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Hier — 10 juillet 2020Vos flux RSS

ASRock B460TM-ITX : une nouvelle carte mère Thin Mini-ITX pour Core 10e gen

Les cartes mère ASRock B460TM-ITX et H410TM-ITX proposent un socket LGA1200 et acceptera des processeurs Intel de dixième génération pouvant développer jusqu’à 65 watts de TDP. De quoi construire des machines plutôt puissantes dans une intégration minimaliste.

B460TM-ITX
Parce que le gros intérêt du format c’est sa taille, non seulement son encombrement en largeur et en hauteur mais également son épaisseur. Les cartes de ce type ne développent une connectique que sur quelques centimètres ce qui permet de les intégrer dans des châssis fins ou dans des solutions originales comme des écrans ou des boîtiers atypiques. C’est le cas du Akasa Euler S dont on parlait il y a quelques jours et qui fonctionne de manière totalement passive. Un billet dans lequel je vous indiquait d’ailleurs l’existence de cette ASRock B460TM-ITX et de sa consoeur la H410TM-ITX.

B460TM-ITX

Ces deux nouvelles cartes B460TM-ITX et H410TM-ITX proposent des chipsets différents mais sont très proches en terme d’usages. La première emploie un B460 tandis que la seconde exploite un H410. Des contrôleurs qui donnent donc leurs noms aux cartes et qui marquent surtout une différence technique : le B460 permettant de monter une solution de stockage en RAID 0/1. Option que ne permet pas le H410.

Au delà de ce détail, les caractéristiques des cartes sont identiques avec deux slots So-DIMM DDR4 2933 MHz capables d’accepter des modules de 32 Go pour un maximum de 64 Go de mémoire vive. Deux ports SATA sont disponibles ainsi qu’un emplacement M.2 2280 PCIe NVMe 2280. De quoi monter 3 stockages indépendants donc. 

B460TM-ITX

Un second port M.2 2230 permettra d’ajouter une carte Wifi de son choix en combinaison avec le chipset Ethernet RTL8111H Gigabit intégré. La connectique est , au vu du format, assez complète avec 4 ports USB 3.2 Gen1 Type-A, deux jacks audio 3.5 mm séparés et deux sorties vidéo HDMI 1.4 avec HDCP 2.3.

B460TM-ITX

Une seule est visible sur le panneau arrière des cartes mais un second connecteur est disposé sur le côté de celles-ci. Une troisième sortie vidéo est d’ailleurs disponible avec un port LVDS ce quji permettra aux cartes de gérer trois affichages : deux en UltraHD et un en FullHD, le LVDS déployé étant limité à cette définition. Un port série est également de la partie, ce type de solution étant régulièrement intégrée dans des machines industrielles : du distributeur automatique aux machines outils. Deux connecteurs USB 2.0 sont également présents sur les cartes pour proposer jusqu’à 4 ports à ce format.

La B460TM-ITX comme la H410TM-ITX proposent des fonctions avancées comme le Wake On Lan ou l’amorçage PXE. Des fonctions avancées comme la détection d’ouverture de châssis un connecteur pour piloter la luminosité d’un affichage via l’extérieur et deux brochages pour alimenter 2 ventilateurs CPU indépendamment. Bref de quoi construire des engins performants et surtout très compacts.

Les cartes ne semblent pas disponibles pour le moment, leur prix n’a pas encore été officiellement communiqué.

Source : Asrock et Asrock

ASRock B460TM-ITX : une nouvelle carte mère Thin Mini-ITX pour Core 10e gen © MiniMachines.net. 2020.

Lamptub 60 fait désormais partie de la sélection Delta Awards 2020

Par : LightPress
Lamptub 60, la dernière nouveauté produit Lamp est née de l'expression renouvelée d'un classique. Il est sélectionné pour les Delta Awards 2020.

À partir d’avant-hierVos flux RSS

MicroscoPIque : une lentille de microscope pour Raspberry Pi HQ Camera

Vendue 24.98€, la lentille MicroscoPIque s’ajuste à un capteur Raspberry Pi HQ Camera pour le transformer en microscope électronique. L’idée est toute bête mais propose une exploitation radicalement différente du capteur 12.3 mégapixels.

MicroscoPIque

Connectée à une carte Raspberry Pi, l’utilisateur se retrouvera armé d’une solution capable de faire le point sur des détails et d’en faire des captures numériques sous forme d’images ou de films. Parfait pour tous les entomologistes en herbe mais également intéressant pour bien d’autres usages. De la station de soudure électronique précise sur un grand écran à la recherche de détails sur des éléments très petits, cette lentille MicroscoPIque changera totalement votre vision.

MicroscoPIqueMicroscoPIque

Constituée d’un tube de plastique noir de 3.9 cm de diamètre pour 10.7 cm de long, la solution peut se transporter facilement dans une pochette. Elle est livrée avec deux bouchons pour protéger ses optiques.

MicroscoPIque

Pimoroni propose également un pied pour positionner la lentille de manière stable afin de ne pas avoir a la maintenir. Une option assez chère puisque le prix global monte alors à 55.28€ mais un élément indispensable pour pouvoir avoir une image nette et sans tremblote de votre sujet. Je suppose que le net devrait rapidement regorger de modèles à imprimer en 3D pour recréer soit-même un support ou recycler celui d’un petit trépied de table avec un adaptateur.

tomshardware.com

Image tomshardware.com

Il faudra apporter de la lumière supplémentaire pour éclairer le sujet a observer, là encore un petit montage avec des LEDs peut être une solution satisfaisante. Bref cette lentille MicroscoPIque est déjà un bon support pour quelques bricolages maison.

Le site Tomshardware.com a fait des photos et vidéos avec l’objet, le résultat est très satisfaisant. L’idée est sympathique et le prix pas trop élevé en version nue. Malheureusement, comme souvent, le site Pimoroni est en rupture sur le produit.

MicroscoPIque : une lentille de microscope pour Raspberry Pi HQ Camera © MiniMachines.net. 2020.

Thunderbolt 4 : Intel détaille les capacités de son nouveau couteau suisse

Après avoir réinventé le format de A à Z avec Thunderbolt 3 et atteint les 40 Gbit/s, Intel annonce le Thunderbolt 4 pour un lancement commercial pour la fin de cette merveilleuse année 2020. Faire valoir technique des composants de la marque, le nouveau standard devrait apparaître en même temps que les ordinateurs sous processeurs Intel Tiger Lake pour les fêtes de fin d’année.

Le Thunderbolt 4 ne changera donc pas les débits proposés par le 3, on restera sur un maximum de 40 Gbit/s. Un débit identique à l’USB 4.0 mais qui cache une petite subtilité.

Thunderbolt 4

Si le débit ne bouge pas, la bande passante de donnée est… doublée. On passe des 16 GBit/s du Thunderbolt 3 à 32 Gbit/s au Thunderbolt 4 en PCI Express. Cela veut dire qu’une ligne PCIe sera utilisée pour exploiter ce format au sein des PC concernés.

Thunderbolt 4

Cela permettra des fonctionnalités plus avancées et, par exemple, un seul port Thunderbolt 4 pourra être chaîné à deux affichages externes en UltraHD. On imagine que les constructeurs d’écran se pencheront rapidement sur la question et proposeront des moniteurs avec deux ports à ce format pour créer une chaîne complète d’affichage. Dans le cas d’un portable Thunderbolt 4 on peut facilement imaginer une solution sur dock qui gérerait en une seule prise Type-C deux écrans externes. 
Cette augmentation de bande passante permettra en outre aux machines équipées d’adresser des signaux vers un écran “8K”.

Thunderbolt 4

La limitation technique de cette bande passante sera au niveau du câble puisque Intel annonce des connecteurs ne pouvant pas dépasser les 2 mètres en 40 GBit/s contre 0.8 mètres aujourd’hui. Probablement pour ne pas perdre de signal. A noter qu’Intel prévoir une évolution de cette limitation avec des câbles pouvant aller de 5 à 50 mètres dans le futur.

Le Thunderbolt 4 sera également compatible avec les autres formats, du Thunderbolt 3 aux USB 3.0 et 4.0. Il délivrera les mêmes 15 watts que le Thunderbolt 3.0 pour alimenter d’autres appareils. Les données Ethernet seront évidemment toujours partagées. Enfin, les machines pourront accueillir un maximum de 4 ports TB4 contre 2 pour le format actuel.

TB4

Intel proposera une certification technique complète des matériels, une obligation pour recevoir les logo du format. Cela pour assurer le respect des standards demandés et la réalité des débits annoncés. Une grosse différence par rapport à l’USB 4.0 qui n’exigera aucun contrôle du format mais juste le paiement des royalties d’exploitation. Un PC portable devra, pour recevoir la certification Thunderbolt, proposer au moins un port capable d’assurer la recharge de sa batterie. Une station d’accueil à ce format devra assurer la transmission d’un signal permettant le réveil de votre PC en déplaçant une souris ou en touchant un clavier connecté. Poiur tous ces appareils, une protection contre les attaques mémoire (DMA) sera obligatoire. 

Contrairement à son prédécesseur, le nouveau venu ne sera pas un standard ouvert. Il faudra obtenir une certification d’Intel pour l’intégrer à sa machine ou à ses accessoires. Une intégration qui donnera surement lieu à des tractations commerciales. On imagine qu’un PC sous processeur Intel Tiger Lake aura droit à une connectique Thunderbolt 4 par défaut mais qu’ajouter celle-ci à une puce plus ancienne ou concurrente ne sera pas aussi simple.

Thunderbolt 4

Intel prévoit l’arrivée de nombreux accessoires compatibles avec notamment de nouveaux docks 4 ports mais également des écrans à ce nouveau format. Des cartes contrôleur Intel 8000 séries devraient également faire leur apparition commerciale. 

Evidemment l’USB 4.0 pourra venir contrebalancer cette technologie mais le format sera plus limité en bande passante et ne proposera ni la gestion multi écran, ni une recharge en 15 watts, les ports seront limités à 7 Watts maximum contre 4.5 watts pour l’USB 3.0 actuel.

Le nouveau format ne révolutionnera pas le marché, du moins pas autant que l’a fait le Thunderbolt 3.0, mais il apportera des fonctions supplémentaires à une connectique plébiscitée par les constructeurs et les utilisateurs.

Thunderbolt 4 : Intel détaille les capacités de son nouveau couteau suisse © MiniMachines.net. 2020.

Le Xiaomi Mi TV Stick commercialisé à 39.99€ en Europe

La petite TV Stick Xiaomi sera donc bien limitée à une définition FullHD qu’elle maîtrisera parfaitement. Son SoC ARM Amlogic S805Y quadruple coeur Cortex-A53 cadencé à 1.2 GHz et son circuit graphique Mali MP450 à 750 MHz devaient lui permettre de meilleurs affichages mais la solution restera limitée au 1920 x 1080 probablement pour les raisons diplomatiques évoquées auparavant, pour ne pas froisser les diffuseurs de vidéo en streaming et ne pas faire trop d’ombre à sa Mi Box S.

Mi TV Stick

La clé HDMI mesurera 9.24 cm de long pour 3.02 cm de large et 1.52 cm d’épaisseur. Elle pèsera 28 grammes. Sa mémoire vive est bien de 1 Go et son stockage est limité au strict minimum avec 8 Go seulement, déjà amputés par le système Android TV 9 installé. Elle sera compatible Netflix, Amazon Prime Vidéo, Disney+ et HBO et proposera bien un son Dolby avec une gestion du DTS.

Mi TV Stick

La connexion au réseau sera assurée par un Wifi5 et la solution proposera du Bluetooth 4.2. Ce dernier point permettra à la clé HDMI de se connecter à sa télécommande vocale qui reprend les fonctions classiques de ce type de produit.

Mi TV Stick

Avec en prime deux boutons dédiés : Netflix et Prime vidéo. Des boutons pratiques pour certains et horribles pour d’autres puisqu’il arrive souvent qu’on les manipule par accident, ce qui provoque le lancement des services concernés en plein milieu d’un autre usage.

Le microphone intégré dans la télécommande permettra de piloter les fonctions vocales complètes de Google Assistant et la solution sera également compatible avec les fonctions Chromecast.

Amazon

Avec cette sortie à 39.99€ en Europe, la TV Stick Xiaomi se positionne donc comme une alternative au Fire TV Stick d’Amazon vendue exactement au même tarif.

Xiaomi

Il est d’ailleurs amusant de constater que Xiaomi a fait appel à la même banque d’image qu’Amazon pour mettre en avant sa solution. On retrouve exactement  la même main dans les deux cas pour tenir la clé et donner une idée de sa taille.

Sources : Mistoreportugal et AndroidPC

Le Xiaomi Mi TV Stick commercialisé à 39.99€ en Europe © MiniMachines.net. 2020.

16 livres sur la lumière, l’éclairage et plus si affinités

Vive les vacances ! Alors, pourquoi ne pas commander un livre pour rebondir ? La sélection de 16 livres sur la lumière, l'éclairage et plus si affinités.

Lenovo ThinkVision M14t : un écran mobile 14″ et tactile

Lors du MWC 2019 Lenovo présentait un premier modèle de cette gamme, un écran mobile de 14″ connecté et alimenté en USB Type-C. FullHD, ce premier engin a été depuis largement rattrapé par de nombreux produits concurrents. 

Lenovo ThinkVision M14t

Lenovo décide donc de faire évoluer son offre avec le ThinkVision M14t, une version  tactile du premier modèle. Le nouveau venu  garde les spécification de base de la gamme  avec une dalle 14″ IPS en FullHD. Ce qui change ce sont les éléments supplémentaires rajoutés par la marque.
On garde un système d’alimentation par USB Type-C, un seul câble servira a faire transiter énergie et informations d’une machine à l’autre. Le support permettant de le maintenir debout sera toujours présent mais, nouveauté, un accéléromètre permettra de proposer un affichage portrait ou paysage suivant vos besoins.

Il sera donc possible de regarder un film en mode paysage mais également de coder en mode portrait ou de pianoter un texte sur un format en hauteur. Cette possibilité permettra également de profiter d’un format plus proche de la page classique pour lire des documentations techniques par exemple.

Lenovo ThinkVision M14t

Mais la vraie nouvelle fonctionnalité proposée par le ThinkVision M14t, c’est la présence d’une dalle tactile capacitive qui propose également la détection d’un stylet sur 4096 niveaux de pression. De fait la solution pourra servir de système de navigation indépendant pour lancer des applications tactiles par exemple mais pourra également se transformer en tablette de dessin accessoire. Un outil qui pourrait servir autant a signer des documents numériques qu’a dessiner ou prendre des notes.

Le ThinkVision M14t affichera toujours en FullHD avec une luminosité de 300 nits et une certification TUV contre la  “lumière bleue1“. L’écran proposera deux ports USB type-C, un pour les données et l’alimentation et l’autre uniquement pour l’alimentation. De telle sorte que l’on pourra alimenter l’écran indépendamment de l’ordinateur sur lequel il sera connecté de manière a éviter de décharger sa batterie.

Le ThinkVision M14t devrait être disponible en Septembre a un prix de base de 449$. Presque le double de la version non tactile.

Lenovo ThinkVision M14t : un écran mobile 14″ et tactile © MiniMachines.net. 2020.

Harcèlement et agressions sexuelles chez Ubisoft : le point sur la situation

Par : Shadows

Vous le savez sans doute déjà : suite à une série de témoignages dévoilés depuis la fin juin, des faits de harcèlement sexuel et d’agressions sexuelles ont été mis au jour dans l’industrie du jeu vidéo, et en particulier chez Ubisoft. Nous vous proposons donc un récapitulatif des éléments connus, des réactions au sein d’Ubisoft mais aussi chez les syndicats et organisations du secteur. Enfin, vous trouverez dans l’article des ressources qui vous seront utiles, que vous soyez dans l’industrie du jeu ou non, pour lutter contre les actes de ce type et trouver de l’aide que vous soyez employeur, témoin ou victime.

Réseaux, journaux : la parole se libère

En juin, une série de témoignages au sein de l’industrie du jeu vidéo apparaissent notamment sur Twitter, les premiers témoignages générant évidemment d’autres partages d’expérience. Pour les consulter, ce fil Twitter en répertorie beaucoup. Si de nombreuses situations (entreprises, organismes) sont ciblées, le nom d’Ubisoft revient très régulièrement, avec des témoignages anonymes mais aussi de personnes écrivant en leur nom propre.
Les faits décrits ne se limitent pas à un seul studio d’Ubisoft, et les cas sont répartis dans l’ensemble du groupe.

La presse a évidemment enquêté sur le sujet : on citera en particulier deux articles de Libération avec une vingtaine de témoignages évoqués dans un premier volet (1er juillet), puis un second centré sur l’une des victimes (2 juillet) [articles sur abonnement]. Le journal et les témoignages soulignent « un système toxique, dominé par des hommes intouchables, que protégerait «un mur des RH» ». Erwan Cario, co-auteur des deux enquêtes, a par ailleurs été interviewé par programme B (podcast audio du 6 juillet) sur l’affaire.
Numerama a également enquêté, et publié deux articles [en accès libre] les 6 et 7 juillet : volet 1volet 2. Là encore, les témoignages sont nombreux (plusieurs dizaines de victimes et témoins, qu’il s’agisse de personnes actuellement ou anciennement dans le studio) et concordants : climat délétère, « pôle RH souvent impuissant, parfois volontairement silencieux ».
La Presse, au Canada, a recueilli 17 témoignages centrés sur Ubisoft Montréal (3 juillet).
Mediapart a également publié un article, le 6 juillet, avec d’autres témoignages.
Côté anglophone, on pourra notamment citer les enquêtes de Gamasutra (1er juillet), de Kotaku (6 juillet).

Les éléments sont donc accablants : tous ces témoignages, vérifiés, recoupés, mettent en lumière harcèlement sexuel, tentatives d’agressions sexuelles, mais aussi le fait que les agresseurs ont été protégés à la fois passivement et activement au sein du studio, avec dans certains cas des manoeuvres d’intimidation pour que rien ne s’ébruite.
Le tout, à l’échelle de l’ensemble du groupe, puisque de multiples sites sont concernés. Il ne s’agit donc pas de faits ponctuels ou limités localement. Nous vous invitons d’ailleurs évidemment à lire les enquêtes publiées, l’étendue des faits pouvant difficilement être résumée brièvement, de par leur étendue et leur durée.

Précisons également que les témoins citent clairement certains noms tels que Tommy François ou Maxime Beland (vices-présidents du pôle éditorial ; le premier aurait été mis à pied suite aux témoignages et fait l’objet d’une enquête interne, le second a démissionné), ou Serge Hascoët (directeur créatif) qui aurait couvert Tommy François.

Ubisoft promet que « le changement débute aujourd’hui »

Face à la masse de témoignages et aux enquêtes, le studio n’est évidemment pas resté silencieux. Le PDG Yves Guillemot a publié un long communiqué (qui avait aussi été envoyé en interne) le 2 juillet, en anglais.

Les faits dénoncés ne sont pas remis en question, et sont au contraire qualifiés d’inacceptables. Le dirigeant affirme que le studio va opérer « un changement de cap structurel » pour mettre fin « aux comportements toxiques ». Il annonce une série de mesures :

  • La nomination de Lidwine Sauer au poste de « Head of Workplace Culture ». Son rôle sera de se concentrer sur la culture d’entreprise et de proposer des changements au sein du groupe. Elle réfèrera directement à Yves Guillemot et mettra sur pied sur une « équipe multidisciplinaire internationale et diverse » pour l’assister dans ses efforts ;
  • dès le lundi suivant le communiqué, la mise en place de trois « sessions d’écoute » auprès des personnes employées par Ubisoft, dont le but sera d’écouter témoignages, inquiétudes, suggestions d’améliorations. Des modérateurs externes à l’entreprise en assureront le bon déroulement ;
  • en complément, le lancement sous deux semaines d’une enquête globale, là encore auprès des personnes du studio, afin d’obtenir des retours francs. L’anonymisation des propos est prévue pour faciliter le processus, sans crainte de répercussions ;
  • un audit et une refonte des procédures et politiques internes, via une société de consulting externe ;
  • enfin, la création du poste de « Head of Diversity and Inclusion », avec un ou une responsable qui ici encore rapportera directement à Yves Guillemot.

« Nous avons beaucoup à accomplir, et je suis déterminé à concrétiser ce changement », conclut Yves Guillemot.

Libération est ensuite revenu sur ce communiqué, en y ajoutant les réactions de personnes ayant témoigné dans ses colonnes : les femmes et hommes cités sont selon le cas sceptiques, dubitatives, espèrent que le changement arrivera enfin ou regrettent que ces déclarations viennent si tard, alors que des demandes claires avaient été formulées auprès de la hiérarchie.

Une ex salariée considère par ailleurs impensable que Guillemot n’ait pas eu connaissance des faits jusqu’ici ; un autre ancien salarié, même s’il évoque l’idée que Guillemot « n’a peut-être pas mesuré l’ampleur des abus », insiste sur le fait qu’il doit y avoir prise de responsabilités au plus haut niveau étant donné qu’il y a eu, au minimum, inaction de la part de la direction et de différents cadres.
Enfin, une ex employée demande qu’Ubisoft confirme publiquement que les personnes visées par des témoignages convergents, telles que Tommy François, ont bien été écartées/mises à pied.

SNJV, SELL, AFJV : une réaction timide ou absente

Bien évidemment, les organismes fédérant le secteur du jeu vidéo en France ne pouvaient pas rester silencieux face aux témoignages, et en particulier ceux visant Ubisoft.

C’est pourtant le choix fait par l’AFJV (Agence Française pour le Jeu Vidéo, entité privée qui se donne comme objectif de favoriser emploi, et innovations au sein de l’industrie) qui dans sa dernière newsletter censée compiler les faits marquants du secteur ce dernier mois, élude totalement le sujet. Pas de mention non plus dans les brèves du site officiel.

Même constat du côté du SELL (syndicat des éditeurs, dont fait partie Ubisoft), qui ne semble pas avoir pas avoir souhaité publier de communiqué sur son site ou ses comptes sociaux à ce stade.

Le SNJV (Syndicat National du Jeu Vidéo, qui rassemble les entreprises de création et édition du jeu vidéo en France, dont Ubisoft) s’est de son côté fendu d’un communiqué relativement court, qui invite les témoins et victimes à contacter « les autorités compétentes », sans pour autant évoquer de mesures concrètes à mettre en place dans les studios et en particulier chez Ubisoft.

Women In Games réclame des « actions concrètes et mesurables », propose pistes et soutiens

Women In Games (association en faveur de plus de mixité dans l’industrie), dans sa newsletter de juin, évoque de son côté directement la situation :

Le mois de juin fût marqué par une vague de témoignages sans précédent au sein de l’industrie du jeu vidéo. Dans la lignée du #metoo, de nombreuses professionnelles ont pris la parole sur les agressions et les comportements toxiques qu’elles ont subis et qu’elles continuent de subir au quotidien au sein de l’industrie.

Toutes nos pensées vont aux victimes, qu’elles aient ou non pris la parole. Les moyens que nous mettons en place pour aider sont listés plus bas. [NDLR : voir ci-dessous et par ici pour les moyens en question]

Il convient de rappeler qu’il ne s’agit pas de cas isolés mais bien d’un problème systémique qui touche au delà de notre industrie, l’ensemble de nos sociétés patriarcales.

Nous demandons à ce que des actions concrètes et mesurables soient prises par tous les acteurs de cette industrie. Le changement est possible. Par la formation des équipes, la mise en place de systèmes d’alerte fiables, les mesures prises à l’encontre des agresseurs mais aussi la fixation d’objectifs de changement mesurables (et publics) et de responsables de ce changement. Nous listons de premières ressources plus bas. Nous nous engageons à suivre les conséquences de cette crise qui nous l’espérons sera l’opportunité pour notre industrie de faire un bon en avant.

L’association en profite pour proposer des ressources diverses avec agences de formation/audit spécialisées dans la lutte contre les discriminations et pour l’égalité. Autant d’éléments qui pourront servir à des studios cherchant à corriger des dysfonctionnement ou à prévenir les discriminations.
Vous trouverez la newsletter complète et donc les ressources proposées par ici.

Women In Games rappelle que l’association a mis en place une « cellule de soutien pour les victimes de comportements toxiques ». La page associée renvoie aussi à diverses associations pouvant aider les victimes.

L’industrie du jeu vidéo traverse une période critique.

Alors que les paroles se libèrent et que de plus en plus de victimes témoignent des agressions et autres comportements toxiques qu’elles ont subies et qu’elles subissent encore aujourd’hui, nous nous mobilisons pour les soutenir.

Si vous-même ou une personne de votre entourage êtes concerné·e·s :

>>> Il vous est possible de témoigner en toute confidentialité à 3 membres de notre association : cliquez ici
>>> Vous pouvez également témoigner sur notre serveur Discord grâce à un chan dédié, et recevoir les conseils de notre communauté : rejoignez-nous
>>> Consultez notre guide pour faire face au cyber-harcèlement : https://womeningamesfrance.org/ressources/

Enfin, Audrey Leprince (fondatrice de l’association, productrice de jeux vidéo) a été interviewée par Le Monde le 2 juillet.

Le STJV appelle à « des solutions collectives »

Le Syndicat des Travailleurs et Travailleuses du Jeu Vidéo a également pris position, en revenant sur l’ensemble des témoignages et pas uniquement sur Ubisoft.

Outre le message ci-dessus, un communiqué plus long précise la position du STJV, qui avait aussi rappelé quelques jours plus tôt sur Twitter que les employeurs sont légalement « tenus à une obligation de résultat » dans les affaires de harcèlement.

L’entité dénonce les aspects structurels de ces affaires au sein de l’ensemble de l’industrie, soulignant une certaine « culture […] du secret », la « passivité » voire « complicité » au sein de départements RH et dans la hiérarchie. De multiples facteurs qui, pour le STJV, expliquent que les réseaux sociaux soient utilisés comme plateforme de dénonciation, les victimes trouvant porte close en interne mais aussi auprès de différentes institutions du secteur. A ce propos, le STJV dénonce ouvertement « des organisations dont la priorité ne semble pas être de contraindre les employeurs à résoudre les problèmes de harcèlement dans les plus brefs délais », citant explicitement le SNJV, Capital Games, Game Connection Europe ou encore le SELL.

Le STJV avance que la solution « ne viendra pas seulement de réactions de la hiérarchie », et qu’il faut renforcer les structures indépendantes telles que les syndicats. Le STJV invite aussi les studios à réfléchir en profondeur aux réponses à apporter en interne, et à ne pas se contenter de considérer ces révélations comme une simple crise de communication.
Enfin, le STJV rappelle qu’il peut proposer aux personnes du secteur, syndiquées ou non, écoute, conseils, voire soutien juridique.

Solidaires Informatique lance un appel aux témoignages

Toujours du côté des syndicats, Solidaires Informatique a publié le 3 juillet un communiqué appelant aux témoignages de la part de victimes ou témoins, que ce soit chez Ubisoft ou dans d’autres entreprises du secteur. L’entité promet évidemment une confidentialité complète, propose son aide juridique, et indique que l’offre s’étend à toutes les personnes pouvant être concernées, syndiquées ou non, encore en poste/dans l’industrie ou non.

Après les annonces, les actes

Après la mise à jour de ces témoignages accablants pour Ubisoft, puis les annonces du groupe, reste désormais à en mesurer les résultats concrets. Outre des enquêtes internes et judiciaires sur les faits passés, Ubisoft devra, pour convaincre que le système en place évolue vraiment, communiquer sur les résultats concrets des annonces et premières mesures, en interne comme en externe.

En parallèle, cette affaire rappelle une fois de plus, d’une part, que les secteurs de la création ne sont évidemment pas épargnés par les faits de harcèlement et d’agressions (d’autant que les témoignages rendus publics ces derniers jours ne portaient pas que sur Ubisoft), et d’autre part que réseaux sociaux, médias et organismes tels qu’association et syndicats peuvent jouer un rôle face à de tels faits.

Enfin, on rappellera une fois de plus, comme l’a fait le STJV, que les employeurs sont légalement tenus d’agir face aux problèmes de harcèlement et d’agressions. Les ressources et conseils évoqués dans les différents liens cités plus haut peuvent donc également être utiles pour les entreprises, quel que soit leur secteur d’activité, qui souhaiteraient prévenir, former, agir sur ces sujets.
Pour les victimes de tels faits qui liraient ces lignes, outre les éléments déjà présents dans cet article, on pourra également rappeler que des associations dédiées existent, comme l’AVFT. Celle-ci propose écoute, soutien, aide aux victimes de violences sexuelles au travail.

L’article Harcèlement et agressions sexuelles chez Ubisoft : le point sur la situation est apparu en premier sur 3DVF.

How I Play (at home): SHADED gear walkthrough

With the pandemic lockdown leaving artists confined to their home spaces rather than their mainstay nightclubs and festivals, we’re exploring our traditional How I Play videos in a new light: the ways in which artists are performing live sets at home. This week, we sat down with LA-based DJ and Producer SHADED. With releases on […]

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Astro City Mini : la nouvelle miniconsole d’arcade de Sega

Je ne sais pas si cette Astro City Mini sera vraiment exploitable, le format semble vraiment très compact pour une machine d’arcade. Les dimensions exactes de l’objet sont assez faibles, 13 cm de large pour 17 cm de profondeur comme de hauteur. Il est difficile de s’en faire une idée précise mais la juxtaposition de 6 boutons et d’un mini joystick dans un si petit espace demandera une certaine dextérité ainsi qu’une révision de ses habitudes.

La console est au 1/6e de la taille d’une machine d’arcade traditionnelle, les boutons comme le joystick métal ont donc été réduits de moitié par rapport aux standards arcade.

Astro City Mini

En fait c’est une manette de Mega Driuve qui a servi de modèle pour cette intégration. L’Astro City Mini propose également deux ports USB pour connecter deux solutions externes ainsi qu’un port HDMI pour déplacer son affichage vers un téléviseur. De telle sorte que trois personnes pourront jouer ensemble, un sur la console, deux sur des sticks USB.

Astro City Mini

Aucune connexion internet ni aucun jeu à distance ne sera possible. Par contre vous pourrez enregistrer l’action à tout moment et éteindre la console puis reprendre votre partie où vous en étiez lors de la session suivante.

Astro City Mini

Son écran propose 4 pouces de diagonale mais sa définition n’est pas connue pour le moment, le reste de la machine, son système technique, n’est pas connu pour le moment. Le châssis a été construit en suivant les plans de la solution d’arcade Astro City originale et supervisé par Sega. 

La liste exacte des jeux n’est pas encore totalement connue mais une première liste a été publiée. On retrouvera donc des titres comme Alien Syndrome, Alien Storm
Altered Beast, Columns II, Dark Edge, Fantasy Zone, Golden Axe et Golden Axe: The Revenge of Death Adder, Puzzle & Action: Tant-R et enfin Virtua Fighter. La totalité des 36 jeux sera dévoilée au fur et a mesure en Juillet, Août, Septembre et Octobre au cours de sessions spéciales. Le but probable étant de faire monter la tension et l’attention des joueurs jusqu’à un début de commercialisation en décembre au prix de 12800 yens soit environ 100€, hors taxes.

La version Raspberry Pi de la console Astro City Mini

Point intéressant, la console Astro City Mini fait suite à la réalisation par un fan d’une console identique pilotée par… une carte Raspberry Pi 3B. Cette “maquette” du projet ayant le gros gros avantage de n’être aucunement limitée en jeux. Le résultat de son intégration est parfait avec en plus un détail original que vous pourrez voir à 8’50 de la vidéo. Son modèle peut faire pivoter son écran pour l’afficher en hauteur plutôt qu’en largeur de manière a correspondre à certains types de jeux d’arcade.

Sources : ha-navi, Polygon et Liliputing

Astro City Mini : la nouvelle miniconsole d’arcade de Sega © MiniMachines.net. 2020.

Le SoC Kunpeng 920 de Huawei fait son apparition dans un PC

Table rase du passé, ce projet de SoC ARM Kunpeng 920 est une voie alternative pour Huawei sur le marché de l’ordinateur personnel. Coincé par des limitations diplomatiques et commerciales avec les US, le géant de l’électronique Chinois cherche des solutions pour continuer a exister.

Kunpeng 920
Son PC sous Kunpeng 920 n’est donc pas compatible avec les solutions x86 traditionnelles comme les puces Intel ou AMD. Il exploite donc un système Linux sur mesures baptisé UOS. Une distribution qui exécute des applications codées nativement pour ARM. Cet engin ne fera donc jamais tourner un Windows, de toutes façons Microsoft devrait également rentrer dans la liste des partenaires interdits pour la marque.

Le système UOS

Des PC équipés de cette puce sont semble t-il disponibles à la vente en Chine et c’est l’occasion de voir jusqu’où se projette l’ombre de Huawei sur le marché des processeurs. Voir quel impact il pourrait avoir sur AMD et Intel dans la vente de PC. Et pour le moment on ne peut pas dire que cela soit inquiétant pour tous les autres acteurs. 

Une Youtubeuse Chinoise a posté une vidéo sur Youtube du PC équipé d’une solution Huawei Kunpeng 920 en huit coeurs installée sur une carte mère Kunpeng D920S10. L’ensemble est vendu assez cher, près de 7500 yuans soit environ 950 de nos euros et pourtant les performances globales sont médiocres. Pire, certains usages classiques sont à vrai dire très compliqués.

Huawei PC

Le PC semble intéressant au premier abord avec la présence d’un SoC gravé en 7 nanomètres basé sur une architecture ARMv8 en 64 bits. Les huits coeurs travaillent en parrallèle et peuvent atteindre le maximum de leur fréquence de 2.6 GHz dans cette disposition de PC de bureau. Il faut dire que la puce est coiffée d’un système de refroidissement calssique de solution x86 et que la chaleur ne doit pas spécialement être un problème. Particularité de cette puce, elle embarque 32 Mo de cache L3 ce qui est… beaucoup par rapport aux standards x86.

La carte mère semble également très décente avec la prise en charge de nombreux services modernes : on peut par exemple y installer jusqu’à 64 Go de mémoire vive grâce à 4 slots de mémoire DIMM, elle sait piloter 6 ports SATA 3.0 et propose deux emplacements M.2 2280 pour d’autres solutions de stockage. Un troisième emplacement M.2 servira a installer une carte réseau compatible. Trois slots PCIe 3.0 sont disponibles en x16, x4 et x1.

On note également la présence de quatre ports USB Type-A, moitié en USB 2.0 et moitié en USB 3.0 ainsi qu’un port VGA sur la carte mère. Un port Ethernet Gigabit est présent comme une sortie optique probablement pour transmettre un signal audio numérique.

AMD Radeon

Sur le PC testé on compte par exemple 16 Go de mémoire vive DDR4 et un stockage de 250 Go mécanique en SATA. Une carte graphique Yeston Radeon RX550 est également présente et le tout est alimenté par une solution 200 watts. Oui, en analysant le contenu de la tour par rapport à son prix, on se rend compte que ce PC n’est clairement pas une bonne affaire.

Blender test scene

Si certains postes sont parfaitement pris en charge, comme par exemple la lecture de fichiers vidéos en streaming en UltraHD, d’autres sont clairement à la traîne. Lire une vidéo stockée localement semble être… compliqué. Et certains essais comme le rendu 3D sous Blender d’une scène classique de test dépasse de très loin les standards actuels. 

La prochaine fois que je teste de la mémoire vive je vous fais le V avec les deux barrettes sous la mâchoire comme à 1’54 ?

Les usages plus classiques comme le surf ou la bureautique ne semblent pas poser de problèmes. Ces résultats sont d’autant plus étonnants que d’autres distributions Linux sont aujourd’hui bien plus efficaces sur ces postes particuliers de la lecture vidéo locale par exemple que ce que propose UOS. Il faut peut être voir ce trio, carte mère, SoC et système que le travail acharné et dans l’urgence d’une armée d’ingénieurs Huawei. Un premier jet qui pourrait être bien plus convaincant dans les trimestres et les années à venir.

Source : Tomshardware

Le SoC Kunpeng 920 de Huawei fait son apparition dans un PC © MiniMachines.net. 2020.

Codec vidéo H.266/VVC officialisé par Fraunhofer

H.266/VCC

L’institut Fraunhofer en partenariat avec Sony, Microsoft, Intel, Qualcom, Ericson, Huawei, ont travaillé 3 ans sur la nouvelle norme du codec vidéo H.266/VVC (Versatile Video Coding) capable de diviser par 2 le poids d’une vidéo en gardant un bon rapport qualité/poids.

Une réduction de taille face au H.265/HEVC avec un algorithme de compression améliorée, adaptée au format panoramique, à la HDR, au 360°, à la 4K et 8K allant jusqu’aux 16K et un taux de rafraîchissement variable jusqu’à 120 Hz.

Le H.266/VVC fait partie de cette nouvelle génération de codec vidéo tout comme le codec AV1 qui à la différence du H.266/VVC est libre de droits. Maintenant il faut attendre l’automne prochain pour la première version du codec et le déploiement pour les éditeurs de logiciels et les fabricants de puces.

Source : Communiqué de presse Fraunhofer

H.266/VCC

Codec vidéo H.266/VVC officialisé par Fraunhofer est un billet de LeCollagiste VJ.
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Akasa Euler S : un boitier Thin Mini-ITX fanless

Le Akasa Euler S est une solution à la fois simple et économique pour construire un PC fanless. Ce boitier en aluminium dissipera la chaleur de vos composants a condition de rester dans une enveloppe thermique contenue.

Le Akasa Euler S mesure 22.8 cm de large pour 18.7 cm de profondeur et 6.15 cm de hauteur. Il est entièrement réalisé en aluminium anodisé noir et pèse 2.2 Kg. Dans ce format on retrouve en façade deux emplacements USB Type-A et à l’arrière un double emplacement destiné à des antennes Wifi percent la coque. Evidemment un emplacement pour une plaque arrière est disponible sur le châssis afin d’adapter la connectique de la carte mère choisie.

Akasa Euler S

Le boitier est percé de quatre trous pour permettre une accroche VESA sur un meuble ou derrière un écran. Des patins anti-dérapant sont également fournis pour positionner l’appareil debout. A l’intérieur on retrouve un emplacement 2.5″ pour un stockage à ce format de 9.5 mm d’épaisseur maximum. Ces éléments s’additionneront aux emplacements de la carte mère : ports M.2, emplacement de mémoire vive et autres.

Euler S
Le processeur intégré au Euler S ne doit pas dépasser les 35 watts de TDP selon Akasa. C’est en théorie le maximum recommandé pour le boitier. En pratique il est possible d’aller presque au double avec des puces de 45 à 65 watts. Le concepteur prend des pincettes assez évidente par rapport à la robustesse de son offre, probablement pour ne pas que certains, devant un boitier capable d’encaisse du 65 watts, n’essayent des solutions de 90.. Le processeur choisi devra prendre place sur une carte mère Thin Mini-ITX et la marque liste quelques modèles chez Asus, Gigabyte, ASRock, ECS, Aaeon, Jetway, Intel et Mitac. Des solutions développées autour de puces Intel Core de troisième, quatrième et sixième génération. Là encore on est dans une vision très restreinte des réelles capacités du châssis.

Akasa Euler S
Akasa propose un manuel d’installation très simple, il faut dire que l’opération n’est pas franchement complexe a partir du moment où l’on respecte les spécifications de processeurs et de cartes mères dictés par Akasa. Une liste qui pourrait évoluer avec de nouveaux modèles de cartes Thin Mini-ITX qui sortent en ce moment comme le remarque FanlessTech

GA-IMB410TNGigabyte GA-IMB410TN

Ainsi Gigabyte lance la GA-IMB410TN, ASRock les H410TM-ITX et B460TM-ITX et la marque ECS annonce la H410H6-T12. Des cartes qui proposent un design qui pourrait être adapté à l’exploitation de ce type de boitier. Il faut en effet que le processeur viennent se positionner à un emplacement particulier, contre le block de m’étal qui est collé au châssis et qui forme une excroissance pour transporter la chaleur vers les ailettes de celui-ci.

Une vidéo de Fully Silent PC présente le montage d’un Euler S de A à Z et on se rend compte de la facilité de ce type d’intégration. Les composants employés ne sont pas du tout ceux recommandés par la marque. Le processeur est un Intel Core i3-9100 Coffee-Lake, la carte mère est une Asus Prime H310T, 16 Go de mémoire vive SoDIMM DDR4 sont installés ainsi qu’un SSD 2.5″ MX500 de 500 Go de Crucial.

On retrouve au final une machine clairement dédiée aux usages bureautique, surf et multimédia modernes. L’engin devrait déployer de bonnes capacités dans ces tâches et le faire dans un silence complet. Evidemment ce type de machine n’est pas orienté jeu vidéo ou usages intensifs mais cela constitue une belle solution de travail, très reposante au long de la journée et parfaite pour des usages multimédia.

Akasa Euler S : un boitier Thin Mini-ITX fanless © MiniMachines.net. 2020.

Acer met à jour sa gamme ConceptD destinée au secteur de la création

Par : Shadows

Après l’annonce de la gamme ConceptD en 2019, Acer se devait évidemment de proposer régulièrement des nouveaux produits et d’installer sa marque dans la durée. C’est chose faite avec les dernières annonces du groupe, et nous vous proposons donc un point sur les produits présentés récemment.

Côté stations de travail, on note ainsi le ConceptD 100, destinée aux tâches de 2D et de 3D légères. Plus compacte que le reste de la gamme (ConceptD 500, 700 et 900), cette tour est aussi moins musclée avec un Intel Core i5 de 9ème génération. Egalement au menu, une carte NVidia GeForce ou Quadro, du stockage SSD M.2 PCIe ou encore jusqu’à 32Go de RAM.
Petite et peu bruyante (moins de 40 dbA, promet Acer), la tour ConceptD 100 saura se faire discrète dans un petit studio et des utilisations qui ne sont pas trop gourmandes. Pour des usages 3D exigeants, en revanche, il faudra se tourner vers ses grandes soeurs évoquées plus haut.

En ce qui concerne les ordinateurs portables, le ConceptD 3 Ezel est un concept intéressant. Il dispose d’une charnière spécifique permettant de replier l’écran dos au clavier, et donc de faire de l’ordinateur une sorte de tablette épaisse. Un point d’autant plus intéressant qu’un stylet (4096 niveaux de pression) est fourni. On appréciera d’ailleurs la présence d’un emplacement de stockage/recharge intégré à la machine.
Acer précise que la charnière devrait supporter sans broncher au moins 20 000 cycles de rotation de l’écran.

L’Ezel propose un Core i7 10ème génération, des caractéristiques pouvant aller jusqu’à un GPU Nvidia GeForce 1650 ou une Quadro T1000, un SSD PCIe de 1To, 16Go de Ram.
Le tout pour 40 décibels maximum là encore, et avec écran 14 ou 15,6 pouces, Delta E inférieur à 2.

On regrettera ici la limite de mémoire vive, les 16Go pouvait vite être contraignants sur certains usages.

Notez également, si la charnière ne vous intéresse pas, qu’un modèle ConceptD 3 « tout court » est aussi proposé.

Enfin, Acer dévoile de nouveaux écrans.

Le CM3 propose une dalle IPS 4K 27 pouces, 99% de l’espace Adobe RGB, un Delta E inférieur à 2 et une certification Pantone. Les angles de vue devraient être particulièrement larges (178°), et l’engin dispose d’une casquette de protection contre la lumière parasite, d’un capteur de lumière intégré.
Enfin, il est compatible avec la norme VESA Certificated DisplayHDR 400 et le système AMD FreeSync.

En parallèle, Acer lance aussi le ConceptD CP3 et le ConceptD CP5 , des produits plus haut de gamme qui proposent respectivement 4K UHD et WQHD, overclock du rafraîchissement allant jusqu’à 144Hz/170Hz.
Pour le reste, on retrouve une dalle IPS 27 pouces, un Delta E inférieur à 1, la compatibilité DisplayHDR 400, la validation Pantone,un capteur de lumière pour adapter la luminosité aux conditions de travail et une casquette pour abriter l’écran des reflets. Les CP3 et CP5 sont compatibles NVIDIA G-Sync.

Dans l’ensemble, ces nouveaux produits sont assez logiques dans leur positionnement : ils viennent compléter une gamme qui compte 11 modèles d’ordinateurs portables et 4 tours (avec évidemment des variantes en fonction de la personnalisation), 6 modèles de moniteurs. Acer poursuit donc sa stratégie et l’ajout de produits permet de proposer une segmentation plus fine du marché.

La disponibilité des différents produits annoncés est étalée dans le temps, certains étant disponibles dès juillet tandis que d’autres nécessiteront de patienter jusqu’en octobre.

Pour plus d’informations sur la gamme ConceptD, on consultera le site d’Acer.

Vidéo : H.266 annoncé, avec une promesse ambitieuse

Par : Shadows

L’Insititut Fraunhofer Heinrich Hertz vient d’annoncer le codec H.266, alias VVC (Versatile Video Coding).

Destiné à remplacer le H.265/HEVC, le nouveau codec devrait permettre une division par 2 de la taille des fichiers vidéo à qualité visuelle identique, une promesse qu’il conviendra évidemment de vérifier en pratique. Ce gain permettra évidemment de diffuser plus facilement des contenus 4K voire 8K, ainsi que des vidéos 360° (qui sont sans surprise prises en charge), en diminuant le débit nécessaire et/ou en profitant du gain de poids pour améliorer la qualité visuelle.
A l’heure où la 5G et l’inflation des données fait débat, mais aussi dans une période où les visioconférences sont devenues indispensables, l’annonce tombe à pic.

Il faudra cependant encore attendre quelques mois le temps que les premiers outils compatibles en encodage et lecture soient disponibles (l’institut annonce qu’il publiera « le premier logiciel supportant H.266/VVC » pour l’automne). Puis le lancement progressif de systèmes matériels compatibles, un processus évidemment plus lent. Le H.265, d’ailleurs, 7 ans après son lancement, n’a pas encore réussi à enterrer le H.264 : une hégémonie du H.266 n’est donc pas encore pour demain.

Maman : plongée dans un foyer dysfonctionnel, par Ugo Bienvenu et Kevin Manach

Par : Shadows

Miyu Distribution a mis en ligne Maman, court-métrage réalisé par Ugo Bienvenu et Kevin Manach en 2013. Un projet qui met en scène les trois membres d’une famille dans son quotidien. Dans un style 2D crayonné, le duo de réalisateurs se concentre sur l’ambiance, pesante.

Papa repasse. Enfant range. Maman expire.

Directors: Ugo Bienvenu and Kevin Manach
Production : Miyu Productions
Screenplay : Ugo Bienvenu amd Kevin Manach
Editing: Ugo Bienvenu and Kevin Manach
Sound effects: Nicolas Fioraso
Mixage: Lionel Guenoun
Sound Editing: Arthur Lesueur
Maman

La Xiaomi Mi TV Stick limitée au FullHD en Europe

La certification Google Play de la Xiaomi Mi TV Stick est tombée, elle baptise la clé HDMI d’un nom étrange : Aquaman. C’est sous cette appellation que celle nouvelle solution de streaming sous SoC Amlogic S805Y devrait débarquer chez nous. La version Européenne sera limitée au FullHD et cela même si son équipement materiel lui permet de prendre en charge des flux UltraHD sans problème.

Xiaomi Mi TV Stick

Ce SoC est une évolution par rapport au S905X-L plus ancien qui équipe aujourd’hui les Xiaomi Mi Box-S. Il bénéficie d’une prise en charge du HDMI 2.0a et du HDCP 2.2, sait gérer le HDR10 et le HLG et peut prendre en charge l’OpenHL ES 1.1 et 2.0. Si il tourne toujours sur 4 coeurs Cortex-A53 ces derniers passent à 1.5 GHz. Son circuit graphique est un Mali-450MP6 capable de lire des flux UltraHD en H.264 et H.265 mais sera limité à une décompression FullHD au maximum par Xiaomi. Une décision logicielle donc qui s’explique sans doute par des raisons “diplomatiques”.

Xiaomi Mi TV Stick

Le stockage est connu, la clé embarquera 8 Go de eMMC et sa mémoire vive culminera à 2 Go. Des éléments qui pourraient également suffire a prendre en charge des applications capables de décoder des contenus UltraHD. Livrée sous Android 9, avec une certification Dolby, la clé sera donc une évolution intéressante et un changement de format par rapport aux Box de la marque mais ne touchera pas à la “4K”.

mi tv

Qu’est-ce qui peut expliquer cette différence ? Je ne vois qu’une seule explication logique, celle d’un partenariat limité avec les services de streaming Européens. La télécommande de la clé HDMI propose des boutons dédiés à Netflix et Amazon Prime et Xiaomi avance également les services de HBO et Disney+ dans son offre. Autant de diffuseurs de contenus qui surveillent attentivement les produits compatibles avec leurs services dès qu’ils touchent à l’UltraHD.

Mi TV Stick

Il est donc fort possible que la clé n’ait pas été sélectionnée pour diffuser du contenu en UltraHD ou que Xiaomi ait refusé de payer les frais liés à cette diffusion. Frais qui expliquent en partie le prix de certains produits compatibles avec ces normes. La Xiaomi Mi TV Stick sera également distribuée en Chine dans une version UltraHD, seule la version Européenne sera “FHD”. La différence étant que la version Chinoise ne semble pas compatible avec Netflix et consorts à l’international mais orientée vers les services de streaming locaux. L’objet sera distribué à un prix attractif en Chine et devrait très logiquement l’être tout autant en Europe. On estime son tarif sur place aux alentour des 35€ ce qui pourrait se traduire chez nous par un prix situé entre 40 et 50€.

Reste a savoir si ces versions “light” de la clé La Xiaomi Mi TV Stick certifiée pour le marché Européen et qui vient d’être validée par Google Play pourraient bénéficier d’une “mise à jour” plus ou moins officielle un jour. C’est possible mais on sait déjà que jouer au chat et à la souris avec les services de streaming est souvent compliqué dans le temps. Un jour ou l’autre le couperet tombe et il n’est plus possible de se connecter aux comptes d’un Netflix ou d’un autre…

La Xiaomi Mi TV Stick limitée au FullHD en Europe © MiniMachines.net. 2020.

Cube Berlin pour une lumière multifacette

Focus sur le Cube Berlin des architectes 3XN. Approche lumière et éclairage d'un projet qui transforme la manière de travailler dans des bureaux.

Cube Berlin, Berlin, Allemagne - façade verre avec reflet la nuit - Architectes : 3XN - Conception lumière : SOLO Lighting © Adam Mørk

[Success] GA Z370 Aorus Gaming 7 + i7-8700k + RX5700XT + OC

Svart's OpenCore Catalina 10.15.5 Refresh: Core i7-8700k - Z370 Aorus Gaming 7 - 32GB RAM - RX 5700XT Components Gigabyte Z370 Aorus Gaming 7 Motherboard https://www.amazon...

PYCO Image Colorspace Converter : jonglez avec les formats et espaces colorimétriques

Par : Shadows

L’artiste Liam Collod alias MrLixm lance PYCO Colorscape Converter, une application qui permet de convertir vos images d’un format à l’autre, et d’un espace colorimétrique à l’autre.

Sans surprise, l’outil a été développé essentiellement dans le cadre du workflow ACES, mais son usage est évidemment plus large en pratique.

Vous pouvez télécharger le logiciel gratuitement (avec le code « free ») sur Gumroad, avec don optionnel. De la documentation est aussi proposée.

Notez enfin que Liam Collod vient de publier une démonstration d’utilisation du workflow ACES sous Maya, Arnold, Redshift, Nuke, Mari et Substance.
Voici les timecodes des différentes sections :

00:01:00 Explications techniques
00:10:00 Tonemapping
00:17:30 Maya et Arnold
00:36:00 Maya Redshift
00:41:35 Color Picker dans Maya et convertir une couleur dans Nuke
00:45:57 Nuke et Variables d’environnement
00:52:03 Substance
00:56:20 Mari

Un nouveau cursus post-diplôme pour l’animation grâce à Ciclic et l’ESAD

Par : Shadows

Ciclic Centre-Val de Loire, agence culturelle régionale, nous annonce la mise en place d’un cursus centré sur le cinéma d’animation dès cette rentrée 2020.

En pratique, le cursus est issu d’un partenariat avec l’ESAD (Ecole Supérieure d’Art et de Design) d’Orléans. Voici son positionnement :

Spécialisé « cinéma d’animation », ce post-diplôme offrira l’opportunité à un ou deux jeunes artistes de travailler à la réalisation d’un projet de création, tout en profitant du programme pédagogique dispensé par l’ESAD d’Orléans et de l’accompagnement professionnel de Ciclic Centre-Val de Loire en matière cinématographique et audiovisuelle.

Cette initiative incarne l’ambition partagée par l’ESAD d’Orléans et Ciclic Centre-Val de Loire de travailler conjointement à l’émergence et à l’accompagnement de nouveaux talents artistiques dans la vie professionnelle.

Le cursus alternera entre le programme pédagogique dispensé par l’ESAD, et les actions d’accompagnements professionnels proposées par l’Agence pour l’image, le livre et la culture numérique de la Région Centre-Val de Loire.

Les accompagnements proposés par Ciclic Centre-Val de Loire seront à la fois collectifs, afin de favoriser la mise en réseau des jeunes artistes, et individuels, afin de répondre au plus près à chacun des besoins des étudiants sélectionnés. Dans le cadre de cet accompagnement des accueils en résidence à Ciclic Animation.Imaginé comme un lieu de travail convivial, une retraite en immersion totale où les résidents peuvent se concentrer sur le dur labeur qu’est la réalisation d’un film d’animation, Ciclic Animation mettra à disposition l’ensemble des équipements nécessaires à la fabrication de films d’animation 2D ou en volume.

Les candidatures sont d’ores et déjà ouvertes, et vous pouvez postuler jusqu’au 28 août. La page dédié sur le site de Ciclic précise que les candidatures seront étudiées à la fois par l’ESAD et Ciclic, et que le cursus débutera en octobre.

Le collectif NoOne dévoile une future caméra virtuelle accessible et simple d’utilisation

Par : Shadows

Nous avons déjà eu l’occasion d’évoquer le collectif d’artistes noOne sur 3DVF, avec par exemple leur fanfilm Pokémon (visible plus bas) proposant une vision sombre de la célèbre licence. Plus récemment, nous avions interviewé le duo de réalisateurs Pati & Lemo, qui font partie de ce même collectif.

Aujourd’hui, noOne nous dévoile un de ses projets en cours : une caméra virtuelle sous forme d’application mobile.

Concrètement, le principe est simple : on charge une scène 3D (format FBX) dans l’outil, on détermine le point de départ, et on lance l’enregistrement. La tablette (ou le smartphone) va alors tracker l’environnement, et il est donc possible de filmer en totale liberté dans la scène 3D. Le mouvement de caméra peut ensuite être exporté vers les outils 3D courants.

noOne nous précise que l’application est pour le moment sous Android (avec utilisation d’ARCore pour le tracking) mais qu’une version iOS est prévue. L’outil sera lancé publiquement à un tarif très abordable (une dizaine d’euros) lorsque la V1 aura été finalisée, en particulier en ce qui concerne son interface.
L’application sera fournie avec des scripts (.ms et.py) permettant de charger les données de la caméra dans n’importe quel outil 3D gérant ce type de script.

En pratique, l’usage de ce type d’outil est évidemment à faire de préférence dans un lieu assez vaste et non encombré ; une contrainte contournée dans la vidéo de démonstration grâce au fait que la scène 3D utilisée est calquée sur le plan de l’appartement dans lequel a lieu le test, ce qui permet d’éviter les collisions intempestives avec un mur.
Autre point à prendre en compte : en cas de difficultés de tracking ou si la personne qui opère la caméra est imprécise, le mouvement enregistré peut manquer de fluidité. Certaines caméras virtuelles proposent donc d’ajouter un système de lissage/d’inertie qui vient corriger ces problèmes en temps réel. noOne nous explique avoir testé cette approche via les outils proposés au sein d’ARCore, mais d’après l’expérience du collectif, la trajectoire de la caméra s’en trouve parfois modifiée. Cette solution a donc été abandonnée, et noOne préfère lisser et nettoyer la trajectoire au sein du logiciel 3D, pour plus de contrôle et de précision.

Nous vous tiendrons évidemment au courant du lancement effectif de cette caméra virtuelle. D’ici là, vous pouvez découvrir un aperçu de son usage :

Voici également le fanfilm Pokémon – Dark Edition, du collectif noOne.

Borealis devrait apporter les jeux Steam sous ChromeOS

Ce n’est pas un secret, Google travaille a porter Steam sous ChromeOS pour offrir une multitude de jeux PC à son système d’exploitation. Cette idée passe par Borealis, une intégration d’Ubuntu sous ChromeOS qui reprend en grande partie l’idée de Crostini, un autre projet d’intégration d’un Linux Debian dans le système.


Le projet veut profiter du noyau et des capacités d’un système Linux à l’intérieur de ChromeOS. Une solution qui permet de garder les apparences du système de Google en les mélangeant aux capacités de Linux. Parmi les points clé de Borealis, une compatibilité avec Steam, le magasin de jeux dématérialisés de Valve. Avec Borealis un Chromebook pourra se connecter au site de Steam puis installer des jeux comme si l’engin était un PC équipé d’un Linux natif comme Ubuntu. Est-ce que cela veut dire que les machines sous ChromeOS pourraient bénéficier du catalogue de jeux compatibles Linux de Steam ? Oui… et non.

ProtonDB

Oui car grâce aux API Libres Vulkan et OpenCL, Linux a pu profiter d’excellents jeux ces dernières années et de nombreux développeurs ont compris qu’il y avait là un marché a prendre en compte. Valve l’a lui aussi pris en compte et le propriétaire de Steam a développé Proton, une solution Linux qui utilise les capacités de Wine pour prendre en charge les bibliothèques DirectX de Windows. Grâce à un système de notation précis, ProtonDB liste les jeux pouvant être pris en charge sous Linux même lorsqu’ils ne sont pas sortis directement avec cette compatibilité par défaut. Avec l’arrivée de Borealis, l’ensemble des titres listés, de Dark Souls 3 à Sea of Thieves en passant par GTA V ou PUBG pourraient donc tourner sous ChromeOS.

ProtonDB

Sur le papier donc, un Chromebook lambda serait, d’un coup, apte a gérer une vaste gamme de jeux. En plus des applications Android, ces engins seraient a même de plonger les joueurs dans des univers 3D récents. Mais sur le papier seulement. Le nombre de machines sorties sous ChromeOS capables de faire tourner ces titres est proche du néant. On oubliera d’office les solutions trop anciennes et la très très grande majorité des engins sortis sous SoC ARM. On fera également une croix sur la pelletée de Chromebooks ou Chromebox qui n’embarquent que 16 ou 32 Go de stockage. Au vu du poids des jeux récents, même si les engins étaient capable de faire tourner ces titres, leur installation ne serait sans doute pas aisée.

Acer Chromebook Spin 713
Reste quelques modèles très haut de gamme qui pourraient profiter de cette évolution. Même si je doute que ces modèles, en général destinés au marché pro, soient vraiment pensés pour ce type d’usage. La bonne question a se poser à mon avis est plutôt : qui voudrait d’un engin sous ChromeOS pour jouer à des jeux PC ?

Un engin haut de gamme comme le Acer Chromebook Spin 713 proposé à 999€ dans sa version la plus musclée, sera bien à la peine pour faire tourner un jeu PC récent décemment. Si il propose bien un processeur Intel Core de dixième génération, il n’a pas de solution graphique externe pour accélérer sa 3D. Rajouter une couche de traitement en prime via Proton pour prendre en charge les fonctions de DirectX devrait lui être fatal en terme de calcul. Cet engin ne proposera pas une expérience de jeu décente en FullHD.

Est-ce que Borealis va se présenter comme un effet “Whaouh” a destination des acheteurs ? Une simple démo technologique présentant les machines sous leur meilleur jour en affirmant que oui, les Chromebooks peuvent désormais piocher dans le catalogue de Steam. Mais sans pouvoir prétendre a faire tourner des jeux exigeants en 3D ? C’est en grande partie ce que fait le système avec les applications Android. Si ChromeOS est bien compatible avec le catalogue d’applications et de jeux Android, l’expérience est loin d’être aussi satisfaisante que ce qui est présenté par Google. Nombre de jeux Android ne sont pas correctement reconnus, les applications perdent assez souvent les pédales et les interfaces ne sont pas parfaitement reportées d’un système à l’autre ce qui rend  souvent l’expérience de jeu mobile cent fois supérieure à l’exploitation sur le grand écran tactile d’un portable sous ChromeOS. La compatibilité Android existe mais son exploitation pratique est souvent impossible. Est-ce le même schéma qui va se répéter ici ? Les engins seront estampillés compatible Steam mais n’auront droit en pratique que de naviguer dans l’interface du catalogue ?

Acer Chromebook Spin 311

Le Acer ChromeBook Spin 311 sous SoC ARM Mediatek MT8183

Les constructeurs de Chromebooks pourraient bien entendu faire évoluer leur offre pour prendre cette possibilité en compte dans le futur. Orienter leur production vers des engins plus complets avec des processeurs haut de gamme, des circuits graphiques indépendants et un stockage plus important. Si cette seconde voie est empruntée, on devrait trouver des machines sous ChromeOS… au prix des engins sous Windows. Mais avec moins de choix. Il existe des PC sous Windows capables de lancer des jeux modernes aux tarifs des Chromebooks les plus chers. Avec en prime tout l’attirail des fonctions de Google accessibles.

Je ne vois pas de solution à ce problème, si les Chromebooks se vendaient à 999 ou 1199€ pour viser un public de joueurs… Se vendraient t-ils encore ? Qui achèterait un Chromebook pour jouer ? Ce n’est pas que le jeu et ChromeOS soient incompatibles, c’est que l’essence même de Chrome OS n’est pas le jeu. Le système a été pensé pour être simple et surtout fournir un pilotage dans les nuages, une sauvegarde quasi permanente dans le Cloud. C’est son ADN et son objectif par nature. On est loin de la possibilité de lancer un jeu entre deux réunions ou deux travaux.

Acer Chromebook Spin 311

C’est d’ailleurs l’une des raison du choix de ChromeOS par des entreprises et des campus : le fait que l’on ne puisse pas détourner facilement l’appareil d’un terminal de saisie et de consultation en une solution de jeu est considéré comme un plus par ceux qui achètent ces machines en masse. Rajouter cette fonction, même en imaginant que le marché suive et ajoute des capacités techniques aux engins pour les rendre compatibles, cela ne transformera pas leur destination première. Ce ne sont pas des engins pensés pour le jeu. Est-ce que les libristes vont applaudir cette évolution ? Je n’en suis pas sûr non plus. Un utilisateur de Linux utilisera… une distribution Linux, pas une solution Linux planquée derrière une création de Google.

Si je résume, Borealis promet du jeu sous Steam aux Chromebooks. En pratique les Chromebooks actuels ne seront pas capables d’en profiter. Si le marché les fait évoluer pour les rendre compatibles alors ils seront aussi chers que des engins classiques sous Linux, sans système ou sous Windows. Si le marché ne les fait pas évoluer alors l’annonce sera purement diplomatique… Mon inquiétude ici étant que cette idée creuse l’écart entre les Chromebooks entrée de gamme du marché, les engins sous SoC ARM avec encore 4 Go de mémoire vive et 32 Go de stockage qui sont les plus abordables. Et le haut de gamme qui taquine déjà allègrement les 800 ou les 1000€. 

Au final cette annonce ne fait qu’accentuer les questions que l’on se pose autour de Google et de ses offres : Stadia semble être la piste a privilégier pour apporter du jeu sous ChromeOS. Pourtant le moteur de recherche semble tout vouloir faire pour reporter son public vers une solution concurrente.

Source : 9to5google

Borealis devrait apporter les jeux Steam sous ChromeOS © MiniMachines.net. 2020.

Cannes XR : Mowb, quand l’animation 2D rencontre la réalité virtuelle

Par : Shadows

Dans le cadre de Cannes XR, nous avons pu découvrir MOWB, un court-métrage de Kazuki Yuhara qui se présente sous forme d’une animation 2D immersive. Vous pouvez découvrir plus bas quelques images de ce projet très coloré.

Entre cycle vital et onirisme

Le film nous propose un voyage mêlant filiation, onirisme et boucle infinie : une mère, sa fille, un cordon ombilical et un retour de l’enfant au sein même de sa mère… La fille finira par absorber la vie de sa mère via son cordon, faisant disparaître cette dernière, avant de décider de devenir mère à son tour, répétant le cycle.

Micro-critique

Au-delà d’un scénario très clairement chargé en symbolique, MOWB (dont le nom est issu du reflet du mot WOMB) est avant tout un voyage onirique et visuel, enchaînant scènes et tableaux. Un univers dans lequel nous avons apprécié nous perdre.

Au milieu de la masse de projets VR en live action et en animation 3D, MOWB nous rappelle que l’animation 2D a elle aussi sa place dans l’art immersif.

MOWB poursuit actuellement sa tournée de festivals ; si vous avez l’occasion de le voir, nous vous le recommandons.

Florian Longuet, artiste VFX généraliste

Par : Shadows

Florian Longuet nous invite à découvrir sa bande démo d’artiste VFX généraliste, avec des projets créés sous Nuke / Zbrush / Substance Painter / Substance Designer / Houdini / Maya / Pf Track.

Actuellement en recherche de poste, il est mobile et n’a donc pas de contrainte géographique.

Formation Vidéo Mapping

Formation LeCollagiste

Le VidéoMapping est une expérience visuelle projetée sur des volumes, c’est une transformation d’un objet réel par le virtuel, poussé un trompe l’œil animé anamorphosé en esthétique d’illusion d’optique narrative et sensitive.

Le concept de spectacle homme-machine oriente le spectacle vivant vers une transformation temporelle augmentée en temps réel grâce à la vidéo. Le VidéoMapping permet de créer des multivers graphiques audiovisuels ou le spectateur est au cœur de l’œuvre projetée.

Formation LeCollagiste

LeCollagiste propose des formations professionnelles sur le VidéoMapping avec les logiciels Millumin (formateur officiel) ou Resolume Arena. Elles sont organisées toute l’année en présentiel ou à distance (scénario de formation à distance avec un flux de travail audiovisuel immersif en vidéo par IP). Gestion de projet VidéoMapping, les codecs vidéo, les formats vidéo, les connectiques, la vidéo par IP mise en place des NDI Tools, le contenue génératif audioréactif seront abordés durant les sessions.

Formation LeCollagiste

Les formations sont accessibles aux salariés d’entreprise culturelle, aux artistes auteurs (MDA, AGESSA) aux intermittents du spectacle : infographistes, techniciens et régisseurs vidéo, lumière et son, metteurs en scène, réalisateurs, monteurs, scénographes, chorégraphes, designers, architectes …

Les formations VidéoMapping sont éligibles au CPF ou AFDAS en groupe de 6 personnes max sur une période de 5 jours en continu, toute l’année.

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L’iPhone et le NFC, cette déception

Je me suis acheté un iPhone 11, et j’ai découvert la gestion du NFC chez Apple. Je viens d’un SE (1ère génération), donc je n’avais pas accès à la technologie. Et du coup, je me suis intéressé à ce qu’il était possible de faire. C’est-à-dire pas grand chose.

Mon premier essai a été avec un objet connecté dont je parlerais dans la semaine… et ça ne marche pas. Visiblement, il y a un bug ou un problème avec l’iPhone 11, je ne suis pas le seul à avoir le souci.

iPhone et NFC

Techniquement, il y a du NFC depuis l’iPhone 6, pour payer avec Apple Pay. Mais sur les iPhone 6 et les iPhone 6S, ainsi que sur le premier SE (qui dérive du 6S), la technologie ne sert que pour la paiement. Circulez, il n’y a rien à voir. Ensuite, il y a les iPhone 7, 8 et X. Sur ces modèles, vous pouvez utiliser la technologie NFC, mais de façon explicite, avec une application dédiée. Elle doit avoir été pensée pour lire et écrire (depuis iOS 13) et elle doit être lancée. Ca fonctionne, donc, mais ce n’est pas très pratique. Avec les appareils récents (iPhone XS, XR, 11, SE de seconde génération), il est possible de lire un tag NFC sans lancer d’applications dédiées. Il y a tout de même quelques limites : la puce lue doit contenir une adresse de type URI. C’est-à-dire une URL, un lien vers un numéro de téléphone, une position sur une carte, etc. Vous trouverez quelques détails dans ce post Reddit assez complet. Enfin, les raccourcis peuvent être automatisé sur un tag NFC, par exemple pour activer des commandes HomeKit.

Ma déception

Le problème, c’est que même comme ça, c’est singulièrement limité. Chez moi, j’ai trouvé quelques tags NFC qui ne font pas réagir l’iPhone (il existe de nombreuses technologies et normes, l’iPhone n’accepte pas tous) et d’autres qui ne servent à rien.

Premièrement, un vieux casque Sony. Il possède une puce NFC dans une des oreillettes mais elle ne sert à rien avec l’iPhone. On peut la lire, elle allume le casque, mais c’est tout. Dans la même veine, un adaptateur Bluetooth (de la même marque) propose la même chose. En fait, les deux contiennent les informations pour l’appairage, mais iOS n’en tient pas compte. Dans l’absolu, on peut tout de même utiliser la puce pour forcer la lecture en créant un raccourci, mais c’est tout. Sur un appareil photo, le NFC permet en théorie de se connecter sur le réseau Wi-Fi de l’appareil pour transférer les photos, mais ça n’a pas fonctionné. Enfin, j’avais un tag sur lequel j’avais visiblement inscrit un lien vers le site, et ça fonctionne avec une lecture en arrière-plan, c’est déjà ça.



Oui, Sony aime le café, et j’aime Sony


Un vieux tag


iOS lit le tag

Je suis tout de même étonné de voir que si les iPhone possèdent du NFC depuis 6 ans, même un modèle récent n’offrent pas toutes les fonctions qu’on pourrait attendre. L’appairage Bluetooth par NFC me semblait être un truc assez basique et il me semblait avoir vu qu’iOS le supportait (enfin) mais… non. C’est un peu dommage.

Concepteurs lumière : appel à candidatures des Prix de l’ACEtylène 2020

L'ACE a lancé son concours annuel pour promouvoir la conception lumière. Concepteurs lumière : appel à candidatures jusqu'au 16 octobre 2020.

Culturespaces s’appuie sur Modulo Pi pour ses centres d’art numérique

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Culturespaces ouvre le plus grand centre d'art numérique au monde et poursuit son étroite collaboration avec Modulo Pi. Ouverts le 10 juin 2020, les Bassins de Lumières s'appuient sur 30 x médias serveurs Modulo Kinetic pour offrir une expérience exceptionnelle. Lire la suite

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