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Un nouvel objectif dans la gamme Premista chez Fujifilm (Web TV Cyril Vivien)

Un nouvel objectif dans la gamme Premista chez Fujifilm (Web TV Cyril Vivien) © Nathalie Klimberg

Cyril Vivien, Directeur du Département Optique Fujifilm France nous a reçu sur le stand de l’entreprise japonaise lors du dernier Micro Salon AFC en janvier dernier. Il nous détaille les spécificités techniques du nouvel objectif de la gamme Premista conçu pour les capteurs grands formats…

 

« Sur ce Micro Salon, nous présentons le nouveau Premista 80-250 mm qui vient rejoindre l'optique Premista 20-100 lancée cet automne lors de l'IBC. Ces objectifs de la gamme Premista (premier) et Vista (vision) sont assez compacts et ont la particularité d’avoir un diaph constant et un pompage limité. Le diaph sur le 80-250 est T2.9 jusqu’à 200mm et à T3.5 de 200 à 250mm.

Concernant les angles de rotation des bagues pour le focus, nous sommes à 200°, 120° pour le zoom et 48° pour la bague de diaph. L'objectif a aussi l'avantage de posséder une prise extérieure qui permet de communiquer les métadatas et notamment ce que nous appelons l’eXtended Data, le nouveau format de chez Zeiss introduit sur les dernières focales fixes qui va permettre de voir et de ressortir toutes les métadatas de la postprod et de toutes les utilisations nécessaires. »

Dans la suite de l’interview, Cyril Vivien donne plus détails sur les avantages du nouvel objectif : compatibilité avec les caméras Full Frame et image plus douce avec un beau bokeh…

 

POUR EN SAVOIR PLUS, VISIONNEZ L’INTEGRALITE DE LA VIDEO !

 

Retrouvez nos précédents articles sur le sujet :

NAB 2019 : La crème de la crème des zooms broadcast et cinéma chez Fujinon !

Retour sur le NAB 2019 : Du concret en optique !

 

Tournez en raw avec le Canon EOS-1D X Mark III...

Le CanonEOS-1D X Mark III s’affirme pour l’outdoor © DR

Avec le nouvel EOS-1D X Mark III, Canon propose un reflex numérique ultime pour capturer des images inédites de sport ou de faune sauvage grâce à des vitesses d’acquisition exceptionnelles. Ses performances renforcées en matière de suivi AF, de qualité d’image et de possibilités de communication positionnent ce boîtier comme une star de la série des Canon EOS-1... 

 

Cet appareil a été développé en tenant compte des retours d’expérience de la communauté mondiale des photographes équipés d’EOS-1D X et EOS- 1D X Mark II, et en particulier ceux des Ambassadeurs Canon. Parmi ses atouts, son capteur d'autofocus qui surpasse de 28 fois la résolution centrale de celui de son prédécesseur (EOS-1D X Mark II) afin de répondre sans faille à la détection et la mise au point...

Ce nouvel EOS-1D X dispose par ailleurs d'un potentiel impressionnant en matière de vidéo avec l’enregistrement en interne de vidéo 5,5K 12-bit RAW (il est le premier représentant des Canon EOS non-cinéma bénéficiant de cette fonction).

 

 

La réponse aux demandes d’une vidéo de haute qualité

Grâce à son nouveau capteur et à son nouveau processeur, l’EOS-1D X Mark III offre la 4K plein format et permet l’enregistrement RAW 12 bits en interne. À ce titre, il est désormais le produit vidéo Canon à objectif interchangeable le plus perfectionné en dehors des caméras de la série EOS Cinema. Il est également le premier modèle Canon non-cinema assurant l’enregistrement RAW qui est à l’origine d’une gamme étendue de couleurs et de teintes qui peuvent être exploitées en post-production pour générer une qualité d’image supérieure. En complément, il est possible d’enregistrer de la vidéo sous forme de fichiers CRM 12 bits en résolution 5,5K (5472x2886), ce qui permet d’obtenir des images 4K sur-échantillonnées et donc très détaillées, afin de répondre à la demande de production de vidéos de haute qualité.

L’EOS-1D X Mark III peut aussi enregistrer en utilisant le Canon Log pour des fichiers d’enregistrement HEVC/H.265 10 bits qui apportent aux professionnels de multiples possibilités en création et en montage. Répondant à la nécessité de rapidité de production, l’EOS-1D X Mark III est compatible avec l’enregistrement de fichiers en conteneur MP4 pour une transmission rapide de ces fichiers. Par ailleurs, c’est également le premier modèle de la série des EOS-1 compatible avec la stabilisation numérique sur 5 axes permettant de compenser une large gamme de mouvements. Ce stabilisateur n’est autre que celui qui équipe les caméras Cinéma EOS Canon telles que l’EOS C500 Mark II.

Avec l’EOS-1D X Mark III, l’AF CMOS à double pixel est compatible en 4K et en mode RAWii, et grâce au stabilisateur numérique vidéo, les professionnels peuvent être rassurés quant à la stabilité et à l’excellente mise au point de leurs séquences, quelles que soient les conditions de tournage. Autant de caractéristiques parfaites pour répondre efficacement et qualitativement à des opportunités de tournage vidéo inattendues.

 

Un autofocus sans égal pour réussir LA Photo

Basé sur la monture Canon EF, pour laquelle sont proposés la plus large gamme d’objectifs avec autofocus que pour n’importe quel autre système photographique, l’EOS-1D X Mark III met en œuvre un nouveau système autofocus et un nouveau capteur AF. Cette innovation conçue à partir d’une technologie développée par Canon est à l’origine d’une stabilité et d’une fiabilité de suivi AF qui apportent aux professionnels un niveau de souplesse et de précision inédit pour des prises de vues dont les sujets et les conditions peuvent être extrêmement variés.

Exit les images floues grâce à son nouveau capteur AF ! L’EOS-1D X Mark III multiplie par 28 la résolution centrale de détection AF de son prédécesseur et par 3 le nombre de collimateurs AFi, assurant ainsi une précision jamais atteinte et offrant aux photographes encore plus de chances d’obtenir des images à la netteté parfaite. Pilotée par un processeur DIGIC 8 dédié, la mise au point est devenue possible sur des sujets évoluant dans des conditions d’éclairage d’une diversité bien plus importante, en particulier lors de conditions délicates qui verraient les systèmes AF de moindre performance échouer alors qu’il est essentiel de saisir L'IMAGE  ! D'autant que l’EOS-1D X Mark III est en mesure de détecter les sujets à faible contraste, les détails très fins et les structures en diagonale... des caractéristiques qui rendaient auparavant difficile l’acquisition parfaite de ce type d’images.

Se basant sur un apprentissage de type ‘deep learning’ (intelligence artificielle), le système AF de l’EOS-1D X Mark III peut identifier des personnes dans différents contextes d’activités de sport et assurer la mise au point à haute vitesse grâce au nouveau système de suivi de sujet. Avec ces capacités d’apprentissage, l’appareil ‘sait’ détecter et faire la mise au point sur la tête ou le visage (le centre d’intérêt fondamental pour l’œil humain lorsque l’on regarde une image comportant des personnes), même dans les situations pour lesquelles les yeux de la personne photographiée sont couverts par des lunettes ou partiellement masqués par un casque. Parallèlement, un nouveau préréglage d’AF a été intégré pour simplifier la procédure de réglage préalable du comportement de l’autofocus en fonction du sujet. La configuration de fonctionnement du système AF est ainsi plus facile qu’auparavant et ce réglage est idéal pour les professionnels qui photographient des sujets qui peuvent se trouver temporairement masqués dans le cadrage.

 

 

Des opportunités de créativité sans limites

Grâce à son nouveau processeur DIGIC X développé par Canon, à son capteur de 20,1 millions de pixels et au nouveau système de pilotage du miroir et de l’obturateur, l’EOS-1D X Mark III apporte un avantage concurrentiel en proposant la vitesse d’acquisition la plus performante de l’industrie : 16 im./sec.

Son viseur optique assure au photographe une meilleure concentration sur son sujet grâce à une vision nette, sans effet d’inertie lié à un processus d’affichage électronique de l’image cadrée. Afin d’accroître encore les possibilités, en mode Live View, l’appareil peut atteindre la cadence de 20 im./sec. par obturation mécanique ou électronique avec AF entièrement fonctionnel.

Pour parvenir à de telles cadences d’acquisition, inconnues chez les autres fabricants d’appareils photo, les technologies innovantes mises au point par Canon ont permis de réinventer le système du miroir reflex. Grâce à la supériorité de la conception mécanique de ce nouveau système élaboré par Canon, l’EOS-1D X Mark III se caractérise par la quasi absence de rebond du miroir. Cela signifie que la cinétique de ses miroirs (miroir principal et sous-miroir) est à l’origine d’une vélocité et d’une précision exceptionnelles qui permettent à la lumière d’atteindre le capteur AF avec une rapidité inédite qui augmente l’efficacité de la détection et de la vitesse de mise au point.

 

Des standards de nouvelle génération en acquisition d’image

L’EOS-1D X Mark III est le premier appareil photo Canon intégrant un capteur de la nouvelle génération des capteurs d’image Canon qui assurent une lecture des données en sortie plus rapide et une réduction du bruit optimale. Sur ce point, il répond ainsi aux demandes des professionnels pour un reflex ultra-performant en matière de réduction du bruit électronique. Le capteur CMOS plein format de 20,1 millions de pixels se caractérise aussi par la plage de sensibilité ISO la plus étendue chez Canon à ce jour. Avec une étendue de réglages comprise entre 50 et 819.200 ISO, l’EOS-1D X Mark III apporte aux professionnels une souplesse remarquable pour faire face à des conditions de prises de vues très variables.

Grâce aux capacités de traitement du bruit accrues par le nouveau capteur d’image, les professionnels peuvent intervenir sur l’exposition des images lors de leur post-traitement sans risque de voir le bruit affecter les zones sombres de ces images car la dynamique est encore plus efficacement exploitable qu’avec les EOS-1D précédents. L’EOS-1D X Mark III est le premier appareil du marché qui utilise un nouveau filtre passe-bas révolutionnaire, de type ultra-détaillé, qui échantillonne le point lumineux originel en un nombre de points résultants supérieurs afin de produire des images exemptes de moiré mais aussi plus nettes et de résolution intrinsèque supérieure. Il est aussi le premier modèle EOS compatible avec le format de fichiers HEIF (High Efficiency Image File Format). Ce format de nouvelle génération basé sur le codec HEVC, permet l’enregistrement d’images sur 10 bits sous la forme de fichiers dont la taille/le poids sont équivalents à ceux d’un fichier JPEG mais qui subissent moins les conséquences des artéfacts de compression. L’appareil utilise aussi la nouvelle génération de cartes mémoire CFexpress dont les vitesses d’écriture sont plus de trois fois plus rapides que les cartes CFast, même les plus performantes. Ces cartes mémoire CFexpress permettent ainsi d’envisager l’acquisition en rafale sur des séquences de plus de 1000 images RAW.

  

Envoi de contenus à des vitesses inédites

Afin de rester dans la course aux délais toujours plus courts et pour répondre aux attentes des pros en matière de rapidité et de souplesse pour l’envoi d’images, l’EOS-1D X Mark III est le premier représentant des EOS-1 à intégrer les fonctions Wi-Fi et Bluetooth. Le Wi-Fi peut être utilisé pour des liaisons FTP ou pour une connexion via EOS Utility ou directe avec un smartphone. La connectivité Bluetooth, quant à elle, est basée sur le protocole Bluetooth Low afin d’établir une connexion constante vers un périphérique compatible de type smartphone ou tablette mais avec une consommation minime de l’énergie de la batterie : une configuration idéale pour les journées de prises de vues intensives. Dès l’ouverture de l’application Canon Camera Connect, l’EOS-1D X Mark III se connecte automatiquement aux périphériques compatiblesiii disponibles pour permettre la visualisation des images et leur partage ainsi que la prise de vues à distance par télécommande tactile en Live View.

Grâce au GPS intégré, les professionnels peuvent associer à leurs photos des infos de localisation particulièrement utiles pour les photographes de sport qui voyagent beaucoup et pour les photographes-explorateurs qui travaillent sur la faune. D’autre part, en configuration Ethernet ou avec le nouveau transmetteur de fichiers optionnel WFT-E9, l’EOS- 1D X Mark III transfère les données à une vitesse plus élevée que celle de son prédécesseur EOS-1D X Mark II. Couplé avec un simple réseau, il augmente ainsi fortement le potentiel de flux des utilisateurs pros.

 

Une extension de la créativité des professionnels

En retrouvant le contexte d’une fluidité d’utilisation optimale liée à l’ergonomie fondamentale EOS-1 largement plébiscitée, les utilisateurs habitués aux précédents EOS-1D seront immédiatement en confiance avec l’EOS-1D X Mark III. Son boîtier en alliage de magnésium garantit l’endurance et la fiabilité attendues de la part des Canon EOS-1 conçus pour face faire à des conditions météorologiques extrêmes, en particulier grâce à leur étanchéité phénoménale. L’EOS-1D X Mark III facilite également les prises de vues en conditions de pénombre et de faible lumière grâce à ses touches rétroéclairées : une nouvelle caractéristique qui est le résultat direct d’une demande émise par des utilisateurs. Cela permet d’identifier bien plus facilement les différentes commandes, même lorsque les conditions d’éclairage ambiant sont peu favorables.

L’EOS-1D X Mark III propose également une méthode de commande supplémentaire pour la sélection des collimateurs AF. Intégrée à la touche AF-ON, elle permet au photographe de changer de collimateur à la volée pour s’adapter immédiatement à une meilleure composition. Les utilisateurs de l’EOS-1D X Mark III bénéficieront également d’une autonomie de batterie spectaculairement accrue, toujours avec le même modèle LP-E19 déjà utilisé par l’EOS-1D X Mark II, mais dont le potentiel a été porté à 2850 vues par charge. Un avantage supplémentaire pour éviter le risque de manquer ‘LA Photo’ à cause de la nécessité d’un changement de batterie.

 

Prix de l’EOS 1DX MARK III : 7 299,99€ TTC.

Disponible à la vente depuis le 13 février 2020, l'appareil bénéficie d'une offre de lancement inclue une carte CF Express 64Go et son lecteur associé.

 

Caractéristiques principales :

 Capteur 20,1MP avec large plage dynamique

 Autofocus avec détection de visage, œil et tête

 Stabilisateur 5 axes en mode vidéo

 Vidéo RAW 5,5K/60P et 4K/60P avec Canon Log

 Touches rétroéclairées

 Nouveau multi-contrôleur AF tactile ultra rapide

 16 i/sec en obturation mécanique

 20 i/sec en obturation électronique ou mécanique en mode visée directe avec suivi AF

 

Retrouvez la présentation du reflex numérique lors du dernier Micro Salon sur le stand Canon...

Nouveautés Nikon : un reflex D6 et deux objectifs NIKKOR Z

Nouveautés Nikon : reflex D6 et deux objectifs NIKKOR Z © DR

En plus de dévoiler son nouveau reflex numérique phare le D6, Nikon continue également d’étoffer sa gamme NIKKOR Z avec le lancement de l’objectif ultra grand-angle NIKKOR Z 20mm f/1.8 S et du zoom téléobjectif NIKKOR Z 24-200mm f/4-6.3 VR. Trois nouvelles références qui illustrent tout le savoir-faire de la marque et répondent aux exigences des photographes. 

 

Le Nikon D6

Pour les reportages en conditions difficiles ou pour les photos de compétitions sportives, cet appareil photo plein format ne laisse rien au hasard. Équipé du système AF le plus puissant de Nikon et offrant un transfert des images en temps réel, le D6 confère aux professionnels une liberté totale de création et de diffusion. Grâce aux connexions intégrées, les vitesses de transfert sont les plus élevées du marché, même lors de la prise de vue. Les photographes disposent aussi de nouvelles possibilités pour sélectionner et hiérarchiser les clichés.

Le Nikon D6 sera disponible au printemps 2020 au prix estimé de 7299€ TTC.

 

Le NIKKOR Z 20mm f/1.8 S

Nouveau venu dans la famille d’objectifs Z à ouverture f/1.8 de la prodigieuse gamme S. Cet objectif lumineux à focale fixe de 20mm s’impose comme le choix idéal pour aller au-delà d’un grand-angle classique. Le verre ED et le traitement anti-reflet nanocristal de Nikon luttent efficacement contre les images fantômes et la lumière parasite. 

Le NIKKOR Z 20mm f/1.8 S sera disponible dès mars 2020 au prix estimé de 1249€ TTC.

 

Le NIKKOR Z 24-200mm f/4-6.3

Il est l’un des zooms téléobjectifs les plus compacts actuellement sur le marché et se glisse aisément dans des petits sacs photo. Idéal pour partir en voyage, sa construction optique permet de réaliser des images d’une grande netteté aux couleurs et aux contrastes parfaits, que les clichés soient pris en pleine ouverture, grand-angle ou position téléobjectif. 

Le NIKKOR Z 24-200mm f/4-6.3 VR sera disponible dès avril 2020 au prix estimé de 999€ TTC.

Lumière : tour d'horizon des tendances 2020

Les Joker 300 et Alpha 300 de K5600, qui représentent des versions led des éclairages HMI antérieurement proposés par le spécialiste de l’éclairage français, arrivent enfin sur le marché © Nathalie Klimberg

Si chez K5600, les éclairages led tant attendus sont enfin disponibles, la première source led ponctuelle est signée Arri. Chez Litepanels, les éclairages ont aussi leurs apps et deux éclairages led d’appoint font leur apparition chez Tiffen-Lowel.

 

K5600

Les Joker 300 et Alpha 300, qui représentent des versions led des systèmes HMI antérieurement proposés par le spécialiste de l’éclairage français arrivent enfin sur le marché ! Le Joker est disponible avec des accessoires PAR et un nez optique pour permettre des projections de Gobos. On peut aussi l’équiper d’une chimera ou d’une boule chinoise. Quant à l’Alpha, il propose une qualité de rayonnement lumineux équivalent à un Fresnel tungstène, mais sa température de couleur peut varier de 2 700 à 6 500 °K.

K5600 propose également une nouvelle série de panneaux lumineux led, les slices, en 120 x 14 cm, avec une puissance de 150 watts, 120 x 30 cm, avec une puissance de 300 watts et en 30 x 60 cm (150 watts) ou 60 x 15 (75 watts). La conception de ces panneaux modulaires permet un assemblage et, bien entendu, ils peuvent fonctionner sur batterie.

Enfin, dernière nouveauté : le constructeur a développé un boîtier d’alimentation 30 watts avec deux sorties multibroches et la possibilité de réglages individuels en luminosité et en température de couleur.

 

 

ARRI

Avec ses éléments optiques modulaires et interchangeables, le nouveau panneau led six couleurs Arri peut se transformer en de nombreux types de sources, y compris en poursuite, Open Face et lumière douce. Un processeur rapide, une mémoire de grande capacité, une connectivité étendue, un réseau intégré de capteurs et un boîtier imperméable font d’Orbiter une source d’éclairage révolutionnaire. Il propose une interprétation des couleurs à toutes les températures de 2 000 à 20 000 K grâce à un module led de six couleurs « Arri Spectra » (rouge, vert, bleu, ambre, cyan et vert citron) et dispose d’une gradation fluide de 100 à 0 %.

Orbiter bénéficie par ailleurs des avancées logicielles du projecteur SkyPanel et s’enrichit grâce à son logiciel, appelé LiOS (Lighting Operating System). L’éclairage dispose d’un panneau de commande amovible (un écran en couleurs de quatre pouces) qui peut être utilisé en déporté grâce à un câble de cinq ou de quinze mètres de long. Orbiter est également ouvert à la connexion DMX en wi-fi, mais il dispose aussi de deux ports XLR DMX à cinq broches pour la communication DMX et RDM conventionnelle et d’une prise XLR à trois broches pour alimenter l’unité en 48 V par batterie.

 

 

LITEPANELS

Litepanels propose désormais une gestion de la colorimétrie via une app qui permet de twitter les réglages de gélatine à la communauté et, pourquoi pas, de travailler en remote… L’entreprise française DMG Lumière, rachetée par Rosco, fait de même depuis pour piloter ses séries d’éclairage led Mix et Switch, mais chacun cultive des différences et Litepanels annonce déjà pour la fin de l’année une nouvelle interface avec notamment la possibilité de programmer des transitions colorimétriques et de créer des groupes et sous-groupes de réglages… La marque annonce également l’arrivée prochaine d’un boîtier wi-fi dédié qui permettra de travailler sur un réseau dédié !

 

 

TIFFEN

Lorsqu’elle propose des éclairages, la société américaine spécialisée dans les filtres et périphériques photos prend le parti de se distinguer de ce qui existe déjà sur le marché. Pari tenu avec les deux derniers nés de sa marque Lowel, l’Ego Led et le Blender XL

L’éclairage Lowel Ego Led Lumière du jour/Tungsten possède un variateur de température de couleur manuel. Son éclairage doux de type boîte à lumière fera, entre autres, le bonheur des maquilleurs. Il dispose d’un pas de vis qui permet une fixation sur pied. Prix : 198 €

Autre nouveauté, le Lowel Blender XL est un éclairage led bicolore de faible encombrement qui dispose d’une technologie led de dernière génération, le rendant quatre fois plus puissant qu’un éclairage led de sa catégorie. Il trouvera sa place sur les petites productions de type ENG, d’autant qu’il dispose d’une monture V-Lock pour un éclairage sur batterie. Il est disponible dans une version Kit avec pied. Prix de la version de base : 376 €

 

 

Article extrait de notre compte-rendu de l’IBC 2019, paru pour la première fois dans Mediakwest #34, p.38/87. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

Premiers pas du chef opérateur David Merlin-Dufey avec la caméra Canon C700

David Merlin-Dufey a été le premier dans le monde à pouvoir utiliser la C700 en long-métrage. © Albrecht Gerlach

David Merlin-Dufey fait partie de la nouvelle génération de directeurs photo. Curieux, passionné et polyvalent, il est l’un des premiers à avoir utilisé la caméra Canon EOS Cinema C700. Il a ainsi réalisé la photo de « Vous êtes jeunes, vous êtes beaux » réalisé par Franchin Don et produit par Koi Films avec Gérard Darmon, Josiane Balasko, Patrick Bouchitey. Un entretien lumineux sur le travail photographique et sur l’utilisation de la C700.

 

Mediakwest : Quelques mots sur ton parcours avant que nous n’entrions dans le vif du sujet…

David Merlin-Dufey : J’ai d’abord obtenu un CAP Photo, puis un Bac Pro Photo dans l’idée de faire de la réalisation de film. C’est là que j’ai découvert un peu plus la photographie et compris que ce n’était pas le réalisateur qui faisait la photo, mais qu’existait le métier de directeur de la photo. J’ai enchaîné avec l’école de cinéma Eicar. Petit à petit, ce métier de chef opérateur m’est apparu super intéressant. Je me voyais bien à l’écoute d’un réalisateur, de ses choix visuels, esthétiques et techniques ; d’essayer de les traduire avec la photographie ou de suggérer d’autres choix.

Les réalisateurs sont plus ou moins branchés technique. Soit ils nous demandent des qualités que je qualifierai de purement techniques et se chargent des éléments esthétiques ; soit ils nous demandent aussi de porter notre propre regard sur le film du point de vue photographique.

Le métier m’a séduit et j’ai cherché à poursuivre. Je n’ai pas tout de suite enchaîné dans le cinéma. J’ai continué ainsi à faire des films institutionnels sur lesquels il est justement préférable de savoir, et réaliser, et faire de l’image. De fil en aiguille, j’ai aussi travaillé sur du documentaire, du brand content, un peu de pub. En parallèle, je réalisais mes propres courts métrages pour justement apprendre ce métier. C’est à ce moment-là que je rencontre Franchin Don. J’ai remplacé un chef op sur un court métrage publicitaire et nous avons, pour la première fois, travaillé ensemble. Quelque sept ans séparent cette époque du long métrage dont nous allons parler.

 

M. : Quel est justement, de ton point de vue, l’histoire, la genèse, de Vous êtes beaux, vous êtes jeunes réalisé par Franchin Don et produit par Koi Films ?

D. M-D : Je suis arrivé sur ce projet parce que je savais que Franchin allait réaliser un long métrage. Je suis venu vers lui en lui disant de ne pas hésiter à m’appeler s’il cherchait un chef op. J’avais très envie de lire le scénario et extrêmement motivé pour l’accompagner dans cette aventure. Finalement, j’ai été pris ! Le tournage a eu lieu en janvier-février 2018. La prépa a été relativement courte (deux semaines !). Le tournage a duré six semaines, ce qui est assez rapide.

 

M. : Avez-vous tourné sur plusieurs lieux ?

D. M-D : Nous avons tourné trois semaines aux studios K’ien, à Colombes, ce qui nous a fait gagner beaucoup de temps. Le regroupement de divers décors sur un même lieu nous a permis d’en visualiser beaucoup avant le tournage, la déco ayant commencé à travailler un peu avant nous. Pendant le tournage, avec Guillian Verstiggel le chef électro, nous allions regarder les pièces d’à côté, commencions à pré-lighter, à faire des ajustements et enchaîner de suite.

 

M. : Pourquoi avoir choisi la caméra Canon EOS C700 ?

D. M-D : C’est Albrecht Gerlach de PhotoCineRent qui nous l’a proposée. Personnellement, je ne la connaissais pas. Dans le documentaire et l’institutionnel, j’ai beaucoup travaillé avec des Canon 5D Mark II, C100 et C300. En 2013, j’ai même réalisé et autoproduit un long-métrage L’assiette de mon voisin avec Olivier Riche tourné avec la Canon EOS C300. Canon en avait été partenaire, et nous avait prêté deux zooms, à l’époque un 15,5-47 mm et un 305 mm. J’étais donc très tenté de tester cette nouvelle caméra C700.

Avec Tom Yvanoff, mon 1er assistant caméra, nous avons alors organisé une journée d’essai et conclu que ladite caméra correspondait à nos attentes, notamment, au niveau basse lumière, un point très important pour ce film. Nous allions tourner de nombreuses scènes en extérieur et décors naturels, y compris des scènes de nuit. C’est pourquoi nous avons justement procédé à des essais dans la rue pour voir comment la C700 encaissait l’éclairage sodium des lampadaires. Et ces essais nous ont rassurés, confortés dans l’idée qu’on pouvait partir sur ce choix de caméra sans aucune crainte.

De plus, la C700 remplissait toutes les tâches d’une caméra cinéma : filtres intégrés, super sensibilité, très bonne qualité en haute et basse lumière. Lors de nos tests, nous avions poussé les ISO pour voir comment la caméra gérait les hautes lumières. Et cela nous a beaucoup servi sur le tournage, surtout lors des scènes en maison de retraite sur lesquelles j’aurai sans doute l’occasion de revenir.

 

M. : Et vous avez tourné en quel type de format, en termes de codec d’enregistrement ?

D. M-D : Nous avons utilisé le RAW de Codex. La caméra était équipée d’un enregistreur Codex CDX-36150 se fixant à l’arrière de la caméra. C’était super de pouvoir tourner en RAW et de bénéficier de toutes ses propriétés. Cela en fait une super caméra studio ; effectivement dès qu’on tourne sur une Dolly, qu’on est dans des endroits larges, grands, on est très confort, l’ergonomie est fort agréable, le confort d’utilisation réel. Bref, on est au volant d’une grosse voiture ! Par contre, dans des endroits un peu exigus, comme à l’intérieur de voitures ou dans de petits appartements, tout d’un coup, on peut être gêné par la taille de la caméra avec l’enregistreur Codex, si on ne s’est pas préparé. C’est pourquoi, j’ai hâte de découvrir des produits un peu plus compacts, telle que la C500 MKII qui vient d’être annoncée. On peut ainsi mixer les deux.

 

M. : Sur ce long-métrage, as-tu également fais le cadre ?

D. M-D : Oui. Pendant trois jours, nous avons été à deux caméras, avec un cadreur en plus. Nous avons tout tourné avec des Leica Summilux, sauf les scènes de combat pour lesquelles nous avons utilisé des zooms Canon, les fameux 15,5-47 mm et 30-105 mm. Ces derniers nous permettaient de gagner énormément de temps. Il est tout de même bien agréable de travailler avec une caméra offrant une telle souplesse, une très belle qualité d’image en basse lumière, c’était vraiment très rassurant. Ces scènes étaient éclairées en partie par le décor. Rodolphe Durand le chef décorateur avait placé des lampes de jeu sur toutes les tables et un tube de led souple de couleur rouge pour délimiter le ring. D’autre part une grande boîte à lumière était placée au-dessus du ring et quelques sources à droite à gauche, mais aussi pas mal de figurants qui étaient dans les pénombres, à des endroits où on ne peut pas se permettre d’aller à chaque fois réajuster parce qu’il faut assurer une certaine cadence. Les combats, toutes les scènes autour du tapis, les scènes de combat dans les sous-sols ont été tournés en trois jours intenses.

Avec la première assistante, Marie Fouché, nous nous sommes dit qu’il fallait penser un éclairage qui était déjà bien en place, procéder à des ajustements très rapides et tourner. Toute la journée, nous restions avec la caméra, les zooms ; nous enchaînions les plans, ce qui nous permettait de rentrer pas mal de plans dans la journée. Et si on a choisi les zooms Canon, c’est aussi que, après avoir fait des comparaisons avec différentes optiques, il s’est avéré que les Leica Summilux étaient ce qui matchait le mieux. De plus, je les avais déjà utilisées, c’était une valeur sûre.

 

M. : Quels furent les choix matériels et artistiques au niveau lumière ?

D. M-D : Aujourd’hui, on utilise beaucoup la led, il existe différents produits qui nous permettent de faire énormément de choses ; que ce soit de la lumière douce ou dure, les possibilités sont énormes. Sur ce film, nous avons utilisé beaucoup de Flex Aladdin 30/30 et 120, des Sky Panels aussi pour les couleurs. Il y a en effet beaucoup de jeu sur les couleurs, notamment dans la boîte de nuit et dans le sous-sol.

La Canon EOS 700 s’est admirablement bien tiré de toutes les contraintes et les difficultés d’éclairage. Le réalisateur voulait au maximum éclairer depuis l’extérieur et ne pas forcément avoir des sources plateau. Quand je parlais de la haute sensibilité qui permet d’avoir des détails, c’est justement sur ce point que la caméra s’est révélée un allié de poids.

À certains moments, un personnage est en contre-jour, on ne l’a pas forcément ré-éclairé. Tout cela été rendu possible grâce à la C700. Nous avons assumé ces détails de pénombre, un personnage dans l’obscurité, un autre dans la lumière, le tout crée un rapport fort.

 

M. : As-tu relevé des points remarquables sur la caméra ? Qu’as-tu apprécié ?

D. M-D : La C700 fonctionne très bien, c’est une valeur sûre, un produit dans lequel on peut avoir confiance, on a plaisir à l’utiliser, tous les boutons sont en façade. L’un de ses « plus » réside dans la confiance que je peux avoir l’image finale avec très, très peu de lumière. Il y a des moments où je me suis dit « Ah oui, quand même, on peut aller jusque-là ! ». Si j’avais fait de même sur certaines caméras concurrentes, cela n’aurait pas fonctionné.

Au tournage, je n’ai fait que très peu de réglages au niveau de la colorimétrie de la caméra. Je suis resté sur les balances classiques. D’ailleurs souvent, je ne fais pas forcément une balance des blancs ; en général je pars toujours sur une base, soit 3200° K, soit 5600° K, parce que c’est comme ça que j’ai construit mon expérience. Vu que sur les retours vidéo c’est bien, mais qu’on n’est jamais sûrs de ce qu’on fait avec les couleurs, je préfère avoir mes repères que je me suis construit depuis ces années, une base sur laquelle je pars pour ensuite utiliser les couleurs.

Un autre avantage des caméras Canon en général réside dans leur réactivité de mise en œuvre, c’est une marque qui est comme ça. On allume la caméra et on peut très vite aller tourner une séquence. C’était déjà vrai des C100 ou C300 qui s’enclenchaient sans temps d’attente. Ce ne sont pas des ordinateurs. On prend vite en main la C700, on l’attrape, on peut tourner immédiatement, surtout quand on la laisse configurer.

 

M. : Quelle résolution as-tu adoptée ?

D. M-D : J’ai tout tourné en 4K. Un des avantages de la C700 est de faire du 120 fps en 4K, et nous nous en sommes beaucoup servis. Franchin aime bien tourner une séquence en version normale et une autre en 120 fps ou 50 images par seconde. On ne faisait pas toujours du 120 quand même et tous les ralentis ne sont pas visibles au final. Mais c’est là qu’on se rend compte que la C700 est une caméra de cinéma, lequel nécessite vraiment un 4K 120 fps. Alors que sur d’autres types de tournage, cela ne nous dérange pas de repasser en 2K ou HD. En salle, c’est tout de même appréciable. 

 

M. : Il y a t-il eu un retour sur les peaux des acteurs avec les caméras ?

D. M-D : Ce n’est pas du tout à la prise de vue que nous avons réfléchi à ce sujet, que nous nous sommes posé des questions sur la peau. Ce fut en prépa, pendant les essais. Lors du premier essai avec la caméra, nous avons tout de suite vérifié si les peaux nous plaisaient. Il faut que les peaux ressortent vite dès qu’on fait un étalonnage très classique en mettant les noirs, les blancs, les lumières moyennes, chacun à leur place. Une fois que tout cela est équilibré, normalement on découvre quelles sont les peaux naturelles de la caméra. Il se trouvait qu’elles me satisfaisaient.

 

M. : Tout à l’heure, tu as évoqué des scènes dans une maison de retraite. En quoi l’utilisation de la C700 a-t-elle simplifié ton travail sur ce plan, voire d’autres ?

D. M-D : Sur les décors de la maison de retraite, il y avait des voilages sur les fenêtres. Augmenter la sensibilité nous a permis de récupérer du détail dans les hautes lumières tout en gardant suffisamment de qualité dans les basses lumières pour ne pas avoir à trop rehausser les visages qui étaient en contre-jour, ce que j’ai hautement apprécié. Pour récupérer le voilage, nous avons poussé les ISO et gagné du détail dans les hautes lumières.

Plusieurs plans auraient été difficiles à tourner si la caméra n’avait pas été bonne en basses lumières. Je pense à des scènes tournées avec rien, juste des lampadaires, réhaussés avec des réflecteurs et finalement sans aucune source additionnelle. Avec les C700, cela a fonctionné. Si cela ne l’avait pas fait, nous avions des solutions, mais elles étaient assez limitées ! La C700 nous a permis de gagner du temps. 

 

M. : As-tu tout tourné en C700 ou as-tu utilisé d’autres caméras sur certains plans ?

D. M-D : Tout a été tourné avec la C700, à l’exception d’un plan de coupe où on voit le paysage qui défile. Il a été réalisé avec une C300 Mark II avec enregistreur externe pour tourner les scènes depuis les fenêtres de la voiture

 

M. : Aurais-tu envie de retravailler avec cette caméra ?

D. M-D : Mais oui, je pourrais retravailler avec cette caméra sans problème. J’espère toutefois que Canon pourra rapidement offrir les mêmes compétences dans un modèle plus réduit ! On m’a parlé d’une C500 Mark II à venir qui hériterait de nombreuses fonctions de la C700, une sorte de C700 mini…

 

Article paru pour la première fois dans Mediakwest #34, p.14/16. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

Accessoires, Remote prod. et prod. assistée : les tendances 2020

OConnor a dévoilé un système associant sa toute nouvelle tête de fluide Ultimate 1040 au trépied Flowtech100 © Nathalie Klimberg

Tapis rouge pour les batteries Dionic 26V Anton/Bauer et, chez OConnor, un tout nouveau système associant sa toute nouvelle tête de fluide Ultimate 1040 au trépied Flowtech100. En matière de remote production et production assistée, l’association Overcam (première commercialisation prévue début 2020) et X-One devrait être un atout fort d’EVS et le dispositif Pixellot Prime permettant de filmer l’intégralité d’un match à 180 degrés devrait en séduire plus d’un.

 

ANTON/BAUER

Avec sa nouvelle série de batteries Dionic 26V, Anton/Bauer s’adresse à l’univers des caméras et de l’éclairage cinéma. Ces batteries Li-ion 26 V se déclinent dans une version 98 ou 240 watts/heure pour les caméras cinématiques et les éclairages led de forte puissance. Dotée de la nouvelle monture Gold Mount Plus Anton/Bauer, la gamme Dionic 26V propose, outre les batteries, un chargeur quad, un déchargeur quad et une gamme de plaques de montage pour une connexion à davantage d’appareils.

La série Dionic 26V a été conçue pour alimenter des caméras de grande puissance telles que les Arri Alexa LF, SXT et 65, et prend également en charge l’alimentation de panneaux à led tels que les Gemini Soft de Litepanels (deux heures d’autonomie à pleine intensité pour un Gemini X2) et la série SkyPanel d’Arri. Une solution à double support qui permet même une alimentation jusqu’à 480 watts/heure (en combinant deux batteries Dionic 26V 240) pour des éclairages qui ne seraient pas des panneaux à led. Légères et compactes, les batteries Dionic 26V peuvent être utilisées comme solution d’alimentation de secours remplaçable à chaud pour les équipements alimentés en courant alternatif.

Le chargeur Dionic 26V offre une charge rapide : une heure et demie pour les 98 watts et 3,5 heures pour les 240 watts (un chargement deux fois plus rapide que pour des batteries hybrides). Leur boîtier en polycarbonate ABS ultra-résistant garantit des performances optimales, même dans les conditions les plus difficiles, notamment de chaleur extrême, d’humidité et de froid. Leur configuration 26V native réduit le nombre de cartes de circuit imprimé encastrées au-dessus des cellules, ce qui réduit la chaleur générée et optimise la durée de vie : ces batteries peuvent d’ailleurs être rechargées beaucoup plus de fois que les autres batteries. Un écran LCD permet de voir à la minute près la puissance restante disponible pour la caméra et ses accessoires. La batterie Dionic 26V de 98 watts/heure est en plus certifiée IATA, ce qui facilite son transport dans un avion par rapport à des batteries de type bloc attachées.

 

 

OCONNOR

La marque d’accessoirisation de tournage OConnor a dévoilé un système associant sa toute nouvelle tête de fluide Ultimate 1040 au trépied Flowtech100. Il est ainsi possible désormais de combiner la précision et la polyvalence des têtes fluides d’OConnor à la technologie brevetée du trépied en fibre de carbone de flowtech, un trépied qui se déploie et se règle avec une rapidité inégalée. L’Ultimate 1040 permet une capacité de charge supérieure à celle du modèle précédent, le 1030, portant la charge utile maximale au centre de gravité de cinq pouces de 20 à 20 kg tout en conservant les mêmes performances. Cette tête est revêtue de fibre de carbone.

 

 

EVS

Overcam est une solution logicielle basée sur l’apprentissage machine (Machine Learning) qui permet un contrôle autonome des caméras robotisées dans un environnement de sports en direct. Grâce à Overcam, les détenteurs de droits peuvent mettre en place à moindre coût des productions immersives, en filmant l’action depuis des angles de caméra plus variés. Overcam contrôle plusieurs caméras robotisées installées autour du terrain et utilise une technologie de smart tracking pour analyser les paramètres du match – par exemple la position du ballon et des joueurs – et orienter les caméras pour offrir le meilleur cadrage. Le traitement en temps réel permet au système de s’intégrer dans des workflows de production multicaméras : les caméras robotisées côtoient alors les caméras manuelles traditionnelles. Cette solution optimise les productions en résolvant le problème de l’équilibre délicat entre le placement des caméras d’une part et les contraintes budgétaires de l’autre.

Le système est basé sur des réseaux neuronaux et la vision par ordinateur qui automatisent le positionnement des caméras clés. Overcam utilise le moteur d’IA VIA Mind, conçu par EVS, qui met les méthodes de l’apprentissage machine au service de solutions EVS toujours plus nombreuses. La première version commerciale devrait sortir début 2020 et est prévue pour les matchs de football en direct, notamment pour les ligues disposant de budgets de production serrés.

Cependant, Overcam pourra à terme être utilisé pour d’autres sports, comme le basketball et le hockey sur glace. Sur un match de foot, un déploiement Overcam standard contrôle la caméra centrale principale, deux caméras latérales et une caméra tactique. Cette solution peut également offrir un moyen économique de capturer des angles supplémentaires dans le cadre d’évènements sportifs de plus grande envergure.

L’approche d’Overcam, basée sur l’IA, va bien au-delà de l’automatisation et du simple suivi de l’action : elle imite les mouvements des cadreurs, créant des cadrages naturels, y compris en jouant sur le zoom optique et la profondeur de champ. Le système fonctionne sur un serveur compact standard de 2 U, qui peut se trouver sur place ou dans un centre distant. Le jour du match, il n’est pas nécessaire de consacrer beaucoup de temps à la mise en place. Le système se déploie aisément et les caméras sont calibrées automatiquement. Nouveauté sur la solution tout-en-un X-One, il est désormais possible de créer des clips, de faire des résumés automatiquement et les vitesses de ralenti sont ajustables. L’association Overcam et X-One devrait être un atout fort d’EVS.

 

 

PIXELLOT

Pixellot est spécialisé dans les systèmes de captation automatisée, à base d’intelligence artificielle (IA), dédiés au sport (fédérations, clubs, universités…). À partir d’un logiciel de traitement, d’algorithmes de reconnaissance de mouvement et d’un caisson renfermant des têtes de caméras IP (de deux à quatre, selon le modèle), le dispositif Pixellot Prime permet de filmer l’intégralité d’un match à 180 degrés, en qualité broadcast HD (1080p à 50/60 images/sec.) de manière totalement automatisée ou avec un opérateur unique. Durant le match, la plate-forme récupère les images des caméras et les assemble (stitching) pour former une image à 180 degrés. Des chronos, des panneaux de résultats… sont disponibles en connexion avec le système d’affichage dans le stade. De même, différents habillages graphiques sont proposés par Pixellot grâce à des services de cloud. Des caméras additionnelles (fixes, robotisées, avec opérateur) peuvent rejoindre le dispositif pour une captation multi-angles. Les commentaires d’un présentateur peuvent être ajoutés à l’image. Si besoin, à la fin de la rencontre, un résumé du match est opéré directement par le système, sans intervention humaine. Un mode manuel et semi-manuel permet de prendre la main sur le tournage. Les spectateurs ont la possibilité d’enregistrer les moments forts du match via leurs smartphones et de les retransmettre sur les réseaux sociaux.

Le système permet également de focaliser sur certains détails de l’image, en zoomant sur un joueur avec deux doigts sur l’écran de son smartphone. Quatorze types de sports (football, basket, volley, hockey…) ont été adaptés à la plate-forme Pixellot Prime grâce aux algorithmes d’intelligence artificielle, pour des rencontres filmées aussi bien en intérieur qu’en extérieur.

 

 

Article extrait de notre compte-rendu de l’IBC 2019, paru pour la première fois dans Mediakwest #34, p.38/87. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité. 

Présentation de la nouvelle commande cPRO de CMotion chez Emit (Web TV Micro Salon)

Présentation de la nouvelle commande cPRO de CMotion chez Emit (Web TV Micro Salon) © Nathalie Klimberg

Emit, société de location et de vente de matériel haut de gamme cinéma nous présentait sur son stand au Micro Salon, la nouvelle commande cPRO de CMotion en tandem avec le Cinefade…

 

« Tout le système s’opère en HF sans câble via cette commande. Trois modes sont disponibles avec le Cinefade et cette commande :

 

- un mode variable ND qui permet de 0.4 à 2.8 de contrôler la quantité de lumière qui va rentrer dans l’objectif de la caméra,

- un mode polarisant assez basique en enlevant le polarisant fixe du Cinefade,

- un mode nouveau qui va permettre de changer la profondeur de champs sans changer la quantité de lumière. »

 

 

POUR EN SAVOIR PLUS, VISIONNEZ L’INTEGRALITE DE LA VIDEO !

Micro Salon 2020 : deux nouveautés taillées pour les tournages cinéma chez Canon (Web TV)

Micro Salon 2020 : Que du beau chez Canon (Web TV Smaël Lokmane) © Nathalie Klimberg

Mi janvier, sur le rendez-vous français dédié aux techniques de cinéma, Canon présentait deux grandes nouveautés particulièrement adaptées aux tournages cinéma : la caméra C500 Mark II et le reflex numérique EOS-1D X. Smaël Lokmane, directeur de la division video professionnelle chez Canon détaille ces outils de captation…

 

« La C500 Mark II est la nouvelle caméra broadcast et cinéma qui a été lancée fin décembre et qui est désormais disponible. Cette caméra a plusieurs avantages a commencer par son stabilisateur 5 axes qui permet effectivement de filmer avec une grande liberté... ça, c’est un premier bénéfice. Le capteur CMOS 5.9 K propose, en plus une image de très haute qualité et de très haute définition.

Enfin, beaucoup de nos clients du broadcast et du cinéma demandent des caméras compactes, simples d’utilisation et modulables… cette caméra réunit l’ensemble de ces avantages. »

 

Dans la suite de l’entretien, Smaël Lokmane évoque les atouts de l’EOS-1D X capable de filmer en de la video en RAW et pourquoi pas… sur un tournage cinéma !

 

POUR EN SAVOIR PLUS, VISIONNEZ L’INTEGRALITE DE LA VIDEO...

 

Retrouvez nos précédents articles sur la C500 Mark II ici et  ainsi que sur l'EOS-1D X par ici

Accessoires, Remote prod. et prod. assistée : les tendances 2020

OConnor a dévoilé un système associant sa toute nouvelle tête de fluide Ultimate 1040 au trépied Flowtech100 © Nathalie Klimberg

Tapis rouge pour les batteries Dionic 26V Anton/Bauer et, chez OConnor, un tout nouveau système associant sa toute nouvelle tête de fluide Ultimate 1040 au trépied Flowtech100. En matière de remote production et production assistée, l’association Overcam (première commercialisation prévue début 2020) et X-One devrait être un atout fort d’EVS et le dispositif Pixellot Prime permettant de filmer l’intégralité d’un match à 180 degrés devrait en séduire plus d’un.

 

ANTON/BAUER

Avec sa nouvelle série de batteries Dionic 26V, Anton/Bauer s’adresse à l’univers des caméras et de l’éclairage cinéma. Ces batteries Li-ion 26 V se déclinent dans une version 98 ou 240 watts/heure pour les caméras cinématiques et les éclairages led de forte puissance. Dotée de la nouvelle monture Gold Mount Plus Anton/Bauer, la gamme Dionic 26V propose, outre les batteries, un chargeur quad, un déchargeur quad et une gamme de plaques de montage pour une connexion à davantage d’appareils.

La série Dionic 26V a été conçue pour alimenter des caméras de grande puissance telles que les Arri Alexa LF, SXT et 65, et prend également en charge l’alimentation de panneaux à led tels que les Gemini Soft de Litepanels (deux heures d’autonomie à pleine intensité pour un Gemini X2) et la série SkyPanel d’Arri. Une solution à double support qui permet même une alimentation jusqu’à 480 watts/heure (en combinant deux batteries Dionic 26V 240) pour des éclairages qui ne seraient pas des panneaux à led. Légères et compactes, les batteries Dionic 26V peuvent être utilisées comme solution d’alimentation de secours remplaçable à chaud pour les équipements alimentés en courant alternatif.

Le chargeur Dionic 26V offre une charge rapide : une heure et demie pour les 98 watts et 3,5 heures pour les 240 watts (un chargement deux fois plus rapide que pour des batteries hybrides). Leur boîtier en polycarbonate ABS ultra-résistant garantit des performances optimales, même dans les conditions les plus difficiles, notamment de chaleur extrême, d’humidité et de froid. Leur configuration 26V native réduit le nombre de cartes de circuit imprimé encastrées au-dessus des cellules, ce qui réduit la chaleur générée et optimise la durée de vie : ces batteries peuvent d’ailleurs être rechargées beaucoup plus de fois que les autres batteries. Un écran LCD permet de voir à la minute près la puissance restante disponible pour la caméra et ses accessoires. La batterie Dionic 26V de 98 watts/heure est en plus certifiée IATA, ce qui facilite son transport dans un avion par rapport à des batteries de type bloc attachées.

 

 

OCONNOR

La marque d’accessoirisation de tournage OConnor a dévoilé un système associant sa toute nouvelle tête de fluide Ultimate 1040 au trépied Flowtech100. Il est ainsi possible désormais de combiner la précision et la polyvalence des têtes fluides d’OConnor à la technologie brevetée du trépied en fibre de carbone de flowtech, un trépied qui se déploie et se règle avec une rapidité inégalée. L’Ultimate 1040 permet une capacité de charge supérieure à celle du modèle précédent, le 1030, portant la charge utile maximale au centre de gravité de cinq pouces de 20 à 20 kg tout en conservant les mêmes performances. Cette tête est revêtue de fibre de carbone.

 

 

EVS

Overcam est une solution logicielle basée sur l’apprentissage machine (Machine Learning) qui permet un contrôle autonome des caméras robotisées dans un environnement de sports en direct. Grâce à Overcam, les détenteurs de droits peuvent mettre en place à moindre coût des productions immersives, en filmant l’action depuis des angles de caméra plus variés. Overcam contrôle plusieurs caméras robotisées installées autour du terrain et utilise une technologie de smart tracking pour analyser les paramètres du match – par exemple la position du ballon et des joueurs – et orienter les caméras pour offrir le meilleur cadrage. Le traitement en temps réel permet au système de s’intégrer dans des workflows de production multicaméras : les caméras robotisées côtoient alors les caméras manuelles traditionnelles. Cette solution optimise les productions en résolvant le problème de l’équilibre délicat entre le placement des caméras d’une part et les contraintes budgétaires de l’autre.

Le système est basé sur des réseaux neuronaux et la vision par ordinateur qui automatisent le positionnement des caméras clés. Overcam utilise le moteur d’IA VIA Mind, conçu par EVS, qui met les méthodes de l’apprentissage machine au service de solutions EVS toujours plus nombreuses. La première version commerciale devrait sortir début 2020 et est prévue pour les matchs de football en direct, notamment pour les ligues disposant de budgets de production serrés.

Cependant, Overcam pourra à terme être utilisé pour d’autres sports, comme le basketball et le hockey sur glace. Sur un match de foot, un déploiement Overcam standard contrôle la caméra centrale principale, deux caméras latérales et une caméra tactique. Cette solution peut également offrir un moyen économique de capturer des angles supplémentaires dans le cadre d’évènements sportifs de plus grande envergure.

L’approche d’Overcam, basée sur l’IA, va bien au-delà de l’automatisation et du simple suivi de l’action : elle imite les mouvements des cadreurs, créant des cadrages naturels, y compris en jouant sur le zoom optique et la profondeur de champ. Le système fonctionne sur un serveur compact standard de 2 U, qui peut se trouver sur place ou dans un centre distant. Le jour du match, il n’est pas nécessaire de consacrer beaucoup de temps à la mise en place. Le système se déploie aisément et les caméras sont calibrées automatiquement. Nouveauté sur la solution tout-en-un X-One, il est désormais possible de créer des clips, de faire des résumés automatiquement et les vitesses de ralenti sont ajustables. L’association Overcam et X-One devrait être un atout fort d’EVS.

 

 

PIXELLOT

Pixellot est spécialisé dans les systèmes de captation automatisée, à base d’intelligence artificielle (IA), dédiés au sport (fédérations, clubs, universités…). À partir d’un logiciel de traitement, d’algorithmes de reconnaissance de mouvement et d’un caisson renfermant des têtes de caméras IP (de deux à quatre, selon le modèle), le dispositif Pixellot Prime permet de filmer l’intégralité d’un match à 180 degrés, en qualité broadcast HD (1080p à 50/60 images/sec.) de manière totalement automatisée ou avec un opérateur unique. Durant le match, la plate-forme récupère les images des caméras et les assemble (stitching) pour former une image à 180 degrés. Des chronos, des panneaux de résultats… sont disponibles en connexion avec le système d’affichage dans le stade. De même, différents habillages graphiques sont proposés par Pixellot grâce à des services de cloud. Des caméras additionnelles (fixes, robotisées, avec opérateur) peuvent rejoindre le dispositif pour une captation multi-angles. Les commentaires d’un présentateur peuvent être ajoutés à l’image. Si besoin, à la fin de la rencontre, un résumé du match est opéré directement par le système, sans intervention humaine. Un mode manuel et semi-manuel permet de prendre la main sur le tournage. Les spectateurs ont la possibilité d’enregistrer les moments forts du match via leurs smartphones et de les retransmettre sur les réseaux sociaux.

Le système permet également de focaliser sur certains détails de l’image, en zoomant sur un joueur avec deux doigts sur l’écran de son smartphone. Quatorze types de sports (football, basket, volley, hockey…) ont été adaptés à la plate-forme Pixellot Prime grâce aux algorithmes d’intelligence artificielle, pour des rencontres filmées aussi bien en intérieur qu’en extérieur.

 

 

Article extrait de notre compte-rendu de l’IBC 2019, paru pour la première fois dans Mediakwest #34, p.38/87. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité. 

Premiers pas de David Merlin-Dufey avec la Canon C700

David Merlin-Dufey a été le premier dans le monde à pouvoir utiliser la C700 en long-métrage. © Albrecht Gerlach

David Merlin-Dufey fait partie de la nouvelle génération de directeurs photo. Curieux, passionné et polyvalent, il est l’un des premiers à avoir utilisé la caméra Canon EOS Cinema C700. Il a ainsi réalisé la photo de « Vous êtes jeunes, vous êtes beaux » réalisé par Franchin Don et produit par Koi Films avec Gérard Darmon, Josiane Balasko, Patrick Bouchitey. Un entretien lumineux sur le travail photographique et sur l’utilisation de la C700.

 

Mediakwest : Quelques mots sur ton parcours avant que nous n’entrions dans le vif du sujet…

David Merlin-Dufey : J’ai d’abord obtenu un CAP Photo, puis un Bac Pro Photo dans l’idée de faire de la réalisation de film. C’est là que j’ai découvert un peu plus la photographie et compris que ce n’était pas le réalisateur qui faisait la photo, mais qu’existait le métier de directeur de la photo. J’ai enchaîné avec l’école de cinéma Eicar. Petit à petit, ce métier de chef opérateur m’est apparu super intéressant. Je me voyais bien à l’écoute d’un réalisateur, de ses choix visuels, esthétiques et techniques ; d’essayer de les traduire avec la photographie ou de suggérer d’autres choix.

Les réalisateurs sont plus ou moins branchés technique. Soit ils nous demandent des qualités que je qualifierai de purement techniques et se chargent des éléments esthétiques ; soit ils nous demandent aussi de porter notre propre regard sur le film du point de vue photographique.

Le métier m’a séduit et j’ai cherché à poursuivre. Je n’ai pas tout de suite enchaîné dans le cinéma. J’ai continué ainsi à faire des films institutionnels sur lesquels il est justement préférable de savoir, et réaliser, et faire de l’image. De fil en aiguille, j’ai aussi travaillé sur du documentaire, du brand content, un peu de pub. En parallèle, je réalisais mes propres courts métrages pour justement apprendre ce métier. C’est à ce moment-là que je rencontre Franchin Don. J’ai remplacé un chef op sur un court métrage publicitaire et nous avons, pour la première fois, travaillé ensemble. Quelque sept ans séparent cette époque du long métrage dont nous allons parler.

 

M. : Quel est justement, de ton point de vue, l’histoire, la genèse, de Vous êtes beaux, vous êtes jeunes réalisé par Franchin Don et produit par Koi Films ?

D. M-D : Je suis arrivé sur ce projet parce que je savais que Franchin allait réaliser un long métrage. Je suis venu vers lui en lui disant de ne pas hésiter à m’appeler s’il cherchait un chef op. J’avais très envie de lire le scénario et extrêmement motivé pour l’accompagner dans cette aventure. Finalement, j’ai été pris ! Le tournage a eu lieu en janvier-février 2018. La prépa a été relativement courte (deux semaines !). Le tournage a duré six semaines, ce qui est assez rapide.

 

M. : Avez-vous tourné sur plusieurs lieux ?

D. M-D : Nous avons tourné trois semaines aux studios K’ien, à Colombes, ce qui nous a fait gagner beaucoup de temps. Le regroupement de divers décors sur un même lieu nous a permis d’en visualiser beaucoup avant le tournage, la déco ayant commencé à travailler un peu avant nous. Pendant le tournage, avec Guillian Verstiggel le chef électro, nous allions regarder les pièces d’à côté, commencions à pré-lighter, à faire des ajustements et enchaîner de suite.

 

M. : Pourquoi avoir choisi la caméra Canon EOS C700 ?

D. M-D : C’est Albrecht Gerlach de PhotoCineRent qui nous l’a proposée. Personnellement, je ne la connaissais pas. Dans le documentaire et l’institutionnel, j’ai beaucoup travaillé avec des Canon 5D Mark II, C100 et C300. En 2013, j’ai même réalisé et autoproduit un long-métrage L’assiette de mon voisin avec Olivier Riche tourné avec la Canon EOS C300. Canon en avait été partenaire, et nous avait prêté deux zooms, à l’époque un 15,5-47 mm et un 305 mm. J’étais donc très tenté de tester cette nouvelle caméra C700.

Avec Tom Yvanoff, mon 1er assistant caméra, nous avons alors organisé une journée d’essai et conclu que ladite caméra correspondait à nos attentes, notamment, au niveau basse lumière, un point très important pour ce film. Nous allions tourner de nombreuses scènes en extérieur et décors naturels, y compris des scènes de nuit. C’est pourquoi nous avons justement procédé à des essais dans la rue pour voir comment la C700 encaissait l’éclairage sodium des lampadaires. Et ces essais nous ont rassurés, confortés dans l’idée qu’on pouvait partir sur ce choix de caméra sans aucune crainte.

De plus, la C700 remplissait toutes les tâches d’une caméra cinéma : filtres intégrés, super sensibilité, très bonne qualité en haute et basse lumière. Lors de nos tests, nous avions poussé les ISO pour voir comment la caméra gérait les hautes lumières. Et cela nous a beaucoup servi sur le tournage, surtout lors des scènes en maison de retraite sur lesquelles j’aurai sans doute l’occasion de revenir.

 

M. : Et vous avez tourné en quel type de format, en termes de codec d’enregistrement ?

D. M-D : Nous avons utilisé le RAW de Codex. La caméra était équipée d’un enregistreur Codex CDX-36150 se fixant à l’arrière de la caméra. C’était super de pouvoir tourner en RAW et de bénéficier de toutes ses propriétés. Cela en fait une super caméra studio ; effectivement dès qu’on tourne sur une Dolly, qu’on est dans des endroits larges, grands, on est très confort, l’ergonomie est fort agréable, le confort d’utilisation réel. Bref, on est au volant d’une grosse voiture ! Par contre, dans des endroits un peu exigus, comme à l’intérieur de voitures ou dans de petits appartements, tout d’un coup, on peut être gêné par la taille de la caméra avec l’enregistreur Codex, si on ne s’est pas préparé. C’est pourquoi, j’ai hâte de découvrir des produits un peu plus compacts, telle que la C500 MKII qui vient d’être annoncée. On peut ainsi mixer les deux.

 

M. : Sur ce long-métrage, as-tu également fais le cadre ?

D. M-D : Oui. Pendant trois jours, nous avons été à deux caméras, avec un cadreur en plus. Nous avons tout tourné avec des Leica Summilux, sauf les scènes de combat pour lesquelles nous avons utilisé des zooms Canon, les fameux 15,5-47 mm et 30-105 mm. Ces derniers nous permettaient de gagner énormément de temps. Il est tout de même bien agréable de travailler avec une caméra offrant une telle souplesse, une très belle qualité d’image en basse lumière, c’était vraiment très rassurant. Ces scènes étaient éclairées en partie par le décor. Rodolphe Durand le chef décorateur avait placé des lampes de jeu sur toutes les tables et un tube de led souple de couleur rouge pour délimiter le ring. D’autre part une grande boîte à lumière était placée au-dessus du ring et quelques sources à droite à gauche, mais aussi pas mal de figurants qui étaient dans les pénombres, à des endroits où on ne peut pas se permettre d’aller à chaque fois réajuster parce qu’il faut assurer une certaine cadence. Les combats, toutes les scènes autour du tapis, les scènes de combat dans les sous-sols ont été tournés en trois jours intenses.

Avec la première assistante, Marie Fouché, nous nous sommes dit qu’il fallait penser un éclairage qui était déjà bien en place, procéder à des ajustements très rapides et tourner. Toute la journée, nous restions avec la caméra, les zooms ; nous enchaînions les plans, ce qui nous permettait de rentrer pas mal de plans dans la journée. Et si on a choisi les zooms Canon, c’est aussi que, après avoir fait des comparaisons avec différentes optiques, il s’est avéré que les Leica Summilux étaient ce qui matchait le mieux. De plus, je les avais déjà utilisées, c’était une valeur sûre.

 

M. : Quels furent les choix matériels et artistiques au niveau lumière ?

D. M-D : Aujourd’hui, on utilise beaucoup la led, il existe différents produits qui nous permettent de faire énormément de choses ; que ce soit de la lumière douce ou dure, les possibilités sont énormes. Sur ce film, nous avons utilisé beaucoup de Flex Aladdin 30/30 et 120, des Sky Panels aussi pour les couleurs. Il y a en effet beaucoup de jeu sur les couleurs, notamment dans la boîte de nuit et dans le sous-sol.

La Canon EOS 700 s’est admirablement bien tiré de toutes les contraintes et les difficultés d’éclairage. Le réalisateur voulait au maximum éclairer depuis l’extérieur et ne pas forcément avoir des sources plateau. Quand je parlais de la haute sensibilité qui permet d’avoir des détails, c’est justement sur ce point que la caméra s’est révélée un allié de poids.

À certains moments, un personnage est en contre-jour, on ne l’a pas forcément ré-éclairé. Tout cela été rendu possible grâce à la C700. Nous avons assumé ces détails de pénombre, un personnage dans l’obscurité, un autre dans la lumière, le tout crée un rapport fort.

 

M. : As-tu relevé des points remarquables sur la caméra ? Qu’as-tu apprécié ?

D. M-D : La C700 fonctionne très bien, c’est une valeur sûre, un produit dans lequel on peut avoir confiance, on a plaisir à l’utiliser, tous les boutons sont en façade. L’un de ses « plus » réside dans la confiance que je peux avoir l’image finale avec très, très peu de lumière. Il y a des moments où je me suis dit « Ah oui, quand même, on peut aller jusque-là ! ». Si j’avais fait de même sur certaines caméras concurrentes, cela n’aurait pas fonctionné.

Au tournage, je n’ai fait que très peu de réglages au niveau de la colorimétrie de la caméra. Je suis resté sur les balances classiques. D’ailleurs souvent, je ne fais pas forcément une balance des blancs ; en général je pars toujours sur une base, soit 3200° K, soit 5600° K, parce que c’est comme ça que j’ai construit mon expérience. Vu que sur les retours vidéo c’est bien, mais qu’on n’est jamais sûrs de ce qu’on fait avec les couleurs, je préfère avoir mes repères que je me suis construit depuis ces années, une base sur laquelle je pars pour ensuite utiliser les couleurs.

Un autre avantage des caméras Canon en général réside dans leur réactivité de mise en œuvre, c’est une marque qui est comme ça. On allume la caméra et on peut très vite aller tourner une séquence. C’était déjà vrai des C100 ou C300 qui s’enclenchaient sans temps d’attente. Ce ne sont pas des ordinateurs. On prend vite en main la C700, on l’attrape, on peut tourner immédiatement, surtout quand on la laisse configurer.

 

M. : Quelle résolution as-tu adoptée ?

D. M-D : J’ai tout tourné en 4K. Un des avantages de la C700 est de faire du 120 fps en 4K, et nous nous en sommes beaucoup servis. Franchin aime bien tourner une séquence en version normale et une autre en 120 fps ou 50 images par seconde. On ne faisait pas toujours du 120 quand même et tous les ralentis ne sont pas visibles au final. Mais c’est là qu’on se rend compte que la C700 est une caméra de cinéma, lequel nécessite vraiment un 4K 120 fps. Alors que sur d’autres types de tournage, cela ne nous dérange pas de repasser en 2K ou HD. En salle, c’est tout de même appréciable. 

 

M. : Il y a t-il eu un retour sur les peaux des acteurs avec les caméras ?

D. M-D : Ce n’est pas du tout à la prise de vue que nous avons réfléchi à ce sujet, que nous nous sommes posé des questions sur la peau. Ce fut en prépa, pendant les essais. Lors du premier essai avec la caméra, nous avons tout de suite vérifié si les peaux nous plaisaient. Il faut que les peaux ressortent vite dès qu’on fait un étalonnage très classique en mettant les noirs, les blancs, les lumières moyennes, chacun à leur place. Une fois que tout cela est équilibré, normalement on découvre quelles sont les peaux naturelles de la caméra. Il se trouvait qu’elles me satisfaisaient.

 

M. : Tout à l’heure, tu as évoqué des scènes dans une maison de retraite. En quoi l’utilisation de la C700 a-t-elle simplifié ton travail sur ce plan, voire d’autres ?

D. M-D : Sur les décors de la maison de retraite, il y avait des voilages sur les fenêtres. Augmenter la sensibilité nous a permis de récupérer du détail dans les hautes lumières tout en gardant suffisamment de qualité dans les basses lumières pour ne pas avoir à trop rehausser les visages qui étaient en contre-jour, ce que j’ai hautement apprécié. Pour récupérer le voilage, nous avons poussé les ISO et gagné du détail dans les hautes lumières.

Plusieurs plans auraient été difficiles à tourner si la caméra n’avait pas été bonne en basses lumières. Je pense à des scènes tournées avec rien, juste des lampadaires, réhaussés avec des réflecteurs et finalement sans aucune source additionnelle. Avec les C700, cela a fonctionné. Si cela ne l’avait pas fait, nous avions des solutions, mais elles étaient assez limitées ! La C700 nous a permis de gagner du temps. 

 

M. : As-tu tout tourné en C700 ou as-tu utilisé d’autres caméras sur certains plans ?

D. M-D : Tout a été tourné avec la C700, à l’exception d’un plan de coupe où on voit le paysage qui défile. Il a été réalisé avec une C300 Mark II avec enregistreur externe pour tourner les scènes depuis les fenêtres de la voiture

 

M. : Aurais-tu envie de retravailler avec cette caméra ?

D. M-D : Mais oui, je pourrais retravailler avec cette caméra sans problème. J’espère toutefois que Canon pourra rapidement offrir les mêmes compétences dans un modèle plus réduit ! On m’a parlé d’une C500 Mark II à venir qui hériterait de nombreuses fonctions de la C700, une sorte de C700 mini…

 

Article paru pour la première fois dans Mediakwest #34, p.14/16. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

Claude Lelouch, cinématographiquement vôtre ! (Web TV SATIS)

Claude Lelouch s’empare des possibilités du cinéma de demain… (Web TV Claude Lelouch) © DR

Le cinéaste Claude Lelouch nous a fait l’honneur de s’arrêter sur le plateau Web TV Satis / Mediakwest avant de recevoir le Prix Honorifique SATIS 2019. Ce prix, décerné à un professionnel dont la carrière a contribué à l’essor et au dynamisme de l’industrie du cinéma, des medias et de l’entertainment, semble avoir été créé pour lui ! Claude Lelouch qui a marqué de son empreinte par ses soixante ans de carrière et presqu’autant de films au compteur déroule une carrière qui est loin d’être finie ! Leçon de vie et rencontre pleine d’humilité…

 

« J’ai eu beaucoup de chance ! J’ai eu la chance d’accompagner le cinéma dans une période incroyable. Aujourd’hui, le fait de pouvoir faire un film avec le portable, m’aura permis de faire tout le voyage ! Je suis parti du 8mm, le 16, le 35, le numérique. Je viens du cinéma d’amateur, j’ai appris ce métier en étant un cinéaste amateur. Là je reviens au cinéma d’amateur après 60 ans. Je me suis toujours beaucoup amusé et puis surtout, j’ai toujours pensé que la caméra était l’acteur principal du cinéma. Cet acteur a donc joué un rôle très important dans mes films et dans ceux des autres puisque la caméra est présente dans tous les films et dans tous les plans. C’est donc normal qu’un endroit comme le Satis qui fait honneur à la caméra soit aujourd’hui le bienvenu dans ma curiosité ! »

 

Ensuite, Claude Lelouch revient sur sa récente expérience de tournage au smartphone qui lui a redonné l’impression d’avoir 18 ans !

 

POUR EN SAVOIR PLUS, VISIONNEZ L’INTEGRALITE DE L’INTERVIEW VIDEO !

 

Retrouvez notre article où Claude Lelouch reçoit le Prix Honorifique lors du salon Satis des mains de Stephan Faudeux, organisateur du salon… et également notre interview de Claude Lelouch concernant son utilisation du smartphone sur son dernier film La Vertu des impondérables…

 

FP, Micro gabarit et plein format 4K (Web TV Foucauld Prové)

Micro Salon 2020 : les nouveautés Sigma (Web TV Foucauld Prové) © Nathalie Klimberg

Foucauld Prové, directeur des ventes de Sigma France nous a accueilli sur son stand lors du dernier Micro Salon AFC pour une présentation des ses nouveaux objectifs et surtout du nouvel FP, l’hybride plein format 4K le plus petit et le plus léger au monde...

 

« En 2016, nous avons annoncé une gamme complète d’objectifs cinéma qui continue de s'étoffer.. Et nous sommes aussi présents sur ce Micro Salon 2020 pour présenter notre petit  boîtier FP,  qui cumule compacité et performance avec son capteur de 24,6 millions de pixels ... »

 

Principales caractéristiques du fp Sigma... 

- Capteur Cmos BSI plein 246 Mp

- Sensibilité ISO 100 – 25 600

- Formats d’enregistrement vidéo : Cinéma DNG(8 bits/10 bits/12 bits) / MOV H.264 (compression ALL-I / compression GOP)

- Monture d’objectif : L-Mount

- Sortie HDMI

- Enregistreurs externes supportés : Atomos Ninja Inferno Blackmagic Video Assist 4K

- Microphone stéréo et haut-parleur mono intégrés

 

  • Présentation de toutes les particularités du FP dans l’interview vidéo !

 

Retrouvez également notre article sur le fp, Sigma invente le plein format de poche...

Lumière : les tendances 2020

Les Joker 300 et Alpha 300 de K5600, qui représentent des versions led des éclairages HMI antérieurement proposés par le spécialiste de l’éclairage français, arrivent enfin sur le marché © Nathalie Klimberg

Si chez K5600, les éclairages led tant attendus sont enfin disponibles, la première source led ponctuelle est signée Arri. Chez Litepanels, les éclairages ont aussi leurs apps et deux éclairages led d’appoint font leur apparition chez Tiffen-Lowel.

 

K5600

Les Joker 300 et Alpha 300, qui représentent des versions led des systèmes HMI antérieurement proposés par le spécialiste de l’éclairage français arrivent enfin sur le marché ! Le Joker est disponible avec des accessoires PAR et un nez optique pour permettre des projections de Gobos. On peut aussi l’équiper d’une chimera ou d’une boule chinoise. Quant à l’Alpha, il propose une qualité de rayonnement lumineux équivalent à un Fresnel tungstène, mais sa température de couleur peut varier de 2 700 à 6 500 °K.

K5600 propose également une nouvelle série de panneaux lumineux led, les slices, en 120 x 14 cm, avec une puissance de 150 watts, 120 x 30 cm, avec une puissance de 300 watts et en 30 x 60 cm (150 watts) ou 60 x 15 (75 watts). La conception de ces panneaux modulaires permet un assemblage et, bien entendu, ils peuvent fonctionner sur batterie.

Enfin, dernière nouveauté : le constructeur a développé un boîtier d’alimentation 30 watts avec deux sorties multibroches et la possibilité de réglages individuels en luminosité et en température de couleur.

 

 

ARRI

Avec ses éléments optiques modulaires et interchangeables, le nouveau panneau led six couleurs Arri peut se transformer en de nombreux types de sources, y compris en poursuite, Open Face et lumière douce. Un processeur rapide, une mémoire de grande capacité, une connectivité étendue, un réseau intégré de capteurs et un boîtier imperméable font d’Orbiter une source d’éclairage révolutionnaire. Il propose une interprétation des couleurs à toutes les températures de 2 000 à 20 000 K grâce à un module led de six couleurs « Arri Spectra » (rouge, vert, bleu, ambre, cyan et vert citron) et dispose d’une gradation fluide de 100 à 0 %.

Orbiter bénéficie par ailleurs des avancées logicielles du projecteur SkyPanel et s’enrichit grâce à son logiciel, appelé LiOS (Lighting Operating System). L’éclairage dispose d’un panneau de commande amovible (un écran en couleurs de quatre pouces) qui peut être utilisé en déporté grâce à un câble de cinq ou de quinze mètres de long. Orbiter est également ouvert à la connexion DMX en wi-fi, mais il dispose aussi de deux ports XLR DMX à cinq broches pour la communication DMX et RDM conventionnelle et d’une prise XLR à trois broches pour alimenter l’unité en 48 V par batterie.

 

 

LITEPANELS

Litepanels propose désormais une gestion de la colorimétrie via une app qui permet de twitter les réglages de gélatine à la communauté et, pourquoi pas, de travailler en remote… L’entreprise française DMG Lumière, rachetée par Rosco, fait de même depuis pour piloter ses séries d’éclairage led Mix et Switch, mais chacun cultive des différences et Litepanels annonce déjà pour la fin de l’année une nouvelle interface avec notamment la possibilité de programmer des transitions colorimétriques et de créer des groupes et sous-groupes de réglages… La marque annonce également l’arrivée prochaine d’un boîtier wi-fi dédié qui permettra de travailler sur un réseau dédié !

 

 

TIFFEN

Lorsqu’elle propose des éclairages, la société américaine spécialisée dans les filtres et périphériques photos prend le parti de se distinguer de ce qui existe déjà sur le marché. Pari tenu avec les deux derniers nés de sa marque Lowel, l’Ego Led et le Blender XL

L’éclairage Lowel Ego Led Lumière du jour/Tungsten possède un variateur de température de couleur manuel. Son éclairage doux de type boîte à lumière fera, entre autres, le bonheur des maquilleurs. Il dispose d’un pas de vis qui permet une fixation sur pied. Prix : 198 €

Autre nouveauté, le Lowel Blender XL est un éclairage led bicolore de faible encombrement qui dispose d’une technologie led de dernière génération, le rendant quatre fois plus puissant qu’un éclairage led de sa catégorie. Il trouvera sa place sur les petites productions de type ENG, d’autant qu’il dispose d’une monture V-Lock pour un éclairage sur batterie. Il est disponible dans une version Kit avec pied. Prix de la version de base : 376 €

 

 

Article extrait de notre compte-rendu de l’IBC 2019, paru pour la première fois dans Mediakwest #34, p.38/87. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

Les tournages prennent de la hauteur avec Aering ! (Web TV Luc Poullain-Micro Salon)

De la hauteur avec Aering (Web TV Luc Poullain) © Nathalie Klimberg

Pilote et PDG d’ACS France pendant seize ans, Luc Poullain lance Aering pour continuer de proposer ses services et son expertise en prise de vue aérienne pour des projets internationaux… Selon son fondateur, Aering fait de la « coordination aérienne ». Luc Poullain nous explique plus en détail ce que cela signifie face à nos caméras lors du Micro Salon…

 

« Nous sommes là pour s’occuper de mettre en place des prises de vue en hélicoptère avec des hélicoptères jeu ou uniquement un hélicoptère équipée d’une caméra. Notre métier est lié à des hommes et à du matériel. Nous présentons sur notre stand plusieurs types de Shotover qui est une marque qui fait de la stabilisation d’image très reconnue dans l’industrie du film. La Shotover K1 au bout du stand est équipée d’une Alexa SXT avec un capteur 30-140. Nous pouvons aller jusqu’à des caméras en 65mm ou en IMAX ou alors de très longues focales… C’est la tête gyro-stabilisées qui est la plus grosse sur le marché qui s’installe sur plusieurs types d’hélicoptères… »

 

Dans une seconde partie d’interview, Luc Poullain revient sur leurs prestations sur des blockbusters américains tels que Star Wars : Episode IX de J.J. Abrams ou le film de Michael Bay, Six Underground sorti sur Netflix en décembre dernier…

 

Pour en savoir plus sur la société et ses projets, regardez l’intégralité de l’interview vidéo !

Tendances 2020 : quoi de neuf en réalité virtuelle ?

Chez Insta360, l’imposante caméra Titan impressionne les visiteurs. À droite, utilisation surprenante pour l’Insta360 One X. © DR

Nouveaux entrants, acteurs historiques, ils étaient tous à l’IBC 2019 pour présenter leurs produits et services d’avant-garde. Découvrez ici certaines des innovations proposées dans le domaine de la cinématique VR sur le salon. Sauront-elles vous convaincre que la réalité virtuelle est toujours d’actualité ?

 

Du côté de la captation, les fabricants misent sur la débauche de pixels. Tout d’abord chez INSTA360, de retour en force cette année avec un très grand stand tout de jaune vêtu. La nouvelle caméra Titan y trouve une place de choix. Une grosse sphère (de 5 kg) qui est constituée de huit optiques et nous promet une résolution finale d’image 11K (après l’étape de l’assemblage des sources) en monoscopie et 10K en stéréoscopie ! Ce qui en fait à ce jour la championne incontestée de la taille d’image pour la cinématique VR, catégorie caméra tout-en-un.

D’autres caractéristiques sont bien sûr là pour satisfaire les professionnels de l’image : les capteurs Sony Micro 4/3 utilisés par exemple, devraient permettre une utilisation plus confortable de la caméra dans les situations de basses lumières. Le traitement de l’image sur 10 bits est également là pour améliorer le rendu des couleurs. La Titan hérite aussi des technologies déjà implantées sur les caméras Insta Pro2 : la stabilisation « flowstate » très performante et l’option « farsight » qui permet un monitoring et un accès aux fonctions principales à grande distance. Une caméra qui a donc tout pour plaire.

On regrettera juste l’absence d’optiques à ouverture variable, mais c’est un défaut commun à toutes les caméras VR all-in-one du marché (sauf chez Z Cam). Bien sûr Insta360 assoit également sa position de leader sur le marché des caméras 360 « prosumer » avec le succès de la Insta One X, petite caméra aux grandes capacités. Attention tout de même à la sortie prochaine de la GoPro Max, nouvelle caméra 360 de GoPro qui succèdera à la Fusion.

Nouvelle venue, la caméra Pilot Era du fabricant PISOFTTECH semble assez pratique d’utilisation. Ses quatre optiques permettent de produire des images monoscopiques en 8K. Tout l’intérêt réside dans le fait que la caméra est entièrement autonome : elle se charge de stitcher (assembler) automatiquement les images, y compris dans le cas d’une diffusion live. Pas besoin d’ordinateur pour finaliser ses contenus ! Elle est compatible Google Street View, ce qui permet à l’utilisateur d’envoyer ses images sur la plate-forme en un clic. Pilot Era dispose aussi d’un slot Sim, qui peut être utilisé pour la transmission live. Nul doute que la 5G trouvera ici un cas d’usage intéressant...

Pas de grosse nouveauté VR sur le stand de Z CAM qui fait cette année son retour. Il semble que le constructeur mise tout sur sa nouvelle E2 prête à concurrencer les caméras Blackmagic et autres DSLR. Néanmoins, en insistant un peu, nous découvrons un prototype particulièrement intéressant : la Z Cam K2 Pro. Futur successeur de la K1 Pro, caméra professionnelle au format VR180 plébiscité par Google, ce modèle de caméra compacte reprend l’électronique des E2 dans un boîtier à l’avant duquel viennent se positionner deux optiques fisheye, pour une captation stéréoscopique synchronisée en 6K et à 60 images par seconde grâce à deux capteurs micro 4/3. Cette caméra annonce une amplitude possible de 15 diaphs dans certains modes, ce qui permettra aux professionnels de travailler dans toutes sortes de conditions de lumière.

Si on s’intéresse aux optiques, on remarque que celles qui équipent la K2 Pro sont particulièrement qualitatives. Ce sont les toutes nouvelles MKX200 du fabricant IZUGAR, ces optiques de 200 degrés de champ angulaire et de 3,8 mm de focale permettent de s’affranchir des distorsions et des aberrations chromatiques grâce à leur conception asphérique. Elles permettent une ouverture variable de f2,8 à f11. Toutes ces caractéristiques, associées à une taille compacte, en font un choix très intéressant dans le segment de la cinématique VR.

Autre nouveau venu, META CAMERA nous propose la Meta One, une caméra VR tout-en-un qui a la particularité d’avoir été conçue par des créateurs de contenu. Elle devrait donc apporter un vrai plus aux utilisateurs. Voilà donc une nouvelle « back2back » (deux optiques dos à dos), à l’aspect robuste, équipée de lentilles proéminentes de la marque Entaniya (250 degrés de champ angulaire par lentille). Elle ne s’impose pas dans la bataille du plus grand nombre de pixels (5,5K annoncés), mais propose par exemple un enregistrement en ProRes 422 HQ garantissant une compression tout à fait compatible avec une postproduction exigeante (étalonnage complexe, utilisation « fond vert » par exemple), et surtout une possibilité de filmer à une cadence de 120 images par seconde, avec quelques concessions sur le nadir (bas de la sphère 360) et le zénith (haut de la sphère 360) dans ces conditions.

Pas de stand pour KANDAO cette année. Le constructeur des caméras VR professionnelles Obsidian continue à améliorer ses outils pour une utilisation live. Surfant sur la 5G, Kandao présente en collaboration avec Huawei un pipeline complet de captation/diffusion d’images 8K stéréoscopiques à 30 images par seconde ! Un exploit qui augure des contenus immersifs disponibles lors des Jeux Olympiques de Tokyo l’année prochaine.

 

 

En matière de cinématique VR, peu de nouveautés cette année, mais des améliorations de stabilité, de gestion des nouvelles cartes graphiques. Il semble que la 3D temps réel se taille la part du lion dans la réalité virtuelle. C’est paradoxal, car il faut rappeler qu’aujourd’hui les contenus hors gaming les plus consommés dans les casques VR sont les vidéos 360. Malgré les progrès de l’intelligence artificielle, l’étape du stitching (couture des sources entre elles) n’a pas disparu. Elle subit une évolution à travers les mises à jour des logiciels utilisés. INSTA 360 implémente le profil Titan dans la version 3.0 de son logiciel Stitcher. Il est aussi possible pour les utilisateurs des caméras du constructeur chinois d’alléger le travail de couture en recourant aux plugs-in prévus pour Adobe Premiere. Ils vont permettre un « stitch virtuel » des plans montés dans la timeline qui peut être lue en temps réel. Dans ce cas, le stitching est calculé uniquement au moment de l’export du montage final.

Si on veut avoir accès à plus de réglages pendant cette étape d’assemblage propre aux vidéos 360, il faut choisir des logiciels tels que Mistika VR. Cette année encore, l’incontournable outil édité par la société espagnole SGO est plébiscité par une grande majorité de professionnels de la cinématique VR (plus de 2 000 utilisateurs actifs), et est disponible dans sa version 8.10.

Avec toujours plus de profils caméras disponibles, Mistika VR nous propose d’intéressantes améliorations, comme par exemple la possibilité d’agir sur la largeur des zones de recouvrement individuellement par caméra, et également une amélioration significative des temps de rendu. SGO propose aussi un outil plus complet de postproduction dérivé de son logiciel phare Ultima : c’est Mistika Boutique. Une solution logicielle tout-en-un qui permet de finaliser une cinématique VR du stitching à l’export, en passant par l’étalonnage, le tout avec des options de traitement de la stéréoscopie très abouties.

 

 

Côté montage, ADOBE PREMIERE reste leader depuis 2017, date de l’intégration des outils Skybox Suite. Le logiciel facilite le traitement des images équirectangulaires, en reconnaissant par exemple automatiquement les formats sources, qu’ils soient 360 monoscopiques ou 180 stéréoscopiques. L’interface de montage en réalité virtuelle, compatible avec la plupart des casques filaires du marché via Steam VR, permet de visualiser directement son montage en immersion et donc de mieux appréhender rythme, transitions et effets. À noter dans la suite Creative Cloud du même éditeur les récentes mises à jour de AdobeCamera Raw et Lightroom, qui permettent de traiter plus facilement les photos 360 issues des caméras prosumer et professionnelles intégrant un mode de prise de vues Raw, comme l’Insta 360 One X ou la Kandao Qoocam.

De belles innovations concernant le son immersif présentées sur le stand SENNHEISER, avec Dear Reality et un ensemble de plugs-in rassemblés sous la bannière DearVR Pro. Il est ainsi possible de spatialiser et de mixer l’audio multicanal directement en VR dans un studio virtuel (option DearVR Spatial Connect) à travers un casque VR de type Oculus Rift S, et de visualiser ses sources sonores représentées par des objets. Le travail devient alors très intuitif et permet de produire des expériences sonores d’une qualité et d’une précision jamais vues auparavant. Juste à côté, le VR Mic de l’écosystème Ambeo tient toujours une position dominante parmi les matériels de captation 3D audio. Sennheiser fournit le plug-in de conversion du format A de captation vers le format B de postproduction, étape à laquelle la sphère ambisonique pourra être retravaillée.

On remarque cette année que le FRAUNHOFER INSTITUTE reste très actif sur le sujet de la réalité virtuelle, avec une démonstration impressionnante des possibilités de son Player Video 360 : intégré au programme de développement Fame Fokus, ce player permet aux diffuseurs et producteurs de contenus de proposer aux spectateurs une expérience de visionnage à 360 degrés directement sur leur téléviseur (compatible smart TV). Une application mobile ajoute une fonction de « smart remote » qui permet de piloter le lecteur, et de modifier l’angle de vue du programme grâce aux fonctions tactiles du téléphone de l’utilisateur. Côté qualité, le lecteur est capable de recevoir des flux 360 allant jusqu’à 24K ! Seul le champ de vision sélectionné par le spectateur est streamé en résolution UHD, ce qui diminue fortement les besoins en bande passante, tout en augmentant la qualité perçue au final. Une application qui pourrait bien populariser encore plus la 360 !  

 

 

Article extrait de notre compte-rendu de l’IBC 2019, paru pour la première fois dans Mediakwest #34, p.38/87. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

Skam et Mental, sans concession sur la qualité des images... (Web TV Xavier Dolléans)

Skam France, Mental, les nouveaux flux (Web TV Xavier Dolean) © DR

Xavier Dolléans, chef-opérateur sur des séries diffusées sur France.tv et Slash, la chaîne entièrement numérique du groupe France Télévisions, nous a accordé une interview vidéo sur le Satis. Il travaille notamment sur Skam France adaptation de la série norvégienne Skam. La série qui se compose d’épisodes de 26 minutes était, lorsque nous l'avons reçu, en plein tournage des saisons 5 et 6. Il a également travaillé sur la première saison de Mental (10X26), série qui a remporté le Prix de la meilleure série au Festival de la fiction de La Rochelle dans la catégorie 26 mn en septembre dernier. Véritable expert de ce format, il détaille sur notre Web TV le pipeline mis en place pour ces séries qui placent la barre haute en termes d’exigence qualitative…

  

« Ce que nous appelions avant web-série est maintenant du contenu digital pour la plateforme numérique de France Télévisions. C’est de la diffusion numérique de séries un peu comme on connaît Netflix ou Amazon, avec des budgets très différents. Le public vient chercher le même genre d’histoire ou en tout cas de format fiction 26 minutes qui dure sur dix épisodes.

Pour Skam, nous avons tout de suite voulu tourner en Alexa, en focale fixe, on veut avoir de la lumière, avoir le temps. Nous tournons 15 minutes utiles par jour donc c’est des minutages très forts. Ce n’est pas facile de faire collaborer tout cela : envies artistiques et réalité économique. Nous avons réussi sur la saison 1 et 2. Sur la 4, il y avait d’autres ambitions… avec notamment beaucoup de nuits. Je me suis alors posé des questions sur le choix de la caméra. Nous avons opté pour la caméra Sony Venice qui était la caméra la plus sensible pour pouvoir traiter les nuits très rapidement.

Les enjeux pour Skam et Mental sont de faire entrer les caméras professionnelles lourdes dans un flux de travail très rapide… »

 

POUR EN SAVOIR PLUS SUR LA DEMARCHE DE FICTION POUR SKAM FRANCE, DECOUVREZ L’INTEGRALITE DE LA VIDEO !

 

... Vous pouvez aussi consulter l'article Entretien avec Xavier Dolléans chef opérateur sur la série Skam

 

La cinquième saison de la série Skam France est disponible sur les réseaux sociaux et sur France.tv Slash depuis le 6 janvier ....

 

Des séquences vidéo au quotidien.

D’une durée de 1 à 8 minutes environ, ces vidéos sont publiées en « temps réel » (ex : scène pendant une soirée vendredi à 23h24 = publication vendredi à 23h24). Elles sont diffusées sur france.tv/slash ainsi que sur la chaîne YouTube france.tv/slash.

 

Les épisodes en version 21 mn, tous les vendredis à 18h sur france.tv

Les épisodes complets d'une durée de 21 minutes environ se regardent comme des épisodes habituels d’une série. Ils sont publiés en exclusivité sur france.tv/slash le vendredi à 18h.

 

Les réseaux sociaux

Des contenus supplémentaires développent la psychologie des personnages et nourrissent et éclaircissent les intrigues. Pendant toute la période de diffusion, 15 comptes Instagram des personnages sont alimentés quotidiennement, notamment avec des stories. Les contenus sont bien sûr publiés « en temps réel », au moment où l’action a lieu dans la série.

 

 

SKAM FRANCE

Saison 5 inédite : 10X21mn

D’après la série originale SKAM créée et écrite par Julie ANDEM, produite par la NRK

Réalisée par David HOURREGUE

Adaptée par Cyril TYSZ, Clémence LEBATTEUX, Karen GUILLOREL, Julien CAPRON

Arches et scénarii de Niels RAHOU, Delphine AGUT, Marine JOSSET, Maud KONAN, Paul MADILLO  

Avec : Robin MIGNÉ - Arthur, Coline PREHER – Alexia, Winona GUYON – Noée, Axel AURIANT – Lucas, Lula-Cotton FRAPIER – Daphné, Léo DAUDIN - Yann, Paul SCARFOGLIO – Basile, Philippine STINDEL – Emma, Assa SYLLA – Imane, Lucas Wild  Camille…

Une coproduction GÉTÉVÉ Productions (filiale du groupe Banijay) et France Télévisions

Avec la participation du CNC

PXW-FX9, la synthèse !

Le réalisateur Stéphane Couchoud a testé en avant première le prototype de caméra lors de sa présentation en septembre dernier. © Alexandru Don

Sony a présenté, lors de sa conférence de presse à IBC, un nouveau caméscope, le PXW-FX9, qui, même si son nom ne le laisse pas deviner, est une évolution du modèle FS-7. Ce modèle est le premier caméscope XDCAM doté d’un capteur plein format 6K et d’un système de mise au point ultra rapide. Il offre aux créateurs de contenus davantage de capacités créatives. Le PXW-FX9 emprunte des fonctions au modèle PXW-FS7 pour son ergonomie, à la caméra Venice pour le traitement de l’image et à la gamme de DSLR Alpha pour l’autofocus rapide intelligent.

 

S’appuyant sur le succès des PXW-FS7 et PXW-FS7M2, le caméscope FX9 associe de manière unique une compacité à un système AF évolué, des capacités impressionnantes de bokeh et de ralenti grâce à son capteur nouvellement développé.

La FX9 hérite également de la science des couleurs et de la Dual Base ISO 800/4 000 de la caméra Venice et représente un nouvel outil de choix pour les documentaires, les clips vidéo, la fiction et les tournages multicaméras. Le FX9 a été conçu en étroite collaboration avec la communauté des créatifs. Il bénéficie de la polyvalence, de la portabilité et des performances attendues des caméscopes de type « Run & Gun » de la série FS7, tout en offrant des fonctionnalités de prise de vue à plage dynamique étendue et en plein format.

« Les créateurs de contenus actuels ont besoin d’un caméscope agile, polyvalent et adaptable à leurs besoins créatifs spécifiques. Avec le nouveau FX9, nous recherchons le parfait équilibre entre agilité, ergonomie et fonctionnalités puissantes, en offrant aux créateurs de contenus l’ensemble d’outils pour atteindre leur objectif artistique », a expliqué Norbert Paquet, Head of Product Management chez Sony Professional Solutions Europe.

 

Fonctionnalités puissantes pour les créateurs de contenus créatifs

Le capteur 6K full frame récemment développé (différent de celui de la caméra Venice mais reprenant sa philosophie) offre une large plage dynamique avec une sensibilité élevée, un niveau de bruit faible et plus de 15 stops de latitude pouvant être enregistrés en interne au format 4K en 4:2:2 10 bits. Le suréchantillonnage effectué par le capteur 6K full frame permet aux professionnels de créer des séquences 4K de haute qualité avec des effets bokeh (faible profondeur de champ), tandis que la prise de vue grand angle ouvre de nouvelles possibilités de créativité. Cela signifie que chaque scène capturée est fidèle à la réalité, qu’elle soit tournée en plein jour ou de nuit. Le caméscope peut également capturer du contenu jusqu’à cinq fois la vitesse de ralenti avec la prise de vue full HD 120 images/s.

Avec la même science des couleurs et le même système ISO 800/4 000 Dual Base que la caméra Venice, le nouveau capteur peut également créer des teintes de chair plus douces. Le système AF « Fast Hybrid » couplé avec des réglages de vitesses de transition AF et de sensibilité accroît la rapidité de l’autofocus. Il combine également la fonction AF à détection de phase pour un suivi de sujet rapide et la technologie de détection de contraste pour une justesse de mise au point. Le capteur AF analyse en permanence 561 points dans l’image et couvre environ 94 % de la largeur et 96 % de la hauteur de l’image, ce qui permet un suivi AF performant, même avec des sujets se déplaçant rapidement, tout en maintenant une faible profondeur de champ.

Inspiré par l’approche « Run & Gun » de la série de caméscopes FS7, le FX9 offre aux créateurs de contenus une plus grande flexibilité grâce au filtre ND variable électronique. Cela permet aux créateurs de pouvoir modifier instantanément le niveau d’exposition en fonction de l’environnement de tournage, même lorsque celui-ci passe de l’espace intérieur à l’extérieur ou lors d’une prise de vue en éclairage naturel. En enregistrant les informations de stabilisation d’image et en les utilisant dans l’option Catalyst - Browse / Prepare, les créateurs peuvent capturer des images incroyablement stables, même en mode portable. Sony s’emploie également à encourager d’autres outils d’édition non linéaires tiers à adopter cette fonctionnalité.

Le FX9 est livré avec une gamme d’accessoires. Ceux-ci incluent la compatibilité avec la nouvelle série de microphones sans fil UWP-D via le Multi Interface Shoe (MI Shoe) avec l’interface audio numérique, le kit d’extension XDCA-FX9 permettant une sortie 10 bits S35 4K 120kps et Raw 16 bits, la compatibilité avec Sony BP-GL, les batteries de la série BP-FL, les interfaces D-Tap et RJ-45, la diffusion en continu « Dual Link » stable à l’aide de deux lignes porteuses, ainsi que le récepteur sans fil numérique de type à insertion DWX couramment utilisé dans les paramètres de diffusion broadcast. Le FX9 sera également compatible avec le nouvel objectif à monture E FE C 16-35 mm T3,1 G, qui équilibre de manière unique une totale opérabilité manuelle pour les fonctions d’enregistrement vidéo et de contrôle automatique.

 

« Cette caméra, c’est du lourd »

Stéphane Couchoud, réalisateur, rompu aux belles images et aux prises de vues qui cassent les codes a pu tester en avant-première la FX9 – nous l’avons interrogé sur ses premières impressions alors qu’il finissait la postproduction de son nouveau projet totalement fou Paradex#2.

« Je suis habitué à des caméras plus compactes pour mes projets car je dois voyager léger un peu partout dans le monde. Toutefois cette caméra, c’est du lourd, elle synthétise assez bien les qualités des outils de Sony, avec des nouveautés intéressantes pour les cinématographes comme le capteur Full Frame, le Dual ISO, et le travail sur la couleur. J’aurais aimé un peu plus de fonctions sur les ralentis, mais c’est déjà pas mal. Je pense que tous ceux qui veulent faire de la fiction, du cinéma indépendant ou du documentaire vont craquer dessus ».

Pour son projet Paradex#2, Stéphane a utilisé une caméra Sony FS5 Mark II pour un voyage décoiffant !

Le caméscope livré sans optique sera proposé à 11 000 € HT en prix public.

Article paru pour la première fois dans Mediakwest #34, p.12/13. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

Première présentation en France de l’optique Angénieux Optimo F135 (Web TV MIcro Salon)

Première présentation en France de l’optique Angénieux Optimo F135 © Nathalie Klimberg

Après avoir dévoilé en 2019 la première optique de la série Optimo, l'Optimo F40mm, Séverine Serrano directrice marketing et commercial  d'Angénieux nous a accueilli sur son Stand du Micro Salon pour nous présenter le tout nouvel Optimo F135…  A découvrir en vidéo !

 

Un ajout stratégique à la gamme FF Angénieux...

La nouvelle série d’optiques fixes Angénieux a été pensée pour s’associer parfaitement à la gamme des zooms Optimo, largement plébiscitée par la communauté du cinéma pour sa qualité optique, son look et sa mécanique.

Les productions et directeurs de la photographie auront bientôt à leur disposition une  offre complète de zooms et focales fixes Full Frame Angénieux. Complément idéal de l’Optimo Ultra 12x, nouvelle référence de l’industrie après l’Optimo 24-290, et adaptée aux toutes dernières tailles de capteur caméra, la série Optimo Prime devrait satisfaire les besoins les plus exigeants.

La série Optimo Prime comptera douze focales : 18mm, 21mm, 24mm, 28mm, 32mm, 40mm, 50mm, 60mm, 75mm,100mm, 135mm, et 200m. Elle couvrira un diamètre image de 46,3mm pour une ouverture constante à T1,8 (sauf F18mm et F200mm).  Chaque optique sera disponible en montures PL et LPL. Compactes et légères (moins d’1,8 kg sauf extrêmes), elles fourniront les metadata via les protocoles Cooke /I et Arri LDS. Pour limiter les réglages et faciliter les prises de vues, toutes les focales devraient avoir le même encombrement (sauf extrêmes).

La focale F135mm a déjà été présentée en décembre à Los Angeles lors de la Journée Portes Ouvertes de BandPro Film & Digital Inc. Elle fera le tour de l’Europe à la suite du MicroSalon. 

 

 

Angénieux propose trois offres commerciales disponibles à la commande :

- le set Platinum – composé des 12 focales : 18mm, 21mm, 24mm, 28mm,32mm, 40mm, 50mm, 60mm, 75mm, 100mm, 135mm, et 200mm.

- le set Gold – composé de 9 focales : 18mm, 21mm, 28mm, 32mm, 40mm, 50mm,75mm, 100mm, et 135mm.

- le set Silver– composé de 6 focales : 21mm, 28mm, 40mm, 50mm, 75mm et 135mm.

 

Les premières livraisons sont prévues pour cette année.

Transmission de signaux : Rohde & Schwarz décompose la gigue

Rohde & Schwarz décompose la gigue pour ses oscilloscopes © DR

À mesure que les vitesses de transmission de données augmentent et que les variations d’amplitude des signaux diminuent, la gigue occupe, lors de la transmission de signaux via des interfaces numériques, une part significative dans les analyses, et devient une source de pannes potentielles. Les ingénieurs ont donc un besoin accru d'outils leur permettant de caractériser précisément la gigue d’un signal et de connaître les différents éléments qui la composent.

 

La nouvelle option R&S RTO-/ RTP-K133 permet l’analyse avancée de la gigue par la mise en œuvre d’une approche analytique assurant la séparation de ses différents constituants telles que la gigue aléatoire ainsi que ses composantes déterministes (notamment la gigue dépendante des données et la gigue périodique). Cette approche repose sur un modèle de signal paramétrique qui caractérise le comportement complet de la liaison de transmission testée.

L’un des principaux atouts de la méthode développée par Rohde & Schwarz est qu'elle exploite un modèle de gigue qui comprend l’ensemble des caractéristiques de la forme d’onde du signal testé, contrairement aux méthodes traditionnelles qui réduisent les données à un ensemble de mesures d'erreurs d'intervalle temporel. Résultat : ce procédé délivre des mesures cohérentes, même pour des séquences de signaux relativement courtes, ainsi que des informations qui n’étaient jusqu’alors pas accessibles telles que la réponse impulsionnelle ou la possibilité de distinguer la gigue périodique verticale et horizontale. Les ingénieurs disposent d’informations détaillées de la gigue présentées sous différentes formes : diagrammes de l’œil synthétiques, histogrammes de chacune des composantes de la gigue, vues spectrales et des pics de la gigue périodique, et tracé de la courbe en bathtub pour l'estimation du taux d'erreur (Bit Error Rate).

 

Josef Wolf, vice-président senior et responsable de la division oscilloscope de Rohde & Schwarz ne doute pas que l'option R&S RTO-/ RTP-K133 sera très bien accueillie : "Nous sommes fiers de présenter une méthode avancée qui est la première approche réellement nouvelle permettant d’améliorer le processus de séparation de la gigue avec un oscilloscope depuis près de 20 ans. Avec notre nouvelle option de jitter avancée, nous aidons les ingénieurs à accéder à des informations supplémentaires concernant les caractéristiques de la gigue de leur signal qui leurs étaient jusqu'à aujourd’hui inaccessibles".

Cette nouvelle option de séparation de la gigue fournit aux ingénieurs un nouvel outil de débogage de l'intégrité des signaux qui vient en complément de fonctionnalités, uniques sur le marché pour un oscilloscope : ses capacités d’analyse de la propagation des signaux en réflexion (TDR) et en transmission (TDT) dans le domaine temporel, et de la compensation en temps réel de la chaîne de mesure (De-Embedding).

 

L'option R&S RTx-K133 pour les oscilloscopes R&S RTO et R&S RTP est maintenant disponible chez Rohde & Schwarz.

Le connecteur HALO LED de LEMO voit triple !

Le connecteur HALO LED de LEMO voit triple © DR

LEMO lance de nouvelles séries et modèles de connecteurs pour compléter sa gamme de connecteurs Halo...

 

Initialement destiné à être commercialisé avec la série B, ce produit est également disponible en série T, un connecteur IP68 étanche. Cette nouvelle gamme de produits, configurables grâce à des systèmes électroniques intégrés, est disponible dans plusieurs couleurs différentes et dispose d´un indicateur RGB circulaire sur la flasque du connecteur. Les 3 modèles de connecteurs sont les suivants : LEG, LMG (doté d´une veilleuse) et LNG (doté d´un voyant circulaire étroit).

Quelles informations peuvent afficher les connecteurs Halo LED ? Le client doit le décider avant de brancher le connecteur à son matériel. L´indicateur peut être configuré selon ses besoins : son état (allumé/éteint ou clignotant), l´intensité du voyant et, bien entendu, ses couleurs. L´indicateur multiplexé contient des LED rouges, vertes et bleues. Il vous suffit simplement d´associer chaque couleur aux modulations de largeur d´impulsion (PWM) pour obtenir la couleur de votre choix parmi les 16 millions de nuances de couleurs disponibles. Pour une flexibilité optimale, le comportement de l´indicateur pourra être modifié ultérieurement à l´aide d´un logiciel.

Le smartphone va-t-il révolutionner le cinéma ?

Le smartphone va-t-il révolutionner le cinéma ?

« La Vertu des impondérables » est l’un des derniers films de Claude Lelouch. Son originalité est d’avoir été filmé avec des smartphones ; il nous explique pourquoi...

 

Mediakwest : Pourquoi avoir choisi le smartphone comme outil de création ?

Claude Lelouch : C’est parce que je suis observateur, et tout ce qui touche à l’image m’intéresse. Il est vrai que je me suis servi de ce smartphone pour faire des repérages à titre personnel. C’est en regardant la profondeur de champ et la qualité de l’image que j’ai pensé que ce petit outil, qui a été conçu pour les amateurs, était peut-être l’outil qui manque aux professionnels.

Pour moi, qui suis cameraman, cadreur de mes films, cette légèreté, cette qualité d’image est absolument incroyable ! On ne peut même pas le comparer au 16 ou au 35 mm. C’est autre chose de différent ! Son optique à focale courte est celle qui se rapproche le plus près de l’œil humain, ce qui offre une très grande profondeur de champ, comparable à votre vision et à la mienne. J’ai fait des essais pour voir en cinémascope sur un grand écran ce que cela donnerait, c’est révolutionnaire, c’est absolument impressionnant !

Aussi, j’ai décidé de faire un film avec ça, avec toute la facilité que cela représente. C’est une machine absolument incroyable. J’en ai rêvé toute ma vie et je ne pensais pas qu’un jour elle existerait. J’ai alors décidé de faire un vrai film avec, pour montrer à tous les mômes du monde que s’ils ont envie de faire un film, c’est possible !

J’ai cette petite machine sur moi tout le temps et je peux filmer à tout moment, c’est un iPhone X. Quand j’ai découvert les possibilités de ce smartphone j’ai constaté que c’était un objet fantastique ! Certes, cela ne remplacera pas les caméras existantes mais c’est une caméra en plus, utile pour les plans-séquences, pour les plans en voiture, pour les plans dans des décors difficiles d’accès. Je pense que cela va être une grande révolution dans le cinéma.

C’est vraiment un engin qui va permettre à tous les mômes qui veulent dire quelque chose avec le cinéma, de pouvoir le faire. Aujourd’hui les plus grands reporters du monde c’est eux ! Ils sont là où il faut, quand il y a un tsunami, une tempête ou un attentat. Aujourd’hui ce sont ces images là que l’on voit. Il est important d’apprendre à filmer à tout le monde puisque maintenant les reporters sont dans la rue, et il faut qu’ils sachent filmer !

 

M. : C’est pour passer le flambeau que vous avez créé les Ateliers du cinéma de Beaune ?

C. L. : Oui, les Ateliers du cinéma ne sont pas une école mais son contraire. Ce sont des ateliers où l’on fait des films. Les mômes ont la possibilité de voir comment on fait, en les regardant et en y participant. Moi, j’ai appris comme ça ! Je viens du cinéma d’amateur, ce que j’ai appris c’est en regardant les autres faire, en regardant des grands professionnels du monde travailler. Hélas, ils ne sont pas tous des transmetteurs, pour décrire leur savoir. Quand on les regarde travailler, que ce soit des réalisateurs, des comédiens, on voit exactement de quoi est fait ce métier.

 

M. : Ce sont les bases de l’enseignement pratiqué à Beaune ?

C. L. : Oui, j’interviens régulièrement à Beaune. Quand je fais des films, j’invite les apprentis à participer au tournage, à l’écriture et au montage. C’est un lieu où ils peuvent travailler, faire des films. À Beaune, on va accueillir bientôt la troisième promotion et sachez que les apprentis des deux premières promotions ont tous trouvé du travail. C’est réjouissant ! C’est en faisant des films qu’on apprend, mais aussi en allant voir ceux des autres, grâce à notre ciné-club quotidien.

 

M. : Cette approche est spécifique à vos Ateliers du cinéma ?

C. L. : Je crois beaucoup au cinéma d’amateur, c’est la plus belle école du monde ! Les grandes écoles de cinéma nous apprennent à filmer à la manière de… alors que le cinéma d’amateur nous apprend à filmer à votre manière. Cela change beaucoup de choses. Moi je n’aurais pas mon style propre si j’avais été dans une école de cinéma qui m’aurait appris à filmer à la manière de grands maîtres comme Fellini ou Orson Welles. Le cinéma d’amateur vous force à inventer votre propre style !

Voilà, je crois au cinéma d’amateur. Je ne suis rien d’autre qu’un cinéaste amateur qui a eu la chance d’intéresser le public. Le cinéma d’amateur peut dépasser un professionnel car il peut aller plus loin, car il n’a peur de rien. Il n’a pas peur des clichés. Je revendique le fait d’être un cinéaste amateur. Pour moi c’est très important car dans « amateur » il y a le mot « amour ». Tous mes films je les ai réalisés parce que j’en avais envie. Je n’ai pas réalisé de films de commande en dehors de scopitones et de quelques pubs.

 

M. : Avec un smartphone l’équipe technique est réduite ?

C. L. : En effet, parfois, je suis l’équipe technique à moi tout seul. Il m’arrive de filmer seul dans la rue ! Mais c’est bien de s’adjoindre un ou deux assistants caméra qui peuvent piloter le diaphragme et le point avec un second iPhone qui reçoit votre image et peut l’améliorer et la contrôler (exposition et mise au point).

On est en passe de retrouver les possibilités du cinéma professionnel. Le directeur photo sera toujours utile pour rajouter une lumière, améliorer le visage de quelqu’un. En extérieur on n’a plus besoin de rien, mais parfois en intérieur quand la lumière est basse. Le directeur photo et les techniciens seront toujours utiles.

On a fait le film en treize jours ! Après tournage, les prises vues sont transférées sur un ordinateur et traitées comme les images d’une caméra normale aux Ateliers où l’on fabrique nous-mêmes le DCP. C’est tellement impressionnant que je pense que maintenant je vais faire tous mes films avec ça.

Je ne suis pas tout seul ! Steven Soderbergh aussi a pris beaucoup de plaisir à filmer avec un smartphone. L’image était remarquable, bien que ce soit un modèle plus ancien. Cela va changer beaucoup de choses !

 

M. : Qu’en est-il du son ?

C. L. : Pour le son, on a toujours les micros cravate et la perche. S’il n’y a pas de bruit entre vous et moi, le son de l’iPhone reste convenable pour un son témoin. Dès qu’on est dans un milieu ambiant où il y a beaucoup de bruit, il est nécessaire d’utiliser les micros d’aujourd’hui, beaucoup plus performants. Mon ingénieur du son travaille de la même manière que sur un film traditionnel. C’est l’image qui est absolument impressionnante !

 

M. : Avec l’iPhone, vous pouvez faire du gros plan et du plan large ?

C. L. : Oui c’est le cinéma que je pratique ! Je n’aime pas les plans moyens. Avec la courte focale tout est net, c’est le rêve. La profondeur de champ, c’était le rêve d’Orson Welles, il tournait tous ses films avec des courtes focales. C’est la focale idéale, c’est la vision humaine. Vous me regardez en courte focale. C’est votre cerveau qui fait des gros plans sur moi, sinon vous voyez le bureau, le téléphone, la lampe. J’utilise aussi des optiques additionnelles. Aujourd’hui et avec les nouvelles machines qui arrivent cela va être encore plus révolutionnaire. On a déjà commercialisé un zoom qui est l’équivalent d’un 25-250 mm.

 

M. : Vous pensez diffuser votre film La Vertu des impondérables en grande salle ?

C. L. : Oui sur un grand écran, l’année prochaine. Cette année au Festival d’Angoulême il a reçu un très gros succès, c’était magique ! Le cinéma est un art de technologie et la technologie fait des progrès hallucinants. Là, je vous parle de cette machine, mais dans les cinq ans qui vont venir peut-être qu’on n’utilisera plus du tout les caméras existantes, tellement la définition est parfaite. On peut tout faire ! Pourquoi les professionnels ne l’utiliseraient-ils pas ? C’est dommage que ce soit un vieux « con » comme moi qui fasse cela !

 

M. : Votre smartphone est toujours avec vous ?

C. L. : Oui, j’ai une caméra dans la poche qui m’accompagne partout, je peux dégainer à tout moment comme dans les westerns, c’est mon colt. C’est un objet qui va changer le monde et je pense que les grands cinéastes vont très vite s’apercevoir de la force de cette caméra qui est une caméra supplémentaire qui ne remplace pas ces merveilleux objectifs, qui ont une super définition.

Le smartphone filme en 4K. Si vous projetez une image 70 mm on ne peut pas dire que c’est moins bien ou mieux, c’est autre chose, une autre façon de voir le monde ! Dans mon film La Vertu des impondérables il y a un plan séquence de cinq minutes que je n’aurais pas pu faire avec une caméra normale. J’espère que tous les mômes vont se jeter dessus !

Je crois au cinéma comme certains croient en Dieu. Je pense qu’un jour un film sera tellement beau, tellement réussi qu’en deux heures il changera beaucoup de choses. C’est un moyen de communication formidable ! Pour l’instant, le cinéma tourne un peu en rond, je pense que le smartphone va lui ouvrir de nouvelles portes !

 

M. : Dans vos films, vous arrivez toujours à réunir des artistes prestigieux ? Quel est votre secret ?

C. L. : Je pense que c’est parce que cela les amuse de tourner avec moi. Je les libère au lieu de les contraindre. D’un seul coup, ils se sentent plus libres ! C’est le cinéma de la liberté et pas celui de la contrainte, donc quand ils viennent chez moi c’est la récréation. J’aurais adoré tourner avec Gabin, De Funès, mais la vie est ainsi et Gabin est mort trop tôt. J’ai tourné avec Michèle Morgan. Je me suis bien amusé et je pense que je suis un cinéaste gâté. Il n’y a pas beaucoup de cinéastes qui ont tourné 50 films. Je n’aurais jamais imaginé pouvoir tourner, écrire et produire tous ces films.

J’ai accompagné le cinéma pendant 60 ans où j’ai vu les mille et une façons de fabriquer et produire des films. Il n’y a pas de règle ! Le cinéma, on peut le faire à tout âge, la preuve. Dès notre naissance, on fait du cinéma. En sortant du ventre de notre mère, on filme avec nos yeux. Le cinéma est un art naturel à l’inverse de tous les autres arts qu’il faut apprendre. Le cinéma on ne l’apprend pas, il s’apprend tout seul.

 

M. : Que pensez-vous de la 3D ?

C. L. : C’est bien pour le cinéma américain, les blockbusters. Il y a de nombreux films qui font trembler les fauteuils, avec des effets. Pour un film d’auteur, ce n’est pas important. C’est bien pour les films spectacles qui ressemblent à des tours de manèges. C’est bien pour les films de Disney, mais pour les vrais films d’auteur je pense que c’est une dispersion. Les films d’auteur ont besoin que l’on se concentre sur le fond et la forme.

 

M : Comment voyez-vous l’avenir du cinéma ? Passera-t-il par le smartphone ?

C. L : Je pense que le cinéma peut changer le monde et le smartphone est aujourd’hui la machine la plus perfectionnée pour permettre au monde de faire des progrès au niveau de la tolérance, de la prise de conscience. Les mômes ne se rendent pas compte qu’on vit une époque de rêve, c’est la plus belle époque depuis la nuit des temps, mais ils ne le savent pas, et de nous faire croire que c’est un cauchemar alors qu’en ce moment on fait des caprices d’enfants gâtés.

J’ai connu une période où les gens pleuraient, maintenant ils pleurnichent ; avant ils riaient, maintenant ils ricanent. On est des enfants gâtés ! Moi je ne peux pas me plaindre. Quand j’aime quelque chose, j’ai envie que la Terre entière l’aime. Ce sont les mômes qui devraient faire cela ! Mais eux, ils rêvent de grosses caméras, de fauteuils avec leur nom dans le dos, de projecteurs. J’ai connu ça, j’ai eu droit à ça !

Aujourd’hui c’est une grande révolution ! J’en suis convaincu, parce que le smartphone va l’améliorer considérablement, car le cinéma coûte de plus en plus cher ! Il va falloir réduire les coûts de production qui sont de plus en plus élevés. C’est un appareil formidable pour le metteur en scène, le caméraman ; pour certains, cela n’apportera pas grand-chose, mais pour tous les metteurs en scène qui tiennent leur caméra, cela va être une grande révolution !

 

M. : Quels sont vos projets ?

C. L. : Mon projet est de sortir ce film l’année prochaine, La Vertu des impondérables, et ensuite de faire un film qui sera peut-être mon dernier film parce que maintenant je me rapproche d’un âge où à chaque film, je me dis que c’est peut-être mon dernier. Tous les films que je fais maintenant, je les fais comme si c’était chaque fois le dernier ; et je vais faire un film qui va essayer de mettre au propre 60 ans de brouillon. Je vais mettre au propre les deux ou trois certitudes auxquelles je crois aujourd’hui.

Voilà, il y a deux ou trois choses, après avoir vécu tout ce que j’ai vécu, qui me semblent essentielles. D’abord que les choses ne se passent jamais comme on les avait imaginées, ça j’en suis sûr ! qu’à chaque fois que l’on dit oui ou non on change notre vie, qu’il n’y a pas de oui ou de non innocents, et que définitivement l’amour c’est mieux que la vie, même quand cela fait très mal. C’est autour de ces trois thèmes que je vais faire mon prochain film.

 

La semaine prochaine, retrouvez Claude Lelouch dans une interview Web TV que le réalisateur nous a accordée sur le SATIS ...

 

Article paru pour la première fois dans Mediakwest #34, p.18/19. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

Enregistrement video multicanal : AJA Ki Pro, just GO !

Le Aja Ki Pro GO permet d’enregistrer jusqu’à 4 flux simultanés en HD, sur des clefs USB. © DR

La société AJA est réputée pour la qualité de ses produits, en termes de traitements de signaux, conversion, transcodage et également d’enregistrement. L’AJA Ki Pro Ultra Plus est la solution haut de gamme permettant d’enregistrer en multicanal en Apple ProRes HD ou en monocanal sur différents types de codecs du 4K au format Avid DNxHD sur des cartes AJA Pak Media.

 

AJA a lancé cet automne un modèle d’entrée de gamme capable d’enregistrer quatre canaux simultanés en HD ou SD au codec H264. Nous l’avons testé ; il s’agit d’une solution très polyvalente, intéressante pour le marché de la communication d’entreprise, de l’événementiel, des plateaux des web TV, du sport. Ultra simple à utiliser et résistant, l’AJA Ki Pro GO est un allié précieux pour de nombreux usages, que ce soit dans une installation fixe ou pour une régie mobile.

Le Ki Pro GO est fait pour fonctionner avec le codec H264. Il s’agit d’un enregistreur multicanal qui comprend des entrées SDI et HDMI. Il possède quatre entrées vidéo numériques 3G-SDI et quatre entrées HDMI avec une affectation dynamique des canaux. Il est possible de connecter tout type de source vidéo. Il n’est pas nécessaire d’avoir des sources vidéo synchronisées, le AJA Ki Pro GO assure la synchronisation de trames des entrées vidéo. Il assure également le désentrelacement sur chaque entrée afin que des enregistrements progressifs puissent être effectués à partir d’entrées entrelacées. Un signal audio embeddé de deux canaux ou un audio analogique XLR symétrique peuvent être attribués à n’importe quel canal d’enregistrement. La monitoring matriciel multicanal permet de visualiser plusieurs canaux vidéo sur un seul écran HDMI. Conçu pour être portable ou montable en rack avec un demi-rack de large, et 2RU de hauteur, le Ki Pro GO est bien adapté à toute utilisation dans n’importe quel environnement.

Quand on utilise le Ki Pro GO la première fois, par défaut il est réglé sur les quatre entrées SDI situées en face arrière. Les enregistrements se font de manière symétrique sur les quatre ports USB en face avant. Ainsi, le SDI 1 sur l’USB 1, le SDI 2 sur l’USB 2… Les deux premiers canaux audio embeddés SDI sont enregistrés via le même routage. Pour enregistrer, c’est très simple vous connectez vos quatre sources SDI sur les quatre entrées SDI du Ki Pro GO, vous insérez quatre clefs USB dans les quatre ports USB, vous appuyez sur le bouton d’enregistrement et c’est tout ! Il faut toutefois, en amont, formater ses clefs USB (FAT 16, FAT32, ex-FAT) et prendre des clefs supportant un débit rapide, sinon un signal d’erreur apparaît indiquant que le fichier ne peut pas être lu correctement.

L’enregistrement se fait en 8 bits 4.2.0 (audio embeddé avec la vidéo) sur les clefs USB en H264 lorsque la qualité moyenne « Medium » en VBR (Variable Bit Rate) est sélectionnée. Il est possible de choisir entre trois qualités d’enregistrement (Low, Medium ou High). La qualité Low servira pour faire du back-up. La qualité Medium est celle à utiliser en priorité, elle donne une bonne qualité de détail. Enfin la qualité High sera utile pour de la vidéo avec beaucoup de mouvements, d’informations comme pour du sport. Si vos sources vidéo n’ont pas de sortie SDI, pas de problème, vous pouvez utiliser le HDMI et ainsi connecter un appareil photo ou une petite caméra de type Visio ! Vous pouvez mélanger les différentes sources SDI et HDMI et enregistrer en HD 1080 50 ou 50.

En appuyant sur le bouton Status, une couche graphique s’incruste sur l’écran avec trois types d’information (Channel / Input, File / Encode et Alarms). En cliquant sur le bouton en façade vous pouvez accéder aux différents menus. Bien évidemment tous ces réglages de base sont paramétrables. Il est ainsi possible de choisir une entrée vidéo SDI ou HDMI, une entrée audio numérique ou analogique. Tout se fait en cliquant sur le bouton rotatif en façade.

Ki Pro GO offre de nombreuses possibilités pour les besoins d’enregistrements redondants. Vous disposez de quatre ports dans lesquels vous pouvez insérer des clefs USB standard (USB 2 ou 3). Un cinquième port USB à l’arrière permet un enregistrement redondant de tous les canaux simultanément, pour la sauvegarde ou la transmission d’une copie secondaire des fichiers capturés à la postproduction, aux clients ou à d’autres membres de votre équipe. Vous pouvez y insérer une clef USB ou un disque dur en USB.

Le micrologiciel v1.5 offre une flexibilité supplémentaire pour les canaux d’enregistrement principaux et de sauvegarde sélectionnables par l’utilisateur sur n’importe quel port souhaité.

 

 

Contrôle des fichiers et postproduction

Concernant l’audio, par défaut le monitoring audio se fait sur le canal 1. Cela veut dire que le vumètre incrusté sur l’écran, la sortie minijack et le monitoring analogique partagent tous le même monitoring. Il est possible, via le menu, de choisir le canal audio (1, 2, 3, 4) que l’on veut. Le AJA Ki Pro GO dispose d’une sortie monitoring vidéo via la sortie SDI ou HDMI ; il est possible de sélectionner l’un des canaux ou les quatre sous forme de mosaïque. Le Ki Pro GO dispose d’un magnifique grand écran HD haute résolution. Toutes les informations et paramétrages s’incrustent sur l’écran. L’interface utilisateur est complète, mais simple à utiliser. Tout se fait depuis un seul bouton.

Tout comme un magnétoscope traditionnel, Ki Pro GO comprend des boutons de transport simples et dédiés – enregistrer, lire, arrêter, rembobiner, avancer rapidement – ce qui rend l’appareil facile à utiliser avec un temps d’entraînement minimal.

L’état actuel du système et les informations de configurations clés sont clairement affichés sur l’écran LCD haute résolution intégré. Des informations opérationnelles supplémentaires peuvent être trouvées dans le menu Status, accessible même pendant l’enregistrement ou la lecture. Le Ki Pro GO possède un port réseau RJ 45, il est donc possible de le connecter à un ordinateur et en ouvrant une page d’un browser web on accède aux différents réglages et statuts du Ki Pro GO.

L’enregistrement multicanal avec le Ki Pro GO fournit des enregistrements individuels pour chaque entrée, prêts à être importés directement dans un logiciel de montage multicanal. Aucune conversion ou logiciel supplémentaire n’est requis, il suffit de glisser-déposer les fichiers directement depuis la clé USB dans le logiciel d’édition de votre choix.

Les noms des clips pour Ki Pro GO sont présentés de manière logique pour une gestion facile des données et optimisés pour l’édition multicanale. Ki Pro GO ajoute automatiquement le nom des canaux et des sauvegardes :

Le numéro de fichier enregistré principal 144 du canal 1 se lirait : Clip_ch1_144.mp4

Le fichier de sauvegarde enregistré numéro 144 du canal 1 se lirait : Clip_ch1_144_bak.mp

Les médias ont une identification unique, il n’y a pas de risque d’effacer un média portant le même nom.

En termes de marchés et de clients, le choix est vaste. Le AJA Ki Pro GO peut être utilisé comme une solution « stand alone » et enregistrer quatre flux indépendants et permettre ensuite de faire sa réalisation multicaméra en postproduction. Il peut servir en back-up d’un AJA Ki Pro Ultra Plus et assurer le monitoring des quatre caméras et enregistrer la sauvegarde sur un disque dur externe.

Il peut également être utilisé sur de l’événementiel, du sport, e-sport. Toutes les sociétés qui produisent beaucoup et qui ne veulent pas investir dans des supports de stockages dédiés trouveront dans le AJA Ki Pro GO une solution idéale à leur problématique.

Le AJA Ki Pro GO est une solution que nous recommandons pour toutes les sociétés qui veulent produire des contenus multicaméras.

 

 

SPÉCIFICITÉS TECHNIQUES & PRIX

Entrées Vidéo

• 4x 3G-SDI BNC, SMPTE-259/292/296/424/425, 4:2:2 10 bits

• 4x HDMI standard Type A connecteur

• HDMI v1.4a

- 4:4:4 RGB 8, 10 bits

- 4:2:2 YCbCr 8/10/12 bits

- 4:2:0 YCbCr 8 bits

Sorties Vidéo

• 5x 3G-SDI BNC, SMPTE-259/292/296/424/425, 4:2:2 10 bits

• 1x HDMI standard Type A connecteur

• HDMI v1.4a

- 4:4:4 RGB 8, 10 bits

- 4:2:2 YCbCr 8/10/12 bits

- 4:2:0 YCbCr 8 bits

Entrées Audio

• 4x SDI Audio

- Deux canaux, 24 bits embedded audio

- 48 kHz, synchrone

- Taux d’échantillonnage converti en 48 kHz en interne         

• 4x HDMI Audio

- Deux canaux, 24 bits HDMI embedded audio

- 32 kHz, 44,1 kHz, 48 kHz, synchrone

- Taux d’échantillonnage converti en 48 kHz en interne

• 2x XLR Entrée

- Line/Mic/+48 V Phantom Power Mic Levels supported (sélectionnable)

- +24 dB full scale digital

- +/- 0.3 dBFS 20 Hz a 20 kHz

- THD+N <= -90 dB

Sorties Audio

• 5x SDI embedded

- Deux canaux, 24 bits embedded audio

- 48 kHz, synchrone

• 1x HDMI embedded

- Deux canaux, 24 bits embedded audio

- 48 kHz synchrone

• Prise jack (1 x 3,5 mm jack) avec contrôle du volume

• Deux canaux unbalanced 2x RCA connecteurs

Prix conseillé : 4 400 €

 

La liste des supports agréés par AJA est disponible sur le site AJA 

 

Article paru pour la première fois dans Mediakwest #35, p.22/23. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

Optiques : les tendances 2020 (Extrait du Compte Rendu IBC)

Les objectifs FF High Speed Prime Line de Sigma ont été conçus pour les caméras à capteur grand format et la prise de vues 8K. © Nathalie Klimberg

Alors que Sigma accueille la nouvelle série FF Classic Prime Line dans sa gamme, ce sont des optiques cinéma premium qui arrivent chez Xeed et, en Europe, les Optimo fixes Full Frame d’Angénieux. À ce même IBC 2019, le stand Fujinon proposait trois espaces pour ses optiques studio, longues focales et cinéma Full Frame, Arri présentait une série d’objectifs fixes pour accompagner sa nouvelle caméra Alexa LF et P+S Technik exposait sa gamme de sept optiques anamorphiques 1,5x Technovision Classic FF. Produits à suivre en 2020.

 

SIGMA

Série High Speed Prime Sigma, conçue pour le 8K et compatible avec le protocole Cooke
Sigma Cine Lens accueille la nouvelle série FF Classic Prime Line dans sa gamme. Les objectifs FF High Speed Prime Line ont été conçus pour les caméras à capteur grand format et la prise de vues 8K. Dotée d’un design compact exceptionnel, cette ligne observe, tout comme le reste de la ligne Sigma Cine Lens, une combinaison unique de faible contraste et de flare dans l’image… Elle créera aussi de superbes effets de bokeh pour améliorer la créativité. Sigma, qui a mis en œuvre de nouveaux revêtements sur les lentilles pour offrir un T homogène sur toute la gamme (les 14 mm et 135 mm ouvrent à T3,2 et le reste des lentilles à T2,5), a aussi équipé ses montures PL du protocole de communication de Cooke/i Technology. En couplant un objectif cinéma et une caméra cinéma prenant en charge ce protocole, il est possible de voir et d’enregistrer les métadonnées de l’objectif telles que la distance de mise au point, la distance focale et l’ouverture… Ces informations rationaliseront le processus de postproduction et faciliteront notamment la fabrication de VFX, étape où les données de prise de vue détaillées sont indispensables. Des prototypes de ce nouvel objectif FF High Speed Prime Line compatibles avec la technologie « i » ont déjà été utilisés pour les prises de vue du blockbuster Top Gun : Maverick, dont la sortie est prévue en 2020…
Commercialisation fin 2019 (par série de dix objectifs uniquement).

 

XEED

Xeed initie une gamme d’optiques premium en fibre de carbone avec trois objectifs : 24, 50 et 85 mm, tous ouvrant à T1,5. Leurs atouts : un rendu cinématique couplé à une définition qui leur permet d’être utilisés dans une configuration de tournage 8K et leur légèreté, fruit de l’utilisation de la fibre de carbone. Ces objectifs au diamètre frontal de 95 mm sont disponibles en monture PL, EF et E.

 

 

FUJINON

Fujinon au-delà du 4K… Fujinon dévoile l’optique broadcast 2/3’’ UA13x4,5 BEZD-T9V. Cette optique 4K HDR 4,5-59 mm embarque l’innovation BTC qui compense et donc élimine le pompage de point qui se produit généralement lorsque l’on opère un zoom (technologie de breathing compensation). Cette optique dispose d’une poignée également disponible pour toute la gamme UA.

Le constructeur japonais annonce aussi l’arrivée de l’UA107x8,4 BESM AF et de l’UA46X13,5BERD. L’UA107x8,4 représente le premier zoom 4K broadcast à disposer d’un autofocus à détection de phase plus précise et plus rapide qu’une détection par rapport de contraste. Cette avancée technologique est très importante lorsque l’on sait combien la mise au point est critique en 4K… Ce zoom, qui est aussi BTC ready, dispose d’une couverture focale de 8,4 mm à 900 mm.

Quant à l’UA46x13,5, qui propose une couverture focale record dans sa catégorie de 13,5 à 621 mm (27-1242 mm avec doubleur de focale), il embarque une innovation qui lui permet d’opérer un zoom et un point ultra rapide (1 s et 1,5 s).

Ces trois objectifs initient une nouvelle génération d’optiques broadcast qui puisqu’ils sont Remote Back Focus (RBF) ready, c’est-à-dire que leur tirage optique peut être opéré depuis la voie de commande via un firmware Sony. La voie de commande peut aussi gérer le ramping grâce au protocole Aria qui compense jusqu’à deux diaphs au 2/3 du zoom pour garder une luminosité constante.

Fujinon présentait aussi sous vitrine son prochain fleuron dédié au broadcast, l’UA125x8, une optique 4K HDR qui sera commercialisée en 2020…

 

 

ANGÉNIEUX

Le fabricant français Angénieux complète sa gamme Optimo avec une série d’objectifs fixes Full Frame (cercle image 46,5 mm). Fidèles, tant optiquement que mécaniquement au look et à l’esprit des zooms Optimo, ils offrent, excepté pour les focales extrêmes, une ouverture constante à T 1,8. Disponibles en monture PL ou LPL, ces nouveaux objectifs sont compatibles avec les protocoles Cooke/i et Arri LDS. Ils sont disponibles en douze focales : 18 mm, 21 mm, 24 mm, 28 mm, 32 mm, 40 mm, 50 mm, 60 mm, 75 mm, 100 mm, 135 mm et 200 mm, vendus sous forme de packs de douze, neuf et six focales. « Afin de répondre à la demande des loueurs, ces optiques seront modifiables en changeant les filtres à l’arrière, à l’intérieur et les pales de l’iris de manière à pouvoir ajouter des effets aux images, selon les besoins des directeurs photo », explique Davy Terzian, responsable commercial Angénieux France. Encore en développement, les Optimo Prime seront disponibles à partir de l’année prochaine.

 

 

ARRI

Pour accompagner la nouvelle caméra Alexa LF, une série d’objectifs fixes grand format est également proposée. Dotée d’une monture Arri LPL, elle s’étend du 12 mm au 280 mm. Bien que les objectifs fixes Arri Signature Prime offrent une précision optique de pointe, ils donnent également aux images un rendu organique, de manière à adoucir légèrement et donner une fine texture au grand format. Leur grande ouverture à T1.8 permet d’atteindre une faible profondeur de champ et leur courbe de mise au point douce donne aux sujets une présence accrue dans le cadre.

Thorsten Meywald, chef de produit Arri pour les systèmes optiques, précise : « Grâce au magnésium utilisé pour les barillets, les objectifs Arri Signature Prime sont incroyablement légers et robustes. Ils sont également dotés du nouveau système Arri de métadonnées de l’objectif, le LDS-2. Le rendu photographique a vraiment séduit les opérateurs. Les tons chair sont très beaux et doux, et en même temps, tous les détails sont présents lorsque vous réalisez un plan large. Nous nous sommes concentrés sur l’impact émotionnel des images, créant un bokeh unique tant au premier plan qu’en arrière-plan. »

 

 

P+S TECHNIK

P+S Technik présentait sa gamme de sept optiques anamorphiques 1,5x Technovision Classic FF comprenant les modèles primes 40 mm, 50 mm, 75 mm, 100 mm et 135 mm, mais aussi deux zooms : un 40-70 mm (T3,2), et un 70-200 mm (T3,5). P+S Technik a voulu proposer une version Full Frame modernisée des anciens objectifs anamorphiques Technovision utilisés sur de nombreux classiques du cinéma entre 1960 et 1990. Proposée en monture standard PL, la gamme s’utilise aussi avec adaptateur interchangeable P+S Technik IMS en version Canon EF, Sony e-Mount et Panasonic MFT.

La série Technovision Classic FF sera disponible en début d’année 2020. Également présentée, la série d’objectifs Evolution 2x modernise les modèles anamorphiques Kowa fabriqués jusque dans les années 70. Intégralement recarrossée et optimisée pour les capteurs plein format, la gamme se compose des focales 32 mm, 40 mm, 50 mm, 75 mm, 100 mm et 135 mm. Légères (moins de 2 kg), elles conviennent aux tournages à l’épaule, sur drones, steadicam, gimbal... Pour l’opérateur soucieux de contrôler ses optiques même sur le terrain, le LensChecker est un outil de vérification par projection des principaux paramètres de la lentille : performance optique, distorsion géométrique, aberration chromatique, résolution, centrage… Le LensChecker s’utilise avec piles 12 V ou sur batterie.

 

 

Article extrait de notre compte-rendu de l’IBC 2019, paru pour la première fois dans Mediakwest #34, p.38/87. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

Moniteurs de tournage et DIT : les tendances 2020

Un moniteur 31” chez JVC en 4K disponible en UHD et 4K. © Nathalie Klimberg

Small HD exposait à l’IBC 2019 ses deux nouveaux moniteurs 4K HDR dans les gammes Vision et Cine. Et alors que sur l’espace HP on pouvait découvrir le DreamColor Z31, sur le stand JVC les caméras Connected Cam étaient présentées avec un retour 4K sur le DTU 31, le plus grand des moniteurs 4K de la marque. Quant au Blackmagic Video Assist 12G HDR, il apporte un monitoring professionnel et un enregistrement en HD.

 

SMALL HD

La compagnie californienne Small HD présentait deux nouveaux moniteurs 4K HDR dans les gammes Vision et Cine. Équipés de quatre entrées 12G-SDI et disponibles dans trois tailles, 13” 17” et 24”, ces écrans viennent naturellement compléter une chaîne de production avec des performances HDR impressionnantes et un rapport de contraste de 1 000 000:1. Ils peuvent être calibrés pour un contrôle des images en adéquation avec ce qui est envisagé pour le film final. Les deux séries sont très qualitatives, mais avec un niveau encore supérieur pour les moniteurs Vision. Greg Smokler, le directeur du service Cine, dit avoir pensé ces produits pour pallier le fait que les créatifs visionnaient leurs films avec le meilleur rendu au tournage ou à l’étalonnage, puis sur une simple télévision à la maison…

 

 

HP

Sur l’espace HP, on pouvait découvrir ou redécouvrir le moniteur 4K HP DreamColor Z31, fleuron des moniteurs HP. Ce bel écran de 80 cm (31,5 pouces) et d’une luminosité de 250 nits est en capacité d’afficher 98 % du spectre colorimétrique Adobe RGB, soit 99 % du spectre DCI P3 (la technologie DreamColor a d’ailleurs remporté le prix scientifique et d’ingénierie 2015 de l’Academy of Motion Picture Arts and Sciences pour son rendu des images). Le DreamColor Z31 intègre un capteur de calibration qui lui permet d’être calibré à la demande et qui donc permet de travailler les images en toute confiance. Dans la même configuration de démonstration, était installé le logiciel HP RGS (Remote Graphics) qui offre la possibilité d’accéder à distance à un poste de travail Windows ou Linux avec plusieurs utilisateurs en même temps…

 

 

JVC

Sur le stand JVC, les caméras Connected Cam étaient (re)présentées avec un retour 4K sur un moniteur DTU 31, le plus grand des moniteurs 4K de JVC qui propose dans cette gamme, outre ce 31’’, des 17, 24 et 27’’. Le DTU 31, qui a l’avantage d’être un moniteur sans délai de processing d’images, donc avec zéro latence, est disponible en version UHD (3 840 x 2 160 pixels) et « vraie » 4K (4 096 x 2 160). Il dispose d’une entrée HD-SDI 12G SDI ou quadruplet 3G, ainsi que d’une connexion HDMI 2.0 et HDCP 2.2 pour la prise en charge de l’entrée 4K et il est également possible d’afficher quatre sources SDI indépendantes en mode d’affichage quadruple. Il est compatible avec le LUT 3D 17x17x17 et intègre aussi un logiciel d’autocalibration.

 

 

BLACKMAGIC DESIGN

Le nouveau Blackmagic Video Assist 12G HDR apporte un monitoring professionnel et un enregistrement en HD, Ultra HD, 2K et 4K DCI à tout type de caméras avec des sorties SDI ou HDMI. Ce nouveau design comprend des innovations, telles qu’un écran plus lumineux pour les contenus en HDR, un indicateur tally, quatre scopes intégrés, de meilleures fonctionnalités d’aide à la mise au point, des LUT 3D et un enregistrement en Blackmagic Raw natif depuis des caméras compatibles. Grâce à la connectique 12G-SDI et HDMI 2.0 des modèles de 5 et 7 pouces, les utilisateurs peuvent enregistrer depuis presque n’importe quel appareil dans tous les formats jusqu’à 2160p60. L’écran tactile lumineux garantit un meilleur affichage des enregistrements, lors de tournages au format numérique HDR et en extérieur au soleil.

Il existe deux modèles Blackmagic Video Assist 12G, qui intègrent une interface tactile innovante offrant des commandes d’enregistreur ainsi qu’un grand écran pour visualiser les enregistrements. Le modèle Blackmagic Video Assist 12G 7 pouces est le seul à comprendre deux logements pour support, mais les deux modèles intègrent une connectique 12G-SDI pour l’Ultra HD, des entrées analogiques pour l’audio, un port USB-C pour l’enregistrement sur disque externe, un haut-parleur sur le panneau avant et un jack pour casque sur le côté. Les utilisateurs disposent également de deux logements pour batteries à l’arrière, compatibles avec les batteries Sony série L, pour alimenter les écrans HDR lumineux et l’électronique Ultra HD avancée. De plus, une alimentation universelle de 12 V est incluse pour une utilisation en studio ou sur le terrain.

Comme le Video Assist est capable d’enregistrer en Apple ProRes, en Avid DNx et en Blackmagic Raw, il sera compatible avec tous les logiciels de montage les plus récents. Grâce à ses entrées HDMI et 12G-SDI, il peut être connecté à n’importe quelle caméra grand public, broadcast, ou encore DSLR. Avec les caméras compatibles, il est même possible de travailler en Blackmagic Raw.

L’écran LCD tactile innovant offre un contrôle incroyable. Il comprend des boutons de lecture, d’arrêt et d’enregistrement, ainsi qu’une mini timeline pour naviguer à travers les enregistrements. Les utilisateurs peuvent même balayer l’écran pour rechercher les images une par une. L’écran affiche le timecode, la norme vidéo, l’état des supports d’enregistrement et les indicateurs audio. Les scopes, ainsi que l’aide à la mise au point et à l’exposition peuvent être activés en touchant l’écran. De plus, il est possible de charger et de sauvegarder des LUT 3D.

Comme le Video Assist utilise des cartes SD, les utilisateurs peuvent enregistrer sur des cartes mémoires flash largement disponibles sur le marché. Les fichiers sont assez légers pour être stockés sur des cartes SD standard ou UHS-II. Pour enregistrer sur d’autres types de supports, les utilisateurs peuvent connecter des disques flash externes sur le port expansion USB-C. Le Video Assist est compatible avec les fichiers de LUT 3D à 17 et 33 points standard, mais les utilisateurs peuvent également travailler avec les LUT intégrées, comme Extended Video, Film to Video, ou encore Film to Rec.2020.

 

 

Article extrait de notre compte-rendu de l’IBC 2019, paru pour la première fois dans Mediakwest #34, p.38/87. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

Caméras & Accessoires : les tendances 2020

Pierre angulaire du stand Canon, la EOS Cinema C500 est une caméra cinéma plein format capable d’enregistrer en Raw Light en interne avec un capteur 5,9 K. © Nathalie Klimberg

PTZ, automation, 4K, 8K, IP et intégration occupaient l’affiche du stand Panasonic à l’IBC 2019, alors que Canon marquait les esprits avec son triplé gagnant caméra EOS Cinema, optique 2/3 de pouce et moniteur 4K. Toujours très prolifique, Datavidéo ne proposait pas moins d’une douzaine de nouveautés, Sigma dévoilait en avant-première le FP, une caméra 4K grand format, et l’Arri Alexa Mini LF faisait sa première sortie sur le salon d’Amsterdam. Sony exposait son caméscope d’épaule PXW-Z750, Mobile Viewpoint lançait sa IQ X-Cam, une caméra IP offrant 60 i/s à 32 mégapixels, et sur l’impressionnant stand Grass Valley, les visiteurs pouvaient découvrir le pupitre Creative Grading de contrôle de caméras. Autant d’innovations à suivre en 2020 que nous vous détaillons.

 

PANASONIC

Parmi toutes les nouveautés, les visiteurs de l’IBC ont pu notamment découvrir en avant-première une solution IP Glass to Glass dont le lancement officiel aura lieu en 2020…

En 1999, Panasonic s’engageait dans une saga : celle des PTZ… Les dix ans de cette aventure témoignent de la pertinence de la stratégie, le constructeur est devenu leader, avec 45 % de part de marché pour les caméras pour le broadcast, et propose sans doute la gamme la plus complète avec, cette année encore, l’arrivée de nouveaux modèles…

• Caméras PTZ
La nouvelle AW UE150 cumule les performances : il s’agit de la première caméra PTZ 4K 50/60P qui dispose à la fois d’une sortie 12G et fibre et du protocole FreeD capable de délivrer des notifications de position (PTFZ), ce qui lui permet une compatibilité avec les solutions de studio VR et AR les plus répandues du marché (Brainstorm, Zero Density et Vizrt). L’angle de vue de cette caméra 75,1 degrés est aussi exceptionnel.
La nouvelle AW-HE42 1080 Full HD, est une caméra PTZ milieu de gamme pour les petites productions broadcast. Cette caméra 3G SDI, équipée d’un capteur de nouvelle génération, a l’avantage d’être compatible HDR. Elle se positionne comme la HE 40 en termes de prix.
Quant à l’AW-UE4 4K, elle remplace la HE2 et dispose d’une opérabilité avancée : sa compatibilité RTMP (Real-Time Messaging Protocol) lui permet de transférer les vidéos vers les services de diffusion en direct, une fonctionnalité particulièrement utile pour les productions live.
Prix public : 1 190 euros – Disponible dès cet automne.

• Pupitre de contrôle
L’AW-RP150 présente les mêmes fonctionnalités que l’AW-RP120 tout en apportant des améliorations significatives. En effet, l’AW-RP150 est doté d’une nouvelle manette facilitant son utilisation avec une seule main (pour le contrôle PTZ ou la mise au point) ainsi qu’un grand écran LCD tactile pour les commandes et le paramétrage des menus. Un levier à bascule disponible sur la manette permet de réaliser des opérations de rotation et d’inclinaison du zoom ainsi que la mise au point pour une manipulation intuitive avec une seule main.
Le nouveau contrôleur de caméra à distance AW-RP60 est quant à lui équipé d’un grand écran LCD affichant un menu d’interface HD et d’une manette améliorée pour une maîtrise plus aisée.
L’AW-RP60 pilote toutes les caméras PTZ Panasonic sauf l’UE150. Son confortable écran couleur LCD, qui affiche des informations d’ouverture, de zoom et de mise au point des caméras et la précision de son joystick, en font un outil de production qui sera très apprécié des réalisateurs. Le modèle AW-RP60 peut prendre en charge jusqu’à 200 caméras réparties en 20 groupes et offre 100 préréglages. Son ouverture PoE simplifie les intégrations... On devrait la retrouver souvent avec les solutions tierces d’automation qui étendront les possibilités de prises de vues sur six axes, notamment avec Tecnopoint Tuning, Polecam, CamBot KST ou encore Panapod (une solution robotique qui, pour 5 000 €, apporte une valeur ajoutée de création inestimable).

• Caméras et contrôleurs

L’AJ-CX4000, fleuron et deuxième caméscope de la série CX, fait basculer la gamme Panasonic Broadcast dans l’ère de l’IP avec une capacité d’enregistrement 4K 10 bits HEVC et la prise en charge de la connectivité IP (NDI|HX).
Ses images peuvent être distribuées en HD vers des services Internet de diffusion en direct au moyen d’une fonction « Direct Streaming », compatible RTSP, RTMP et RTMPS.
Cette nouvelle génération de caméras d’épaule, avec un capteur MOS 4,4K (11 Mpx), peut aussi délivrer des images 4K HDR (HLG/BT.2020 ou BT.2100). Cette caméra prend en charge l’enregistrement HD AVC-Ultra et l’UHD 60p/50p 10 bits 4:2:2 (via sa sortie SDI 12G) et dispose d’une monture optique B4.
Commercialisation prévue en décembre. Prix : 27 000 €
…Panasonic annonce aussi le Lumix S1H doté d’une sortie Data Raw HDMI (5,9K/29,97P et Cinéma 4K/59,94P) mais aussi capable de délivrer des images en Apple ProRes Raw avec un Ninja V Atomos. Date de sortie : printemps 2020.

• Concept ROI 8K
Sur le salon, le constructeur a véritablement lancé sa solution 8K ROI (Region of Interest), cette solution de production virtuelle qui réunit une caméra bloc AK-SHB8000, un processeur SHU800 et une solution mélangeur Software, l’AK-SF101 peut fournir et mixer jusqu’à cinq flux HD (quatre recadrages et un plan large) à partir de son unique caméra… Le capteur 8K produit une vaste toile grand angle, dans laquelle l’unité de traitement peut tailler quatre recadrages séparés. Une technologie de correction d’image automatique permet de corriger et de recadrer toute image déformée.
Solution 8K ROI : 130 000 €

 

 

CANON

Canon a marqué les esprits sur cet IBC avec une caméra cinéma plein format capable d’enregistrer en Raw Light 5,9K en interne, une optique broadcast 4K possédant le coefficient de zooming le plus important au monde et un moniteur d’étalonnage cinéma 30 pouces, 2 000 nits…

…La C500 Mark II, conçue pour séduire les professionnels de l’image !

La nouvelle caméra Canon EOS intègre un capteur plein format 5,9K (identique à celui de la caméra EOS C700 FF) et le nouveau processeur Canon Digic DV 7. Cette caméra compacte a l’avantage de proposer un enregistrement Cinéma Raw Light 5,9K jusqu’à 50/60 i/s en interne sur cartes ultra-rapides CFexpress en plus de son enregistrement 4:2:2 10 bits XF-AVC en 4K…

Un sur-échantillonnage algorithmique de 5,9K en 4K a pour effet l’élimination du moiré et la réduction du bruit, ce qui se traduit par une qualité d’image exceptionnelle. D’autre part, avec sa latitude de + 15 diaphs et sa gestion de l’espace colorimétrique en font un outil parfait pour les productions HDR. Son unité de filtres neutres intégrée et motorisée (2, 4, 6, 81 et 102 IL) donne en plus la possibilité de créer des images avec une faible profondeur de champ, même en conditions de lumière du jour intense. Cette caméra résolument tournée vers le cinéma sera bien entendu compatible avec l’utilisation de tables de correspondance (LUT) pour un monitoring précis.

L’EOS Cinema C500 Mark II est aussi la première caméra du Système EOS Cinéma avec une monture d’objectif interchangeable de type EF Cinéma et PL ; elle ouvre donc l’accès à la très grande diversité d’objectifs cinéma. Elle représente, en outre, le premier modèle de la gamme EOS Cinéma à embarquer un stabilisateur d’image électronique sur cinq axes. Avec un objectif compatible, l’information de focale est automatiquement reçue par la caméra qui opère les corrections de stabilisation. Cette stabilisation électronique est également compatible avec les objectifs anamorphiques. L’EOS Cinema C500 Mark II bénéficie de l’autofocus Canon CMOS à double pixel que l’on connaît déjà.

Du côté de la connectique, l’EOS C500 Mark II bénéficie, en plus de sa sortie HDMI, d’une interface 12G-SDI dont la vitesse de transmission est quatre fois supérieure à celle d’une interface 3G-SDI.

 

Quels accessoires pour l’EOS C500 Mark II ?

La caméra peut accepter deux unités d’extension : l’EU-V1 et l’EU-V2 et deux viseurs optionnels (EVF-V70 and EVF-V50).

L’unité d’extension EU-V1 ajoute une interface de type Genlock/Sync BNC, une interface de télécommande Remote B pour une télécommande à distance optionnelle, une interface Ethernet pour la diffusion sur adresse IP ou une commande via navigateur.

L’unité d’extension EU-V2 ajoute en plus deux entrées XLR, ainsi qu’une interface pour objectif à douze broches. Elle est par ailleurs équipée d’une monture de batterie de type V-Lock avec connecteur D-tap et d’une sortie 24 V XLR.

…Si l’IBC représentait la première sortie de l’EOS C500 Mark II en Europe, les visiteurs du Satis pourront la découvrir à Paris, les 5 et 6 novembre sur le stand Canon où elle sera au centre de toutes les attentions.

Le C500 Mark II sera disponible à partir du mois de décembre…

 

Un monitoring exceptionnel avec le DP-V3120

Canon Europe étend sa gamme de moniteurs de référence professionnels avec le lancement du DP-V3120, un modèle professionnel HD/4K et HDR de 31 pouces (78,7 cm). Son rétro-éclairage très performant repose sur des led à haute efficience et un algorithme de contrôle de ces led breveté qui autorise la restitution d’un noir minimum de 0,001 cd/m² et d’un ratio de contraste exceptionnel de 2.000.000:1 pour une reproduction précise des détails dans les ombres et dans les très hautes lumières. Sa haute luminance de 2 000 cd/m² (valeur la plus élevée du marché) sa précision et sa cohérence exceptionnelles, ainsi que ses nombreuses fonctions d’assistance en monitoring HDR, en font définitivement un moniteur de référence parmi les plus parfaits pour accompagner la création de contenus HDR premiums…

 

La nouvelle optique 2/3’’ Canon… Aller au-delà des normes de l’industrie pour proposer les conditions d’une expérience immersive

Canon Europe annonce l’extension de sa gamme d’objectifs broadcast 4K pour caméras à capteur 2/3 de pouce avec le lancement du CJ15ex4.3B. Nouvelle référence de la série des Canon UHDxs, ce nouveau CJ15ex4.3B optimisé pour la production 4K/HDR, bénéficie d’un zoom de coefficient 15x avec focale grand-angle de 4,3 mm, ce qui en fait l’objectif premium possédant le plus grand coefficient de zooming au monde…

Ce zoom premium et léger (2,19 kg), avec un multiplicateur 2x intégré, garantit une uniformité de la résolution depuis le centre de l’image jusque sur ses bords. Il est compatible avec la correction d’aberration chromatique BT-2020 lorsqu’il est monté sur une caméra 4K compatible.

En faisant un pas en avant par rapport à la norme de télévision conventionnelle de la recommandation ITU-R BT.709, le CJ15ex4.3B permet aussi aux réalisateurs d’obtenir une gamme de couleurs plus étendue, et donc des images plus saturées et plus immersives… Sa formule optique, optimisée grâce à des lentilles en fluorite et en verre UD et Super UD, offre une correction avancée de l’aberration chromatique. C’est aussi le premier objectif broadcast portable bénéficiant du traitement ASC (Air Sphere Coating) une nouvelle technologie consistant en l’application d’un traitement qui élimine les reflets internes, ce qui a pour effet de réduire le phénomène de formation de voile et d’images secondaires (images fantômes).

Un système de mise au point interne optimisé contrôle par ailleurs la fluctuation du point et améliore la résolution dans les zones périphériques du cadrage… Et Canon n’a pas négligé l’ergonomie : sa poignée assure une prise en main confortable, idéale pour les opérateurs tournant caméra à l’épaule durant des périodes prolongées…

 

 

DATAVIDEO

Des caméras et leurs supports automatisés, des enregistreurs, des unités de contrôle, des régies clés en main, un large choix adapté à tous les projets et surtout à tous les budgets !

• Caméras et supports

Du côté des caméras, la nouvelle PTC-140 séduira notamment les productions aux petits budgets et le marché de l’éducation. Cette caméra PTZ, avec son capteur CMOS 1/2.8 pouce de résolution full HD-60fps, bénéficie d’un zoom optique 20x, d’un zoom numérique x10 et gère le streaming H.264/H.265. La PTC-140 prend en charge les protocoles RTSP, RTMP et est compatible avec les contrôleurs de caméra PTZ RMC-300 et RMC-180. Cette caméra compatible SDI, HDMI et IP peut être disponible dans une version HDBaseT. Prix public : 1 205 €

Datavidéo dévoile également la BC-100, une caméra bloc Full HD avec capteur d’image CMOS 4/3” (1080p24/25/29,97/50/59,94)/HDR. Cette caméra fait partie de la nouvelle famille de caméras capteurs 4/3’’ de Datavidéo. Son capteur de 20,89 mégapixels bénéficie d’un traitement de réduction du bruit 3D et d’un traitement d’images 12 bit (24p/25p/29,97p) ou 10 bit (50p/59,94p/50i/59,94i). Elle est proposée avec une monture d’objectif MFT standard équipée de onze broches actives. Ses images peuvent être visualisées et contrôlées par app sur iOS ou Android… La BC-100 représente un outil de captation idéal pour les studios d’incrustation. Profitant des avancées technologiques développées pour la NH-100 Nighthawk, elle sera aussi idéale pour les environnements de basse lumière (son seuil de sensibilité annoncé est de 0.1 lux). Elle est équipée de sorties SDI x2, HDMI x1 et d’une entrée audio Dual XLR. Prix public : 1 925 €

Le constructeur dévoile aussi deux têtes panoramiques automatisées : la PTR-10 et la PTR-10T (version HDBaseT). Ces têtes professionnelles, qui conviennent à toutes caméras jusqu’à 4 kg, fonctionnent à 340 ° à l’horizontal et fournissent une inclinaison ± 45 °. On peut leur programmer 50 préréglages. Elles seront contrôlées via les protocoles DVIP Visca ou IR de Datavidéo. Prix : PTR-10 (connectivité HDMI/SDI) : 1 925 €; PTR-10T (connectivité HDMI/SDI et HDBaseT) : 2 305 €

 

 

SIGMA

Sigma dévoile en avant-première le FP, une caméra 4K grand format… Avec cet appareil, qui représente la première caméra vidéo signée Sigma, le constructeur frappe fort puisqu’il crée le plus léger des outils de captation vidéo plein format… 370 grammes et pas un millimètre de boîtier inutile puisqu’en hauteur celui-ci s’arrête au ras de sa monture…

On imagine déjà que le FP sera notamment un compagnon idéal pour les prises de vues cinéma sur drone… Ce boîtier pourra être accessoirisé avec un « Director Viewfinder » dont le preset d’étalonnage permettra une prévisualisation de scène avec le look des caméras Red Digital et Alexa. Il pourra par ailleurs se prêter à toutes les fantaisies de prises de vues cinéma puisque Sigma promet de fournir ses dessins techniques pour en favoriser l’accessoirisation et envisage même de mettre son SDK à disposition…

Commercialisation fin 2019

 

 

ARRI

La petite Arri Alexa Mini LF taillée pour le grand format faisait sa première sortie sur le salon d’Amsterdam après son lancement au printemps dernier. Disponible depuis juillet 2019, elle a rapidement été adoptée par la communauté du cinéma, loueurs et indépendants séduits par ses nombreuses fonctionnalités et le potentiel de son capteur LF dont la surface deux fois plus grande que celle des capteurs Super 35 permet d’obtenir un rendu grand format unique avec une résolution de 4,5K en mode Open Gate, une netteté accrue, un contraste plus élevé et des images plus nettes, dans un corps de caméra en fibre de carbone qui ne pèse que 2,6 kg.

L’Alexa Mini LF dispose de nombreuses innovations, dont la monture LPL (Large Positive Lock), d’un diamètre de 62 mm, qui permet l’utilisation d’objectifs Arri Signature Prime et d’objectifs grand format tierce. Son adaptateur PL-à-LPL permet aussi l’utilisation de tous les objectifs à monture PL. Elle intègre l’Arri Lens Data System LDS-2, disponible pour l’instant uniquement sur les Signatures Primes et la monture LPL (la licence sera fournie aux autres constructeurs d’optiques et de caméras). Grâce à cette technologie, la caméra connaît instantanément la position de toutes les bagues, pour un tracking précis des données optiques à une cadence d’images élevée. Elle embarque aussi les nouvelles cartes Compact Drive Codex, un nouveau viseur à contraste élevé et haute résolution avec un moniteur pivotant, des filtres ND internes à spectre complet motorisés, des micros, des connecteurs d’alimentation pour accessoires supplémentaires, une synchronisation Genlock. Par ailleurs, elle enregistrera en Apple ProRes ou ArriRaw et sera compatible avec la plupart des accessoires mécaniques et électroniques de l’Alexa Mini.

Le premier à recevoir un prototype fonctionnel de l’Alexa Mini LF était le directeur de la photographie primé à de nombreuses reprises, Roger Deakins, CBE, ASC, BSC. Il a utilisé l’Alexa Mini LF avec les ArriI Signature Primes et le système de stabilisation de caméra Arri Trinity lors de l’épopée « 1917 » sur la Première Guerre mondiale. Roger Deakins indique, « L’image que produisent la Mini LF et les Signature Primes me semble plus proche de ce que mes yeux voient que de tout ce que j’ai vu jusqu’ici. »

 

 

SONY

Le PXW-Z750 est un caméscope d’épaule XDCAM trois capteurs CMOS 3 2/3 4K et obturateur global pour éliminer ainsi les artefacts indésirables, notamment les effets « flashband » et les distorsions de type « rolling shutter ». La caméra est compatible avec le système de monture d’objectif B4, ce qui permet d’utiliser une grande variété d’objectifs B4 4K/HD disponibles dans le commerce.

Le modèle PXW-Z750 offre une plus grande sensibilité, moins de bruit dans l’image et un plus large gamut de couleurs ; elle peut enregistrer en HD/4K et HDR et est également compatible avec le ralenti jusqu’à 120 images/s en HD. Le PXW-Z750 peut enregistrer des images HDR à l’aide du S-Log3 ou de la fonction Hybrid Log Gamma (HLG) de Sony. Le large gamut de couleur de la caméra prend en charge les espaces colorimétriques S-Gamut3 et S-Gamut3.Cine de Sony, ainsi que l’espace colorimétrique ITU-R BT.2020. Le caméscope permet un enregistrement sur mémoire cache en modes 4K et Full HD. Il est possible de préenregistrer jusqu’à 13 à 15 secondes en Mpeg HD 422 50 (à 50/59,94 ips), ce qui laisse suffisamment de temps pour capturer l’action quand elle se produit. Outre les codecs XAVC-I QFHD classe 300 4K et Mpeg HD422 standard, le PXW-Z750 prend également en charge le codec XAVC-L422 QFHD 200 de dernière génération. En compressant les images 4K Ultra HD avec une structure de frame LongGOP, on gagne de l’espace de stockage par rapport aux codecs Intra Frame précédents tout en conservant une superbe qualité d’image 4K. Le PXW-Z750 prend en charge les cartes SxS Pro X de dernière génération, permettant des transferts de fichiers très rapides jusqu’à 10 Gbit/s (1 250 Mo/s), et via le lecteur/enregistreur externe de cartes SxS SBAC-T40 Thunderbolt 3. Les transferts sont environ trois fois plus rapides qu’avec les associations lecteur/support de la génération précédente, ce qui accélère considérablement les workflows pour toutes les applications, et réduit les coûts de production.

Pour améliorer l’efficacité du workflow, la caméra a aussi un module sans fil intégré et elle est compatible avec le service de workflow basé sur le cloud de Sony, XDCAM Air. La connectivité sans fil intégrée offre des fonctionnalités avancées de production de workflow, notamment la diffusion en direct, le transfert FTP et même le contrôle à distance depuis un smartphone ou une tablette via wi-fi. Le workflow sans fil est encore plus performant grâce à XDCAM Air, le service de cloud professionnel de Sony incluant le fonctionnement cellulaire Dual Link.

De plus, la caméra PXW-Z750 peut également être utilisée avec le tout dernier système de microphone sans fil numérique de la série DWX et permet une utilisation plus simple, notamment grâce à la mise sous/hors tension synchronisée, le contrôle via les paramètres de menu ou boutons assignables, ainsi que les informations audio sur le viseur via les solutions audio sans fil. Le Z750 est plus léger que le PDW-700 de la génération précédente, tout en étant plus ergonomique et équilibré.

 

 

MOBILE VIEWPOINT

Mobile Viewpoint, présent sur le secteur des solutions de contribution IP, a annoncé le lancement de sa IQ X-Cam, une caméra IP offrant 60 images par seconde à 32 mégapixels. Capable de capturer des images panoramiques en 12K, elle est destinée aux producteurs de programmes sportifs et aux régies mobiles. Disponible en trois configurations – avec une, trois ou quatre caméras –, la IQ X-Cam est conçue spécialement pour fonctionner en tandem avec le logiciel d’IA de Mobile Viewpoint IQ Sports Producer, qui permet la production et la diffusion automatiques d’évènements sportifs.

Les caméras IP sont actuellement utilisées par de nombreux producteurs de contenus et régies mobiles, qui peuvent se passer de câbles coûteux et encombrants et gagner en flexibilité. Les caméras IP sont cependant limitées en termes de qualité d’image, n’étant souvent pas capables de capturer à 30 IPS. Pour les programmes sportifs ou pour filmer des évènements de grande envergure, cela ne suffit pas – surtout quand il s’agit de programmes télévisés traditionnels non destinés à être diffusés en streaming. Pour capturer des contenus de haute qualité en 4K, les producteurs ont besoin d’investir dans une infrastructure SDI et dans des câbles de fibre optique sur le lieu de la production ; or, beaucoup d’entre eux n’ont pas ces moyens.

La IQ X-Cam de Mobile Viewpoint est une caméra IP qui répond aux exigences du marché actuel pour des contenus vidéo de haute qualité à faible prix. Elle est disponible sous trois configurations, avec une, trois ou quatre caméras 4K dans un unique boîtier. Le X dans le nom de la IQ X-Cam indique combien de caméras sont incluses (IQ 4-Cam, IQ 3-Cam et IQ 1-Cam). La caméra utilise un unique câble Ethernet qui sert à la fois à la transmission de contenus vidéo et à l’alimentation de la caméra.

La IQ X-Cam fonctionne en tandem avec le logiciel d’IA IQ Sports Producer, également créé par Mobile Viewpoint, qui peut suivre les mouvements pendant un évènement (par exemple les joueurs et le ballon sur un terrain de football). La IQ X-Cam est donc une solution tout-en-un de production et de distribution de contenus pour les clubs sportifs ou les organisateurs d’évènements qui souhaitent détenir et distribuer eux-mêmes leurs contenus.

 

 

GRASS VALLEY

Sur l’impressionnant stand Grass Valley (GV), les visiteurs pouvaient découvrir le pupitre Creative Grading de contrôle de caméras avec son application logicielle sur tablette. Grass Valley a voulu faciliter l’accès aux centaines de fonctionnalités des caméras GV, pour aider les opérateurs à entrer rapidement dans les réglages. Pupitre et logiciel permettent de faire face notamment à des environnements de lumière changeante, en donnant accès rapidement aux contrôles de colorimétrie, de luminosité… Les paramètres de calibration sont enregistrables et assignables à l’ensemble des caméras sur le terrain.

Au milieu de sa gamme de caméras, Grass Valley exposait la LDX 85N spécifique à la production 4K dans un châssis identique au modèle LDX 86 multi-format. Le prestataire de tournage NEP UK avait installé sur le stand son car de production Ceres équipé pour l’occasion des technologies IP de Grass Valley. Doté d’une vingtaine de caméras, cet OB-van est l’un des cars les plus volumineux du marché à utiliser les technologies IP pour des captations live UHD. Il intervient sur de grands tournages sportifs et des événements aussi marquants que le mariage du prince Harry et Meghan Markle en 2018. NEP Ceres met en œuvre des équipements aux standards ouverts, pour une production HD/UHD-SDI, SDR, HDR, hybride et IP SMPTE ST2110. En son centre, le mélangeur Kahuna assure la réalisation. Le car intègre les ralentis et replay LiveTouch, les mosaïques MV-820 IP, les processeurs Kudos Pro UHD-1100, le traitement audio-vidéo IQ et Audio Live, le routage Vega Router et les commutateurs réseaux du fabricant Arista.

À noter que les solutions IP de Grass Valley ont passé avec succès les tests JT-NM SMPTE ST 2110 de conformité au standard SMPTE ST 2110 pour le transport des essences média sur IP, tests incluant notamment les processeurs XIP-3901-UDC-IP, les passerelles de monitoring IPVU, les unités de production K-Frame X et les mosaïques Kaleido IP. Mis en place par l’EBU et l’IRT, le programme JT-NM SMPTE ST 2110 vise à souligner la manière dont les produits sont conformes aux points clés des standards SMPTE ST 2110 et ST 2059 en vue de la transition IP.

 

 

Article extrait de notre compte-rendu de l’IBC 2019, paru pour la première fois dans Mediakwest #34, p.38/87. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

Un partenariat XD motion / Mark Roberts (Web TV Benoît Dantan)

Les plans aériens avec les produits XD motion (Web TV Benoît Dantan) © DR

Présent sur le Micro Salon, les 16 et 17 janvier derniers au Parc Floral, Mediakwest a rencontré l’équipe XD motion. Benoît Dantan, fondateur et directeur de la société, a profité du rendez-vous de la communauté du cinéma pour annoncer un rapprochement très intéressant dans l'univers de la captation multi axes... 

 

« Nous annonçons aujourd'hui notre partenariat avec Mark Roberts, une société dont les produits sont assez connus aujourd’hui, en particulier les robots grande vitesse High Speed de la famille Bolt. »

 

Billy, qui représente Mark Roberts à Londres s’exprime à son tour sur le rapprochement des deux sociétés…

« Nous recherchions un partenaire en France depuis longtemps. C’est important de trouver le bon partenaire et je pense que nous l’avons trouvé avec XD motion. Nous avions besoin d’une entreprise sérieuse avec au moins 10 ans d’expertise. XD motion l’avait tout à fait. Nous allons commencer par le Bolt comme premier équipement à installer ici en France… »

 

Dans la suite de l’interview, Benoît Dantan évoque le X fly 3D en réalité augmentée qu’ils ont mis en place pour la salle de l’Accor Hotel Arena à Bercy. Il présente également un drone captif avec possibilité d’avoir 1000 watts en LED utilisé sur le dernier Grand Prix de Formule 1 au Castellet ou bien encore des câbles avec têtes gyro-stabilisées. Il nous parle enfin de l’utilisation de la GSS Cineflex sur le tournage du blockbuster russe Invasion réalisé par Fiodor Bondartchouk…

 

POUR EN SAVOIR PLUS, REGARDEZ L’INTEGRALITE DE L’INTERVIEW VIDEO !  

fos/4, une nouvelle gamme d'éclairage led adaptée aux besoins du cinéma et du broadcast...

ETC lance les panneaux lumineux fos/4 © DR

ETC annonce la sortie d’une famille de panneaux lumineux nommée fos/4. Chacune des trois tailles de panneaux (petit, moyen et grand) offre une puissance inégalée en deux versions de dalle LED.

 

La version Lustr X8 ajoute une LED nommée Deep Red (rouge foncé) à son mélange bien connu de 7 LED, ce qui apporte une richesse au spectre en améliorant les tons chair et en donnant une nouvelle profondeur aux bleus, verts et ambres. La version Daylight HDR est une dalle qui utilise une partie des LED de la technologie X8 pour un blanc variable optimisé. Elle fournit une chaleur naturelle lors du rendu des tons chair et optimise la puissance à des températures plus froides. Ces nouvelles sources diffuses offrent un incroyable niveau de luminosité et une température de couleur sélectionnable entre 1 900 et 10 450 K. Le tout sans compromettre la qualité des couleurs.

A l’arrière du projecteur, l’écran couleur et les encodeurs rotatifs ont été pensés pour répondre aux habitudes de travail de la production cinématographique. Cette interface utilisateur offre directement sur le produit un contrôle détaillé des couleurs du spectre complet, permettant de choisir la façon dont on mélange chaque couleur. En utilisant la fonction Tune, on peut choisir la fonction Brightest pour plus de flux, Best Spectral pour un meilleur rendu des couleurs ou un hybride des deux. Chaque utilisateur peut enregistrer ses propres palettes de couleurs personnalisées dans l'un des nombreux preset programmables.

 

Le design industriel du fos/4 permet d’avoir des panneaux ergonomiques et esthétiques à la fois. Sont inclus sur les panneaux un profilé aluminium nommé “Griprail“, conçu de manière à pouvoir y monter de nombreux clips, pinces et accessoires et qui peut également permettre de support de fixation du projecteur. Les poignées aux coins arrondis qui servent aussi d'emplacements pour les câbles de sécurité, bénéficient d’une jolie finition grise industrielle pour un rendu harmonieux mais fonctionnel.

Les panneaux fos/4 disposent également d’une puce NFC pour une configuration du projecteur par simple touché à partir d’un mobile ou tablette, du contrôle sans fil à partir de la console à l'aide d’un émetteur Multiverse de City Theatrical, et d’un ensemble d'effets que l’utilisateur attend d'un appareil de ce calibre, comme les lumières d’urgence, le phare, le flash des appareils photo et l’effet fête. Et comme tous les produits ETC, les panneaux fos/4 sont fabriqués aux États-Unis et sont livrés avec une garantie impressionnante et la promesse d’un support client 24/7/365.

 

 

 

NCam adapte sa Camera Bar aux besoins du broadcast et de la fiction

NCam adapte sa Camera Bar aux besoins du broadcast et de la fiction. © DR

NCam propose une solution de suivi de mouvement sans marqueur pour des applications de réalité augmentée et de préviz. Baptisée Camera Bar MK2, elle met en œuvre un périphérique de tracking d’une vingtaine de centimètres, qui ne pèse que 200 g (au lieu de 1,2 kg pour le modèle précédent) et qui se fixe facilement sur n’importe quelle caméra (sur pied, grue, stabilisateur, rig, à l’épaule, caméra sur câble…).

 

Plus petit, léger et robuste que la version précédente, le système s’appuie sur la technologie Intel RealSense adaptée par NCam aux besoins du broadcast (news, sport…) et de la fiction télé et cinéma (previz temps réel).

Pour une utilisation optimale, l’optique de la caméra nécessitera d’être calibrée (mapping) avec les informations réelles de longueur de focale, de distorsions… pour permettre une synchronisation parfaite des éléments CG avec l’image filmée. Le logiciel NCam fonctionne sur une station de travail standard Z2 Mini et Z4 HP.

La partie tracking envoie au logiciel de manière très précise 300 fois par seconde la position et l’orientation de la caméra. Toutes ces informations sont transférées à un moteur de rendu (Vizrt, Brainstorm, Unreal Engine…) pour le traitement des éléments CG en synchronisation avec les plans live.

La Camera Bar a notamment été utilisée sur steadicam et sans fil lors du dernier Superbowl d’Atlanta mais aussi sur le long-métrage Solo a Star Wars Story.

 

Article extrait de notre compte-rendu de l’IBC 2019, paru pour la première fois dans Mediakwest #34, p.38/87. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

Un partenariat XD motion / Mark Roberts (Web TV Benoît Dantan)

Les plans aériens avec les produits XD motion (Web TV Benoît Dantan) © DR

Présent sur le Micro Salon, les 16 et 17 janvier derniers au Parc Floral, Mediakwest a rencontré l’équipe XD motion. Benoît Dantan, fondateur et directeur de la société, a profité du rendez-vous de la communauté du cinéma pour annoncer un rapprochement très intéressant dans l'univers de la captation multi axes... 

 

« Nous annonçons aujourd'hui notre partenariat avec Mark Roberts, une société dont les produits sont assez connus aujourd’hui, en particulier les robots grande vitesse High Speed de la famille Bolt. »

 

Billy, qui représente Mark Roberts à Londres s’exprime à son tour sur le rapprochement des deux sociétés…

« Nous recherchions un partenaire en France depuis longtemps. C’est important de trouver le bon partenaire et je pense que nous l’avons trouvé avec XD motion. Nous avions besoin d’une entreprise sérieuse avec au moins 10 ans d’expertise. XD motion l’avait tout à fait. Nous allons commencer par le Bolt comme premier équipement à installer ici en France… »

 

Dans la suite de l’interview, Benoît Dantan évoque le X fly 3D en réalité augmentée qu’ils ont mis en place pour la salle de l’Accor Hotel Arena à Bercy. Il présente également un drone captif avec possibilité d’avoir 1000 watts en LED utilisé sur le dernier Grand Prix de Formule 1 au Castellet ou bien encore des câbles avec têtes gyro-stabilisées. Il nous parle enfin de l’utilisation de la GSS Cineflex sur le tournage du blockbuster russe Invasion réalisé par Fiodor Bondartchouk…

 

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Moniteurs de tournage et DIT : les tendances 2020

Un moniteur 31” chez JVC en 4K disponible en UHD et 4K. © Nathalie Klimberg

Small HD exposait à l’IBC 2019 ses deux nouveaux moniteurs 4K HDR dans les gammes Vision et Cine. Et alors que sur l’espace HP on pouvait découvrir le DreamColor Z31, sur le stand JVC les caméras Connected Cam étaient présentées avec un retour 4K sur le DTU 31, le plus grand des moniteurs 4K de la marque. Quant au Blackmagic Video Assist 12G HDR, il apporte un monitoring professionnel et un enregistrement en HD.

 

SMALL HD

La compagnie californienne Small HD présentait deux nouveaux moniteurs 4K HDR dans les gammes Vision et Cine. Équipés de quatre entrées 12G-SDI et disponibles dans trois tailles, 13” 17” et 24”, ces écrans viennent naturellement compléter une chaîne de production avec des performances HDR impressionnantes et un rapport de contraste de 1 000 000:1. Ils peuvent être calibrés pour un contrôle des images en adéquation avec ce qui est envisagé pour le film final. Les deux séries sont très qualitatives, mais avec un niveau encore supérieur pour les moniteurs Vision. Greg Smokler, le directeur du service Cine, dit avoir pensé ces produits pour pallier le fait que les créatifs visionnaient leurs films avec le meilleur rendu au tournage ou à l’étalonnage, puis sur une simple télévision à la maison…

 

 

HP

Sur l’espace HP, on pouvait découvrir ou redécouvrir le moniteur 4K HP DreamColor Z31, fleuron des moniteurs HP. Ce bel écran de 80 cm (31,5 pouces) et d’une luminosité de 250 nits est en capacité d’afficher 98 % du spectre colorimétrique Adobe RGB, soit 99 % du spectre DCI P3 (la technologie DreamColor a d’ailleurs remporté le prix scientifique et d’ingénierie 2015 de l’Academy of Motion Picture Arts and Sciences pour son rendu des images). Le DreamColor Z31 intègre un capteur de calibration qui lui permet d’être calibré à la demande et qui donc permet de travailler les images en toute confiance. Dans la même configuration de démonstration, était installé le logiciel HP RGS (Remote Graphics) qui offre la possibilité d’accéder à distance à un poste de travail Windows ou Linux avec plusieurs utilisateurs en même temps…

 

 

JVC

Sur le stand JVC, les caméras Connected Cam étaient (re)présentées avec un retour 4K sur un moniteur DTU 31, le plus grand des moniteurs 4K de JVC qui propose dans cette gamme, outre ce 31’’, des 17, 24 et 27’’. Le DTU 31, qui a l’avantage d’être un moniteur sans délai de processing d’images, donc avec zéro latence, est disponible en version UHD (3 840 x 2 160 pixels) et « vraie » 4K (4 096 x 2 160). Il dispose d’une entrée HD-SDI 12G SDI ou quadruplet 3G, ainsi que d’une connexion HDMI 2.0 et HDCP 2.2 pour la prise en charge de l’entrée 4K et il est également possible d’afficher quatre sources SDI indépendantes en mode d’affichage quadruple. Il est compatible avec le LUT 3D 17x17x17 et intègre aussi un logiciel d’autocalibration.

 

 

BLACKMAGIC DESIGN

Le nouveau Blackmagic Video Assist 12G HDR apporte un monitoring professionnel et un enregistrement en HD, Ultra HD, 2K et 4K DCI à tout type de caméras avec des sorties SDI ou HDMI. Ce nouveau design comprend des innovations, telles qu’un écran plus lumineux pour les contenus en HDR, un indicateur tally, quatre scopes intégrés, de meilleures fonctionnalités d’aide à la mise au point, des LUT 3D et un enregistrement en Blackmagic Raw natif depuis des caméras compatibles. Grâce à la connectique 12G-SDI et HDMI 2.0 des modèles de 5 et 7 pouces, les utilisateurs peuvent enregistrer depuis presque n’importe quel appareil dans tous les formats jusqu’à 2160p60. L’écran tactile lumineux garantit un meilleur affichage des enregistrements, lors de tournages au format numérique HDR et en extérieur au soleil.

Il existe deux modèles Blackmagic Video Assist 12G, qui intègrent une interface tactile innovante offrant des commandes d’enregistreur ainsi qu’un grand écran pour visualiser les enregistrements. Le modèle Blackmagic Video Assist 12G 7 pouces est le seul à comprendre deux logements pour support, mais les deux modèles intègrent une connectique 12G-SDI pour l’Ultra HD, des entrées analogiques pour l’audio, un port USB-C pour l’enregistrement sur disque externe, un haut-parleur sur le panneau avant et un jack pour casque sur le côté. Les utilisateurs disposent également de deux logements pour batteries à l’arrière, compatibles avec les batteries Sony série L, pour alimenter les écrans HDR lumineux et l’électronique Ultra HD avancée. De plus, une alimentation universelle de 12 V est incluse pour une utilisation en studio ou sur le terrain.

Comme le Video Assist est capable d’enregistrer en Apple ProRes, en Avid DNx et en Blackmagic Raw, il sera compatible avec tous les logiciels de montage les plus récents. Grâce à ses entrées HDMI et 12G-SDI, il peut être connecté à n’importe quelle caméra grand public, broadcast, ou encore DSLR. Avec les caméras compatibles, il est même possible de travailler en Blackmagic Raw.

L’écran LCD tactile innovant offre un contrôle incroyable. Il comprend des boutons de lecture, d’arrêt et d’enregistrement, ainsi qu’une mini timeline pour naviguer à travers les enregistrements. Les utilisateurs peuvent même balayer l’écran pour rechercher les images une par une. L’écran affiche le timecode, la norme vidéo, l’état des supports d’enregistrement et les indicateurs audio. Les scopes, ainsi que l’aide à la mise au point et à l’exposition peuvent être activés en touchant l’écran. De plus, il est possible de charger et de sauvegarder des LUT 3D.

Comme le Video Assist utilise des cartes SD, les utilisateurs peuvent enregistrer sur des cartes mémoires flash largement disponibles sur le marché. Les fichiers sont assez légers pour être stockés sur des cartes SD standard ou UHS-II. Pour enregistrer sur d’autres types de supports, les utilisateurs peuvent connecter des disques flash externes sur le port expansion USB-C. Le Video Assist est compatible avec les fichiers de LUT 3D à 17 et 33 points standard, mais les utilisateurs peuvent également travailler avec les LUT intégrées, comme Extended Video, Film to Video, ou encore Film to Rec.2020.

 

 

Article extrait de notre compte-rendu de l’IBC 2019, paru pour la première fois dans Mediakwest #34, p.38/87. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

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