le programme laisse quelques choix


Mais l’erreur ne change pas

Comme c’était pour un truc vraiment confidentiel, j’ai abandonné. Je prendrais peut-être le temps un jour de retenter avec une réinstallation propre de Leopard (quand je prendrais ma retraite…).

Eve active Thread sur certains produits

J’en ai parlé récemment, mais avec le lancement du HomePod mini, Apple permet l’utilisation d’un nouveau protocole pour la partie réseau : Thread. Et Eve, spécialiste des objets connectés, propose un firmware pour l’utiliser sur certains produits.

La marque l’avait annoncé en novembre, et Thread est arrivé il y a quelques jours. Chez Eve, il faut une mise à jour de firmware mais aussi un produit compatible. Ce point est compliqué : il faut une version récente de certains appareils. Si vous avez une vieille prise de la marque, ça n’est pas possible : la partie matérielle nécessaire n’a été ajoutée qu’en 2020 (en gros).

Cette page liste les appareils éventuellement compatibles. Normalement, si vous achetez un produit maintenant, il y a de fortes chances qu’il soit Thread, mais ce n’est pas garanti : certains revendeurs peuvent avoir de vieux stocks. On trouve donc l’Eve Aqua (v2), un appareil qui permet de gérer l’arrosage dans le jardin, l’Eve Door & Window (v3), que j’ai testé, l’Eve Energy (Europe, v4), une prise connectée, et l’Eve Thermo (v4), une vanne connectée.

Le texte de la mise à jour

Dans mon cas, j’ai trois Eve Door & Window, et deux compatibles. Une mise à jour de firmware récente active Thread. J’ai eu un peu de mal à la faire, mais en changeant de périphérique iOS (et en me rapprochant) c’est passé. Une fois connecté en Thread, le capteur ne peut évidemment plus être connecté à un Eve Extend.

Version 2.1 (compatible)


Thread est actif

Comme pour les Nanoleaf, Maison ne permet pas de vérifier simplement que ça passe par Thread. J’ai donc vérifié avec Home+ que c’était le cas. dans l’ensemble, ça fonctionne bien et je n’ai pas détecté de soucis, mais les appareils étaient connectés au départ sur l’Eve Extend, qui réduisait déjà la latence par rapport au Bluetooth. Le seul souci, visiblement, c’est si vous avez plusieurs hub HomeKit. Par défaut, HomeKit passe de temps en temps de l’un à l’autre (HomePod, HomePod mini, Apple TV, iPad) et ça peut poser des soucis quand c’est un appareil qui n’est pas compatible Thread qui prend la main. On peut désactiver la fonction sur l’Apple TV et l’iPad, mais pas sur le HomePod standard malheureusement.

Une fois en Thread, ça ne marche plus avec Eve Extend

Maintenant, il faut attendre que la société active Thread sur d’autres produits : la technologie prend tout son sens si vous avez plusieurs appareils compatibles dans un réseau maillé. Et malheureusement je n’ai plus les produits Nanoleaf pour vérifier le maillage.

Let’s Play Apple Pippin : SD Ultraman’s Challenge! Maze Island

Comme je suis confiné, j’en profite pour tester quelques jeux Pippin en vidéo, ce que j’avais fait il y a un moment. Cette semaine, SD Ultraman’s Challenge! Maze Island.

Ce titre fait partie de ma collection, mais il n’est malheureusement pas complet : j’ai le disque et la boîte, mais pas la pochette qui fait office de manuel, ni l’OBI (ce n’est pas très grave). Il s’agit d’un jeu de labyrinthe dans lequel vous allez diriger Ultraman (dans une version SD, c’est-à-dire à grosse tête, une variante humoristique) dans des tableaux. Il faut éviter les monstres et les pièges, et il existe de nombreuses façons de mourir (le truc qui ressemble à un canard chevelu avec des dents n’est pas une demoiselle en détresse). Le jeu est prenant quand on aime le genre (j’ai joué plus que d’habitude) et utilise uniquement la manette et pas le trackball, ce qui est plutôt rare. C’est dans ce genre de moments qu’on comprend d’ailleurs que la croix directionnelle n’est vraiment pas géniale. Et sans le manuel, il m’a fallu un moment pour me rendre compte que le bouton bleu validait : il est placé en haut, et c’est rarement la place d’un bouton de validation.

La durée de vie semble un peu courte, mais les vidéos sont amusantes, et le jeu aussi. Comme quoi, des jeux pas mal sur Pippin, ça arrive. Attention quand même, même avec une Pippin avec un lecteur de CD rapide, le jeu est assez lent pour charger les niveaux.






Supprimer un .backupbundle sur un Time Capsule

Avec mon passage sous macOS Big Sur, j’ai eu un petit souci. J’ai voulu repartir de zéro pour une sauvegarde Time Machine sur un boîtier Time Capsule, et je suis tombé sur un os.

Les anciennes versions de Mac OS X utilisent une image disque formatée en HFS+ pour les sauvegardes, et macOS Big Sur passe à l’APFS, avec un fonctionnement plus efficace (et plus rapide), mais il faut tout recommencer. Sur un disque dur externe, c’est assez simple : il suffit de formater le disque. Mais sur un appareil en réseau (dans mon cas un Time Capsule) c’est plus compliqué.

Par défaut, Mac OS X va créer un fichier .backupbundle qui est en fait un dossier contenant des tas de fichiers. Dans mon cas, le disque dur de sauvegarde fait 6 To et le fichier en question fait un peu plus de 4 To (et un peu plus de 800 000 fichiers). Et l’effacer pour repartir à zéro prend des heures (littéralement, j’ai laissé l’ensemble travailler une nuit et il était encore là). La solution de base consiste à effacer totalement le disque dur dans l’utilitaire AirPort, mais c’est impossible dans mon cas : il contient la sauvegarde d’un second Mac.

Ça fait beaucoup de fichiers

Et la seule solution valable que j’ai trouvé (il y en a peut-être d’autres, les commentaires sont là) c’est Windows. Et c’est vraiment vite énervant.

Vous aurez besoin de plusieurs choses. Premièrement, Windows 7 ou 8, mais pas 10. Les Time Capsule partagent les données en SMBv1 et Windows 10 ne supporte pas SMBv1. Bon, il est possible de l’activer, mais on va passer ça ici. Deuxièmement, l’adresse IP de la borne et le nom du disque. Le mieux est de passer par l’utilitaire AirPort, il donne les deux infos. Enfin, le mot de passe si vous en avez mis un.

Windows 10…


…n’aime pas ça

Sous Windows, dans le Poste de travail, faires un clic droit sur Réseau, et choisissez Connecter un lecteur réseau. Il faut taper \\adresse_IP\Nom_du_disque et cocher Se connecter à l’aide d’informations d’identification différentes. Le truc qui m’a bloqué dans la suite : il n’y a pas de nom d’utilisateur, mais Windows en demande un. Tapez n’importe quoi, ça devrait suffire.

Sous Windows 7


La connexion

Une fois que c’est fait, le disque est accessible et il est possible d’effacer le contenu. Ca reste lent sous Windows 7, mais moins que sous macOS, qui ne m’affiche même pas la progression : Windows 7 efface une grosse trentaine de fichiers par secondes, soit pas mal d’heures tout de même.

Ça prend tout de même tu temps.

Et ensuite, il est possible de recommencer la sauvegarde…

USB 4, USB 3.2 Gen. 2 2×2 et Mac M1

Petite confession : je déteste la façon de faire du groupe qui s’occupe de la gestion de l’USB. Mais vraiment. Arriver à deviner (ou comprendre) quel débit il est possible d’atteindre avec une prise USB est quelque chose de compliqué. Et là, je vais le montrer par l’exemple.

L’USB 1.x a un débit de 12 Mb/s, ce qui donne en pratique un débit de ~1,5 Mo/s. L’USB 2.0 monte à 480 Mb/s, pour un débit théorique de ~60 Mo/s. Là, ça devient compliqué : l’USB 3.0, renommé USB 3.1 Gen. 1 puis USB 3.2 Gen. 1 (ou même USB 3.2 Gen. 1×1) monte à 5 Gb/s. Mais avec un encodage 8 bits/10 bits (8b10b). Pour essayer de faire simple, pour transférer 8 bits utilisables, la norme transmet 10 bits. Le débit théorique pratique, sans les pertes, est donc de 500 Mo/s. On continue ? Il existe une version plus rapide, l’USB 3.1 Gen. 2, renommé USB 3.2 Gen. 2 (et parfois USB 3.2 Gen. 2×1). Cette version permet de monter à 10 Gb/s avec un encodage 128 bits/132 bits (128b132b), donc avec moins de pertes. En débit théorique, on monte donc vers 1,2 Go/s. Et après ? L’USB 3.2 Gen. 2 2×2, qui utilise deux lignes. On passe à 20 Gb/s avec le même encodage, donc ~2,4 Go/s. Il existe même un USB 3.2 Gen. 1×2, mais c’est anecdotique (et sans intérêt).

Petite pause pour expliquer. D’abord, il s’agit de débits théoriques. En pratique, l’USB 2.0 permet ~35 à 40 Mo/s (dans le meilleur des cas). L’USB 3.0 (5 Gb/s) peut atteindre à peu près 440 Mo/s, l’USB 3.1 (10 Gb/s) aux environs de 1 Go/s et l’USB 3.2 « 2×2 » à peu près 2 Go/s. Ça suppose des contrôleurs rapides d’un côté et de l’autre et (pour du stockage) des SSD efficaces. Vous aurez moins dans certains cas, parfois (beaucoup) moins. Ensuite, ça va dépendre des prises. Sur une prise USB-A (et un appareil récent), vous aurez sûrement du 5 Gb/s et peut-être du 10 Gb/s. Ce n’est pas systématique, les Mac ne le font pas par exemple, mais ça arrive de temps en temps sur PC, sur certaines prises. Sur une prise USB-C, vous aurez généralement du 10 Gb/s. Là aussi, ce n’est pas systématique : certains appareils (par exemple les MacBook d’Apple) sont en 5 Gb/s et certaines cartes mères de PC supportent le 20 Gb/s (2×2).

Pour info, enfin, les Mac M1 n’ont pas les contrôleurs les plus rapides. Les prises USB-A du Mac mini sont en 5 Gb/s, les prises USB-C en 10 Gb/s, avec un débit pratique un peu plus bas que sur les plateformes Intel.

l’USB 4

Les nouveaux Mac M1 sont USB 4. Ca veut dire quoi ? C’est une évolution de l’USB 3.2, qui permet d’atteindre 40 Gb/s (comme le Thunderbolt 3 et 4). Mais attention… c’est optionnel. Pour résumer, un appareil USB 4 doit avoir une compatibilité USB 2.0 (normal), une compatibilité USB 3.2 Gen. 2 (10 Gb/s), supporter le mode USB 4 à 20 Gb/s… et c’est tout. Parce qu’il y a une subtilité : le mode USB 4 20 Gb/s diffère du mode USB 3.2 Gen. 2 2×2 et la compatibilité n’est qu’optionnelle. En USB 4, l’encodage est en 64b66b pour 20 Gb/s, et un mode (là aussi optionnel) permet de monter à 40 Gb/s comme le Thunderbolt 3.

Petit test

Tout ça, c’est compliqué. J’ai donc commandé un adaptateur USB 3.2 Gen. 2 2×2 pour SSD NVMe (marque Orico, trouvé sur eBay). Si celui lié n’est plus disponible, il suffit de chercher ASM2364, c’est le nom de la puce. Il permet des débits de l’ordre de 2 Go/s avec un SSD rapide et une carte à base d’ASM3242, une Sunix.

Le boîtier


Avec un SSD NVMe rapide


Le contrôleur


Le SSD passe en 10 Gb/s

Sur un Mac mini M1 (ou sur un Mac Intel, d’ailleurs), c’est assez simple : le SSD externe reste à 10 Gb/s et ne dépasse pas ~930 Mo/s sur mon MacBook Pro (et vers ~820 Mo/s sur le Mac mini M1). Donc le Mac mini M1 ne supporte pas le mode 20 Gb/s en USB 4. Enfin, pas le mode 20 Gb/s de l’USB 3.2 Gen. 2 2×2.

Sur Mac mini M1


Sur MacBook Pro 2017

Je me suis aussi posé la question de la prise en charge de la carte en Thunderbolt. Elle est reconnue sous Big Sur, mais les périphériques USB ne montent pas, donc il y a un problème.

La carte est vue mais ne marche pas

Le résumé relou

Le résumé de tout ça ? Mon SSD externe en USB 3.2 Gen. 2 2×2 (20 Gb/s) ne fonctionne pas sur un Mac M1 à 20 Gb/s.

Un PowerPC G3 500 MHz dans un iMac Bondi Blue

Mon iMac de première génération tourne maintenant à 500 MHz, au lieu de 233 MHz. Comment ? Avec une Harmoni G3 de chez Sonnet.

Parlons rapidement technique : les iMac de première génération possèdent un CPU PowerPC G3, un Motorola 750 à 233, 266 ou 333 MHz. Apple, à l’époque, avait fait un choix un peu particulier sur l’intégration : la carte mère contient la puce graphique et le chipset southbridge (en gros, celui qui gère les interfaces lentes) et le northbridge (qui prend en charge la RAM) se trouve sur une carte fille, avec les emplacements SO-DIMM pour la mémoire et le CPU. Le côté pratique de la chose, c’est qu’on peut changer la carte facilement, et mon iMac 233 MHz avait déjà une carte à 333 MHz.

La carte Sonnet (en haut)

Sonnet en a donc profité pour sortir une carte qui remplace celle d’Apple, avec quelques améliorations. Premièrement, le CPU : c’est un IBM PowerPC 750CX à 500 MHz (dans mon cas) ou 600 MHz. Il est gravé plus fin (180 nm, contre 260 nm pour les G3 de Motorola) et intègre sa propre mémoire cache de niveau 2. Elle n’est que de 256 ko (512 ko dans l’iMac) mais à la fréquence du CPU, contre (a priori) 1/2 dans le G3 d’origine. Le G3 à 500 MHz fonctionne sur un bus 66 MHz (pour la compatibilité avec la RAM, je suppose) et Sonnet a intégré le même northrbidge qu’Apple : le Motorola MPC106, assez classique dans les Mac. Dixit la marque, la carte Harmoni gère la même RAM que l’iMac, donc jusqu’à 512 Mo en théorie si vous arrivez à trouver de la SDRAM en SO-DIMM de 256 Mo en single bank (j’en reparlerais un jour). D’ailleurs, la page chez EveryMac est fausse sur le type de CPU.

Le CPU IBM


Le contrôleur FireWire


La prise pour la prise FireWire


Le chipset

La carte possède un petit plus, que je ne peux malheureusement pas tester : elle intègre un contrôleur FireWire. Comme la carte contient le chipset, Sonnet a ajouté une puce Lucent pour prendre en charge le FireWire 400. Mais ma carte n’a pas été livrée avec l’équerre dotée de la prise FireWire 400, donc la prise est inutilisable en l’état. Si je trouve un jour le composant, je mettrais à jour.

La mise en place

L’installation peut être compliqué. Le manuel (encore disponible chez Sonnet) explique bien la marche à suivre, mais ça demande de bien connaître l’iMac. Attention, il faut installer les pilotes avant d’installer la carte (premier point) et lors de l’installation de la carte, il vaut mieux garder la RAM qu’il y avait dans le Mac. L’iMac a en effet une fâcheuse tendance : il ne démarre pas si vous changez la quantité de RAM, sauf à presser le bouton CUDA. Mais en suivant le bon ordre (installer les pilotes, installer la carte en gardant la RAM, puis en mettant plus de RAM après), ça devrait fonctionner.

Avant : 333 MHz, 512 ko de cache


Après : 500 MHz, 256 ko de cache


L’installation


Il se trompe sur la fréquence du cache


Il a raison sur la fréquence du cache

Une fois le CPU en place, c’est un peu plus rapide que le CPU à 333 MHz, mais le bus limite quand même un peu le processeur. Attention, certains logiciels indiquent que le cache est à la moitié de la fréquence CPU, mais c’est une erreur : ils ne vérifient pas réellement et considèrent qu’un iMac a un cache à cette vitesse. Un programme comme Gauge Pro reconnaît bien la bonne fréquence et le type de CPU. Mac OS 8.5 ne reconnaît pas le FireWire, mais c’est parce que rien n’est installé, et comme je n’ai pas la prise, je n’ai pas installé les applications nécessaires. Ce n’est pas l’iMac G3 le plus rapide du monde (Sonnet a vendu une carte à 600 MHz et certains mettent des G4) mais avec un SSD, il est nettement plus utilisable qu’à l’origine. Il me manque toujours une Voodoo 2, un jour peut-être, et 512 Mo de RAM.

Un prototype de Macintosh Classic transparent

Vu sur Twitter, de belles photos d’un Macintosh Classic transparent. C’est un modèle assez courant, sorti dans les années 90, mais pas très fiables : je me demande si ce prototype a été « recapé »…




Il faut noter qu’il n’a pas le maximum de RAM. Le Classic possède 1 Mo sur la carte mère, 1 Mo sur la carte d’extension (présente sur la dernière photo) et qu’il peut ensuite recevoir deux barrettes de 256 ko ou 1 Mo, mais il n’en a visiblement pas.

Projet Kalamata : macOS sur ARM

Ca va être assez court, mais j’aime bien les noms de code. La version x86 de Mac OS X portait le nom de Marklar (des extra-terrestres dans la série South Park), et les premières rumeurs sur sa sortie date de 2002. Et la version ARM ?

Elle porte le nom de code Kalamata (une ville située en Grèce) et les premières mentions de ce nom de code que Google me propose est un article d’avril 2018 qui prédit un passage aux puces Apple à la fin de l’année 2020 (bravo !). Pendant un temps, Apple a utilisé des noms de vins pour les noms de code, mais je ne sais pas si c’est encore le cas. Je me demande s’il y aura des références à Kalamata dans le code open source de macOS Big Sur, quand il sera disponible.

Restaurer un Mac mini M1

Si vous m’avez suivi sur Twitter, vous l’avez peut-être vu : j’ai un Mac mini M1 à la maison. Et j’ai réussi à le planter.

Je l’ai allumé, j’ai tenté une importation depuis un autre Mac (qui était sous Big Sur) et… ça a planté. J’ai eu un message d’erreur, suivi d’un redémarrage sur le message de la photo (je n’ai pas eu la présence d’esprit de sortir la carte d’acquisition ni de faire des captures).

Oups

Le truc, c’est que la page d’Apple me renvoyait automatiquement sur les Mac Intel quand j’ai eu le souci (ça semble réglé). Mais en pratique, les Mac modernes (en puce T2) et ceux dotés d’un CPU ARM (en M1) fonctionnent comme des appareils iOS : il faut restaurer le firmware. La solution passe par Apple Configurator 2 et un câble USB-C. Vous pouvez utiliser un câble de charge, ou un (bon) câble USB-C, mais pas un câble Thunderbolt 3 (en tout cas, pas un actif). Si vous n’avez qu’un seul Mac… tant pis.

Sur le Mac mini M1, il faut brancher le câble USB-C sur le port USB-C le plus éloigné du port HDMI. Je le précise, parce que sur le Mac mini 2018 (Intel), c’est le contraire. Il faut ensuite démarrer en mode DFU. Il faut donc éteindre le Mac, le débrancher, attendre quelques secondes pour être certain qu’il est bien éteint, presser le bouton d’allumage et – en gardant le bouton enfoncé – brancher la prise. La LED devrait être de couleur ambre et fixe.

Sur le second Mac, il faut lancer Apple Configurator 2, brancher le câble et vérifier que le Mac apparaît. Si vous avez l’icône qui représente le Mac, vous avez fait une erreur : vous devriez voir un logo DFU, comme sur la capture d’Apple. Si c’est bon, il existe deux choix : Relancer l’appareil, qui va essayer de réparer la machine sans effacer le SSD, et Restaurer, qui va remettre à zéro. Dans les deux cas, le programme va aller télécharger un .ipsw (comme un appareil iOS) pour restaurer le Mac. Le fichier fait pas loin de 13 Go, donc si vous avez une ligne ADLS lente… tant pis (ou bonne chance).

Il faut l’icône DFU

Jusque là, c’est relativement simple. Mais j’ai eu un problème en le faisant, une erreur : AMRestoreErrorDomain (10). Après quelques recherches, je suis tombé sur une solution : il vaut mieux que le Mac qui sert à la restauration fonctionne avec le même OS que le Mac à réparer. J’avais testé avec un Mac sous Big Sur à jour (10.0.1) et un MacBook Pro sous Catalina. Le problème ? Le Mac mini M1 arrive sous Big Sur 11.0. Heureusement, j’avais un second Mac mini M1 (pour des raisons professionnelles), lui aussi en Big Sur 11.0. En utilisant la même méthode, ça a fonctionné. Ça prend un peu de temps, il faut tout transférer (j’ai utilisé un câble de charge Apple, limité à l’USB 2.0) mais le Mac était sauvé.

Une drôle d’erreur

Si vous avez le souci avec un MacBook Air ou Pro, je vous conseille évidemment la page de support d’Apple et surtout celle de Mr Macintosh, qui présente pas mal de cas avec des erreurs, ce qui m’a sauvé. Au passage, il est possible de télécharger les .ipsw de l’OS, ce qui peut servir.

Dans tous les cas, mon Mac mini M1 est sauvé, et on en reparlera bientôt.

❌