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Une collection de vidéos Premium RED Digital chez Pond 5

Pond5 lance une nouvelle collection de contenus Premium RED Digital… © DR

La place de marché mondiale d’images photo et vidéo Pond5 a lancé une toute nouvelle collection de séquences vidéo premium en 8K, 6K, 5K et 4K, tournées exclusivement sur des caméras RED Digital Cinema.

 

Pond5 a dans la foulée développé un nouveau filtre de recherche "RED Camera" pour la vidéo sur son site, permettant aux clients de découvrir facilement des centaines de milliers de clips créés avec les caméras RED dans sa bibliothèque qui compte désormais plus 14 millions de clips vidéo.

« La résolution 8K offre l’avantage d’options illimitées de zoom ou de recadrage dans l’image avec des projets finaux qui peuvent très bien être en 4K ou plus. Avec la résolution 8K qui devrait s'implanter de manière significative sur le marché grand public au cours des quatre prochaines années, les créateurs de vidéos peuvent utiliser ces séquences pour pérenniser leur travail sur les écrans de nouvelle génération. La production et la création vidéo évoluent constamment avec la technologie. Offrir à nos acheteurs des options de la plus haute qualité et des technologies les plus avancées pour leurs projets vidéo fait partie de notre ADN », déclare Jason Teichman, PDG de Pond5 qui propose également sur sa plateforme des séquences d’images VR.

Dans la continuité du lancement de la collection RED de Pond5 et de l’expansion internationale d’une collection Pond5 DJI, la place de marché mondiale Pond5 a annoncé son intention de créer une nouvelle collection de vidéos tournées avec le codec ProRes RAW d’Apple… L’appel à contribution est ouvert !

  • 24 mai 2019 à 06:02

EIZO lance son nouveau moniteur ColorEdge dédié aux créatifs

EIZO lance son nouveau moniteur ColorEdge dédié aux créatifs © DR

EIZO Corporation va sortir un nouveau ColorEdge CS2731, un moniteur de gestion des couleurs de 27 pouces destiné aux amateurs de photographie, d'illustration, de création vidéo et d'autres domaines créatifs. C'est le successeur du ColorEdge CS2730.

 

Le moniteur est le premier de la gamme ColorEdge à offrir une connectivité USB de type C avec une alimentation de 60 watts. Avec un seul câble USB de type C, les utilisateurs peuvent afficher de la vidéo, transmettre des signaux USB et alimenter un périphérique connecté tel qu'un smartphone ou un ordinateur portable. Le terminal USB Type-C fournit jusqu'à 60 watts de puissance, de sorte que même les ordinateurs portables haut de gamme restent chargés tout en travaillant. Cela élimine le besoin d'un adaptateur secteur externe supplémentaire et rationalise l'espace de travail de la création.

L'écran spacieux de 27 pouces offre une résolution native de 2560 x 1440, offrant aux créateurs un espace suffisant pour travailler avec des images, des palettes d'outils et d'autres fenêtres.

La large gamme de couleurs du moniteur reproduit 99% de l’espace colorimétrique Adobe RGB, garantissant ainsi une reproduction fidèle des couleurs. Pour compenser les fluctuations de la luminosité et de la chromaticité caractéristiques des moniteurs LCD, l’égaliseur d’uniformité numérique (DUE) unique d’EIZO corrige les écarts de chaque ton sur tout l’écran pour un affichage stable.

Le ColorEdge CS2731 prend en charge le logiciel de gestion des couleurs ColorNavigator 7 d’EIZO. Les utilisateurs peuvent ainsi calibrer et contrôler régulièrement la qualité de leur moniteur, de manière fiable et fiable, pour des résultats couleur prévisibles. Il prend également en charge le logiciel Quick Color Match d’EIZO, qui simplifie en quelques étapes le processus de correspondance des couleurs entre écrans.

 

Caractéristiques supplémentaires

• Gradations lisses avec affichage 10 bits à partir d'une table de correspondance (LUT) 16 bits

• Entrées USB Type-C, HDMI, DisplayPort et DVI-D

• Capot de protection contre la lumière en option

• Garantie du fabricant de 5 ans

 

La ColorEdge CS2731 sera disponible à partir de juin 2019.

  • 22 mai 2019 à 16:32

Des VFX français à la croisée des chemins...

Le Paris Images Digital Summit est devenu un moment d’échanges et de questionnement entre les professionnels français du secteur des VFX français. © DR

Lors du Paris Image Digital Summit qui s’est déroulé, au Centre des Arts d’Enghien-les-Bains au début de l'année, la filière des effets visuels numériques a montré son sens de l’innovation et de la créativité, mais aussi quelques faiblesses. Résumé de ce rendez-vous professionnel d’un secteur qui peine encore à gravir l’échelle internationale.

 

Lors du Paris Images Digital Summit, le CNC et Audiens présentaient une mise à jour de l’étude entamée il y a trois ans sur l’emploi dans le secteur des effets visuels numériques. Le premier constat de cette étude est positif, puisque cette filière comptait en 2017 près de 4 000 emplois, soit une hausse de 556 emplois par rapport à 2016. L’étude souligne d’ailleurs qu’en dix ans plus de mille emplois ont été créés dans ce secteur, ce qui représente un doublement du nombre d’emplois et une hausse corollaire de 64 % des créations d’entreprises.

Il faut dire que le CNC a mis sur la table depuis 2017 un « plan VFX » qui supporte les œuvres cinématographiques et télévisuelles ambitieuses en matière d’effets visuels numériques, avec des aides passées de 7 millions d’euros en 2016 à 10 millions en 2017. Quinze projets français ont ainsi pu en bénéficier en 2018, dont « L’Empereur de Paris » de Jean-François Richet et « Taxi 5 » de Franck Gastambide.

 

 

Les VFX français se structurent, mais...

Toutefois, le constat est plus nuancé quand on s’aventure dans l’épaisseur du trait. Déjà, cinq entreprises seulement concentrent la moitié de la masse salariale du secteur, tandis que les dix premiers studios de VFX concentrent 70 % des salariés. Ces pourcentages étaient de 68 % en 2016 et 65 % en 2015. Si l’on considère le verre à moitié plein, cela signifie que les entreprises leaders du secteur se structurent peu à peu… Cette concentration est aussi géographique puisque 80 % des VFX sont réalisés en Ile-de-France, ce qui représente 95 % de la masse salariale.

Plus étonnant, la part des intermittents (les CDD d’usage) dans les VFX est importante avec 76 % d’emplois intermittents et 23 % d’emplois permanents, mais ce seuil s’abaisse depuis dix ans et la part de ceux-ci est en-dessous de la moyenne de la production audiovisuelle et de l’animation en particulier.

Ce dernier phénomène est à mettre en regard du fait que l’âge moyen des employés dans les VFX est supérieur à celui de la production audiovisuelle et a fortiori de l’animation. À y regarder de plus près, on constate que le nombre de salariés de moins de 30 ans a augmenté depuis 2015 de 12 % tandis que les « plus de 40 ans » ont bondi de +126 % !

Le CNC et Audiens ont également comparé VFX et animation, pour se rendre compte que l’animation représente à elle seule les deux tiers des effectifs des deux secteurs réunis. Plus intéressant, l’animation concentre les trois quarts de la masse salariale quand on compare les deux secteurs, alors qu’elle est la plus grande consommatrice de CDD d’usage avec 90 % de sa masse salariale. En dépit de son fonctionnement en mode projet, l’animation reste donc plus pourvoyeuse d’emplois.

 

 

L’international : un plafond de verre pour les studios français

Le secteur des VFX soutient encore moins la comparaison à l’international, là où l’animation française s’exporte bien, le secteur des effets visuels numériques se heurte à un plafond de verre. Et l’abaissement du seuil du crédit d’impôt international fléché sur les VFX n’a pas véritablement changé la donne.

Comme le rappelle Stéphane Bender de Film France : « Après l’annonce de l’abaissement du seuil d’un million d’euros à 250 000 euros, on pouvait s’attendre à un effet d’aubaine pour les studios de VFX français qui avaient du mal à être suffisamment attractifs hors de nos frontières. Le constat est en demi-teinte depuis, puisqu’en 2017 seul un projet de long-métrage basé sur des VFX a bénéficié de ce dispositif et à peine plus en 2018. »

Selon Olivier Emery, fondateur du studio de VFX Trimaran : « Les pays qui ont de l’ambition dans le domaine des effets visuels numériques sont en train de migrer vers un crédit d’impôts à un niveau d’environ 40 % de déduction fiscale. Il est clair que dans cette course au crédit d’impôt la France est un peu derrière avec seulement 30 % de déduction jusqu’ici. Le passage à 40 % nous mettrait au niveau de l’Allemagne, de l’Australie et même du Canada. Mais, prévient aussi Olivier Emery, ce n’est pas la seule raison qui explique que nos studios ont du mal à gagner des projets à l’international. »

Le dirigeant de Trimaran estime avoir perdu en 2018 des projets internationaux importants pour des raisons qui tiennent tantôt à l’agressivité commerciale plus forte des studios étrangers, avec par exemple le devis d’un studio canadien concurrent dans lequel la ligne « Superviseur VFX » était comprise dans le package de base avec un forfait ou encore à cause du fait que la bande demo de notre studio n’est pas à la hauteur de concurrents étrangers.

Cela fait dire à Olivier Emery : « Il faudrait que les studios français de toutes tailles apprennent à mieux travailler ensemble en se spécialisant au sein de projets collaboratifs, comme c’est souvent le cas à l’étranger, plutôt que d’avoir une approche généraliste et d’être peu enclins à la sous-traitance. Je ne comprends pas qu’en France le marché des effets visuels ne représente qu’un million d’euros de chiffre d’affaires hors marché publicitaire, alors qu’au Canada ou en Grande-Bretagne il est estimé à un milliard de dollars. »

Les professionnels présents durant le PIDS insistaient aussi sur la nécessité de répondre aux nouvelles certifications techniques en matière de sécurité des locaux, des systèmes informatiques… demandés par les majors américains et les plates-formes numériques comme Amazon ou Netflix.

Depuis 2018, la certification promue par le MPAA (Moving Picture Association of America) et la Content Delivery & Security Association (CDSA) s’appelle Trusted Partner Network (https://ttpn.org/). Elle repose sur une série de mesures visant à réduire le risque de piratage par les réseaux informatiques. Le TPN a été décidé suite à plusieurs cas de piratage de séries TV avant leur diffusion, comme ce fut le cas en 2017 avec la saison 5 de la série Netflix Orange is the new black (L’Orange lui va si bien) dont la copie illicite était issue d’un studio de postproduction son ayant des failles de sécurité informatique ou encore pour un épisode de la saison 7 de Game of thrones qui a fuité via une société sous-traitante de la 21st Century Fox Star India chargée de la gestion des médias de la série.

 

 

Mutualiser les ressources entre studios

La mise à niveau vers le TPN a un coût estimé à environ 20 000 euros, tandis que l’audit annuel obligatoire revient lui à 5 000 euros. Autant dire des coûts prohibitifs pour bon nombre de studios français, dont la sécurité informatique n’est pas le cœur de métier.

Face à cette difficulté supplémentaire qui constitue un « véritable plafond de verre » pour de nombreux studios français de taille modeste, « nous devrions mutualiser nos ressources », insiste Olivier Emery. L’an dernier les studios français de VFX s’étaient pourtant regroupés au sein d’un nouveau syndicat professionnel, le V2F.

« Toutefois, neuf des dix-sept entreprises membres de V2F sont des petites structures comme la nôtre, dont les gérants sont un peu au four et au moulin, tandis que notre président est très pris par ailleurs par ses différents mandats », explique Olivier Emery.

Moralité, V2F n’a pas accouché de grand-chose depuis un an. Afin de rester positif, chacun se répéta donc que la mutualisation des moyens en vue d’acquérir ces nouvelles certifications de sécurité indispensables au niveau international pourrait être un objectif pragmatique à brève échéance. De même, chacun s’accordait sur le fait que parvenir à montrer à la Visual Effects Society (VES) que sa section française créée en 2018 était dynamique avec ses 90 membres représenterait une avancée significative.

 

 

L’innovation française dans les VFX toujours active

Les difficultés de pénétration du marché international mis à part, les acteurs des effets visuels numériques français ne manquent pas d’esprit d’innovation et de créativité. Pour s’en rendre compte, il suffisait de suivre les présentations modérées par Stéphane Singier de Cap Digital qui mit en avant quelques pépites hexagonales comme Pocket Studio.

Cet éditeur logiciel a conçu (en version beta pour le moment) un logiciel de conception 3D collaborative dont l’ergonomie s’apparente à la G Suite de Google. Pocket Studio, s’il tient toutes ses promesses jusqu’à son lancement officiel avant l’été 2019, offrira un niveau d’ergonomie jamais égalé jusqu’alors avec un outil de conception 3D en ligne.

Il suffit en effet d’une connexion 4G et d’un login (mot de passe) pour que s’affiche le bureau partagé dans lequel différents collaborateurs distants peuvent concevoir une scène 3D complète, de sa modélisation à son rendu final, en ayant la possibilité d’agir sur chacun des éléments de la scène à tout moment. Il n’y a guère que l’animation de personnages qui ne peut pas pour le moment être gérée via ce logiciel collaboratif de conception 3D.

 

 

Le docu-fiction, moteur des VFX

Côté réalisations, le studio lyonnais Fauns a travaillé en 2018 sur « Living Universe » une série documentaire de 4 x 52’ particulièrement ambitieuse. Coproduite par la chaîne Arte, ABC Australia, Essential Media et le producteur de documentaires ZED, ce docu-fiction scientifique d’anticipation raconte de la manière la plus réaliste possible ce qui pourrait advenir lors d’une expédition spatiale visant à explorer des formes de vie dans et hors de notre galaxie.

Les odyssées spatiales ayant déjà fait l’objet de plusieurs blockbusters célèbres comme « Interstellar », « Gravity » ou « Seul sur Mars », il va de soi que la barre qualitative a été placée très haut au cœur de la conception des nombreux objets et créatures en synthèse présents dans cette épopée scientifique.

Après un tournage en Islande, Fauns a été chargé de réaliser des modèles 3D des vaisseaux spatiaux, robots et créatures présents tout au long de l’expédition. Le vaisseau spatial, Minerva, censé mesurer 1,3 km de long, fut à lui seul une gageure. « Il nous a fallu trouver une multitude d’astuces pour parvenir à faire imaginer au public sa taille gigantesque. Nous avons dû aussi simuler le vieillissement de sa structure, puisque le voyage interstellaire de ce docu-fiction dure plusieurs centaines d’années. De même, les créatures extra-terrestres ont fait l’objet d’une recherche poussée en matière de design et d’animation », souligne Raphaël Penasa le CEO de Fauns.

 

 

La previs sert à l’animation

Tout aussi intéressant est le décryptage technique des scènes du film d’animation en Full 3D, franco-chinois « Spycies » réalisé par Guillaume Ivernel (coréalisateur du film « Chasseurs de dragons » et producteur de « Ballerina ») et sorti en février 2019 dans les salles de cinéma. En effet, Guillaume Ivernel s’est inspiré à la fois de l’animation japonaise et de comédies « cartoon » comme « Roger Rabbit » pour réaliser un film très riche en scènes d’action survitaminées.

Afin d’assurer la cohérence des nombreuses scènes tonitruantes du film, qui nécessitent un découpage au millimètre, le célèbre réalisateur a fait appel à la technique de la previs 3D des séquences. Ainsi, il a été possible de chorégraphier avec précision les nombreuses scènes très en amont des animations et du rendu final. Chaque scène est passée entre les mains du studio français Android Associés qui bénéficie d’une déjà longue expérience en la matière.

Pour Guillaume Ivernel, « cela nous a permis de travailler de manière très précise entre les studios français sélectionnés, sachant que les cadres et mouvements de caméras choisis lors de la previs étaient extrêmement proches des scènes finales, beaucoup plus que ne l’aurait été un simple storyboard. Et, étonnamment ce process de fabrication offre une plus grande liberté de travail pour le réalisateur, car on voit immédiatement si une scène fonctionne ou pas. Cela nous a permis, dans un cadre budgétaire assez contraint, de réaliser un film cohérent d’un bout à l’autre de la chaîne de production, en dépit de scènes d’action particulièrement complexes. »

 

 

Une nouvelle perle expérimentale de Nicolas Deveaux

Les films de court métrage réalisés par Nicolas Deveaux et produits par Cube Creative avec Arte sont désormais attendus par l’ensemble de la profession, tels des mets délicats qu’on déguste avec délice ! Après « 5,80 mètres » et « 7 Tonnes 3 », le dernier opus du réalisateur de « Un mètre/heure » ne fait pas exception à la règle de par l’originalité de son sujet et de son traitement. En plus, lors du PIDS, il était projeté dans les meilleures conditions possibles en qualité cinéma et 3D relief, sachant que l’essentiel de ce film de neuf minutes en « time lapse », qui montre des escargots en train de danser sur une aile d’avion, a été tourné en 4K relief.

Enfin, c’est essentiellement le décor qui a été tourné de la sorte, car les escargots, eux-mêmes héros « danseurs » du film, ont tous été modélisés et animés en 3D. Un gros travail a notamment été effectué pour disposer d’éléments photogrammétriques de l’avion et de l’aéroport. Grâce à cette matière à 360°, Nicolas Deveaux pouvait utiliser ensuite de multiples cadrages et modifier les lumières suivant ses envies créatives. Le résultat est de ce fait une intégration parfaite entre images de synthèse et images réelles, une vraisemblance des séquences et… une grande poésie à la clef.

 

 

Extrait de l’article paru pour la première fois dans Mediakwest #31, p.120/122. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

  • 16 mai 2019 à 23:04

Cartoon Movie 2019, l’animation en haut de l’affiche

Signée par Anca Damian, L’Extraordinaire Voyage de Marona est une coproduction entre la Roumanie (Aparte Films), la France (Sacrebleu Productions) et la Belgique (Minds Meet). © Aparte Film, Sacrebleu Productions et Minds Meet

La 21e édition de Cartoon Movie (5 au 7 mars à Bordeaux) attestait de la grande forme de l’animation, des films commerciaux aux longs-métrages d’auteurs...

 

Dense, éclectique et toujours très qualitative, la programmation de Cartoon Movie 2019 a retenu, cette année, 66 films d’animation à l’état de concept, développement, production et en « sneak preview » (extraits en avant-première). Ils ont été présentés à un parterre de professionnels internationaux dont l’assiduité ne se dément pas : plus de 900 producteurs, réalisateurs, auteurs, investisseurs, distributeurs, agents de vente (mais aussi sociétés de jeux vidéo et multimédia) sont venus de toute l’Europe et même d’ailleurs (Chine, Japon, Canada...).

Une dynamique en constante croissance (Cartoon Movie a permis à plus de 300 films de trouver leur financement depuis sa création en 1999), qui apporte une visibilité aux projets soumis dont les budgets remontent (pour une moyenne de 8 à 10 millions d’euros) et fait (re)venir des grands noms de l’animation européenne (réalisateurs, auteurs...) voire, pour la première fois, des éditeurs de BD désireux d’être de la partie.

L’animation française mène toujours la sélection avec 22 projets (même si, pour la première fois, elle ne remporte aucun Cartoon Tributes). Parmi ceux-là, quatre impliquent directement la région Nouvelle-Aquitaine. Plus encore que les années précédentes, les comédies familiales constituent une bonne partie des projets présentés (près des deux tiers), mais l’offre pour les jeunes adultes reste aussi soutenue et recherchée par les participants. « Un signal fort peut être envoyé au festival de Cannes qui ne peut plus continuer d’ignorer l’animation européenne », affirme Marc Vandeweyer, directeur général de Cartoon.

 

 

Parmi les prochains hits « famille »

En prenant comme « accroches » Terra Willy d’Eric Tosti (TAT Productions) et Chequered Ninja produit par A.Film (900 000 entrées au Danemark) montrés en sneak preview, La Balade de Yaya (Blue Spirit) en début de programmation ou Les Mousquetaires du tsar (Est-Ouest Films, Waking The Dog et Kinoatis), Cartoon Movie continue à mettre en avant le film d’animation qui réunit toute la famille. Le genre forme indéniablement le cœur battant de la manifestation qui affectionne ces projets parvenant à fédérer leur public, et sait les accompagner au besoin durant leur production.

« Découvert » en 2006 au Cartoon Forum, TAT Productions revient ainsi présenter son second long-métrage, Terra Willy (à l’affiche en France le 3 avril). Visant le même public que Les As de la jungle, le film aborde, de manière tout aussi jubilatoire, le mythe de Robinson Crusoé façon spatial. Un prétexte pour déployer de somptueux décors 3D et des créatures improbables et colorées.

Distribué en France (sur une combinaison de 400 copies) et à l’international par Bac Films, le film devrait être vendu sur encore plus de territoires que Les As de la jungle : « Contrairement à ce film qui s’appuyait sur une série ayant déjà fait ses preuves à l’international, Terra Willy a réussi tout seul à convaincre le marché », se félicite le producteur Jean-François Tosti.

 

Développant des valeurs assez proches (dépassement de soi...), La Balade de Yaya, porté par Blue Spirit au sein du label Sinematik et au stade de développement, s’annonce tout aussi prometteur et grand public. S’appuyant sur une bande dessinée franco-chinoise, le film remonte le temps et suit le périple en Chine de deux enfants (une jeune pianiste et un gamin des rues) fuyant Shanghai en pleine guerre sino-japonaise (en 1937) pour rejoindre Hong Kong. Cette adaptation au format scope sera traitée en 3D avec un rendu 2D.

Annoncée avec un budget entre 12 et 15 millions d’euros, la production, qui a été le pitch le plus suivi du Cartoon Movie, en est au début de son tour de table. Elle inaugure, selon Armelle Glorennec, une nouvelle dynamique de production pour le studio Blue Spirit qui en assurera la fabrication dans ses studios d’Angoulême et de Montréal : « Nous voulons mettre à profit tout le savoir-faire de nos studios qui ont pris de la maturité afin de donner une dimension grand public à cette histoire classique et universelle. »

 

Sans perdre de vue la cible famille, des projets comme Linda veut du poulet ! (Dolce Vita Films) ou Le Voyage extraordinaire de Marona (Aparte Films, Sacrebleu Productions) se démarquent par leur audace graphique. Écrit et réalisé par Chiara Malta et Sébastien Laudenbach (La jeune fille sans mains), Linda veut du poulet ! est une comédie enlevée et burlesque – comment faire un poulet aux poivrons à sa fille un jour de grève générale ? –, qui opte franchement pour des couleurs pop, des décors stylisés et un cerné noir non continu pour ses personnages, lequel peut se modifier – jusqu’à disparaître – selon son emplacement dans la scène.

Prévu pour être réalisé en 2D par Miyu Productions à Angoulême et Paris, et distribué par Gebeka, le film prévu pour 2021 fait partie des projets les plus inattendus – et les moins onéreux – de la sélection bordelaise (2,80 millions d’euros).

 

Réalisé par Anca Damian (La Montagne magique), L’extraordinaire voyage de Marona, dont plusieurs extraits ont été présentés, préfère jouer sur l’empathie en se mettant à la hauteur d’une petite chienne qui se remémore sa vie auprès des humains qu’elle a aimés. Chaque période de sa vie est prétexte à dépeindre des univers différents rendus en 2D, papier découpé et 3D (pour les décors). Produite par Aparte Film (Roumanie), Sacrebleu Productions (France) et Minds Meet (Belgique), cette coproduction, classique dans sa trame narrative, mais visuellement foisonnante, réunit plusieurs studios (Aparte Films, Marmita Films à Bordeaux, Tu Nous ZA Pas Vus à Arles) : chacun fabriquant de manière artisanale une partie.

Le montage financier de ce film d’auteur (budget inférieur à 3 millions d’euros) a été un pari : « Ce genre de film a très peu de place en France auprès des télévisions, des Sofica, voire des distributeurs ou des vendeurs », souligne le producteur Ron Dyens (Sacrebleu Productions). « Les diffuseurs ne nous ont pas suivis contrairement à Tout en haut du monde ». Distribué par Cinéma Public Film en France et Charades à l’international, le film sera à l’affiche à la rentrée 2019.

 

Ils n’entreront pas en production avant un ou deux ans, mais déjà ces projets en concept, dont certains sont signés par des réalisateurs de renom, suscitent l’intérêt des professionnels (éditeurs de BD compris). Auréolé du succès éclatant de Ma vie de Courgette, Claude Barras revient avec Sauvages !, un projet en stop-motion (budget de 10 millions d’euros) coproduit par Prélude (France), dont c’est le premier film en animation, et Helium Films (Suisse).

Prise de conscience écologique à hauteur d’enfant mais aussi message d’espoir, le film narre l’amitié entre une petite fille vivant à Bornéo et un bébé orang-outan qu’elle essaie de sauver de la captivité et de la déforestation programmée. Pour le réalisateur, il est important de sortir du cinéma d’auteur pour toucher un public familial.

 

Parabole contemporaine et sociale, Le conte du hérisson d’Alain Gagnol et Jean-Loup Felicioli (Une vie de chat, Phantom Boy) inscrit, lui aussi, son histoire – une chasse au trésor – dans l’actualité : ici, une fermeture d’usine entraînant le chômage des parents… Mais le film montre comment ses jeunes protagonistes peuvent changer le cours du destin. Produit par Parmi les Lucioles Films, il recourt à des animations 2D traditionnelles. Et cherche des diffuseurs et des coproducteurs.

Réalisateur de Zombillénium, Alexis Ducord revient également, avec son monteur Benjamin Massoubre, pour présenter Saba : un film d’aventure en full 3D (15 millions d’euros) toujours porté par Maybe Movies, qui place l’action en 1938 dans la corne de l’Afrique. À la recherche de ses parents – des archéologues – capturés par les fascistes, une petite fille va devoir traverser plusieurs pays en guerre jusqu’à atteindre le territoire légendaire de la reine de Saba.

 

Une autre quête, qui a lieu cette fois-ci à Montmartre (en 1885), est proposée dans Séraphine par l’auteure Marie Desplechin qui en signe le scénario (à partir de sa nouvelle éponyme). Si la recherche des parents en constitue la trame, le film est l’occasion de faire revivre un quartier alors en pleine effervescence (construction du Sacré-Cœur, etc.) et d’y croiser des figures truculentes. Coproduit par Little Big Story, qui se lance dans le film d’animation, et Tu Nous ZA Pas Vus Productions pour la production exécutive, le film en concept sera réalisé en 2D (3D pour les décors).

 

 

Animation « jeunes adultes », toujours l’engouement

De manière toujours aussi affirmée, l’offre « jeunes adultes », qui émane souvent de sociétés spécialisées dans la fiction ou le documentaire, aborde des sujets d’actualité brûlants (totalitarisme, immigration, lutte contre la déforestation, etc.) en allant puiser parfois dans l’histoire récente des moments qui leur font écho. En pleine crise des migrants, La Traversée de Florence Miailhe acquiert ainsi, de par son ton et sa facture (de la peinture animée), une dimension intemporelle et universelle. Produite par Les Films de l’Arlequin, cette épopée coproduite avec Maur Film (République tchèque), Balance Films (Allemagne) et Xbo (France) repose sur une technique d’animation traditionnelle (le banc-titre) adaptée aux besoins du long-métrage (voir encadré La Traversée).

Percutant également l’actualité, le projet en développement porté par les Films du Tambour de Soie (Marseille), Interdit aux chiens et aux Italiens rappelle la traversée des immigrants italiens lors de la Seconde Guerre mondiale. Brassant des histoires vraies, le film d’Alain Ughetto utilise un rendu hybride à base de marionnettes, de stop-motion et de prises de vues réelles pour rendre plus palpables ces rêves d’ailleurs et plus tragiques le passage des frontières. Saga européenne de par son scénario, le film au budget inférieur à 3 millions d’euros produit par Graffiti Doc (Italie) a su également séduire la Suisse avec Nadasdy Film et la France avec Vivement Lundi et Foliascope.

 

Expédition périlleuse elle aussi, mais dans un autre genre, J’ai perdu mon corps réalisé par Jérémy Clapin (Skhizein) et produit par Xilam Animation, dont plusieurs séquences finalisées ont été présentées, suit l’errance d’une main séparée de son corps suite à un accident du travail. Rosalie (de son petit nom), qui se souvient avec émotion de sa vie passée (au Maroc, puis l’exil en France, etc.), devra affronter de nombreux dangers avant de retrouver son corps et reprendre en main le cours de sa vie. Très attendu, ce projet de longue haleine et de facture sombre et poétique est basé sur le livre Happy Hand de Guillaume Laurant. Inclassable, cette histoire fantastique, qui mêle les techniques 2D et 3D, a attiré un grand nombre d’investisseurs.

 

Autre traversée de tous les dangers, Mars Express par Jérémie Périn anticipe la colonisation de Mars par des humains enrichis par le travail des robots, la Terre devenant la planète des laissés-pour-compte. Produit par Everybody on Deck (avec Je Suis Bien Content pour la production exécutive et Tchack), le film de science-fiction (7 millions d’euros) se situe dans la continuité de la série remarquée Lastman (26 fois 13 minutes) produite et réalisée par la même équipe et diffusée sur France 4 (puis, faute de diffuseurs publics, sur Netflix). Jeu de contrastes entre les paysages chatoyants des nouvelles colonies spatiales et la noirceur de la Terre, cohabitation explosive entre les robots 3D et les humains 2D… Le projet très « réaliste », actuellement sous forme d’animatique, est prévu pour entrer en production en 2020.

 

Sorti pour sa part des affres de la production, Buñuel dans le labyrinthe des tortues (production par Sygnatia), qui sera à l’affiche en France en juin prochain (en avril en Espagne), revient sur un moment décisif mais peu connu de la vie du cinéaste mexicain, le tournage épique du documentaire Terre sans pain.

Adaptée du livre de Fermin Solis, cette évocation, qui recourt à l’animation 2D et à l’intégration d’images tournées par Buñuel, prend parfois des accents surréalistes. Le film a conquis le public du Cartoon Movie qui a décerné à son réalisateur Salvador Simó le Cartoon Movie Tribute du réalisateur européen de l’année, et à son coproducteur néerlandais Submarine, l’un des plus grands studios d’animation aux Pays-Bas (pays invité d’honneur du Cartoon Movie), celui du producteur.

 

 

Extrait de l’article paru pour la première fois dans Mediakwest #31, p.124/128. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

  • 16 mai 2019 à 17:05

R3D, le nouvel SDK de RED qui accélère les workflows 8K

R3D, nouvel SDK de RED accélère les workflows 8K © DR

RED annonce le lancement de son nouvel SDK R3D, qui permet une lecture en temps réel de contenus 8K grâce aux cartes NVIDIA : les cinéastes peuvent ainsi effectuer le tournage et la postproduction entièrement en 8K. Avec cette nouvelle solution, RED et NVIDIA participent activement à la mise en place d’une chaine de production en 8K.

 

RED Digital Cinema lance son nouvel SDK R3D accompagné de l’application REDCINE-X PRO qui permet un décodage et un dématriçage plus rapide des fichiers RED R3D sur les plateformes NVIDIA CUDA. En utilisant une ou plusieurs cartes graphiques NVIDIA pour effectuer ces tâches – qui demandent une grande puissance de calcul –, le système permet désormais la lecture, le montage et l’étalonnage d’images en 8K en temps réel.

En phase de postproduction, cette nouvelle synergie matériel/logiciel offre les avantages suivants…

  • lecture en 8K à 30 IPS au moins
  • conversion jusqu’à 10 fois plus rapide, selon le format et le contenu
  • plus d’efficacité et de contrôle de la qualité lors du processus de vérification du contenu
  • création plus libre à l’aide de fichiers R3D flexibles au lieu de fichiers proxy

Le traitement des images en 8K nécessite une carte NVIDIA Quadro RTX 6000 ou 8000, GeForce RTX 2080 Ti ou TITAN RTX et un PC raisonnablement puissant. Les créateurs peuvent atteindre de meilleures performances avec des stations de travail à plusieurs cartes graphiques, et même des cartes NVIDIA plus anciennes peuvent apporter une amélioration notable aux délais de traitement.

On notera que les nouveaux ordinateurs portables dotés de cartes NVIDIA RTX proposés par les plus grands fabricants – Razer, Acer, Alienware, ASUS, Dell, Gigabyte, HP, Lenovo, MSI et Samsung – sont déjà capables de lire des contenus 8K en temps réel et laissent donc l’utilisateur libre de choisir l’outil le mieux adapté à son budget.

 

Les principaux intégrateurs de SDK et éditeurs de solutions de montage offriront prochainement des versions mises à jour de leurs produits.

  • 2 mai 2019 à 03:57

Cartoon Springboard, attention talents !

Porteurs du projet de série Mousse et Bichon, Rosalie Benevello, Vinnie Bose et Hippolyte Cupillard doivent convaincre les professionnels du Cartoon Springboard. © Cartoon

Tribune pour les jeunes talents, la quatrième édition du Cartoon Springboard s’est posée à Valenciennes en décembre dernier...

 

Créé il y a cinq ans par Cartoon, à Halle (Allemagne), Cartoon Springboard (« tremplin » en anglais) vise à faire émerger les jeunes talents récemment diplômés des écoles européennes d’animation ou dans la vie active depuis moins de cinq ans, et à donner un coup de projecteur, voire d’accélérateur, à leurs projets de série, d’unitaire, de long-métrage, de jeu vidéo ou d’application transmedia.

« Dans un secteur devenu si concurrentiel, il leur est difficile de rencontrer les bons interlocuteurs et d’accéder au marché international », remarque Yolanda Alonso, organisatrice de Cartoon Springboard. L’idée de cette rencontre avec les professionnels du secteur (diffuseur, producteur, distributeur) avait déjà été initiée par la manifestation Training for Trainers.

Avec Cartoon Springboard toutefois, la formule gagne en efficacité. Tenus de présenter leur projet (en anglais), en un temps limité et à un parterre de professionnels internationaux, les participants peuvent en effet mesurer, en temps réel, la maturité et les réels potentiels de leur projet. Quelque 24 projets, issus de 16 pays européens, ont été présentés à 45 experts internationaux. Un Springboard particulièrement qualitatif qui avait choisi Valenciennes pour sa quatrième édition. Il se tiendra à Valencia (Espagne) les trois prochaines années.

 

 

L’expertise en partage

Intervenant depuis les débuts du Springboard en tant qu’« experte », la distributrice Eleanor Coleman (Indie Sales) ne cache pas son enthousiasme : « Le marché de l’animation s’est considérablement ouvert, l’offre s’est beaucoup diversifiée. Mon travail consiste à trouver de nouveaux talents porteurs de projets. Ici, nous découvrons le point de vue de nouvelles générations qui n’ont pas encore en tête toutes les contraintes du marché si ce n’est celle de la création. »

Pour Pierre Siracusa, directeur délégué à l’animation chez France Télévisions, le Cartoon Springboard constitue un espace opportun de discussion – et de travail – où les professionnels peuvent échanger sur des projets qui, éventuellement, iront aux Cartoon Forum ou Cartoon Movie.

« Le secteur de l’animation est en plein boom, le nombre des participants et de contributeurs est de plus en plus élevé et les projets de plus en plus professionnels. Grâce à l’action du Cartoon Forum et du Cartoon Movie, les acteurs importants du secteur ont appris à se connaître. Ils n’ont plus besoin de ces manifestations pour décrocher un rendez-vous à la BBC, à la RAI ou chez ZDF ! Elles sont devenues des vitrines comportant des séances de pitch. Il faut donc trouver un espace dans lequel puissent se découvrir des projets moins avancés et où l’enjeu est d’aider à les faire aboutir. D’où la notion d’experts si présente au Springboard. »

 

Pour Eleanor Coleman, l’expertise consiste à partager son expérience et sa connaissance du marché international. Pour le diffuseur français, ses interventions portent plutôt sur le projet éditorial, sa cohérence et sa pertinence face aux besoins des investisseurs et des diffuseurs.

« Intervenir sur des projets très en amont nous permet tout de suite d’être dans une dialectique constructive avec les auteurs afin d’affiner le propos et l’intégration du projet dans nos cases », poursuit Pierre Siracusa. « Pour le producteur, profiter de cet accompagnement financier et éditorial se montre aussi productif. Cela lui fait gagner du temps et constitue un gage de faisabilité face aux intervenants extérieurs qui vont rentrer dans son plan de financement. »

Ici, pas question, à l’inverse du Cartoon Forum ou Cartoon Movie, de choisir son projet : « C’est l’esprit de tremplin et de tutorat qui prime », précise Joseph Jacquet, responsable R&D Animation (France Télévisions). « Les experts sont là pour accompagner et chercher comment le projet, qui en est aux prémices, peut aboutir à une production plausible. » Et ce projet qu’ils décortiquent ne leur est pas inconnu. Bien avant que le projet ne soit pitché, le panel d’experts, avec la complicité des modérateurs du Cartoon Springboard, en ont déjà listé les points forts et les insuffisances.

 

 

Projets « tremplin »

Repérés en amont par Agnès Bizzaro, qui intervient également sur le Coaching Programme du Cartoon Movie, la plupart des projets pitchés au Cartoon Springboard 2018 sont signés par des étudiants issus de quatorze écoles d’animation européennes (Ensav-La Cambre, Filmakademie Baden-Wurtemberg, Film Academy Of Performing Arts, Animation Sans Frontières-The Animation Workshop, etc.) et de six françaises comme l’Esaat, l’Iscid, l’Emca, l’Esmi, l’Ensad et la Poudrière.

Cette année encore, l’école de Bourg-lès-Valence s’est distinguée en présentant des projets de grande qualité, dont deux séries et un unitaire TV. Proposée par Antoine Delebarre (promotion 2017), la série 2D Kakokis (26 fois 1 minute) destinée au pre-school introduit trois volatiles (Ka, Ko et Kis) qui découvrent des objets (aspirateur, arrosoir...) venus s’échouer sur leur plage. Chacun à sa manière (la série est sans dialogue) exprime sa curiosité voire sa perplexité et laisse libre cours à son imagination pour trouver le mode d’emploi. Si les experts ont salué l’humour et l’efficacité graphique du projet, ils ont pointé la difficulté d’adapter les expressions pour le marché international, et mis en garde, notamment pour les marchés anglo-saxons, sur la sélection des objets : certains pouvant présenter un danger si les jeunes spectateurs les utilisent comme les héros...

 

Retours également très positifs de la part des experts pour la maîtrise du storytelling et l’originalité du traité graphique du projet de série pre-school Mousse et Bichon proposé par Rosalie Benevello, Vinnie Bose et Hippolyte Cupillard (promotion 2018). Adaptée librement d’albums de Claire Lebourg, la série en stop-motion (et décors en 2D) met en scène l’amitié entre le morse Bichon et la chaussette Mousse dont la maison est visitée à chaque marée par la mer qui lui laisse en dépôt coquillages et menus objets. « Nous avions commencé à développer le projet dans le cadre d’un exercice de trois mois à La Poudrière qui a accepté de prendre à sa charge les droits de l’adaptation », indique Rosalie Benevello. « Suite à cette première présentation, nous avons réévalué la cible et le format. » Reste au trio à écrire des épisodes complets et à préciser l’âge des protagonistes.

Comme les précédents, la série 2D Petlovers (pour les 9/11 ans) présentée par la Belge Britt Raes (déjà auréolée de nombreux prix pour son court-métrage Catherine), qui dépeint une société où les hommes sont devenus les animaux de compagnie des chats, est passée au crible de l’analyse des experts diffuseurs, lesquels remettent toujours le projet en face des besoins du marché. De même, la série d’aventure et d’action Basil and Spence (13 fois 22 minutes) de l’Irlandais Josh O’Caoimh (Jam Media), qui se passe dans un lieu improbable (une île en forme de tremplin de skate surmontée d’un gros rocher que rêvent de faire rouler jusqu’en bas des malveillants), a suscité toute l’attention des professionnels. Inspiré, l’auteur prépare déjà la saison 2.

 

Si le Cartoon Springboard 2018 a ouvert ses pitchs, pour la première fois, au jeu vidéo comme Forsake the Grave (produit par Primal Seed) dont les auteurs présentaient une démo jouable, il a reçu, cette année, une offre significative de projets pour la cible ado-adulte. Parmi eux, Billie and Bam de Zoé Harley et Angelin Paul (Ésaat) : une série (13 fois 7 minutes) qui se situe à une époque post-apocalyptique où des enfants doivent survivre dans un monde violent. Un projet prometteur à condition, tempère Joseph Jacquet, de mieux caractériser les personnages en termes d’âge et surtout, avant même de se frotter à sa faisabilité technique et financière, de bien mûrir l’offre : le projet s’adresse-t-il à la télévision ou à une plate-forme ?

 

Côté long-métrage, Fernando Belisario (issu de l’Institut Supérieur Couleur Image Design de Montauban) est venu avec Hope, un projet qui trace de manière sensible le portrait des femmes de sa famille vénézuélienne. L’auteur possède déjà un synopsis de son film. Mais il doit encore, toujours d’après les experts, mieux spécifier l’histoire qu’il entend suivre.

Si les jeunes talents doivent se plier à l’exercice délicat, mais incontournable du pitch (en anglais, répétons-le), ils ont tout à y gagner. Depuis le début de Springboard (jusqu’à 2017), 67 % des projets sont en cours de développement et une dizaine a trouvé un producteur. Ainsi du « space opéra gériatrique » de Grégoire Lemoine (La Poudrière 2010), Hospice Odyssey (12 fois 7 minutes), pitché en 2016 à Halle et remarqué par le producteur Vivement Lundi. Il arrive aussi, et de plus en plus fréquemment, que le Cartoon Springboard constitue un tremplin pour le Cartoon Forum ou le Cartoon Movie, manifestations également organisées par Cartoon. Pitché au Cartoon Springboard 2016, le long métrage Geno (Lira Production Studios, Géorgie) s’est ainsi retrouvé dans la sélection du Cartoon Movie 2017.

 

Lors du Cartoon Forum 2018, deux projets issus de Springboard ont été très remarqués : Maman pleut des cordes (Laïdak Films) et le documentaire animé Tufo de Victoria Musci (Les Contes Modernes). Quant au projet de série Mousse et Bichon, il a suscité, dès sa présentation, un vif intérêt de la part d’un producteur et d’un distributeur. En toute logique, la série devrait se retrouver dans les prochaines éditions du Cartoon Forum.

 

Article paru pour la première fois dans Mediakwest #30, p.110/112. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

  • 30 avril 2019 à 19:25

L’ISTS pousse le curseur avec Avid ProTools S6

L’ISTS a investi dans quatre configurations Avid Pro Tools S6, dont deux présentes sur le site parisien. © DR

L’ISTS (Institut supérieur des techniques du son) est l’école spécialisée dans les métiers de l’audio, elle prend pleinement sa place au sein du groupe ESRA. Pour être en phase avec les problématiques du marché et répondre aux demandes des futurs employeurs, il est nécessaire de posséder les outils référents. L’école a donc investi, il y a quelques mois, dans quatre configurations Pro Tools S6. Deux sont à Paris, et les autres en province (Rennes et Nice). Visite de ces nouvelles installations en compagnie de David Azoulay, directeur général du groupe ESRA, et Jean-Christophe Belval, coordinateur pédagogique ISTS.

 

L’ISTS est une école privée reconnue par l’État et qui délivre un diplôme visé par l’État : le DESTS (Diplôme d’études supérieures des techniques du son). Pour bien comprendre le positionnement de l’ISTS, faisons un petit retour en arrière.

Créé en 1972 par Max Azoulay, le groupe ESRA a pour vocation la formation aux métiers du cinéma, de la télévision, du son et du film d’animation. Le groupe, aujourd’hui dirigé par David Azoulay, comprend trois écoles : l’École supérieure de réalisation audiovisuelle (ESRA), l’Institut supérieur des techniques du son (ISTS) et l’ESRA Animation. Implanté d’abord à Paris, le groupe ESRA a créé en 1988 l’ESRA Côte-d’Azur à Nice, l’ESRA Bretagne à Rennes en 1995 et l’ESRA Bruxelles en Belgique en 2015.

Chacune de ces écoles propose un cursus de trois ans d’études diplômantes et certifiantes qui peut, de façon optionnelle, se prolonger d’une quatrième année d’études à New York. « La philosophie de l’ESRA est de pouvoir enseigner et présenter tous les métiers de l’audiovisuel. Chaque année nous investissons dans le matériel pour moderniser les équipements », résume David Azoulay.

 

 

ISTS au cœur de l’audio

Répartie sur trois ans, la formation ingénieur du son de l’ESRA comprend des cours théoriques, des travaux dirigés, des réalisations et des stages en milieu professionnel. Les deux premières années constituent un tronc commun. En termes d’effectifs, il y a 190 élèves en première année et 150 en troisième année.

En troisième année, les étudiants aspirant à devenir ingénieur du son ont le choix entre les options suivantes, représentant autant de possibilités d’orientations professionnelles au sortir de l’école : Son Audiovisuel, Son Musical, Son Jeux-vidéo, Son Radio ou Sonorisation. La polyvalence acquise par les étudiants est une donnée essentielle pour s’insérer professionnellement, l’ISTS et l’ESRA ont bien compris depuis leur création la nécessité de cette polyvalence. L’ISTS est en phase avec les évolutions du secteur pour permettre une meilleure insertion, ce qui veut dire posséder du matériel adapté et à la pointe.

L’ESRA a acquis quatre consoles Avid Pro Tools S6 M40 en juin 2018. Deux consoles sont installées à Paris : une 24 fader dans une salle du bâtiment principal et une 16 fader dans le studio Ouistiti situé en face du bâtiment principal. Les écoles de province n’ont pas été oubliées puisqu’une console 24 fader est installée à Rennes et une autre à Nice. Deux de ces consoles sont équipées de MTRX.

 

Il y a quelques années, l’ISTS a repris les anciens studios de Dominique Blanc-Francard (studios Ouistiti et avant Aquarium). Il y a deux studios, dont un grand avec un plateau de 50 m2 qui peut être utilisé pour de la prise de son musicale. Il comprend une console Audient ASP 8024 - 24 et une console Avid Pro Tools S6. Ce studio est utilisé en troisième année pour les travaux pratiques des élèves.

Côté Felix Faure, viennent s’ajouter 2 studios dont l’un est équipé avec l’autre S6 en configuration 7.1 et le second lui contient une SSL AWS 900 et ses nombreux périphériques.« Chaque studio a ses spécificités pour y enseigner des disciplines différentes, que ce soit la musique, le son à l’image, la radio ou bien le jeu vidéo, pour n’en citer que quelques-unes. Ce sont les élèves de troisième année qui ont accès aux derniers équipements, notamment les consoles Avid Pro Tools S6 », indique Jean-Christophe Belval, coordinateur pédagogique ISTS.

Il y a une synergie entre les écoles ; ainsi les élèves ISTS participent aux productions de l’ESRA. Que ce soit pour de la prise de son, de la post-production, du mixage audio, les élèves de l’ISTS sont en charge de la production et de la finalisation audio des réalisations des élèves de l’ESRA. En troisième année, les élèves de l’ESRA réalisent un court-métrage et les étudiants de l’ISTS en assurent la prise de son, le montage son, le sound design et le mixage en 5.1.

En dehors de ces nouvelles installations, les outils Avid sont déjà très implantés dans le groupe. Concernant les Pro Tools, il y a sept Pro Tools HDX + Ultimate, une soixantaine de Stations Pro Tools réparties entre les quatre sites du groupe. Les différentes stations de travail sont équipées de plugs-in UAD, Fabfilter, Waves, Native Instrument, Arturia Izotope, Flux, Melodyne etc. Le groupe ESRA est partenaire officiel d’Avid et d’Apple. L’école est habilitée à délivrer des certifications Avid sur le logiciel Pro Tools et Apple sur Logic Pro.

 

 

Une formation qualifiante

Tous les cours sont dispensés par des professionnels référents. Une cinquantaine de professeurs différents sont présents au sein de l’ISTS pour les travaux pratiques et les cours magistraux. En troisième année, les cours de tronc commun sont dispensés sous forme de séminaires et de cours magistraux et dans chaque option les matières représentent environ 200 heures regroupées sur seize semaines. Les travaux pratiques, la réalisation des productions, la rédaction du mémoire de fin d’études occupent le reste du temps. Le cursus est complété par un stage de seize semaines sur les 3 ans.

Ces nouveaux équipements vont donc permettre aux élèves d’accroître encore un peu plus leur degré d’expertise sur les outils ad hoc et faciliter leur entrée dans le monde professionnel.

 

Article paru pour la première fois dans Mediakwest #31, p.112. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

  • 29 avril 2019 à 19:23

ConceptD, la nouvelle gamme Acer conçue pour les créateurs...

Acer propose ConceptD pour tous les créateurs et designers © DR

ConceptD, la nouvelle gamme de PC de bureau, d’ordinateurs portables, d’écrans et de Casque Windows Mixed Reality signés Acer, marque le début d'une nouvelle ère pour la créativité.

 

Acer annonce dévoile la sortie de sa gamme ConceptD, une nouvelle ligne d’ordinateurs de bureau, d'écrans et d’ordinateurs portables sous Windows 10 Pro. La gamme a été conçue pour répondre aux besoins des concepteurs graphiques, réalisateurs vidéo, ingénieurs, architectes, développeurs et autres professionnels de la création. ConceptD permet de s’immerger totalement dans leur processus créatif pour réaliser des projets remarquables.

« La gamme de produits ConceptD a été mise au point avec l’objectif de proposer aux utilisateurs du domaine de la création des outils efficaces leur permettant de se consacrer entièrement à leur processus créatif et à l’élaboration de leurs projets », explique Jerry Kao, Co-COO, Acer Inc. « Premiers nés d’une nouvelle gamme destinée aux créateurs, ces PC sont équipés de processeurs hautes performances et de cartes graphiques capables de prendre en charge des tâches exigeantes, avec des ordinateurs silencieux au design minimaliste, qui permettent à chacun de libérer toute leur créativité ».

« Plus que jamais, Intel satisfait les exigences des créateurs, en leur proposant des PC aux performances exceptionnelles, dotés de technologies avancées, pour accélérer les workflows, et optimiser le travail », déclare Chris Walker, Vice-Président and General Manager, Client Computing Group, Intel. « En proposant plusieurs formats d’ordinateurs portables et de bureau embarquant des processeurs Intel Core i7 ou i9 de 9ème génération, ou des processeurs Intel Xeon, la gamme ConceptD d’Acer offre une combinaison réussie entre design, fonctionnalités et périphériques, qui permet aux PC de cette gamme de répondre aux besoins les plus exigeants des créateurs de tous bords. »

 

ConceptD, un Design intemporel en toile de fond

Les PC de bureau et portables haut de gamme ConceptD adoptent un design intemporel agrémenté d'une finition blanc pur ou noir mat. Le clavier est doté d'un rétroéclairage de couleur ambre et l’ensemble offre un design épuré et soigneusement pensé pour les professionnels exigeants.

 

Des ordinateurs haut de gamme équipés de processeurs graphiques NVIDIA pour répondre aux besoins des studios professionnels

Les ordinateurs de bureau ConceptD 900 et 500 sont équipés, dans leur version la plus avancée, de la gamme des GPUs NVIDIA jusqu’au Quadro RTX 6000, améliorant le rendu des effets visuels, des modélisations 3D complexes, des simulations, ou encore du développement d'IA ou d’apprentissage profond. Ses nombreux coeurs réduisent les temps de chargement et améliorent significativement la prise en charge du multitâche, tout en assurant une fiabilité, une stabilité et une sécurité à toute épreuve. Les nouveaux pilotes Creator Ready Drivers de NVIDIA améliorent la prise en charge des applications et les performances des logiciels de studio, notamment Autodesk Arnold, Unreal Engine et REDCINE-X PRO, accélérant les workflows pour le montage vidéo, la conception graphique, l’animation et la 3D, la photographie et la diffusion vidéo.

« Grâce aux nouveaux pilotes Creator Ready Drivers, les GPUs NVIDIA Quadro RTX vont permettre aux créateurs de bénéficier de workflows plus rapides sur les PC ConceptD d’Acer », déclare Sandeep Gupte, director of Professional Visualization marketing at NVIDIA Corp. « Tirant parti de la stabilité de la plateforme GPU Quadro, ces PC Acer conçus pour la création décuplent les possibilités de leurs utilisateurs ».

 

Le ConceptD 900 : l’outil rêvé de tout créateur

Le ConceptD 900 est un PC de bureau de haute performance destiné aux professionnels ayant besoin d’exécuter simultanément plusieurs applications complexes nécessitant beaucoup de puissance. Avec ses deux processeurs Intel Xeon Gold 6148 pouvant contenir jusqu’à 40 coeurs et 80 threads, son GPU NVIDIA Quadro RTX 6000 et ses 12 emplacements mémoire offrant jusqu’à 192 Go1 de mémoire EEC, il est l'outil idéal pour les réalisateurs vidéo, animateurs, designers et architectes, qui pourront s’immerger dans leur processus créatif sans être interrompus par des temps de réponse trop longs. Le ConceptD 900 est également un outil de premier choix pour les développeurs mettant au point des systèmes d’intelligence artificielle et d’apprentissage profond, qui nécessitent une puissance de traitement et des graphismes haute performance. Les professionnels de la création bénéficieront d'une plus grande souplesse de travail grâce à ses deux emplacements M.2 PCIe intégrés, ainsi qu’à son châssis pratique pouvant accueillir jusqu’à cinq baies de stockage compatibles RAID 0/1. Les utilisateurs pourront en outre décupler ses capacités grâce à ses trois emplacements PCIe x8 et quatre emplacements PCIe x16.

Equipé d’un panneau d’évacuation d’air grâce à ses sorties de formes rectangulaire, de six ventilateurs de refroidissement qui font circuler l’air dans tout le châssis, le ConceptD 900 dispose d’une conception thermique lui permettant de maintenir une température basse lors de l’exécution d’applications exigeant une grande puissance de traitement, comme par exemple pour la production vidéo. Il est doté d’un châssis épuré en métal noir mat avec une touche d’alimentation orné d’une LED de couleur ambre pour un design sophistiqué, apprécié des adeptes d’esthétique minimaliste.

 

ConceptD 500 : PC de bureau hautes-performances pour les Designers

Le ConceptD 500 est un PC de bureau puissant destiné aux réalisateurs vidéo, animateurs, designers et créateurs en tout genre voulant réaliser des projets de qualité professionnelle. Dans sa version la plus avancée, il intègre des processeurs Intel Core de 9e génération et des GPU NVIDIA jusqu’au Quadro RTX 40001 qui assurent un traitement plus rapide et plus fluide des tâches et projets multimédia, de sorte que les utilisateurs puissent porter toute leur attention sur le processus créatif.

Grâce à son processeur Intel Core i9-9900K de 9e génération doté de 8 coeurs, 16 threads et cadencé jusqu’à 5 GHz, les outils nécessaires aux créateurs et à leurs projets bénéficient d'une plus grande vitesse d’exécution, d’une meilleure fluidité et d'une stabilité optimisée. Son processeur comporte plusieurs coeurs, qui fournissent chacun des performances élevées tout en maintenant une température basse avec faible émission de chaleur et offrant une consommation énergétique réduite. Avec une carte graphique NVIDIA jusqu’au Quadro RTX 40001 pour son modèle le plus performant, le ConceptD 500 peut prendre en charge quatre écrans 5K (résolution 5 1200 x 2 880 à 60 Hz) avec couleurs HDR, pour des effets visuels, des graphismes et des animations d'une fluidité incomparable.

Très évolutif, il saura s’adapter aux besoins en constante évolution des utilisateurs d’applications exigeantes. Ses quatre emplacements DIMM autorisent jusqu'à 64 Go de mémoire DDR4 à 2 666 MHz, fournissent davantage de bande passante et de capacité, pour plus de performances dans le traitement de tâches de conception complexes. Son disque dur SSD PCIe M.2 NVMe intégré assure le rendu en temps réel des modèles et des objets 3D.

Il est doté d'une ventilation thermique optimale, assurée par trois ventilateurs de refroidissement qui aspirent l’air depuis le panneau de ventilation triangulaire avant pour favoriser la circulation de l’air dans tout le châssis. Et ces prouesses techniques savent se faire discrètes : avec un niveau sonore ne dépassant pas 40 dB, il respecte le silence nécessaire à un environnement de travail permettant de se concentrer.

Le ConceptD 500 arbore une finition blanche et des courbes élégantes dans un esprit minimaliste. Compacte, la tour se fond dans tous les environnements de travail, avec une partie supérieure en finition bois. Elle permet également de charger des périphériques compatibles Qi sans fil et comprend un support pour casque qui se déploie et se rétracte après utilisation.

 

Les ordinateurs portables silencieux ConceptD stimulent la créativité

Les ordinateurs portables ConceptD 9, ConceptD 7 et ConceptD 5 profitent du design distinctif ConceptD et d’écrans à dalle IPS ultra-haute définition (UHD) 4K2 agréés PANTONE. Grâce à une restitution à 100% de la palette RVB Adobe, les créateurs sont assurés d’obtenir des couleurs aussi fidèles que possible. Avec une palette de couleurs aussi large, ces écrans offrent une précision de ton impressionnant (pouvant atteindre Delta E < 1). Ces ordinateurs portables restent silencieux grâce à leur ventilateur AeroBlade 3D d’Acer de 4ème génération à réduction de bruit produisant moins de 40 dB tout en offrant des performances informatiques et graphiques élevées.

 

ConceptD 9 - Pour créations 3D haut de gamme exigeantes

Le ConceptD 9 est un ordinateur portable pour créateurs, avec un design innovant. Grâce à sa charnière de précision Ezel Aero Hinge d’Acer l'écran UHD (3840 x 2160) de 17.3 pouces, se retourne, s’ouvre ou s'incline, pour différentes utilisations. L'écran est agréé PANTONE et restitue 100% de la gamme de couleurs RGB d'Adobe, avec une précision chromatique inégalée de Delta E < 1. Les utilisateurs peuvent laisser libre cours à leur créativité, quel que soit leur mode d’utilisation : écran, tablette, tente ou ordinateur portable classique pour partager, jouer, travailler ou dessiner. Il est équipé d'un stylet EMR, ou résonance Wacom qui vient se coller magnétiquement au ConceptD 9, et qui permet une authentique expérience d'écriture et de dessin. Ce stylet offre une facilité d'utilisation hors-pair et un contrôle rapide et précis grâce à une sensibilité à 4.096 niveaux de pression, ce qui permet de dessiner en partant de zéro, de prendre des notes, ou de souligner des points clés lors de réunions créatives.

Pouvant intégrer les derniers processeurs jusqu’au Intel Core i9 de 9ème génération, le ConceptD 9 dispose de la puissance et des performances nécessaires pour faire tourner simultanément et de manière fluide plusieurs applications de création. Grâce au GPU NVIDIA GeForce RTX 2080, les utilisateurs peuvent accélérer le temps-réel des montages vidéo et des applications de rendu 3D, profitant ainsi de plus de temps pour la création. Le RTX 2080 fournit également un ray tracing accéléré, permettant aux moteurs de rendu d’afficher des graphismes réalistes au fur et à mesure de leur création. Le GPU permet également aux utilisateurs de gagner du temps et de se concentrer sur le processus créatif, en utilisant certaines fonctions IA pour améliorer la qualité et gérer les tâches fastidieuses. Les créateurs pourront travailler en mode natif avec des fichiers RAW jusqu'à 8K sans perdre d'images, sans utiliser de pré-cache, ni générer de proxies. Le GPU RTX garantit aussi une bonne fluidité aux grands modèles 3D, grâce à l'amélioration de 50% des performances sur les images matricielles par rapport aux GPU de générations précédentes.

Avec jusqu'à 32 Go de mémoire DDR4 à 2.666 MHz et deux disques SSD NVMe PCIe au format M.2 de 512 Go en RAID 0, les créateurs pourront stocker des projets conséquents et de nombreuses vidéos, et accéder à de lourds fichiers sans avoir à manipuler plusieurs disques durs externes.

 

ConceptD 7 - Edition et rendu vidéo en temps réel jusqu’au RED 6K

Pouvant intégrer les derniers processeurs de 9ème génération jusqu'au Intel Core i7 pour des performances haut de gamme, et un GPU NVIDIA GeForce RTX 2080 Max-Q Design, le ConceptD 7 permet aux créateurs d'accélérer le montage vidéo RED 6K et le rendu en temps réel sur des flux très lourds. On peut facilement l'emmener partout, grâce à ses 17,9 mm d'épaisseur et 2,1 kg. L'écran UHD 4K à dalle IPS agréé PANTONE de 15,6 pouces (3840 x 2160) séduira les créateurs, avec sa restitution de 100% de la palette de couleurs RGB d'Adobe et sa grande précision chromatique (Delta E < 2) qui assurent un rendu remarquable des couleurs.

Équipé d’un port Thunderbolt 3 et un port MiniDP pour connecter jusqu'à trois écrans externes, il dispose également d’un port Killer DoubleShot Pro pour une connexion WiFi performante et fiable.

 

ConceptD 5 - A vous de créer !

La conception graphique est rapide et facile avec l'ordinateur portable ConceptD 5. Les utilisateurs pourront travailler leurs images avec une précision professionnelle et terminer les projets graphique 2D les plus délicats en un rien de temps, grâce à son puissant processeur Intel Core i7 de 8ème génération et à sa carte graphique Radeon RX Vega M GL. Il est fin et léger, pratique pour les déplacements, avec un design moderne qui s'intègrera parfaitement dans n'importe quel environnement de travail. Il est doté d’un châssis premium en métal d’alliage magnésium-aluminium sur la partie supérieure de la coque et en alliage magnésium-lithium pour le repose-mains et la coque inférieure. Son poids n’est que de 1,5 kg pour 16,9 mm d'épaisseur, et sa bordure d’écran ne dépasse pas les 6,22 mm assurant un très bon ratio écran/châssis de 80%.

Pour les créateurs, la précision des couleurs est absolument essentielle, et le ConceptD 5 ne déçoit pas avec son écran UHD 4K agréé PANTONE. La fine bordure d’écran de 6,2 mm permet aux créateurs de disposer d’une plus grande surface de visionnage, tandis que la restitution de 100% de la palette RGB d'Adobe et la bonne précision chromatique (Delta E < 2) assurent une reproduction fidèle des couleurs. Avec jusqu'à 16 Go de mémoire DDR4 et 1 To de stockage SSD NVMe PCIe en RAID 0, les utilisateurs peuvent laisser libre cours à leur créativité facilement et dans n'importe quel environnement grâce au clavier rétroéclairé de couleur ambre.

Le ConceptD 5 dispose d’une gamme complète de ports, notamment un port USB Type-C Gen 1 permettant le transfert de données jusqu'à 5 Gbits/s ainsi qu’un DisplayPort, un port de charge, plus la recharge hors ligne. Un lecteur d'empreintes intégré offre une sécurité supplémentaire via Windows Hello.

 

Moniteurs ConceptD

Les créateurs ont besoin d'une précision des couleurs plus grande que celle offerte par la plupart des moniteurs grand-public, c'est pour cette raison qu’Acer a créé les moniteurs ConceptD, reconnaissables à leur design moderne et épuré, alliant noir et des finitions bois. Dotés d’une dalle en résolution UHD, d’une impressionnante précision chromatique (Delta E < 1), et certifiés PANTONE, ces nouveaux moniteurs sont optimisés pour offrir encore plus de précisions.

Le ConceptD CM7321K est un moniteur 32 pouces, idéal pour la création 2D. Son écran UHD 4K de 32 pouces certifié VESA DisplayHDR 1000 dispose de 1.152 zones de rétroéclairage à technologie Mini LED et restitue 99% de l'espace d'Adobe RGB et 89,5% du Rec.2020, pour permettre aux créateurs et aux vidéastes de donner vie à leurs projets.

Le ConceptD CP7271K est un moniteur 27 pouces certifié PANTONE, optimisé pour la création 3D. Il offre une précision de couleur impressionnante (Delta E < 1), et restitue une large palette de couleurs correspondant à 99% de la palette Adobe RGB et 93% de DCI-P3. Il intègre également GSYNC Ultimate et DisplayHDR 1000, pour des couleurs et un niveau de détail hors-pair.

 

Le casque ConceptD OJO Windows Mixed Reality, pour les créateurs

Le casque ConceptD OJO Windows Mixed Reality comprend un écran de 4 320 x 2 160, une conception exclusive qui permet de retirer séparément la partie avant comprenant les lentilles et le système d’attache, facilitant ainsi le rangement et le nettoyage du casque. Il est doté d’une technologie brevetée du système audio qui canalise le son provenant des haut-parleurs internes vers les oreilles de l’utilisateur et d’une technologie de réglage de distance interpupillaire assistée par logiciel (IPD). Celle-ci permet de mesurer la distance IPD (l’écart entre la pupille de l’oeil et l’affichage) et modifier cette distance pour offrir une image agréable, plus claire et plus nette.

La conception détachable unique du casque facilite le nettoyage et le partage entre plusieurs utilisateurs. Avec au choix une attache rigide ou souple, ces deux systèmes assurent un port du casque sécurisé et confortable. La version souple est lavable et le rembourrage extra-large de l’attache rigide permet au casque de bien s’ajuster et de résister aux mouvements. Le système audio intégré du ConceptD OJO concentre le son sur les oreilles, évitant l’ajout d’écouteurs, et la technologie IPD brevetée garantit un affichage réglé à une distance optimale pour les yeux. Il est très facile à configurer avec les 6 degrés de suivi de position libre (avant/arrière, haut/bas et gauche/droite, inclinaison, oscillation et roulis).

 

Prix et disponibilité

Le ConceptD 900 sera en Europe au mois de juin à partir de 17 999€, prix conseillé TTC.

Le ConceptD 500 sera disponible en Europe au mois de juillet à partir de 2 799€, prix conseillé TTC.

Le ConceptD 9 sera disponible en Europe au mois d’août, à partir de 4 999€, prix conseillé TTC.

Le ConceptD 7 sera disponible en Europe au mois de juillet, à partir de 2 299€, prix conseillé TTC.

Le ConceptD 5 sera disponible en Europe au mois de juillet, à partir de 1 699€, prix conseillé TTC.

Le moniteur 32 pouces ConceptD CM7321K sera disponible en Europe au mois de septembre, à partir de 3 199€, prix conseillé TTC.

Le moniteur 27 pouces ConceptD CP7271K sera disponible en Europe au mois de juillet à partir de 2 099€, prix conseillé TTC.

  • 23 avril 2019 à 18:23

Découvrez les nouvelles fonctionnalités de la version 9.40 d’EDIUS de Grass Valley

Découvrez les nouvelles fonctionnalités de la version 9.40 d’EDIUS de Grass Valley © DR

Grass Valley vient de publier la version 9.40 de sa soluton d’éditon EDIUS. Comme toujours, les utlisateurs d’EDIUS 9 bénéficieront de la mise à jour gratuitement. La version 9.40 inclut de nouvelles fonctionnalités et améliorations majeures qui augmenteront considérablement le flux de travail des utilisateurs d’EDIUS 9.

 

EDIUS 9.40 fournit désormais :

- L’exportation Apple ProRes et l’importaton ProRes Raw

- La fonction multicaméra est améliorée avec des optons de synchronisation nouvellement implémentées (y compris l'annonce de la synchronisaton audio à venir)

- La conversion HDR-SDR est optmisée et confortable avec mappage de tons en clip doux

- Le traqueur de mouvement de masque optmisé

- Import / Export de sous-titres y compris euportés avec la vidéo

- Nouveau décodeur logiciel H.265 haut débit pour une performance améliorée des clips HEVC

- Prise en charge de la dernière technologie Intel QuickSync pour les processeurs tels que i7-9700K ou i9-9900K pour l'accélératon H.264 / H.265

 

En outre, EDIUS 9.40 inclut un certain nombre de fonctionnalités supplémentaires, telles que la prise en charge des nouveaux formats de sources pour Sony Venice Raw, Panasonic P2 8K et les performances plus rapides pour le Canon Cinema Raw Light, ainsi que la prise en charge des nouveaux formats exportés pour les codecs H.264 / H.265 au format MOV.

Au NAB 2019, magic multi media, distributeur d'EDIUS pour la région EMEA et l'Amérique du Nord, a produit un reportage vidéo couvrant toutes les principales fonctionnalités et améliorations. Vous trouverez le reportage et de nombreuses autres informations utiles, ainsi que des tutoriels gratuits, des podcasts, le forum utilisateur EDIUS, des mises à jour et une version d’essai EDIUS gratuite ici

Jusqu'à la fin du mois de mai 2019, toute personne achetant EDIUS 9 reçoit proDAD Vitascene V3 LE (prix normal 167 € + TVA) en bonus gratuit. Cette promotion s'applique à toutes les versions d'EDIUS Pro 9 et de Workgroup 9 : version complète, mise à jour, mise à jour intermédiaire, mise à jour intermédiaire 2 et EDU. Vous trouverez tous les détails sur cette promotion ici.

 

Contrairement aux autres solutions NLE professionnelles, EDIUS est disponible à l'achat et ne force pas l'utilisateur à adopter un modèle d'abonnement non souhaité.

  • 29 mai 2019 à 17:00

Lœdens en route vers la postproduction 4K HDR

L’auditorium principal avec un projecteur 4K Sony, et surface de contrôle DaVinci Advances. © Lœdens Studio

Lœdens est un nouveau prestataire de postproduction qui se spécialise sur les contenus en très haute définition HDR (UHD, 4K, 8K). Parmi ses clients, des producteurs comme Amos Rozenberg qui, depuis plusieurs années, produit en 4K. Au final, une association de compétences de différentes entreprises qui aiment relever les défis technologiques au service de la création.

 

La nouvelle société de prestation technique Lœdens propose ses services de postproduction avec un axe fort sur la 4K et le HDR (HLG, HDR10+) sur du mastering, étalonnage, effets visuels, création de DCP. Le studio travaille beaucoup pour le marché du luxe, de la parfumerie, notamment pour Prada, Valentino. Il est l’aboutissement d’une collaboration de plusieurs années de ses deux fondateurs, Sofiane Benabdallah et Laszlo Chatelard, lesquels ont une formation dans la réalisation et le graphisme.

Travaillant avec de nombreux producteurs au fil des ans, passionnés de cinéma et de belles images au sens large, tous deux ont décidé de donner vie à leur rêve et créé de toutes pièces ce nouveau lieu dans le XVIIe arrondissement parisien, à quelques centaines de mètre de la place Clichy.

 

« Nous avons cherché pendant un an un lieu qui puisse accueillir notre projet, nous avons trouvé un ancien atelier en fond de cour et nous avons effectué six mois de travaux pour que le lieu soit fonctionnel, que nos clients et talents s’y sentent bien », nous relate Sofiane Benabdallah, cofondateur de Lœdens. Au final, un budget de plus d’un million d’euros (achat du site, rénovation, création des espaces et équipements) pour cette société qui prend le pari de la qualité.

 

 

Des équipements taillés pour les projets haute résolution

Le studio est à taille humaine, l’entrée fait penser à une galerie d’art avec sa déco minimaliste et ses affiches graphiques. Une fois poussée l’une des portes, on arrive dans un magnifique auditorium qui bénéficie d’une acoustique soignée. « Nous avons des voisins, et donc il nous a fallu créer une boîte dans une boîte pour isoler au mieux les nuisances sonores possibles lors d’une séance d’étalonnage ou d’une projection », insiste Sofiane.

L’auditorium mesure environ 50 mètres carrés, il fait également office de salle de projection et peut être loué à ce titre. Il comprend un projecteur 4K Sony SRXR510P (DCI), un écran micro-perforé de 5,5 mètres de base, d’une écoute Dolby 7.1. L’étalonnage se fait sur Resolve DaVinci avec un Advanced Panel. Le matériel cinéma a été installé par la société ADDE. Pour le reste du matériel, c’est la société Atreid qui a fourni les stations de travail SuperMicro. Des stations survitaminées car Lœdens Studio travaille sur des projets gourmands en termes de bande passante. L’auditorium comprend également un moniteur Sony BVM -X300/2 4K Grade 1 HDR 1000 nits. « Nous nous focalisons sur des projets en 4K HDR, et également en 8K sur lesquels nous venons de faire les premiers tests », précise Sofiane.

Le DaVinci est relié en SAN avec le nodal situé à l’étage supérieur. La salle sert pour de l’étalonnage de fictions et de films publicitaires, mais récemment Lœdens Studio a signé la postproduction du prochain Palma Show (BlagBuster Production) qui sera diffusé en prime-time pour TF1, et qui a été réalisé en 4K.

 

La seconde salle est orientée broadcast avec un écran de contrôle Eizo CG3145 Prominense 4K et un téléviseur LG Oled 65 pouces pour la vision finale. L’étalonnage se fait également sur DaVinci, mais avec un mini Panel.

Lœdens Studio propose également à ses clients des stations de montage Avid ou Adobe. Elles sont reliées au réseau SAN évolutif de 95 To permettant ainsi l’accès à tous les rushes en temps réel et ce, quelle que soit la résolution (4K et plus) et tout type de compression (ProRes, R3D, ArriRaw, DPX…).

 

 

Des producteurs engagés sur le 4K et 8K

Parmi les clients de la société, Amos Rozenberg qui a plusieurs projets en cours, au travers de ses deux sociétés (Rockstone Films et Paramax). Il vient de finir le tournage d’un long-métrage « Music Hole », tourné en Red Monstro 8K HDR et la série « Cooke S7 » plein format dont un prototype (18 mm ouvrant à 2). Le film, qui comprend de nombreux effets visuels, ne sera finalisé que dans plusieurs mois. Le long-métrage a été tourné en 25 jours et a nécessité 30 To de stockage (x 3 pour les sauvegardes). Les rushes ont été traités par PrestaFilms à Aix-en-Provence.

Pour tester la chaîne 8K, sur un format plus court, Amos Rozenberg a tourné un mini concert improvisé du chanteur Eduardo Ed Motta en 8K 60p. Le film a été tourné sur un bateau-mouche la nuit, juste avec un éclairage d’appoint, et le résultat est spectaculaire.

 

« Nous faisons de nombreuses captations de concerts en grand capteur avec des caméras Red en 4K depuis 5 ans. Nous voulions tester en avant-première le premier workflow 8K HDR, et l’image que nous obtenons est vraiment étonnante. Nous sommes des petites structures, mais grâce à cette collaboration avec Lœdens Studio et Sesama Films, nous pouvons tester grandeur nature les nouveautés technologiques. Nous sommes passionnés par l’innovation et nous voulons aller plus loin dans l’écriture pour ces nouvelles formes visuelles », s’enthousiasme Amos Rozenberg.

Sur le tournage de ce concert, un DIT déchargeait les cartes, copiait les médias sur des baies de disques durs, générait des proxys à la volée pour voir les images en temps réel. Paramax a produit des concerts dont l’image soignée a été saluée par la critique, notamment un concert de l’Orchestre Philharmonique d’Israël qui a été distribué en Blu-ray 4K HDR10. Autre projet, l’opéra Turandot, tourné à Torre del Lago en Italie.

 

Autre partenaire, la société Sesama, dirigée par Christophe Boula, spécialisée dans la location de caméras Red et qui a loué les caméras sur les différents projets d’Amos Rozenberg. La société, outre la location, fait de la production de documentaires, de la captation et également assure des services d’étalonnage, de mastering et de fabrication de DCP.

Lœdens, un nouveau studio de postproduction qui offre une gamme complète de services 4K, 8K en postproduction, mais également en effets visuels, à découvrir en 2019. 

 

 

LŒDENS, EN TERMES D’ÉQUIPEMENTS DE POSTPRODUCTION, C’EST :

• un serveur TigerServe1,

• une baie de stockage Accusys PCIe 3.0,

• deux stations de travail DaVinci Resolve SuperMicro Multi GPU,

• une salle principale avec surface de contrôle DaVinci Advanced,

• une salle secondaire avec Mini Panel DaVinci et référence Eizo CG-3145,

• une solution d’archivage des médias sur bandes LTO

 

 

Article paru pour la première fois dans Mediakwest #30, p.86/87. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

  • 27 mai 2019 à 17:00

Une collection de vidéos Premium RED Digital chez Pond 5

Pond5 lance une nouvelle collection de contenus Premium RED Digital… © DR

La place de marché mondiale d’images photo et vidéo Pond5 a lancé une toute nouvelle collection de séquences vidéo premium en 8K, 6K, 5K et 4K, tournées exclusivement sur des caméras RED Digital Cinema.

 

Pond5 a dans la foulée développé un nouveau filtre de recherche "RED Camera" pour la vidéo sur son site, permettant aux clients de découvrir facilement des centaines de milliers de clips créés avec les caméras RED dans sa bibliothèque qui compte désormais plus 14 millions de clips vidéo.

« La résolution 8K offre l’avantage d’options illimitées de zoom ou de recadrage dans l’image avec des projets finaux qui peuvent très bien être en 4K ou plus. Avec la résolution 8K qui devrait s'implanter de manière significative sur le marché grand public au cours des quatre prochaines années, les créateurs de vidéos peuvent utiliser ces séquences pour pérenniser leur travail sur les écrans de nouvelle génération. La production et la création vidéo évoluent constamment avec la technologie. Offrir à nos acheteurs des options de la plus haute qualité et des technologies les plus avancées pour leurs projets vidéo fait partie de notre ADN », déclare Jason Teichman, PDG de Pond5 qui propose également sur sa plateforme des séquences d’images VR.

Dans la continuité du lancement de la collection RED de Pond5 et de l’expansion internationale d’une collection Pond5 DJI, la place de marché mondiale Pond5 a annoncé son intention de créer une nouvelle collection de vidéos tournées avec le codec ProRes RAW d’Apple… L’appel à contribution est ouvert !

  • 23 mai 2019 à 17:00

EIZO lance son nouveau moniteur ColorEdge dédié aux créatifs

EIZO lance son nouveau moniteur ColorEdge dédié aux créatifs © DR

EIZO Corporation va sortir un nouveau ColorEdge CS2731, un moniteur de gestion des couleurs de 27 pouces destiné aux amateurs de photographie, d'illustration, de création vidéo et d'autres domaines créatifs. C'est le successeur du ColorEdge CS2730.

 

Le moniteur est le premier de la gamme ColorEdge à offrir une connectivité USB de type C avec une alimentation de 60 watts. Avec un seul câble USB de type C, les utilisateurs peuvent afficher de la vidéo, transmettre des signaux USB et alimenter un périphérique connecté tel qu'un smartphone ou un ordinateur portable. Le terminal USB Type-C fournit jusqu'à 60 watts de puissance, de sorte que même les ordinateurs portables haut de gamme restent chargés tout en travaillant. Cela élimine le besoin d'un adaptateur secteur externe supplémentaire et rationalise l'espace de travail de la création.

L'écran spacieux de 27 pouces offre une résolution native de 2560 x 1440, offrant aux créateurs un espace suffisant pour travailler avec des images, des palettes d'outils et d'autres fenêtres.

La large gamme de couleurs du moniteur reproduit 99% de l’espace colorimétrique Adobe RGB, garantissant ainsi une reproduction fidèle des couleurs. Pour compenser les fluctuations de la luminosité et de la chromaticité caractéristiques des moniteurs LCD, l’égaliseur d’uniformité numérique (DUE) unique d’EIZO corrige les écarts de chaque ton sur tout l’écran pour un affichage stable.

Le ColorEdge CS2731 prend en charge le logiciel de gestion des couleurs ColorNavigator 7 d’EIZO. Les utilisateurs peuvent ainsi calibrer et contrôler régulièrement la qualité de leur moniteur, de manière fiable et fiable, pour des résultats couleur prévisibles. Il prend également en charge le logiciel Quick Color Match d’EIZO, qui simplifie en quelques étapes le processus de correspondance des couleurs entre écrans.

 

Caractéristiques supplémentaires

• Gradations lisses avec affichage 10 bits à partir d'une table de correspondance (LUT) 16 bits

• Entrées USB Type-C, HDMI, DisplayPort et DVI-D

• Capot de protection contre la lumière en option

• Garantie du fabricant de 5 ans

 

La ColorEdge CS2731 sera disponible à partir de juin 2019.

  • 21 mai 2019 à 17:00

Cartoon Movie 2019, l’animation en haut de l’affiche

Signée par Anca Damian, L’Extraordinaire Voyage de Marona est une coproduction entre la Roumanie (Aparte Films), la France (Sacrebleu Productions) et la Belgique (Minds Meet). © Aparte Film, Sacrebleu Productions et Minds Meet

La 21e édition de Cartoon Movie (5 au 7 mars à Bordeaux) attestait de la grande forme de l’animation, des films commerciaux aux longs-métrages d’auteurs...

 

Dense, éclectique et toujours très qualitative, la programmation de Cartoon Movie 2019 a retenu, cette année, 66 films d’animation à l’état de concept, développement, production et en « sneak preview » (extraits en avant-première). Ils ont été présentés à un parterre de professionnels internationaux dont l’assiduité ne se dément pas : plus de 900 producteurs, réalisateurs, auteurs, investisseurs, distributeurs, agents de vente (mais aussi sociétés de jeux vidéo et multimédia) sont venus de toute l’Europe et même d’ailleurs (Chine, Japon, Canada...).

Une dynamique en constante croissance (Cartoon Movie a permis à plus de 300 films de trouver leur financement depuis sa création en 1999), qui apporte une visibilité aux projets soumis dont les budgets remontent (pour une moyenne de 8 à 10 millions d’euros) et fait (re)venir des grands noms de l’animation européenne (réalisateurs, auteurs...) voire, pour la première fois, des éditeurs de BD désireux d’être de la partie.

L’animation française mène toujours la sélection avec 22 projets (même si, pour la première fois, elle ne remporte aucun Cartoon Tributes). Parmi ceux-là, quatre impliquent directement la région Nouvelle-Aquitaine. Plus encore que les années précédentes, les comédies familiales constituent une bonne partie des projets présentés (près des deux tiers), mais l’offre pour les jeunes adultes reste aussi soutenue et recherchée par les participants. « Un signal fort peut être envoyé au festival de Cannes qui ne peut plus continuer d’ignorer l’animation européenne », affirme Marc Vandeweyer, directeur général de Cartoon.

 

 

Parmi les prochains hits « famille »

En prenant comme « accroches » Terra Willy d’Eric Tosti (TAT Productions) et Chequered Ninja produit par A.Film (900 000 entrées au Danemark) montrés en sneak preview, La Balade de Yaya (Blue Spirit) en début de programmation ou Les Mousquetaires du tsar (Est-Ouest Films, Waking The Dog et Kinoatis), Cartoon Movie continue à mettre en avant le film d’animation qui réunit toute la famille. Le genre forme indéniablement le cœur battant de la manifestation qui affectionne ces projets parvenant à fédérer leur public, et sait les accompagner au besoin durant leur production.

« Découvert » en 2006 au Cartoon Forum, TAT Productions revient ainsi présenter son second long-métrage, Terra Willy (à l’affiche en France le 3 avril). Visant le même public que Les As de la jungle, le film aborde, de manière tout aussi jubilatoire, le mythe de Robinson Crusoé façon spatial. Un prétexte pour déployer de somptueux décors 3D et des créatures improbables et colorées.

Distribué en France (sur une combinaison de 400 copies) et à l’international par Bac Films, le film devrait être vendu sur encore plus de territoires que Les As de la jungle : « Contrairement à ce film qui s’appuyait sur une série ayant déjà fait ses preuves à l’international, Terra Willy a réussi tout seul à convaincre le marché », se félicite le producteur Jean-François Tosti.

 

Développant des valeurs assez proches (dépassement de soi...), La Balade de Yaya, porté par Blue Spirit au sein du label Sinematik et au stade de développement, s’annonce tout aussi prometteur et grand public. S’appuyant sur une bande dessinée franco-chinoise, le film remonte le temps et suit le périple en Chine de deux enfants (une jeune pianiste et un gamin des rues) fuyant Shanghai en pleine guerre sino-japonaise (en 1937) pour rejoindre Hong Kong. Cette adaptation au format scope sera traitée en 3D avec un rendu 2D.

Annoncée avec un budget entre 12 et 15 millions d’euros, la production, qui a été le pitch le plus suivi du Cartoon Movie, en est au début de son tour de table. Elle inaugure, selon Armelle Glorennec, une nouvelle dynamique de production pour le studio Blue Spirit qui en assurera la fabrication dans ses studios d’Angoulême et de Montréal : « Nous voulons mettre à profit tout le savoir-faire de nos studios qui ont pris de la maturité afin de donner une dimension grand public à cette histoire classique et universelle. »

 

Sans perdre de vue la cible famille, des projets comme Linda veut du poulet ! (Dolce Vita Films) ou Le Voyage extraordinaire de Marona (Aparte Films, Sacrebleu Productions) se démarquent par leur audace graphique. Écrit et réalisé par Chiara Malta et Sébastien Laudenbach (La jeune fille sans mains), Linda veut du poulet ! est une comédie enlevée et burlesque – comment faire un poulet aux poivrons à sa fille un jour de grève générale ? –, qui opte franchement pour des couleurs pop, des décors stylisés et un cerné noir non continu pour ses personnages, lequel peut se modifier – jusqu’à disparaître – selon son emplacement dans la scène.

Prévu pour être réalisé en 2D par Miyu Productions à Angoulême et Paris, et distribué par Gebeka, le film prévu pour 2021 fait partie des projets les plus inattendus – et les moins onéreux – de la sélection bordelaise (2,80 millions d’euros).

 

Réalisé par Anca Damian (La Montagne magique), L’extraordinaire voyage de Marona, dont plusieurs extraits ont été présentés, préfère jouer sur l’empathie en se mettant à la hauteur d’une petite chienne qui se remémore sa vie auprès des humains qu’elle a aimés. Chaque période de sa vie est prétexte à dépeindre des univers différents rendus en 2D, papier découpé et 3D (pour les décors). Produite par Aparte Film (Roumanie), Sacrebleu Productions (France) et Minds Meet (Belgique), cette coproduction, classique dans sa trame narrative, mais visuellement foisonnante, réunit plusieurs studios (Aparte Films, Marmita Films à Bordeaux, Tu Nous ZA Pas Vus à Arles) : chacun fabriquant de manière artisanale une partie.

Le montage financier de ce film d’auteur (budget inférieur à 3 millions d’euros) a été un pari : « Ce genre de film a très peu de place en France auprès des télévisions, des Sofica, voire des distributeurs ou des vendeurs », souligne le producteur Ron Dyens (Sacrebleu Productions). « Les diffuseurs ne nous ont pas suivis contrairement à Tout en haut du monde ». Distribué par Cinéma Public Film en France et Charades à l’international, le film sera à l’affiche à la rentrée 2019.

 

Ils n’entreront pas en production avant un ou deux ans, mais déjà ces projets en concept, dont certains sont signés par des réalisateurs de renom, suscitent l’intérêt des professionnels (éditeurs de BD compris). Auréolé du succès éclatant de Ma vie de Courgette, Claude Barras revient avec Sauvages !, un projet en stop-motion (budget de 10 millions d’euros) coproduit par Prélude (France), dont c’est le premier film en animation, et Helium Films (Suisse).

Prise de conscience écologique à hauteur d’enfant mais aussi message d’espoir, le film narre l’amitié entre une petite fille vivant à Bornéo et un bébé orang-outan qu’elle essaie de sauver de la captivité et de la déforestation programmée. Pour le réalisateur, il est important de sortir du cinéma d’auteur pour toucher un public familial.

 

Parabole contemporaine et sociale, Le conte du hérisson d’Alain Gagnol et Jean-Loup Felicioli (Une vie de chat, Phantom Boy) inscrit, lui aussi, son histoire – une chasse au trésor – dans l’actualité : ici, une fermeture d’usine entraînant le chômage des parents… Mais le film montre comment ses jeunes protagonistes peuvent changer le cours du destin. Produit par Parmi les Lucioles Films, il recourt à des animations 2D traditionnelles. Et cherche des diffuseurs et des coproducteurs.

Réalisateur de Zombillénium, Alexis Ducord revient également, avec son monteur Benjamin Massoubre, pour présenter Saba : un film d’aventure en full 3D (15 millions d’euros) toujours porté par Maybe Movies, qui place l’action en 1938 dans la corne de l’Afrique. À la recherche de ses parents – des archéologues – capturés par les fascistes, une petite fille va devoir traverser plusieurs pays en guerre jusqu’à atteindre le territoire légendaire de la reine de Saba.

 

Une autre quête, qui a lieu cette fois-ci à Montmartre (en 1885), est proposée dans Séraphine par l’auteure Marie Desplechin qui en signe le scénario (à partir de sa nouvelle éponyme). Si la recherche des parents en constitue la trame, le film est l’occasion de faire revivre un quartier alors en pleine effervescence (construction du Sacré-Cœur, etc.) et d’y croiser des figures truculentes. Coproduit par Little Big Story, qui se lance dans le film d’animation, et Tu Nous ZA Pas Vus Productions pour la production exécutive, le film en concept sera réalisé en 2D (3D pour les décors).

 

 

Animation « jeunes adultes », toujours l’engouement

De manière toujours aussi affirmée, l’offre « jeunes adultes », qui émane souvent de sociétés spécialisées dans la fiction ou le documentaire, aborde des sujets d’actualité brûlants (totalitarisme, immigration, lutte contre la déforestation, etc.) en allant puiser parfois dans l’histoire récente des moments qui leur font écho. En pleine crise des migrants, La Traversée de Florence Miailhe acquiert ainsi, de par son ton et sa facture (de la peinture animée), une dimension intemporelle et universelle. Produite par Les Films de l’Arlequin, cette épopée coproduite avec Maur Film (République tchèque), Balance Films (Allemagne) et Xbo (France) repose sur une technique d’animation traditionnelle (le banc-titre) adaptée aux besoins du long-métrage (voir encadré La Traversée).

Percutant également l’actualité, le projet en développement porté par les Films du Tambour de Soie (Marseille), Interdit aux chiens et aux Italiens rappelle la traversée des immigrants italiens lors de la Seconde Guerre mondiale. Brassant des histoires vraies, le film d’Alain Ughetto utilise un rendu hybride à base de marionnettes, de stop-motion et de prises de vues réelles pour rendre plus palpables ces rêves d’ailleurs et plus tragiques le passage des frontières. Saga européenne de par son scénario, le film au budget inférieur à 3 millions d’euros produit par Graffiti Doc (Italie) a su également séduire la Suisse avec Nadasdy Film et la France avec Vivement Lundi et Foliascope.

 

Expédition périlleuse elle aussi, mais dans un autre genre, J’ai perdu mon corps réalisé par Jérémy Clapin (Skhizein) et produit par Xilam Animation, dont plusieurs séquences finalisées ont été présentées, suit l’errance d’une main séparée de son corps suite à un accident du travail. Rosalie (de son petit nom), qui se souvient avec émotion de sa vie passée (au Maroc, puis l’exil en France, etc.), devra affronter de nombreux dangers avant de retrouver son corps et reprendre en main le cours de sa vie. Très attendu, ce projet de longue haleine et de facture sombre et poétique est basé sur le livre Happy Hand de Guillaume Laurant. Inclassable, cette histoire fantastique, qui mêle les techniques 2D et 3D, a attiré un grand nombre d’investisseurs.

 

Autre traversée de tous les dangers, Mars Express par Jérémie Périn anticipe la colonisation de Mars par des humains enrichis par le travail des robots, la Terre devenant la planète des laissés-pour-compte. Produit par Everybody on Deck (avec Je Suis Bien Content pour la production exécutive et Tchack), le film de science-fiction (7 millions d’euros) se situe dans la continuité de la série remarquée Lastman (26 fois 13 minutes) produite et réalisée par la même équipe et diffusée sur France 4 (puis, faute de diffuseurs publics, sur Netflix). Jeu de contrastes entre les paysages chatoyants des nouvelles colonies spatiales et la noirceur de la Terre, cohabitation explosive entre les robots 3D et les humains 2D… Le projet très « réaliste », actuellement sous forme d’animatique, est prévu pour entrer en production en 2020.

 

Sorti pour sa part des affres de la production, Buñuel dans le labyrinthe des tortues (production par Sygnatia), qui sera à l’affiche en France en juin prochain (en avril en Espagne), revient sur un moment décisif mais peu connu de la vie du cinéaste mexicain, le tournage épique du documentaire Terre sans pain.

Adaptée du livre de Fermin Solis, cette évocation, qui recourt à l’animation 2D et à l’intégration d’images tournées par Buñuel, prend parfois des accents surréalistes. Le film a conquis le public du Cartoon Movie qui a décerné à son réalisateur Salvador Simó le Cartoon Movie Tribute du réalisateur européen de l’année, et à son coproducteur néerlandais Submarine, l’un des plus grands studios d’animation aux Pays-Bas (pays invité d’honneur du Cartoon Movie), celui du producteur.

 

 

Extrait de l’article paru pour la première fois dans Mediakwest #31, p.124/128. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

  • 15 mai 2019 à 17:00

Des VFX français à la croisée des chemins...

Le Paris Images Digital Summit est devenu un moment d’échanges et de questionnement entre les professionnels français du secteur des VFX français. © DR

Lors du Paris Image Digital Summit qui s’est déroulé, au Centre des Arts d’Enghien-les-Bains au début de l'année, la filière des effets visuels numériques a montré son sens de l’innovation et de la créativité, mais aussi quelques faiblesses. Résumé de ce rendez-vous professionnel d’un secteur qui peine encore à gravir l’échelle internationale.

 

Lors du Paris Images Digital Summit, le CNC et Audiens présentaient une mise à jour de l’étude entamée il y a trois ans sur l’emploi dans le secteur des effets visuels numériques. Le premier constat de cette étude est positif, puisque cette filière comptait en 2017 près de 4 000 emplois, soit une hausse de 556 emplois par rapport à 2016. L’étude souligne d’ailleurs qu’en dix ans plus de mille emplois ont été créés dans ce secteur, ce qui représente un doublement du nombre d’emplois et une hausse corollaire de 64 % des créations d’entreprises.

Il faut dire que le CNC a mis sur la table depuis 2017 un « plan VFX » qui supporte les œuvres cinématographiques et télévisuelles ambitieuses en matière d’effets visuels numériques, avec des aides passées de 7 millions d’euros en 2016 à 10 millions en 2017. Quinze projets français ont ainsi pu en bénéficier en 2018, dont « L’Empereur de Paris » de Jean-François Richet et « Taxi 5 » de Franck Gastambide.

 

 

Les VFX français se structurent, mais...

Toutefois, le constat est plus nuancé quand on s’aventure dans l’épaisseur du trait. Déjà, cinq entreprises seulement concentrent la moitié de la masse salariale du secteur, tandis que les dix premiers studios de VFX concentrent 70 % des salariés. Ces pourcentages étaient de 68 % en 2016 et 65 % en 2015. Si l’on considère le verre à moitié plein, cela signifie que les entreprises leaders du secteur se structurent peu à peu… Cette concentration est aussi géographique puisque 80 % des VFX sont réalisés en Ile-de-France, ce qui représente 95 % de la masse salariale.

Plus étonnant, la part des intermittents (les CDD d’usage) dans les VFX est importante avec 76 % d’emplois intermittents et 23 % d’emplois permanents, mais ce seuil s’abaisse depuis dix ans et la part de ceux-ci est en-dessous de la moyenne de la production audiovisuelle et de l’animation en particulier.

Ce dernier phénomène est à mettre en regard du fait que l’âge moyen des employés dans les VFX est supérieur à celui de la production audiovisuelle et a fortiori de l’animation. À y regarder de plus près, on constate que le nombre de salariés de moins de 30 ans a augmenté depuis 2015 de 12 % tandis que les « plus de 40 ans » ont bondi de +126 % !

Le CNC et Audiens ont également comparé VFX et animation, pour se rendre compte que l’animation représente à elle seule les deux tiers des effectifs des deux secteurs réunis. Plus intéressant, l’animation concentre les trois quarts de la masse salariale quand on compare les deux secteurs, alors qu’elle est la plus grande consommatrice de CDD d’usage avec 90 % de sa masse salariale. En dépit de son fonctionnement en mode projet, l’animation reste donc plus pourvoyeuse d’emplois.

 

 

L’international : un plafond de verre pour les studios français

Le secteur des VFX soutient encore moins la comparaison à l’international, là où l’animation française s’exporte bien, le secteur des effets visuels numériques se heurte à un plafond de verre. Et l’abaissement du seuil du crédit d’impôt international fléché sur les VFX n’a pas véritablement changé la donne.

Comme le rappelle Stéphane Bender de Film France : « Après l’annonce de l’abaissement du seuil d’un million d’euros à 250 000 euros, on pouvait s’attendre à un effet d’aubaine pour les studios de VFX français qui avaient du mal à être suffisamment attractifs hors de nos frontières. Le constat est en demi-teinte depuis, puisqu’en 2017 seul un projet de long-métrage basé sur des VFX a bénéficié de ce dispositif et à peine plus en 2018. »

Selon Olivier Emery, fondateur du studio de VFX Trimaran : « Les pays qui ont de l’ambition dans le domaine des effets visuels numériques sont en train de migrer vers un crédit d’impôts à un niveau d’environ 40 % de déduction fiscale. Il est clair que dans cette course au crédit d’impôt la France est un peu derrière avec seulement 30 % de déduction jusqu’ici. Le passage à 40 % nous mettrait au niveau de l’Allemagne, de l’Australie et même du Canada. Mais, prévient aussi Olivier Emery, ce n’est pas la seule raison qui explique que nos studios ont du mal à gagner des projets à l’international. »

Le dirigeant de Trimaran estime avoir perdu en 2018 des projets internationaux importants pour des raisons qui tiennent tantôt à l’agressivité commerciale plus forte des studios étrangers, avec par exemple le devis d’un studio canadien concurrent dans lequel la ligne « Superviseur VFX » était comprise dans le package de base avec un forfait ou encore à cause du fait que la bande demo de notre studio n’est pas à la hauteur de concurrents étrangers.

Cela fait dire à Olivier Emery : « Il faudrait que les studios français de toutes tailles apprennent à mieux travailler ensemble en se spécialisant au sein de projets collaboratifs, comme c’est souvent le cas à l’étranger, plutôt que d’avoir une approche généraliste et d’être peu enclins à la sous-traitance. Je ne comprends pas qu’en France le marché des effets visuels ne représente qu’un million d’euros de chiffre d’affaires hors marché publicitaire, alors qu’au Canada ou en Grande-Bretagne il est estimé à un milliard de dollars. »

Les professionnels présents durant le PIDS insistaient aussi sur la nécessité de répondre aux nouvelles certifications techniques en matière de sécurité des locaux, des systèmes informatiques… demandés par les majors américains et les plates-formes numériques comme Amazon ou Netflix.

Depuis 2018, la certification promue par le MPAA (Moving Picture Association of America) et la Content Delivery & Security Association (CDSA) s’appelle Trusted Partner Network (https://ttpn.org/). Elle repose sur une série de mesures visant à réduire le risque de piratage par les réseaux informatiques. Le TPN a été décidé suite à plusieurs cas de piratage de séries TV avant leur diffusion, comme ce fut le cas en 2017 avec la saison 5 de la série Netflix Orange is the new black (L’Orange lui va si bien) dont la copie illicite était issue d’un studio de postproduction son ayant des failles de sécurité informatique ou encore pour un épisode de la saison 7 de Game of thrones qui a fuité via une société sous-traitante de la 21st Century Fox Star India chargée de la gestion des médias de la série.

 

 

Mutualiser les ressources entre studios

La mise à niveau vers le TPN a un coût estimé à environ 20 000 euros, tandis que l’audit annuel obligatoire revient lui à 5 000 euros. Autant dire des coûts prohibitifs pour bon nombre de studios français, dont la sécurité informatique n’est pas le cœur de métier.

Face à cette difficulté supplémentaire qui constitue un « véritable plafond de verre » pour de nombreux studios français de taille modeste, « nous devrions mutualiser nos ressources », insiste Olivier Emery. L’an dernier les studios français de VFX s’étaient pourtant regroupés au sein d’un nouveau syndicat professionnel, le V2F.

« Toutefois, neuf des dix-sept entreprises membres de V2F sont des petites structures comme la nôtre, dont les gérants sont un peu au four et au moulin, tandis que notre président est très pris par ailleurs par ses différents mandats », explique Olivier Emery.

Moralité, V2F n’a pas accouché de grand-chose depuis un an. Afin de rester positif, chacun se répéta donc que la mutualisation des moyens en vue d’acquérir ces nouvelles certifications de sécurité indispensables au niveau international pourrait être un objectif pragmatique à brève échéance. De même, chacun s’accordait sur le fait que parvenir à montrer à la Visual Effects Society (VES) que sa section française créée en 2018 était dynamique avec ses 90 membres représenterait une avancée significative.

 

 

L’innovation française dans les VFX toujours active

Les difficultés de pénétration du marché international mis à part, les acteurs des effets visuels numériques français ne manquent pas d’esprit d’innovation et de créativité. Pour s’en rendre compte, il suffisait de suivre les présentations modérées par Stéphane Singier de Cap Digital qui mit en avant quelques pépites hexagonales comme Pocket Studio.

Cet éditeur logiciel a conçu (en version beta pour le moment) un logiciel de conception 3D collaborative dont l’ergonomie s’apparente à la G Suite de Google. Pocket Studio, s’il tient toutes ses promesses jusqu’à son lancement officiel avant l’été 2019, offrira un niveau d’ergonomie jamais égalé jusqu’alors avec un outil de conception 3D en ligne.

Il suffit en effet d’une connexion 4G et d’un login (mot de passe) pour que s’affiche le bureau partagé dans lequel différents collaborateurs distants peuvent concevoir une scène 3D complète, de sa modélisation à son rendu final, en ayant la possibilité d’agir sur chacun des éléments de la scène à tout moment. Il n’y a guère que l’animation de personnages qui ne peut pas pour le moment être gérée via ce logiciel collaboratif de conception 3D.

 

 

Le docu-fiction, moteur des VFX

Côté réalisations, le studio lyonnais Fauns a travaillé en 2018 sur « Living Universe » une série documentaire de 4 x 52’ particulièrement ambitieuse. Coproduite par la chaîne Arte, ABC Australia, Essential Media et le producteur de documentaires ZED, ce docu-fiction scientifique d’anticipation raconte de la manière la plus réaliste possible ce qui pourrait advenir lors d’une expédition spatiale visant à explorer des formes de vie dans et hors de notre galaxie.

Les odyssées spatiales ayant déjà fait l’objet de plusieurs blockbusters célèbres comme « Interstellar », « Gravity » ou « Seul sur Mars », il va de soi que la barre qualitative a été placée très haut au cœur de la conception des nombreux objets et créatures en synthèse présents dans cette épopée scientifique.

Après un tournage en Islande, Fauns a été chargé de réaliser des modèles 3D des vaisseaux spatiaux, robots et créatures présents tout au long de l’expédition. Le vaisseau spatial, Minerva, censé mesurer 1,3 km de long, fut à lui seul une gageure. « Il nous a fallu trouver une multitude d’astuces pour parvenir à faire imaginer au public sa taille gigantesque. Nous avons dû aussi simuler le vieillissement de sa structure, puisque le voyage interstellaire de ce docu-fiction dure plusieurs centaines d’années. De même, les créatures extra-terrestres ont fait l’objet d’une recherche poussée en matière de design et d’animation », souligne Raphaël Penasa le CEO de Fauns.

 

 

La previs sert à l’animation

Tout aussi intéressant est le décryptage technique des scènes du film d’animation en Full 3D, franco-chinois « Spycies » réalisé par Guillaume Ivernel (coréalisateur du film « Chasseurs de dragons » et producteur de « Ballerina ») et sorti en février 2019 dans les salles de cinéma. En effet, Guillaume Ivernel s’est inspiré à la fois de l’animation japonaise et de comédies « cartoon » comme « Roger Rabbit » pour réaliser un film très riche en scènes d’action survitaminées.

Afin d’assurer la cohérence des nombreuses scènes tonitruantes du film, qui nécessitent un découpage au millimètre, le célèbre réalisateur a fait appel à la technique de la previs 3D des séquences. Ainsi, il a été possible de chorégraphier avec précision les nombreuses scènes très en amont des animations et du rendu final. Chaque scène est passée entre les mains du studio français Android Associés qui bénéficie d’une déjà longue expérience en la matière.

Pour Guillaume Ivernel, « cela nous a permis de travailler de manière très précise entre les studios français sélectionnés, sachant que les cadres et mouvements de caméras choisis lors de la previs étaient extrêmement proches des scènes finales, beaucoup plus que ne l’aurait été un simple storyboard. Et, étonnamment ce process de fabrication offre une plus grande liberté de travail pour le réalisateur, car on voit immédiatement si une scène fonctionne ou pas. Cela nous a permis, dans un cadre budgétaire assez contraint, de réaliser un film cohérent d’un bout à l’autre de la chaîne de production, en dépit de scènes d’action particulièrement complexes. »

 

 

Une nouvelle perle expérimentale de Nicolas Deveaux

Les films de court métrage réalisés par Nicolas Deveaux et produits par Cube Creative avec Arte sont désormais attendus par l’ensemble de la profession, tels des mets délicats qu’on déguste avec délice ! Après « 5,80 mètres » et « 7 Tonnes 3 », le dernier opus du réalisateur de « Un mètre/heure » ne fait pas exception à la règle de par l’originalité de son sujet et de son traitement. En plus, lors du PIDS, il était projeté dans les meilleures conditions possibles en qualité cinéma et 3D relief, sachant que l’essentiel de ce film de neuf minutes en « time lapse », qui montre des escargots en train de danser sur une aile d’avion, a été tourné en 4K relief.

Enfin, c’est essentiellement le décor qui a été tourné de la sorte, car les escargots, eux-mêmes héros « danseurs » du film, ont tous été modélisés et animés en 3D. Un gros travail a notamment été effectué pour disposer d’éléments photogrammétriques de l’avion et de l’aéroport. Grâce à cette matière à 360°, Nicolas Deveaux pouvait utiliser ensuite de multiples cadrages et modifier les lumières suivant ses envies créatives. Le résultat est de ce fait une intégration parfaite entre images de synthèse et images réelles, une vraisemblance des séquences et… une grande poésie à la clef.

 

 

Extrait de l’article paru pour la première fois dans Mediakwest #31, p.120/122. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

  • 15 mai 2019 à 17:00

R3D, le nouvel SDK de RED qui accélère les workflows 8K

R3D, nouvel SDK de RED accélère les workflows 8K © DR

RED annonce le lancement de son nouvel SDK R3D, qui permet une lecture en temps réel de contenus 8K grâce aux cartes NVIDIA : les cinéastes peuvent ainsi effectuer le tournage et la postproduction entièrement en 8K. Avec cette nouvelle solution, RED et NVIDIA participent activement à la mise en place d’une chaine de production en 8K.

 

RED Digital Cinema lance son nouvel SDK R3D accompagné de l’application REDCINE-X PRO qui permet un décodage et un dématriçage plus rapide des fichiers RED R3D sur les plateformes NVIDIA CUDA. En utilisant une ou plusieurs cartes graphiques NVIDIA pour effectuer ces tâches – qui demandent une grande puissance de calcul –, le système permet désormais la lecture, le montage et l’étalonnage d’images en 8K en temps réel.

En phase de postproduction, cette nouvelle synergie matériel/logiciel offre les avantages suivants…

  • lecture en 8K à 30 IPS au moins
  • conversion jusqu’à 10 fois plus rapide, selon le format et le contenu
  • plus d’efficacité et de contrôle de la qualité lors du processus de vérification du contenu
  • création plus libre à l’aide de fichiers R3D flexibles au lieu de fichiers proxy

Le traitement des images en 8K nécessite une carte NVIDIA Quadro RTX 6000 ou 8000, GeForce RTX 2080 Ti ou TITAN RTX et un PC raisonnablement puissant. Les créateurs peuvent atteindre de meilleures performances avec des stations de travail à plusieurs cartes graphiques, et même des cartes NVIDIA plus anciennes peuvent apporter une amélioration notable aux délais de traitement.

On notera que les nouveaux ordinateurs portables dotés de cartes NVIDIA RTX proposés par les plus grands fabricants – Razer, Acer, Alienware, ASUS, Dell, Gigabyte, HP, Lenovo, MSI et Samsung – sont déjà capables de lire des contenus 8K en temps réel et laissent donc l’utilisateur libre de choisir l’outil le mieux adapté à son budget.

 

Les principaux intégrateurs de SDK et éditeurs de solutions de montage offriront prochainement des versions mises à jour de leurs produits.

  • 1 mai 2019 à 16:00

Cartoon Springboard, attention talents !

Porteurs du projet de série Mousse et Bichon, Rosalie Benevello, Vinnie Bose et Hippolyte Cupillard doivent convaincre les professionnels du Cartoon Springboard. © Cartoon

Tribune pour les jeunes talents, la quatrième édition du Cartoon Springboard s’est posée à Valenciennes en décembre dernier...

 

Créé il y a cinq ans par Cartoon, à Halle (Allemagne), Cartoon Springboard (« tremplin » en anglais) vise à faire émerger les jeunes talents récemment diplômés des écoles européennes d’animation ou dans la vie active depuis moins de cinq ans, et à donner un coup de projecteur, voire d’accélérateur, à leurs projets de série, d’unitaire, de long-métrage, de jeu vidéo ou d’application transmedia.

« Dans un secteur devenu si concurrentiel, il leur est difficile de rencontrer les bons interlocuteurs et d’accéder au marché international », remarque Yolanda Alonso, organisatrice de Cartoon Springboard. L’idée de cette rencontre avec les professionnels du secteur (diffuseur, producteur, distributeur) avait déjà été initiée par la manifestation Training for Trainers.

Avec Cartoon Springboard toutefois, la formule gagne en efficacité. Tenus de présenter leur projet (en anglais), en un temps limité et à un parterre de professionnels internationaux, les participants peuvent en effet mesurer, en temps réel, la maturité et les réels potentiels de leur projet. Quelque 24 projets, issus de 16 pays européens, ont été présentés à 45 experts internationaux. Un Springboard particulièrement qualitatif qui avait choisi Valenciennes pour sa quatrième édition. Il se tiendra à Valencia (Espagne) les trois prochaines années.

 

 

L’expertise en partage

Intervenant depuis les débuts du Springboard en tant qu’« experte », la distributrice Eleanor Coleman (Indie Sales) ne cache pas son enthousiasme : « Le marché de l’animation s’est considérablement ouvert, l’offre s’est beaucoup diversifiée. Mon travail consiste à trouver de nouveaux talents porteurs de projets. Ici, nous découvrons le point de vue de nouvelles générations qui n’ont pas encore en tête toutes les contraintes du marché si ce n’est celle de la création. »

Pour Pierre Siracusa, directeur délégué à l’animation chez France Télévisions, le Cartoon Springboard constitue un espace opportun de discussion – et de travail – où les professionnels peuvent échanger sur des projets qui, éventuellement, iront aux Cartoon Forum ou Cartoon Movie.

« Le secteur de l’animation est en plein boom, le nombre des participants et de contributeurs est de plus en plus élevé et les projets de plus en plus professionnels. Grâce à l’action du Cartoon Forum et du Cartoon Movie, les acteurs importants du secteur ont appris à se connaître. Ils n’ont plus besoin de ces manifestations pour décrocher un rendez-vous à la BBC, à la RAI ou chez ZDF ! Elles sont devenues des vitrines comportant des séances de pitch. Il faut donc trouver un espace dans lequel puissent se découvrir des projets moins avancés et où l’enjeu est d’aider à les faire aboutir. D’où la notion d’experts si présente au Springboard. »

 

Pour Eleanor Coleman, l’expertise consiste à partager son expérience et sa connaissance du marché international. Pour le diffuseur français, ses interventions portent plutôt sur le projet éditorial, sa cohérence et sa pertinence face aux besoins des investisseurs et des diffuseurs.

« Intervenir sur des projets très en amont nous permet tout de suite d’être dans une dialectique constructive avec les auteurs afin d’affiner le propos et l’intégration du projet dans nos cases », poursuit Pierre Siracusa. « Pour le producteur, profiter de cet accompagnement financier et éditorial se montre aussi productif. Cela lui fait gagner du temps et constitue un gage de faisabilité face aux intervenants extérieurs qui vont rentrer dans son plan de financement. »

Ici, pas question, à l’inverse du Cartoon Forum ou Cartoon Movie, de choisir son projet : « C’est l’esprit de tremplin et de tutorat qui prime », précise Joseph Jacquet, responsable R&D Animation (France Télévisions). « Les experts sont là pour accompagner et chercher comment le projet, qui en est aux prémices, peut aboutir à une production plausible. » Et ce projet qu’ils décortiquent ne leur est pas inconnu. Bien avant que le projet ne soit pitché, le panel d’experts, avec la complicité des modérateurs du Cartoon Springboard, en ont déjà listé les points forts et les insuffisances.

 

 

Projets « tremplin »

Repérés en amont par Agnès Bizzaro, qui intervient également sur le Coaching Programme du Cartoon Movie, la plupart des projets pitchés au Cartoon Springboard 2018 sont signés par des étudiants issus de quatorze écoles d’animation européennes (Ensav-La Cambre, Filmakademie Baden-Wurtemberg, Film Academy Of Performing Arts, Animation Sans Frontières-The Animation Workshop, etc.) et de six françaises comme l’Esaat, l’Iscid, l’Emca, l’Esmi, l’Ensad et la Poudrière.

Cette année encore, l’école de Bourg-lès-Valence s’est distinguée en présentant des projets de grande qualité, dont deux séries et un unitaire TV. Proposée par Antoine Delebarre (promotion 2017), la série 2D Kakokis (26 fois 1 minute) destinée au pre-school introduit trois volatiles (Ka, Ko et Kis) qui découvrent des objets (aspirateur, arrosoir...) venus s’échouer sur leur plage. Chacun à sa manière (la série est sans dialogue) exprime sa curiosité voire sa perplexité et laisse libre cours à son imagination pour trouver le mode d’emploi. Si les experts ont salué l’humour et l’efficacité graphique du projet, ils ont pointé la difficulté d’adapter les expressions pour le marché international, et mis en garde, notamment pour les marchés anglo-saxons, sur la sélection des objets : certains pouvant présenter un danger si les jeunes spectateurs les utilisent comme les héros...

 

Retours également très positifs de la part des experts pour la maîtrise du storytelling et l’originalité du traité graphique du projet de série pre-school Mousse et Bichon proposé par Rosalie Benevello, Vinnie Bose et Hippolyte Cupillard (promotion 2018). Adaptée librement d’albums de Claire Lebourg, la série en stop-motion (et décors en 2D) met en scène l’amitié entre le morse Bichon et la chaussette Mousse dont la maison est visitée à chaque marée par la mer qui lui laisse en dépôt coquillages et menus objets. « Nous avions commencé à développer le projet dans le cadre d’un exercice de trois mois à La Poudrière qui a accepté de prendre à sa charge les droits de l’adaptation », indique Rosalie Benevello. « Suite à cette première présentation, nous avons réévalué la cible et le format. » Reste au trio à écrire des épisodes complets et à préciser l’âge des protagonistes.

Comme les précédents, la série 2D Petlovers (pour les 9/11 ans) présentée par la Belge Britt Raes (déjà auréolée de nombreux prix pour son court-métrage Catherine), qui dépeint une société où les hommes sont devenus les animaux de compagnie des chats, est passée au crible de l’analyse des experts diffuseurs, lesquels remettent toujours le projet en face des besoins du marché. De même, la série d’aventure et d’action Basil and Spence (13 fois 22 minutes) de l’Irlandais Josh O’Caoimh (Jam Media), qui se passe dans un lieu improbable (une île en forme de tremplin de skate surmontée d’un gros rocher que rêvent de faire rouler jusqu’en bas des malveillants), a suscité toute l’attention des professionnels. Inspiré, l’auteur prépare déjà la saison 2.

 

Si le Cartoon Springboard 2018 a ouvert ses pitchs, pour la première fois, au jeu vidéo comme Forsake the Grave (produit par Primal Seed) dont les auteurs présentaient une démo jouable, il a reçu, cette année, une offre significative de projets pour la cible ado-adulte. Parmi eux, Billie and Bam de Zoé Harley et Angelin Paul (Ésaat) : une série (13 fois 7 minutes) qui se situe à une époque post-apocalyptique où des enfants doivent survivre dans un monde violent. Un projet prometteur à condition, tempère Joseph Jacquet, de mieux caractériser les personnages en termes d’âge et surtout, avant même de se frotter à sa faisabilité technique et financière, de bien mûrir l’offre : le projet s’adresse-t-il à la télévision ou à une plate-forme ?

 

Côté long-métrage, Fernando Belisario (issu de l’Institut Supérieur Couleur Image Design de Montauban) est venu avec Hope, un projet qui trace de manière sensible le portrait des femmes de sa famille vénézuélienne. L’auteur possède déjà un synopsis de son film. Mais il doit encore, toujours d’après les experts, mieux spécifier l’histoire qu’il entend suivre.

Si les jeunes talents doivent se plier à l’exercice délicat, mais incontournable du pitch (en anglais, répétons-le), ils ont tout à y gagner. Depuis le début de Springboard (jusqu’à 2017), 67 % des projets sont en cours de développement et une dizaine a trouvé un producteur. Ainsi du « space opéra gériatrique » de Grégoire Lemoine (La Poudrière 2010), Hospice Odyssey (12 fois 7 minutes), pitché en 2016 à Halle et remarqué par le producteur Vivement Lundi. Il arrive aussi, et de plus en plus fréquemment, que le Cartoon Springboard constitue un tremplin pour le Cartoon Forum ou le Cartoon Movie, manifestations également organisées par Cartoon. Pitché au Cartoon Springboard 2016, le long métrage Geno (Lira Production Studios, Géorgie) s’est ainsi retrouvé dans la sélection du Cartoon Movie 2017.

 

Lors du Cartoon Forum 2018, deux projets issus de Springboard ont été très remarqués : Maman pleut des cordes (Laïdak Films) et le documentaire animé Tufo de Victoria Musci (Les Contes Modernes). Quant au projet de série Mousse et Bichon, il a suscité, dès sa présentation, un vif intérêt de la part d’un producteur et d’un distributeur. En toute logique, la série devrait se retrouver dans les prochaines éditions du Cartoon Forum.

 

Article paru pour la première fois dans Mediakwest #30, p.110/112. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

  • 29 avril 2019 à 17:00

L’ISTS pousse le curseur avec Avid ProTools S6

L’ISTS a investi dans quatre configurations Avid Pro Tools S6, dont deux présentes sur le site parisien. © DR

L’ISTS (Institut supérieur des techniques du son) est l’école spécialisée dans les métiers de l’audio, elle prend pleinement sa place au sein du groupe ESRA. Pour être en phase avec les problématiques du marché et répondre aux demandes des futurs employeurs, il est nécessaire de posséder les outils référents. L’école a donc investi, il y a quelques mois, dans quatre configurations Pro Tools S6. Deux sont à Paris, et les autres en province (Rennes et Nice). Visite de ces nouvelles installations en compagnie de David Azoulay, directeur général du groupe ESRA, et Jean-Christophe Belval, coordinateur pédagogique ISTS.

 

L’ISTS est une école privée reconnue par l’État et qui délivre un diplôme visé par l’État : le DESTS (Diplôme d’études supérieures des techniques du son). Pour bien comprendre le positionnement de l’ISTS, faisons un petit retour en arrière.

Créé en 1972 par Max Azoulay, le groupe ESRA a pour vocation la formation aux métiers du cinéma, de la télévision, du son et du film d’animation. Le groupe, aujourd’hui dirigé par David Azoulay, comprend trois écoles : l’École supérieure de réalisation audiovisuelle (ESRA), l’Institut supérieur des techniques du son (ISTS) et l’ESRA Animation. Implanté d’abord à Paris, le groupe ESRA a créé en 1988 l’ESRA Côte-d’Azur à Nice, l’ESRA Bretagne à Rennes en 1995 et l’ESRA Bruxelles en Belgique en 2015.

Chacune de ces écoles propose un cursus de trois ans d’études diplômantes et certifiantes qui peut, de façon optionnelle, se prolonger d’une quatrième année d’études à New York. « La philosophie de l’ESRA est de pouvoir enseigner et présenter tous les métiers de l’audiovisuel. Chaque année nous investissons dans le matériel pour moderniser les équipements », résume David Azoulay.

 

 

ISTS au cœur de l’audio

Répartie sur trois ans, la formation ingénieur du son de l’ESRA comprend des cours théoriques, des travaux dirigés, des réalisations et des stages en milieu professionnel. Les deux premières années constituent un tronc commun. En termes d’effectifs, il y a 190 élèves en première année et 150 en troisième année.

En troisième année, les étudiants aspirant à devenir ingénieur du son ont le choix entre les options suivantes, représentant autant de possibilités d’orientations professionnelles au sortir de l’école : Son Audiovisuel, Son Musical, Son Jeux-vidéo, Son Radio ou Sonorisation. La polyvalence acquise par les étudiants est une donnée essentielle pour s’insérer professionnellement, l’ISTS et l’ESRA ont bien compris depuis leur création la nécessité de cette polyvalence. L’ISTS est en phase avec les évolutions du secteur pour permettre une meilleure insertion, ce qui veut dire posséder du matériel adapté et à la pointe.

L’ESRA a acquis quatre consoles Avid Pro Tools S6 M40 en juin 2018. Deux consoles sont installées à Paris : une 24 fader dans une salle du bâtiment principal et une 16 fader dans le studio Ouistiti situé en face du bâtiment principal. Les écoles de province n’ont pas été oubliées puisqu’une console 24 fader est installée à Rennes et une autre à Nice. Deux de ces consoles sont équipées de MTRX.

 

Il y a quelques années, l’ISTS a repris les anciens studios de Dominique Blanc-Francard (studios Ouistiti et avant Aquarium). Il y a deux studios, dont un grand avec un plateau de 50 m2 qui peut être utilisé pour de la prise de son musicale. Il comprend une console Audient ASP 8024 - 24 et une console Avid Pro Tools S6. Ce studio est utilisé en troisième année pour les travaux pratiques des élèves.

Côté Felix Faure, viennent s’ajouter 2 studios dont l’un est équipé avec l’autre S6 en configuration 7.1 et le second lui contient une SSL AWS 900 et ses nombreux périphériques.« Chaque studio a ses spécificités pour y enseigner des disciplines différentes, que ce soit la musique, le son à l’image, la radio ou bien le jeu vidéo, pour n’en citer que quelques-unes. Ce sont les élèves de troisième année qui ont accès aux derniers équipements, notamment les consoles Avid Pro Tools S6 », indique Jean-Christophe Belval, coordinateur pédagogique ISTS.

Il y a une synergie entre les écoles ; ainsi les élèves ISTS participent aux productions de l’ESRA. Que ce soit pour de la prise de son, de la post-production, du mixage audio, les élèves de l’ISTS sont en charge de la production et de la finalisation audio des réalisations des élèves de l’ESRA. En troisième année, les élèves de l’ESRA réalisent un court-métrage et les étudiants de l’ISTS en assurent la prise de son, le montage son, le sound design et le mixage en 5.1.

En dehors de ces nouvelles installations, les outils Avid sont déjà très implantés dans le groupe. Concernant les Pro Tools, il y a sept Pro Tools HDX + Ultimate, une soixantaine de Stations Pro Tools réparties entre les quatre sites du groupe. Les différentes stations de travail sont équipées de plugs-in UAD, Fabfilter, Waves, Native Instrument, Arturia Izotope, Flux, Melodyne etc. Le groupe ESRA est partenaire officiel d’Avid et d’Apple. L’école est habilitée à délivrer des certifications Avid sur le logiciel Pro Tools et Apple sur Logic Pro.

 

 

Une formation qualifiante

Tous les cours sont dispensés par des professionnels référents. Une cinquantaine de professeurs différents sont présents au sein de l’ISTS pour les travaux pratiques et les cours magistraux. En troisième année, les cours de tronc commun sont dispensés sous forme de séminaires et de cours magistraux et dans chaque option les matières représentent environ 200 heures regroupées sur seize semaines. Les travaux pratiques, la réalisation des productions, la rédaction du mémoire de fin d’études occupent le reste du temps. Le cursus est complété par un stage de seize semaines sur les 3 ans.

Ces nouveaux équipements vont donc permettre aux élèves d’accroître encore un peu plus leur degré d’expertise sur les outils ad hoc et faciliter leur entrée dans le monde professionnel.

 

Article paru pour la première fois dans Mediakwest #31, p.112. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

  • 28 avril 2019 à 16:00

R3D, le nouvel SDK de RED qui accélère les workflows 8K

R3D, nouvel SDK de RED accélère les workflows 8K © DR

RED annonce le lancement de son nouvel SDK R3D, qui permet une lecture en temps réel de contenus 8K grâce aux cartes NVIDIA : les cinéastes peuvent ainsi effectuer le tournage et la postproduction entièrement en 8K. Avec cette nouvelle solution, RED et NVIDIA participent activement à la mise en place d’une chaine de production en 8K.

 

RED Digital Cinema lance son nouvel SDK R3D accompagné de l’application REDCINE-X PRO qui permet un décodage et un dématriçage plus rapide des fichiers RED R3D sur les plateformes NVIDIA CUDA. En utilisant une ou plusieurs cartes graphiques NVIDIA pour effectuer ces tâches – qui demandent une grande puissance de calcul –, le système permet désormais la lecture, le montage et l’étalonnage d’images en 8K en temps réel.

En phase de postproduction, cette nouvelle synergie matériel/logiciel offre les avantages suivants…

  • lecture en 8K à 30 IPS au moins
  • conversion jusqu’à 10 fois plus rapide, selon le format et le contenu
  • plus d’efficacité et de contrôle de la qualité lors du processus de vérification du contenu
  • création plus libre à l’aide de fichiers R3D flexibles au lieu de fichiers proxy

Le traitement des images en 8K nécessite une carte NVIDIA Quadro RTX 6000 ou 8000, GeForce RTX 2080 Ti ou TITAN RTX et un PC raisonnablement puissant. Les créateurs peuvent atteindre de meilleures performances avec des stations de travail à plusieurs cartes graphiques, et même des cartes NVIDIA plus anciennes peuvent apporter une amélioration notable aux délais de traitement.

On notera que les nouveaux ordinateurs portables dotés de cartes NVIDIA RTX proposés par les plus grands fabricants – Razer, Acer, Alienware, ASUS, Dell, Gigabyte, HP, Lenovo, MSI et Samsung – sont déjà capables de lire des contenus 8K en temps réel et laissent donc l’utilisateur libre de choisir l’outil le mieux adapté à son budget.

 

Les principaux intégrateurs de SDK et éditeurs de solutions de montage offriront prochainement des versions mises à jour de leurs produits.

  • 29 avril 2019 à 18:48
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