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Hier — 13 août 2020Hardware

macOS 10.15.6 Supplemental Update

Today Apple released macOS 10.15.6 Supplemental Update, a major software update to macOS Catalina. Update any supported system using the built-in Software Update functionality through the System Preferences pane or by using the standalone installer available from Apple.com.

À partir d’avant-hierHardware

Est-ce que macOS supporte l’USB 3.2 Gen.2 2×2 à 20 Gb/s ?

En testant un SSD pour Canard PC Hardware, je me suis posé une question : est-ce que macOS supporte l’USB 3.2 à 20 Gb/s ? La réponse est visiblement non, en tout cas avec la carte testée.

Petit résumé, parce ce n’est pas toujours évident. L’USB 3.0 original a été renommé en USB 3.1 Gen.1 puis en USB 3.2 Gen.1, avec un débit maximal de 5 Gb/s. le codage est en 8b10b (8 bits utiles, 10 bits transmis), ce qui donne un débit réel théorique de 500 Mo/s. Ensuite, il y a la norme à 10 Gb/s, nommée USB 3.1 Gen.2 puis USB 3.1 Gen.2. Elle utilise un codage 128b130b, donc avec moins de pertes : ~1,2 Go/s au maximum. Les deux normes peuvent utiliser la prise USB-A ou la prise USB-C, mais on trouve plutôt la norme d’origine en USB-A et la seconde en USB-C.

Plus récemment, une troisième version a été lancée : l’USB 3.2 Gen.2 2×2. Elle permet un débit de l’ordre de 20 Gb/s (~2,4 Go/s) en utilisant toutes les broches de l’USB-C (elle n’existe pas en USB-A). Actuellement, il existe quelques SSD externes qui utilisent cette norme, et quelques cartes PCI-Express, avec la puce ASM3242. J’ai utilisé une carte Sunix USB2321C, qui vaut environ 65 €. Elle se branche en PCI-Express 4x et propose une prise USB-C compatible. Comme SSD, un FireCuda Gaming de chez Seagate, c’est un SSD externe en USB-C rapide, capable d’atteindre 2 Go/s environ avec cette interface. Sur un Mac classique, il est limité à environ 1 Go/s, ce qui reste honorable.

Plus de 2 Go/s sous Windows

Dans un PC, le SSD atteint vraiment ~2 Go/s en lecture et en écriture, ce qui est plutôt élevé. Il est un peu cher (vers 300 € en 1 To) mais rapide, donc. Et dans un Mac ? Faute de Mac Pro, j’ai branché la carte en Thunderbolt 3 dans un boîtier externe. La bonne nouvelle, c’est que la carte fonctionne : elle accepte les périphériques. La mauvaise, c’est que le mode 2×2 ne semble pas implémenté dans macOS. Avec le SSD Seagate en question, impossible de monter le volume : il est vu comme un périphérique USB 2.0 et n’apparaît pas. Avec un autre SSD externe (Crucial X8), compatible uniquement 10 Gb/s, pas de soucis : il monte et fonctionne. Je n’ai pas trouvé de solution : le SSD en « 2×2 » ne fonctionne pas sur la carte. En l’état, la carte fonctionne donc avec les périphériques jusqu’à 10 Gb/s, et c’est tout.

La carte et un SSD capable de travailler en 2×2


macOS ne voit que de l’USB 2.0

Je suppose que quand Intel proposera le mode 20 Gb/s, macOS prendra en charge la norme, ça devrait arriver avant la fin de la transition. Et je n’ai pas encore pu tester avec Big Sur.

La Pippin « Retroquest » rootée

Il y a un moment, j’avais parlé de la Pippin « classic ». Non, pas mon poisson d’avril, la Retroquest. Il s’agit d’une console rétro sortie au Japon (et vendue bien trop cher) qui reprend bizarrement le design de la Pippin.

Keith Kaisershot en a un, il l’a ouverte, et on découvre donc un SoC ARM basique (l’Amlogic S905X, courant dans les boîtiers TV) avec un peu de stockage des émulateurs installés. Elle tourne sous RetroArch (en japonais) et c’est visiblement assez trivial d’ajouter des jeux et même des émulateurs en plus. Une vidéo montre d’ailleurs un déballage et quelque essais.

Mais Keith, en ouvrant la console, a vu qu’il y avait une interface UART, il a donc soudé les câbles nécessaires et le Linux est accessible via la console. Son but est évidemment d’installer l’OS de son choix, avec au moins la possibilité d’installer n’importe quel logiciel.

En haut à gauche, les traces de l’UART

Du coup, comme ça fait un moment que je lorgne sur la console au Japon (vendue bien trop cher, aux alentours de 200 $), j’en ai finalement commandé une sur Aliexpress (vers 100 $). Donc vous aurez un test un jour, le temps qu’elle arrive.

La télécommande Nike+ pour iPod (et iPhone)

Quand Nike a sorti son capteur pour les iPod nano (adapté ensuite aux iPhone), la marque a aussi proposé un bracelet qui faisait office de télécommande : le Nike Amp+.

Le bracelet intègre une télécommande pour iPod, qui ressemble un peu aux commandes de l’iPod shuffle, et quelques LED rouges, pour notamment donner l’heure. Il est recouverte de silicone et est assez inconfortable. J’ai un poignet fin, et la partie principale est un peu large, donc ce n’est pas ajustable facilement. Il existe visiblement plusieurs versions du bracelet, notamment au niveau de la fixation. Le mien a simplement deux clous (comme certains bracelets Apple Watch), mais une autre version a une fixation plus proche de certains bracelets en métal, comme le modèle testé à l’époque par iLounge.

Bracelet, iPod, capteur


On ne voit pas bien vu la couleur, mais il y a une télécommande


Un double clou pour la fixation


Il donne l’heure

Le bracelet sert de montre, avec un affichage LED, mais aussi de télécommande pour un iPod nano. Attention, c’est un accessoire lié au kit Nike + iPod, il faut donc le récepteur à brancher sur le connecteur 30 broches de l’iPod nano pour que ça fonctionne, sauf si vous avez un modèle de 6e ou 7e génération. Le bracelet se détecte assez facilement, il suffit de presser une touche dans les menus, tant que l’iPad nano est à jour. La télécommande fonctionne en permanence avec l’iPod nano, ce qui n’est pas le cas de l’iPhone, je vais vous expliquer. A noter que ça fonctionne avec mon iPod nano de 4e génération, mais pas avec celui de 2e génération : il n’affiche pas le menu pour jumeler la télécommande. Je ne sais pas si c’est un bug ou une incompatibilité.



J’ai aussi testé avec un iPhone. Apple a en effet intégré le support Nike+ (et donc la télécommande) dans iOS et dans les iPhone et iPod touch. Il faut un modèle 3GS au minimum, et un 5S au maximum (ou certains iPod touch). Une fois le capteur détecté, le menu apparaît, tout comme la possibilité de jumeler la télécommande. Mais il y a un (gros) défaut : la télécommande ne fonctionne que dans l’application Nike. Il est impossible d’utiliser la télécommande dans un usage classique, comme l’équivalent d’une Apple Watch. En pratique, c’est donc assez inutile : vous ne pouvez utiliser la télécommande qu’en allant faire du sport.


Les options




La télécommande marche uniquement dans l’application Nike+

Enfin, le bracelet – contrairement au capteur – a l’avantage d’avoir une batterie amovible. Par contre, ce n’est pas le format le plus pratique : c’est du CR1632, donc assez petit. J’ai une collection de batteries à la maison, mais je n’avais évidemment pas cette version là.

La batterie peut se changer

Pour l’époque, c’était donc un produit plutôt bien intégré, assez pratique et complet. Bien évidemment, les montres connectées (Apple Watch en tête) remplacent bien le bracelet en 2020, mais pour l’époque, c’était plutôt pas mal. Le seul défaut était peut-être le prix : 80 $ le bracelet, avec l’obligation d’avoir un capteur Nike+ à 30 $.

A noter, enfin, que j’ai utilisé mon adaptateur série pour regarder ce que la télécommande envoie. Comme le capteur, elle n’a pas besoin d’être jumelée pour être écoutée, mais elle ne fonctionne évidemment qu’une fois jumelée. Après, je n’ai pas regardé la structure des trames, mais ça doit juste correspondre au bouton pressé.

ATX2AT Smart Converter : l’adaptateur pour alimenter vos vieux Mac

Mon ancien collègue (et rédacteur en chef) de Canard PC Hardware, Samuel Demeulemeester, est un fou d’électronique, et il fabrique des trucs. Et parfois, des trucs intéressants, comme l’ATX2AT Smart Converter. Et malgré son nom, il fonctionne avec de vieux Mac.

Avant de commencer, il faut être clair : j’ai acheté l’adaptateur sur Kickstarter, comme n’importe qui. Samuel m’a juste fourni un câble pour alimenter un vieux Mac (un LC III), avec en plus une petite surprise : il s’était trompé dans le brochage. Donc je vais dire du bien de son adaptateur… parce que c’est un bon produit.

A la base, l’adaptateur a été pensé pour les vieux PC : il permet d’utiliser une alimentation moderne (ATX) avec un appareil qui demande de l’AT. Et surtout, il fait bien ça. Premièrement, il fournit une tension de – 5 V. Pas mal vieux ordinateurs (et surtout quelques vieilles cartes ISA) nécessitent en effet cette tension négative pour fonctionner, et c’est d’ailleurs le cas sur certains Mac. Deuxièmement, il permet de gérer correctement la demande en énergie : les ordinateurs modernes utilisent essentiellement du 12 V, les anciens du 5 V. L’adaptateur va limiter (et monitorer) ce qui passe pour éviter de voir de la fumée sortir de l’appareil. Il est programmable, il offre un petit écran qui affiche les informations, et il est possible de choisir les limites pour chaque tension. Enfin, il protège votre alimentation (et le matériel) des accidents éventuels. Il vaut ~50 € directement chez l’auteur.

La carte avec l’adaptateur Mac


Les câbles AT et Mac

Maintenant, parlons de mon cas particulier. Je l’ai acheté pour mes vieux Mac, notamment un Macintosh LC III dont l’alimentation est parfois capricieuse. Plus généralement, c’est assez courant sur ce modèle de se retrouver avec une alimentation qui claque (littéralement, elle font une sorte de tac tac tac) et qui nécessite des réparations. Et au lieu de la réparer ou de trouver un bloc d’occasion pour un usage occasionnel, passer par l’adaptateur et une alimentation ATX a du sens. Ce n’est pas forcément intéressant pour un usage standard : les alimentations ATX sont souvent volumineuses et le prix monte vite, mais pour des tests ponctuels, c’est très efficace. Et au pire, il reste possible d’installer l’adaptateur et une alimentation « Pico ATX » (des modèles très compacts) directement dans le boîtier, vu la consommation assez faible de ces modèles.

L’alimentation d’origine

Le Macintosh LC III (comme tous les LC) a un bloc assez basique, et l’ordinateur s’allume uniquement avec un bouton physique, pas par le clavier. J’avoue que je ne sais pas comment l’adaptateur fonctionne avec les modèles qui s’allument au clavier et nécessitent une tension permanente (même si elle est faible) sur le 5 V. Pour le Macintosh LC, le brochage est simple : deux fils pour la masse, un pour le + 5 V, un pour le + 12 V et un pour le – 5 V. Samuel m’avait fait un câble (en inversant le + 5 et le – 5 par erreur), donc pas de soucis. Au passage, le brochage est inscrit sur le PCB de la carte mère, donc ce n’est pas trop compliqué.

Par défaut, l’adaptateur limite à 4 A pour le 5 V (20 W) et 0,5 A pour le 12 V (6 W). J’ai donc vérifié sur l’alimentation d’origine et réglé l’adaptateur sur les bonnes valeurs. Elle fournit 3,75 A sur le 5 V (c’est OK) et 0,75 A sur le 12 V. Pour tout dire, par défaut, l’adaptateur arrête le Mac en indiquant qu’il y a un problème sur le 12 V, au démarrage, il demande bien donc plus que 0,5 A. Une fois réglé sur 1,5 A, pas de soucis. Les limites hautes sont 8 A en 5 V et 4,75 A en 12 V, donc c’est assez large pour les vieux appareils. Plus largement, le connecteur en sortie de l’adaptateur fournit la msse, le + 5 V, le – 5 V, le + 12 V et le – 12 V, donc c’est adaptable assez facilement à n’importe quel vieil ordinateur qui se base sur ces tensions.

Les valeurs de l’alimentation d’origine

Lors de mes tests, je n’ai pas eu de soucis : j’ai alimenté le Mac avec une vieille alimentation ATX, fait des benchs, etc. Tout fonctionne bien, et une fois réglé sur les bonnes valeurs en sortie, c’est stable. En dehors de la sécurité, l’adaptateur permet surtout d’utiliser des alimentations ATX qui sont souvent silencieuses (surtout sur des charges faibles) et bien plus efficaces que les alimentations de l’époque.

Après un certain temps (réglable), l’adaptateur coupe l’écran


Ca fonctionne bien

Donc si vous travaillez souvent avec de vieux ordinateurs, l’ATX2AT Smart Converter a sa place dans votre boîte à outils, aux côtés de l’émulateur de disquettes et de l’adaptateur pour remplacer un HDD par de la mémoire flash.

Enfin, il y a aussi une application Windows pour effectuer les réglages facilement, mais je ne l’ai pas encore testée.

macOS 11.0 Big Sur Public Beta is Now Available

The macOS 11.0 Big Sur Public Beta is now available. Apple wants as many users as possible to test macOS Big Sur to provide constructive feedback before the official release later this fall. To participate in the free Public Beta, you must enroll in the Apple Beta Software Program using your Apple ID.

Le jeu breakout caché dans System 7.5

Dans System 7.5, les développeurs avaient caché un jeu de type breakout, un casse-brique assez classique.

Mon premier problème a été la version de l’OS. L’easter egg ne se trouve que dans System 7.5 (et 7.5.1 en bidouillant). Comme j’avais sorti mon LC III pour les tests, je l’ai utilisé, mais il était sous System 7.1. J’ai donc cloné la carte SD, installé un lecteur de CD-ROM, téléchargé une version CD de l’OS et patienté pendant l’installation, parce que c’est assez long.

Maintenant, l’easter egg lui-même. Il faut ouvrir un fichier dans un éditeur de texte basique (Note Pad ici) et écrire secret about box.

Ensuite, il faut sélectionner la ligne et la glisser sur le bureau, le jeu devrait apparaître. Il propose des briques avec les noms des développeurs de l’OS.

Le jeu se joue à la souris, sans cliquer. Les balles partent automatiquement, il suffit juste de déplacer la souris. Si vous détruisez toutes les briques, comme dans ma vidéo, le jeu repart de zéro. Et il suffit de cliquer pour quitter la partie. Attention, à la fin, il reste un fichier sur le bureau, qui contient le texte.


Mes captures sont un peu sombres parce que la carte de capture a visiblement un peu de mal à sortir le bon contraste.

macOS 11.0 Big Sur Public Beta is Now Available

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AMD Silver 3050e : un processeur 6 watts pour contrer les Celeron

Rien d’officiel pour le moment mais au moins trois puces AMD tournant dans une enveloppe de 6 watts de TDP vont venir faire concurrence au marché des Gemini Lake et Gemini Lake Refresh d’Intel. Les AMD Silver 3050e et autres déclinaisons sont des processeurs qui vont débarquer prochainement sur le secteur des machines entrée de gamme.

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C’est au travers d’annonces signées Lenovo que l’on découvre ces nouveautés. Les AMD Silver 3050e, AMD 3020e et AMD 3015e vont apparaître au sein de plusieurs machines prévues pour le mois de Septembre sur le marché éducatif. Particularité de ces engins, leur prix très bas : il faudra compter sur un total de 219$ pour la première d’entre elle et 299$ pour la seconde qui semble tactile et compatible avec les stylets

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Les Lenovo 100e et Lenovo 300e de seconde génération seront les premiers à embarquer ces puces AMD offrant à la fois une architecture Zen et un chipset graphique Radeon Vega pour un TDP de 6 watts seulement. Ce sont des engins qui sont actuellement équipés de puces Celeron N4100 Gemini Lake signées par Intel. Il ne faut d’ailleurs pas s’attendre a des miracles de performances sur ce secteur, je suppose que les ingénieurs d’AMD ont dosé les capacités de ces nouvelles puces pour se positionner au même niveau que les solutions concurrentes d’Intel offrant un même TDP. 

Les trois puces sont là pour taquiner Intel sur un secteur qui brasse un certain Chiffre d’Affaire chaque année et où AMD ne veut  plus laisser Intel jouer tranquille. Dans le bac à silicium de la rentrée, nous  auront donc très bientôt :

Athlon Silver 3050e

L’AMD Athlon Silver 3050e, un double coeurs et quadruple threads cadencé à une fréquence de base encore inconnue mais montant  à 2.8 GHz en mode Turbo. Il embarquera un chipset Radeon Vega 3 à 1 Ghz et gèrera de la DDR4 2400.

Athlon 3020e

L’AMD Athlon 3020e, toujours en double coeurs mais également double threads oscillant de 1.2 GHz en fréquence de base à 2.6 GHz en Turbo. Il proposera également un chipset Radeon Vega 3 à 1 Ghz et gérera toujours de de la DDR4 2400.

Athlon 3015e

L’AMD Athlon 3015e, encore un double coeurs mais à nouveau un quadruple threads allant de 1.2 à 2.3 GHz avec un chipset Radeon Vega 3 à 600 Mhz capable de piloter de la DDR4 1600.

Ces trois puces tourneront dans un TDP de 6 watts, ce qui peut nous laisser imaginer une dissipation parfaitement passive au sein de machines portables comme de MiniPC. Il faudra voir les caractéristiques complètes de ces puces, leurs tarifs et leur facilité d’implantation pour déterminer leur impact sur le marché. Il va sans dire que si AMD propose un produit équivalent aux puces Intel de ce segment, moins chères ou légèrement plus compétentes en capacités graphique, la marque a un fort coup à jouer sur le secteur. C’est également un nouveau coup de semonce pour le marché ARM, si de nombreux concurrents louchent sur le segment de l’éducation, notamment au travers des Chromebooks, les solutions AMD pourraient également offrir un peu de fil à retordre aux solutions signées par les concepteurs ARM entrée de gamme comme Mediatek, AllWinner ou Rockchip.

AMD Silver 3050e : un processeur 6 watts pour contrer les Celeron © MiniMachines.net. 2020.

MSI P65 Creator : un portable impressionnant sous GeForce 2070 MaxQ

Le dilemme est le suivant. Soit je vous parle du MSI P65 Creator dans quelques semaines quand je rentrerai de vacances avec un test peut être plus poussé pour parler de tous les avantages de ce portable. Soit je vous en parle maintenant pour profiter de son prix promo. Cette machine haut de gamme est en effet proposée à 2099.99€ sur RueDuCommerce, un prix évidemment très élevé mais également très éloigné du tarif demandé à l’origine par la marque. Le prix public de cet engin est en effet de 2999.99€.

MSI P65 Cretor 8SF

Introduction

J’ai reçu cet engin en test il y a quelques jours et la machine est incroyable en terme de performances, de finition et de possibilités. Si je vous parle MSI P65 Creator aujourd’hui alors qu’il est tout de même loin de nos minimachines habituelles c’est parce qu’il est en promo, comme pas mal d’entre vous cherchent une machine pour préparer la rentrée, je me suis dit que c’était le bon moment pour me lâcher.

MSI P65 Cretor 8SF

Le MSI P65 Creator c’est quoi ? Et bien c’est d’abord une grosse claque de constater que cet engin est plus, bien plus, performant que la station de bureau que j’utilise au quotidien pour le blog. Station qui me sert à écrire mais aussi à illustrer, retoucher, développer des images. Qui me sert à jouer de temps en temps et que j’emploie également pour monter des vidéos. Ce portable 15.6″ est largement plus puissant que ma tour du quotidien.

MSI P65 Creator 8SF-250FR

Processeur : Intel Core i7-8750H six cœurs douze threads cadencé de 2.2 à 4.10 GHz 9 Mo de cache.
Chipset graphique interne : Intel Graphics UHD 630 cadencé de 350 à 1100 MHz 
Chipset graphique secondaire : NVIDIA GeForce RTX 2070 Max-Q 8 Go GDDR6
Mémoire vive : 32 Go DDR4 non évolutif
Stockage : 512 Go SSD M.2 NVMe “évolutif”
Affichage : 15.6 pouces 1920 x 1080 IPS larges angles 100% sRVB dalle matte 60 Hz à bordures fines
Réseaux: WiFi 802.11 a/b/g/n/ac, Bluetooth 5.0
Connectique : 3 port USB 3.1 Type-A, 1 port USB 3.1 type-C, 1 sortie casque 3.5 mm, 1 entrée micro 3.5 mm, une sortie HDMI 2.0 plein format, 1 sortie Mini DisplayPort, 1 Ethernet Gigabit, un port Antivol Kensington Lock
Audio : Double enceintes stéréo 2 watts, Nahimic Hi-Res Audio, prises jack plaquées or
Clavier : Chiclet AZERTY rétro éclairage blanc
Webcam : 720p + micro
Lecteur d’empreintes : intégré au pavé tactile
Batterie : Lithium Ion – 4 cellules – 82 Whr
Poids : 1.88 Kg
Encombrement : 35.77 x 1.79 x 24.77 cm
Système d’exploitation : Windows 10 Pro
Prix public : 2999.99€ promo à 2099.99€

 

MSI P65 Creator 8SF

Présentation

L’engin est livré dans une boite blanche comprenant un gros bloc d’alimentation, le câble secteur et la machine. Le tout est parfaitement emballé et l’ensemble respire d’emblée un haut niveau de qualité.

MSI P65 Creator 8SF

L’alimentation livrée est relativement compacte avec un bloc qui mesure 15 cm de long pour 7.5 cm de large et 3 cm d’épaisseur. Il propose un câble de 1.5 mètre souple qui alimente le portable avec une prise coudée.

MSI P65 Creator 8SFMSI P65 Creator 8SF

L’alimentation est signée Chicony, il s’agit d’un modèle qui délivre 230 watts en 19.5 volts en 11.8w. Elle est alimentée via une prise tripolaire très calssique. Le PC en lui même est construit de manière assez originale. La carte mère est enfermée dans un sandwich de deux morceaux d’aluminium qui viennent la protéger.

MSI P65 Creator 8SF

Cela lui confère d’emblée une solidité et une finition impressionnantes. Tout, ou presque, est réalisé dans ce métal. Le dos de l’écran comme le bas du châssis servent ainsi de sarcophage aux autres éléments. Seule la façade de la dalle 15.6″ est en ABS argenté. Cela permet à MSI de proposer une dalle aux bordures très fines mais n’empêche pas l’engin de proposer une résistance exemplaire.

MSI P65 Creator 8SF

A l’usage, l’ouverture ou la fermeture de la machine ne provoque pas de distorsion de l’écran qui reste toujours solidement accroché à une charnière ferme et souple. Ferme parce qu’elle ne bouge pas une fois ouverte suivant un angle précis. Souple parce que l’ouverture du capot peut se faire sans soucis d’une seule main, sans retenir le reste de la machine. Du reste un petit ergot placé au dessus de la webcam facilite cette opération. Le châssis métallique structure l’ensemble de la machine qui ne se déforme jamais, ni au centre de son clavier, ni ailleurs. Le seul endroit qui laisse sentir une légère souplesse, toute relative, se situe à côté du bouton de démarrage en haut de la partie centrale du PC, là où un jeu d’un demi millimètre se négocie en appuyant, vraiment, très fort.

MSI P65 Creator 8SF

Une série de minuscules trous percés dans l’aluminium, sous l’écran et au dessus du clavier, permet à l’engin de mieux s’aérer mais également de diffuser le son de ses haut parleurs médiums et aigus. Cet ensemble de métal et les dimensions de l’engin se ressentent sur son poids global. On est loin des portables 15.6″ d’il y a quelques années cependant. Avec 1.88 Kg sur la balance, le MSI reste un poids plume sur ce secteur, surtout au vu de ses performances. Sa largeur de 35.7 cm ne lui permet apparemment pas d’intégrer de pavé numérique, c’est comme toujours le prix à payer pour un engin moins large et plus facile à transporter.

MSI P65 Creator 8SF

Connectique

La connectique du 15.6″ est presque un sans fautes, c’est en tout cas un véritable allié pour cet engin au quotidien. Le gros point fort de celle-ci est sans doute la triple sortie écran qui permet de se sortir de toutes les situations. Avec ce dispositif et l’écran de la machine il est possible de s’installer un poste de travail triple écran très simplement. C’est clairement du luxe, c’est clairement peu portable, mais c’est un vrai bonheur de déployer une installation de ce type pour travailler avec cet engin. Notamment parce que les capacités de la machine incitent à des usages lourds et complexes, de l’édition vidéo à la retouche photo en passant par de la création 3D.

MSI P65 Creator 8SF

La prise HDMI 2.0 et le Mini Display Port font leur travail d’affichage UltraHD 60 Hz sans problème et la prise Thunderbolt 3.0 permet également de déporter un affichage UltraHD. Le tout fonctionne de manière ultra confortable pour proposer une connexion à la majorité des écrans modernes. Ces trois prises sont situées sur la tranche droite de l’appareil et assez bas sur la coque puisque des ouïes d’aération sont placées en haut de l’engin. Avec ce type d’installation, l’usage en mode sédentaire est donc rapidement un problème pour l’utilisation d’une souris si vous êtes droitier. La solution est alors souvent dans le rehaut du portable pour profiter d’un écran bien placé et le recours à un clavier et une souris en USB.

La présence d’un port USB Type-C Thunderbolt 3.0 est un apport excellent à l’usage. En branchant un seul câble lui même connecté à un hub dédié on peut transformer ce poste mobile en véritable station de travail sédentaire : L’appareil va alors pouvoir se recharger, se connecter au réseau filaire en Gigabit, piloter des périphériques USB et étendre son affichage. Un ajout parfait pour qui cherche une machine fonctionnant de poste à poste rapidement.

Sur le côté droit, on retrouve également le jack d’alimentation et un premier port USB 3.1 Type-A. La prise courbée en provenance du bloc d’alim permet de ne pas être dérangé par le câble qui circule directement vers l’arrière de l’engin. Pour la même raison d’encombrement de la zone d’utilisation d’une éventuelle souris, la prise USB située tout en bas à droite sera à réserver pour une nano clé USB.

MSI P65 Creator 8SF

De l’autre côté à gauche on retrouve trois autres ports avec un Ethernet Gigabit, deux USB 3.1 Type-A bien espacés et les deux prises audio 3.5 mm séparées qui permettent de brancher casque et micro. Ces prises sont plaquées or, même si je ne sais pas si cela apporte quoi que ce soit à la qualité du traitement audio de l’engin.

MSI P65 Creator 8SF

MSI n’a pas trouvé la place de glisser un lecteur de cartes SDXC dans l’appareil. Ce qui, selon moi, aurait été un vrai plus. Avec ses ressources graphiques importantes et son écran sRVB, ce portable est un terrain de jeu d’images et développer des photos avec est un vrai plaisir. Un ajout de ce type aurait pu intéresser un large public et même si le recours à une solution USB 3.1 est possible, avoir ce type de lecteur dans le châssis reste un vrai plus. MSI est conscient que son portable peut faire des envieux et propose donc une prise antivol type Kensington Lock taillée directement dans le châssis en aluminium.

MSI P65 Creator 8SF

Clavier et pavé tactile

Le clavier est un point fort du MSI P65 Creator, si il est de type chiclet, c’est dans une version haut de gamme de ce type de configuration. Il propose des touches très lisibles et au rétro éclairage blanc sur fond noir très efficace.

MSI P65 Creator 8SF

La course des touches est correcte et la rigidité de l’ensemble est un sans faute. Comme sur le MSI Bravo 15, la marque n’emploie pas toutes les touches fléchées pour créer un ensemble de raccourcis de fonctions. Certaines permettent d’activer le mode avion ou la mise en veille, de désactiver le pavé tactile ou de mettre l’écran en pause. Le reste de ces fonctions annexes sont déportées sur des combinaisons avec les touches fléchées et autres.

MSI P65 Creator 8SF

La frappe est un vrai régal et l’ensemble permet une excellente prise en main. On trouve ses repères immédiatement même si il m’a fallu un peu de temps pour m’habituer à la police choisie par la marque. La lisibilité n’est pas en cause mais l’ensemble à parfois recours  à des choix perturbants.

MSI P65 Creator 8SF

C’est surtout lié au fait que les raccourcis liés à la touche Alt Gr sont complexifiés par l’apparition d’une touche “<>” située tout de suite à droite de la barre espace. Attraper un symbole @ se transforme ainsi très souvent en un “<à” ce qui pose quelques soucis quand ce caractère fait partie de vos routines de mot de passe. Il faut donc se discipliner et penser à décaler son pouce gauche d’un cran après la barre espace pour attraper cette fameuses touche Alt Gr. Pour le reste, ce clavier est un véritable bonheur à l’emploi.

MSI P65 Creator 8SF

Le pavé tactile est large, très large, ce qui convient bien dans une situation de double écran par exemple. Pour présenter un projet avec un vidéo projecteur ou simplement pour naviguer rapidement sans relever sans cesse son doigt de sa surface. C’est également très agréable pour les divers gestes liées à l’utilisation de Windows. On peut poser sans problèmes tous ses doigts sur la surface et avoir encore de la place pour un glissement. Légèrement renfoncé dans le châssis, le pavé délimite la fin de sa course de manière évidente et on n’a pas besoin d’y jeter un oeil pour le manipuler. La glisse est juste parfaite pour avoir des gestes fluides et agréables.

MSI P65 Creator 8SF

Les deux boutons sont accessibles en bas de la zone tactile. Il faut exercer une pression assez significative pour enfoncer le pavé jusqu’au clic mais le déclenchement est suffisamment bien marqué pour être évident. Le petit lecteur d’empreintes intégré fait très classiquement son travail.

MSI P65 Creator 8SF

Affichage

L’écran du MSI P65 Creator est un 15.6″ FullHD équipé d’une très belle dalle IPS calibrée très finement. La marque annonce un traitement colorimétrique 100% sRGB et il est vrai que la dalle est d’une justesse impressionnante. Pour une fois, je peux en goûter tous les avantages en l’associant à mes écrans de travail habituels. avec les deux sorties HDMI et MiniDisplayPort pour une utilisation triple écran, je retrouve un confort parfait pour une utilisation graphique et multimédia.

La luminosité est excellente et sa gestion est agréable avec des niveaux de luminosité bas qui ne tirent pas le blanc de l’écran vers une teinte plus colorée. Si à la première utilisation l’écran est un peu teinté de rouge, l’utilitaire MSI Creator permet de régler cela en quelques clics pour retrouver un écran parfaitement calibré. 

MSI P65 Creator 8SF

Sous un logiciel de retouche photo comme Affinity Photo, la qualité de l’affichage 15.6″ est un vrai bonheur. Le traitement d’images RAW issues d’un Reflex numérique est d’une justesse impressionnante et si l’ensemble du traitement est évidemment magnifié par la vitesse de traitement de l’ensemble, la justesse des couleurs se ressent immédiatement. A l’affichage d’une image sombre, aucune fuite de lumière n’est détectée et l’homogénéité globale de l’image reste toujours solide.

Je regrette juste parfois la profondeur du noir qui est peut être moins flatteuse que sur d’autres machines. C’est vraisemblablement dû au fait que l’engin est protégé par une dalle matte et non brillante. Cette différence est subtile et cela n’est pas vraiment dérangeant en usage graphique mais se ressent plus lors d’usages multimédia dans un environnement global très sombre.

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La dalle matte absorbe très bien les spots lumineux

Le point positif de cette dalle non brillante est une utilisation possible en zone très lumineuse. La luminosité est excellente et le traitement mat, sans être miraculeux bien sûr, permet une lecture agréable. Les angles de vue de la dalle IPS sont excellents, au bout des 178° promis par cette technologie, la lisibilité et la luminosité de l’ensemble restent parfaits. Même sur les angles haut et bas, cela permet une utilisation de la machine dans tous les cas de figures.

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Accessoires et son

Si la webcam du MSI P65 Creator est totalement quelconque, un simple modèle “720p” classique, la partie audio est plutôt bonne et l’ensemble propose un bon rendu global. Les constructeurs continuent de penser que les personnes exploitant ce type de périphériques préfèrent exploiter ceux de leurs smartphones bien plus évolués. Qu’il est préférable donc de limiter l’investissement dans ces postes. Peut être que la nouvelle génération de machines amènera une nouvelle tendance sur ce point précis, le confinement ayant montré l’intérêt de la visio-conférence sur PC pour beaucoup d’utilisateurs.

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La partie son est assez classique mais profite d’un excellent placement. Le rendu est très  correct même si on ressent parfois un manque assez net de basses en mobilité. La raison est assez simple, le dispositif de basses est situé sous l’engin et il a été pensé pour résonner contre un support. Si vous surélevez la machine pour la mettre en station debout ou sur un support ventilé par  exemple, les basses sonnent dans le “vide”. En usage classique sur un bureau, c’est beaucoup plus confortable et l’ensemble est alors moins métallique. Les médiums et les aigus sortent directement sous l’écran. Si l’ensemble manque évidemment de profondeur, on est sur une solution efficace et bien pensée. C’est souvent parfait pour un usage classique comme lecteur multimédia. Films et séries proposent des dialogues très compréhensibles et les jeux sont bien gérés. Mais les amoureux de musique feront sans doute appel à un casque audio ou une sortie sur des enceintes pour profiter au mieux de leurs albums préférés.

La gestion sonore proposée par le système Nahimic 3 de MSI propose un effet Surround “7.1” virtuel. Une solution de spatialisation surtout efficace pour un usage ludique. Elle fait relativement bien son travail avec une précision dans le positionnement audio parfois assez bluffante. Cela reste tout de même un système audio de portable classique. Largement perfectible avec un simple dispositif audio un peu plus évolué proposant plus d’espace pour embarquer des haut-parleurs plus imposants. 

Pour le reste, la sortie son fait un très bon travail technique, le jack n’émet aucun son parasite, pas de souffle ni de masse, le rendu peut être exploité sur un amplificateur sans soucis.

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Wifi et Bluetooth 

Le Wifi embarqué est un 802.11ac classique en 2×2 MIMO. Malheureusement, je pense que le châssis métallique doit quelque peu limiter son signal. En test pratique, connecté à un routeur Wifi6, l’appareil ne dépasse pas les 500 Mbit/s dans le meilleur des cas en réception et reste plafonné  à 639 Mbit/s en émission. C’est très bien mais beaucoup moins que d’autres appareils au même format wifi. La sortie de veille est immédiate avec une accroche réseau instantanée et la stabilité et excellente lorsque l’on déplace l’appareil, que ce soit en  2.5 ou en 5 GHz.

Le Bluetooth 5.0 fonctionne parfaitement avec une détection rapide et des fonctionnalités classiques pour ce type d’appareil.

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Performances

Le processeur embarqué est un Intel Core i7-8750H, une puce de génération Coffee Lake déployée sur 6 coeurs et 12 threads. Cette solution, cadencée de 2.2 à 4.1 GHz, embarque 9 Mo de mémoire cache et fonctionne dans un TDP de 45 watts. Un processeur qui offre à la machine une réactivité impressionnante sur tous les tableaux. Le circuit graphique intégré est un Intel UHD 630 cadencé de 350 à 1.1 Ghz. Il est performant en usage modéré et permet de ne pas réveiller la ventilation outre mesure pour tous les programmes classiques : traitement de texte, web, vidéo… La partie graphique de la puce Intel est a même de prendre en charge une majorité d’usages avec beaucoup de confort.

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Le MSI P65 Creator embarque 32 Go de mémoire vive DDR4 sur deux slots de mémoire vive en double canal, ce qui offre évidemment beaucoup de  souplesse à l’utilisation. Le portable réagit au doigt et à l’oeil à toutes les sollicitations. Peut importe le nombre d’onglets ouverts, peut importe le nombre de programme ouverts, l’engin encaisse encore et encore toutes les demandes. Avec un logiciel de retouche photo, un traitement de texte, une session Internet avec des dizaines d’onglets et des outils de veille divers en parallèle, la machine ne semble pas plus encombrée que cela. Toutes ces opérations se passent dans une fluidité parfaite et on peut ainsi naviguer de programme en programme sans aucun contre temps. 

La partie stockage est confiée à un SSD PCIe NVMe x2 de 512 Go signé Toshiba, un KBG30ZMV512G. Ce n’est clairement pas le SSD NVMe le plus rapide du marché mais il suffit à sa tâche. On aurait pu espérer un meilleur choix pour une machine de ce niveau de prix de la part de MSI mais cela reste un SSD parfaitement exploitable et on pourra recourir à une solution externe en USB 3.0 ou en Thunderbolt pour plus d’espace de stockage rapide. Petits bémols sur le conditionnement du stockage par contre, la configuration de l’engin semble avoir forcé MSI à placer les slots M.2 sous la carte mère. Il sont donc inaccessibles facilement pour l’utilisateur. Si, en théorie, on peut changer les 512 Go de base pour un stockage plus grand, en pratique, l’opération sera réservée à des utilisateurs aguerris. Le MSI P65 Creator propose la possibilité d’ajouter un second stockage interne en NVMe également avec exactement les mêmes contraintes techniques.

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Le point qui enfonce le clou d’un point de vue performances, c’est sans conteste le chipset graphique Nvidia RTX 2070 MaxQ. Un circuit qui embarque 8 Go de mémoire dédiée au format GDDR5 et propose une utilisation quasiment miraculeuse. Sous Handbrake, en exploitant NVenc comme moteur d’encodage, mon fichier de test en UltraHD de 10 minutes en H.265 passé en FullHD ne met que 2 minutes et 27 secondes a être traité.

En traitement photo c’est un allié absolument incroyable. Le circuit de Nvidia prend le relais des tâches les plus lourdes et accélère leur traitement. En montage vidéo, le duo processeur Intel et circuit graphique RTX font également des miracles. Non seulement les transitions classiques, les effets et la colorimétrie sont calculés de manière fluide en temps réel mais les vitesses de rendus exploitant NVenc sont absolument incroyables.

Trois fois la même vidéo. Le film original d’abord puis une version ralentie à 20% de sa vitesse originale sans modifications. La troisième partie montre le travail effectué par DaVinci Resolve Studio et ses effets Optical Flow et Speedwrap pour améliorer le ralentissement.

Sous DaVinci Resolve, j’ai pu effectuer des tâches prises en charge par la puce Nvidia RTX 2070 et ainsi mettre à l’épreuve des performances d’accélération graphiques spécifiques. Comme, par exemple, la réalisation d’un ralenti logiciel visible ci-dessus avec l’utilisation des effets Optical Flow et SpeedWarp de la version Studio du logiciel. Ces effets servent à compenser le changement du nombre d’image par seconde d’un clip vidéo que l’on veut ralentir artificiellement. C’est une fonction assez impressionnante et extrêmement gourmande en ressources puisque le programme doit inventer les images manquantes entre les images réelles. Ces calculs sont lourds et il est impossible d’avoir un rendu en temps réel du résultat. Pour vérifier que les réglages choisis sont les bons, il faut recourir à une exportation de sa vidéo sur un segment. Ce qui peut s’avérer extrêmement gourmand en temps de calcul.

Si l’exportation en FullHD du film d’origine comme le ralenti saccadé à 6 images seconde se font très rapidement avec un rendu à plus de 45 images par seconde, la seconde partie où le logiciel “invente” des images supplémentaires pour générer une vidéo fluide et agréable. Le rendu chute alors à  5.5 images par seconde. Même avec cette machine haut de gamme. Pour vous donner une idée, mon PC Core i7 de quatrième génération avec une GeForce GTX 1050 qui me sert au quotidien pour le blog met largement plus d’une seconde par image pour le même travail… Imaginez le temps nécessaire pour calculer une seule seconde de vidéo à 29 images par seconde dans ces conditions…

D’autres opérations sont accélérées par la puce graphique: Notamment le tracking d’objets pour flouter un élément ou en faire disparaitre un autre. Mais également l’analyse de visage. Une fonction qui permet de repérer un ou plusieurs visages dans une vidéo, de le suivre et de lui appliquer des filtres dédiés. Par exemple pour mieux l’éclairer ou le rendre plus lisible à l’image. C’est typiquement un outil qui va permettre de faire ressortir une émotion dans une scène d’anniversaire où la seule lumière des bougies est disponible pour éclairer un visage d’enfant. Ces fonctions spécifiques sont prises en charge de manière spectaculaire avec un traitement trois à cinq fois plus rapide que sur ma solution classique. La GeForce RTX 2070 MaxQ prenant en charge une majorité des calculs d’analyse et de traitement graphiques à elle seule.

handbrake

Les opérations plus classiques d’exportation en H.264 ou h.265 via le codec NVenc sont accélérées de manière incroyables par la partie graphique. C’est une vitesse de rendu qui permet de tâtonner et de concevoir, d’expérimenter et de produire sans avoir à se soucier d’un temps de traitement trop long. 

Affinity Photo

Les autres usages, que ce soit en 3D sous Blender ou Fusion 360, en impression 3D avec Cura ou sous un logiciel de retouche photo comme celui de Affinity, sont très bien pris en charge avec un traitement parfait de toutes les fonctions. Entre l’affichage, les rendus, le calcul d’une impression 3D ou la gestion de fichiers RAW, tout est parfaitement maitrisé par le trio processeur, mémoire vive et carte graphique. 

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Comme outil de travail, le MSI P65 Creator est un instrument redoutable et depuis une petite semaine que je l’emploie, je n’ai pas réussi à lui trouver de défaut d’un point de vue performances. Je n’ai pas encore exploré toutes ses possibilités, notamment en jeu, mais le tour que j’ai pu en faire me donne une impression à chaque fois plus surprenante de solidité d’usage et de capacités. Je n’ai pas vraiment eu le temps de jouer à vrai dire, mais j’ai pu lancer des tests variés pour vous donner une idée des possibilités offertes par la machine. En gros, la chose à retenir est la possibilité systématique d’obtenir un excellent rendu graphique sur Haut ou Ultra en FullHD dépassant quasiment toujours les 60 images par seconde. 

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J’ai lancé plusieurs titres mais je n’ai pas grand chose à dire en terme de ressenti faute de temps. Les titres sont tous très fluides et les scores obtenus excellents. J’aurais aimé avoir plus de temps pour vous évoquer le plaisir de découvrir, voir de  redécouvrir certains titres en mode ultra avec une fluidité que je n’avais pas connue en mode normal.

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Malheureusement mon calendrier en a décidé autrement et la peur de voir la promo disparaitre sur cet engin entre le moment où je commence à rédiger et le moment où je publie m’a empêché de m’appesantir trop sur chacun de ces jeux. Que dire ? Tout est fluide, tout est impressionnant. 

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Des jeux qui hoquettent en FullHD d’habitude sur mon PC sont gérés ici avec une maestria impressionnante. Un des titre les plus exigeants comme Anno 1800 qui demande à la fois beaucoup de ressources mémoire, beaucoup de capacité de calcul processeur et un excellent moteur graphique pour peu que votre partie sauvegardée soit bien avancée devient ultra-fluide en détail élevés. Ce qui rend le jeu presque magique à re-explorer.

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Les titres récents acceptent sans broncher  des traitements graphiques très élevés et montrent toute l’étendue de leur immersion. C’est très agréable et parfaitement jouable de bout en bout. Même si la machine est estampillée “Creator”, ce monstre de MSI se révèle être un vrai engin de jeu.

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Un cas un peu particulier me fera surement revenir sur un élément particulier de ce que propose cet engin et son système graphique GeForce RTX. Le  jeu Control propose en effet des effets particuliers comme le Raytracing en temps réel ou le recours au DLSS. Ce sera pour moi dans le futur un bon moyen de vous parler de ces technologies. Si la première est surtout graphique et pas forcément indispensable, elle ajoute de la profondeur dans les univers de jeux. La seconde par contre est un vrai sujet, le DLSS, je vous en ai déjà parlé, est à mon avis l ‘aube d’une vraie révolution dans l’industrie graphique du jeu vidéo.

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Bruit, chauffe et Throttle

Le MSI P65 Creator est un engin à la fois puissant et fin, le revers de la médaille de ce tour de force est que la machine doit extraire d’une manière ou d’une autre les watts dégagés par ses composants. Pas moins de 3 ventilateurs sont donc disposés dans son châssis qui est lui même percé de 4 ouïes d’aération. Deux sur les côtés, deux à l’arrière.

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L’aspiration est faite par la partie inférieure de la machine qui propose une très fine grille laissant passer de l’air frais. Décollé de son support par des pieds anti-dérapant, le 15.6″ propose ainsi une circulation intérieure classique avec circulation d’air frais pour absorber la chaleur transportée jusqu’aux ailettes en face des ouïes d’extraction. Ce circuit classique permet d’évacuer efficacement la chaleur.

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Le châssis en aluminium assure sa part de travail et la machine reste à des températures tout à fait convenables. L’engin ne met en marche sa ventilation à haut régime qu’aux moments de fortes demandes techniques. Lors de rendus graphiques lourds ou avec la combinaison de plusieurs filtres et traitement en temps réel en vidéo. Le recours à cette ventilation est également très rapide lors de sessions de jeu et on entend clairement le système monter en puissance.

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Cela se traduit par un bruit qui va crescendo pour atteindre un niveau assez important sans être assourdissant. Les trois ventilateurs fonctionnent de concert et s’adaptent en fonction des besoins de l’engin. Ainsi, après un démarrage classique sous Windows, la machine est quasi inaudible. Les  deux principaux ventilateurs ne tournant qu’à faible régime. Cela sera la norme pour toute la durée d’une session classique : bureautique et web ne demandent pas spécialement de recours à ces ventilateurs.

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Lorsque l’on lance une session de retouche photo, la machine ne réagit pas spécialement non plus. C’est l’accumulation d’ordres lourds qui vont forcer le recours à une ventilation importante. En jeu 3D, en rendu vidéo, lorsqu’on sollicite au maximum les performances de l’engin, on entend la ventilation monter en puissance. Et c’est en dernier recours que le troisième ventilateur, plus petit, se met en marche.  C’est ce dernier le plus dérangeant au final car c’est le plus aigu et le bruit qu’il génère passe par dessus celui des autres ventilateurs.

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En usage léger, la machine est remarquablement silencieuse

Vous pouvez forcer, par un système de profils, le MSI P65 Creator a ne pas aller puiser trop haut en ressources et, du coup, à ne pas mettre sa ventilation en marche outre mesure. Cela affectera le champ de performances maximal de l’engin mais ne sera en général pas du tout problématique.

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Sollicitée par des calculs lourds, l’engin se fait plus entendre

Le passage d’un mode à l’autre se fait au travers d’une interface proposée par MSI et c’est assez pratique pour pouvoir faire une session de travail au calme, dans le salon, sans avoir une ventilation qui se réveille d’un coup parce qu’une mise à jour de Windows se lance en arrière plan par exemple.

P65 Creator

Lancé à 100% de ses performances, l’engin Throttle. Ce n’est pas surprenant, cette capacité qu’ont les composants à diminuer leur vitesse pour ne pas rentrer en surchauffe est assez logique. Il faut tout de même faire la part des choses techniquement. D’abord, ce type de demande est finalement très rare, c’est typiquement le cas lors d’un calcul de rendu 3D ou une exportation vidéo. Monopoliser toutes les performances d’un engin de ce type n’est pas à la portée du premier logiciel venu. C’est ensuite rarement sur une longue période. L’engin peut être sollicité de cette manière et ne pas délivrer toutes ses performances en se limitant qu’à 80% de celles-ci… mais c’est au final assez rare.

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Enfin et surtout, ce n’est pas dérangeant ! Cette baisse de performances ne se sent pas en pratique. Notamment en jeu, le compte d’images par seconde est toujours excellent et si la machine baisse de capacités entre les premières secondes où on lance sa partie et quelques minutes plus tard, cela reste toujours pour proposer une excellente performance globale. Les mesures effectuées dans les tests ci-dessus montrent les capacités de l’engin en prenant compte de cette problématique.

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Températures relevées après un stress test de 30 minutes

D’un point de vue confort d’usage, les températures relevées sont parfois problématiques, surtout en utilisation hyper intensive. Dans les pires conditions, lors d’un stress test total poussant à la fois les performances de la partie graphique et du processeur, scénario hautement improbable hormis dans un usage théorique, la machine chauffe. Beaucoup. A noter toutefois qu’a la fin d’un rendu vidéo par exemple, on peut retrouver des températures qui redescendent rapidement à mesure que la ventilation fait son travail. 

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Après une session d’une heure de jeu 3D

En pratique, lors d’usages réels, le clavier est beaucoup plus tiède. Ce n’est pas équivalent à un clavier externe, évidemment, mais c’est en tout cas tout à fait exploitable. On peut donc jouer, faire de la retouche ou du montage, sans avoir de gène particulière à l’usage. J’ai néanmoins rapidement pris le pli d’utiliser ce portable de manière différente pour travailler. Branché à deux écrans externes avec un clavier et une souris pilotés en USB. Dans ce mode de fonctionnement le MSI P65 Creator propose évidemment le meilleur de lui même avec un excellent confort. C’est un modèle d’usage sédentaire qui colle bien avec ses capacités.

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En usage léger, surf, bureautique et vidéo

Car il ne faut pas se leurrer et on va y venir dans un instant, la machine n’assume pas bien ses compétences de calcul maximales en mobilité. La consommation demandée est trop importante pour pouvoir imaginer de profiter de toutes les capacités de l’engin hors secteur. Du coup, imaginer un usage sédentaire complet pour profiter aux mieux des performances des composants une fois de retour à son bureau est une évidence.

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En usage plus léger, c’est un portable comme un autre, il ne fait pas de bruit et ne chauffe pas. On peut donc pianoter sans soucis avec un engin discret et agréable, hyper réactif et rarement audible.

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Autonomie

La batterie embarquée est une 5380 mAh en 15.2 volts et 25 Wh. Un modèle qui occupe une bonne partie de l’espace disponible dans l’engin, sous la partie clavier. 

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Cette batterie est fixée au châssis avec un branchement amovible sur la carte mère. Il sera donc possible de la changer d’ici quelques années quand elle aura perdu en performances.

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Le MSI P65 Creator n’est pas un portable conçu pour proposer une autonomie spectaculaire hors secteur. L’engin n’assumera évidemment pas ses performances maximales très longtemps. Il faut une petite heure pour que la batterie alerte l’utilisateur qu’elle va rendre l’âme en jeu en mobilité. Cela donnera probablement un résultat identique si vous tentez de faire un rendu vidéo loin d’une prise. Si il est possible d’exploiter cette possibilité, l’engin n’est clairement pas fait pour cela.

En autonomie plus classique, avec un usage web sur plusieurs onglets, Wifi allumé et luminosité à 80%, l’engin atteint presque 6 heures d’usage. Un score identique à ce que propose le MSI P65 Creator 8SF en lecture vidéo avec wifi coupé, écran à 60% de luminosité et casque branché. C’est encore peu par rapport à des ultrabooks qui atteignent désormais 15 heures d’autonomie mais cela reste correct pour une machine offrant ces possibilités de calcul. Cela veut dire que l’on pourra travailler confortablement pendant un voyage en TGV ou regarder une série loin d’une prise de courant sans problème. Avec le gros avantage de se retrouver équipé d’un monstre de performances une fois arrivé à destination.

MSI P65 Creator 8SF

En usage très léger, c’est à dire en traitement de texte sans Wifi, l’engin peut atteindre les 8H30 d’utilisation. C’est correct, très correct pour une machine de ce calibre. Avec son poids de 1.88 Kg et son épaisseur limitée à 1.7 cm, le MSI P65 Creator reste un engin confortable et exploitable dans cette optique.

MSI P65 Creator 8SF

Conclusion

Le MSI P65 Creator dans cette version “8SF” est un engin étonnant. Il n’est pas dénué de défauts et a déjà été remplacé par une version plus récente, ce qui explique en bonne partie la réduction proposée par la marque aujourd’hui. A 2099€, j’ai bien conscience qu’il ne s’agit pas  d’un engin classique sur le Blog. Ses dimensions sont importantes même si il s’agit d’un engin qui reprend l’enveloppe des premiers 14″ croisés sur Blogeee et Minimachines… en moins épais. Mais son prix est élevé malgré tout. Si de nouveaux “P65 9xx” sont sortis ensuite avec un Core de neuvième génération, toujours avec 32 Go de mémoire vive et 1 To de stockage accompagné encore une fois  d’une GeForce RTX 2070 MaxQ, il ont été proposés à un tarif 1000€ plus élevé. MSI va sans doute proposer des versions de cet engin sous un Core de dixième génération, peut être avec plus de stockage et les machines qui en découleront seront sans doute plus intéressantes encore… Mais toujours aussi inabordables financièrement pour beaucoup.

A 2100€, j’ai bien conscience que ce petit monstre est hors de portée. Mais cela reste un excellent témoignage d’où en est arrivé le marché du portable. Une maîtrise impressionnante des capacités offertes par Intel et Nvidia permettant de tout faire avec un poste vraiment mobile. Rares seront les programmes que ce type d’engin ne saura pas gérer avec brio. Acheter un portable de ce type, capable de remplacer,  c’est ouvrir une porte vers tous les usages d’un PC moderne dans une totale mobilité. Et pour longtemps

Pour ma part, ce portable a réveillé mon envie d’évolution et je profiterai sûrement des vacances qui viennent pour mettre à jour ma station de tous les jours.

Portable créateur 15.6″ MSI P65 Creator 8SF i7-8750H 32/512Go RTX 2070 8Go

Portable 15.6″ FullHD IPS Bords minces – dalle mate – TrueColor – Core i7-8750H – 32 Go DDR4 – 512 Go SSD NVMe – GeForce RTX 2070 Max-Q 8Go GDDR6 – 1 HDMI – Mini DisplayPort – Thunderbolt 3 – Ethernet Gigabit – 3 x USB 3.1 – Entrée et sortie audio jack séparés – clavier AZERTY rétro éclairé blanc – Lecteur d’empreintes – Wifi5 + Bluetooth 5.0 – 8 heures d’autonomie – HiRes Audio – 357.7 x 17.9 x 247.7 mm – 1.88 Kg.

Vendu par RueDuCommerce
Stock : France

Dispo à 2099.99€

MSI P65 Creator : un portable impressionnant sous GeForce 2070 MaxQ © MiniMachines.net. 2020.

Changer la touche Caps Lock d’un Apple Extended Keyboard II

Si vous avez déjà utilisé un vieux clavier Apple, vous avez peut-être déjà rencontré un truc énervant (pour moi) : la touche Caps Lock mécanique. Et j’ai une petite astuce pour se passer de cette dernière.

Par défaut, donc, la touche a un comportement un peu particulier : elle reste enfoncée. Si vous pressez Caps Lock, elle se bloque physiquement dans une position enfoncée. C’est très énervant, parce que si vous ne regardez pas le voyant, vous pouvez être bloqué en Caps Lock au démarrage, ce qui bloque certains raccourcis. Qui plus est, ce fonctionnement pose des soucis avec les adaptateurs USB vers ADB. Le clavier envoie en effet un scan code un peu particulier : il envoie down (touche enfoncée) et up (touche relachée) très rapidement. Si vous utilisez le clavier sur un Mac moderne, cette touche n’a donc aucun intérêt : elle ne bloque pas les majuscules, elle envoie juste qu’elle a été pressée.

Par défaut, chaque pression envoie les deux états rapidement

Au départ, je suis tombé sur ce post, qui explique qu’il est possible de remplacer l’interrupteur de la touche par celui d’une touche classique (par exemple F15, inutilisé sous Mac OS 9), et qui explique aussi comment gérer un vrai Caps Lock avec un pilote de clavier alternatif pour Mac OS X. Mais il y a deux problèmes. Premièrement, F15 sert à gérer la luminosité de l’écran quand on a un moniteur Apple, et deuxièmement… je n’utilise de toute façon pas Caps Lock. En fait, dans mon cas, j’ai juste besoin que la touche ne bloque plus physiquement.

Le switch sous F15

Et il y a une solution simple : il faut enlever le keycap (la touche), démonter l’interrupteur et enlever le petit morceau de plastique qui bloque la touche. Sans cette dernière, l’interrupteur (le switch) se comporte comme un modèle classique. C’est un peu tendu quand on a pas l’habitude pour démonter et (surtout) remonter avec le ressort, mais ça fonctionne bien.

Le switch sous Caps Lock


La pièce à enlever

Une fois la pièce changée, le comportement ne bouge pas sur un ordinateur moderne : la touche renvoie toujours les deux commandes rapidement et n’est donc pas fonctionnelle. Avec un vieux Mac sous Mac OS 9, on perd le Caps Lock, mais la touche fonctionne comme une touche Shift classique : elle bloque les majuscules une fois enfoncée manuellement, mais c’est tout. Et surtout, elle ne bloque plus les raccourcis quand elle est enfoncée malencontreusement quand l’ordinateur est éteint. Si vous voulez tout de même un vrai Caps Lock sous macOS (Mac OS X), Karabiner (ex KeyRemap4Macbook) peut le faire avec le script proposé sur cette page. Je n’ai pas essayé : je désactive systématiquement le Caps Lock.

Et un jour, je vous expliquerais comment nettoyer correctement un clavier un peu sale (au hasard celui montré ici).

Mesurer la fréquence cardiaque avec des écouteurs et une Apple Watch

Récemment, je me suis (re)penché sur la santé, et j’ai ressorti des écouteurs un peu spéciaux : les Jabra Pulse Sport. Ils intègrent un capteur de fréquence cardiaque, avec un protocole de communication assez standard. Et ils sont utilisables avec l’Apple Watch.

Alors, je l’avais indiqué dans un vieil article, je m’en suis rendu compte en écrivant cet article, mais les écouteurs fonctionnent nativement avec l’Apple Watch. Si vous avez la montre d’Apple, vous avez peut-être déjà vu Appareils de santé dans les appareils Bluetooth. En fait, les appareils Bluetooth LE qui suivent le standard (un profil spécifique) peuvent apparaître à cet endroit, et c’est le cas des écouteurs de Jabra.


Une des oreillettes contient un capteur de fréquence cardiaque

Une fois les écouteurs allumés, il n’y a pas besoin de passer en mode appairage, c’est du Bluetooth LE en broadcast. La montre devrait donc voir directement les écouteurs comme un appareil de santé, et se connecter. Dans les écouteurs, il y a un truc pratique : ils parlent. Une fois connectés, ils remplacent le capteur de l’Apple Watch, ce qui permet des choses intéressantes. Premièrement, une lecture continue de la fréquence cardiaque, ce que ne permet pas le capteur d’origine. Pour ceux qui font du sport, la mesure est donc plus précise et plus fiable dans le temps. Attention, il faut tout de même jumeler les écouteurs pour la partie audio.

Connecté


Et il lit la fréquence

Ensuite, un truc amusant : on peut mesurer la fréquence cardiaque sans avoir la montre au poignet. Comme l’application de la montre passe par les écouteurs, ça fonctionne tout de même.

La fréquence, sans la montre au poignet


What is the impact on Apple if NVIDIA were to buy ARM?

Nvidia is looking to buy Arm, in 'advanced talks'...

XCY M1T : un minuscule PC sous Celeron N4100

6.2 cm de côté sur 4.2 cm d’épaisseur, le XCY M1T est une vraie minimachine proposant des compétences tout à fait classiques et adaptée à un usage Web, multimédia et bureautique. 

XCY M1T
Le XCY M1T est équipé d’un Celeron Gemini Lake N4100, une puce très employée sur ce segment des MiniPC parce que répondant efficacement à beaucoup des besoins actuels tout en offrant un prix abordable et une dissipation thermique facilitée. La puce propose 4 cœurs et 4 threads cadencés de 1.1 à 2.4 Ghz avec 4 Mo de mémoire cache.

XCY M1T

Son circuit graphique Intel UHD 600 est capable de décoder des contenus UltraHD H.265 sans soucis et le processeur permet aussi bien de réaliser des retouches photos que de lancer des outils bureautiques ou des sessions web. Le processeur dégage 6 watts de TDP et la marque semble a  choisi de préférer l’usage d’un ventilateur pour en venir à bout plutôt qu’une solution de dissipation passive. Probablement pour préserver la taille ultra-compacte de l’engin. Comme souvent je me demande dans quelle mesure un de ces engin ne peut pas être facilement modifié pour fonctionner en silence via un dissipateur passif. 

XCY M1T

L’engin est équipé avec 8 Go de mémoire vive ce qui est largement suffisant pour une flopée d’usages différents. Son stockage de base est un SSD M.2 2242 SATA de 128 Go qui pourra évoluer vers des solutions plus importantes. Je ne suis pas sur que cela soit utile sur ce genre de machine de passer à 256 ou 512 Go de stockage interne mais c’est en tout cas une bonne chose de ne pas avoir de stockage eMMC figé en interne.

Un lecteur de cartes MicroSD est également présent pour ajouter des capacités de stockage à l’engin. La marque ne précise pas qu’il s’agit d’un MicroSDXC mais je doute qu’ils limitent cette option à un MicroSDHC et aux 32 Go maximum de stockage que cela imposerait.

XCY M1T

Le reste de la connectique est assez complet au vu de la taille de l’engin. On retrouve par exemple une sortie HDMI 2.0 ce qui permettra de sortir un signal UltraHD en 60 images par seconde pour en faire un MiniPC orienté multimédia ou simplement piloter confortablement un écran. On retrouve également deux ports USB 3.0 Type-A, une sortie audio et micro combinés au format jack 3.5 mm et pour finir un port USB Type-C qui ne servira que d’alimentation.

XCY M1T

Pas de port Ethernet donc et si il sera possible d’utiliser un adaptateur USB pour en proposer un à l’engin, il pourra également recourir à un Wifi5 et du Bluetooth 4.2 pilotés par un circuit Intel 7265AC.

XCY M1T

le MiniPC est livré avec un adaptateur secteur et un câble HDMI mais malheureusement sans adaptateur VESA pour le coincer derrière un écran. Au vu du format de l’engin je doute même que cela soit possible facilement.

Le XCY M1T est en vente sur AliExpress à 150.04€ grâce au coupon proposé par le vendeur sur sa page. Ce n’est pas le meilleur prix jamais rencontré pour ce type de machine mais un tarif très correct pour ce type d’engin à la destination précise. A noter qu’il est livré sans système mais devrait fonctionner aussi bien sous Linux que Windows.

Source : AndroidPC.es

XCY M1T : un minuscule PC sous Celeron N4100 © MiniMachines.net. 2020.

Parrallels : la solution pour porter les applications Windows sur ChromeOs

Google a planifié un support des applications Windows sur ses Chromebooks depuis longtemps. Cette perspective explique a elle seule une bonne partie de l’évolution des machines ces derniers mois et pourquoi certains constructeurs se sont mis a faire enfler les capacités de calcul de leurs engins, leur mémoire vive et leur stockage. 

Acer Chromebook Spin 713

Cette réaction de Google s’explique assez simplement, les Chromebooks rencontrent un succès croissant en entreprise et de plus plus  en plus de grande structures font appel au système pour leurs équipes. Mais certaines résistent à cette arrivée à cause de leurs investissements passés dans des outils développés pour Windows.  Que ce soit à cause de la conception – souvent fort coûteuse – d’un outil sur-mesures pour répondre à un besoin industriel ou à l’implication et la formation des équipes dans un logiciel commercial, certaines structures ne sont pas prêtes a faire l’impasse sur ces outils développés sous Windows.

L’idée de faire appel à Parallels pour pouvoir utiliser des applications Windows sous ChromeOS est donc très logiquement née dans l’esprit de Google. Avec une volonté d’étanchéité très claire. L’usage d’un outil Windows dans un Chromebook sera possible mais ne sera clairement pas encouragé. L’idée est de pouvoir lancer un programme dans l’univers ChromeOS mais pas de vivre sous Windows. 

L’image donnée par Cyrus Mistry, chef produit pour ChromeOS est assez amusante. Pour lui, tous les propriétaires de système audio-vidéo dernier cri, avec Dolby Atmos et compagnie, veulent régulièrement pouvoir lire une vieille VHS introuvable ailleurs. Pouvoir leur donner cette possibilité est importante pour Google. L’idée est de pouvoir lire cette vieille vidéo au besoin mais surement pas d’en faire leur quotidien. Evidemment ce sont les applications Windows qui sont comparées aux vieilles cassettes vidéo…

Acer Chromebook Spin 713

Cette option ne sera pas grand public mais liée à des offres d’entreprises et devra être pilotée par des administrateurs qui pourront activer ou non cette option en choisissant quels programmes pourront être lancés. Votre PME emploie un logiciel de calibration machine développé sur mesures sous Windows, vous voulez passer à ChromeOS. Vous pourrez en incluant votre logiciel dans les exceptions prises en charge par vos Chromebooks.

La manière dont Parrallels Desktop va prendre en charge Windows pour commencer est intéressante. Le système va démarrer une session complète de Windows en parrallèle de ChromeOS et du système de gestion d’Android. Les différents programmes seront donc lancés sous le système le plus adapté de manière transparente.
Mais le futur de cette évolution sera différent, l’idée sera de pouvoir exécuter uniquement l’application dont vous avez besoin. A la manière de MacOS qui permet de lancer des applications Windows de manière transparente grâce à la fonction Coherence de Parallels.

Pour le moment aucune date n’a été fixée, aucun prix non plus et on se doute qu’il s’agira d’un cas par cas pour déterminer le tarif de cette option. Uniquement disponible pour les entreprises, ce ne sera pas un ajout que l’on pourra télécharger en plus des fonctions habituelles mais bien un outil professionnel a prendre en compte au sein d’une flotte d’appareils. Il faudra également pouvoir le prendre en charge et donc compter sur des Chromebooks modernes et puissants. Inutile de compter sur des machines sous processeurs ARM, il vous faudra un processeur x86, typiquement un Core i5 ou i7 avec au moins 16 Go de mémoire vive. Voilà ce qui explique en grande partie la montée en puissance de nombreuses références de Chromebooks ces derniers mois.

Google a également pensé a proposer des fonctions de double boot pour ses machines, que l’utilisateur puisse choisir des démarrer au besoin ChromeOS ou Windows. Mais cette option se heurte a un élément capital pour ce type de machine : la politique interne de Google au sujet de la sécurité sur les Chromebooks. Google ne veut pas que les fonctions de base de l’engin soient moins bien sécurisées pour laisser une porte d’entrée à Windows : Le BIOS, le firmware des machines, toute la séquence de boot souvent critique et analysée par le système pour s’assurer qu’aucune intrusion n’a lieu dans chaque machine. Le système peut également se servir d’une image miroir sécurisée du système si la sécurité a été attaquée. Ce point est primordial car c’est un des grands argument qui ont fait de ChromeOS le système choisi par de nombreuses structures professionnelles et éducatives. 

L’idée est donc de proposer le meilleur des deux mondes. A la fois de la sécurité et de la rapidité avec un outil simple d’emploi mais également la possibilité d’utiliser un logiciel Windows qui n’existe pas sous ChromeOS. En attendant que, très logiquement, ces applications soient développées pour devenir compatibles nativement avec ChromeOS.

Microsoft a également des idées pour venir contrecarrer les plans de Google. L’éditeur va préparer ses propres solutions d’applications dans les nuages avec, pour lui aussi, une visée particulière pour les entreprises.

Windows 10X se rapproche pour beaucoup à la philosophie de ChromeOS. Le système lancera ses applications traditionnelles dans des containers étanches pour éviter tout risque de sécurité tout en permettant l’emploi d’applications en ligne. Pensé au départ pour des machines double écran, cette nouvelle version de Windows a finalement été ouverte à tous les portables et devrait arriver en 2021. Microsoft pourra donc employer ses applications classiques mais proposera ses propres “web apps” de son côté également .

Acer Chromebook Spin 713

Les deux sociétés proposant au final la même finalité mais dans une vision différente. Microsoft s’appuie sur son énorme catalogue d’applications classiques et s’ouvre vers un usage dans le Cloud. Google est orienté naturellement dans les nuages et proposera d’utiliser des applications Windows avec parcimonie. Le tout étant évidemment réservé pour ce dernier à un monde d’entreprise pour qui la sécurité est le premier défi et une ligne de dépense importante à l’année.

Parrallels permettra sans doute a Google de faire taire cette critique récurrente sur les outils manquants de ChromeOS. Elle permettra également de passer outre la remarque classique des investissements passés d’une entreprise. Dépenser des centaines de milliers d’euros en développement, année a près année, pour un logiciel maison sous Windows ne donne pas envie de passer à ChromeOS si il n’est pas exploitable dessus. 

Reste a savoir une chose, si ces évolutions modifient largement le paysage matériel des Chromebooks en poussant leurs caractéristiques et leur tarifs vers le haut, que va t-il rester au grand public ? Une bonne partie des particuliers achetant un Chromebook fait ce choix pour la simplicité de l’usage des machines mais aussi pour leur tarif souvent attractif. Si le parc entier évolue à la hausse, alors qu’ils n’auront pas le droit aux fonctions Windows de Parallels, comment le grand public va réagir ? Est-ce que les constructeurs vont proposer une gamme plus large de machines ? C’est la voie choisie par Acer qui propose d’un côté un engin sous SoC ARM pour le grand public et un autre sous Core i7 pour les entreprises. 

Source : TheVerge

Parrallels : la solution pour porter les applications Windows sur ChromeOs © MiniMachines.net. 2020.

What is the impact on Apple if NVIDIA were to buy ARM?

Nvidia is looking to buy Arm, in 'advanced talks'...

macOS Big Sur : macOS 10.16 ou 11.0 ? Les deux.

La prochaine version de macOS, Big Sur, passe officiellement de 10.x à 11.0, après 16 versions. Mais ce n’est pas si évident : pour des raisons de compatibilité, l’OS peut aussi être vu comme un macOS 10.16.

macOS 11.0


Sous Catalina, la commande sw_vers donne ce résultat :

ProductName: Mac OS X
ProductVersion: 10.15.6
BuildVersion: 19G73

Sous Big Sur, par défaut, la commande indique ceci (dans la bêta 1).

ProductName: macOS
ProductVersion: 10.16
BuildVersion: 20A4299v

Avec la bêta 3, ça change. Par défaut, l’OS s’annonce comme macOS 11.0. Mais une commande permet de forcer « 10.16 », pour les logiciels qui attendent un macOS « 10 ». Et ne pensez pas que c’est rare : des trucs comme Parallels bloquent à l’installation à cause de ça, et ça risque d’être le cas pendant un moment.

ProductName: macOS
ProductVersion: 11.0
BuildVersion: 20A5323

Mais en ajoutant la variable d’environnement SYSTEM_VERSION_COMPAT=1, le résultat diffère. On peut soit le faire en plaçant la commande avant l’exécutable (SYSTEM_VERSION_COMPAT=1 sw_vers), soit en modifiant la variable de façon permanente (export SYSTEM_VERSION_COMPAT=1).

ProductName: Mac OS X
ProductVersion: 10.16
BuildVersion: 20A5323l

Typiquement, si un programme donne une erreur liée à la version, lancer le logiciel en ligne de commande avec SYSTEM_VERSION_COMPAT=1 avant le nom de l’exécutable devrait suffire.

Que pensait The New York Times de la Pippin en 1996 ?

Je suis tombé récemment sur un vieil article de The New York Times qui parle de la Pippin, en 1996.

La première partie est intéressante, car elle met en avant le positionnement hybride de la Pippin : elle est trop onéreuse pour une console de jeu (~600 $ à l’époque) et pas assez puissante comme ordinateur, même pour le prix. L’article confirme par ailleurs que Bandai et Apple avaient de grands espoirs : 500 000 ventes sur la première année aux Etats-Unis et au Japon. Pour rappel, les chiffres officieux donnent 42 000 ventes dans les deux pays au total (donc en gros sur deux ans). Visiblement, Apple voylait la console comme un « Network Computer », un concept qui n’a pas été abandonné par la suite, tout du moins pas directement : l’iMac devait en être un au départ.Il faut dire que la console valait vers 600 $, donc, et permettait de surfer avec son modem (14 400 puis 28 800 et 33 600 bauds), quand un ordinateur valait facilement le double ou le triple.

L’article indique aussi que Samsung avait été approché pour proposer un téléviseur avec un Pippin intégrée. La fin est assez lucide tout de même sur les risques d’échec, en citant le CD-i de Philips (largement plus vendu que la Pippin, d’ailleurs) ou la 3DO. Et de fait, la Pippin ne pouvait pas lutter contre la PlayStation ou la Nintendo 64, et en tant qu’ordinateur, c’était assez léger. Et comme rappelé, la console n’a ni lecteur de disquettes, ni clavier par défaut, deux accessoires pratiquement indispensables pour surfer, et qui augmentaient le prix. En clair, même avant son lancement (l’article date de mars 1996), beaucoup de gens pensaient déjà que le concept était vain.

eufy Security 2K, la caméra HomeKit pas cher

eufy Security, une filiale d’Anker (société chinoise. assez connue pour ses accessoires avec un bon rapport qualité/prix) propose depuis une caméra HomeKit Secure Video pas très onéreuse. Cette caméra d’intérieur vaut seulement 40 € sur Amazon, ce qui est significativement moins que les modèles concurrents.

La concurrence, en dehors des caméras uniquement HomeKit (j’ai des Omna – D-Link – et une Presence de chez Netatmo), vient de chez Eve (anciennement Elgato) avec un modèle à 150 €, de chez Logitech avec la Circle View (180 €) ou le modèle Netatmo pour l’intérieur (Welcome, vendue 200 €). En clair, chez les grandes marques, une caméra HomeKit Secure Video vaut entre 4 et 5 fois plus que le modèle eufy. A raison ? Pas vraiment, nous allons le voir.

La caméra est correcte sur la finition, et elle arrive avec un petit chargeur USB. Elle s’alimente avec un lon câble micro USB, c’est assez classique. Sur le côté, on trouve un emplacement pour une carte microSD (non fournie), un peu trop accessible à mon goût. Elle possède aussi un haut-parleur et un micro, mais il n’est pas accessible en HomeKit.

La caméra, simple mais efficace


microSD, enceinte, micro USB

Premier essai, uniquement en HomeKit. Et c’est un échec : impossible de connecter la caméra. Elle n’est pas visible dans HomeKit. L’application indique que si le code HomeKit est présent sous le pied – c’est le cas -, il n’y a pas besoin de l’application, en pratique… c’est différent.

Ben non

Pour configurer la caméra, j’ai donc dû créer un compte. Alors, c’est un peu une plaie : la localisation est obligatoire et le clavier passe en QWERTY pour le mot de passe (aucune idée de la raison) avec en plus des demandes reloues : 8 à 20 caractères, minuscules, chiffres, majuscules et caractères spéciaux (oui, tout). L’installation dans l’application est simple : elle utilise le Bluetooth pour détecter la caméra, on tape le mot de passe Wi-Fi (l’application ne le récupère pas) et on attend. J’ai eu un autre souci bizarre : la caméra a indiqué un problème (en parlant) avant de dire que c’était bon. Pour finir, j’ai eu une mise à jour de firmware « HomeKit » et j’ai pu ajouter la caméra dans Maison.

La création du compte


Mise à jour de firmware

Avant HomeKit, parlons de l’application. La caméra peut enregistrer sur une carte microSD (pas fournie) ou dans le cloud d’eufy (payant). L’activation d’HomeKit désactive pas mal de fonctions de détection, ainsi que le micro, mais aussi l’enregistrement en 2K : HomeKit limite au 1080p. Franchement, l’application est assez moyenne, avec de l’anglais fréquemment au milieu des textes en français, ce n’est pas génial. A noter qu’ils sont assez honnêtes sur les cartes SD : ils indiquent que les cartes peuvent être remplies 500x (c’est assez optimiste) et le temps d’enregistrement sur une carte (de 1,5 jour sur une 16 Go à 12 jours sur une 128 Go). Enfin, si on peut utiliser l’application pour streamer l’image (au lieu d’HomeKit), c’est assez horrible avec une latence de l’ordre de la seconde.

Pas de 2K


Pas de détection


Pas d’animaux (et encore des messages en anglais)

Dans HomeKit, la caméra propose deux appareils : un détecteur de mouvement et la caméra elle-même. Elle a évidemment un gros avantage : elle est compatible HomeKit Secure Video. Cette fonction sortie avec iOS 13 permet de stocker les vidéos chez Apple, gratuitement pendant 10 jours. Je mets en italique pour une bonne raison : HomeKit Secure Video nécessite un abonnement iCloud 200 Go (3 €/mois) pour une caméra, ou un abonnement 2 To (10 €) pour cinq caméras. Avec HomeKit Secure Video, on peut revenir facilement en arrière jusqu’à 10 jours en faisant défiler. Visiblement, c’est stocké en 1080p chez Apple et en 720p en streaming. Enfin, il faut aussi un concentrateur HomeKit (Apple TV, HomePod, iPad).

La solution d’Apple peut définir comment fonctionne la diffusion et l’enregistrement en fonction de la position de l’utilisateur, pour forcer l’enregistrement uniquement quand il n’y a personne par exemple. Il est aussi possible de définir l’accès aux autres utilisateurs quand vous partagez l’accès HomeKit, pour ne garder les enregistrements que pour l’utilisateur principal.

HomeKit



Alors que dire. La caméra est d’une qualité correcte physiquement. Ce n’est pas extraordinaire, mes Omna sont mieux finies, mais ça passe. La qualité d’image, par contre, est faible en HomeKit en pleine lumière : la Omna offre une image mieux définie, plus douce et globalement meilleure. La caméra d’eufy suffit pour de la détection, mais ça reste cracra quand même par rapport à la Omna. Il y a des artefacts, un zoom (bon, c’est plus lié à l’optique) et une accentuation de la netteté pas très efficace. Les captures viennent de l’application Maison sous macOS, c’est moins moche sur un iPhone ou un iPad, mais ça reste significativement en dessous.

Omna


Eufy


Omna


eufy


Omna


eufy

Dans le noir, rien à dire : le projecteur marche bien, c’est suffisant. Elle n’a pas de microphone en HomeKit, contrairement à d’autres (il est accessible dans l’application eufy). Mais elle a quand même deux (gros) avantages : HomeKit Secure Video (rare actuellement) et surtout le prix. Elle vaut 40 € quand la caméra Eve vaut ~150 € et la Circle View vaut officiellement 180 €. J’ai beaucoup plus confiance en Eve pour la sécurité, et elle ne nécessite pas de passer par une application dédiée pour l’installation, mais la différence de prix reste importante.

Je suis mitigé sur la mise en place – l’application n’inspire pas confiance – mais la caméra elle-même offre tout ce qui est nécessaire pour faire du HomeKit pas trop cher et de façon sécurisée. Apple indique que les vidéos sont chiffrées totalement, et les enregistrements ne prennent pas de place sur le cloud. A vous de voir si la qualité de l’image vous suffit.

Chuwi Ubook X : une tablette 12″ en 2160 x 1440 sous Celeron N4100

Avec une diagonale de 12″, la Chuwi Ubook X est une nouvelle déclinaison de ce concept chez le constructeur. Son écran se démarque des tablettes classiques puisque comme pour les Surface de Microsoft, il affiche en 3:2 et 3160 x 1440 pixels. Une solution différente du format allongé en 16:9 ou 16:10 qui permet une meilleure gestion des documents écrits notamment. On retrouvera une page plus haut et moins large ce qui permet en général une production texte facilitée. Que ce soit pour la lecture ou l’écriture de documents ou pour coder par exemple.

Chuwi Ubook X

Derrière cet écran IPS, la Chuwi Ubook X embarque un classique processeur Intel Celeron N4100, de génération Gemini Lake. Une puce quadruple coeur toujours apte au service qui a probablement été choisie ici pour son prix abordable et sa très faible consommation. Avec 6 watts de TDP, le Celeron se révèle un excellent processeur pour ce type de solution. La tablette étant pour le moment annoncée à sa sortie aux alentours de 335€.

Chuwi Ubook X

Le processeur est accompagné par 8 Go de mémoire vive DDR4 en double canal et un SSD de 256 Go. Une configuration efficace et homogène tout à fait  à l’aise avec les tâches multimédia, bureautique et web. Ces composants sont d’ailleurs déclinés par la marque sur toute sa gamme Ubook qui ne change plus que de format pour se placer sur différents segments. La Ubook standard en FullHD et 11.6″ comme outil orienté jeu et multimédia. La Ubook Pro en 12.3″ également en FullHD comme une solution classique qui est également proposée sous Core M3-8100Y et enfin la nouvelle UBook X qui se positionne en concurrence de la Surface.

Chuwi Ubook X

Cette dernière propose en plus un capteur 4096 niveaux de pression pour un stylet HiPen H6 optionnel de telle sorte que la  Chuwi Ubook X pourra se transformer en tablette tactile portable. Elle propose évidemment une béquille intégrée et un clavier, malheureusement en QWERTY, amovible qui se connecte via un connecteur Pogo et s’accroche grâce à des aimants néodymes.

Chuwi Ubook X

La connectique est plutôt bonne pour une tablette de ce genre. On retrouve un port USB 3.0 Type-A, un port MicroHDMI et un port USB Type-C pour alimenter une batterie 38 Wh annoncée comme proposant 9 heures d’autonomie. Un port jack audio combo 3.5 mm et un lecteur de cartes MicroSDXC. La tablette pèse 780 grammes et mesure 9 mm d’épaisseur.

Le site de Chuwi propose un aperçu détaillé de la tablette.

Chuwi Ubook X : une tablette 12″ en 2160 x 1440 sous Celeron N4100 © MiniMachines.net. 2020.

macOS Big Sur change Sosumi

Petite nouveauté dans macOS Big Sur : le son système Sosumi a été modifié.

Sosumi veut dire « so, sue me » et il a été ajouté dans les OS d’Apple en 1991, avec System 7. C’était un pied de nez à Apple Corps (la maison de disque des Beatles), car Apple – à l’époque – ne pouvait pas proposer des choses liées à la musique, et le son en question était considéré comme trop « musical ». Bon, je vous laisse juger, mais pour moi, ce n’est pas très musical.

La version de macOS Big Sur est un peu différente et plus longue.

Easter Egg : qui a développé le pilote HFS de System 7 ?

Un petit easter egg caché dans les vieilles versions de System 7 (de System 7 à 7.5). Il permet d’afficher un petit message des personnes qui ont développé ls pilotes HFS de l’OS.

Premièrement, il faut insérer une disquette, et changer son nom pour KMEG JJ KS (avec les espaces) ou Hello world JS N A DTP.

Ensuite, il faut éjecter la disquette en gardant le volume le bureau (command + E).

Enfin, il faut cliquer sur le volume présent sur le bureau et un message apparaît : HFS for 7.0 by dnf and ksct.

dnf est David N. Feldman, ksct est Kenny S. C. Tung. Les deux ont travaillé sur le pilote HFS.

GlidePoint, le trackpad ADB des années 90

Récemment, j’ai reçu un périphérique ADB de chez MicroQue, un GlidePoint. C’est un trackpad externe du milieu des années 90, et il marche étonnamment bien pour son âge.

La technologie des trackpad (parfois appelé touchpad) existe depuis le début des années 80, mais n’a trouvé sa place dans les ordinateurs que vers 1994/1995. Avant cette époque, les ordinateurs portables intègrent plutôt des trackball, c’est-à-dire une souris inversée. Le trackpad de MicroQue est un GlidePoint, le nom d’une technologie assez courante. Vous retrouverez des GlidePoint chez Cirque (le fabricant original), chez Alps (qui a racheté Cirque), mais aussi chez Apple. Les premiers PowerBook avec un trackpad (PowerBook 540c) utilisent en effet la technologie sous licence.

C’est petit

Le trackpad ADB de MicroQue a déjà un avantage : il dispose d’une prise femelle en plus de la prise mâle. On peut donc le chaîner avec une souris classique, ce qui peut aider dans certains cas. Le pavé tactile est évidemment très petit, une constante dans les années 90, mais réagit assez bien. Il propose le « taper pour cliquer » (plutôt rare à l’époque), avec en plus deux boutons physiques. Le premier est un clic classique, le second un clic forcé, la solution la plus courante à cette époque. Quand on presse le bouton, le clic est considéré comme enfoncé, et il faut le presser une seconde fois pour le désactiver. Il n’y a pas de vrai clic droit car Mac OS ne le supportait pas à l’époque, c’est surtout utile sur les stations NeXT. Il marche parfaitement en ADB avec un adaptateur (genre iMate), même s’il fait quand même un peu pitié à côté d’un Magic Trackpad 2…

C’est épais


Deux boutons


MicroQue


Deux prises ADB

Au passage, si Apple proposera essentiellement des trackpad dans ses Mac portables, le Magic Trackpad n’est pas le premier externe. Le Mac du 20e anniversaire était en effet livré avec un modèle externe, en technologie GlidePoint lui aussi.

Test : la manette SteelSeries Nimbus+ et le support SmartGrip

En mai, SteelSeries annonçait la 3ème itération de sa manette MFi, la Nimbus+. Grâce à votre aide sur Patreon et aux liens Amazon du blog, je me suis acheté cette dernière. Je possédais déjà la Stratus XL, la première manette au format classique de la marque.

Physiquement, il n’y a pas tellement d’évolution : la Nimbus+ ressemble à la Stratus XL, mais aussi à une manette de Xbox One. On a les branches classiques, les boutons, et deux sticks analogiques. SteelSeries a choisi la disposition de Sony plutôt que celle de Microsoft, avec deux sticks placés en bas, de façon symétrique, mais la structure reste la même. Pour les joueurs, la Nimbus+ amène quelques nouveautés. Premièrement, elle propose des boutons L3 et R3, c’est-à-dire des sticks cliquables. Deuxièmement, au lieu d’un seul bouton au centre, elle offre un bouton Home (qui va servir à allumer la manette), ainsi que deux boutons latéraux. Un qui sert de bouton start sous iOS, et un second, avec trois points, utiles dans certains jeux. Les boutons supplémentaires servent essentiellement dans un cas : avec le cloud gaming. Les jeux PC attendent la présence de ces boutons (qui sont bien présents sur les manettes de Xbox One et PlayStation 4) et c’est parfois un problème avec une manette purement MFi. Dans les jeux iOS, l’usage reste plus rare étant donné qu’une bonne partie des manettes ne les a pas. On peut aussi noter que la croix directionnelle est différente : celle de la Stratus XL est complète, avec les diagonales, et assez douces. La Nimbus+ se limite à une croix concave qui clique (physiquement et de façon audible) lors des pressions. La différence est marquée, mais c’est vraiment une question de feeling et c’est très subjectif.

La Nimbus + devant


La nouvelle croix


Du Lightning

Le second point qui va différencier la Nimbus+ de la Stratus XL de 2014, c’est la batterie. La Stratus XL utilise deux piles AA (ou un connecteur micro USB caché), la Nimbus+ a une batterie intégrée avec une autonomie annoncée de 50 heures. Elle se charge en Lightning, ce qui est pratique si vous avez des appareils iOS, mais le câble n’est pas dans la boîte. Vu le prix, c’est un peu radin.

On peut utiliser les boutons L3 et R3

Le support smartphone

La Nimbus+ arrive avec un support pour le smartphone, avec une conception un peu particulière. Il propose une pince classique pour le smartphone qui s’adapte bien aux iPhone récents, mais ne convient pas pour les anciens modèles, ou pour un iPhone SE de première génération. Le support se fixe sur la manette à travers deux tiges de métal qui rentrent dans deux trous de la manette. L’avantage, c’est que le support est compact. Le défaut, c’est qu’il n’y a pas de réglage de l’orientation du smartphone, et que les tiges peuvent bouger. Si c’est efficace dans un canapé ou pour jouer de façon fixe, ça risque franchement de bouger dans une voiture ou le métro, même si je vous déconseille franchement de faire ça. Enfin, avec un téléphone un peu lourd (genre iPhone 11), la manette est déséquilibrée vers l’arrière.

Le support inséré


Avec un iPhone 11

J’ai aussi le SmartGrip pour la Stratus XL, qui est aussi compatible Nimbus (la première) et Stratus Duo (la version Android). Cet accessoire optionnel (10 €) se fixe sur la manette avec une pince et des manipulations qui ne sont pas très intuitives. La pince pour le smartphone a deux avantages : elle permet d’orienter le smartphone avec des roues crantées, et s’adapte aux petits appareils, genre iPhone 5S ou SE. Par contre, le SmartGrip a un gros défaut sur la Stratus XL : il recouvre la trappe des piles, le bouton d’allumage et les boutons de connexion. Il faut donc enlever le support à chaque intervention, ce qui est vite énervant.

Le support externe SmartGrip


Une fois mis en place


Il cale bien un iPhone SE

Maintenant, il y a une question simple : est-ce qu’il s’agit d’une bonne manette ? Oui. Elle est bien construite, efficace, visiblement solide. Mais elle est surtout onéreuse. Elle vaut 80 €, et ce n’est pas la présence du support qui va changer les choses, surtout quand il n’y a pas de câble dans la boîte. Pour rappel, Apple prend en charge les manettes Xbox One et PlayStation 4 et même si la connexion est parfois plus compliquée (surtout si vous utilisez les manettes avec les consoles respectives), et elles valent entre 50 € et 60 € (parfois moins en promotion). Qui plus est, iOS 14 va prendre en charge les vibrations sur les manettes, et la Nimbus+ n’a pas cette fonction. Apple va aussi supporter certaines fonctions spécifiques des manettes, comme le trackpad et les lumières des manettes Sony.

Ce n’est pas un mauvais produit, mais c’est un produit onéreux et vraiment limité aux gens qui jouent sous iOS (et un peu macOS), ce qui réduit quand même pas mal le marché. Et du coup, il est possible de jouer à plusieurs (sans soucis de liaison) à Crossy Road Castle sur Apple TV. Et c’est amusant.

Flipper Zero : un Tamagochi pour hacker votre environnement

Il s’agit d’un projet Kickstarter qui semble avoir déjà brûlé son pas de tir. L’objet a atteint son financement en 8 petites minutes et a déjà dépassé plusieurs paliers. Il faut dire que la promesse de ce Flipper Zero est assez amusante.

Flipper Zero, c’est donc un Tamagochi, enfin du moins l’objet en reprend l’idée. Si vous ne savez pas ce qu’est un de ces gadgets électroniques, je vais rapidement vous éclairer. Les Tamagochi sont des jouets électroniques, des sortes d’œuf de plastique que l’on utilise souvent en porte clé et qui abrite un petit écran LCD. Sur cet écran un personnage composé de petits pixels assez frustres mime la vie d’un animal. Il faut le nourrir, jouer avec et le nettoyer pour le voir grandir heureux.

Ici, l’idée est presque la même avec un petit dauphin, Flipper donc, qui s’anime à l’écran et communique avec vous . Sauf que ce qui botte Flipper Zero, ce n’est pas de lui donner des pixels de nourriture ni de nettoyer ses étrons virtuels. Lui ce qu’il aime, c’est le hack.

Flipper Zero

Et on touche ici un second aspect du projet car derrière le côté ludique, le petit  appareil propose divers connecteurs et antennes. Il est programmable et peut interagir avec votre environnement. Par exemple en pilotant un appareil travaillant sur du 433 MHz comme une porte de garage. A chaque fois que vous apprenez quelques chose de ce genre à votre Flipper Zero, le petit Dauphin est content.

Flipper Zero

L’objet est décrit comme 100% Open Source et compatible avec de multiples formats : il propose ses propres GPIO, peut s’utiliser comme télécommande radio universelle en 315, 433 et 868 MHz, dispose d’un émetteur infrarouge et gère les signaux RFID. Suivant ses paliers de financement, il pourra même prendre en charge le Bluetooth (c’est déjà fait) et même le NFC.

Flipper Zero

Le petit dauphin gagnera des “niveaux” à chaque fois que vous manipulerez l’engin pour ouvrir une barrière, piloter un appareil ou tenter des expériences, l’animal vous en sera reconnaissant. Restez trop longtemps inactif et, au contraire, il vous fera la tête. Son écran 1.4″ n’est pas grand mais les 128 x 64 pixels sont suffisant pour une variété d’expressions très compréhensibles. 

Flipper ZeroLa manipulation du Flipper Zero est simple avec une croix directionnelle, un bouton de selection et un bouton de retour. La batterie interne profite de son écran à très basse consommation pour offrir jusqu’à 7 jours d’utilisation entre deux recharges qui se feront avec un port USB Type-C.

Flipper Zero

Le reste de l’objet propose des brochages classiques avec alimentation et GPIos pour piloter vos propres montages.

Flipper Zero

Le petit capteur et récepteur infrarouge permettra de lire et d’émettre des signaux à ce format et il sera même possible de passer une petite dragonne à l’appareil.

Flipper Zero

A quoi ça sert en vrai ? A plein de choses ! Si vous avez sur vous un tas de trucs qui vous servent au quotidien pour ouvrir des portes, des barrières, des garages, piloter votre télé ou autre, ce Flipper Zero peut devenir une sorte de commande “universelle” et capable d’apprendre d’autres trucs. Avec le RFID, le Bluetooth et peut être même le NFC, les capacités d’apprentissage de l’objet peuvent remplacer des dizaines d’appareils.

Flipper Zero

Enfin, l’appareil peut s’utiliser comme une clé de sécurité pour l’utilisation de services en ligne compatibles. A la norme U2F, l’objet peut servir comme sécurité physique pour accéder à des outils comme Gmail, DropBox ou LastPass et beaucoup d’autres encore.

Flipper Zero

Bref, si l’appareil apparaît d’abord comme un gadget, cela peut être un véritable outil de travail, un sésame pour de multiples usages1 et un outil pour piloter vos propres expériences.

J’adore le format, j’adore l’idée, j’adore le côté open-source. Je suis un peu moins chaud pour le commander en financement participatif et pas vraiment ravi du tarif de l’engin. L’objet était vendu 109€ pièce au moment où j’ai débuté ce billet. Les 1900 premiers exemplaires sont partis et il est maintenant à 110€ avec un câble USB vers USB Type-C. Frais de port compris. Au vu du succès de l’appareil, je ne doute pas une seconde de le voir arriver en boutique un jour ou l’autre…

Flipper Zero : un Tamagochi pour hacker votre environnement © MiniMachines.net. 2020.

Alfawise C50 : une mini graveuse laser simple à utiliser

La Alfawise C50 est un appareil prêt à l’emploi. Une solution de gravure pensée pour occuper,un minimum d’espace et être rangée facilement. Elle est parfaite pour des usages ponctuels comme le marquage d’objets, la signature de créations ou autre tâches répétitives du genre.

C’est un objet que l’on va laisser dans un placard avant de le déballer et de l’assembler en quelques secondes. On le pose sur un support, et après quelques réglages, on peut commencer à graver en série. Un meuble par exemple, un objet, des papiers, des ordinateurs avec un logo ou un numéro de série… La Alfawise C50 se manipule avec un simple smartphone ou depuis un PC via Bluetooth. 

Alfawise C50

Le laser embarqué est un 1600 mW signé OSRAM avec une durée de vie de 10000 heures, il peut graver une surface de 9.9 x 8.8 cm avec une résolution de 508 points par pouce. Ce n’est pas énorme mais suffisant pour de nombreux usages et, en particulier, cette idée de marquage ou de signature. Pour de plus grands formats, il sera possible de se tourner vers une solution plus classique mais plus encombrante comme les Alfawise C40 par exemple.

Alfawise C50

La machine est pensée pour pouvoir graver de multiples matériaux : du papier jusqu’au bois en passant par le cuir, certains plastiques et tissus. La marque indique une possibilité de mordre jusqu’à 2 mm d’épaisseur dans la matière avec un seul passage, cela dépendra évidemment du matériau et de la vitesse de vos passes. Il est bien plus simple de graver du sapin que du chêne et suivant la vitesse du laser, ou le nombre de passages, il est possible d’attaquer des matériaux très solides en profondeur. Un bouton présent sur la coque de la machine permet d’ailleurs de répéter la dernière gravure. L’idée est de pouvoir refaire une “passe” pour graver en profondeur ou de marquer facilement des objets identiques. Un plateau amovible sert de protection à votre table ou bureau mais il est également possible de graver directement celui-ci pour marquer des objets plus grands.

L’alimentation peut se faire de multiples façon avec des entrées USB dédiées soit à un bloc secteur 12 volts fourni, soit à une alimentation depuis une batterie externe USB classique en 5 volts.

Alfawise C50

Il manque peut être un port USB pour une approche directe, sans avoir recours à un Wifi extérieur, pour que cette graveuse soit pratique en mobilité. En l’état, il faudra toujours recourir à une machine via Wifi, ce qui peut être pénible dans certains cas. Le logiciel peut prendre en charge divers formats d’images dont le JPG, le BMP, le TIFF et le PNG. 

Alfawise C50

La Alfawise C50 propose des pieds en plastique assurant une protection minimale quant à la dangerosité du laser. Une paire de lunettes de protection est également livrée avec la graveuse. Comme d’habitude, il faudra veiller à la sécurité des utilisateurs présents dans la même pièce. Les pieds en plastique transparents verts ne sont pas suffisants pour assurer une protection efficace, toutes les personnes à portée de regard de cet engin devront porter obligatoirement des lunettes de protection. Un système de protection physique occultant le laser du regard semble être la meilleure solution. Associée à une évacuation des fumées générées par la brûlure du laser, c’est une solution idéale d’un point de vue sécurité. L’achat d’une paire de lunettes plus évoluées que celles livrées peut également être une bonne solution.

A noter qu’un détecteur de chocs et de mouvements est intégré à la Alfawise C50, cela évite de continuer à graver “dans le vide” ou sur votre bureau. Cela évite également de perdre votre objet déjà gravé en partie avec un décalage des traits.

Cette graveuse laser sera disponible début Août, il est possible de la pré-commander pour 104.37€ aujourd’hui avec le code ALFAWISEC50.

Alfawise C50 : une mini graveuse laser simple à utiliser © MiniMachines.net. 2020.

AAEON présente la carte UP Xtreme Lit

La carte UP Xtreme Lite a été conçue à partir de la précédente génération de cartes de la marque. Elle reprend toute la gamme de puces Intel de huitième génération du Celeron au Core i7, associés à une plateforme assez évolutive. La génération précédente était vendue à partir de 299$. Cette nouvelle solution sera donc logiquement commercialisée moins cher. D’autant que le prix des puces Intel de huitième génération a entre temps évolué.

UP Xtreme Lite

En contrepartie de cette baisse, il faudra faire quelques concessions sur les possibilités de la carte originale. Sur la nouvelle UP Xtreme Lite, on retrouve un port SoDIMM de DDR4 capable de gérer 16 Go de mémoire ainsi qu’un port M.2 2280 en SATA 3.0. La version précédente proposait en plus jusqu’à 16 Go de mémoire DDR4 soudés directement sur la carte pour pouvoir monter jusqu’à 32 Go de DDR4 en double canal. Elle embarquait également un module de 64 Go de stockage eMMC. 

Up Xtreme Lite

La nouvelle version ne proposera pas non plus de brochage STM32, ni les 100 pins permettant de l’accrocher à un dock. Tout le reste de la carte précédente sera présent, ce qui laisse de belles possibilités. La UP Xtreme Lite mesure toujours 12.2 par 12 cm et propose une belle connectique embarquée. Deux ports Ethernet Gigabit, un port HDMI 1.4 et un DisplayPort 1.2, quatre ports USB 3.2 Gen2, une sortie audio stéréo 3.5 mm. La carte propose en outre de nombreux brochages pour connecter un écran eDP avec gestion du rétro éclairage, des USB 2.0.

UP Xtreme Lite

Deux slots M.2 2230 et 3052 pour connecter des modules Wifi et 4G sont également disponibles, la carte embarquant un lecteur de cartes SIM. Pour le moment, trois modèles sont listés en Core I3-8145U, Core I5-8265U et Core I7-8565U. 

Un modèle de carte intéressant pour des développements complets de solutions industrielles ou de machines personnelles. Les possibilités des puces Whiskey Lake sont assez larges et suivant les tarifs demandés, ce type de carte peut s’avérer très pratique pour diverses intégrations. AAEON propose de nombreux accessoires qui vont du dissipateur à l’alimentation en passant par des cartes Wifi ou 3G et 4G.

AI CORE XM 2280

Mais également des cartes destinées à piloter des applications d’Intelligence Artificielle basées sur les puces Myriad d’Intel comme la AI Core XM 2280 ci-dessus. la Vision Plus X ou la Net Plus et ses quatre ports Ethernet Gigabit supplémentaires. Des options qui ouvrent la solution à des usages variés et notamment au Edge Computing, la reconnaissance audio ou vidéo et autres.

NET PLUS

La NET PLUS

La disponibilité n’est pas encore annoncée, ces cartes restent toujours quasi impossibles à obtenir pour un particulier.

Source : AAEON et AAEON

AAEON présente la carte UP Xtreme Lit © MiniMachines.net. 2020.

Beelink Gemini M : un nouveau MiniPC sous Celeron J4125

Le Celeron J4125 du Beelink Gemini M est une mise à jour des puces de bureau du fondeur, fonctionnant dans un TDP de 10 watts, elles proposent un assez bon niveau de performances globales dans une optique d’usage basique : bureautique, web et… usages non professionnels.

Le Beelink Gemini M se positionne ainsi dans la lignée des minimachines de bureau capable d’a peu près tout faire hormis du jeu 3D, l’engin n’est pas armé pour cela. Il embarque bien un circuit graphique Intel UHD 600 tournant de 250 à 700 MHz et capable de décompresser de la vidéo en UltraHD H.265 sans broncher. Il est même apte à un peu de 3D mais rien de vraiment récent évidemment. Il est sensiblement plus rapide qu’un Celeron N4100 en terme de calcul ce qui permettra d’effectuer des tâches plus rapidement mais n’ouvrira pas pour autant plus de portes en terme d’usages.

Pour le reste, il s’agit d’un quadruple coeurs et autant de threads fonctionnant de 2 à 2.7 GHz avec 4 Mo de mémoire cache. La puce passant de 6 à 10 watts par rapport aux Celeron Gemini Lake précédents, le constructeur a ajouté un petit ventilateur sur le dissipateur en aluminium de base. L’idée étant de ne l’activer qu’au besoin, si la température devient trop élevée, afin de ne pas avoir tout le temps un bruit de ventilation en fonctionnement.

Le processeur est accompagné de 8 Go de mémoire vive, accompagné d’un eMMC de 64 Go et d’un stockage au format M.2 SATA 3.0 pouvant aller de 128 à 512 Go en format 2242. Le prix du modèle entrée de gamme devrait se situer aux alentours des 200€ avec son SSD de 128 Go. Beelink reprend ici ce qui a fait le succès des machines précédentes sous Celeron N4100. L’ajout d’un eMMC de 64 Go ne coûtant que quelques dollars offrant la possibilité d’ajouter un système Windows 10 pour des cacahuètes.

Beelink Gemini M

La connectique, comme le boitier, sont classiques. On retrouve un châssis ultra fin avec de belles possibilités qui ouvrent la voie à des usages très complets. Pas moins de 4 ports USB 3.0 sont dispersés autour du châssis, un lecteur  de cartes SDXC est présent, deux sorties HDMI 1.4 pour piloter deux écrans en parallèle en UltraHD, un port jack audio 3.5 mm combiné casque et micro et un port Ethernet Gigabit.

Le Beelink Gemini M embarque également un Wifi5 et du Bluetooth 4.0 pilotés par un circuit Intel 3165. On pourra donc très facilement ajouter cet engin derrière un écran grâce au support VESA fourni. Sa faible épaisseur de 1.77 cm, son poids de 340 grammes et son encombrement réduit (11.9 cm de côté) permettant une intégration facile.

Beelink Gemini M : un nouveau MiniPC sous Celeron J4125 © MiniMachines.net. 2020.

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